Speaker #0Alors, l'eau virtuelle, virtuelle pardon, un terme bien énigmatique pour quelque chose d'assez terre à terre. Déjà bonjour et bienvenue sur cet épisode de podcast dédié au sujet de l'eau. C'est une heureuse coïncidence, ce que nous devons faire pour survivre est également ce que nous devrions faire pour mieux vivre. Je suis Eve et ce podcast montre qu'adopter un mode de vie durable est meilleur pour soi, pour les autres et pour l'environnement. Alors, je ne vais pas laisser traîner le suspense, l'eau virtuelle, ce n'est pas quelque chose en rapport avec l'Internet. C'est l'eau qu'on ne voit pas, qui est invibilisée, invisibilisée, mais qui est due à la production, transformation, transport, etc. de tous les produits de notre quotidien. Et il y a un secteur en particulier qui utilise beaucoup d'eau virtuelle, on va en parler un peu plus tard. Si vous êtes nouveau sur ce podcast... Bon, comme vous l'avez entendu dans l'intro, j'aime parler d'un mode de vie durable. Et c'est vrai que le sujet de l'eau ne m'a jamais trop attirée. Jusqu'à ce que je rencontre le terme d'eau virtuelle, que je trouve vraiment très parlant. Parce que c'était déjà dans ma tête, cette chose de... En vrai, il faut de l'eau. Par exemple, je vais prendre un des exemples que je donnerai plus tard. Pour faire pousser du blé, il faut de l'eau. Et je me disais, mais cette eau, on ne la comptabilise pas, et quand on nous dit à nous, pauvres citoyens, « Ah, économiser de l'eau en prenant moins de douche et moins de bain » , j'étais un peu là en mode, « Bah, ok, mais est-ce que c'est vraiment ça qui joue énormément dans la balance, ou est-ce qu'on ne peut pas avoir un impact plus fort ailleurs sans réduire notre confort ? » Et toujours dans les bons plans, moi, pour le confort. Spoiler, on va voir que c'est quand même important d'économiser de l'eau au quotidien, Euh... Je voulais... savoir si l'eau invisibilisée, c'était... Enfin, pour comparer un peu la consommation moyenne d'un Français de l'eau invisibilisée par rapport à l'eau normale, dite eau domestique, en gros, quand on tire la chasse, quand on prend une douche, quand on se lave les dents, etc., quand on cuisine, quand on boit, cette Ausha, est-ce que c'est kiff-kiff, ou est-ce que vraiment, comme mon intuition me le disait, l'eau virtuelle est plus grande ? Alors on passe à la première partie, pour déterminer facilement, parce que j'ai juste regardé les chiffres, ce qui consomme le plus d'eau. Parce qu'on sait que gaspiller de l'eau c'est mal, mais où est-ce qu'on gaspille vraiment le plus d'eau ? Premier chiffre, mais alors qui sont je trouve pas très parlants, mais ils ont le mérite d'exister, c'est que l'empreinte hydrique d'un français pour la consommation moyenne d'eau, en prenant tout en compte, C'est 1786 m3 par an et par personne. Après, j'aurais des chiffres un peu plus parlants, mais bon, soit. Et quand même, sans l'eau virtuelle, c'est 452. Du coup, c'est presque 4 fois supérieur. Donc on voit déjà là que mon intuition était bonne. Voilà, vous pouvez arrêter là le podcast. Non, il faut continuer pour les solutions pour cette eau virtuelle qui, je pense, même si je l'ai définie, c'est peut-être un peu pas hyper tangible pour le moment. Donc, on va s'intéresser tout d'abord à l'eau domestique, puis après à l'eau virtuelle. Et après, je poserai une question qui m'a emmenée dans des débats, mais qui est peut-être évidente pour vous, mais qu'il a fallu que je fasse pousser ma réflexion. On va prendre les chiffres par jour, parce que c'est plus parlant. Pour l'eau domestique, la consommation en litres par habitant, et du coup par jour en France, c'est à peu près 148 litres. Retenez ce chiffre, 148 litres. Avec une décomposition selon l'OMS qui suit, à peu près 1,5 litre pour boire, 9 litres pour cuisiner, 9 litres pour ménage, 9 litres pour laver la voiture et arroser le jardin, 15 litres pour la vaisselle. Après je pense qu'avec un lave-vaisselle c'est moins du coup. 18 litres pour laver la lessive, 30 litres pour la chasse d'eau. Et 58 litres pour la douche et les bains, sachant qu'un bain, c'est à peu près 150-200 litres. Bon, voilà, rapide jusque-là. Rien de nouveau sous le soleil. Maintenant, l'eau virtuelle, en moyenne, pour un Français, ils ont une moyenne, une empreinte en eau, en comptant que l'eau virtuelle et pas l'eau domestique, supérieure à 5000 litres. Donc, toute ma vie ! On m'a dit, ah là là, ne prends pas de bain. Non, on ne m'a pas dit ça toute ma vie. Je trouve que c'est hyper ancré dans nos têtes pour économiser de l'eau. Chez soi, on doit faire hyper gaffe à tout ça, alors que c'est que 148 litres par jour en moyenne et 100 000 litres pour l'eau virtuelle. Et qui parle de l'eau virtuelle ? Pas grand monde. Donc, je vais vous lister quelques aliments choquants de litres d'eau nécessaire pour... Un kilo de cet aliment. Alors, je dis aliment parce que, spoiler, c'est l'agriculture qui demande le plus de virtuel, mais il n'y aura pas que des aliments. Alors déjà, le premier du classement de loin, c'est le chocolat avec 17 196 litres. Ensuite, nous avons le café à audio de ses 15 897 litres. Si on ramène ça à quelque chose de normal, parce qu'un litre de café, bon on va pas le boire un litre de café, mais du coup dans une tasse de café de 125 millilitres, c'est à peu près, millilitres hein, c'est à peu près 140 litres d'eau qui sont nécessaires pour le cultiver, récolter, torréfier, etc. Le troisième, on l'attendait, la viande bovine, avec 15 400 litres d'eau pour un kilo de bœuf, enfin bœuf machin machin, veau et tout. Et en fait, je sais pas si on se rend compte, mais un kilo, ça fait, j'avais calculé, environ 250 douches de 5 minutes pour juste de la viande, alors qu'il y a des protéines ailleurs. Donc l'eau virtuelle, là, ça va être pareil, faire pousser les céréales en ayant au préalable dévorcé une forêt. Et du coup, ça, ça se retrouve aussi, par exemple, une paire de chaussures en cuir, bah, ça va être à peu près 8000 litres d'eau nécessaire pour la fabriquer. Et j'avais vu un calcul intéressant par rapport aux protéines et calories, etc., entre régime carné et végétalien. Et du coup, si chaque Français passait au régime végétarien, végétarien, même pas végétalien, pardon, jusqu'à 2770 litres par personne et par jour pour être ainsi... économiser chaque année, soit plus d'un million de litres par an. Vraiment réduire ça, parce que là, bon, végétarien, c'est entre guillemets extrême parce que c'est plus du tout. Mais rien que réduire, en fait, on économise des litres et des litres. Et si de temps en temps, on a envie d'une bonne douche un peu longue, bon. Ok, on continue avec le jean. qui nécessite 10 000 litres d'eau pour être produit parce qu'il faut bien faire pousser le coton et c'est une plante qui demande beaucoup d'eau. Après, j'en ai parlé un peu dans mon épisode sur la fast fashion et les vêtements en général, il n'y a aucune matière idéale pour les vêtements. Il y en a qui sont plus ou moins pires. Viscose, tout ça, c'est un enfer sur la pollution, etc. Et le coton aussi, si ce n'est pas du coton biologique. Mais le seul truc qui joue vraiment, c'est de réduire même les matières qui sont moins problématiques, comme le lin, etc. Si on produisait autant de choses que ce qu'on produit aujourd'hui avec du lin, ce serait aussi problématique. Enfin, moins, mais voilà. Donc, réduire. Je vous invite à écouter mes épisodes sur les vêtements si vous avez envie. J'en cite encore quelques-uns. Nous avons le thé qui demande pas mal d'eau avec 8 856 litres. Les amandes, 8 000 litres. Après, avant de manger un kilo d'amandes, voilà. Mais quand même, c'est à prendre en compte. En général, les fruits secs, c'est assez demandeur en eau. Le porc, 6000 litres. Le riz, 4500 litres quand même. Les oeufs, 3300. Fromage, 3200. Le téléphone, 2500. En particulier pour les métaux rares. Pareil, si vous voulez m'entendre parler du téléphone, je vous invite à écouter mon épisode sur le téléphone. T-shirt en coton, 2000 litres. Soja, 1600. Blaise, 1500. Aluminium, 1000. Parce que oui, il n'y a pas que la nourriture. Il y a aussi les choses pour fabriquer des objets, les emballer, etc. Et après, du coup, on arrive dans ce qui... Bon, avocat, 938 litres, c'est quand même beaucoup. Surtout que les avocats, il vaut mieux éviter d'en acheter. Moi, la première, je ne suis pas forcément... Celle qui en achète le moins. Mais enfin, en vrai, depuis que je me renseigne, j'en achète beaucoup moins qu'avant. Et c'est parce que les conditions... J'avais lu, je sais plus où, que dans les pays producteurs, en fait, il y a des mafias et tout parce qu'ils volent les fruits. Enfin bref, c'est horrible, une horreur. On a la bière, 298 litres. Pareil, on dirait pas, mais en fait, bah si. C'est beaucoup quand même de litres. Même si... Par rapport aux 15 000 du bœuf, bon voilà. La plupart des fruits, c'est en dessous de 200. Ou genre 200, mais en dessous de 300 sûr. Et on a l'exemple de la baguette de pain à 150 litres. Et j'aime bien cet exemple parce que je me dis, en moyenne par jour, on consomme 148 litres. Et du coup, si on gaspille une baguette de pain, déjà toutes nos consommations en eau domestique, elle a été... C'est comme si on avait un jour de plus. Je ne sais pas, je trouve que c'est hyper... Une baguette de pain, ça ne te semble tellement rien. Et pourtant, c'est la consommation en eau moyenne d'un Français chez lui. Donc bon, rappelons-nous de ça. Et du coup, comme je disais, en France et partout dans le monde, c'est l'agriculture qui utilise le plus d'eau. Et environ 70% de notre empreinte en eau provient de l'alimentation. D'où l'importance... En plus de la biodiversité et du climat, de manger, de végétaliser son assiette. Et du coup, là, j'ai fait une petite liste des choses à faire pour économiser de l'eau, qui, en soi, sont pas si terribles que ça, parce qu'elles bénéficient à notre qualité de vie. En fait, tous les aliments qui polluent beaucoup, genre manger moins de viande rouge, parce que blanche, ça va encore, même s'il y a d'autres problèmes, moins de café, moins de chocolat chaud, de sucre... Tout ça, c'est recommandé par les médecins, etc. Et ça améliore juste notre santé de manière générale. Moins de risques de maladies cardiaques, etc. Le café, on est moins stressé. On évite le calium dans le chocolat, etc. Enfin, c'est pas mal. Le fait d'avoir moins de vêtements. J'en parle pas mal dans mon épisode, encore une fois, sur les vêtements. Mais rien qu'avoir... Un peu des économies, l'esprit plus clair. Ensuite, quand même, un petit truc sur l'eau domestique, c'est de ne pas se laver tous les jours. Alors là, parce que je sais que j'avais déjà entendu ça, mais à l'époque, c'était topito. Du coup, je m'étais là, bon, la source n'est pas... Je ne sais pas, quoi. Et je ne m'étais pas renseignée plus que ça. Et récemment, j'ai écouté la conférence d'un biologiste qui s'appelle Marc-André Solos. en direct, et il disait que les bases-là, tous les jours, et alors lui, c'est un biologiste qui a vraiment étudié, enfin, il est spécialiste en mycologie ou je sais pas quoi, enfin, c'est un spécialiste de bactéries, quoi, et en fait, quand on se douche trop, on abîme, enfin, en fait, on le sait, mais je trouve qu'il y a toujours cette barrière de, bah, c'est un peu deg quand même, mais en fait, il faut... quand même se laver tous les jours, les parties intimes, tout ça. Mais il ne faut pas se savonner tout le corps entier tous les jours. Ça va tuer toutes les bonnes bactéries. Et après, on va avoir tendance à peut-être plus se mettre de crème, etc. parce que notre peau est sèche. Et ça, c'est aussi des choses qui sont mauvaises pour notre microbiote. Voilà. Faut me croire. Faut croire Marc-André Solos. Ensuite, quelque chose aussi meilleur pour notre santé, forcément, c'est d'acheter bio. Parce que là aussi, on verra plus tard pourquoi le bio a un impact sur l'économie d'eau. Stay tuned. Petite astuce aussi, l'eau de pluie pour les plantes. Alors, c'est une astuce que j'ai trouvée en préparant l'épisode. J'ai voulu la tester, mais j'ai échoué. Parce que du coup, j'avais récupéré une bouteille qu'on m'avait offerte de jus de pomme. que j'utilise comme arrosoir. Et du coup, je l'avais mise sur mon balcon parce qu'il allait pleuvoir pour avoir l'eau et après arroser mes plantes. Sauf que, avant la pluie, il y a du vent et elle a fait et elle est tombée et elle s'est cassée en mille morceaux. Donc, je n'ai pas encore testé cette astuce avec brio. Mais en tout cas, normalement, ça a une meilleure croissance pour les plantes parce que l'eau est plus douce, etc. Donc tant mieux, au moins, on peut récupérer l'eau et la donner direct aux plantes sans avoir à la traiter, etc. Ensuite, tout simplement, maintenant que vous avez entendu ça et que vous savez très bien que ne pas prendre de bain, c'est bien, mais que c'est peanuts par rapport à boire moins de café, Vous serez malheureusement, tant que vous ne faites pas d'action par rapport à ça, un petit peu en dissonance. C'est forcé, parce que le gaspillage d'eau, on en parle souvent. Et maintenant que vous savez que certaines choses gaspillent beaucoup plus que tout ce que vous pouvez jamais économiser chez vous... Si vous allez un petit peu tranquillement vers l'action, vous serez plus aligné avec vos valeurs, et du coup moins en dissonance cognitive, plus apaisé pour le reste de votre vie. Parfois ça c'est un peu les connaissances qui, si on les connaît pas, on est bien tranquille, et je trouve que pour l'eau, celle-là, elle est pas assez mise en valeur. Moi je viens là pour casser vos, comment on appelle ça, vos certitudes. Bon après peut-être que je suis la seule qui connaissait pas ça, et que je suis passée à côté. La dernière fois, j'avais un terme où tous mes amis le connaissaient et pas moi. Je me suis sentie un peu boumeuse, mais bon. Ça se trouve, c'est pareil pour l'eau virtuelle. Et enfin, dernier point positif pour nous, c'est économiser. Parce que, alors déjà, rien que pour l'eau domestique, quand on met moins chaud, etc. Mais aussi pour les aliments, parce que donc, alors, consommer ses aliments, c'est dommage. Enfin, c'est bien dans un sens, c'est bon le café et tout ça, mais... Ça coûte de l'eau, mais acheter ces aliments et les gaspiller, bon après avant de gaspiller du café, voilà, mais, et les gaspiller, c'est à peu près, en France, 159 euros par personne par an qui est gaspillé parce qu'on a jeté des aliments qu'on a encore consommables, quoi. Donc bon, le gaspillage alimentaire, enfin, éviter de gaspiller, ça fait des économies. Ensuite, dans mes lectures, j'ai vu d'autres gestes un peu plus neutres que j'avoue, je ne fais pas trop. Alors à part remplir complètement le lave-linge, ça c'est un peu tout le monde sait quoi. Il y a beaucoup d'aides pour l'eau domestique, même si ce n'est pas la meilleure, mais bon, soit. Nettoyer les fruits et les légumes dans un récipient au lieu de laisser couler le robinet dessus. Pour après réutiliser l'eau, je pense pour arroser les plantes. Mais je ne sais pas pourquoi d'autres... On pourrait l'utiliser parce que c'est un peu ça. Dites-moi si vous avez des idées. Éviter de tondre la pelouse. Alors, quand même la tondre un peu si jamais. Mais ça c'est pareil. Alors, un jour il faudrait que je fasse un épisode sur la biodiversité. Parce que vraiment, en fait, plus la pelouse est coupée court, plus elle sèche vite. Dans un jardin, on peut aussi, je sais que ma grand-mère fait ça, faire un chemin de tondeuse et laisser le reste pousser pour laisser place à la biodiversité essentielle à un bon cycle de l'eau. Je sais pas si c'est moi qui ai marqué ça ou si j'ai vu sur un site, mais j'ai marqué la phrase suivante. Si vous laissez l'herbe pousser un peu de temps en temps, le besoin d'eau sera minime et les insectes pourront vivre heureux. Comme si les insectes vivaient heureux depuis que les hommes étaient là sur Terre. Oh non, les pauvres insectes ! D'ailleurs, insectes qui représentent 60% des espèces vivantes, je crois. J'avais lu ça dans un livre, mais là je doute, ça fait quand même beaucoup. Mais je crois que c'est ça. J'en sais pas les espèces vivantes. En dehors des micro-organismes, je pense. Mais par rapport aux arbres, etc., c'est les insectes qui représentent vraiment le plus. C'est un super livre, ça, qui a été fait récent, je mettrais en description, qui a été fait par notamment... Comment elle s'appelle ? Tatiana Giraud. Sur un peu se rendre compte des choses de la biodiversité et des actions qui ont vraiment un impact ou pas. Et franchement, je pense que... Je sais pas comment c'est possible, mais j'aimerais bien faire un épisode dessus, mais sans non plus juste vous lire le livre, quoi. Ça aussi, moi je sais pas, parce que peut-être que j'ai pas de jardin, du coup je me suis pas renseignée, et que si vous avez un jardin, vous le savez, mais si on arrose le matin ou le soir, j'utilise moins d'eau que lorsque le soleil tape fort. Ce qui est logique. Bon, je pense que vous savez, mais bon, pour ceux qui savent pas, voilà. Et après, y'a des plus gros, des plus gros choses, des plus grosses choses, comme... Si jamais votre lave-linge casse, le remplacer par quelque chose de plus économe en eau. Et si vous avez envie d'avoir des toilettes sèches, c'est quand même 30 litres par jour économisé, ce qui n'est pas négligeable. Même si vous pouvez avoir rapidement les 30 litres, même 3000 rien qu'en ne buvant pas du café pendant une semaine. Et aussi un truc trop cool que j'ai fait, c'est l'ADEME qui a mis en place ça, ça s'appelle nos gestes climat et en fait on peut à la fois calculer notre empreinte carbone et à la fois notre empreinte en eau. Alors ils n'en comptent pas l'eau domestique dedans parce qu'ils disent que ça retourne au cycle. J'ai mis en description si jamais vous voulez tester, c'est rapide, on se rend bien compte des choses. et des ordres de grandeur, etc. Et ce qui est bien, c'est que les gestes, vous l'avez vu là, pour réduire son empreinte en eau, c'est à peu près les mêmes gestes que pour réduire notre empreinte carbone, donc c'est pas trop compliqué à se souvenir. Et du coup, moi j'étais à peu près à 3500 litres par jour, sachant que je suis dans un petit appart, je suis végé, etc. Et ça peut monter jusqu'à 9000 litres, et la moyenne... On l'a vu, voilà, il est à peu près à 5000. Je suis bien en dessous de la moyenne, tant mieux, grâce au VG. Je crois que... Parce qu'un truc qui, par contre, pollue beaucoup, c'est la voiture. Et pour un litre d'essence, c'est à peu près 18 litres d'eau qui sont nécessaires, donc c'est quand même raisonnable par rapport au reste. Après, avec un litre d'essence, on va pas bien loin. Donc le train demande moins d'eau aussi. Mais du coup, quand j'ai fait ce calcul sur le site de l'ADEME, et qu'ils n'ont pas pris en compte l'empreinte en eau, car elle est restituée dans le cycle de l'eau, après que nos eaux usées sont nettoyées et remises dans les cours d'eau de notre territoire, Et puis bon, c'est aussi qu'on soit à 200 ou à 50 par rapport à 3500, ça va pas changer énormément la donne. Mais je me suis dit, attends, si je me rappelle bien, en plus dans mon service civique, je fais un service civique à la Fondation Good Planet où je fais des ateliers sur divers sujets par rapport à l'environnement, donc climat, biodiversité, tout ça. Et là, j'ai préparé un... Un sujet sur l'eau, qui rappelait, bien évidemment, comme c'est pour des primaires, que le cycle de l'eau fait que, depuis 4 milliards d'années, on a le même volume d'eau sur Terre. Et je me suis dit, mais attends, tout ce que je viens de dire là, toute l'empreinte en eau, nanani nanana, pour qu'en fait ça retourne au cycle et que ça nous revienne, mais je me suis dit, mais en fait, qu'est-ce que... qu'il se passe ? Comment ça, on gaspille de l'eau alors que l'eau part et revient ? Du coup, je me suis sentie bête et je me suis dit mais attends, je ne comprenais plus rien. Et je me suis même dit, mais même l'eau virtuelle, en fait, quand on arrose le blé, le maïs, etc., qu'on va donner aux animaux, elle est dans la terre. Du coup, je me suis dit, bon, ça, c'est un sujet à creuser. Et je me suis aussi dit, mais dans les régions où il y a des sécheresses, tout ça, c'est à cause du réchauffement climatique, de la biodiversité. Mais si nous, on coupe l'eau du robinet, alors que de toute manière, elle va revenir à la rivière, est-ce que ça a vraiment un impact ? Après, ça, c'était vraiment ma première réflexion. Et après, je me suis dit, ah, mais on a forcément un impact sur la biodiversité. Du coup, c'est toute une chaîne, etc. Et le cycle est perturbé. Mais je trouve ça quand même important, du coup, de faire une deuxième partie là-dessus pour expliquer clairement que c'est pas qu'une histoire de quantité. Alors, déjà, petite mise au point sur les connaissances sur l'eau de base. On a une Terre, notre planète, qui est environ recouverte à 72% d'eau. Et pourtant, on manque d'eau. Bizarre. Mais en même temps, il n'y a que 2,5% de l'eau de terre qui est douce, et c'est celle qu'on utilise pour tout, à part pour faire du surf. Et dans cette eau douce, 77% est stockée dans les glaciers et la banquise, 22% c'est de l'eau souterraine, et 1% de l'eau de surface. Et ça, vraiment, si je prends ça dans 1%, ça veut dire que toutes les rivières qu'on voit, etc., c'est... 1% de l'eau douce. C'est 1% des 2,5%. Sauf que, on se rend bien compte que vraiment, j'ai l'impression d'être bête, que tout le monde a compris ça, mais je me dis, il faut quand même faire cet épisode au cas où je ne sois pas seule. Et je ne dis pas que si vous n'avez pas compris ça, vous êtes bête. Je n'insulte que moi-même, même si c'est mal. Le problème, c'est pas seulement la quantité d'eau sur Terre, en tout, avec les océans, etc. C'est la quantité d'eau douce disponible. En effet, elle est Merci. pas forcément aussi accessible et au bon endroit au bon moment qu'avant et avoir accès à l'air douce c'est juste rendu plus difficile d'accès et Il y a autant d'eau, mais moins d'eau douce. On va voir pourquoi. Petit point sur le cycle de l'eau qui est perturbé. Alors, c'est pas du tout drôle, mais alors, les causes du réchauffement climatique et effondrement de la biodiversité, tout simplement, parce que, notamment par l'artificialisation des sols, etc.,
Speaker #0surexploitation des ressources en eau douce, Pour la domestique et la virtuelle, qu'on puise, la France prélève en moyenne 33 milliards de mètres cubes d'eau par an sur les prêts de 208 milliards disponibles en moyenne chaque année dans les cours d'eau. Donc là, on peut se dire, dans les cours d'eau, les lacs ou les nappes, selon le ministère de la Transition écologique. Donc là, on peut se dire, bah, ça va, 33 milliards sur 208 milliards disponibles en moyenne chaque année. Sauf que, c'est soumis... à des fortes variations annuelles. Par exemple, en 2019, il n'y avait que 142 milliards de mètres cubes disponibles. Et surtout, saisonnière. Et aussi, une part... Parce qu'on se dit, on va puiser, Mais en fait, pour que l'écosystème reste, et ça semble logique encore une fois, reste normal, une part importante de l'eau... doit rester dans les milieux naturels pour préserver l'équilibre. Donc si on puise, on accentue encore le déséquilibre de la biodiversité et donc de l'eau. L'essentiel des prélèvements ont lieu l'été quand la disponibilité est au plus bas, quand il ne pleut pas, etc. Et du coup, pour y voir un peu plus clair sur ce que la France prélève en eau, voir les principaux postes de consommation en France. Et pas de prélèvements. Vraiment, parce que prélèvements, c'est un autre classement, mais la consommation c'est l'eau qui est vraiment utilisée et qui ne revient pas forcément à la nature dans les cours d'eau ou sous forme polluée. Alors nous avons en premier l'énergie, surtout le nucléaire pour refroidir les réacteurs, qui utilise beaucoup d'eau souterraine et aussi de l'eau de surface. Nous avons l'eau domestique, principalement l'eau souterraine parce que c'est plus facile à nettoyer, et un peu d'eau de surface. Mais du coup, là, alors, je comprends plus rien, parce que, et ça c'est vrai que c'est le seul truc que j'ai pas compris quand j'ai fait mes recherches, peut-être que vous pourrez m'éclairer ma lanterne, c'est l'eau domestique, c'est 12%, donc 2% de moins que l'énergie, mais 12% qu'on ne rend pas à la nature, alors que l'ADEME a dit, ah, nous on met pas ça dans nos calculs parce que ça repart dans la nature. Une des raisons, je pense, c'est que l'eau nettoyée par les stations d'épuration pour la rendre potable pour nous, c'est ok, mais l'eau nettoyée, alors c'est pas les stations d'épuration, mais voilà, et l'eau nettoyée par les stations d'épuration de nos eaux sales, elle a pas la même richesse, elle a pas les mêmes minéraux, tout ça, et peut-être qu'elle est pas, enfin c'est même sûr qu'elle est pas aussi bonne pour la biodiversité. que celles qu'on a prises. Parce qu'on ne voit pas impossible de nous boire l'eau qui a été nettoyée après une station d'épuration, parce qu'il n'y a pas tout ce qu'on recherche dans l'eau. Combien on peut vivre de temps sans boire ? C'est 3-4 jours ? Non, 2-3 jours. Pas longtemps, en tout cas. Ensuite, nous avons l'industrie et la construction, avec 9%. Je ne l'ai même pas fait dans l'ordre des... Les pourcentages, mais voilà. Donc avec beaucoup d'eau souterraine et de surface. Une industrie qui utilise le plus d'eau et qui pollue le plus d'eau, c'est la mode. Et enfin, 62% l'agriculture avec du coup l'irrigation et l'élevage. Et c'est 80% qui est dans ces 62% qui sont utilisés pour l'irrigation avec à peu près un tiers d'eau de surface et deux tiers d'eau soute. terrene. Par rapport à cette histoire de l'eau, elle vient s'infiltrer dans la terre et tout, pourquoi elle est pas bien. On distingue dans la vie trois types d'eau virtuelle. La verte, la bleue et la grise. L'eau virtuelle verte désigne l'eau provenant de la pluie et de l'humidité des sols. Du sol. L'eau virtuelle bleue correspond à l'eau douce captée dans les nappes, rivières et lacs. Et enfin, l'eau virtuelle grise est l'eau qui est polluée lors de son utilisation, par exemple par les engrais, et qui ne peut pas être réutilisée ou de façon limitée. Et du coup, l'agriculture, elle consomme beaucoup, elle utilise de l'eau verte, mais elle est polluée et son utilisation par la suite est limitée et pour la nature et pour l'homme. D'où... Acheter bio, comme je le disais tout à l'heure dans les solutions. La boucle est bouclée. Et c'est fou de se dire que l'agriculture, ça représente une part aussi énorme de la consommation en eau, sachant que la plupart des irrigations se font en été, alors que le reste c'est un peu toute l'année. C'est vraiment affolant. Mais ça reste quand même un peu compliqué. Il faut faire confiance en fait aux... Au chiffre qu'on voit, de se dire, bon là, c'est vraiment ça qu'ils utilisent le plus, parce que même quand je regarde ça, c'est pas facile facile. Mais du coup, de toutes ces utilisations, il y a des conséquences. Ça me donne soif de parler d'eau. Première conséquence, et non des moindres, il y a de moins en moins d'eau douce disponible sur Terre. Parce que... Forcément, si on prend beaucoup dans les nappes phréatiques, elles n'ont plus le temps de se remplir. Il y a beaucoup plus de pompage que d'eau qui s'infiltre dans le sol. D'eau pas trop polluée. Et du coup, le niveau des eaux souterraines baisse, et notamment plus rapidement, à proximité des grandes villes. Quand bien même, l'exploitation des eaux souterraines reste essentielle, puisqu'en France, elles fournissent environ 60% de l'eau potable. et 40% des volumes utilisés pour l'agriculture, pour l'agriculture agricole et pour l'industrie. Donc, elles fournissent environ 60% de l'eau potable. Et je trouve que quand on réfléchit comme ça, moi, j'ai vraiment peur d'avoir soif. Je sais qu'il y a des villes en France qui sont déjà parfois dans l'économie d'eau telle que c'est littéralement pour boire de l'eau, alors qu'on peut avoir tellement d'impact. Après, c'est aussi global, parce que le café, l'eau utilisée pour le café, ça ne va pas nous impacter nous directement. C'est un peu plus de la solidarité, quoi. Mais en même temps, la terre, dans sa globalité, les actions de partout contre la biodiversité, etc., ça perçoit le cycle. Et ça perçoit le cycle de l'eau. Et je veux dire, la biodiversité, je veux dire, la terre, elle n'a pas de frontières, quoi. Toutes les atteintes à la biodiversité, je veux dire, c'est bien l'impact des pays développés qui fait plus souffrir les pays, notamment insulaires, tout ça. Ensuite, on a le problème de l'eau polluée. Et parfois, en fait, elle est trop polluée, même trop difficile pour être traitée. Souvent, résultat des industries, mode, tout ça, et des pesticides, beaucoup en France, du coup. Parce que la mode, c'est encore une fois un peu plus loin. Et du coup, ce qui nous fait encore dire que c'est important la quantité de litres. Ouais, mais en fait, du coup, je pense que dans mes premiers chiffres, c'était pris en compte, ça. Je suis bête. Mais bon, c'est quand même important de ne pas polluer pour réduire la quantité de litres d'eau perdus. Et si on parle au niveau mondial, en 2022, il y avait environ 40% de la population mondiale qui était touchée par... une raréfaction de cette ressource. Et selon l'UNESCO, en 2022, 2,2 milliards de personnes n'avaient pas accès à une eau potable gérée en toute sécurité. Je ne sais pas si on se rend compte, 2,2 milliards. Sachant qu'on a un peu plus de 8 milliards, plus c'est pollué, plus on va devoir la traiter, plus ça va demander de l'énergie, plus ça va créer réchauffement climatique, plus ça va avoir un impact sur les sécheresses, etc. Ce qu'on veut faire aussi, dont je n'ai pas trop parlé, c'est utiliser des lessives, etc., respectueuses de l'eau. Mais bon, pareil, ça sera un peu connu. Et je ne pense pas que c'est un aussi grand impact que les pesticides et les industries. Mais bon, on n'est pas là pour rentrer dans le triangle de l'inaction. Nous sommes là pour faire de notre mieux et garder un peu d'espoir. Et du coup, notamment avec la fonte des glaces, l'eau part plus dans l'océan. D'où le fait qu'il y ait moins d'eau douce, notamment. Non seulement il y a moins d'eau douce, mais il y a aussi une aggravation du réchauffement climatique et de l'effondrement de la biodiversité. Avec des sécheresses plus fréquentes et plus longues, dans plein de régions du monde et même en France, des stress hydriques, tout ça, ça dépend forcément de la saison et de la localisation, mais dans des régions où la ressource est déjà vulnérable, rien que la consommation domestique, est essentielle. Et en fait, je pense qu'on parle beaucoup de consommation domestique parce que c'est celle qui impacte directement notre territoire plus que ce qu'on produit, plus que l'eau virtuelle parce que c'est un peu mondialisé. Mais du coup, dans notre territoire, si on n'est pas en période de sécheresse, ça aura beaucoup plus d'impact de réduire notre eau virtuelle que notre eau domestique en termes de quantité pour le bien du monde. Et en termes de sécheresse... Effectivement, c'est notre eau domestique qui encore plus sera impactée, à part si on habite dans une zone où on sait qu'ils produisent, je sais pas, genre des céréales pour les bœufs juste à côté de chez nous. Bon bah là, manger moins de bœufs, peut-être ça aidera, mais c'est surtout pour la plupart des gens l'eau domestique qui peut fortement perturber l'équilibre écologique. Si on prélève, on prélève, on prélève dans des nappes qui sont... déjà pas trop chargé. Et notamment, quelque chose qui peut aider, c'est dans plein de communes dans le sud de la France, ils interdisent de remplir les piscines parce que c'est le territoire là maintenant qui souffre et qui a besoin de serrer la ceinture. Après, dans tous les cas, c'est utile d'économiser l'eau, rien que pour, comme on l'a dit, l'énergie. Et après, le reste, en fait, tout est lié. Je veux dire... Si on... Les actions pour économiser de l'eau vont un peu préserver de la biodiversité et du coup permettre un peu mieux de respecter le cycle de l'eau. Parce que du coup, pour parler biodiversité, par exemple, trop pomper, ça va réduire les zones humides. Les zones humides qui sont un sanctuaire de biodiversité. Et je pense qu'aussi, forcément, quand on parle d'eau... On est obligé un peu de... Enfin, inconsciemment, on le lit à la soif, quoi. Je sais pas si vous avez déjà eu vraiment soif, mais c'est... Enfin, on se sent mourir, quoi. Je me sens mourir, mais... Si, parce que c'est tellement rapide de mourir de soif. Et en fait, de dire que toutes nos actions nous mènent vers un monde où on peut... Alors, ça dépend des régions de France, à mon avis, et... avant de manquer d'eau pour boire, il faut y aller. Mais je crois que ça fait quand même un petit stress de dire que ça se trouve, on pourra connaître la restriction et du coup avoir un peu de soif. Et comme il y a déjà des communes qui le connaissent. Et une anecdote sur la soif, c'est pas mon anecdote, c'est une anecdote d'une amie qui se reconnaîtra avant même que je commence l'anecdote parce que ça m'a marqué. La pauvre. Elle, elle a connu la soif. En gros, elle était dans une balade avec sa famille aux Etats-Unis, un endroit où il faisait vraiment genre super chaud dans le désert et tout, et ils n'avaient pas pris assez d'eau. Et du coup, elles, ils ont très rapidement eu très soif, et pour tenir le coup, elles s'étaient gardées une gorgée d'eau. Où elle s'est dit, quand je vois la voiture et que je sais que je suis sauvée et que je vais pouvoir boire, je peux boire cette gorgée et, voilà, et genre, humidifier la bouche, quoi, parce que t'as un point, j'imagine, où, bah, on est juste sec. Et du coup, elle marche, elle marche, elle n'en peut plus, elle a soif, elle a chaud, oh là là. Et là, arrive la voiture. Et elle la voit. Et elle se dit, je suis sauvée. Elle prend sa bouteille. prête à connaître la meilleure gorgée de sa vie, elle l'ouvre. Et là, sa mère, la voit, elle se dit, bah, t'as encore de l'eau, toi. Et elle la prend, elle la boit. Non, c'est horrible. Oh là Vraiment, mais vraiment, cette anecdote m'a tellement marquée. Et plus j'y pense, plus ça me marque. Et je me dis, mais comment on peut être une maman et boire l'eau vitale de sa fille ? Et je me dis, mais en fait, là, dans le monde, c'est ça. On est tous là en mode, oui, on est tous bien ensemble, tout ça, mais quand il y aura l'eau qui va manquer ? Même vos proches les plus proches, ne comptez plus sur eux, ils vous voleront l'eau, comme on a volé à mon ami. Oh là là, non mais c'est horrible. Et du coup, ça c'est aussi une des conséquences de tout ça, c'est des conflits d'usages. Il n'y a rien qu'en France, c'est à prévoir et forcément ça augmente les tensions. Quand on a faim déjà, on est tendu, mais quand on a soif... Et du coup, c'est pas prêt de finir parce que les épisodes de sécheresse, etc., ça va être au lieu d'être tous les 70 ans, une année sur deux et on sera pas bien. Et vous repenserez à l'anecdote de mon ami et vous vous direz « Pourquoi je n'ai pas mangé moins de viande plus tôt ? Maintenant, ma propre mère me prend mon dos. » Oh là là. Maman, si tu écoutes cet épisode, j'espère que tu ne prendras jamais mon dos et que tu ne me laisseras pas mourir de soif. Ensuite, le... Un des problèmes du coup pour le cycle, une conséquence, c'est qu'il y a plus d'évaporation qui retombe là où on n'en a pas forcément besoin. En fait, il y a des inégalités, il y a moins de précipitations d'une manière générale, ou elles sont irrégulières. Sachant que mon père a toujours dit, le beau temps est le temps qui ne dure pas trop longtemps, ben là on se dirige vers la sécheresse. Je repense vraiment à l'anecdote, mais c'est horrible. En plus, le choc qu'elle a dû avoir. de se dire mais là j'ai pas mon eau quoi, genre si durement méritée. Non, on revient un peu sérieux là. La baisse du niveau des nappes entraîne de nombreuses conséquences négatives. Ah bah j'en ai déjà parlé en fait, l'assèchement des zones humides, mais aussi apparaît des fissures de tassement sur les bâtiments. Et tout ça, c'est vraiment plein de cercles, plein de rétroactions négatives. Le cycle perturbé entraîne moins de diversité, entraîne le cycle perturbé, etc. Pareil avec la pollution, pareil avec le climat, etc. Et en fait, je disais tout à l'heure, oui, le domestique, c'est un peu un impact sur notre terrain, nous. C'est pas faux. même si la biodiversité est liée à tout. Et du coup, c'est sûr qu'en fait, quand on économise son empreinte en eau virtuelle, forcément, ça va résoudre des problèmes de biodiversité, de climat et enlever et amoindrir les possibles stress hydriques, sèche-stress, etc. Même si en vrai, ça s'est fait sur du temps long et ça va mettre du temps à redevenir à la normale, même si tout le monde d'un coup agit hyper bien. Mais faut quand même pas baisser les bras et se dire, on fait notre part, on est comme des petites fourmis. Là, je parle de ça assez brièvement quand même par rapport à la complexité du sujet. Je vous invite, si vous voulez aller plus loin, à aller dans les sources. Il y a plein de choses pas mal, notamment le rapport sur l'empreinte en eau en France, qui est en anglais d'ailleurs, je sais pas pourquoi, mais voilà. Mais ou d'autres articles qui éveillent un peu à ces sujets, même si là vous êtes déjà bien éveillés à m'écouter. J'aimerais parler des fausses bonnes solutions qui m'ont traversé l'esprit, j'avoue. Et je me suis dit, mais pourquoi ? Par exemple, pourquoi on ne dessale pas la mer ? Et après je me suis vite dit, oh, dessaler la mer, ça veut dire que forcément, on utilise pas mal d'énergie. même si, parce que je sais pas si on peut utiliser en même temps la force des marées et tout, mais, concentration en énergie, mais surtout, ça perturbe les écosystèmes, et c'est un coût, et là après j'ai cherché, c'est un coût élevé, et ça rejette de la saumure très salée dans la mer, donc encore une fois, perturbe les écosystèmes, et pour votre connaissance, une eau saumâtre, c'est un mélange d'eau douce et d'eau de mer, voilà. Et enfin, il y a encore une dépendance technologique. Après ça, on l'a un peu partout. Mais il vaut toujours mieux des petites solutions low-tech un peu partout qu'une dépendance technologique comme ça pour l'eau. Et pour tout, de manière générale. Ensuite, je me suis dit, mais si on ne peut plus trop utiliser les nappes parce qu'il y a plein de problèmes et tout, parce que le problème principal, c'est qu'on puise trop dans les nappes et que ça perturbe le cycle de l'eau. Pourquoi on ne prend pas plus les rivières et les glaciers ? Et alors, pour les deux... c'est que, encore une fois, ça fonctionne sur les écosystèmes, c'est plus coûteux. Et pour les glaciers, c'est déjà difficile d'accès. Imaginez un glacier pour mettre toute une installation, tout ça. Et en fait, aussi, le glacier, c'est important pour avoir un stock naturel qui permet d'avoir de l'eau en été. Et si on prend dedans, rapidement, les rivières, etc., elles ne vont plus être alimentées. Donc certes, ils réduisent, et on peut se dire, ah mais c'est dommage parce que ça part dans l'eau, mais bon, ça part aussi alimenter les nappes, etc. Et il vaut mieux garder ce stock qui, du coup, nous en donne en été que d'en prendre tout le temps. Du coup, c'est un stock long qui est nécessaire et qui nous sauve un peu la mise. Je vais faire un petit résumé des actions importantes, du coup, après avoir... J'ai fait cette mise au point de questionnement sur comment ça le cycle de l'eau, le volume de l'eau est pareil, alors comment ça on gaspille. J'ai pris ce top à peu près sur le site de l'ADEME et qui englobe tout, quels sont les actions qu'on peut faire pour éviter de perturber le cycle de l'eau. Donc en 1. On s'en doute, moins de viande. Voilà, je me suis déjà pas mal étalée dessus. Ensuite, privilégier les produits provenant de régions non soumises à des sécheresses répétées. C'est vrai qu'on n'y pense pas trop, mais c'est pareil dans l'empreinte en eau. Si on veut éviter qu'une région soit en straits isériques, peut-être n'achetons pas un aliment qui leur coûte tout le lot de leur pays chaque année et qui peut faire souffrir la population locale. Pareil, j'ai la carte de ça en description. Mais pour vous donner un exemple, c'est le riz, parce qu'on l'a vu que ça consomme énormément d'eau par rapport aux autres céréales, et du coup il vaut mieux l'acheter en Camargue, qui est moins soumis à un stress hydrique, et au moins c'est made in France. Après j'ai une petite anecdote, mais du coup c'est pas pour vous inciter à l'acheter là-bas, mais une petite anecdote sur la Chine, encore anecdote du biologiste Marc-André Solos. En Chine, dans les rizières, ils ont remis des poissons pour reproduire l'habitat naturel qui de base existait avant qu'on enlève tout et qu'on fasse juste intensifierie. Et depuis qu'ils ont recréé l'habitat, ils mettent presque plus de pesticides. Et vraiment je trouve que ça montre la force de la biodiversité et se dire que l'homme est bien incapable de reproduire la biodiversité sans conséquences dramatiques. Et qu'une solution à pas mal de choses, c'est permettre aux écosystèmes d'exister et favoriser la diversité aussi. Mais ça, j'en parlerai dans un autre épisode. Ensuite, il y a acheter moins de produits d'origine animale. Et si on ne peut pas, ou si on réduit, mais du coup, pour ce qu'on continue d'acheter, il vaut mieux privilégier les produits... issus d'exploitations privilégiant le pâturage à l'alimentation céréale. Alors ça, je ne sais pas comment ça se regarde, mais en tout cas pour les oeufs, c'est s'ils sont numérotés 1 ou 0. Voilà, pour l'élever en plein air. En quatrième, on a moins de poissons. Alors en fait, les poissons d'élevage, leur nourriture, on a besoin d'eau pour le faire. Et impossible de prendre des poissons qui ne sont pas d'élevage. Puisque ça veut dire surpêche et 90% des stocks de poissons dans les océans sont pleinement ou surexploités. Donc bon, si on veut encore avoir des poissons et une chaîne alimentaire de ce nom, moins de poissons, c'est un peu mieux. Surtout que le poisson, la plupart des emballages par les cours d'eau, etc. se retrouvent à la mer. Le plastique, ça attire les métaux lourds, etc. Les médecins commencent à recommander aux femmes enceintes de ne pas manger de poisson parce que c'est mauvais pour leur fœtus. Peut-être que c'est pour une autre raison, mais bon, on sait qu'on mange environ par semaine une carte bleue de plastique. Un peu dit au poisson, même si pas que, même les choses emballées dans les plastiques, tout ça, mais bon. Le poisson, moi je commence à me demander, est-ce que vraiment tous les nutriments du poisson valent tout le plastique ? et les choses bizarres qu'ils ont dans leur pauvre petit corps. Ensuite, j'étais enroulée quand j'ai écrit mon petit soupeur. J'ai mis pas de main morte sur les légumineuses et les légumes. Donc oui, effectivement, nous pouvons manger beaucoup de légumineuses et de légumes qui ont, par rapport aux autres, moins d'empreintes en eau virtuelle. Et bonne pour la santé. Plein de nutriments, de fibres, machins, protéines, pour être... Des gens musclés. Est-ce que je peux montrer mes muscles à la caméra ? Oh, c'est pas très impressionnant. Si vous n'avez pas la caméra, vous nous paierez. Ok. Bien choisi. Ah oui, voilà. Ensuite, des produits locaux et de saison qui nécessitent moins de les arroser artificiellement. éviter les emballages jetables parce qu'effectivement, on a beaucoup parlé de l'agriculture mais il y a d'autres choses qui polluent, notamment on l'a vu de l'aluminium tout ça, et parfois les emballages, notamment pour les fruits et les légumes, ont un impact supérieur à l'aliment lui-même donc faire attention à ça après il vaut mieux acheter bio avec un emballage que pas bio et sans emballage Mais bon, on ne peut pas, quoi. Le mieux, c'est d'aller au marché et d'avoir un petit producteur bio. Et comme ça, hop, pas d'emballage. Et enfin, un truc que j'ai déjà dit, mais qui est si important et qui évite vraiment une empreinte inutile, c'est limiter le gaspillage alimentaire. Tenez-vous bien, un tiers, un tiers de la production mondiale est gaspillée. alimentaire est gaspillée chaque année. Vraiment, ce chiffre est fou. Un tiers, sachant que 800 millions et quelques, 900 millions de personnes sont sous-alimentées dans le monde. Mais bon, on ne va quand même pas manger tout ce qu'on produit. Après, il y a des pertes, je pense, qui sont difficiles à éviter. Mais bon, et ça, je... 40% des... Enfin, sur tout le gaspillage alimentaire, il y a du gaspillage dû au producteur, au consommateur, etc., au distributeur. La plus grosse part, c'est le consommateur qui est responsable de 40% du gaspillage, en tout cas en France. Donc là, on peut vraiment agir facilement. Et je sais pas, nettoyer plus souvent les frigos. avoir peut-être un classement dans son frigo des choses qu'on met dans un superware ça c'était hier machin et tout pour pas l'oublier ou ne pas hésiter aussi à prendre ça va plus vraiment être pour le consommateur mais à pas hésiter à prendre les légumes qui sont abîmés pour qu'il y ait une petite partie abîmée bon bah voilà s'il est tout pourri bien sûr on va pas l'acheter mais s'il y a une petite partie ça permet d'enlever la partie et de manger à la place plein de petites choses à faire Et je trouve que c'est hyper agréable de se dire que, en fait, la plupart des choses qu'on a à faire pour réduire notre consommation en eau, c'est vraiment des choses qui sont bonnes pour notre santé et notre qualité de vie et qui vont pas forcément attaquer notre confort toute l'année. Alors, moi, j'ai pas de baignoire, là, dans mon appart, mais je sais que j'aime beaucoup prendre des bains et que si j'avais une baignoire, j'en prendrais, peut-être pas tous les jours, mais au moins un tous les deux mois. Et je culpabilisais beaucoup par rapport à ça. Et maintenant, de voir les choses comme ça, je me suis dit, bah ok, si je suis pas dans une zone qui est en stress hydrique et que je fais hyper attention à mon empreinte en eau, du coup, et domestique et virtuelle, bah je peux me permettre de me détendre de temps en temps, quoi, et ce sera vraiment pas ça qui va jouer le plus dans la balance. D'ailleurs, pour le stress hydrique, il y a une carte qui a été faite que j'ai mise en description aussi pour savoir si votre... commune et en mode économie d'eau ou pas même si il y a d'autres moyens de le savoir, c'est assez sympa et de se dire on n'est pas fou si notre région est en stress idyllique bien sûr qu'on ne va pas prendre de bain mais si on ne l'est pas, ça va moins avoir d'impact même si ça en a un, c'est sûr et c'est quand même je trouve moins restrictif de se dire quand on est écolo, on doit faire attention à chaque goutte d'eau etc On peut, mais en fait, il y a plein d'autres manières et celle-ci, c'est pas forcément la plus utile. Après, bon, c'est aussi que moi, là, c'est personnellement, parce que je sais que j'aime bien me détendre en me lavant. Après, j'essaye de pas me laver tous les jours, même si j'avoue que c'est pas toujours le cas. Enfin, je me lave plus tous les jours que pas tous les jours. Mais voilà, bon, prenons soin de notre santé mentale. Après, bon, manger, c'est vital aussi, quoi. Enfin, limite, c'est plus important de manger que de prendre un bain. Enfin, même, c'est sûr. Mais manger de la viande, non, pas trop. Donc c'est aussi des choses à faire, et café, et tout ça. C'est vraiment, encore une fois, c'est quand même tellement bien de se dire que les aliments à éviter, c'est pas des aliments qui sont bons pour notre santé. Parce que vraiment, si on devait éviter de manger des légumes, tout ça, ce serait insupportable. On devrait manger que des choses... D'ailleurs, je vais pas parler de la nourriture transformée, mais ça aussi, ça consomme beaucoup d'eau. C'est vraiment gagnant-gagnant. Après... C'est toujours pareil, les choses que j'ai dites, les actions, il ne faut pas devenir fou et se restreindre jusqu'à craquer. Il faut se dire, ok, je réduis un peu. Par exemple, moi je suis végétarienne depuis à peu près un an, même si avant je mangeais de la viande une fois tous les deux mois. Et récemment, j'ai eu envie... Mon copain avait acheté des tranches de poulet, et j'ai eu envie d'une tranche de poulet comme jamais j'ai eu envie d'une tranche de poulet. Et je me suis dit, et en fait, autre anecdote, j'ai une connaissance qui était végane pendant 10 ans, et qui un jour, pareil, elle a eu envie d'un poulet, et vraiment c'était trop, et du coup elle a mangé tout le poulet, et je me suis dit, mais là, faut pas que j'arrive dans cet extrême de se dire que je vais craquer quoi, et de me dire que de temps en temps, si j'ai trop envie, j'en prends un peu, et je veux dire, c'est pas... tous les six mois, une tranche de jambon qui va enlever mes efforts, quoi, loin de ça. Et au moins, je pourrais continuer comme ça pendant longtemps, longtemps. Et après, il faut être réaliste aussi. En fait, il faut se connaître, il faut se dire, bon, est-ce que c'est juste un désir ? Si c'est tous les jours, c'est peut-être un désir. Ou est-ce que vraiment, là, c'est un... J'ai envie de ce goût-là. Après, genre... Je pense que... Là, j'hésite un peu pour moi à savoir si c'était un besoin ou un désir, parce que je sais que j'ai les bons nutriments dans mon alimentation, j'ai tout ce qu'il me faut, mais même si c'est psychologique, pour moi, il faut quand même le soulager dans la mesure du raisonnable pour tenir dans la durée. Je ne sais pas ce que vous en pensez. Et si on est un peu bloqué dans le « moi je peux pas parce que j'en ai besoin tout le temps » , il faut être réaliste aussi sur le fait que notre corps s'habitue et s'adapte. Par exemple, moi pour le lait végétal, j'étais vraiment une très grande femme de lait animal. Puis un jour, j'avais lu un article où il y avait marqué, c'était il y a longtemps ça, où il y avait marqué un peu bizarrement de boire le lait d'un autre mammifère. Et j'étais là « oula, oui, c'est vrai que c'est bizarre, c'est pour un veau normalement, je suis humaine » . Et je suis passée au lait végétal, et maintenant je préfère largement le lait végétal au lait animal, alors que moi j'étais une fan fan fan, parce que mes goûts aussi se sont adaptés, donc prendre ça en compte, et voilà. Et finalement aussi de se dire que tous ces petits changements, non seulement ils sont bons pour nous direct, mais aussi ça permettra un jour de ne peut-être pas avoir soif. Petite conclusion, j'espère que c'est un peu clair pour vous ce que j'ai voulu dire. Cette histoire d'eau virtuelle. Et n'hésitez pas à réagir, à me contredire, à me compléter, etc. C'est un épisode qui est assez général. Et en fait, il y a plein de sujets qui mériteraient d'être creusés. Là, je vais reprendre un peu les podcasts, donc j'en creuserai peut-être. Qui sait ? Mais c'est sûr, je prendrai d'autres sujets où j'essaierai d'aller peut-être un peu plus en profondeur. Ou pas. On verra. Non, c'est sûr. Je sais pas si je suis la seule à me poser ce genre de questions. J'ai l'impression que pour moi, c'est un peu une question bête, quoi, et que tout le monde sait, mais... Mais en même temps, c'est aussi que je voulais être sûre, quoi. Genre là, j'ai la certitude, j'ai vu les articles et tout, je sais que le monde fonctionne comme ça, et c'est pas juste une supposition. Parce que souvent, j'ai des certitudes, et où je me dis, bah ouais, c'est comme ça, et puis en fait, non. Et du coup, alors moi, j'ai vérifié, et... Et on a une partie de la vérité. J'espère que ça vous a plu, que ça vous a motivé un petit peu à ne pas baisser les bras face aux enjeux de la biodiversité, du climat, tout ça, à vouloir adopter une vie un peu meilleure pour vous et pour les autres, les autres humains et les plantes et les animaux. Tout ça, en vrai, c'est fou de se dire que des petits gestes, ça peut vraiment changer la vie d'énormément d'êtres vivants. C'est quand même une force insoupçonnée. De se dire qu'on peut avoir un tel impact. Souvent on se dit, ah mais on n'a pas un impact et tout. Là, 15 000 litres, beaucoup d'impact. Bon allez, à bientôt !