- Speaker #0
Bonjour et bienvenue sur Cette vie est belle, le podcast dédié à la durabilité et plus précisément à comment adopter un mode de vie durable. Et je montre aussi qu'en général, quand on cherche à adopter un mode de vie durable, ça améliore notre qualité de vie. Je suis aujourd'hui en présence de Marina.
- Speaker #1
Enchantée.
- Speaker #0
Pour cet épisode spécial podcaston. Alors le podcaston, c'est un événement mondial qui se déroule sur la semaine du 14 au 20 mars où... tous les podcasters qui le souhaitent mettent en avant une association de leur choix pour montrer qu'il y a énormément de belles choses qui sont faites.
- Speaker #1
De belles initiatives.
- Speaker #0
De belles initiatives et ça tombe bien avec mon podcast parce que quand je parle un peu d'adopter un mode de vie durable, forcément je parle de plein de solutions qui sont déjà existantes et qui peuvent nous aider. Et du coup, je mets en avant quelque chose qui est peut-être un peu différent de ce que j'ai l'habitude de faire, mais qui va être très intéressant, je pense.
- Speaker #1
puisque nous allons parler de l'association Créer pour Reconstruire.
- Speaker #0
C'est une heureuse coïncidence. Ce que nous devons faire pour survivre est également ce que nous devrions faire pour mieux vivre. Je suis Eve et ce podcast montre qu'adopter un mode de vie durable est meilleur pour soi, pour les autres et pour l'environnement. Nous nous trouvons actuellement dans le studio de Marina.
- Speaker #1
C'est ça, c'est mon petit atelier. Alors là, nous sommes à domicile. Alors en tant qu'artiste, j'ai débuté avec de l'art textile et on est devant deux belles œuvres, deux dernières œuvres.
- Speaker #0
Pour ceux qui ont la vidéo, vous voyez les belles œuvres de Marina, il y aura des plans un peu plus sans nous devant. Des plans larges. Est-ce que tu veux te présenter de manière générale et nous dire ce qui t'a amené à créer cette association ?
- Speaker #1
Alors bien sûr, alors donc moi je suis donc Donc Marina. J'ai 36 ans. Je ne sais pas si c'est important de le dire. On pourra couper.
- Speaker #0
C'est bon. Ils vont être choqués. C'est vrai ? Non, c'est gentil.
- Speaker #1
J'ai 36 ans. Et donc, je suis diplômée en psychologie. Psychologie du travail, initialement. Et donc, j'ai eu une première expérience en tant que salariée. Donc, durant 7-8 ans, j'ai travaillé dans le domaine de l'insertion professionnelle, l'accompagnement vers l'emploi. J'ai aussi travaillé un peu plus dans les ressources humaines, le recrutement, etc. Donc, j'ai toujours été proche un peu de l'humain, finalement, du personnel. Et puis, finalement, j'ai évolué. Après, c'est sept années d'expérience. J'ai voulu changer, voir autre chose. Et surtout, je pense aussi, j'ai eu un fils. Ça m'a un petit peu... Bouleversée, ça m'a fait changer ma vision des choses, notamment sur le monde professionnel. Et j'ai eu envie de...
- Speaker #0
Par exemple, qu'est-ce que ça t'a fait changer ?
- Speaker #1
Ça a changé ma vision des choses parce qu'effectivement, je me suis rendue compte qu'on était dans un système où on devait travailler. Effectivement, on devait travailler. Et finalement, lorsqu'on devient mère, on se rend compte que ça ne correspond plus à... le rôle que l'on veut avoir auprès de son enfant. On a envie de passer du temps avec son enfant, de lui apprendre des choses, de lui inculquer des choses, d'être beaucoup plus présent. Et finalement, le monde professionnel, ça nous paralyse. Et donc, du coup, j'ai voulu, en fait, ne pas reproduire un modèle que j'avais connu, moi, enfant, avec ma mère. Je me suis dit que je n'avais pas envie d'avoir un enfant qui grandit loin de sa mère. Et voilà, je me suis dit qu'il fallait que je fasse autre chose, autrement, tout simplement.
- Speaker #0
Et du coup, après ce truc de « bon, je n'ai pas envie de travailler là » .
- Speaker #1
C'est ça. Après cette expérience professionnelle, j'ai eu mon enfant et donc j'ai un peu renoué avec l'aspect manuel, les créations. Parce qu'avec lui, je faisais beaucoup d'activités, beaucoup de créations et je me suis un peu surprise. à aimer ça, à retrouver des sensations que je connaissais d'enfance, à reprendre plaisir, à trouver que je savais faire plein de choses finalement. Et c'est comme ça que je me suis lancée petit à petit dans des créations. Et j'ai fait beaucoup, beaucoup, beaucoup de créations. J'ai été dans des bijoux, j'ai fait des bijoux, j'ai fait plein de choses différentes. Et puis, je me suis arrêtée finalement sur le tufting parce que ça a été la révélation. Voilà,
- Speaker #0
c'est ça. C'est vrai que quand on y pense, ce n'est pas trop mis en avant. Ce n'est même pas du tout mis en avant quand tu réussis à être fort manuellement.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Dans le système scolaire, ce n'est pas l'art plastique. Exactement.
- Speaker #1
C'est ça. On nous pousse. Je me suis surprise effectivement à... me trouver des compétences finalement que j'avais oubliées. Je sais que petite, j'aimais beaucoup créer, je pouvais passer des heures à faire plein de choses. Je ne sais pas si à l'époque tu te souviens des émissions Art Attack sur Disney Channel. Enfin bon, on n'est pas de la même génération.
- Speaker #0
Oui, moi je l'ai eu. Mais il y avait...
- Speaker #1
24 ? Je pense qu'il n'y avait plus Art Attack. Mais il y avait beaucoup d'émissions en tout cas de création et moi j'adorais faire ça petite. Mais on m'a poussée comme tout le monde, je pense à... Avoir des diplômes, à travailler comme tout le monde, avoir un parcours standard. J'ai oublié que finalement, la création, le manuel, était finalement présent en moi.
- Speaker #0
Oui, trop bien. Et du coup, le tufting, est-ce que tu peux expliquer pour ceux qui ne savent pas ce que c'est ?
- Speaker #1
Alors, le tufting, c'est un art qui est nouveau. C'est de l'art textile, plus précisément. C'est un procédé qui utilise une toile de base, une toile de moine, sur laquelle on vient implanter de la laine. Bien sûr, on va respecter un dessin, un design qu'on aura préalablement dessiné sur cette toile. Ensuite, avec un tufting gun, c'est un appareil assez conséquent, mais avec un tufting gun, on vient injecter chaque brin de laine. à la toile pour pouvoir respecter le design et puis ensuite, ça donne un résultat plus ou moins cohérent.
- Speaker #0
Donc, tu as fait du tufting et après, tu as... Enfin, vas-y, explique un peu ce que c'est le temps d'assaut. Pour reconstruire, qu'est-ce que c'est ?
- Speaker #1
Alors, effectivement, j'ai fait du tufting et par la suite, je me suis dit, j'avais envie finalement de transmettre ce savoir, de transmettre le plaisir de la création, de partager finalement Ce savoir, ce plaisir, et c'est comme ça que j'ai créé ma société pour commencer. Donc j'ai créé ma société, j'ai commencé comme tout le monde par vendre, et puis à un moment donné, ce modèle-là m'a un peu éloignée finalement du plaisir de la création. Ça m'a éloignée justement de ce qu'un artiste aime le faire, c'est-à-dire créer tout simplement. parce qu'il fallait encore une fois penser à tout ce qui est payer de l'argent, en retant toujours dans ce système monétaire qui, en fait, me déplait. Et donc, c'est à ce moment-là que je me suis dit, créer une association me permettrait finalement de transmettre, de partager ce savoir, de finalement mettre en place des ateliers ou alors travailler avec des structures qui pourraient me permettre justement de transmettre la création. et tout simplement d'aider en tout cas des personnes qui ont besoin en tout cas de s'exprimer différemment.
- Speaker #0
Peut-être que tu n'avais aussi pas assez de contact humain. Exactement,
- Speaker #1
c'est ça, ça éloigne un peu du contact humain. On est très souvent dans l'atelier, on crée et on perd finalement le côté social en fait, c'est ça.
- Speaker #0
Mais ça, c'est sur beaucoup de choses en soi. À quoi ça sert de faire des choses si ce n'est pas pour le partager par la suite ?
- Speaker #1
C'est ça. C'est le but. Je pense qu'on ne crée pas pour soi, on crée pour que les autres voient finalement aussi ce que l'on crée, que l'on sente aussi qu'on a des compétences, qu'on soit capable de se dire « je suis capable de faire ça de mes mains » . Voilà.
- Speaker #0
Ok. Ah oui, une question que je me posais, on reviendra après plus précisément sur la notion de l'assaut et tout, mais est-ce que, parce que là on parle beaucoup de création, c'est vrai que moi je suis assez énervée, je sais pas si c'est énervée, mais contre la folie de la surconsommation de nos jours, que ce soit les réseaux ou alors les habits, les Netflix et tout le dit qu'on dit. Et du fait de toujours regarder les autres, assimiler des choses, enfin pas les assimiler, mais se gaver d'informations et ne rien sortir de soi. Est-ce que tu as pensé un peu au fait que dans ce monde où on surconsomme beaucoup et du coup facilement, parce que c'est pas cher tout ça, est-ce que tu as pensé à ça ? Donc, on... Toute cette consommation nous empêche de laisser place à notre créativité parce qu'il y a tellement de choses à voir qu'on ne produit rien.
- Speaker #1
Exactement. On est dans un monde où tout va vite, où on doit travailler et il nous manque du temps, où les informations vont vite, où effectivement on est amené à scroller de plus en plus, où on a besoin de plus en plus d'informations visuelles et du coup on se retrouve finalement de plus en plus. isolé, paradoxalement, je dirais. On se retrouve isolé et justement, je pense que la création, déjà, ça apporte ce sentiment de prendre le temps, de prendre une pause finalement dans tout ce brouhaha. Finalement, on prend le temps de réfléchir, de créer. On prend le temps, en fait. Et puis aussi, par rapport à la... à la surconsommation, comme tu disais, je pense qu'on peut justement apprendre à créer et ne pas acheter, tout simplement. Je pense que c'est aussi... Des fois, il faut se faire confiance, il faut oser. Et je pense que les ateliers permettent aussi ça, permettent d'apprendre et de se découvrir des compétences.
- Speaker #0
C'est vrai,
- Speaker #1
ça. Non, il n'y a pas de problème. Il n'y a pas de problème. Je pense que ça permet en fait... de se rendre compte qu'on est capable de faire des choses, on est capable de créer, on est capable de, comme tu dis, de prendre peut-être quelque chose qui est cassé, abîmé et de l'améliorer ou en tout cas de lui donner une seconde vie tout simplement. Et la création, ça passe par ça, ça passe par finalement tout ce qui est manuel en fait.
- Speaker #0
Moi je me rends compte que, comme tu dis, j'ai pas confiance en mes capacités pour ça. Je suis débrouillarde sur plein de choses, mais c'est vrai que quand il s'agit du matériel, si c'est un truc qui s'est cassé, je me dis Ah bah mince quoi, et je pense pas, alors parfois si, mais très souvent je me dis, ah bah faut que je demande à un tel, un tel, parce que moi je peux pas, alors que très certainement si, bah encore une fois à l'enfance, on m'avait plus appris ce genre de choses et dit, mais si, mais ça c'est facile, tu fais comme ça, comme ça, bah j'aurais pu beaucoup plus facilement préparer moi-même, des trucs comme ça.
- Speaker #1
Et il y a des initiatives aussi, il y a des ateliers qui apprennent en tout cas, qui... accompagnent sur la création. Ça peut être des choses beaucoup plus abordables. On ne va pas rentrer dans de la mécanique ou de l'électronique. Ça peut être, par exemple, sur le plan de la décoration ou alors du bricolage.
- Speaker #0
Ou même recoudre un vêtement.
- Speaker #1
Exactement, c'est ça.
- Speaker #0
Et puis, je trouve que... Je pense à recoudre un vêtement parce qu'une fois, j'ai recousu une jupe. C'est mon père qui m'a appris à recoudre une jupe. Et j'étais étonnée d'à quel point C'était... Parce que moi, je voyais un peu reprendre comme quelque chose de... Comme une tâche fastidieuse. Et je trouvais que c'était très agréable, en fait, d'être concentrée sur quelque chose de simple pour une fois. Et après, mais la satisfaction quand j'ai fini mon déco dans ma jupe, c'était fou, quoi.
- Speaker #1
Exactement. Je pense qu'effectivement, ça passe par ça. Il faut des fois se rendre compte qu'on est capable de faire des choses. Et pour ça, on a peut-être... besoin d'un petit coup de pouce. C'est pour ça que justement un atelier avec quelqu'un qui a la compétence peut-être déjà de maîtriser la création elle-même, mais aussi je pense de par ma formation en psychologie, je peux apporter justement cette sérénité, cette écoute, ce côté bienveillant justement sur un atelier où un public plus fragilisé effectivement qui ne se pense pas capable. on peut les accompagner et les faire se rendre compte qu'ils sont capables de créer tout aussi bien.
- Speaker #0
Parce que du coup, passons un peu à la mission de ton association. De manière un peu plus précise, tu accompagnes des personnes qui sont...
- Speaker #1
Alors initialement, effectivement, ce sont des personnes, c'est un public fragilisé.
- Speaker #0
C'est-à-dire ?
- Speaker #1
C'est-à-dire, dans le public fragilisé, on peut inclure, par exemple... des personnes qui ont subi des violences, tout simplement des violences. Je pense aux femmes notamment, les femmes qui ont subi des violences conjugales. On peut accompagner aussi un public éloigné, on va dire, de l'emploi, de l'aspect finalement socio-économique. Donc un public entre 16 et 25 ans, par exemple, qui a besoin de reprendre confiance en soi et d'être accompagné aussi sur... le plan du social finalement, qui a besoin de renouer avec les liens sociaux. On a également pensé à accompagner un public, alors c'est un peu plus difficile parce que ça demande pas mal d'encadrement, mais un public, par exemple, incarcéré aussi. Donc finalement, c'est un public fragilisé que l'on souhaite accompagner. Et on souhaite, pourquoi ce public fragilisé ? parce qu'on se dit justement, les accompagner... avec l'art, ça peut être un bon moyen justement de se reconnecter, se reconnecter socialement, de se reconnecter à soi, parce que ça nous permet effectivement de réfléchir, de penser, de se rendre compte qu'on est capable de créer, d'échanger avec d'autres sur sa situation. Enfin voilà, c'est plein de choses que ça peut finalement permettre. Effectivement.
- Speaker #0
Ok. Mais déjà, quand tu parles, je trouve que c'est apaisant. C'est vrai. Quand tu parles, tu es un peu apaisante. On se sent tout de suite un peu bien. C'est gentil. C'est gentil alors. Pour faire des ateliers avec Marina, vous serez apaisée. Et du coup, pour le moment, tu es seule à faire vivre la association ?
- Speaker #1
Alors actuellement, effectivement, c'est une association que l'on a créée en famille. On a créé Enfamé depuis le mois de janvier, donc c'est assez récent. Et pour le moment, on est vraiment en stade où on structure les choses, où on prend contact avec différentes structures. C'est un univers qui est nouveau pour moi, pour nous, le bureau, on va dire. C'est nouveau et donc on essaye vraiment de se faire connaître. On communique justement sur les ateliers que l'on souhaite mettre en place. On essaye de se rapprocher des différentes structures, des différentes administrations. Et voilà, c'est tout nouveau.
- Speaker #0
Et par exemple, les ateliers, tu penses que tu vas créer un Instagram où tu mettras des liens pour réserver les places pour les ateliers ?
- Speaker #1
Alors, comme c'est effectivement tourné pour un public fragilisé...
- Speaker #0
C'est plus par des structures ?
- Speaker #1
C'est ça. Pardon,
- Speaker #0
je t'ai...
- Speaker #1
Il n'y a pas de problème. Il n'y a aucun problème. Au contraire. C'est effectivement plus par les structures que l'on pense accompagner. On pense travailler avec des structures, du public, des centres, des collectivités, etc. C'est par eux qu'il faut passer. Là, par exemple, notamment pour les femmes victimes de violences conjugales, j'ai commencé à prendre contact avec le CHRS de Colombe. Je crois que c'est justement un service hospitalier qui s'occupe un peu de ces femmes-là. Il y a des centres d'accueil spécialisés. Il y a différentes structures finalement qui accompagnent. Et voilà, il faut se faire connaître. Il faut mettre en place des projets, proposer en tout cas des choses assez viables pour aider ces structures.
- Speaker #0
Et est-ce que tu as déjà, alors pas forcément des personnes fragilisées, mais fait des ateliers tufting ou accompagné quelqu'un, même si c'est un proche ou quoi, à créer ?
- Speaker #1
Oui, ça oui. Du coup, en tant qu'artiste tufting, Avant même de créer l'association, j'ai eu l'occasion de faire quand même quelques ateliers. Et c'est là où je me suis sentie justement beaucoup plus utile finalement. Parce qu'on a le côté artistique, mais on a besoin de transmettre finalement. Et c'est à ce moment-là que j'ai eu l'idée de créer cette association. Ça facilitait en tout cas les choses. Et j'ai eu donc l'occasion d'accompagner par exemple une classe. Une classe de tout petit, des petites sections. Oui, c'était l'occasion que... C'était la maîtresse de mon fils. Il m'a donné l'occasion, il m'a donné l'opportunité sur une heure, 1h30, avec les tout-petits. Donc, j'ai proposé, bien sûr, un atelier adapté à leur âge. Ils n'ont pas fait du tufting. Ils ont fait du tufting. Donc, j'ai proposé un petit atelier pour un groupe de petites sections. Et puis sinon, j'ai eu l'occasion, effectivement, d'accompagner des amis qui étaient curieux,
- Speaker #0
tout simplement, de faire des ateliers. Donc, ils sont venus avec un ami ou deux. Donc j'ai eu l'occasion de leur faire faire des petites créations.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
On a un peu parlé du fait que les moments comme ça, les ateliers, ça permettait à des personnes d'échanger entre elles, de leur situation ou quoi, même de sortir un peu de l'isolement forcément parce qu'elles font un atelier et de se rendre compte un peu de leur valeur aussi par le travail manuel. Est-ce que tu penses que, selon toi, quels sont les bienfaits de la création, même si on n'est pas dans une situation forcément d'isolement ou de repire, même si en vrai, je pense que parfois on peut être dans une situation d'isolement et pas forcément se rendre compte.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Mais quelles sont pour toi les bienfaits de la création ?
- Speaker #1
Alors, les bienfaits de la création, effectivement, alors, bonne question. C'est une bonne question.
- Speaker #0
C'est un peu, ça peut être vague, il n'y a pas de mauvaise réponse, on va dire.
- Speaker #1
Non, mais c'est une bonne question, effectivement. je pense que déjà le bien fait C'est de prendre le temps, ça c'est important. Je pense que, comme on disait, on est dans une société où tout va vite, où on ne prend plus le temps pour soi, tout simplement. Et puis, on ne se retrouve finalement qu'avec les mains. On est dans une société où tout est visuel, où tout est numérique, c'est le portable, ça scrolle. Et donc, c'est important effectivement de revenir à des choses plus simples des fois, pour se reconnecter à soi.
- Speaker #0
C'est vrai que c'est plus facile d'être en pleine conscience quand on fait quelque chose de nos mains.
- Speaker #1
Exactement. Quand on fait quelque chose de nos mains, on est pleinement ancré à ce que l'on fait dans notre cerveau. Ça nous permet des fois tout simplement de réfléchir. Des fois, on n'arrive pas à mettre des mots sur certaines choses verbalement. et les mains nous aident en tout cas à traduire. Euh... Quelque chose qui nous a peut-être marqué à un moment donné, un objet, une représentation tout simplement. Et puis je pense aussi que créer, ça permet effectivement de se rendre compte qu'on est capable de faire ça, tout simplement. On se dit c'est moi qui ai fait ça. Des fois on regarde sur les portables, on voit il y a énormément d'artistes, il y a énormément de créateurs différents et on ne se rend pas compte en fait que nous aussi on est capable d'être ces personnes-là qui... Peut-être eux se montrent sur les réseaux ou autres, mais nous aussi, en fait, à notre petite échelle, on est capable de faire des choses. Donc en ça, je pense aussi, la création peut être une bonne chose. Et le partage aussi. Le partage dans la création, c'est primordial. Généralement, on ne crée très rarement que pour soi. On a souvent envie de montrer, de partager aux autres. Oui,
- Speaker #0
c'est sûr. Est-ce que, alors on va passer un peu plus sur les types d'ateliers que tu vas proposer. Tu n'as qu'un seul type d'atelier ou tu as plusieurs idées et concrètement comment ça se passe ?
- Speaker #1
Alors effectivement, comme je disais avant d'être artiste textile, j'ai essayé quand même pas mal de choses avant vraiment de trouver mon art de prédilection on va dire. J'ai essayé pas mal de choses dans le punch needle, c'est souvent resté en tout cas dans le secteur du textile, j'ai fait du punch needle.
- Speaker #0
C'est quoi le punch needle ?
- Speaker #1
C'est toujours pareil, c'est sur une petite toile, ce sont des petits cercles dans lesquels est renfermé un tissu. Et on vient crocheter de la laine. Alors ce n'est pas forcément la même taille de laine, ce ne sont pas les mêmes brindilles, mais on vient crocheter de la laine. Et pareil, on fait des petits designs et on fait des créations aussi. C'est du punch needle, ça s'appelle. Et puis il y a également des bijoux que j'ai pu faire avec de la pâte polymère.
- Speaker #0
Pâte polymère ? Oui,
- Speaker #1
c'est aussi une matière qui s'utilise différemment, qui se travaille un peu comme l'argile, qui se travaille avec les mains. Et puis ensuite on doit le mettre au four pour que ça durcisse et ça devient une pierre solide comme par exemple les bijoux que tu vois là. C'est vraiment des bijoux naturels en fait.
- Speaker #0
Je mettrais une photo pour ceux qui ont la vidéo.
- Speaker #1
Ce sont vraiment des bijoux un peu... Voilà, c'est de la pâte polymère. Et donc, voilà, je me suis quand même intéressée à des choses qui restent quand même accessibles, où il n'y a pas trop de... Justement, on parle un peu d'écologie, mais pas trop d'investissement, finalement, pas trop de matière un peu toxique ou nocive, quoi. Parce que c'est important aussi, je pense qu'en tant qu'artiste, c'est important de créer ses biens, mais il faut aussi, je pense... Avoir ce respect des matériaux, ce respect de la nature. C'est important pour moi de rester dans des créations qui restent respectueuses de l'environnement. Ce sont du punch needle, des bijoux. Qu'est-ce que j'ai pu proposer ? D'autres ateliers. Une fois, j'ai eu aussi un atelier avec des personnes âgées. C'était l'occasion parce que j'ai une grand-mère qui est un peu... active dans la vie. J'ai eu l'occasion aussi de d'animer comme ça un atelier pour personnes âgées. Et donc, je leur ai proposé un atelier adapté aussi à leurs difficultés moteurs. Il fallait aussi un peu solliciter un peu les doigts. Ça leur permettait un peu de travailler leur dextérité. Enfin, voilà. Je m'adapte un peu en fonction du public, finalement. Parce que, par mon expérience, j'ai touché un peu à tout. Et puis, j'essaye finalement de... de mettre un atelier qui soit accessible. Le but n'est pas finalement de mettre en difficulté les personnes qui arrivent à l'atelier. Elles arrivent et le punch needle, c'est vraiment autre chose.
- Speaker #0
Voilà,
- Speaker #1
donc je m'adapte.
- Speaker #0
Tu m'avais parlé aussi de mise en place de projets artistiques collectifs. Qu'est-ce que c'est ?
- Speaker #1
Alors ça, c'est un projet un peu plus... C'est un peu plus, on va dire, à long terme. Je pense que c'est un projet collectif. Alors, on aimerait mettre en place avec, alors je ne sais pas encore quelle structure, mais en tout cas celle qui serait intéressée, avec un groupe de femmes. On aimerait créer une œuvre collective où elles auront toutes participé à cette œuvre-là et que ça puisse justement peut-être être intégré dans un espace. publique, un espace où elles pourront demain justement se reconnaître ou alors se dire tout simplement c'est moi qui ai fait cette oeuvre j'ai pas fait à ce projet ou en tout cas quelque chose qui puisse mettre en avant ces femmes qui sont peu visibles notamment et valoriser aussi leur travail et leur création.
- Speaker #0
Oui, puis même ça remet aussi du lien dans la communauté.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Ça rassemble, après tu vois le truc tous les jours.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
On a un petit peu parlé tout à l'heure de l'isolement et j'ai dit ah mais ça se trouve il y a des personnes qui sont en situation d'isolement mais ne le savent pas. Et c'est vrai que j'aimerais bien avoir ton regard sur la notion d'isolement et qu'est-ce que c'est selon toi l'isolement et comment... Comment on peut s'en... Est-ce que les gens se l'avouent ? Parce que personne ne se dit... Non, c'est difficile de dire ah, je suis isolée.
- Speaker #1
Je pense que des fois, on ne se rend même pas compte qu'on bascule tout doucement vers l'isolée. seulement, en fait. Des fois, on ne doit pas se rendre compte que c'est ça. Et à un moment donné, on se rend compte, effectivement, que le temps est passé ou qu'autour de soi, il n'y a pas grand monde. Finalement, ça fait une semaine ou deux que je n'ai pas vraiment eu quelqu'un au téléphone. Je pense que, finalement, c'est un sujet dur. Comme tu dis, on y bascule tout doucement. Moi, effectivement, je mets l'accent sur un public fragilisé. Mais ça peut être aussi un public qui, tout simplement, a besoin de... partager un moment de création. Donc on peut se dire isolée à partir du moment où effectivement, on se sent peut-être pas entendue, pas vue, pas compris, pas écoutée. On peut être dans l'isolement lorsqu'on n'est pas à sa place, finalement.
- Speaker #0
Je sais que moi, un moment dans ma vie, c'était un peu le COVID et ses suites, donc c'était difficile. Mais j'étais assez déprimée. Et c'est il y a quelques mois où je me suis dit, en fait, à ce moment-là de ma vie, avec du recul par rapport à ma situation actuelle, j'étais isolée. Mais sur le coup... jamais j'aurais pensé que c'était ça parce que j'étais pas non plus complètement isolée mais c'est un sentiment finalement qu'il y a à l'intérieur ouais mais j'aurais jamais pu mettre un mot dessus et même aujourd'hui je me dis est-ce que c'était vraiment ça ? J'ai l'impression que oui mais je trouve ça hyper difficile de se rendre compte de ça et surtout que je pense qu'il y a beaucoup de personnes qui le vivent parce que c'est tellement facile en fait de vivre sa vie en étant isolée avec les choses qu'il y a à faire. On peut ne pas s'en apercevoir très facilement.
- Speaker #1
C'est ça. Le rythme que la vie nous impose aujourd'hui, c'est-à-dire boulot, métro, d'autres choses en Ile-de-France, je pense qu'effectivement, on est dans un rythme de vie où si l'on ne fait pas attention, on peut se retrouver dans une situation où on est complètement isolée, isolée de ses proches, de sa famille, de ses amis. Ça peut être une détresse. qui ne se voit pas c'est ça qui ne se voit pas dont on ne parle pas on n'a pas forcément conscience on ne peut pas mettre des mots dessus et pourtant effectivement on peut se retrouver isolé malgré tout mais alors ce qui est intéressant du coup ce que ça soulève comme question comment aller comment se rendre compte sur le moment que je pense que souvent ce sont peut-être les proches qui peuvent
- Speaker #0
Oui. faire nous en apercevoir en fait des proches ou alors si vraiment à un moment donné on sent que on a des difficultés ou on a du mal à se motiver tous les jours bah ouais et avec du recul peut-être moi je me dis bah à cette époque là si je m'étais dit en fait je suis tout le temps triste parce que bah je vais essayer de voir d'autres gens même si j'ai pas d'amis bah je vais m'investir je vais être bénévole dans une association Ouais, mais juste... voir d'autres personnes et voir si ça peut m'aider si vous êtes déprimé ce que je ne vous souhaite pas et que vous faites que consommer des podcasts n'arrêtez pas mais partagez, écoutez les podcasts avec quelqu'un d'autre et après vous en débattez Ça va créer du lien.
- Speaker #1
Ça va créer du lien. Mais c'est vrai que c'est un fléau, en vrai, dans nos sociétés. Oui. Le manque de lien. Et du coup, ça a créé un peu aussi la peur de l'autre, parce qu'on se connaît moins.
- Speaker #0
C'est ça. On est sur les réseaux, et paradoxalement, on est tout seul, quoi. On est devant un ordre, on scrolle tout le temps, et en fait, on est seul.
- Speaker #1
Et on s'imagine plus de choses aussi, quand on voit sur les réseaux. Exactement. Même rien que là, de se parler dans la vraie vie, il y a un contact. qui est différent de si t'avais donné les mêmes réponses à travers un écran j'aurais peut-être moins compris qui tu étais exactement c'est ça désolé pour vous qui nous voyais à ce moment on n'arrête pas de dire la consommation mais finalement non mais je pense que c'est une bonne consommation les podcasts oui bah ça déjà c'est moins nocif pour le cerveau que du cours c'est ça je pense et puis on peut continuer à faire des choses de ses mains tu m'as parlé aussi du cadre de tes ateliers un cadre de bienveillance et de non-jugement est-ce que tu le dis au début ou est-ce que tu fais quelque chose de spécial pour
- Speaker #0
ce cadre je pense que ce n'est pas forcément dit je pense que par l'attitude et puis en général Je mets l'ambiance en tout cas dans l'atelier pour que ça puisse être déjà un atelier où l'on se sent bien, un atelier où, alors moi je fais preuve d'empathie, je suis à l'écoute, et puis j'encourage même si on n'est pas là pour bien faire, même si on fait des erreurs, enfin voilà, on apprend, et puis des fois, l'art en tout cas, c'est, c'est, c'est, voilà, l'art, il n'y a pas, il n'y a pas un art qui est bon et un autre qui n'est pas bon, enfin voilà quoi, on est là pour essayer, pour... passer un bon moment finalement. Je pense que c'est vraiment une ambiance générale qui fait qu'on s'y sent bien.
- Speaker #1
C'est naturel.
- Speaker #0
Il n'est pas nécessaire de le dire dès le début de l'atelier. Je pense ça. Vous allez voir, tout va bien se passer. Ne vous inquiétez pas.
- Speaker #1
Je crois qu'il va me regarder avec des yeux au contraire. Je parle un peu de l'isolement. Après, Parce que... se rendre compte qu'on est isolé, mais aussi se rendre compte qu'on a une personne qui a besoin. Mais bon, comme tu vas faire appel à des structures, ça va faciliter la chose que tu diras. Je suis dans le besoin, je vais aller là. Et sinon, dans une situation où tu aurais quelqu'un qui, comme beaucoup, ne pense pas être créatif, ne pense pas être capable, et qui du coup hésite un peu à franchir la porte de l'atelier, qu'est-ce que tu dirais à cette personne ? pour passer le cap ?
- Speaker #0
Alors, je lui dirais tout simplement que il n'y a pas de... En tout cas, l'objectif de l'atelier est vraiment de découvrir, de créer, de toucher les sensations, les couleurs. Il n'y a pas d'objectif finalement à atteindre. Je ne leur demande pas au final de repartir avec... Avec un objectif, c'est vraiment dans la bienveillance et ça permet de découvrir, ça permet de découvrir finalement un peu plus sur soi. On peut être surpris de ce qu'on est capable de créer et c'est un bon moment en fait que l'on partage avec d'autres personnes, que l'on connaît ou pas, mais dans tous les cas c'est du positif et ça ne peut pas faire de mal.
- Speaker #1
la meilleure réponse ça peut pas faire de mal mais j'aime bien aimer aussi le point sur les objectifs parce que c'est vrai que c'est souvent dans nos vies où on se donne énormément d'objectifs ou alors de délais c'est ça, des plus atteints voilà c'est ça et alors parfois ça a du bon mais c'est vrai que ça fait plaisir de se dire un truc bah en fait si je rate c'est pas grave voilà on essaye c'est vraiment pas facile. Enfin, moi, je sais que si je rate, c'est très dur de pas faire parfait du premier coup. En fait, je vais mettre la pression, alors que, enfin, quand on réfléchit plus grand, on est sur terre, on ne sait pas, enfin, vraiment,
- Speaker #0
il n'y a pas d'objectif derrière à atteindre. Il faut vraiment prendre le temps de découvrir et le plaisir de faire, d'utiliser des matières que l'on ne connaît pas. le jeu des couleurs, en fait on retrouve des sensations d'enfant finalement. Et c'est ce qui permet aussi de se sentir un peu insouciant entre guillemets.
- Speaker #1
Bah oui, en plus comme t'es en pleine conscience, t'oublies tes problèmes, t'es juste là sur ton truc, c'est comme quand tu fais du sport.
- Speaker #0
C'est ça, c'est un côté en fait très satisfaisant et on oublie finalement ce qui est un peu plus difficile quoi, ce qui est plus difficile dans la vie de tous les jours. C'est un bon moment.
- Speaker #1
Ouais, franchement c'est trop bien ce truc de se dire, bah en fait tu vas à l'atelier et t'as pas d'objectif, juste t'es là.
- Speaker #0
Voilà. Il y a du matériel, il y a des personnes pour, si on a besoin d'aide ou pour partager, si on a besoin de parler tout simplement, il y a du monde. Des fois aussi, on peut se créer des connexions et puis pourquoi pas repartir avec le WhatsApp de quelqu'un. Enfin voilà, c'est des opportunités comme ça qui sont offertes et qui sont bonnes à essayer en tout cas. Et ça ne peut apporter que du positif.
- Speaker #1
Tu connais un peu le discours d'Olivia sur la robustesse et la performance ?
- Speaker #0
Non, vas-y.
- Speaker #1
Je vous le dis vite fait, mais en gros, c'est de se dire que dans le monde, on est un peu matrixé par vouloir être performant. C'est ce qu'on a dit là avec ses objectifs.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Et toujours vouloir être efficace, etc. Et en fait, dans un monde aux ressources finies, la performance, c'est pas possible parce que ça veut dire toujours plus, toujours mieux. Et en fait, à un moment, t'as juste plus de ressources. Et du coup, lui, il propose un modèle qui est plutôt celui de la robustesse, qui se rapproche un peu de la résilience, mais qui est de dire qu'en fait, on va privilégier les temps longs, la redondance, les... tests, les erreurs, le coopératif, etc. Et qu'en faisant ça, pour les aléas qui vont venir, comme on va pas choisir tout le temps ce qui est parfait, mais plutôt la multiplicité des choses, c'est assez compliqué à expliquer comme concept, finalement je me rends compte en disant, mais la robustesse, tu vas en tout cas au niveau personnel, tu t'arrêtes de te mettre la pression de réussir les choses. Et tu fais selon toi, et en fait, souvent, ça a beaucoup d'externalités positives. Et c'est comme là, en fait, dans tes ateliers, tu fais pour toi, et même si tu t'étais mis un objectif, peut-être que tu aurais fait un truc encore plus parfait, ouais, mais là, t'as fait pour toi, et du coup, t'as parlé avec le collègue en même temps, t'as eu un contact, puis t'as découvert qu'en fait, tu pouvais faire tel assemblage de couleurs que t'aurais jamais fait si t'avais... suivi un modèle pour être le plus performant possible, il y a plein de choses déclinées et du coup au niveau plus global de la planète, la robustesse c'est de dire que comme on va rentrer dans un monde où il y a énormément d'aléas et bien en ayant un mode de vie robuste et même de manière générale si la société était plus robuste elle s'adapterait beaucoup plus facilement aux aléas qu'une société performante Parce qu'une société performante, elle est peu adaptable. En fait, la robustesse, c'est comme dire que tu as plein de petites lumières, alors que la performance, tu n'as juste une grosse. Du coup, si la grosse, elle claque, tu n'as plus de lumière. Alors que si tu as une petite qui claque, tu en as plein d'autres.
- Speaker #0
Tu en as d'autres, c'est ça. C'est un beau concept, je ne connaissais pas.
- Speaker #1
Voilà, et du coup, ça me fait penser à ça. Effectivement.
- Speaker #0
C'est gentil.
- Speaker #1
Petite conclusion, je suis contente de cette discussion.
- Speaker #0
Ça fait plaisir.
- Speaker #1
En plus, là, avec le beau temps qui est revenu, la discussion, on est...
- Speaker #0
Ça fait, franchement, aujourd'hui, on est chanceuse.
- Speaker #1
Oui, oui. Ça se fait du bien au moral.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Alors, c'est une petite question bonus qui peut inspirer les auditeurs. Quelle est la chose que tu as mis en place dans ta vie ? Vraiment, c'est toi qui l'as mis en place. C'est pas...
- Speaker #0
Pour l'association, tout ça.
- Speaker #1
Oui, voilà. Et qui a eu un impact positif sur ton bien-être. Et c'est pas avoir un fils, ça compte pas.
- Speaker #0
Oui, non. Qui a un impact positif, hormis les nouvelles résolutions chaque année.
- Speaker #1
Est-ce que tes nouvelles résolutions, c'est les mêmes chaque année ?
- Speaker #0
Il y en a une de plus qui se rajoute à la liste chaque année. Mais quand même, dans l'ensemble, j'essaye de m'y tenir. Il y en a une de moins sur la liste et une autre qui sera un outil. Mais bon, je pense qu'on essaye tous les jours finalement de se bonifier. On se remet en question. Enfin, moi, je suis peut-être un peu comme ça. Mais voilà, j'essaie souvent de me remettre en question pour améliorer, en fait, tout simplement améliorer la personne que je suis, améliorer effectivement. Quand je dis améliorer la personne que je suis, ce n'est pas pour moi, mais c'est dans la société, en fait, avec les autres. Il y a plein de choses, en fait, à changer, à améliorer. Il y a des petites choses, des fois, et ça permet finalement de... de mieux vivre pour soi, mais de mieux vivre avec les autres. Et il y a tellement d'exemples, et c'est des petites choses des fois, mais qui ont de l'importance finalement.
- Speaker #1
Non, mais c'est intéressant comme réponse, parce que c'est vrai que moi je ne pense pas trop à... Enfin, j'y pense forcément, parce que déjà je fais un podcast sur la durabilité, mais sur la durabilité. Mais je ne pense pas trop aux conséquences de mes actions sur les autres. Et exemple tout bête, Quand je parle à quelqu'un, c'est très rare que dans ma tête, je sais pas, quelqu'un me dit quelque chose et je lui réponds. Et ma réponse peut être piquante ou quoi, et c'est rare que je vais me dire, ok bah, est-ce que cette réponse va aider la personne ? Est-ce que c'était constructif ? Ou est-ce que, bah, ça va juste ne pas l'aider et juste être là, bon bah ok, quoi, genre... Et ça, c'est un ami qui, lui, il pense souvent. Et je trouve ça inspirant de se dire, ça me fait penser, tu vois ce que tu dis. Mais je trouve ça inspirant de se dire, en fait, même si la personne t'a un peu embêtée avant, pas embêtée, mais t'es là,
- Speaker #0
on se connaît.
- Speaker #1
C'est ça. Quand même se dire, OK, ce que je lui réponds, est-ce que ça va nous aider à avancer et tout, ou non ? Voilà,
- Speaker #0
c'est ça, effectivement.
- Speaker #1
C'est difficile de voir ça, de re-relais son...
- Speaker #0
Sur le moment, c'est difficile, c'est ça. Mais bon, après, je pense que l'âge aussi permet de l'expérience, de s'assagir. C'est vrai que plus on est jeune et plus on est fougueux, c'est normal. J'ai pris du temps avant de me bonifier sur ce point-là. Mais c'est pareil. En fait, c'est important finalement de se dire, personne n'est parfait. Et si tout le monde pensait à faire un effort à... à améliorer en tout cas des petites choses qui peuvent permettre que, déjà pour soi, ça nous permet effectivement de mieux vivre, de mieux se sentir, mais aussi ça a un impact sur les autres en fait finalement. Parce que c'est une énergie, une énergie positive, ça amène du positif pour les autres. C'est une énergie qui se dégage aussi positivement en fait.
- Speaker #1
Oui, puis ça peut être vraiment direct quoi. C'est ton énergie au boulanger du coin quoi.
- Speaker #0
Exactement, tout le monde.
- Speaker #1
Est-ce que tu veux dire d'autres choses ?
- Speaker #0
Alors... Non, j'espère qu'en tout cas j'ai pu présenter au mieux l'association qui est quand même très jeune et donc pour le moment on est vraiment en structuration, c'est encore une vision qui est en construction. Mais le but vraiment de l'association c'est finalement d'accompagner en fait et de montrer que par l'art on peut permettre à des personnes isolées, fragilisées de... de se reconstruire, de retrouver du plaisir, de retrouver des compétences, des liens sociaux, une voix, une voix, V-O-I-E, voilà. Quand on ne peut pas mettre des mots sur les choses. Oui,
- Speaker #1
les deux voix, en fait. Voilà, c'est ça.
- Speaker #0
Donc, des fois, la création, en tout cas, je pense que l'art et la création peuvent apporter énormément, en tout cas, à l'humain. Comme tu dis, dans nos sociétés actuellement, tout va vite, tout est éphémère, tout est consommation sur consommation et des choses simples retournées à du basique. Finalement, c'est aussi très bien. En tout cas, ça apporte beaucoup. Moi, ça m'apporte beaucoup. Et j'espère en tout cas apporter un maximum de personnes dans le besoin de bons moments.
- Speaker #1
Je suis sûre que ça va être le cas. Merci beaucoup. Pas de rien. Merci.
- Speaker #0
C'est moi, je te remercie beaucoup. C'est le premier podcast, donc c'est un plaisir. J'espère que ça a été bien, que tu pourras avoir des éléments de notre interview.
- Speaker #1
Bien sûr, bien sûr. Et vous, chers auditeurs, merci d'avoir écouté ça. N'hésitez pas à partager ce podcast pour ne pas rester isolée dans l'écoute. Et aussi si vous le souhaitez, à écouter d'autres podcasts qui ont participé au podcaston, sur les différentes associations. J'aime bien en plus ce format, je trouve, de juste découverte. Parce que parfois, souvent, je réfléchis sur un sujet... Enfin, bon là, on a réfléchi un peu, mais... Mais j'aime bien quand c'est, entre guillemets, un peu simple, et juste, on découvre quelque chose qu'on connaît pas.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
J'adore découvrir des choses que je connais pas du tout, et qui sont... Ça me rend un peu plus humble aussi, voilà. Oui. Il y a tellement de trucs qu'on...
- Speaker #0
Qu'on ne connaît pas, effectivement.
- Speaker #1
Qu'on ne s'y doute pas.
- Speaker #0
Et ouais, ça nous rend... Chaque jour, on apprend plein de choses, on partage de nouvelles connaissances, et ouais, moi, je... Je ne connaissais pas, mais c'est intéressant. Je vais essayer de voir aussi quels sont les autres sujets. Les autres associations, ça peut être hyper intéressant. Peut-être des connexions aussi peuvent se faire.
- Speaker #1
Pourquoi pas ? J'ai un podcast que j'aime beaucoup, qui s'appelle Fréquences de 3 quarts, qui reprend les livres Harry Potter chapitre par chapitre.
- Speaker #0
C'est vrai ?
- Speaker #1
Je sais qu'ils participent au podcast. J'ai hâte de voir leur épisode sur l'association. Je ne sais pas ce qu'ils ont choisi. Mais il y a aussi plein d'autres. petits podcasts qui le font et qui permettent aussi peut-être de mettre en valeur des détails moins grosses parce que je pense qu'ils ont dû prendre quelque chose d'assez gros mais voilà voilà merci d'avoir écouté et à bientôt au revoir trop bien ah bah parfait 54 minutes en plus il y a eu le raté au début et puis c'est pas