- Speaker #0
Aujourd'hui, j'ai une invitée qui est apparue comme par magie dans mon feed Instagram alors que je voulais faire un épisode sur le rangement. Élodie, c'est la Fédutrie. Elle est home organizer, elle a été formée par Marie Kondo, elle est aujourd'hui formatrice avec sa propre méthode et elle est à la tête d'une communauté d'ambassadrices de Fédutrie qui sont partout en France. Elle a trié plusieurs centaines de maisons, elle a formé plusieurs centaines de professionnels Et elle anime son podcast Bordel Organisé. On aime ce nom. Dans cet épisode, on va parler rangement et on va parler vraie vie. Tu verras, cet épisode, il est en deux parties. L'enregistrement original a duré un peu plus d'une heure et demie parce que Elodie, elle a aussi construit sa maison. Donc l'épisode 36 que tu écoutes aujourd'hui va se consacrer au rangement et à te donner des conseils si tu construis ou pas d'ailleurs pour préparer le rangement dans ta future maison. mais aussi le déménagement. Et l'épisode 37 sera consacré à la construction d'Elodie. Elodie, elle a construit une maison d'environ 100 mètres carrés en Dordogne et la partie 2 de cet épisode sera consacrée à cette aventure en particulier. Donc aujourd'hui, on parle rangement, trucs, astuces et comment Elodie aborde le rangement avec sa méthode. Donc c'est parti pour l'épisode du jour. Bonjour, c'est Gwenola. Bienvenue sur le podcast où on parle Maisonneuve. Construction, projet de vie. J'ai créé Chéri en construit pour toi qui veux faire construire ta maison. Entre les contrats, le choix du terrain, les plans, le budget, le timing et tout ce que tu entends, tu te sens perdu ? Je te comprends. Tous les 15 jours, je te partage ici mes conseils concrets et des réflexions pour te permettre de bien préparer ton projet. Je reçois aussi des professionnels qui t'apportent leur expertise et des propriétaires qui ont déjà vécu l'aventure pour qu'ils te partagent leur expérience. Mon objectif ? que tu vives ton projet sereinement en sachant exactement où tu vas. Prêt à construire ? Je te laisse avec l'épisode du jour. Bonne écoute ! Bonjour Élodie, bienvenue sur le podcast Chéri on construit. Je suis ravie de t'accueillir aujourd'hui parce que, comme je te le disais juste avant de démarrer l'enregistrement, je voulais faire un épisode sur le thème du rangement et la fée du tri est apparue dans mon feed Instagram comme par magie. J'étais super contente parce qu'en plus, tu as construit une maison. Donc ça, ça m'a beaucoup intéressée. Je vais te poser des questions aussi là-dessus. Elodie, tu es home organizer. Ce métier qu'on a pu découvrir avec Marie Kondo, chaque chose à sa place sur Netflix. Tu es membre de la Fédération francophone des professionnels de l'organisation. Je ne savais pas qu'il y avait une telle organisation. Je trouve ça hyper intéressant. Tu vas peut-être nous en dire plus. Et aujourd'hui, tu formes aussi des home organizers. avec de nombreuses ambassadrices, donc de nombreuses fées du tri partout en France, qu'on peut écouter, qu'on peut entendre tes ambassadrices dans ton podcast Bordel Organisé, dont j'adore le nom. Voilà, j'ai fait un petit résumé. Est-ce que j'ai pas dit trop de bêtises ?
- Speaker #1
Non, nickel. Juste, dans mon podcast Bordel Organisé, j'ai pas encore interviewé mes ambassadrices. J'ai interviewé, en revanche, une personne qui est home organizer, mais c'est pas une de mes ambassadrices, parce que, justement, la question s'est posée. Pendant le tournage du podcast, je voulais les interviewer, mais comme elles sont très nombreuses, soit j'ai interviewé toutes, soit j'en ai interviewé aucune. Donc, j'ai fait le choix de ne pas en interviewer. Mais par contre, j'ai interviewé une home organizer en particulier. Et peut-être que les prochaines, ce sera des ambasses à voir.
- Speaker #0
Oui, mais tu vois, je pensais que c'était une ambassadrice. Après, l'épisode était hyper intéressant. Donc, voilà. Bordel organisé qui parle de ton sujet favori. Avant de démarrer avec toutes mes questions, est-ce que tu pourrais nous raconter comment tu es arrivée ? Parce qu'avant, tu ne faisais pas ça du tout. Tu travaillais dans le cinéma. Est-ce que tu peux nous raconter un petit peu ton parcours et puis nous en dire plus ? Comment tu es arrivée à créer tout ça ?
- Speaker #1
Ça a commencé en 2016 quand on m'a offert le livre de Marie Kondo, La magie du rangement. Pour moi, ça a été vraiment l'élément déclencheur. J'ai lu ce livre. hyper rapidement et je me suis dit, waouh, mais c'est génial. Mais moi aussi, je vais être payée pour ranger. C'est vraiment ce que je me suis dit. Et j'étais effectivement intermettante du spectacle, donc je travaillais sur des tournages, j'avais des équipes. Et c'est vrai que la question s'est posée, de dire, si je m'arrête et que je me lance dans le home organizing, alors que c'est un métier que personne connaît, que je ne sais pas comment être entrepreneuse, etc., si je veux revenir en arrière dans le cinéma, ça va peut-être être compliqué. Donc, en fait, j'ai eu un peu peur, ça m'a un peu freinée. Et quelques mois après, l'univers a remis sur mon chemin le home organizing. J'ai une pote de Bruxelles qui m'a dit « Tiens, regarde, toi qui aimes bien ranger, écoute cette interview. » Et j'ai écouté l'interview d'une personne qui était home organizer en Belgique.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et en fait, j'ai eu un peu un coup de cœur comme Marie Kondo, sauf qu'elle, elle était belge, donc elle parlait français. Elle était quand même plus proche de chez moi. Elle s'appelait Élodie aussi. Ah, en signe de plus. Voilà, je me suis dit, OK, bon, là, je vais pouvoir aller la rencontrer, etc. Et donc, ce moment-là m'a permis de me dire, OK, je vais aller la voir et voir comment ça se passe. Et quand je l'ai rencontrée, effectivement, ça m'a beaucoup impressionnée. Je me suis dit, waouh, déjà, à l'époque, elle faisait de la formation. On était en 2017. Donc c'était quand même... pas rien. Et en fait, en repartant de chez moi, je me suis dit, mais c'est bon, je veux faire la même chose. Donc, en fait, je me suis dit si elle y arrive, il n'y a pas de raison que moi, je n'y arrive pas, même si elle m'impressionnait quand même beaucoup. Et ça a été parti pour l'aventure Fais du tri à ce moment-là.
- Speaker #0
Fais du tri. Tu rangeais déjà beaucoup avant, parce que j'ai cru voir passer dans mes petites recherches, qu'on ne t'a pas offert ce livre de Marie Kondo pour rien.
- Speaker #1
Oui, tout à fait, effectivement. Moi, j'aime bien ranger déjà. C'est un truc que je range et j'organise, que ce soit de manière… Enfin, le matériel et l'immatériel. C'est plutôt moi dans la banque. Enfin, il n'y a pas que moi, mais je veux dire qui aime bien organiser des week-ends, des vacances. Là, tu vois, on est en janvier. C'est moi qui vais en faire un groupe WhatsApp pour les vacances de cet été, quoi. C'est plutôt ça.
- Speaker #0
Effectivement, quand j'allais chez mes parents, je le fais moins maintenant,
- Speaker #1
mais j'avais un besoin de ranger et mon père, il achète de manière compulsive. Les livres, les DVD, etc. Donc, il y a toujours beaucoup. Alors, les livres, je n'y touche pas trop, mais les DVD, il a une petite armoire à DVD. Et moi, à chaque fois, je m'amusais à tout remettre, soit par ordre de réel, soit par ordre alphabétique, etc. Et lui, il avait sa propre organisation. Donc, à chaque fois, il s'arrachait les cheveux. Et moi, ça m'amusait trop de faire ça. Donc, je le faisais sans lui demander.
- Speaker #0
Il ne trouvait plus ses DVD, le pauvre.
- Speaker #1
Il ne s'y retrouvait plus dans son organisation, ce qui a une vraie logique de les DVD qui sont à la verticale, ils sont vus, ceux qui sont à l'horizontale, ils ne sont pas vus.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Voilà, il y avait une logique dans ce qui paraissait du bordel. C'est souvent ce que vont dire les gens bordéliques d'ailleurs. Oui, effectivement.
- Speaker #0
Pour être bordélique, effectivement, je m'y retrouve dans le bordel. Si c'est rangé, je ne le retrouve pas.
- Speaker #1
Donc, c'est là que mon père, comme il était à l'époque libraire, il a vu le livre de Marie Kondo, il me l'a offert. C'était le début de l'aventure.
- Speaker #0
Excellent. Super. Je vais y revenir parce que tu as travaillé d'abord pour des particuliers. Aujourd'hui, tu le fais encore un petit peu, si j'ai bien compris, mais tu formes aussi. Mais tu as quand même développé plein de choses, donc j'imagine que tu as moins de temps.
- Speaker #1
En fait, je l'ai fait beaucoup avec des particuliers. Donc, pendant plusieurs années, j'ai travaillé avec le particulier. Et en fait, moi, je parle un peu aussi de développement personnel dans mon approche. Et c'est vrai que... C'est venu à moi comme ça. Je me suis rendu compte qu'au début, quand on lance sa boîte, on se dit c'est quoi ma cible ? C'est quoi mon personnel ? La fameuse question. Pour moi, dans ma tête, ma cible, c'était les gens qui avaient besoin d'aide pour ranger. Ça a glissé. Sans que je le veuille, les gens qui sont venus me voir, c'était des gens qui voulaient faire mon métier. Il y en a beau. Je m'y suis bien triée chez les gens. Mais ceux qui venaient me voir de manière ponctuelle, facile, c'était des gens qui adoraient ce que je faisais et voulaient en faire leur métier. Pendant un an, j'ai reçu plus de 300 messages, appels, mails et tout, c'était fou. Tous les jours, j'avais quelqu'un qui m'appelait pour en savoir plus. Donc, au bout d'un an, j'ai fini par dire, ok, je vais enlever mon numéro de téléphone parce que ce n'est pas possible. En fait, je ne peux pas appeler mon téléphone, ce n'était pas gérable. Et je vais créer une formation parce qu'à ce moment-là, j'avais trié presque plus de 300 maisons. Donc, en fait, j'avais quand même une expertise et je me suis dit, ok, lançons la formation, on va voir comment ça se passe. Et effectivement, j'ai mis un an à préparer ma formation. et quand je l'ai lancée, la première session qui était en présentiel à l'époque, juste avant le Covid, c'était en octobre avant le Covid, elle était complète, complètement complète. Les gens sont venus, la France entière, pour faire la formation. Donc voilà, ça a été le début de cette aventure et petit à petit, j'ai lâché le tricher les particuliers parce qu'en fait, effectivement, je ne peux pas du tout tout faire et sinon, c'était burn-out assuré.
- Speaker #0
Ton parcours, il est super intéressant parce que tu faisais quelque chose d'autre, tu adorais le rangement. Marie Kondo a été le déclic. Je ne sais pas. Son livre, il sort en 2016, c'est ça ?
- Speaker #1
Oui, il était sorti un peu avant, mais moi, je l'ai lu en 2016.
- Speaker #0
Tu l'as lu en 2016. Il y a eu l'émission aussi. L'émission est arrivée après. Et Marie Kondo, le petit buzz, enfin le petit buzz qu'il y a eu autour de Marie Kondo est arrivé entre 2018-2020, quelque chose comme ça ?
- Speaker #1
Alors là, tu me poses une colle, j'en ai aucune idée. Je sais que l'émission de Marie Kondo, elle est arrivée vraiment après son livre parce que ça a mis du temps. Et oui, je pense que là, on est sur la période Covid, post-Covid, où il y a eu l'émission de Marie Kondo, il y a eu les autres émissions Netflix, il y a eu des émissions françaises, il y a eu quelques reportages. On a commencé à en parler de plus en plus, même si c'est encore un peu discret, je trouve. Oui,
- Speaker #0
c'est à la fois massif et à la fois discret, c'est assez rigolo.
- Speaker #1
Selon le milieu dans lequel on évolue, il y a des gens qui n'ont jamais entendu parler de ça.
- Speaker #0
Je dois te dire que Marie Kondo me faisait peur. J'ai beaucoup plus préféré la version américaine avec des arcs-en-ciel. Pour bien cadrer, parce qu'aujourd'hui, tu es une femme d'affaires accomplie, mais c'est quoi le métier de home organizer ? Parce que, comme tu dis, c'est à la fois discret, à la fois connu, à la fois, on a l'impression que c'est pour nous expliquer comment on va plier nos jeans et on se dit, quand même la flemme parce que je n'ai pas le placard qu'il faut, tu vois. C'est quoi le métier Home Organizer ? Est-ce que tu peux nous expliquer ?
- Speaker #1
Il y a déjà une petite subtilité. Bon, ça, on n'en parle pas forcément parce que là, on a le temps d'en parler, donc je peux l'expliquer. En gros, nous, on est des professionnels de l'organisation. Je fais partie de la fédération, effectivement. Dans les professionnels de l'organisation, il y a des personnes qui accompagnent des particuliers et il y a des personnes qui accompagnent des entreprises. Donc déjà, il y a toutes les catégories là. On est toutes professionnelles de l'organisation. Et dans les personnes qui interviennent chez les particuliers, Il y a encore deux... sous catégorie, il y a les home organizers et les home managers. Les deux peuvent aller ensemble, mais une home organizer, donc moi, c'est vraiment moi, c'était mon métier pur, c'est d'accompagner le particulier dans le tri, le désencombrement et l'organisation de sa maison sur un plan matériel. La home manager, elle va plus s'accompagner sur un plan immatériel, comment je gère mon budget, comment je gère les tâches familiales. comment je gère le planning, etc. Évidemment, les deux peuvent se coller ensemble. Mais tous les coachs en argent, en gestion de budget, etc., c'est aussi des professionnels de l'organisation. Au niveau pro, les personnes qui organisent des mariages, c'est aussi des professionnels de l'organisation. Il y a même des office managers aussi qui organisent au sein de l'entreprise. Il y a plein de sous-métiers. En tout cas, moi, je peux parler de... vraiment la branche que je connais le mieux, même si je les connais toutes quand même un peu. Donc nous, l'idée, c'était vraiment, justement, c'est pour ça que c'est intéressant que tu parles de Marie Kondo qui te faisait peur et de l'autre méthode.
- Speaker #0
En bonne bordélique, elle me faisait flipper.
- Speaker #1
En fait, dans la méthode de Marie Kondo, ce qu'on ne retrouve pas chez Cléa et Johanna qui font l'émission sur Netflix, Marie Kondo, elle vient travailler sur les émotions, sur le deuil, sur le lien aux objets. Ce que ne font pas Cléa et Johanna, que j'adore aussi, mais Cléa et Johanna, elles rendent des choses belles, mais elles n'aiment pas mettre le doigt sur pourquoi on en est arrivé là et pourquoi il y a autant de bazar dans cette maison, pourquoi les fringues, ça déborde. Oui,
- Speaker #0
il y a l'effet « waouh » qu'on a tous envie. Et c'est pour ça que quand on le fait une fois par an, ça ne reste pas, parce qu'on ne va pas chercher la source. C'est ça, en fait.
- Speaker #1
Oui, exactement. Et c'est une méthode. Moi, ce n'est pas ma façon de travailler, mais je respecte complètement les home organizers qui font ça parce qu'il y a des gens qui ne veulent pas aller faire du développement personnel ou se poser des questions. Ils veulent juste avoir une maison bien rangée. Sauf qu'effectivement, comme tu dis, sur le long terme, alors il peut y avoir des bonnes bases, mais selon la personnalité, ça peut ne pas être pérenne. Bon, à voir. Mais remarque, c'est bien, ça permet à la home organizer de revenir régulièrement, ce qui est moins notre cas à nous quand on travaille avec le particulier. Moi, dans mon approche, l'idée, c'est des personnes qui viennent me voir qui ont besoin d'aide parce que la maison est en bazar pour une raison ou une autre, on ne sait pas. Et ils se sont laissés à paix et là, ils n'en peuvent plus. Il y a vraiment un truc de « on n'en peut plus, c'est trop le bazar, je ne m'y retrouve pas » , etc. Nous, dans notre accompagnement, on aide la personne à trier et ensuite, on va arranger et organiser. Le tri, c'est la clé principale parce que quand on fait du tri… Alors quand... Quand on est tout seul, on va trier, mais on va trier 10 %, on va laisser les affaires dans le dressing, on va dire ça, je le mets, ça, je ne le mets pas. Une home organizer, elle sort tous les objets de la maison. Non, non,
- Speaker #0
on sent l'enthousiasme.
- Speaker #1
Du dressing, elle les pose sur le lit et chaque objet passe entre nos mains. Donc, il y a un vrai travail au-delà du tri, de se dire OK, on trie, mais chaque vêtement, chaque objet, on va poser la question est-ce que je garde, est-ce que je ne garde pas ? Et chaque objet est lié... peut être lié à une émotion, à un souvenir, à une problématique qu'on a dans la vie. Donc, ça peut être un deuil, ça peut être j'essaie d'avoir des enfants, j'y arrive pas, on m'a donné ce sac de grossesse. Je veux dire, ça peut être tout et n'importe quoi. En tout cas, c'est difficile de trier ça parce que ça vient mettre le doigt sur, clairement, nos problématiques et ce qui nous empêche d'avancer.
- Speaker #0
Donc, nous, on est là pour accompagner en douceur. C'est pour ça qu'on n'arrive pas à se débarrasser de ce vieux pull ou de ce jean dans lequel on ne rentre plus, qui n'est plus ce qu'on a envie de mettre. Et puis quand on le voit, on ne se dit pas. On ne sait jamais. On ne sait jamais, on va le mettre quelque part, c'est ça ?
- Speaker #1
Exactement. En fait, nous, on vient aider la personne à prendre sa décision. On ne prend jamais la décision à la place de la personne. Mais moi, avec le nombre de personnes et de maisons que j'ai faites, je sais tout de suite que l'objet n'a pas sa place dans la maison. Mais la personne a envie de le garder, peut-être pour différentes raisons. Donc, à moi d'aller creuser. Et ensuite, on fait le choix de se dire, OK, là, c'est sentimental, le problème n'est pas réglé et tu n'es pas prête à t'en séparer, c'est OK. Mais on le met dans une boîte à objets sentimentaux. Et on ne le laisse pas traîner dans un dressing où il est là, il n'a pas trop sa place, il erre comme un fantôme dans le placard. On le met dans une boîte à souvenirs et cette boîte à souvenirs, on y replonge si on a envie d'y replonger un jour. Mais vraiment, c'est de retrouver une place pour chaque chose et pas forcément d'être absolument minimaliste. Mais ce qui est sûr, c'est que quand on fait appel à nous, en général, il y a 60% des objets qui sortent.
- Speaker #0
60% ? C'est énorme !
- Speaker #1
C'est énorme, c'est beaucoup. Alors que quand on le fait soi-même, même les personnes qui disent « oui, moi j'ai beaucoup déménagé » , etc., bon, on enlève 20-30%. Mais quand on a quelqu'un d'extérieur qui pose vraiment les bonnes questions, on arrive à séparer les choses plus facilement. Donc l'idée, c'est aussi bien sûr dans notre accompagnement, ok, d'avoir une maison qui est bien rangée après, etc., mais de prendre conscience des blocages qu'on peut avoir et de prendre conscience aussi de notre mode de consommation par rapport à des problématiques qu'on peut avoir. c'est-à-dire le fait de... d'avoir des achats compulsifs. Si la personne a un dressing super rempli avec des choses qu'elle ne met pas et que moi, quand je fais du tri, je vais repartir avec, je ne sais pas, 40 sacs poubelles de vêtements qu'on va aller donner, c'est beaucoup. Mais du coup, la personne, peut-être que la prochaine fois qu'elle va acheter, elle va se poser à deux fois la question pourquoi j'achète ce vêtement ? Est-ce que c'est parce que je ne suis pas bien et auquel cas je l'achète parce que j'ai besoin d'un réconfort et c'est OK ? Enfin, voilà. De vraiment réfléchir à chaque fois, du coup, derrière à son achat. Parce que de trier, c'est bien. Mais en fait, si on continue à acheter, acheter sans réfléchir.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Voilà, c'est juste de prendre conscience. Et moi, je le fais aussi. Des fois, quand je ne vais pas bien et tout, j'ai envie d'aller faire du shopping. Bon, ok.
- Speaker #0
C'est bon.
- Speaker #1
C'est comme, je vais dire, je vais manger du chocolat ou un truc. Bon, moi, ça va être de faire du shopping. Enfin, je le fais beaucoup moins qu'avant, mais je le faisais beaucoup avant. Et d'en prendre conscience et de se dire, ok, ce vêtement, c'est un vêtement réconfort. Et puis, des fois, du coup, je ne l'achète pas.
- Speaker #0
Là, tu parles beaucoup de vêtements. J'imagine que dans tes accompagnements et celui de tes ambassadrices, c'est quand même le plus gros sujet aujourd'hui dans les maisons ?
- Speaker #1
En fait, non, pas forcément. C'est vrai que je parle de vêtements parce que les vêtements, c'est souvent ce qu'on fait en premier parce que c'est ce que les personnes ont le plus de facilité à lâcher. Et dans la méthode de Marie Kondo, justement, elle commence toujours par le dressing. Et moi, je trouve que c'est une bonne approche parce que dans le dressing, il peut y avoir des objets sentimentaux, etc. C'est une porte d'entrée qui est vraiment assez intéressante, le dressing. Mais évidemment, quand on fait du tri, quand nous, on nous embauche pour toute une maison, tous les objets passent entre nos mains. C'est-à-dire que ce gros pot à crayons, on pourrait très bien se dire, on les prend tous, les crayons, et on regarde qu'est-ce qui fonctionne, qu'est-ce qui ne fonctionne pas. Et si ça ne fonctionne pas, on les jette. Qu'est-ce qui m'apporte de la joie ou pas ? Là, ça va, ton pot à crayons, il n'est pas trop gros. Si on n'a pas de joie, ça va.
- Speaker #0
Je vais être... honnête, j'ai un tiroir et des boîtes à crayons. C'est juste que celui-là, il a eu un petit tri, mais il n'est absolument pas représentatif de la réalité parce qu'il y en a de cachés ailleurs. Et des trucs qui ne marchent pas, j'en ai encore plein, des feutres que je n'utilise plus, tout ça. Donc oui, le pot à crayons, tout passe en revue. C'est assez intéressant. J'aime bien le fait que tu abordes le côté sentimental et on s'accroche. Et tu parlais tout à l'heure des gens qui ont déménagé. Cet épisode, c'est un peu une thérapie pour moi, finalement. En fait, j'ai vécu au Québec pendant trois ans. Et on est rentrés il y a onze ans maintenant. Et quand on est partis, on est partis en bonne personne qui partait faire un PVT. On avait une grosse valise chacun. Enfin, tu vois, on avait... Ça allait, tu vois. On a vécu là-bas, mais on ne s'est jamais implanté quelque part. Donc, quand on est rentrés, on avait quand même des trucs, parce qu'on était un jeune couple à l'époque. Et on est rentrés avec quatre mâles cantines. ces grandes mâles en métal, etc. On avait fait du tri avant de partir, vendu, mis un peu chez nos parents, mais pas tant que ça, parce qu'on n'avait pas de meuble et tout. On est rentrés avec quatre mâles et après, on a emménagé quelque part. On a fait un premier déménagement et l'a acheté. Je me suis dit, ça fait trois ans qu'on est rentrés, je tout passais dans quatre mâles. Comment ça se fait que j'ai besoin de deux camions, tu vois, pour déménager d'un appart à un autre ? Et quand on a emménagé dans notre maison... Je me suis dit, c'est pas possible. Et du coup, ça, ça me tourne dans la tête. Et c'est pour ça que le sujet m'intéressait, parce que je pense qu'on est tous un peu pareil. Et en plus, quand on déménage, je vais y revenir après, mais on a la possibilité de faire du tri, mais on le fait pas du tout. Et on trimballe des choses qu'on... C'est comme quand tu vas en vacances et que tu fais ta valise. Tu fais ta valise, elle est blindée. T'as pas pu mettre tout. T'as mis trois t-shirts. un short, deux maillots de bain et t'aurais pu y aller en bagage cabine. C'est un peu ça. L'image est bonne ou pas ?
- Speaker #1
Oui, c'est vrai. Il y a une attache. Je vois très bien. J'ai vécu en Nouvelle-Zélande. On est rentré avec une malle. Bravo ! C'est un peu moins. Mais c'est sûr. C'est vrai que on évolue aussi dans nos vies. On vit dans des maisons. Des fois, c'est un peu plus grand que le petit appart. Et comme c'est grand, on meuble. Avec des meubles, de la déco et autres. On achète des choses. Et en fait... il n'y a pas photo, il y a quand même un vrai sujet de consommation. On est poussé à la consommation tout le temps. Donc, on se dit, tiens, ce petit cas, tiens, je veux acheter ce petit livre, etc. Même moins chez moi. Enfin, on va en parler après de la maison. Mais c'est vrai que, oui, j'ai des choses à déménager. Même là, tu vois, on va bouger la yourte dans laquelle on a vécu. Il y a des trucs dedans. Tu te retrouves à devoir les vendre, machin. Mais qu'est-ce que je fais avec ça ? Et on accumule beaucoup de choses. Après, c'est le lien qu'on a par rapport à ça. Est-ce que demain, avec quoi je pars si j'avais juste une petite valise ? quelle est mon attache à ça. Mais je pense qu'il y a un vrai... Pour moi, il y a un truc un tout petit peu plus subtil. C'est que pour moi, il y a une attache aux objets, mais il y a surtout une attache à la maison. Il y a un vrai sujet sur la maison. C'est-à-dire que moi, c'est plus une attache au mur, à l'endroit, à l'espace et de comment il est décoré. Ou justement, des fois, on essaie de prendre des meubles ou de la déco, de la mettre ailleurs. Et puis en fait, ça ne va pas. Parce que ça allait dans cette maison, mais pas dans l'autre. Donc, ouais, c'est un vrai sujet et on est tous pareils. Après, l'idée, c'est justement de se dire, OK, de trier régulièrement. C'est un peu le serpent qui se vend la queue. On achète, on trie, on achète, on trie. Mais en fait, le fait quand même de trier régulièrement, ça permet de se dire,
- Speaker #0
ouais, OK, je vais peut-être me calmer, je vais acheter moins ça. Et puis, en fonction d'où on habite aussi.
- Speaker #1
Moi, j'habite en Dampogne. À Sarla, je ne vais pas te mentir que je n'ai pas 15 000 boutiques de fringues. Si j'habitais en plein centre de Paris, je pense que ce serait quand même… Voilà, la tentation n'est pas la même.
- Speaker #0
Quand sur la route, pour rentrer au boulot, tu as un centre commercial ou un truc, ou si tu es à pied, tu as une petite boutique. Quand tu habites en région, tu peux effectivement l'avoir moins. Mais c'est intéressant de tout ce que tu dis, parce qu'on oublie souvent. Quand il y a du bordel quelque part, on se flagelle un peu. On va se dire qu'on est bordélique. C'est un fait, il ne faut pas le dire non plus. Mais il y a vraiment un côté émotionnel et qu'on oublie souvent. Quand quelqu'un va aller... Quelqu'un de très organisé arrive chez quelqu'un de bordé qui va dire, ah t'es bordé, c'est pas possible, etc. Mais en fait, on oublie qu'au-delà des choses, effectivement, il y a des émotions. Moi, je ne suis pas formée à ça, mais de la psychologie aussi, beaucoup. Et c'est vrai que d'avoir quelqu'un de neutre qui ne nous connaît pas, qui ne juge pas.
- Speaker #1
C'est un vrai sujet, le jugement, justement. Ça, c'est un vrai truc où quand je forme les filles, je leur dis, OK, vous savez ranger chez vous et tout, c'est bien. Mais la compétence, c'est de savoir accompagner quelqu'un. De savoir ranger et organiser, je ne leur apprends pas à faire des fielses affaires. Nous, on est nés avec ça, on adore ça, c'est notre passion. Ça nous donne de l'énergie, on peut passer six heures dans une pièce en bordel. On ne peut pas nous faire plus plaisir que ça. On fait partie de cette catégorie de gens un peu toqués, on adore. En revanche, d'accompagner quelqu'un dans la bienveillance et en se disant « Ok, le bazar, il est arrivé, c'est multifactoriel. Le mari, les enfants, le travail, le burn-out, un deuil, la surconsommation, le fait de ne pas aller bien et donc du coup d'acheter. » plein de raisons. Et l'idée, c'est d'aider la personne à comprendre ses raisons pour guérir tranquillement en fait, à son rythme. Mais effectivement, il y a des personnes qui ne sont juste pas prêtes. Moi, c'est pour ça que j'en dis toujours aux filles, la plupart... Pour moi, 99% de la population a besoin de nos services. Enfin, je veux dire,
- Speaker #0
ça nous fait bien,
- Speaker #1
mais il y a 5% des gens qui sont prêts à faire appel à quelqu'un parce que c'est comme d'aller chez un psy, mais c'est encore pire. parce que non seulement tu vas chez le psy parce qu'on va parler de choses et tout, on va être thérapeute, et en plus, je viens chez toi et j'ouvre tes tiroirs. Et je leur dis, des fois, j'en dis, imaginez, mettez-vous à la place de la cliente. Elle vous fait confiance, etc. C'est sûr, mais elle arrive chez vous et dit, je peux ouvrir les tiroirs et tout. Même moi, ça me ferait bizarre.
- Speaker #0
C'est hyper intime. Oui, personne n'a envie qu'on ouvre ce placard. Quand tu as du monde chez toi, des fois, quand il reste trop longtemps tourné, tu te dis qu'ils sont en train de fouiller chez moi, tu sais, parce que tu as des gens hyper curieux. Moi, j'ai des gens qui sont en train de fouiller chez moi, qui ouvrent des portes parce qu'ils sont curieux de voir comment est la maison. Tu as un côté intime, les petits tiroirs, etc. J'ai entendu dans tes épisodes des objets insolites que tu peux retrouver aussi chez les gens, donc tu peux avoir aussi des moments hyper personnels, que ce soit un peu rigolo comme certains objets dont tu as parlé dans ton podcast. ou hyper lourds parce qu'un souvenir, parce qu'un vêtement, parce que, comme tu disais, le deuil. Donc, tu disais que tu t'étais formée à la méthode de Marie Kondo. Alors, moi, je ne connais pas du tout Marie Kondo. Je n'ai pas lu son livre, etc. Mais... Est-ce que tout vient de cette formation ou est-ce que toi, tu t'es formée à d'autres choses pour compléter cette vision émotionnelle, psychologique autour du rangement et de la maison ?
- Speaker #1
En fait, moi, quand j'ai commencé, j'ai fait la formation de Marie Kondo au bout d'un an. Je suis partie à Londres, je suis allée la rencontrer, etc. Et c'est vrai que c'était génial. On a passé un super moment. On était 100 personnes du monde entier dans un grand hall. Dans un hôtel de ouf, dans l'ombre. Enfin, tu vois, le truc était fou. Incroyable. C'était mon rêve. C'était vraiment des Chinois, des Russes, des Françaises et tout. Et effectivement, ce que j'ai appris dans la méthode Marie Kondo, c'est vraiment, elle, elle a vraiment une méthode de tri par catégorie. Donc, on commence par les livres, on commence par les vêtements, ensuite les livres, etc. Donc, il y a une vraie catégorie à suivre, un vrai fil conducteur à suivre. Tu veux vraiment faire la méthode Marie Kondo. Et ensuite, il y a effectivement ce lien aux objets et le fait, et ça, c'est souvent ce qui revient en disant, voilà, tu prends un objet dans ta main, genre ce chouchou, est-ce qu'il t'apporte de la joie ?
- Speaker #0
Je me souviens de cette question dans les reportages.
- Speaker #1
Et du coup, bon, voilà, ça, c'est un vrai sujet parce qu'en France, apporter de la joie, les gens sont là, ouais, bon, moi, je le détourne un peu. Mais en tout cas, pour moi, la base de Marie Kondo, ça m'a beaucoup aidée, notamment sur l'empathie, le lien avec les personnes, d'être dans l'écoute de leurs besoins. et de ne pas forcément ranger comme j'aimerais que ce soit rangé chez moi. Donc, il y a un vrai sujet là-dessus, un vrai truc d'accompagnement. Après, en fait, je n'ai pas fait de formation en rangement complémentaire. En revanche, les 350 maisons que j'ai triées, ça m'a apporté, ça m'a énormément nourrie. Et du coup, j'ai vraiment adapté ma méthode. Alors moi, je n'ai rien inventé. Je n'ai pas une méthode, la fée du tri. Je ne vais pas mentir là-dessus, ce n'est pas vrai. Même peut-être que Marie Kondo, sa méthode, on ne sait même pas si c'est elle qui l'a inventée. Oui,
- Speaker #0
forcément.
- Speaker #1
Bon. En vrai, voilà, moi, en tout cas, ce qui est sûr, c'est que dans la façon dont je travaille, il y a vraiment une écoute, une empathie. Et il y a cette touche un peu de développement personnel, intuition, sensibilité que je demande à mes formés de développer. Parce que c'est comme ça, en fait, qu'on réussit au mieux à accompagner la personne, d'être vraiment dans l'écoute, de sentir les choses. Même parfois, il y en a qui ont des ressentis vraiment développés. Moi, j'ai des ressentis sur les maisons, etc. Donc, je sens des choses dans les maisons. Je ne vais pas forcément le dire tout de suite, mais en tout cas, j'ai étoffé un peu tout le truc pour rentrer dans quelque chose de très énergétique aussi. C'est important pour moi, même si on est très dans le matériel, mais il ne faut pas oublier cette partie-là. Et juste pour terminer, pour moi, on accompagne des personnes à faire du tri, à changer de vie. Il y a vraiment un truc assez complètement incroyable. C'est une philosophie de vie, c'est un truc qui est nouveau. Il nous accompagne aussi dans un développement personnel à titre personnel. C'est-à-dire que c'est une thérapie pour nous aussi. Et donc, l'idée, c'est aussi de réussir à trouver comment on va réussir à grandir et à dépasser certaines peurs qu'on peut avoir en faisant tricher quelqu'un. Qu'est-ce que ça nous renvoie ? C'est toujours un effet miroir. Donc, en fait, de réussir à dire « Ah tiens, là, ça m'a fait penser à ça » . Donc, travailler en parallèle sur nous aussi, je pense que c'est essentiel pour pouvoir évoluer et ne pas stagner dans un truc où dire « Je sais tout et je sais comment faire » .
- Speaker #0
Oui, puis pas arriver en mode bourrin, c'est le bordel chez toi, viens, on sort les sacs poubelles, quoi. Enfin, il y a aussi, comme tu dis, l'émotionnel. On s'implique. Toi, en tant que professionnel, tu t'impliques. Moi, je ne fais pas de rangement chez les gens, mais je m'implique dans leurs projets, tu vois, pour optimiser leurs plans. Il y a toujours un truc, tu vois, tu perçois des émotions. Moi, je vois quand je vends des maisons, j'ai des gens qui ont pleuré en rendez-vous. Ouais.
- Speaker #1
Tu vois, parce que tu disais tout à l'heure, il y a un rapport au rangement, mais à la maison. Et effectivement, créer une maison, c'est créer un refuge pour certains, c'est créer une nouvelle étape de vie. Je me souviens d'une cliente, on n'avait pas fait sa maison finalement, mais c'était une étape de vie parce qu'elle avait perdu son conjoint. Donc, en rendez-vous, quand tu te prends cette décharge d'émotion, parce que c'est vraiment une décharge, tu dois l'avoir en rendez-vous aussi. Et quand tu touches à la maison, effectivement, c'est intime, ça parle de la vie, etc. Et oui, ça nous fait... travailler différemment, prendre du recul, ça travaille son jugement. Tu parlais tout à l'heure du jugement, de juger le bordel des gens, mais de se dire, ok, c'est vraiment le bordel, ou alors tu vois, ils vivent comme ça. Pourquoi ? Et en fait, toi, ça t'apprend aussi un peu d'humilité, etc. Donc oui, je suis assez... Je me retrouve là-dedans.
- Speaker #0
C'est pour ça que c'est vraiment,
- Speaker #1
les gens, souvent, ils ont peur de notre métier,
- Speaker #0
parce qu'ils ont déjà peut-être vécu des expériences, tu vois, où il y a la sœur qui est venue tout ranger, ou une amie, enfin voilà. Il y a des trucs comme ça, mais nous, ce n'est pas du tout ce qu'on fait. Et justement, c'est pour ça que le métier existe et qu'on a des clients et que ça fonctionne. C'est que, évidemment, que nous, on est dans la bienveillance et on a des outils. Même moi, à titre personnel, ça me paraîtrait presque impossible d'aller trier chez mes parents. Avec eux, en tout cas, je veux dire, il y a trop d'émotionnel, trop de choses. Ils n'ont pas assez de recul. Donc, c'est pour ça que c'est bien de se faire accompagner. Mais effectivement, ce truc de jugement avec les personnes extérieures, ça peut être un peu... Les personnes pensent vouloir aider. En fait, souvent, elles traumatisent puisqu'autre chose.
- Speaker #1
Oui, et puis comme tu dis, tu ne pourrais pas trier chez tes parents, mais tu as un lien émotionnel. C'est-à-dire que les remarques que tu te prends de ta mère ou de ta sœur ou de on ne sait pas qui, mais les remarques des gens, c'est pour tous les sujets. C'est parfois compliqué et c'est pour ça qu'un regard neutre est hyper intéressant. C'est vrai que le home organizing vient un peu soigner notre surconsommation. Tu en parlais. Les vêtements, c'est un formidable exemple. Dans les maisons, je trouve qu'aujourd'hui, avec les comptes Instagram, les liens Amazon pour s'acheter le petit tiroir magique, je suis à deux doigts de craquer pour mes placards de cuisine, les aspirateurs, laveurs, etc. Moi, si elle écoute ce podcast, elle se reconnaîtrait. Je connais quelqu'un qui a cinq aspirateurs. Ah, c'est ça ? Oui, oui, le petit, le grand, le laveur, le robot, tout ça. Donc, si j'ai besoin d'en acheter un nouveau, je lui pose des questions. Il y a cette société de consommation, on est confrontés tous les jours. Est-ce qu'il y a des grands principes au quotidien qu'on peut utiliser ? Parce qu'on est exposés, on a envie d'être des maisons, des gens d'Instagram qui ont l'air magnifiques, on se dit que la nôtre est quand même très très nulle. Leur maison a l'air toujours bien rangée, il y en a quelques-unes qui sont honnêtes et qui tournent le téléphone.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Et on voit l'étendoir à linge au milieu du salon quand même. Est-ce que toi tu l'as vue ? dans tes accompagnements, j'imagine qu'avec 300 maisons, tu as vu ce genre de complexe. Est-ce que tu pourrais nous partager des choses là-dessus, une clé peut-être pour s'en sortir ?
- Speaker #0
Il y a plusieurs choses. Déjà, il faut mettre en place un système. Il y a un système qui doit être mis en place dans une maison. Donc, en fait, pour que ça tienne, il doit y avoir un système et un système, ça doit rouler. Donc, quand je dis un système, c'est des tiroirs de rangement, des boîtes, chaque chose à sa place, etc. C'est pour ça que c'est bien de faire un reset en disant... « Ok, ici, ça va être rangé comme ça, ici, ça va être rangé comme ça. » Puisqu'une fois que le système est en place, il y a juste à suivre le système. S'il n'y a pas de système, c'est le bazar. En fait, on a déjà assez de choses à penser comme ça. Donc, si on n'a pas un système qui est là, où on sait que les chaussettes, elles vont dans ce tiroir, que les stylos, ils vont dans ce pot, que les piles, elles sont rangées ici et pas ailleurs. En fait, ça met du chaos partout parce que personne ne s'y retrouve. et encore là, On habite à plusieurs dans une maison. Donc, les systèmes sont pour moi très importants. Et les systèmes s'adaptent en fonction des maisons, en fonction des gens qui y habitent. Est-ce que je mets un panier pour le linge ? Est-ce que je mets des séparateurs dans mes tiroirs pour mes sous-vêtements ? Ça, chaque cas est particulier. Mais avant de mettre en place un système, il faut avoir trié. Donc, en fait...
- Speaker #1
Faire du tri.
- Speaker #0
On trie. Pour savoir... Parce que d'acheter une boîte sans avoir trié ses collants, on se retrouve à acheter une boîte qui est trop petite. Du coup, on a mis 10 collants. Il y en a deux qui sortent. Mais du coup, ce n'est pas beau. Le tri, c'est la base. Une fois qu'on a trié, on met en place des systèmes qui sont pratiques pour tous les membres de la famille et qui sont simples. Donc, dans ce truc de système, s'il y a une phrase à retenir, c'est qu'il faut faire moins de deux mouvements pour ranger quelque chose. Souvent. Si tu as besoin de faire plus de deux mouvements pour ranger quelque chose, potentiellement, sauf si tu adores ranger, genre comme moi, tu vas le laisser te traîner. Exemple classique, les chaussures. S'il faut. ouvrir un placard, mettre les chaussures, refermer le placard, ces trois mouvements, c'est trop.
- Speaker #1
C'est pour ça qu'il y a des chaussures partout dans l'entrée. Ah, merci !
- Speaker #0
Retrouver un système. Moi, je les range dans le placard parce que moi, je préfère que ce soit rangé. Et en fait, je préfère prendre ce temps-là et parce que je fais partie des gens un peu toqués du rangement et du contrôle. Donc, moi, je vais le faire. Mais je sais bien que ma fille et mon mari ne vont pas le faire. Donc, j'ai construit mon entrée pour que ça fonctionne. Et encore, il y a des améliorations à faire sur le système. Mais du coup, voilà, une entrée, des paniers, les chaussures sont enlevées, mises en vrac dans le panier. Le panier, il est ouvert, ce n'est pas beau. mais c'est comme ça. Bon, chaque cas est particulier mais en tout cas, les systèmes sont très importants et il faut vraiment comprendre ce truc-là de plus de deux mouvements et il y a aussi, bon, je ne peux pas rentrer dans tous les détails là mais en gros, il y a aussi les personnes qui habitent dans la maison, il y en a qui sont grands, d'autres qui sont petits donc quelque chose à hauteur qui pour toi va paraître normal de dire, ben la tasse, je la mets ici, ton mari qui va être grand, il va la poser au-dessus, à chaque fois, il la pose au-dessus, tu dis, mais je ne comprends pas mais parce qu'en fait, il est plus grand, tu vois, Donc, c'est évident. Il y a plein de choses comme ça qui font qu'un système s'adapte aussi. Il faut adapter le système aux personnes qui vivent dans la maison. Donc, il n'y a pas de... C'est pour ça que les Instagram, les machins, il faut acheter des tiroirs, des trucs. Mais il y a des choses que tu... Le tiroir pour ta cuisine, c'est très bien. Tu vois, c'est un truc... Je veux dire, c'est pratique. OK,
- Speaker #1
ça va alors.
- Speaker #0
Non, mais voilà. Après, attention à ne pas mettre des trucs trop lourds dedans parce que comme c'est en mode autocollant...
- Speaker #1
Oui, je sais.
- Speaker #0
Tu peux tirer le tiroir et que tu ne mets que des boîtes de conserve. À mon avis, je ne l'ai pas testé chez moi parce que moi, j'ai mis plein de tiroirs. donc le système est important et ensuite pour terminer pour que ce soit pérenne une fois qu'on a le système etc qu'on a trié et bien en fait l'idée c'est de prendre conscience de comment on consomme et de se dire si j'achète un objet je sors un objet.
- Speaker #1
Oui je l'ai vu plusieurs fois un qui rentre un qui sort je sais pas si c'est sur ton compte ou d'autres mais je trouve que c'est intéressant si je faisais ça avec mes chaussures ça irait beaucoup mieux voilà en tout cas tu vois même si ça sort pas
- Speaker #0
avant de l'acheter, c'est de se dire où je le range ?
- Speaker #1
Ah ça c'est une autre bonne question. Où je le range ?
- Speaker #0
Est-ce qu'il a un endroit ? Genre j'achète de la déco, un tableau, un vase et tout, parce que tu vois les vases, les trucs, moi j'en vois plein ici, en Dordogne, la poterie à fond, je suis là ce petit vase, il est trop mignon ! Est-ce que je sais où je vais le mettre ? Non. Donc je l'achète pas. Bon, des fois je l'achète. Mais en tout cas, il y a vraiment après ce truc de processus en disant, ça veut pas dire que tu t'interdis d'acheter, tu peux l'acheter en disant, je l'aime trop, je sais pas où je vais le mettre, mais je l'aime trop. Mais j'assume le fait que peut-être qu'il n'aura pas sa place et qu'en plus, derrière, c'est de l'argent perdu puisque je ne le revendrai pas. Donc, pour moi, c'est vraiment ces trois étapes-là qui sont très importantes. Et chaque étape... Et donc, si tu essayes juste déjà de te dire « Ok, j'ai un objet qui rentre, un objet qui sort » , mais qu'à la base, tu n'as pas trié, pour moi, la base, c'est vraiment le tri et le système n'y en pas dans une maison.
- Speaker #1
C'est des bonnes questions à se poser. Le système qu'on veut pour soi, pour son conjoint, pour ses enfants. Tu dirais que c'est quoi les erreurs les plus fréquentes que tu as vues dans les maisons où tu es allée ? Est-ce qu'il y a un pattern, un schéma qui se répète dans beaucoup, beaucoup, beaucoup de maisons ? Et que si tu nous le dis là, en répondant à ma question, on va tous se dire « Ah oui ! »
- Speaker #0
Le truc assez classique que je retrouve quasiment tout le temps, c'est que les personnes ont essayé à un moment donné de ranger. On n'est pas la première personne qu'elles ont appelée. Elles ont déjà essayé de faire par elles-mêmes, acheter un bouquin, etc. Et l'erreur que je retrouve très souvent, c'est l'achat des boîtes. C'est-à-dire qu'on achète des boîtes parce que c'est trop cool d'avoir des boîtes.
- Speaker #1
C'est beau les boîtes, on a des belles en plus.
- Speaker #0
Des bocaux et tout ça. Et en fait, on ne sait pas ce qu'on va mettre dedans. Ou alors quand on le met, comme je te le disais tout à l'heure, ça déborde. En fait, ce n'est pas adapté. Du coup, on se retrouve avec des pleins de boîtes, etc. Donc ça, l'achat de meubles ou d'objets de rangement sans avoir fait du tri avant, on le retrouve tout le temps. C'est d'ailleurs pour ça qu'on achète rarement, nous, des trucs parce qu'en fait, on retrouve tout le temps des choses chez les clients. Donc ça, c'est un vrai truc. Et la deuxième chose, éventuellement, c'est le fait de vouloir trier sans sortir tout de son contenant. Comme je te disais tout à l'heure pour le dressing, c'est-à-dire, je fais le tri de mon dressing, mais je regarde comme ça. Ouais, ça, je le garde, ça, je l'enlève. Non, en fait, il faut tout enlever, aller chercher tous les vêtements, même ceux qui sont sous lit, été, hiver, etc. et tout trier. Mais bon, ça, quand tu le fais tout seul...
- Speaker #1
C'est un peu décourageant.
- Speaker #0
Ouais, il faut faire par petites sessions. De une heure ou deux heures en général. Mais l'erreur de ne pas tout sortir, c'est un truc assez classique. Parce qu'on a envie d'aller vite. Mais du coup, il y a plein de choses qu'on ne va pas vraiment trier.
- Speaker #1
Et puis, il y a plein d'endroits. Parce qu'on parle souvent du dressing. Mais tu regardes les tiroirs de cuisine. Tu sais, avec la spatule peut-être un peu cassée. J'en ai une un peu cassée. Tu as toujours le petit truc que tu as acheté parce que tu dis que ce serait génial. Et en fait, il est au fond du tiroir depuis cinq ans. Mais tu ne l'as jamais trouvé. Donc, la cuisine, l'arrière-cuisine. Les buanderies. C'est vrai que tu peux accumuler beaucoup de choses. Les placards, en règle générale, il faut tout vider pour voir clair.
- Speaker #0
Exactement. Pour voir clair et après remettre les choses à leur place. Mais il y a des zones, l'arrière-cuisine, la cuisine, c'est des endroits. Moi, je vois bien, dans ma cuisine, j'ai un endroit avec un tiroir. Enfin, j'ai un tiroir et il y a un des compartiments du tiroir où c'est ma petite zone de vrac. Je mets, tu vois, là, ça fait six mois que j'ai demandé à mon mari, sans vouloir le balancer. d'acheter une pile pour un jeu qui ne fonctionne plus, la pile n'a jamais été achetée. Donc, en gros, tu as le stylo avec le cache derrière de la pile. Tout est dans ce tiroir, des trucs qui sont en cours, en attente. Moi, c'est sûr que ça ne va pas durer longtemps. C'est-à-dire que si au bout de trois mois, je dis six mois, j'exagère, là, c'est bon, je vais acheter les piles. Je vais pouvoir réparer ce truc. Mais les trucs à réparer, tout. C'est bien, moi, je trouve, d'avoir un endroit de vrac.
- Speaker #1
Un truc à bordel quand même. Ça fait un peu une zone tampon finalement.
- Speaker #0
Une petite zone tampon. Mais il faut qu'il n'y en ait qu'une seule. Il faut que la zone tampon soit régulièrement triée et évacuée. Mais de se dire, OK, il y a des choses qui sont en attente. C'est terrible les choses en attente en fait. Et donc d'avoir un endroit pour ces choses-là en attente, typiquement la cuisine ou la air-cuisine, d'avoir un bac, un panier. Moi, c'est un tout petit compartiment de tiroir. Mais ça peut être juste un panier, mais il ne faut pas qu'il y en ait trop. Et de se dire, OK, ça c'est une zone en attente. et c'est OK si c'est le bordel. Et comme ça, je sais que si il y a le truc que je devais réparer, le bouton que je devais... Tout est là-dedans. Les trucs à faire ou en attendre, ça va là-dedans. Et au moins, il n'y a qu'un seul endroit pour s'y retrouver.
- Speaker #1
Question personnelle, comment tu gères les piles qui ne marchent plus ?
- Speaker #0
Les piles qui ne marchent plus, elles ont leur place. En fait, ça fait partie des... Tous les objets doivent avoir une maison. Donc, tu pars du principe que chaque objet a une maison. Excellent. Il peut avoir une maison secondaire.
- Speaker #1
Il y a des maisons secondaires. Oh, waouh.
- Speaker #0
Tu vas voir, par exemple, ce petit stylo. Ça, c'est sa maison principale. Donc, comme je t'ai remontré déjà tout à l'heure. Ça, c'est la maison principale de tous les stylos.
- Speaker #1
Maison principale. OK, très bien.
- Speaker #0
Et il a une maison secondaire dans l'entrée. D'ailleurs, tout va finir ici, je pense. Mais on va dire qu'il y a une maison secondaire ou dans le petit ward de la cuisine. Parce que des fois, tu écris des trucs sur le carnet, machin. Tu as besoin de ça. Et donc, je ne vais pas à chaque fois aller dans le bureau chercher un stylo. Il peut y avoir une maison secondaire, mais je préconise qu'il n'y ait qu'une seule maison, une maison principale, mais il ne faut pas qu'il soit zèbre. Donc, les piles HS, il faut qu'elles aient une maison. Une maison, c'est un pot, un bocal, il y a marqué pile HS dessus, au feutre, avec un crayon, et tu mets ça dedans. Et comme ça, quand il y a une pile qui est HS, tu remplis ça. Tu sais où la mettre. À un moment donné, quand c'est plein, tu le mets dans ton sac à main ou dans ta voiture, bien en évidence, pour te dire « Ok, ça, je vais l'emmener quand je vais faire les couilles. » course.
- Speaker #1
Exactement. Parce qu'il y a toujours les colonnes pour faire les piles.
- Speaker #0
Elles sont toutes très bien tout le temps. Là, à chaque fois qu'on passe devant, on se dit « Merde, j'ai encore oublié la cartouche » .
- Speaker #1
La vraie vie.
- Speaker #0
Mais voilà, il faut vraiment trouver une maison pour chaque objet.
- Speaker #1
Le sujet des enfants. Je ne l'avais pas prévu, mais ça m'est venu tout à l'heure parce que... Alors moi, je n'ai pas d'enfants, donc je ne peux pas juger, mais on voit des gens qui ne sont quand même pas méga contents d'avoir leur salon qui est devenu une crèche. parce qu'il y a les voitures plus ou moins grosses, celles où on monte dessus, celles où on joue avec. Il y a le circuit pas de patrouille, il y a la cuisinière, la marchande, la poussette, les baigneurs. Et en fait, ton salon devient une crèche. Ça semble quand même un sujet plus ou moins assumé chez les parents. Est-ce que tu as une astuce là-dessus ? Parce qu'on sait que les salles de jeu, pour l'avoir observée et pour avoir grandi avec beaucoup d'enfants autour de moi, Celles de jeu, elles ne servent pas, parce que les enfants aiment bien être proches des parents et de la vie dans la maison. Donc, de toute façon, tu finis par débarquer dans le salon. Comment tu vois ça ? Comment tu l'as traité avec tes patients, mais avec tes clients ?
- Speaker #0
Il y a eu le sujet des enfants, mais si tu veux, le sujet des enfants, c'était quand même un sujet qui arrivait souvent en bas de la liste, même si parfois, j'avais des parents qui me disaient « oui, mes enfants, machin » . On va toujours travailler avec les parents d'abord. On va trier le bordel des parents et après, on le voit. Après, à titre très personnel, et ça, c'est mon approche à moi, voilà. Effectivement, voilà, ma fille, elle vient jouer tout le temps dans le salon. Jamais elle ne joue toute seule dans sa chambre. C'est très rare. En tout cas, elle a trois ans.
- Speaker #1
Elle a quel âge ? Elle a trois ans.
- Speaker #0
Elle est encore petite. Mais en fait, il y a un vrai truc pour moi. Le bazar et les crèches dans le salon, comme tu dis tout, c'est quelque chose qui n'est créé pas par les enfants. C'est créé par les parents. C'est les parents qui achètent. Je veux dire, les enfants peuvent être réclamés et donc le parent achète. Mais c'est le parent qui achète définitivement, qui fait rentrer les objets dans une maison.
- Speaker #1
Ou les grands-parents, les tontons, les tatas.
- Speaker #0
Les adultes, en tout cas.
- Speaker #1
Les adultes, oui.
- Speaker #0
Donc, moi, j'ai pris le parti pris d'avoir très, très peu de jouets. Donc, j'ai eu un truc, une espèce de grande cuisinière, enfin, où elle peut cuisiner, et encore, elle ne cuisine pas trop, mais où elle se lave les mains. Donc, ça fait un truc un peu deux en un. Donc, ça, c'est une espèce de petite zone comme ça qui ne prend pas trop d'espace dans le salon. On a plein de livres et on a des jeux de deux, trois petites panières. Mais en fait, très vite, quand elle sort des choses, quand on doit ranger derrière, ça ne prend pas trop de temps. Parce qu'en fait, j'ai fait le choix de ne pas avoir 15 000 trucs. Et je l'ai fait. pendant un moment. En plus, mon mari, maintenant, il travaille dans une recyclerie. Donc, nous, on peut aller acheter des trucs à 50 centimes, tu vois, une poussette, machin. Mais ça repart aussi vite parce qu'en fait, effectivement, on va dans la recyclerie. Ça pourrait être dans un magasin de jouets. Le truc, ça coûte 50 centimes. Il y a le caddie, la poussette, le landau. Et elle va y jouer cinq minutes et puis après, elle n'y joue plus. Donc, moi, ça sort. Ça rentre, ça sort. Il y a très peu de jouets. Et en fait, j'ai pris aussi ce truc en me disant au début, je me disais quand même, je suis une mère indigne. Elle pourrait avoir plus de jouets. Elle est très contente, la petite. Elle se débrouille très bien avec très peu de jouets. Il n'y a pas besoin. En fait, elle peut avoir du coup, elle crée son imagination, elle prend ses poupées. Voilà, donc elle a quand même des trucs pour dessiner et tout. Mais vraiment, moi, c'est un travail à faire personnel des parents, en fait. Mais c'est un vrai truc d'accepter, de se dire, je ne donne pas trop de jouets à mes enfants et ça va, ils ne vont pas avoir une enfance malheureuse, en fait. Mais donc, c'est un truc des parents. C'est un vrai sujet. Donc, chacun fait évidemment comme il a envie. C'est sûr que plus il y a d'objets. Plus il y a de jouets, plus on passe notre temps à ranger.
- Speaker #1
Puis on peut aussi les submerger. J'imagine, moi, je suis vite submergée par les objets. J'imagine que pour un enfant avec un cerveau en développement. Et j'avais entendu, je ne sais plus où encore, j'entends beaucoup de choses, mais je ne sais pas d'où, le côté où... C'est une maman, je crois, qui me disait qu'elle changeait. C'est-à-dire qu'elle est à un endroit où elle stocke, en gros, tous les jeux. J'ai peut-être vu ça sur Instagram. Et en fait, elle fait tourner un roulement. C'est une bonne manière aussi, comme ça on peut avoir plein de choses, des cadeaux de Noël un peu tout le monde, et comme ça on n'a pas tout en même temps.
- Speaker #0
Mais c'est super, moi je trouve que c'est une bonne idée, mais moi, tu vois, à titre personnel, j'ai pas prévu dans mon organisation de maison une place pour ce roulement. Donc finalement, tu vois, et puis en fait, du coup, je les cache parfois par des endroits, puis ma fille elle est là, et puis elle revient, elle retrouve tous les livres, elle veut les sortir. Mais oui, c'est une bonne idée, ça demande, le truc du roulement, ça demande juste quand même une petite orga.
- Speaker #1
Ça dépend.
- Speaker #0
Oui, c'est une bonne idée. C'est une bonne idée s'il y a une place pour le roulement et de se dire, OK, là, j'enlève tel jeu, on remet tel jeu. C'est bien, effectivement. C'est une bonne idée. Mais trop, c'est vraiment les parents. C'est aux parents de faire une liste en disant, il y a ça pour l'anniversaire et pas autre chose.
- Speaker #1
Maîtriser ce qui rentre. Il y avait aussi le livre, tu as dû le lire, j'imagine, Zéro déchet.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Je l'avais suivi à un moment. J'ai acheté son livre. j'ai jamais... trop lue, mais je la suivais sur Instagram. Elle, ça partait d'une autre intention, c'était vraiment le zéro déchet. Ça allait du papier cadeau au sopalin en passant par d'autres trucs. D'ailleurs, je pense que mon mec lui en veut parce que je n'ai plus de sopalin à la maison et ça, ça le rend ouf. C'était aussi intéressant cette maîtrise de ce qu'on te donne. Je reviens aux listes dont tu parles et ça, c'était hyper intéressant parce que moi, ça m'a fait réfléchir. J'ai une amie aussi qui fonctionne comme ça. Ils ont réduit aussi les cadeaux de Noël en se disant on est tous adultes. Tous les adultes font un cadeau à un des adultes et le reste c'est pour les enfants. Ça allège le budget, ça allège les choses, ça allège la charge mentale pré-Noël aussi. Et je trouvais ça intéressant. Je ne sais pas si c'est des livres que tu as lus, des approches qui peuvent compléter aussi ton... de tes accompagnements.
- Speaker #0
Oui, Béa Johnson, moi, ça a vraiment... Je l'ai découverte en même temps que Marie Kondo. C'est vrai qu'on n'en entend plus trop parler. Béa Johnson, j'ai trouvé son approche géniale et tout, mais c'est vrai qu'avec le recul, ça m'a... Enfin, je me suis mise un peu dans un truc un peu extrême avec Béa Johnson. Oui,
- Speaker #1
c'est hyper extrémiste.
- Speaker #0
Beaucoup, du coup, finalement, ce truc de moins d'objets, moins de trucs, dans la société dans laquelle on vit, ça devient une charge mentale écologique, quoi. Tu vois, il y a un peu ce truc où... Ok, d'un côté, mais parce que sûrement, je n'ai pas la bonne approche. Et elle, elle le vivait sûrement différemment. Et puis bon, tu habites à Los Angeles ou San Francisco, ce n'est pas la même que quand tu habites… Enfin, tu vois…
- Speaker #1
On n'a pas la même vie, quoi.
- Speaker #0
Ce n'est pas la même vie et ce n'est pas les mêmes mentalités et tout ça. Mais en tout cas, c'est vrai que moi, je me suis retrouvée à faire des trucs un peu zéro déchet où j'ai beaucoup lâché là-dessus. L'approche est intéressante.
- Speaker #1
Un peu culpabilisante.
- Speaker #0
Alors, je ne sais pas si elle est culpabilisante. En tout cas, elle crée de la charge mentale. Ça, c'est sûr.
- Speaker #1
Ce n'est pas elle qui est culpabilisante, c'est nous. On se chauffe la gel et on culpabilise de ne pas être aussi...
- Speaker #0
En vacances, tu dis que tu vas être zéro déchet. Tu te mets à faire des piqueniques pour tout le monde. Tu fais des boîtes. Tu laves les boîtes. Tu as les gosses. Et même sans avoir les gosses, je dis à chaque fois, je suis là. Ok, super, je vais dans le train. J'ai ma gourde pour boire de l'eau. Je bois beaucoup d'eau. Donc, en gros, je me dis, ok, je prends ma gourde. Ma gourde, elle fait un litre. Ça pèse. super lourde, tu te retrouves tu vois à la fin, t'es là dans le RER t'as plus d'eau, tu te dis j'ai trop soif, mais je vais pas acheter une bouteille en plastique parce que bien sûr que finalement je l'achète la bouteille en plastique, tu vois, mais et à côté de ça, tu vois ils font des Jeux Olympiques de ski à Dubaï,
- Speaker #1
tu vois tu dis je suis pas sûre que ce soit Béa Johnson pour le coup qui l'ait organisée,
- Speaker #0
mais du coup à côté de ça, tu dis je suis en train de me pourrir la vie pour sauver la planète Et il y en a d'autres qui en profitent. Il y a un peu ce truc de... Moi, j'aime bien maintenant être un peu... On se détend. On se lâche la grappe. Ce n'est pas parce que j'achète une bouteille en plastique ou que j'ai acheté des sandwichs en kiwi. Ils sont peut-être dégueulasses et pas bons pour ma santé, mais je n'ai pas eu besoin de préparer ça, plus les mille autres trucs que j'ai dû préparer pour le voyage. Ce sera très bien. On va bouffer des chips et boire du coca en canette. Et ils ont tout. Voilà. Non, mais bon. Donc, Béat Johnson, oui, j'aime beaucoup son approche, mais j'en reviens un peu parce que... Il faut savoir juste le prendre, ne pas se mettre trop une charge. Je n'ai pas de sopalin non plus, et mon mec, ça le rend off aussi, je te rassure.
- Speaker #1
Ah, ok, il n'y a pas que le mien. Non, mais après, je me disais que c'était moi qui étais bizarre avec mon histoire du sopalin. On a des torches, mais les éplonges... Ok, c'est hyper intéressant, parce que du coup, en gros, on fait appel à une homo-organisation. Si on a commencé à acheter des boîtes, mais que c'est toujours le bordel, que notre tiroir à bordel ne diminue jamais, voire se multiplie, et le bordel a beaucoup trop de maisons. et de maisons secondaires et beaucoup trop de maisons au travers de ta maison. C'est là qu'on peut penser à faire une home organizer pour nous aider à trouver ce fameux système. Je diviserai cet épisode en deux. Je t'avais dit, du coup, c'était hyper intéressant, mais beaucoup de sujets. C'était un super échange. Merci beaucoup, Elodie, d'avoir accepté mon invitation. Je pense que cet épisode va en aider beaucoup et je vais mettre toutes les informations pour te retrouver, le lien de ton podcast, ton Instagram. site internet et tout seront dans la description de l'épisode. Merci beaucoup ! Voilà, j'espère que cet épisode t'a donné envie de regarder tes placards d'un autre œil. Moi, ça a été une véritable thérapie parce que je suis quelqu'un d'assez bordélique et j'ai aimé discuter de ce sujet. Je trouve qu'on parle beaucoup de placards, de rangements dans les maisons. J'en parle régulièrement avec les clients que j'accompagne pour optimiser leurs plans. Et là, il y avait quelqu'un dont c'est la spécialité. à mon micro et je suis donc contente de te l'avoir partagé aujourd'hui. Donc le rangement il ne commence pas quand tu vides tes cartons, il commence bien avant et pourquoi pas avoir fait le tri avant pour n'emmener avec toi que ce qui est nécessaire et que ce qui te tient à cœur dans ta nouvelle maison. J'ai trouvé cette approche très intéressante et si toi tu veux te faire aider ou si tu veux suivre Elodie, je te mets tous les liens en description. Son compte Instagram, si tu veux te venir en basse-aiderie, se fait du tri, si tu veux en trouver une dans ta région, tous les liens sont en description de cet épisode. Donc on ne s'arrête pas là, comme je te le disais au tout début et comme tu as pu le comprendre, l'épisode 2 arrive bientôt, enfin l'épisode 37, la partie 2 de l'épisode que tu viens d'écouter. Et Elodie viendra partager son autoconstruction en Dordogne avec un bébé en ayant une yourte sur son terrain. une aventure assez extraordinaire que j'ai hâte de te partager. Je te souhaite une très bonne journée, après-midi, balade en voiture, à vélo ou à pied, et je te dis à très vite pour un prochain épisode.