Description
Podcast by Camille Brachet
www.ceuxquinouslient.fr
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Podcast by Camille Brachet
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59 episodes


J’ai rencontré Isabelle Richard et Marc Frocrain à Clohars-Carnoët, dans le Finistère, le 16 avril 2021, dans la ferme cidricole Des Bouteilles à l’amère dont ils sont propriétaires depuis 2015. Au fil de la discussion, nous avons évoqué les parcours respectifs d’Isabelle et de Marc, tous deux reconvertis dans la production de cidre et arrivés assez récemment en Bretagne. Nous avons aussi approfondi les différentes manières de faire du cidre, ou plutôt des cidres car vous entendrez combien c’est un travail complexe et subtil. l a été question de pommes et de vergers bien sûr, mais aussi de terroir, de territoire, de tradition et modernité, de fermentation, d’héritage, et d'élaboration de cuvées spéciales. Nous avons aussi abordé la question des étiquettes et de tout ce qu’elles impliquent, de la conception et la fabrication, jusqu’à leur impact sur la dégustation. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
48min | Published on May 27, 2021


J'ai rencontré Anne Etorre le 26 mars 2021 chez elle, à Colombes. Anne Etorre travaille dans l’événementiel, mais s’attache plus précisément à organiser des événements liés à l’alimentation et à la gastronomie. Au cours de notre discussion, il a été question de son métier bien sûr, des rencontres qu’il lui permet de faire, et de sa grande capacité d’organisation et d’adaptation, salvatrice en ces temps compliqués. Anne Etorre nous a aussi parlé de son goût pour les bonnes choses, de son talent en cuisine, et de l’énergie qu’elle déploie pour faire connaître et rendre visible celles et ceux en qui elle croit, et qui nous nourrissent vertueusement. Évoquer avec elle son cheminement nous permet de mieux saisir les différentes étapes de la formation du goût, et renforce l’idée qu’il est toujours réjouissant de faire coïncider centres d’intérêts personnels et objectifs professionnels. Anne Etorre est revenu sur certaines de ces réalisations, comme la rédaction de livres dédiés à la cuisine et aux recettes, mais aussi sur des projets en cours, comme « la bourse Badoit pour la joie », une collaboration avec les caviars Sturia, ou encore la rédaction d’un gros ouvrage qui sortira en 2022. http://anneetorre.com Des recettes qui tranchent. Le carpaccio, de Anne Etorre, illustrations de Alessia Serafini, Éditions de l’Épure, 2020 Le caviar français, dix façons de le préparer, de Anne Etorre, Éditions de l’Épure, à paraître Le pâté, dix façons de le préparer, de Anne Etorre, Éditions de l’Épure, 2019 Le poulpe, dix façons de le préparer, de Anne Etorre, Éditions de l’Épure, 2018 https://www.badoit.fr/bourse-badoit (portrait © Emmanuel Nguyen Ngoc) La chronique livre de Ceux qui nous lient. Aujourd'hui, j'ai choisi le livre de Christophe Lavelle, Molécules. La science dans l'assiette, paru aux Ateliers d'Argol, en avril 2021, à lire sur le site. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
43min | Published on April 19, 2021


J'ai rencontré Apollonia Poilâne le 9 décembre 2020 à Paris, dans son bureau, tout en haut de l’immeuble de la rue du Cherche-Midi qui abrite la boulangerie Poilâne depuis 1932. Apollonia est donc la petite-fille de Pierre Poilâne, et c’est maintenant elle qui dirige l’entreprise depuis quasiment 20 ans. Après la visite guidée du fournil au sous-sol, Apollonia Poilâne a évoqué sur son parcours professionnel et personnel hors du commun, largement travaillé par son histoire familiale. Nous sommes donc revenues sur l’histoire de Poilâne bien sûr, mais aussi sur son apport à elle, sur ses valeurs et sur sa façon de gérer l’entreprise. Nous avons abordé son engagement sans faille pour les choses bien faites, et son exigence par rapport à la production, depuis le choix du grain jusqu’au pain à la sortie du fournil. Elle nous a expliqué les décisions qu’elle a été amenée à prendre concernant la stratégie de l’entreprise, mais aussi les orientations et centres d’intérêts personnels qui guident ses choix et influent sur son rapport au monde. C’est d’ailleurs cette vision du monde qu’elle transmet dans le livre paru aux éditions La Fabrique de l’Epure : Poilâne. Des grains au pain. Nous avons donc parlé de pain bien sûr, mais aussi d’histoire, d’économie, d’architecture, d’art, d’engagement, et de l’impact de la Covid-19, forcément. Il s’agit d’ailleurs du premier épisode enregistré masqué, et malheureusement vous le percevrez à l’écoute, je vous remercie par avance de m’en excuser. Poilâne. Des grains au pain, éditions La Fabrique de l’Epure, Paris, 2020 www.poilane.com Une nouvelle rubrique dans Ceux qui nous lient! À la fin de chaque épisode, j’ai décidé de vous parler d’un livre que j’ai particulièrement aimé. Aujourd’hui, le livre de Guillaume Sanchez, Post-cuisine, paru aux éditions du Chêne, en octobre 2020. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
50min | Published on January 14, 2021


J’ai rencontré Alice Roca le 8 octobre 2020 près de Verneuil sur Avre, dans sa maison-atelier pleine de charme. Intéressée par la mode, l’art, le design, l’écologie, mais aussi par tout ce qui tourne autour de l’alimentation, Alice tient le blog aliceroca.com sur lequel elle partage ses recettes, son travail autour des fleurs, ses inspirations, et son actualité. Styliste de formation, Alice a une approche très esthétique de la nourriture : couleur, texture, mise en scène. Elle porte un regard sensible sur les produits et les plats réalisés et elle les valorise à travers les photographies qu’elle partage sur son compte Instagram Aliceinfood. Pendant la discussion, nous avons parlé de son parcours à la fois atypique et cohérent, de son installation à la campagne, et du lien très fort à la nature qui s’est imposé dans sa vie. Ayant de nombreux projets en tête pour développer son activité culinaire, Alice est revenue sur son choix de vie et sur l’effet que ce changement avait eu sur son travail de créatrice. Elle nous a aussi expliqué quelle place tenait la cuisine dans sa vie et quels engagements profonds elle défendait. L’éducation au goût et la transmission du plaisir de cuisiner lui semblent cruciaux et c’est donc naturellement que nous en sommes arrivées à aborder le rôle de l’association L’école Comestible fondée par Camille Labro dans laquelle Alice souhaite vivement s’engager. www.aliceroca.com Une nouvelle rubrique dans Ceux qui nous lient! À la fin de chaque épisode, j’ai décidé de mettre en lumière un livre que j’ai particulièrement aimé. Aujourd’hui, je vous parle du livre de Paule Masson et de Nadia Sammut, Construire un monde au goût meilleur, évoqué dans un billet ici. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
43min | Published on November 20, 2020


J'ai rencontré Laetitia Debeausse et Christophe Aribert le 2 octobre 2020 à Uriage dans l'ancien grand-chalet du parc de la ville qui a été réhabilité et abrite aujourd'hui la Maison Aribert. Christophe Aribert, le chef du restaurant, a imaginé ce lieu avec l'aide de Laetitia Debeausse qui l'a accompagné afin de l'aider à déployer son projet de la manière la plus durable et la plus responsable possible. Maison Aribert, c'est un lieu privilégié à proximité des massifs du Vercors, de la Chartreuse et de Belledone, qui propose des chambres d'hôtel, une table doublement étoilée, un joli café de village revisité, mais aussi un espace bien-être et des consultations de kinésiologie et d'étiopathie. J'ai eu le plaisir de découvrir la subtilité et la finesse de la cuisine du chef, végétale et inspirée par le terroir local : parmi les sublimes plats dégustés tout au long de la soirée, citons par exemple la truite, citron, persil, oxalis, la truite, bouillon persil, oxalis, haricots verts du jardin, ou encore la tartelette sarrasin, ventres des poissons d’eau douce, maïs, oignons doux, mais aussi l'oeufs, champignons, pimprenelle, achillée mille-feuilles. Durant l'entretien, nous avons pris le temps d'échanger sur le parcours de Christophe Aribert et sur la création de ce lieu, mais aussi sur l'expérience totale de déconnexion à la nature qu'on vit lorsqu'on s'y arrête. L'omniprésence de l'art a été évoqué, qu'il s'agisse de la présence d'artistes locaux comme Thierry Martenon, sculpteur installé en Chartreuse, ou Martin Berger qui travaille à Grenoble dans le champ des arts décoratifs. Thierry Martenon a notamment conceptualisé cinq totems réalisés avec les platanes coupés durant les travaux. L'hôtel abrite également deux superbes expositions : le projet Hatarakimono est composé d'une série de photographies de vêtements de travail prises par l'artiste K-NARF au Japon en 2016. "Hatarakimono est un mot japonais très particulier qui décrit avec une connotation extrêmement positive un travailleur consciencieux, un bosseur. C'est un homme ou une femme qui aime faire son métier, quel qu'il soit, et qui le fait bien, sans prétention." (cf catalogue de l'exposition). Un autre travail photographique est aussi exposé, il s'agit de celui de Frédéric Leyre, Kodama l'esprit de l'arbre qui travaille sur l'imaginaire de la forêt à travers de sublimes photographies d'arbres. Ces collaborations sont en lien direct avec les engagements, très forts, qui ont été mis en oeuvre lors de l'élaboration de la Maison. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
50min | Published on October 23, 2020


Dans la capsule numéro 7, vous entendrez les mots d'Hélène Reglain, maraîchère à la Ferme d'Artaud. "Chaque jour, je vois le monde s'allumer, puis se plaindre.Je vois les hommes espérer, puis s'éteindre, sans que jamais l'aube nouvelle ne fasse naître l'étincelle. Je les ai vus baisser les bras devant le combat, lever les yeux au ciel dans un ultime appel. J'ai vu leurs visages pâles, comme des lécheurs de carreaux, boire aux vitres sales, étouffant un sanglot. J'ai vu d'autres hommes devenir fous, nous laisser tomber à genoux. Quand l'homme n'est plus Homme, quand l'homme devient loup, quand lâché dans la meute plus rien ne l'émeut. Quand il a pris le goût de la chair et fait le choix de la guerre, c'est que la bête a pris le pas sur l'humain et que plus rien ne la retient. Ah, qu'ils sont beaux, la bêtise au bord des crocs. Avec leur gueule de pantin, même pas des loups, rien, juste bons à lever la patte pour pisser sur nos mains tendues, juste bons à fouler l'asphalte à y traîner leur petit cul, gentiment serré dans la toile et le jersey. Mordus de part en part, nous avons fait rempart et muré nos douleurs comme ils ont cloisonné nos cœurs sans en mesurer l'ardeur. Mais les murs ont des oreilles et surtout, ils surveillent qu'au delà de nos maux, de nos flots, du sanglot, nous ne tentions pas l'assaut. Et quand, lassés, ils nous lestent pour se délasser dans la liesse, c’est nous qui avons le collier. Ils n'ont pas de bonnes manières, mais ils ont un bon flair : quand ils sentent le vent qui tourne c'est leur veste qu'ils retournent. Ils avancent d'un pas, puis ils reculent. Pour éviter le débat, ils gesticulent. Ils n'ont pas de principes ni même de convictions, que des cracheurs de pipe pour leur jouer du violon. Nous ne mangeons pas du même pain et si le nôtre est incertain, au moins, nous savons d'où il vient, car il a pris forme entre nos mains. Plutôt que nous laisser périr nous avons songé à pétrir l'avenir. Ils ont l'éloquence et puis l'élégance de passer sous silence nos misères, nos errances. Ils disent que ça passera, ils disent que le temps viendra. Mais justement, le temps, le temps qu'on a perdu, le temps qu'on a donné, le temps qu'on a vendu, le temps qu'on voudrait tuer, a fini par nous vider. Ça, ils en ont des choses à dire, des gens à médire, des vautours a nourrir . Ils en ont des choses à prétendre, des gens à comprendre et puis leur mère à vendre. A la lumière de leurs faubourgs, nous, nous sommes devenus sourds. Il n'y a plus d'espace dans leurs discours pour y laisser entrer l'amour." Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
3min | Published on June 15, 2020


Paris, 8 rue du Cherche-Midi, le 21 mai 2020 Ce que j’ai envie de partager en tant que Dirigeante depuis 18 ans de la société Poilâne - boulangerie créée et développée par mon grand-père Pierre Poilâne et mon père Lionel Poilâne, c’est l’essence des mots que j’ai dits le 15 mars dernier aux Compagnons et Collaborateurs de la maison. Nous venions de prendre connaissance des mesures gouvernementales décrétant la fermeture de tous les lieux publics qualifiés de « non indispensables », parmi lesquels les Cafés, les Hôtels, les Restaurants. Un pan entier de l’économie nationale, qui se trouve aussi être une partie de nos clients, allait donc être temporairement à l’arrêt pour une durée indéterminée. Les magasins alimentaires restaient quant à eux ouverts. (Mots aux équipes le 15 mars 2020) "Le pain est un produit de première nécessité, ce qui nous place devant nos propres responsabilités vis-à-vis de notre environnement humain et économique. Nous allons devoir nous organiser pour faire face à une situation inédite pour tous les acteurs du marché, particuliers, professionnels, fournisseurs et prestataires, et pour continuer de servir nos clients en dépit des circonstances et d’une probable variation à la baisse de leurs demandes. Je vous suis reconnaissante d’avoir déjà commencé à appliquer les consignes destinées à préserver la santé de chacun et la continuité de l’activité de Poilâne. La préservation de la santé de tous passera par une application sans faille des mesures barrières et par notre propre vigilance. La préservation de l’activité de la Maison sera une œuvre collective." Quand on traverse une situation aussi inédite, sans comparatif possible avec une expérience passée, on doit naviguer à vue et ajuster les décisions au jour le jour. Incertitudes et difficultés sont loin d’être derrière nous. Mais je suis fière déjà de la solidarité et de l’énergie que mes équipes déploient, et du professionnalisme de leurs actions au quotidien pour assurer la continuité de nos services. Le pain est un essentiel, protéger la santé de nos équipes et servir nos clients en sécurité chaque jour, un indispensable. Plus largement, voir, lire, entendre la solidarité et les partages qui se sont mis en place partout, est nourricier pour le présent mais aussi perspective pour l’avenir. Par exemple, nous collaborons avec le Reffetorio depuis 2 ans et avec la crise, nous avons pu les accompagner dans la redirection de leurs efforts. Depuis début avril, ils rassemblent des chefs qui cuisinent des repas pour les plus démunis depuis leurs restaurants là où hier ils se rendaient dans la crypte de la Madeleine pour les servir. Nous accompagnons cette action en fournissant le pain quotidien de ces plateaux repas. Cette crise, autant économique et sociale que sanitaire, nous rappelle à quel point nous sommes fragiles. Elle dessine également les contours de la façon dont nous allons devoir vivre et développer nos entreprises. Apollonia Poilâne Boulangère & Présidente de la Société Poilâne Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
3min | Published on May 28, 2020


Dans la capsule numéro 5, vous entendrez les mots Laurence Goubet. Après avoir travaillé 8 ans dans le milieu de la musique, Laurence Goubet s’est formée en cuisine à Montréal avant de s'orienter vers l'événementiel, le journalisme culinaire et le conseil en restauration. Elle s’est notamment investie dans le développement de l'association Le RECHO qui a pour but de créer du lien par la cuisine auprès des réfugiés, avant de rejoindre Nantes où elle a créé le média et l'association Les Bouillonnantes qui valorise, fédère et accompagne les lieux et acteurs du bien-manger (et du bien-boire). Nantes. Samedi 14 mars. Le gouvernement annonce l'inévitable décision de fermeture des bars et restaurants. Comment puis-je seulement imaginer ma ville d’adoption dénudée de cette joyeuse animation ? Avec cette annonce, l'envie de me confiner arrive avant même que, 3 jours plus tard, nous y soyons tous contraints. Et rapidement c’est un nouvel espace qui s'ouvre à moi. Il contient les prémices de mes fantasmes les plus sauvages. Comme si, enfin, le droit m’était donné de faire une pause et de me réinventer dans l’intimité introspective d’une vie sobre et frugale. Comme une escapade improvisée sur une île imaginaire et lointaine, loin du non-sens de nos vies urbaines. Loin de l’agitation démesurée de notre quotidien. Une escapade silencieuse empreinte d’abandon et d’enchantements nouveaux. M’entourer de vide. Éteindre la radio. Relire Sylvain Tesson, Amin Maalouf, Romain Gary, Zola, Andrée Chedid ou Stefan Zweig. Écouter le calme, le bruissement des feuilles... et de temps à autre, un peu de Ravel, de Radiodeah, Rachmaninov, Agnès Obel ou Dominique A. (la suite sur www.ceuxquinouslient.fr) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
8min | Published on May 6, 2020


Dans la capsule numéro 4, vous entendrez les mots de Fleur Godart, mon invitée dans l’épisode 11. Je suis confinée avec les enfants dans les Pyrénées, j'ai beaucoup de chance de pouvoir les laisser gambader dans les prés. Le cerisier, que nous avons vu exploser de fleurs, est maintenant couvert de presque-cerises : c'est la première fois depuis 15 ans que je vis le printemps, c'est une joie très intense. Pas de vin ni de volaille au menu depuis le début, c'est du jamais vu : je n'ai rien emporté d'autre que l'essentiel. J'essaie de tirer le meilleur de ce moment, et on y arrive pas mal d'ailleurs, mais chaque soir je me dis que les professionnelles de la petite enfance (nos enfants ont 1 et 3 ans) ne sont vraiment, vraiment pas assez payées. Notre activité de vente de vins aux restaurants et cavistes est quasiment à l'arrêt, nous avons jeté une bouteille à la mer en tentant de proposer des livraisons à domicile par Chronopost, il suffit de nous écrire pour les détails à l'adresse mail commandevinsetvolailles@gmail.com Pour éviter la catastrophe à la ferme avicole, j'ai mis en place un système de livraisons par groupage : mon père part à 3h du matin de Dordogne avec le camion chargé, il livre toute la journée les particuliers sur une dizaine de points de groupage (et les quelques boucheries restées ouvertes, restaurants transformés en épiceries ou proposant des livraisons à domicile) et rentre autour de minuit. Là aussi, c'est sportif, mais pas moyen de faire autrement. Quand il me débriefe sur la route du retour, il est toujours assez ému par l'implication de celles et ceux qui lui permettent de survivre. Pour connaître les modalités de commande, il faut écrire à michellafermeavicole@free.fr On parle du monde d'après, j'écoute beaucoup de podcasts très inspirants pour pallier la débilité des politiques et des médias traditionnels (je te mets une petite liste aussi ci-dessous). J'espère que nous saurons faire en sorte que ce monde soit celui de la sortie du capitalisme grâce au féminisme. Merci pour tout ❤ commandevinsetvolailles@gmail.com michellafermeavicole@free.fr Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
2min | Published on April 27, 2020


Un texte d'Anne-Claire Héraud, mon invitée dans l'épisode 23. "Alors que te dire... peut-être justement expliquer le projet du marché vert?C'est drôle car dans mon souvenir, j'avais évoqué deux projets lorsque tu m'avais interviewé en décembre dernier...mon envie de quitter Paris, et mon aspiration à créer un projet plus concret. Voilà chose faite ! Je suis dans le Loiret, chez mon ami maraîcher, et j'ai créé avec des amies journalistes le Marché Vert. Ce dernier est en fait une carte collaborative recensant toutes les initiatives mises en œuvre sur le territoire pour vous permettre de bien vous nourrir pendant le confinement, tout en soutenant les acteurs d'une agriculture respectueuse du vivant. Chacun ajoute ses adresses, et de notre côté, on les vérifie une à une, donc ça prend pas mal de temps ! Ça, plus la ferme, me voilà bien occupée. Et même si les reportages vont me manquer, je me sens vraiment chanceuse d'être au vert et d'être utile. Je réalise que le choix de vivre au plus proche de la nature devient désormais une nécessité. Je crois que ce confinement ne fera qu'accélérer toutes ces idées qui, jusque-là, peinaient à émerger !" https://lemarchevert.fr https://www.facebook.com/vivelemarchevert/ Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1min | Published on April 14, 2020
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J’ai rencontré Isabelle Richard et Marc Frocrain à Clohars-Carnoët, dans le Finistère, le 16 avril 2021, dans la ferme cidricole Des Bouteilles à l’amère dont ils sont propriétaires depuis 2015. Au fil de la discussion, nous avons évoqué les parcours respectifs d’Isabelle et de Marc, tous deux reconvertis dans la production de cidre et arrivés assez récemment en Bretagne. Nous avons aussi approfondi les différentes manières de faire du cidre, ou plutôt des cidres car vous entendrez combien c’est un travail complexe et subtil. l a été question de pommes et de vergers bien sûr, mais aussi de terroir, de territoire, de tradition et modernité, de fermentation, d’héritage, et d'élaboration de cuvées spéciales. Nous avons aussi abordé la question des étiquettes et de tout ce qu’elles impliquent, de la conception et la fabrication, jusqu’à leur impact sur la dégustation. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
48min | Published on May 27, 2021


J'ai rencontré Anne Etorre le 26 mars 2021 chez elle, à Colombes. Anne Etorre travaille dans l’événementiel, mais s’attache plus précisément à organiser des événements liés à l’alimentation et à la gastronomie. Au cours de notre discussion, il a été question de son métier bien sûr, des rencontres qu’il lui permet de faire, et de sa grande capacité d’organisation et d’adaptation, salvatrice en ces temps compliqués. Anne Etorre nous a aussi parlé de son goût pour les bonnes choses, de son talent en cuisine, et de l’énergie qu’elle déploie pour faire connaître et rendre visible celles et ceux en qui elle croit, et qui nous nourrissent vertueusement. Évoquer avec elle son cheminement nous permet de mieux saisir les différentes étapes de la formation du goût, et renforce l’idée qu’il est toujours réjouissant de faire coïncider centres d’intérêts personnels et objectifs professionnels. Anne Etorre est revenu sur certaines de ces réalisations, comme la rédaction de livres dédiés à la cuisine et aux recettes, mais aussi sur des projets en cours, comme « la bourse Badoit pour la joie », une collaboration avec les caviars Sturia, ou encore la rédaction d’un gros ouvrage qui sortira en 2022. http://anneetorre.com Des recettes qui tranchent. Le carpaccio, de Anne Etorre, illustrations de Alessia Serafini, Éditions de l’Épure, 2020 Le caviar français, dix façons de le préparer, de Anne Etorre, Éditions de l’Épure, à paraître Le pâté, dix façons de le préparer, de Anne Etorre, Éditions de l’Épure, 2019 Le poulpe, dix façons de le préparer, de Anne Etorre, Éditions de l’Épure, 2018 https://www.badoit.fr/bourse-badoit (portrait © Emmanuel Nguyen Ngoc) La chronique livre de Ceux qui nous lient. Aujourd'hui, j'ai choisi le livre de Christophe Lavelle, Molécules. La science dans l'assiette, paru aux Ateliers d'Argol, en avril 2021, à lire sur le site. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
43min | Published on April 19, 2021


J'ai rencontré Apollonia Poilâne le 9 décembre 2020 à Paris, dans son bureau, tout en haut de l’immeuble de la rue du Cherche-Midi qui abrite la boulangerie Poilâne depuis 1932. Apollonia est donc la petite-fille de Pierre Poilâne, et c’est maintenant elle qui dirige l’entreprise depuis quasiment 20 ans. Après la visite guidée du fournil au sous-sol, Apollonia Poilâne a évoqué sur son parcours professionnel et personnel hors du commun, largement travaillé par son histoire familiale. Nous sommes donc revenues sur l’histoire de Poilâne bien sûr, mais aussi sur son apport à elle, sur ses valeurs et sur sa façon de gérer l’entreprise. Nous avons abordé son engagement sans faille pour les choses bien faites, et son exigence par rapport à la production, depuis le choix du grain jusqu’au pain à la sortie du fournil. Elle nous a expliqué les décisions qu’elle a été amenée à prendre concernant la stratégie de l’entreprise, mais aussi les orientations et centres d’intérêts personnels qui guident ses choix et influent sur son rapport au monde. C’est d’ailleurs cette vision du monde qu’elle transmet dans le livre paru aux éditions La Fabrique de l’Epure : Poilâne. Des grains au pain. Nous avons donc parlé de pain bien sûr, mais aussi d’histoire, d’économie, d’architecture, d’art, d’engagement, et de l’impact de la Covid-19, forcément. Il s’agit d’ailleurs du premier épisode enregistré masqué, et malheureusement vous le percevrez à l’écoute, je vous remercie par avance de m’en excuser. Poilâne. Des grains au pain, éditions La Fabrique de l’Epure, Paris, 2020 www.poilane.com Une nouvelle rubrique dans Ceux qui nous lient! À la fin de chaque épisode, j’ai décidé de vous parler d’un livre que j’ai particulièrement aimé. Aujourd’hui, le livre de Guillaume Sanchez, Post-cuisine, paru aux éditions du Chêne, en octobre 2020. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
50min | Published on January 14, 2021


J’ai rencontré Alice Roca le 8 octobre 2020 près de Verneuil sur Avre, dans sa maison-atelier pleine de charme. Intéressée par la mode, l’art, le design, l’écologie, mais aussi par tout ce qui tourne autour de l’alimentation, Alice tient le blog aliceroca.com sur lequel elle partage ses recettes, son travail autour des fleurs, ses inspirations, et son actualité. Styliste de formation, Alice a une approche très esthétique de la nourriture : couleur, texture, mise en scène. Elle porte un regard sensible sur les produits et les plats réalisés et elle les valorise à travers les photographies qu’elle partage sur son compte Instagram Aliceinfood. Pendant la discussion, nous avons parlé de son parcours à la fois atypique et cohérent, de son installation à la campagne, et du lien très fort à la nature qui s’est imposé dans sa vie. Ayant de nombreux projets en tête pour développer son activité culinaire, Alice est revenue sur son choix de vie et sur l’effet que ce changement avait eu sur son travail de créatrice. Elle nous a aussi expliqué quelle place tenait la cuisine dans sa vie et quels engagements profonds elle défendait. L’éducation au goût et la transmission du plaisir de cuisiner lui semblent cruciaux et c’est donc naturellement que nous en sommes arrivées à aborder le rôle de l’association L’école Comestible fondée par Camille Labro dans laquelle Alice souhaite vivement s’engager. www.aliceroca.com Une nouvelle rubrique dans Ceux qui nous lient! À la fin de chaque épisode, j’ai décidé de mettre en lumière un livre que j’ai particulièrement aimé. Aujourd’hui, je vous parle du livre de Paule Masson et de Nadia Sammut, Construire un monde au goût meilleur, évoqué dans un billet ici. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
43min | Published on November 20, 2020


J'ai rencontré Laetitia Debeausse et Christophe Aribert le 2 octobre 2020 à Uriage dans l'ancien grand-chalet du parc de la ville qui a été réhabilité et abrite aujourd'hui la Maison Aribert. Christophe Aribert, le chef du restaurant, a imaginé ce lieu avec l'aide de Laetitia Debeausse qui l'a accompagné afin de l'aider à déployer son projet de la manière la plus durable et la plus responsable possible. Maison Aribert, c'est un lieu privilégié à proximité des massifs du Vercors, de la Chartreuse et de Belledone, qui propose des chambres d'hôtel, une table doublement étoilée, un joli café de village revisité, mais aussi un espace bien-être et des consultations de kinésiologie et d'étiopathie. J'ai eu le plaisir de découvrir la subtilité et la finesse de la cuisine du chef, végétale et inspirée par le terroir local : parmi les sublimes plats dégustés tout au long de la soirée, citons par exemple la truite, citron, persil, oxalis, la truite, bouillon persil, oxalis, haricots verts du jardin, ou encore la tartelette sarrasin, ventres des poissons d’eau douce, maïs, oignons doux, mais aussi l'oeufs, champignons, pimprenelle, achillée mille-feuilles. Durant l'entretien, nous avons pris le temps d'échanger sur le parcours de Christophe Aribert et sur la création de ce lieu, mais aussi sur l'expérience totale de déconnexion à la nature qu'on vit lorsqu'on s'y arrête. L'omniprésence de l'art a été évoqué, qu'il s'agisse de la présence d'artistes locaux comme Thierry Martenon, sculpteur installé en Chartreuse, ou Martin Berger qui travaille à Grenoble dans le champ des arts décoratifs. Thierry Martenon a notamment conceptualisé cinq totems réalisés avec les platanes coupés durant les travaux. L'hôtel abrite également deux superbes expositions : le projet Hatarakimono est composé d'une série de photographies de vêtements de travail prises par l'artiste K-NARF au Japon en 2016. "Hatarakimono est un mot japonais très particulier qui décrit avec une connotation extrêmement positive un travailleur consciencieux, un bosseur. C'est un homme ou une femme qui aime faire son métier, quel qu'il soit, et qui le fait bien, sans prétention." (cf catalogue de l'exposition). Un autre travail photographique est aussi exposé, il s'agit de celui de Frédéric Leyre, Kodama l'esprit de l'arbre qui travaille sur l'imaginaire de la forêt à travers de sublimes photographies d'arbres. Ces collaborations sont en lien direct avec les engagements, très forts, qui ont été mis en oeuvre lors de l'élaboration de la Maison. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
50min | Published on October 23, 2020


Dans la capsule numéro 7, vous entendrez les mots d'Hélène Reglain, maraîchère à la Ferme d'Artaud. "Chaque jour, je vois le monde s'allumer, puis se plaindre.Je vois les hommes espérer, puis s'éteindre, sans que jamais l'aube nouvelle ne fasse naître l'étincelle. Je les ai vus baisser les bras devant le combat, lever les yeux au ciel dans un ultime appel. J'ai vu leurs visages pâles, comme des lécheurs de carreaux, boire aux vitres sales, étouffant un sanglot. J'ai vu d'autres hommes devenir fous, nous laisser tomber à genoux. Quand l'homme n'est plus Homme, quand l'homme devient loup, quand lâché dans la meute plus rien ne l'émeut. Quand il a pris le goût de la chair et fait le choix de la guerre, c'est que la bête a pris le pas sur l'humain et que plus rien ne la retient. Ah, qu'ils sont beaux, la bêtise au bord des crocs. Avec leur gueule de pantin, même pas des loups, rien, juste bons à lever la patte pour pisser sur nos mains tendues, juste bons à fouler l'asphalte à y traîner leur petit cul, gentiment serré dans la toile et le jersey. Mordus de part en part, nous avons fait rempart et muré nos douleurs comme ils ont cloisonné nos cœurs sans en mesurer l'ardeur. Mais les murs ont des oreilles et surtout, ils surveillent qu'au delà de nos maux, de nos flots, du sanglot, nous ne tentions pas l'assaut. Et quand, lassés, ils nous lestent pour se délasser dans la liesse, c’est nous qui avons le collier. Ils n'ont pas de bonnes manières, mais ils ont un bon flair : quand ils sentent le vent qui tourne c'est leur veste qu'ils retournent. Ils avancent d'un pas, puis ils reculent. Pour éviter le débat, ils gesticulent. Ils n'ont pas de principes ni même de convictions, que des cracheurs de pipe pour leur jouer du violon. Nous ne mangeons pas du même pain et si le nôtre est incertain, au moins, nous savons d'où il vient, car il a pris forme entre nos mains. Plutôt que nous laisser périr nous avons songé à pétrir l'avenir. Ils ont l'éloquence et puis l'élégance de passer sous silence nos misères, nos errances. Ils disent que ça passera, ils disent que le temps viendra. Mais justement, le temps, le temps qu'on a perdu, le temps qu'on a donné, le temps qu'on a vendu, le temps qu'on voudrait tuer, a fini par nous vider. Ça, ils en ont des choses à dire, des gens à médire, des vautours a nourrir . Ils en ont des choses à prétendre, des gens à comprendre et puis leur mère à vendre. A la lumière de leurs faubourgs, nous, nous sommes devenus sourds. Il n'y a plus d'espace dans leurs discours pour y laisser entrer l'amour." Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
3min | Published on June 15, 2020


Paris, 8 rue du Cherche-Midi, le 21 mai 2020 Ce que j’ai envie de partager en tant que Dirigeante depuis 18 ans de la société Poilâne - boulangerie créée et développée par mon grand-père Pierre Poilâne et mon père Lionel Poilâne, c’est l’essence des mots que j’ai dits le 15 mars dernier aux Compagnons et Collaborateurs de la maison. Nous venions de prendre connaissance des mesures gouvernementales décrétant la fermeture de tous les lieux publics qualifiés de « non indispensables », parmi lesquels les Cafés, les Hôtels, les Restaurants. Un pan entier de l’économie nationale, qui se trouve aussi être une partie de nos clients, allait donc être temporairement à l’arrêt pour une durée indéterminée. Les magasins alimentaires restaient quant à eux ouverts. (Mots aux équipes le 15 mars 2020) "Le pain est un produit de première nécessité, ce qui nous place devant nos propres responsabilités vis-à-vis de notre environnement humain et économique. Nous allons devoir nous organiser pour faire face à une situation inédite pour tous les acteurs du marché, particuliers, professionnels, fournisseurs et prestataires, et pour continuer de servir nos clients en dépit des circonstances et d’une probable variation à la baisse de leurs demandes. Je vous suis reconnaissante d’avoir déjà commencé à appliquer les consignes destinées à préserver la santé de chacun et la continuité de l’activité de Poilâne. La préservation de la santé de tous passera par une application sans faille des mesures barrières et par notre propre vigilance. La préservation de l’activité de la Maison sera une œuvre collective." Quand on traverse une situation aussi inédite, sans comparatif possible avec une expérience passée, on doit naviguer à vue et ajuster les décisions au jour le jour. Incertitudes et difficultés sont loin d’être derrière nous. Mais je suis fière déjà de la solidarité et de l’énergie que mes équipes déploient, et du professionnalisme de leurs actions au quotidien pour assurer la continuité de nos services. Le pain est un essentiel, protéger la santé de nos équipes et servir nos clients en sécurité chaque jour, un indispensable. Plus largement, voir, lire, entendre la solidarité et les partages qui se sont mis en place partout, est nourricier pour le présent mais aussi perspective pour l’avenir. Par exemple, nous collaborons avec le Reffetorio depuis 2 ans et avec la crise, nous avons pu les accompagner dans la redirection de leurs efforts. Depuis début avril, ils rassemblent des chefs qui cuisinent des repas pour les plus démunis depuis leurs restaurants là où hier ils se rendaient dans la crypte de la Madeleine pour les servir. Nous accompagnons cette action en fournissant le pain quotidien de ces plateaux repas. Cette crise, autant économique et sociale que sanitaire, nous rappelle à quel point nous sommes fragiles. Elle dessine également les contours de la façon dont nous allons devoir vivre et développer nos entreprises. Apollonia Poilâne Boulangère & Présidente de la Société Poilâne Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
3min | Published on May 28, 2020


Dans la capsule numéro 5, vous entendrez les mots Laurence Goubet. Après avoir travaillé 8 ans dans le milieu de la musique, Laurence Goubet s’est formée en cuisine à Montréal avant de s'orienter vers l'événementiel, le journalisme culinaire et le conseil en restauration. Elle s’est notamment investie dans le développement de l'association Le RECHO qui a pour but de créer du lien par la cuisine auprès des réfugiés, avant de rejoindre Nantes où elle a créé le média et l'association Les Bouillonnantes qui valorise, fédère et accompagne les lieux et acteurs du bien-manger (et du bien-boire). Nantes. Samedi 14 mars. Le gouvernement annonce l'inévitable décision de fermeture des bars et restaurants. Comment puis-je seulement imaginer ma ville d’adoption dénudée de cette joyeuse animation ? Avec cette annonce, l'envie de me confiner arrive avant même que, 3 jours plus tard, nous y soyons tous contraints. Et rapidement c’est un nouvel espace qui s'ouvre à moi. Il contient les prémices de mes fantasmes les plus sauvages. Comme si, enfin, le droit m’était donné de faire une pause et de me réinventer dans l’intimité introspective d’une vie sobre et frugale. Comme une escapade improvisée sur une île imaginaire et lointaine, loin du non-sens de nos vies urbaines. Loin de l’agitation démesurée de notre quotidien. Une escapade silencieuse empreinte d’abandon et d’enchantements nouveaux. M’entourer de vide. Éteindre la radio. Relire Sylvain Tesson, Amin Maalouf, Romain Gary, Zola, Andrée Chedid ou Stefan Zweig. Écouter le calme, le bruissement des feuilles... et de temps à autre, un peu de Ravel, de Radiodeah, Rachmaninov, Agnès Obel ou Dominique A. (la suite sur www.ceuxquinouslient.fr) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
8min | Published on May 6, 2020


Dans la capsule numéro 4, vous entendrez les mots de Fleur Godart, mon invitée dans l’épisode 11. Je suis confinée avec les enfants dans les Pyrénées, j'ai beaucoup de chance de pouvoir les laisser gambader dans les prés. Le cerisier, que nous avons vu exploser de fleurs, est maintenant couvert de presque-cerises : c'est la première fois depuis 15 ans que je vis le printemps, c'est une joie très intense. Pas de vin ni de volaille au menu depuis le début, c'est du jamais vu : je n'ai rien emporté d'autre que l'essentiel. J'essaie de tirer le meilleur de ce moment, et on y arrive pas mal d'ailleurs, mais chaque soir je me dis que les professionnelles de la petite enfance (nos enfants ont 1 et 3 ans) ne sont vraiment, vraiment pas assez payées. Notre activité de vente de vins aux restaurants et cavistes est quasiment à l'arrêt, nous avons jeté une bouteille à la mer en tentant de proposer des livraisons à domicile par Chronopost, il suffit de nous écrire pour les détails à l'adresse mail commandevinsetvolailles@gmail.com Pour éviter la catastrophe à la ferme avicole, j'ai mis en place un système de livraisons par groupage : mon père part à 3h du matin de Dordogne avec le camion chargé, il livre toute la journée les particuliers sur une dizaine de points de groupage (et les quelques boucheries restées ouvertes, restaurants transformés en épiceries ou proposant des livraisons à domicile) et rentre autour de minuit. Là aussi, c'est sportif, mais pas moyen de faire autrement. Quand il me débriefe sur la route du retour, il est toujours assez ému par l'implication de celles et ceux qui lui permettent de survivre. Pour connaître les modalités de commande, il faut écrire à michellafermeavicole@free.fr On parle du monde d'après, j'écoute beaucoup de podcasts très inspirants pour pallier la débilité des politiques et des médias traditionnels (je te mets une petite liste aussi ci-dessous). J'espère que nous saurons faire en sorte que ce monde soit celui de la sortie du capitalisme grâce au féminisme. Merci pour tout ❤ commandevinsetvolailles@gmail.com michellafermeavicole@free.fr Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
2min | Published on April 27, 2020


Un texte d'Anne-Claire Héraud, mon invitée dans l'épisode 23. "Alors que te dire... peut-être justement expliquer le projet du marché vert?C'est drôle car dans mon souvenir, j'avais évoqué deux projets lorsque tu m'avais interviewé en décembre dernier...mon envie de quitter Paris, et mon aspiration à créer un projet plus concret. Voilà chose faite ! Je suis dans le Loiret, chez mon ami maraîcher, et j'ai créé avec des amies journalistes le Marché Vert. Ce dernier est en fait une carte collaborative recensant toutes les initiatives mises en œuvre sur le territoire pour vous permettre de bien vous nourrir pendant le confinement, tout en soutenant les acteurs d'une agriculture respectueuse du vivant. Chacun ajoute ses adresses, et de notre côté, on les vérifie une à une, donc ça prend pas mal de temps ! Ça, plus la ferme, me voilà bien occupée. Et même si les reportages vont me manquer, je me sens vraiment chanceuse d'être au vert et d'être utile. Je réalise que le choix de vivre au plus proche de la nature devient désormais une nécessité. Je crois que ce confinement ne fera qu'accélérer toutes ces idées qui, jusque-là, peinaient à émerger !" https://lemarchevert.fr https://www.facebook.com/vivelemarchevert/ Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1min | Published on April 14, 2020