- Speaker #0
On les appelle CEO, on les admire, on les écoute, on les cite, mais on oublie souvent que derrière le titre, il y a une personne, une vie et une histoire. Faites de choix pas évidents et de peur qu'on ne partage pas. CEO Recto Verso, c'est le podcast qui explore ces deux faces. Au recto, l'image publique, l'expertise, les réussites. Au verso, ce qu'on tait et ce qui nous forge vraiment. Je suis Lola Latar, fondatrice de l'agence de communication Kerencia. Et dans chaque épisode, je tends le micro à celles et ceux qui dirigent un projet, une entreprise ou un mouvement. On y parle communication, stratégie, décision. mais aussi doute, solitude, virage et conviction. Parce que derrière chaque réussite, il y a ce qu'on ne montre pas et c'est souvent là qu'il y a le plus à comprendre et à apprendre. Alors bonne écoute ! Hello, je suis super heureuse de vous retrouver aujourd'hui pour un format un petit peu spécial parce que si Eurecto Verso est maintenant sorti en octobre, j'ai eu le plaisir de recevoir 14 invités. Tous nous ont partagé des insights, les coulisses de leur business. Et aujourd'hui, j'avais envie de clôturer cette première saison avec une compilation de leurs meilleurs conseils. Donc aujourd'hui, vous n'allez pas écouter un seul invité, mais avoir le plaisir d'écouter l'ensemble des invités que j'ai reçus sur CEO Recto Verso ces derniers mois. J'espère que le format vous plaira, qu'il vous donnera des pistes à creuser, des conseils que vous pourrez piocher pour votre propre business. Parce que cet épisode-là vient aussi marquer une transition. j'ai envie de dire dans le format j'ai envie de passer sur autre chose j'ai fait beaucoup d'interviews d'ailleurs quasiment exclusivement que des interviews depuis la création du podcast et j'avais envie d'aller vers quelque chose de différent probablement des formats un petit peu plus solo un petit peu plus où moi je vous ouvre mes coulisses de mon business et je prends la parole sur des sujets qui me tiennent à coeur mais aussi je vous partage un peu mes conseils, mes insights sur la communication digitale Merci. Donc, rien n'est figé. Donc, n'hésitez pas à m'écrire en message privé, par mail, enfin, où vous voulez. Si jamais vous avez des idées, dans que je pourrais adopter des envies, des besoins aussi, des choses que vous aimeriez entendre, je suis toute oui pour vos idées. Et en tout cas, je ne sais pas trop encore quand est-ce que le podcast reviendra. Il reviendra, c'est certain. Peut-être dans 15 jours, peut-être dans 3 semaines, peut-être dans un mois. Je me laisse le temps, voilà, de gamberger et puis de venir... poser un petit peu mes idées, puisque je pense qu'il est urgent d'attendre quand on ne sait pas trop où on veut aller. Donc en tout cas, j'espère vraiment que cette première saison vous aura plu. Et sur ces belles paroles, je vous laisse avec les meilleurs conseils de nos invités. J'espère que ça vous plaira et je vous souhaite une très belle écoute.
- Speaker #1
Je pense pas qu'on a besoin de grosses claques pour se lancer ni qu'on a besoin d'avoir vécu un truc traumatisant pour se lancer, tu vois. C'est parce qu'on voit beaucoup ça sur LinkedIn, tu vois, il y a beaucoup d'accroches. En fait, je me suis lancée parce que, mais en fait, il n'y a pas besoin d'une raison pour se lancer. Si tu en as envie, tu le fais. C'est tout.
- Speaker #0
Oui, et puis, en fait, ça rejoint, je le répète tout le temps, mais en fait, on n'a qu'une vie. Il n'y a pas de brouillon, il n'y a pas plusieurs essais. Donc, en fait, si tu es pour passer une vie à se faire chier, ou en tout cas à s'ennuyer dans un poste, enfin, refuser en tout cas d'aller vers ses envies, à quoi ça sert. Donc, je pense qu'il y a ça aussi, c'est s'écouter, écouter son intuition et écouter son cœur et ses envies, quoi.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Et en fait, je trouve que, genre, à un moment donné, quand j'ai eu cet accident, forcément, tu vois, ça met en lumière toutes les choses dans ton quotidien que tu aimes et aussi toutes les choses dans ton quotidien que tu laisses alors que tu n'apprécies pas forcément les automatismes, etc. Et je me suis dit, mais en fait, mon énergie, je la dépense sur trop de choses qui ne me rendent pas heureuse. Donc, En gros, mission de vie à partir de ce moment-là, c'était de faire que des choses qui, en donné, je savais m'apporter quelque chose qui me rend heureuse. Donc, des fois, c'était un peu drastique. Je me suis dit, non, je ne vais plus faire ça. Je ne vais plus faire ça. Oui, je vais faire ça. Mais ce n'est pas grave. Tu vois, ça fait partie du process de guérison. Et à un moment donné, c'était le but. C'était juste de retrouver un quotidien où ce que je fais, ça me donne envie de me lever le matin. Et avec la patate. Et même quand c'est difficile, parce que c'est difficile de lancer une agence, c'est difficile de se lancer dans un train. comprenant rien. C'est pas parce que ça cartonne avec la marginale que c'est tout rose et que c'est le toit où tu kiffes. Il y a des difficultés. Et j'avais quand même envie de me dire, oui, même s'il y a des difficultés, c'est des difficultés que je choisis. Et c'est ça ma différence. C'est-à-dire que oui, peut-être des fois, je vais pas être aussi libre que ce que j'aimerais, mais pour moi, la liberté, c'est choisir ses contraintes, choisir ses difficultés. Et celles que je suis en train de traverser, je les choisis, je les subis pas. Et ça, la différence.
- Speaker #0
S'il y a une personne qui a 20-30 ans de carrière dans une entreprise, qui hésite, qui a cette petite voix dans la tête qui se dit « j'ai envie de me lancer mais je n'ose pas parce que x, y, z » , qu'est-ce que tu aurais envie de lui dire toi avec le recul ? et l'expérience du coup ?
- Speaker #2
La première chose, c'est de prendre le temps de la réflexion. C'est vraiment de prendre le temps de la réflexion. Il y a peser le pour et le contre, qui est le côté très cartésien, rationnel. Mais il y a aussi de suivre son instinct. Parce que cette petite voix intérieure qui peut pousser, mais ces petites clochettes intérieures qui peuvent aussi alerter sur tel ou tel sujet, sont... aussi, voire plus importante pour moi que le plus ou moins très pratico-pratique du matériel, du salaire, du contrat, etc. Pour prendre le temps, pour moi, c'est essentiel. Tester aussi son idée ou ses idées. Aller rencontrer du monde, voir comment on se sent quand on en parle, voir comment... faire attention à comment on se sent quand on vous répond, quand on vous donne un avis dans tel ou tel sens. Typiquement, quand je te dis certains m'ont dit focus une seule chose et moi j'ai dit c'est pas possible, j'y arrive pas en fait. Ok, et chacun son chemin mais le message principal c'est suivez vos rêves en fait. S'il y a quelque chose qui vous appelle et que vous vous sentez appelé vers une mission ou vers une façon de vivre votre vie d'abord on n'en a qu'une Et ensuite, la vie des autres, c'est la vie des autres. Moi, j'ai entendu X fois, y compris de très proches, « Mais pourquoi t'as quitté telle boîte ? » « Mais c'était tellement bien, t'as choisi de quitter tel nom. » « Ben oui, mais venez vivre ma vie, en fait. »
- Speaker #0
Oui, c'est leur projection, c'est la projection de leur propre peur sur toi. Mais en fait, toi, c'est toi et c'est tes décisions, ta vie, tes choix. Donc,
- Speaker #2
c'est ça. C'est soyez... Suivez vos rêves et soyez vous-même. C'est là que pour moi, je reviens sur mon prénom, c'était très clair.
- Speaker #0
Oui, et puis en fait, tu as dit une phrase qui, moi, a profondément changé ma manière de voir la vie. C'est « on n'a qu'une vie » . Et cette vie-là, en fait, elle peut s'arrêter demain. Donc, c'est hyper important dans la mesure du possible de... de la vivre pleinement cette vie.
- Speaker #2
Et ça, pour moi, c'est un enseignement qui vient de façon assez peut-être étrange des plus jeunes. Et c'est pour ça, d'ailleurs, que je choisis d'avoir des partenaires qui sont aussi jeunes, beaucoup plus jeunes que moi, puisque tu as l'âge de mon fils. Donc, globalement, je ne vais pas me projeter en maman. Ce n'est certainement pas le propos. Mais il y a une responsabilité vis-à-vis du futur qu'on bâtit en tant qu'entrepreneur. Il y a aussi une... Moi, s'il m'arrive quoi que ce soit, demain, j'ai eu une très belle vie et je l'ai déjà dit à mes enfants et tout va très bien, en fait. Voilà, ça me pressait, mais j'ai été très gâtée. Donc, c'est cool. Voilà, le mode tête brûlée, ce n'est pas trop mon style. Je suis plutôt un mode prudent. C'est mesuré et c'est réfléchi avec plan A, plan B, etc. C'est le plan A qui vous attire.
- Speaker #0
Je voulais te demander, parce que du coup, tu sauras répondre, mais pour les dirigeants, dirigeants, des CEOs qui sont en perte de sens ou qui sentent qu'ils sont un peu en désalignement, mais qui n'osent pas encore se l'avouer, qu'est-ce que tu leur dirais ?
- Speaker #3
C'est génial, foncez ! Je suis en train de faire un truc auquel on ne s'attend pas du tout. Mais oui, mais en fait, c'est très souvent, c'est dans des moments où on a cette perte de sens. qu'on est près derrière à une très grande transformation. Et en fait, je dis que cette perte de sens, même si sur l'instant, elle est extrêmement inconfortable, qu'on a envie de s'en sortir, qu'on a l'impression d'être complètement perdu, de remettre en question même toute son identité, son existence, sa vie. Là, en fait, au contraire, c'est un moment d'introspection. C'est un moment pour se poser les bonnes questions. Et ce chemin, il n'a pas forcément à être solitaire. C'est justement le moment. On a le droit de se faire aider. On a le droit de se faire accompagner. Et justement, c'est un moment idéal. pour ça. Parce que c'est un moment où on est dans l'ouverture de soi et on est prêt à s'accueillir pleinement pour revoir des choses en soi et devenir plus aligné. Donc, le vrai conseil que j'aurais à donner par rapport à ça, c'est ne rester pas seul dans ces moments-là parce que c'est au contraire un moment d'ouverture à soi et si on peut se faire aider, c'est là où on va pouvoir vraiment aller très loin.
- Speaker #4
Les ressources, on les développe soi-même et on peut les développer plus vite ou plus sereinement et en...
- Speaker #3
peut-être avec un peu plus de sécurité quand on sait que quelqu'un a pu traverser ça et est toujours de ce monde et est toujours dans une énergie d'indénamisme et on est ressorti avec, oui, quelques plumes en moins mais avec des idées en plus
- Speaker #0
Tu vois, ce que tu dis, c'est exactement la raison qui m'a fait créer CEO Recto Verso. Parce que justement, tu dis, je n'avais pas de modèle de personne qui avait vécu ce que j'ai vécu. Et en fait, il y en a forcément qui ont vécu ça. C'est juste que ça ne se dit pas. Alors, pas exactement la même chose, mais des CEOs qui ont eu des grosses difficultés financières, qui ont eu leur santé physique et mentale qui a été mise à mal. Il y en a plus d'un. C'est juste que ça se dit en off parce que ce n'est pas sexy, ce n'est pas joli, ce n'est pas ce que la société nous apprend. Et encore plus en France où c'est vu comme un échec. Je mets des guillemets parce que tout est relatif. Qu'est-ce que c'est vraiment un échec ? Mais bon, là, on rentrerait dans un autre débat. S'il y avait quelqu'un qui était dans un... Que ce soit un poste en CDI ou dans l'entreprenariat... qui sentait qu'au fond d'elle ou de lui, ça n'allait pas, qu'il ou elle était en train de se trahir. Qu'est-ce que tu lui conseillerais pour justement revenir à sa vision et reconnecter avec ses aspirations ?
- Speaker #4
Moi, ce que je dirais, c'est que ton corps, il t'envoie des messages. Et que si tu les écoutes pas, il t'en enverra d'autres, et il t'en enverra d'autres, et de façon de plus en plus puissante jusqu'à ce que tu ne veuilles plus l'écouter. Et quand tu ne veux plus l'écouter, c'est un burn-out. Et en fait, le conseil, c'est d'être beaucoup à l'écoute des signaux du corps. En fait, quand tu as la boule au ventre, c'est un signal quand tu as du mal à dormir. C'est un signal. Quand tu te réveilles le matin et que tu es tout le temps fatiguée et que tu n'as pas d'énergie, c'est un signal. Et ces signaux du corps sont tout aussi importants, voire plus importants que les pensées. Parce que nos pensées sont teintées de peur, etc. Et le corps a une intelligence propre. Donc je dirais aux gens de se reconnecter à leur corps. Moi, ce qui m'a beaucoup aidée, c'est de me faire cocher. C'est de ne pas rester dans ma tête et d'avoir des personnes qui me faisaient sortir de ma tête et qui me faisaient sortir et verbaliser des aspirations. Un coaching qui m'a aidée, c'est de me dire « En fait, je n'ai pas envie d'être freelance, j'ai envie d'être solopreneuse. » Et ça a changé pas mal de trucs dans ma vision. Parce que freelance, c'était un peu genre écrire des postes pour les autres, faire une stratégie marketing pour les autres, écrire des médias d'héritage pour les autres, etc. Et en fait, je me suis dit « Non, non, en fait, moi, j'ai envie d'avoir mon programme, mes ressources. » Et ça a changé plein de choses dans ma posture, etc. Donc ça, déjà, ça m'a aidée. Donc deuxième chose, après, moi, je me suis fait vachement accompagner au-delà du coaching, mais j'ai fait un peu full package. Je suis allée voir... La psy, j'ai vachement investi dans des diagnostics, investi dans des séances de psy qui m'ont fait vachement de bien pour comprendre des schémas. En fait, d'essayer de comprendre aussi pourquoi je me mets dans la situation par rapport au travail. Qu'est-ce que j'essaie de me prouver en travaillant plus, en ayant plus de projets ? Qu'est-ce que je cherche à combler comme besoin ? Et comment je peux combler ce besoin, peut-être, sans travailler plus, par exemple ? Est-ce que j'ai d'autres conseils ? Tu as toujours peur d'avoir cette discussion de... Est-ce que... Enfin, de parler du départ, parce que tu as peur de comment la personne va réagir. mais tant que tu n'en parles pas tu résouds dans ta tête et tu ne sais pas mais quand en tout cas on sent qu'il y a un intégre fertile oser poser cette discussion parce qu'il y a plein d'options qui peuvent être trouvées sans que ce soit forcément à départ je pense que dans certains cas ce n'est pas forcément qu'on a envie de partir de la boîte c'est juste qu'il y a certaines choses qui ne nous correspondent plus et de se dire parfois quels sont les paramètres qui font que dans ces circonstances-là je ne suis plus bien et qu'est-ce que je pourrais rectifier ou changer peut-être que c'est que j'ai besoin d'aller au bureau plus souvent parce que le contact il me manque Merci. peut-être que j'ai besoin d'avoir des limites plus strictes et d'avoir une routine de travail ou de reprendre le sport parce que je sens que mon corps est fatigué et que j'ai besoin de retrouver mon énergie. Donc voilà, si je synthétise, c'est écouter son corps, se faire accompagner, psy, coach, pilote de compétences, voir les trois, et avoir des discussions avec les personnes qui peuvent vraiment nous aider. Et aussi, ce qui m'a aidée, c'est de vraiment prendre le temps de réfléchir à ce que je voulais faire avant de partir. De ne pas partir... Enfin, il y a un peu des... discours maintenant, genre, vas-y, quitte ton CDI, lance-toi, même si c'est pas ce que tu veux faire et tout. Enfin, moi, c'est quand même important de rappeler que je me suis lancée, mais ça faisait quand même 4-5 ans que j'avais mon autre entreprise à côté, j'avais déjà construit une communauté. Je suis pas partie sans savoir... Enfin, je savais que j'allais pouvoir rebondir. Je pense que c'est important aussi de s'assurer qu'on a la possibilité de partir et qu'on a construit des bases assez solides à côté pour voler ses propres ailes, quoi, d'une certaine manière. Pour celles et ceux qui nous écoutent,
- Speaker #0
si il ou elle se disent, moi aussi, je sens que mon entreprise ne me correspond plus, que j'ai envie d'arrêter, que j'en ai marre, qu'est-ce que tu aurais envie de lui dire pour le ou la rassurer, pour l'aider un peu à regarder la situation en face et à prendre une décision qui lui correspond ?
- Speaker #3
En fait, j'aurais envie de lui dire de se faire confiance. Alors, je sais que ça fait un peu bateau dit comme ça. La deuxième chose que je vais te dire, c'est aussi bateau, mais c'est tellement réel, c'est d'écouter en fait, d'écouter ce qui se passe à l'intérieur de soi. Et finalement, c'est une extension de ce que j'étais en étant coach mindset, c'est que j'ai toujours guidé les gens pour qu'ils apprennent à s'écouter. Et c'est la clé d'énormément de choses, notamment quand on parle de bien-être. Et si on sent qu'il y a quelque chose qui ne nous convient plus, alors... Je ne dis pas non plus de tout claquer du jour au lendemain parce qu'il y a des voix qui sont là aussi pour mettre le chaos. Donc potentiellement, ce n'est pas la bonne à écouter. Mais s'il y en a une qui tambourine et qui revient et qui est lancinante et qui, malgré les choses qu'on change, est toujours présente, c'est qu'elle a quelque chose de plus important à nous raconter. Et c'est hyper important de l'écouter. Donc j'ai vraiment envie de dire aux gens d'écouter ce qu'ils ont à se raconter eux-mêmes et de ne plus écouter uniquement ce qui se passe à l'extérieur, que ce soit des proches, que ce soit la société, que ce soit les cultures. peu importe, vraiment de revenir à soi et de se demander régulièrement comment je vais, comment je me sens quelles sont mes émotions et en fait c'est des questions bêtes et pas faciles et qui ont tellement à nous apporter et qu'on se pose trop souvent pas du tout donc c'est mon conseil c'est un peu bateau mais en même temps c'est tellement réel et moi je sais que je l'ai beaucoup transmis en étant coach je l'ai peu appliqué chez moi avant 2025 Merci. en étant dans le dur. Et je recommande aux gens de ne pas attendre pour pouvoir réagir face à tout ça. Donc, revenir à soi, c'est hyper, hyper important.
- Speaker #0
Non, mais je plussois. Et juste, si je peux rajouter, moi, c'est vrai que j'ai... Bon, je suis une torturée de l'esprit. Et voilà, ce genre de j'arrête, j'arrête pas, je continue, je continue pas, etc. Pour plein de domaines de vie, ça m'est déjà arrivé. Et ma psy me fait faire un exercice à chaque fois. que je suis face à un dilemme qui me casse la tête, c'est de faire deux colonnes. Les colonnes, c'est les pour et les contre. Et de faire l'exercice en début de mois, à l'instant T. Et de le refaire un mois après. Et si la colonne t'arrête et est aussi pleine le mois suivant, c'est que la décision il faut que tu la prennes. Donc ça peut aussi aider la mise en action derrière.
- Speaker #3
Clairement.
- Speaker #0
Pour toi, si celles et ceux qui nous écoutent sentent qu'il y a une peur qui est aux commandes de leur business, tu leur dirais quoi, là, maintenant, tout de suite ?
- Speaker #5
Oui, c'est comment tu sais qu'il y a cette peur, déjà ? Elle se situe où dans ton corps ? En général, une émotion, c'est une sensation qu'on ressent. Tu vois, on ne parle pas d'émotion en PNL parce qu'on trouve que c'est une forme d'appauvrissement de la perception. Une personne qui est en colère, elle est peut-être... pas en colère de la même manière qu'une autre personne qui est en colère, une personne qui stresse. Tu vois, j'accompagnais une personne qui stressait à l'idée de passer son permis de conduire. Typiquement, on te parle de stress, t'as des gens qui ont une oppression dans la poitrine, elle avait le stress dans le genou gauche. Et donc, en fait, on a travaillé sur son genou gauche. Ce qui nous intéresse, en fait, c'est pas, tu vois, une forme de vérité d'où devraient se situer les motions ou de modèles, c'est pour toi, dans ta perception, ce stress, il se situe où ? À partir de là, tu vas voir que ce stress, il a un mouvement. Parfois, ça oppresse, parfois, ça serre, parfois, ça tourne. Ce qui va être intéressant, c'est de prendre ce mouvement et de l'accentuer un petit peu. Si ça pesait, le faire peser un petit peu plus et regarder, tu peux te sentir un petit peu moins bien. Si ça tournait, le faire tourner un petit peu plus vite. Et en tout cas, reprendre la main sur l'émotion. Commencer à se dire, tiens, j'ai ce truc-là, ça tourne dans un sens particulier. Et quand ça tourne davantage ou quand ça pèse davantage, quand ça oppresse davantage, en effet, je me sens moins bien. Si j'ai réussi à me sentir moins bien, rien qu'en faisant un truc dans ma tête, à ce moment-là, je vais pouvoir commencer à ralentir le mouvement jusqu'au moment où il va pouvoir s'arrêter. Et regardez comment ça se passe quand le mouvement s'arrête. Et une fois que le mouvement s'est arrêté, en principe, tu arrives à un état neutre, tu le fais partir dans l'autre sens, et tu rajoutes dedans comment tu voudrais te sentir. Tu changes les couleurs, les lumières, les températures. Ça te permet comme ça, en l'espace de quelques secondes, quelques minutes, tu vois, de se dire, ok, j'avais ce truc-là, je peux reprendre la main sur mon émotion. Maintenant, je vais écouter ce qu'il y avait à me dire, ok, le stress qui était là, tu vois, on parlait de système de protection, qu'est-ce qu'il me disait ? Il me disait qu'en fait, il n'y a plus beaucoup de temps. Il me disait qu'il faut quand même que je rende plus d'argent que ce que j'étais habitué à rentrer. Il me dit qu'aujourd'hui, je n'ai pas toutes les connaissances. Et donc, il va te donner des clés. Tu vois, derrière chaque besoin que tu as identifié, il y a potentiellement des clés de solution. Tu vois, début d'année, c'était un peu compliqué. Ce début d'année, janvier, février, je me suis dit, bon, je peux continuer à vivre une courbe, tu vois, ou alors. Je n'ai pas beaucoup d'argent, mais par contre, il manque une compétence forte en prospection. Je vais me faire accompagner là-dessus. et donc J'ai fait un pari sur l'avenir, me dire une fois que je me fais accompagner, je sais que je vais mettre les watts là-dessus parce que c'est aujourd'hui la manière la plus rapide d'aller signer de nouveaux contrats et d'avoir une courbe qui reprenne une pente correcte. Et c'est se dire que parfois, la situation, elle est justement dans ce qui te faisait peur. Tu vois, le côté figé, ça aurait pu être, tiens, je garde mes petits sous et puis ça me permettra de tenir en haut de moi. Je me suis dit, non, là, j'en ai quelques-uns, je vais tout mettre dans un accompagnement qui va... absolument confiance et justement l'utiliser comme levier de croissance.
- Speaker #0
Hyper clair. Donc, si je résume, si on a peur, c'est qu'est-ce qui me fait dire que là, tout de suite, maintenant, j'ai peur ? Où est-ce qu'elle se situe, au niveau de mon corps, cette peur ? C'est quoi le mouvement, ou en tout cas, le sens qu'elle a, cette peur ? Est-ce que ça tourne ? Est-ce que ça oppresse ? On l'intensifie un peu. On déroule.
- Speaker #5
Très légèrement, parce qu'il y a des personnes qui vont avoir très vite fait de se sentir très mal.
- Speaker #0
Oui, voilà. L'idée, ce n'est pas d'arrêter de respirer, mais en tout cas, on l'intensifie un tout petit peu, on déroule dans l'autre sens, et ensuite, on peut passer à la mise en mouvement. C'est à peu près ça ?
- Speaker #5
Exactement.
- Speaker #0
Ok, hyper clair, hyper clair, hyper actionnable. J'ai envie de te demander, Maëlan, moi, j'ai fait plein de pivots dans mon activité, je pense que j'en ai fait 4 ou 5 en l'espace de 4 ans. Qu'est-ce que tu dirais à une personne, justement, qui a un business qui marche super bien ? où tout est aligné, c'est rentable, le chiffre d'affaires est en croissance, il se maintient, peu importe. Mais il n'y a plus cette flamme, il n'y a plus ce truc. C'est juste faire pour faire et on reste un peu dans ce positionnement parce que ça marche. Qu'est-ce que tu lui dirais ? Pas forcément ce qu'elle voudrait entendre, mais ce qu'elle a besoin d'entendre.
- Speaker #3
Je vais te le dire d'une manière très polie. Tôt ou tard, ça te pètera à la gueule. C'est vraiment ça. Désolée, mais c'est un peu le terme. En tant que chef d'entreprise, des fois, il y a des trucs qui ne vont pas, puis on les met un peu sous le tapis. Hop, on verra après quand on aura le temps. Et en fait, ça va ressortir au bout d'un moment, soit parce qu'on va s'ennuyer profondément et qu'on va arrêter de se challenger, on va arrêter d'innover, on va se laisser à son confort, soit qu'on va développer une sorte de ressentiment envers les clients. Frustration, sentiment. Ça va se manifester de plein de façons différentes, mais plus ou moins cool pour les clients, pour toi, pour ton équipe. Et je trouve que c'est important de vite traiter le problème. Quelle est la source finalement ? Est-ce que c'est juste un ennui passager, besoin de se renouveler, besoin simplement d'arrêter une offre ? Est-ce que c'est le travail en équipe qui ne va pas ? Est-ce que ça peut être plein de choses ? Ou est-ce que c'est tout le business qu'on a besoin de repositionner ? Mais c'est important de ne pas mettre ça sous le tapis. Parce que je pense que tôt ou tard, ça nous revient à la figure, de manière plus ou moins... plaisantes ou des fois on perd des mois, des années finalement on reste dans le confort, la routine moi je pense que ça a un peu j'ai trop attendu moi j'ai arrêté d'évoluer moi ces deux dernières années je trouve que j'ai arrêté d'évoluer j'ai peut-être manqué des opportunités enfin voilà ma visibilité aussi en a pris un coup tu vois je sais que je le paye aujourd'hui ça va hein mais Dans mon parcours d'entrepreneur, les deux dernières années, ça n'a pas été les meilleures années. Je me suis beaucoup cherchée au lieu de regarder le problème en face. Ce serait mon conseil.
- Speaker #0
Finalement, de ne pas faire l'autruche et dès qu'il y a un peu une friction, de venir se dire pourquoi il y a cette friction ? Est-ce que c'est moi intérieurement qui n'ai plus autant animé qu'avant ? Ou est-ce que c'est un problème interne à l'entreprise ? Et je pense que... Ce que je pourrais juste rajouter à ce que tu dis, c'est que chaque repositionnement, je me suis repositionnée parce que je m'ennuyais. Ça me parle beaucoup quand tu dis que j'avais fait le tour des sujets. C'est pareil. Dès lors, j'ai l'impression que j'ai vraiment fait le tour des sujets. Moi, ça fait freeze. Je suis incapable d'aller signer de nouveaux contrats, etc. Je sais qu'il faut que j'aille chercher autre chose. Mais je pense qu'il faut aussi bien se connaître, savoir aussi à quel moment ça ne va plus et comment aller vers quelque chose d'autre.
- Speaker #3
Tout à fait.
- Speaker #0
Si tu devais faire passer un seul message, Sarah, à celles et ceux qui t'écoutent et qui sont au bord de l'épuisement dans leur business, ça serait quoi que tu aimerais leur dire ?
- Speaker #6
En premier lieu, écoutez-vous. Parce que souvent, en fait, on a tendance à ne pas écouter les signaux que notre propre corps nous envoie. Et pourtant, Dieu sait que des fois, il est très fort pour nous en envoyer. Écoutez-vous. La deuxième chose que j'entends trop, ce n'est pas une faiblesse, en fait, d'être fatigué. Au contraire, je trouve que c'est une vraie force d'assumer être fatigué. Et n'ayez pas peur d'appeler à l'aide. Parce que souvent, on ne se rend pas compte que vous avez 20 000 m'attendus devant vous. Et que souvent, on a juste ce pas, tu sais, cette petite marche à passer de se dire, OK, je prends la main. Et même si je sais que ça reste un budget, ça reste un investissement parce que c'est de l'argent, c'est aussi expliquer, c'est aussi faire rentrer quelqu'un dans son cocon. Et souvent, je sais que votre entreprise, c'est vos bébés. Mais une main tendue, ça change souvent tout un quotidien. Et même si des fois, ça ne va juste pas fonctionner et c'est OK, vous allez trouver la personne qui va matcher et qui va faire que vous allez vous sentir plus tout seul ou toute seule. mais que ce soit des garçons ou des femmes, il faut ne pas avoir peur de dire j'ai besoin d'aide parce que c'est en disant ça que vous allez en faire c'est une force pour moi d'oser dire là j'ai besoin d'aide je peux plus gérer tout seul donc il faut oser, pour moi le maître mot c'est ose, ose t'écouter, ose te reposer ose appeler à l'aide, c'est pas une faiblesse au contraire pour moi c'est une vraie force d'être capable de dire que t'as besoin d'aide Christelle pour ça existe
- Speaker #0
qui se reconnaissent dans ton parcours, qui sont un peu partout, qui sont ambitieuses, qui ont des gros critères de réussite, mais qui sont un peu à bout de souffle, qu'est-ce que tu aimerais leur dire ? Qu'est-ce que tu penses qu'elles ont besoin d'entendre de par ton vécu ?
- Speaker #7
Alors, j'allais dire, la première, j'aime beaucoup les phrases qui viennent un peu tout de suite, c'est « Faites une pause » . Alors, ça ne veut pas dire « Arrêtez tout » , c'est… faire une pause parce qu'en fait, quand on est fatigué, quand on est à bout de souffle, on n'est pas bon dans les décisions. On n'est pas bon dans la stratégie. On s'essouffle, en fait. Vraiment, en fait, on pousse, Mais à un moment donné, ça va craquer. Alors, ça ne va pas forcément craquer comme moi j'ai craqué. Mais ça va craquer parce qu'on perd le plaisir dans ce qu'on a mis en place pour ça. Donc, c'est faire une pause. Peut-être que c'est une journée par semaine qui est... que pour vous, ça ne vous empêche pas de travailler. Il n'y a pas de rendez-vous téléphonique, il n'y a pas de visio, il n'y a pas de rendez-vous physique, il n'y a pas de choses professionnelles prises de tête. Il y a ce que vous aimez faire. Si par exemple, à un moment donné, vous vous êtes détendu parce que vous faites un support Canva, vous faites un support Canva dans cette journée-là et vous serez satisfait parce que vous l'aurez fait. Vous aurez repris du souffle. En fait, c'est ça. Et ne pas oublier cette partie aller marcher. Moi, je fais beaucoup de coaching en marchant. En fait, quand le corps se met en mouvement, le cerveau s'allège. Si vous avez besoin de reprendre du souffle, prenez votre téléphone, juste votre téléphone. Pas des écouteurs, non, non. Votre téléphone, vos baskets, et vous partez une demi-heure. Et à la limite, vous vous posez la question qui vous prend la tête en ce moment. Et vous partez. Pas de musique, pas de radio, rien. Et vous tournez pas avec cette question, juste vous marchez. Vous vous concentrez à la limite sur vos pieds, le contact des pieds sur le sol. Et vous verrez qu'à un moment donné, vous avez une idée. Vous prenez votre téléphone, vous mettez votre enregistreur et vous dites votre idée. Sans chercher à bien faire des phrases, vous lâchez ce que vous avez fait, vous éteignez, hop, vous continuez à marcher. Il y en a une autre qui va arriver, hop, vous reprenez, vous lâchez et vous faites comme ça. Pendant une demi-heure, trois quarts d'heure, vous revenez et vous réécoutez et vous verrez. C'est magique, vraiment, c'est... magique. Vous avez des idées que vous n'auriez pas eues si vous étiez resté derrière votre bureau. Et vous avez un souffle, parce que déjà, votre corps s'est mis en mouvement, l'oxygène est arrivé, et l'oxygène, pas que dans vos poumons, mais aussi dans votre cerveau. Et donc, en fait, ça allège votre mental, ça vous permet de reprendre du souffle. Et ça, ça fait du bien.
- Speaker #8
Je pense que quand tu signes pour être entrepreneur, tu signes un petit peu pour des montagnes russes, en fait. Et je pense que moi, tu vois, quelque chose qui m'a aidée, c'est le fait d'avoir fait le deuil, qu'il n'y aurait pas de moment. où j'aurai un an de trésor d'avance, où j'aurai plus de problèmes à gérer, et où, en fait, du coup, il faut se construire un modèle qui nous correspond à nous, aller chercher des sources d'inspiration qui, justement, nous correspondent, et qu'en fait, s'il y a vraiment de la place pour toutes les visions, et qu'il faut aussi trouver celle qui nous correspond, et se sentir légitime à la nourrir, et continuer, en fait, à y croire dans les moments où c'est difficile, à se donner du love, de la force, etc., c'est hyper dur, et c'est ça, en fait. Le vrai challenge, je ne sais pas combien tu fais chiffre d'affaires, c'est comment tu arrives à mettre ton business au service d'une vision qui, toi, t'épanouit en tant qu'être humain, à continuer à avoir une vie que tu kiffes, à ne pas te perdre comme ça dans une espèce de course vers un mirage, du scaling et tout, et te dire, en fait, fais en sorte de kiffer les gens avec qui tu travailles, ton produit, ce que tu vends, et fais en sorte de kiffer le chemin, parce qu'en fait, il n'y a jamais de moment où tu vas atteindre une destination et te dire, ça y est, c'est fini, c'est nickel. Donc, ouais, juste de... d'apprendre à se créer quelque chose à notre image, qui nous plaît à nous, et d'essayer chaque jour d'aller vers quelque chose qui nous correspond, parce qu'en fait, c'est une liberté entrepreneuriale dingue qui, parfois, donne une responsabilité qui n'est pas simple à saisir. Et donc, se dire, voilà, fais en sorte d'aimer toutes les petites actions que tu vas faire chaque jour, parce qu'en vrai, c'est ça qui te reste à la fin de ta journée, plus que ton chiffre d'affaires et ce que tu dis sur les réseaux sociaux.
- Speaker #0
Pour toi, c'est quoi les trois choses, les trois clés, comme tu veux ? les plus importantes pour durer dans le temps quand on est dirigeante, justement.
- Speaker #1
Avoir de la patience.
- Speaker #0
que je n'ai pas forcément naturellement. Je tiens à le dire, je suis même plutôt quelqu'un d'extrêmement impatient. Mais il faut accepter que les choses prennent du temps. Que tout prend toujours beaucoup plus de temps que ce qu'on prévoyait au départ. Toujours. Je veux dire, sauf rares exceptions. Voilà. Et du coup, le corollaire, c'est qu'il ne faut pas avoir peur de faire des... des investissements et de prendre des décisions qui vont être plus engageantes sur le long terme que sur le court terme. C'est-à-dire, tu ne vas pas avoir des résultats tout de suite. Par contre, tu construis pour le long terme. Et ça, je pense que c'est un truc qu'on a fait assez tôt. Un podcast, c'est très ingrat. Une chaîne YouTube, c'est très ingrat. Tu n'as pas des retours tout de suite. Tu n'as même pas des retours le premier mois. Nous, le podcast, on n'a même pas eu de retour la première année. Ce que je veux dire, c'est que la notion de temps long est réelle. Et pour parler avec pas mal de dirigeants qui ont des boîtes qui durent, plus ou moins, ils te viennent toujours le même discours, c'est que si tu veux du temps long, tu dois accepter de prendre aussi des décisions sur du long terme, de faire des investissements sur du long terme et pas toujours que sur du hack de très très court terme parce que ça, ça va te permettre d'être là demain matin mais ça ne va pas te permettre d'être là encore dans 3, 6, 9 mois. Donc ça, c'est vraiment ça l'important. Et je crois... Je crois fondamentalement que la question que tu m'as posée sur est-ce que tu en as eu marre, régulièrement se demander qu'est-ce qui fait que j'ai encore envie d'être là et que cette entreprise nous ressemble encore, même si tu évolues. Je pense que c'est des questions essentielles. Pas forcément à ce qu'elle me ressemble, mais à ce que le marché attend. Et je vois trop d'entreprises qui se réveillent un matin en disant « Oh, mais en fait, on a une belle croissance, mais aujourd'hui, nos concurrents nous ont tous rattrapés. Ils étaient loin dans le rétroviseur. Aujourd'hui, ils sont là, ils sont en train de nous doubler. » On n'a rien fait, on n'a jamais investi dans le marketing, on n'a jamais défini notre positionnement, on ne s'est jamais vraiment adressé à notre marché et ils sont catastrophés. Et en vrai, c'est ultra dur à rattraper ça.
- Speaker #1
Oui, et c'est pour ça que c'est hyper important d'être à l'écoute de son marché et de ne pas s'encrouter dans ses certitudes et de se dire, aujourd'hui, on est leader du marché et c'est bon, c'est acté. C'est acquis pour le long terme et se dire justement que rien n'est jamais acquis.
- Speaker #0
Et comme tu le dis, c'est investir sur du long terme et faire preuve de patience parce que tout n'arrive pas du jour au lendemain.
- Speaker #1
Jean-Baptiste, pour des dirigeants qui nous écoutent, qui sentent que l'agenda déborde, mais qui continuent quand même sur la lancée, quelles questions il faut qu'ils se posent et qu'est-ce qu'ils doivent regarder en face là maintenant ? Même si ça pique un peu.
- Speaker #2
Une question qui pique un peu, c'est qu'est-ce que tu veux faire de ton entreprise à la retraite ? Je m'explique. On est en train de se diriger vers un marché de la reprise qui est extrêmement tendu. Il y a de plus en plus de boîtes qui vont être de plus en plus à reprendre avec de moins en moins de repreneurs. Donc les repreneurs vont se poser la question de la rentabilité réelle de l'entreprise qu'ils sont en train d'acheter. Un patron qui est indispensable dans son entreprise. concentre sur lui-même toute la valeur de la boîte. Ce qui veut dire que la boîte ne vaut rien. Et donc, il ne pourra pas la revendre au prix espéré. Plus vous organisez votre indispensabilité, parce que vous savez tout, parce que vous faites tout, moins votre boîte vaut sur le marché de la reprise. Donc, la question que vous devez vous poser, c'est, est-ce que c'est vraiment ce que je veux pour ma boîte, et est-ce que c'est vraiment ce que je veux pour mon plan de retraite ? Parce qu'il n'y a pas d'autres questions qui vaillent. Vraiment.
- Speaker #1
Oui, mais c'est clair. Encore une fois, il n'y a pas forcément un objectif de faire racheter sa boîte, mais ça permet quand même de se dire « Ok, qu'est-ce que je peux venir ajuster, modifier dans ce que je fais au quotidien d'un point de vue pro et d'ajuster ? »
- Speaker #2
Et d'ajuster, exactement.
- Speaker #1
Si tu avais, tu vois, avec du recul et avec ce que tu as vécu, ce que tu as aussi testé, mis en place, s'il y a une entrepreneur en face de toi, qui s'apprête à vivre justement congé mat, etc. Ce serait quoi un peu les trois vérités que tu aurais envie de lui dire, qu'on ne dit un peu jamais, mais qu'elle aurait besoin d'entendre ?
- Speaker #3
Ne crois pas que tu ne vas pas perdre d'argent parce que tu vas en perdre.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #3
En tout cas, je pense que ça, c'est vrai pour 95% des gérantes de TPE, en tout cas. Je précise parce que quand on a des plus grosses boîtes, on a une armée de personnes avec nous. Et donc là, c'est bien, bien, bien différent. Mais je pense que là-dessus, on est d'accord. Tu n'auras pas le choix que d'apprendre à lâcher le contrôle parce que tu ne contrôleras plus rien. Ou presque.
- Speaker #0
Mais ça, c'est génial en vrai.
- Speaker #3
Oui.
- Speaker #1
Le contrôle fric, c'est un bain de thérapie. Tu vois ? Tu me vends du rêve, la Pauline, tu me vends du rêve. En gros, là, tu es en train de nous dire si vous voulez arrêter d'être contre le fric, faites un bébé, quoi. Oui, mais clairement, génial. Oui,
- Speaker #3
évidemment, évidemment, complètement. Et ouais, là, c'est les deux grosses vérités qui viennent.
- Speaker #1
Oui. On arrive à la fin de cet épisode. J'espère qu'il vous aura plu, qu'il vous aura inspiré, que vous aurez pu piocher des conseils pour votre propre business. En tout cas, moi, j'ai été ravie de vous partager ces interviews qui ont été pour moi aussi de véritables pépites, puisque j'ai appris beaucoup de choses sur un certain nombre de sujets. En tout cas, cet épisode clôture la saison 1, comme je vous le disais en introduction. Ce n'est pas la fin du podcast, il va revenir sous quel format, je ne sais pas. J'ai bien envie d'aller sur un format solo où je vous ouvre les coulisses de mon propre business, qu'il s'agisse de recrutement de management. de communication, de marketing, de la vie d'une CEO d'agence de communication et ce que ça implique. Je cogite, je médite un petit peu sur le sujet. En tout cas, ça reviendra quand, je ne sais pas. Mais en tout cas, n'hésitez pas à me partager en message sur LinkedIn, par exemple, si vous avez des envies, des besoins, des idées, des suggestions pour la suite à donner à ce podcast. Puisque, avant de le faire pour moi, je le fais aussi et surtout pour vous. pour qu'il vous aide dans votre communication, pour qu'il vous aide aussi dans votre business, dans l'entreprenariat au quotidien. Donc, je reste à votre écoute. En tout cas, tous les épisodes restent disponibles sur toutes les plateformes d'écoute. Donc, n'hésitez pas à vous abonner, liker, commenter, partager, puisque c'est ce qui fait aussi vivre un podcast. Sur ces belles paroles, je vous dis à très vite et prenez soin de vous.