- Speaker #0
Aujourd'hui, je suis ravie de t'accueillir sur le podcast Chéri on construit, parce que c'est la suite de l'épisode 36. Tu es dans l'épisode 37, je reçois Élodie. Élodie qui, dans l'épisode précédent, nous a parlé de son métier du rangement, de comment préparer son déménagement, de comment penser sa maison par rapport au rangement. Et aujourd'hui, elle vient parler de sa construction. Quand je lui avais proposé de venir enregistrer... l'épisode, elle m'avait glissé qu'elle avait construit une maison et j'avais trouvé ça hyper intéressant d'aborder la manière dont une homme-organiser a construit sa maison. Donc, on en a discuté et dans cette deuxième partie, pour que tout soit un peu plus clair, Élodie change de casquette. Elle est plus experte, mais elle est une personne qui, comme toi, a construit sa maison et elle va vous raconter son aventure, pourquoi elle a fait le choix de construire en paille, comment elle s'est organisée pour pour autoconstruire, comment elle a trouvé son terrain aussi, et comment elle a géré l'arrivée d'un bébé, l'autoconstruction, en ayant une hurte sur son terrain pour construire. Et je dis que c'est hyper intéressant parce qu'elle parle quand même sans filtre, donc j'ai hâte que tu découvres son aventure. Si tu ne l'as pas déjà fait avant de démarrer cet épisode, je t'invite à aller mettre 5 étoiles au podcast Chéri on construit. Ça m'aide beaucoup, ça aide à faire connaître le podcast. sur Spotify. D'ailleurs, tu peux me laisser un commentaire sur Apple Podcast, tu peux noter, donc avec des étoiles, et moi ça m'encourage à poursuivre et à organiser des interviews avec des invités aussi passionnants qu'Élodie. J'en dis pas plus,
- Speaker #1
et je te laisse avec l'épisode du jour.
- Speaker #0
Bonjour, c'est Gwenola, bienvenue sur le podcast où on parle maisonneuve, construction, projet de vie. J'ai créé Chéri en construit pour toi qui veux faire construire ta maison. Entre les contrats, le choix du terrain, les plans. le budget, le timing et tout ce que tu entends. Tu te sens perdu ? Je te comprends. Tous les 15 jours, je te partage ici mes conseils concrets et des réflexions pour te permettre de bien préparer ton projet. Je reçois aussi des professionnels qui t'apportent leur expertise et des propriétaires qui ont déjà vécu l'aventure pour qu'ils te partagent leur expérience. Mon objectif ? Que tu vives ton projet sereinement en sachant exactement où tu vas. Prêt à construire ? Je te laisse avec l'épisode du jour. Bonne écoute ! Je remercie l'algorithme d'Instagram de t'avoir mis dans mon fil parce que j'étais sur le sujet du rangement. Et là, je trouve une home organizer qui a construit sa maison neuve avec un parcours hyper intéressant. Parce que du coup, là, je vais te redemander ton parcours, mais plutôt ton parcours de maison parce que tu vivais en région parisienne, j'imagine, parce que pour travailler dans le cinéma, tu ne vivais pas au fin fond de... Tout à fait.
- Speaker #1
Je ne sais pas où. Qu'est-ce que c'est, mais il faut être... On va être réalisateur ou chef opérateur. Oui, voilà.
- Speaker #0
Peut-être moins être...
- Speaker #1
On va se faire un peu en région quand même, de plus en plus. Mais c'est vrai que la plupart des intermittents sont à Paris.
- Speaker #0
Oui, j'imagine que le plus gros des productions, de toute façon, se font là. Et tout le monde n'a peut-être pas envie de se taper des heures de train, prendre l'avion et les voitures pour aller bosser deux, trois jours ou quelques semaines très ponctuellement. Ça se fait, mais il faut gérer le logement, etc.
- Speaker #1
Donc,
- Speaker #0
tu es en région parisienne. Et là, tu as fait un move assez intéressant. intéressant parce que tu as décidé de partir, tu parlais de t'as vécu en Nouvelle-Zélande et tu me disais pour préparer l'épisode que tu avais rencontré la bonne personne pour faire ce dont tu es arrivée, donc région parisienne bouger en région est-ce que ça a accompagné ton changement en home organizer, est-ce que tu peux nous parler de ce changement là, puis après on va rentrer plus en détail en fait juste pour revenir rapidement,
- Speaker #1
ce qui s'est passé c'est que pour remettre le truc dans l'ordre J'ai fait mes études, je suis partie vivre avec mon compagnon de l'époque en Nouvelle-Zélande. J'ai travaillé dans le cinéma là-bas pendant un an, dans différentes maisons, etc. Et en Nouvelle-Zélande, un week-end, une semaine, il y a des amis qui sont venus nous voir et on a passé un week-end dans une maison en paille. Donc une maison en paille, dans l'imaginaire, c'est une maison de trois petits cochons, pas du tout une maison en paille, c'est une maison d'extérieur, elle est en bois ou en roue en terre. Et à l'intérieur, en fait, l'isolation est en paille, mais les murs sont en terre, comme un espèce de... C'est de la terre.
- Speaker #0
En fait, pour ceux qui ne connaissent pas et qui ne l'ont jamais vue, on peut se dire que ça ressemble... Alors, je vais faire un gros raccourci. Les puristes de la terre vont m'en vouloir, mais ça donne un effet sur les murs, cet enduit, que pour la déco, aujourd'hui, on va chercher soit dans du béton ciré, soit dans la peinture à la chaux, soit quand on rajoute du bicarbonate, pour avoir cet effet un peu granuleux. Et pas lisse comme le placo peint de base. Donc, c'est ça le changement. C'est une question de matière, en fait.
- Speaker #1
C'est ça. C'est comme du... Après, il y a plein d'enduits différents. Mais bon. En tout cas, ce qui était fou, c'est que dans cette maison, je m'en souviens encore, ça m'a beaucoup marquée. Et je me souviens avoir touché les murs et m'être dit... Oh là là, mais moi, je veux ça. Et bon, j'habitais en Nouvelle-Zélande, ce n'était pas du tout le projet, mais ça m'est resté dans la tête. Quand je suis rentrée en France, je suis retournée vivre chez mes parents et j'ai commencé à chercher un terrain pour faire ma maison en Paris. Ah ok. En région parisienne. Et ça ne s'est pas du tout fait. Enfin voilà. Et en fait, en cherchant des terrains, je suis tombée sur une maison, je suis allée la visiter et je suis tombée amoureuse de la maison. Ça, c'est très important. Parce que j'ai eu un coup de cœur et je pense que les maisons, elles nous choisissent et on ne choisit pas nos maisons. Mais ça, c'est un autre sujet. Donc, dans notre podcast, c'est vrai. En tout cas, il y a eu un coup de cœur sur cette maison. Et j'avais un copain, un autre copain à l'époque. Et du coup, je l'ai un peu embarqué avec moi. J'étais avec lui depuis pas si longtemps. J'ai dit, ouais, j'ai envie d'acheter cette maison. On s'est retrouvés à acheter cette maison à deux. On a fait de la rénovation. Vieille maison en pierre à Saint-Arnaud en Yvelines. Donc, vraiment dans la campagne, petit jardin, rivière au fond du jardin.
- Speaker #0
Oh, wow.
- Speaker #1
Paradise, quoi.
- Speaker #0
La perle rare.
- Speaker #1
La perle rare. Et donc... Et donc, on fait tous les travaux de cette maison, etc. Et puis, la vie fait qu'on se sépare à la fin de la rénovation de cette maison. Et c'est à ce moment-là, quand je me suis séparée, j'ai commencé à m'intéresser à Marie Kondo, j'ai commencé à m'intéresser au Feng Shui, etc. Et donc, suite à cette séparation, j'ai commencé à changer de vie et je me suis effectivement décidée, j'étais donc célibataire, j'ai dit bon, je vais en fait vendre cette maison. Ça a été un crève-cœur et ça a été très compliqué. Mais j'ai décidé de la vendre et de partir vivre à Bordeaux. pour monter mon entreprise, parce que je me suis dit, si jamais je me lance à Paris, je vais me faire mes clientes à Paris, etc. Et en fait, je vais avoir du mal, je ne vais pas pouvoir partir tout de suite. Et j'en avais un peu marre d'être dans les transports en Ile-de-France. C'est quand même un délire. Prendre le RER,
- Speaker #0
les choses même pas imaginées.
- Speaker #1
Ouais, c'est un délire. Moi encore, j'habitais dans le sud. Je travaillais des fois dans les studios de Besson, là, dans le nord. Enfin bon, c'était un truc de fou. Je conduisais beaucoup, beaucoup. Bon, donc je suis, je pars à Bordeaux. Donc là, j'ai squatté chez les potes pendant... Deux, trois semaines, je me suis trouvée une petite maison. La maison est toujours un lieu très important pour moi, une location. Et donc, je suis restée dans cette location et j'ai monté Fait du tri. Voilà. Et j'ai créé Fait du tri. Donc,
- Speaker #0
c'était un nouveau départ, en fait. Nouveau départ, complètement. Fait du tri, changer de région,
- Speaker #1
de métier. Je ne connaissais personne à Bordeaux, changer de métier. Je ne connaissais pas l'entreprenariat. Je ne connaissais pas ce que c'était Instagram. Je partais de rien. Le seul truc que j'avais, c'était une motivation extrême. j'étais toute seule. Il n'y avait personne pour me faire chier, même si en tout cas, je n'avais aucune contrainte. Et j'avais une limite financière parce que je n'avais pas de chômage. J'avais un peu d'argent de côté, mais en gros, il fallait que ma boîte, ça fonctionne. Donc, je me suis donnée à 3000% et c'est pour ça aussi que j'ai réussi entre autres à bien développer Fédutri. Et voilà. Et dans mon cœur, cette maison que j'avais à Saint-Arnaud, elle était toujours là. C'est-à-dire que comme j'étais en location, ce n'était pas ma maison, j'étais vraiment encore hyper attachée à cette maison. Je pensais...
- Speaker #0
Un deuil qui était difficile à faire. On en parlait tout à l'heure. Exactement.
- Speaker #1
J'avais vraiment un lien et je l'ai encore. Mais tu vois, là maintenant, j'y pense plus comme une belle relation avec un ex. Tu vois que j'ai ma maison là. Et donc, voilà, Bordeaux. J'ai rencontré mon mari à Bordeaux. L'homme de ma vie, super, c'est génial, etc. Et donc, confinement arrive. Moi, ça me trottait dans la tête depuis longtemps, cette maison en paille. On est revenu sur le sujet. Et donc, j'ai réussi à convaincre mon mec. J'ai dit, viens, on va acheter un terrain. On va fabriquer notre maison en paille parce que j'avais vu plein de vidéos sur YouTube. Et voilà comment on est parti dans ce... Enfin, je suis partie dans ce délire. Mon mec m'a suivie. Clairement, c'était quand même moi, moteur de l'histoire. Et donc, on a décidé, après plusieurs mois, parce que lui, c'est un vrai citadin. Il est argentin. Il a grandi à Buenos Aires et à Barcelone.
- Speaker #0
OK, des petites villes.
- Speaker #1
Voilà. Du tout, du tout. mais il savait aussi qu'on pouvait avoir accédé à la propriété, avoir une maison, ce qui n'aurait pas été le cas à Bordeaux ou au bord de l'océan, etc. Donc, on a cherché, on a trouvé un terrain, on a eu un gros coup de cœur sur le terrain.
- Speaker #0
Est-ce que les terrains choisissent la propriété aussi, comme les maisons ?
- Speaker #1
Oui. Ce terrain-là, pour l'histoire, quand on est arrivés, on a choisi la Dordogne parce que c'était à côté de Bordeaux, parce que moi, je ne savais pas trop quoi choisir, je ne voulais pas aller trop dans le nord, Donc, de sud, la Dordogne c'était pas trop loin et Périgord-Noir c'est un endroit qui est puissant, magnifique et pour plein de raisons c'était génial donc j'ai dit ok, le bon coin, je regarde des terrains moi je veux 2 hectares et demi parce que je veux être autonome en bois enfin je veux minimum 2 hectares pour être autonome en bois etc donc voilà par sélection et par tarif on va en Dordogne, on visite une dizaine de terrains et avant d'arriver là où on est aujourd'hui, j'ai vraiment eu un truc dans le coeur qui a fait comme un peu une espèce de Merci. peur et d'appréhension. Ce n'était pas le premier, je pense, c'était le 6 ou 7e terrain qu'on visitait. Et on arrive là, et là, je regarde le terrain et puis je le trouve trop bien. Mais je vois qu'il y a des petits trucs techniques qui ne vont pas aller avec une maison autonome, la pente n'est pas dans le bon sens pour le soleil.
- Speaker #0
Tu as commencé à décrypter ton terrain pour savoir si le projet... Se lancer dans des projets hyper spécifiques où tu veux être autonome, le bio-climatique prend un niveau supérieur par rapport à la plupart des choses que même si tu construis de manière tradie. Tu peux construire de manière traditionnelle en étant bio-climatique. J'ai un épisode de podcast qui va Et... sur le sujet avec Marine de Habitat Heureux qui va venir ou qui sera déjà passé, je ne sais pas encore. Oui, donc tu l'analysais d'une manière très précise ce terrain par rapport à ton projet.
- Speaker #1
Oui, c'est ça.
- Speaker #0
C'est hyper intéressant parce que souvent on cherche le terrain et après on réfléchit mais toi c'était l'inverse, tu avais ce projet, cette manière de vouloir le construire, ces techniques que tu avais aperçues et tout ça venait dans ta tête quand tu visitais le terrain.
- Speaker #1
Oui. Exactement. Et on a quand même fait, c'est-à-dire qu'on a, je cherchais le terrain, mais en parallèle, je m'étais formée. On était allé faire des stages de formation, notamment un stage dans le Gers qui n'existe plus, mais qui à l'époque s'appelait la maison éco-autonome. Donc, comment créer une maison autonome ? Pour avoir une maison autonome, il faut avoir une maison économe. Voilà, on ne peut pas avoir une maison autonome si on a 600 mètres carrés. Et du coup, je faisais cette formation en parallèle sur plusieurs jours. Et du coup, quand on a trouvé le terrain, on a pu en discuter avec la personne. Donc, en fait, toute la partie technique, cette personne-là, elle nous a accompagnés pour faire le travail. Et puis, quand on a choisi le terrain, on est reparti chez nous. Et puis, j'ai fini par me dire, OK, c'est bon, c'est là. Mais je sais que ce terrain m'a choisi. Je sais qu'il m'a dit, OK, c'est bon, tu peux venir. Je sais qu'il y a un maître des lieux. Enfin, tu vois, pour moi, il y a vraiment cette notion-là dans le terrain. Et donc, quand on a eu validé le terrain, ça a pris pas mal de temps, les achats avec les droits de la bosse. Ça a mis du temps. On a un peu, dans la précipitation, fait le permis de construire parce qu'on habitait encore à Bordeaux. Il fallait déposer un permis. Donc, on a trouvé une archi qui était spécialisée, pas dans les maisons en palme, mais quand même dans le bio-climatique, qui nous a aidé à poser le permis de construire. Et on a eu le permis. Après, on s'est dit, bon, OK, alors comment on fait maintenant ? Est-ce qu'on reste vivre à Bordeaux et qu'on fait des allers-retours ? C'est à deux heures et demie de route, donc non. On part complètement et on vient vivre dans un appartement et on fait des travaux en parallèle. On n'a pas trouvé d'appart, et puis financièrement, ça faisait beaucoup. Ça faisait un crédit pendant, enfin un loyer pendant 2-3 ans. Et ou alors, on s'installe sur le terrain, ce qui était quand même le truc de base. Mais est-ce qu'on s'installe dans une urne, dans un mobilhome, dans une tiny house ? Pour l'histoire un peu drôle, c'est que maintenant, depuis qu'on a montré cette maison, on a rencontré plein de gens en Dordogne, des néo-ruraux comme nous. Et ils ont tous des situations comme nous, c'est-à-dire plus ou moins, tout le monde construit sa maison, et tout le monde... à ou vit encore dans soit un mobilhome, soit une tania, soit une yourte. Moi,
- Speaker #0
je trouve ça extrêmement impressionnant et courageux. Je ne sais pas si j'aurais été capable de le faire, tu vois, pour construire. J'ai enregistré un épisode de podcast sur comment lancer son projet et j'en parlais. C'était penser son projet avant de chercher le terrain, etc. Parce que qu'est-ce qui va te faire tenir dans les moments difficiles ? Parce que quand t'as un temps de merde, quand t'es en plein hiver, tenir... Alors, j'ai jamais vécu dans une yourte, mais dans un mobilhome... c'est quand même pas foufou l'isolation qu'est-ce qui va te driver tout au long c'est hyper intéressant donc ouais vous avez rencontré plein en même temps la Dordogne, l'Ardèche sont aussi des régions attractives pour ça parce que les terrains sont encore grands, tu as cet état d'esprit et il y a beaucoup de néo-ruraux ou des gens qui se sont installés depuis des dizaines d'années et t'as une entraide, j'ai échangé avec quelqu'un qui est spécialisé dans la construction bioclimatiques et avec des matériaux naturels d'autoconstruction, avec Marine de Habitat Heureux aussi, il y a quand même une entraide aussi pour cette communauté qui est assez intéressante avec des chantiers participatifs. Je ne sais pas si tu en avais fait avant de construire.
- Speaker #1
Oui, j'avais participé à des chantiers participatifs, moi en tant que personne, et on a effectivement eu beaucoup d'entraide. Après, il a fallu que j'aille vraiment chercher les gens, c'est-à-dire qu'il y a aussi ce truc qu'on ne peut pas arriver à la campagne à attendre que les voisins viennent nous offrir des petits muffins.
- Speaker #0
ça n'existe pas que dans les films ça existe,
- Speaker #1
les gens sont sympas mais moi après j'ai un côté très social et moi j'adore ça très vite j'ai eu un espace de coworking à Sarla je parlais avec tout le monde, j'ai fait plein d'activités donc je me suis créé un gros réseau quand j'ai acheté de la terre sur le bon coin le mec je vois qu'il est à notre âge il construit aussi sa maison, je prends son téléphone je crée un groupe WhatsApp, on s'échange j'ai aussi créé ce truc là, c'est important d'être moteur là-dedans et c'est vrai que le choix qu'on a fait de vivre dans la yourte Merci. En fait, on ne regrette pas. Ça a été dur parce que je suis tombée enceinte un peu plus tôt que prévu. Et donc, on a eu la petite et l'enfant.
- Speaker #0
Elle est née ? Vous étiez encore dans la yurte ?
- Speaker #1
Elle est née dans la yurte.
- Speaker #0
Excellent.
- Speaker #1
Même, elle est née dans la yurte. Mais en fait, c'est vrai qu'à deux, c'était un petit paradis. On n'a pas eu d'eau, même d'électricité pendant six mois. C'était un peu plus dur pour mon mec parce que moi, j'étais enceinte. C'est lui qui allait chercher l'eau et tout. Mais en vrai, je veux dire, ce n'était pas contraignant parce que c'était une aventure. Moi, je trouvais ça trop bien. Je me reconnectais à la nature. On vit dans un truc rond. Il y avait des chevreuils qui venaient manger en bas. Enfin, je veux dire, c'était un truc... quand même vraiment magiques. Oui, il y avait des contraintes, mais moi, je ne les ai pas senties comme des contraintes. En revanche, quand la petite est arrivée, là, ça a été la catastrophe. Ah, clairement ? Parlant, ça a été la catastrophe parce que ça a été le début de la descente vraiment bas parce qu'elle est née, on a fait faire les fondations de la maison. Donc, on habite sur le terrain, dans la yourte.
- Speaker #0
Vous aviez à peine commencé la maison quand elle est née ? Oui,
- Speaker #1
parce qu'en fait, il y avait un truc de timing, c'est-à-dire qu'on ne voulait pas rester trop longtemps dans la yourte. Et l'histoire de la paille et de la terre, il y a un truc de séchage qui fait que si tu ne commences pas à telle date, ça reporte d'un an. Donc, en fait, il fallait qu'on commence en mars pour que la structure soit prête pour accueillir la paille en été. Et du coup, moi, j'ai accouché fin février. Donc, en fait, les fondations ont été faites fin février par les maçons. Donc, quand j'ai accouché, les fondations étaient prêtes. Les trois semaines après mon accouchement, ils ont commencé. donc mauro mon mari et notre ami qui nous avait accompagné, qu'on a embauché sur ce projet-là, qui nous avait fait la formation Éco-autonome, a été, lui, le cerveau du projet, à faire les plans, nous dire il faut ça de bois, nanana. Mon mec, lui, il l'aidait sur le chantier parce qu'il venait une semaine de temps en temps pour nous aider à avancer. Et moi, je gérais...
- Speaker #0
Un bébé.
- Speaker #1
Un bébé, les bénévoles, l'achat des matériaux, etc. Donc, évidemment... comme je passe mon temps à organiser des trucs et que je fais toujours des trucs plus fous les uns de tes autres, je me suis dit,
- Speaker #0
ça va,
- Speaker #1
un truc de fou de plus. Ça va être stressant et tout ça, ça va aller. Mais effectivement, n'ayant jamais eu d'enfant, je n'avais pas pris en compte, je ne pouvais pas me rendre compte de ce que ça allait être d'avoir la petite. Et donc là, ça a été un début, ça a été compliqué. Donc, on a mené le truc de front en un an et trois mois, la maison était terminée. Donc, la reconstruction,
- Speaker #0
c'est énorme. C'est énorme. Ça paraît hyper long. Pour ceux qui se disent, ah non, je ne veux pas que ça mette autant de temps, mais en auto-construction, c'est un défi incroyable. Tu as pu participer un petit peu aux travaux ? J'imagine que quand la petite est née, tu ne pouvais pas, parce que c'était les gros travaux, et toi, tu avais ton corps qui faisait te faire un gros travail.
- Speaker #1
Ça m'a d'ailleurs frustrée, parce que je me suis rendue compte, post-acouchement, je me suis dit, je ne vais pas du tout pouvoir bricoler. Et moi, j'aime bien, je ne peux pas passer des heures à faire une tâche répétitive, mais couper du bois, la scie... mettre du bardage et tout. Oui, j'ai participé comme j'ai pu plutôt à la fin. On a quand même fait, donc on a fait faire les fondations et à la fin, on a fait faire Placo parce qu'il y a certaines cloisons qui sont en Placo. Électricité, plomberie, peinture, on a tout fait faire parce qu'à la fin, on n'en pouvait plus. Mais toute la structure, l'isolation en bois, la terre, etc., on l'a fait nous-mêmes et avec beaucoup de bénévoles. Et donc, ça a été une aventure effectivement folle. Et donc, moi, en parallèle de ça, je gérais Fédutri parce qu'il fallait faire rentrer de l'argent parce que mon mari...
- Speaker #0
on avait dit il arrête de bosser pour faire les travaux sur le chantier donc bref voilà donc ça a été 3 ans l'aventure on en sort et on a une maison qui est magnifique on a une yurte qui nous a beaucoup apporté mais on a un peu un truc de on n'a pas envie d'y retourner parce que bon c'est vrai que il y a plein de choses qui s'y sont passées des très belles choses mais des moments compliqués aussi parce que je dirais une construction en auto-construction dans une yurte où tu n'as pas forcément tout le confort que tu pourrais attendre pour décompresser d'une journée de travaux Comment tu faisais pour bosser ?
- Speaker #1
Tu vivais dans une urte,
- Speaker #0
ton mec était sur un champ.
- Speaker #1
Franchement, je ne sais pas comment tu les faisais. En plus, à l'époque, je faisais encore des formations en présentiel. J'allais à Paris, la petite n'a pas voulu. Je l'ai allaitée pendant un an. Elle ne voulait pas lâcher mon sein pour prendre un peu le bibi. Quand je partais en formation, mon mec venait avec moi dans un hôtel. Il m'apportait la petite pendant les pauses pour que je lui donne le lait. C'était un plaisir. Mais du coup, la maison n'avançait pas. En fait, c'était dans des... Moi, je partais deux, trois jours, donc on calait ça entre. Non, honnêtement, je ne sais pas. Je bossais beaucoup à distance, donc je faisais des visios le soir ou la journée. En fait, la yourte, ce n'est pas tant le confort. Parce que moi, le confort, j'ai besoin d'un bon lit et de bien manger. En vrai, d'avoir un petit espace, ça ne me gêne pas. Mais c'est sûr que c'était plus bébé qui n'avait pas sa propre chambre et donc qui faisait du bruit et donc qui se réveillait tôt. Et donc, en fait, si elle est réveillée à 5h30, ni bateau. Tout le monde est réveillé à 5h30. Nous, on mangeait là et elle, elle dormait là. Enfin, tu vois, c'est genre une marée ronde. Il n'y avait pas d'espace séparé. L'aventure a été, voilà, c'est que ça devait être comme ça et ça s'est passé comme ça. Et maintenant, on digère le truc, mais à l'instant T. Et puis bon, de toute façon, on est la tête dedans. Moi, je voulais finir la maison. Plus vite on finissait la maison, plus vite on était dedans parce qu'en été, dans la yurt, il fait très chaud. En hiver, il fait très froid. Il faut faire du feu tout le temps. On serait liés la nuit pour faire le feu. Donc, c'est... Tout seul ou à deux, encore une fois, ça va. Quand tu n'as pas d'autre truc à gérer, ça va.
- Speaker #0
Mais en France,
- Speaker #1
avec un bébé,
- Speaker #0
c'est chaud. Et je veux juste te reposer une petite question. Donc, tu avais rénové une maison en couple la première fois. Pourquoi tu as choisi de construire ? C'était vraiment ce souhait de construire la paille ? Parce que tu aurais pu acheter une maison en Dordogne et la rénover, éventuellement la compléter en isolant en paille. Enfin, tu vois, il y a des maisons sur lesquelles on fait une extension. C'était vraiment... construire de rien. C'était un...
- Speaker #1
Oui, c'était une envie. En fait, moi, c'était vraiment la paille. Donc, en fait, je n'avais pas trop d'autres choix. Une maison en paille, c'est très personnel, c'est très particulier. Toutes les maisons sont personnelles, mais je veux dire, de racheter la maison en paille de quelqu'un…
- Speaker #0
Je ne voyais pas faire ça pour le moment.
- Speaker #1
Oui, non. Et puis, il y a une énergie. Tu vois, les murs, il y a des arrondis, c'est fait à la main. Donc, il y a vraiment… Je ne sais pas, il y a un truc très personnel dans une maison en paille.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
En fait, la question ne s'est même pas posée parce que je voulais vraiment de la paille. Après… Même aujourd'hui, je ne saurais pas choisir entre c'est quoi le moins pire, est-ce que c'est la réno ou est-ce que c'est de faire quelque chose de neuf. Dans les deux cas, c'est une galère.
- Speaker #0
Oui, parce que toi, tu as auto-rénové aussi. Vous aviez fait les travaux avec ton conjoint de l'époque.
- Speaker #1
Oui, c'était moins gros comme truc, mais on avait fait quand même pas mal de travaux. La réno, il y a des surprises. L'un ou l'autre, aujourd'hui, j'avoue que j'aimerais bien me passer de... Là, peut-être, si un jour j'ai une troisième maison, j'espère que ce sera quand je serai à la retraite. Parce que c'est là, pour l'instant, j'y suis. J'espère y rester le plus longtemps possible. Ce sera une maison neuve.
- Speaker #0
Faites par quelqu'un d'autre ou tu te relances dans les travaux ?
- Speaker #1
Non, je ne me relance pas à travaux. Moi, je dis ça aujourd'hui. On en reparle dans dix ans, ça se trouve.
- Speaker #0
C'est encore un peu trop frais.
- Speaker #1
Oui, c'est frais. Après, mon grand-père a construit lui-même sa maison. J'y ai repensé après. Il a fait lui-même sa maison. Ce n'est quand même pas rien. Et lui, quasiment tout seul. Et ouais, il y a un vrai truc aussi, parce que l'endroit, c'est aussi le potager, c'est aussi mon verger, c'est aussi toute la perma que j'aimerais bien mettre en place, qu'on est en train de mettre en place. Donc, il y a un vrai lien à la nature qui est quand même important. Et le fait de construire soi-même sa maison, c'est un gros challenge. Mais là, on se dit, waouh, truc de fou, quoi.
- Speaker #0
Oui, bravo, parce que c'est un parcours qui est hyper intense. L'autoconstruction est intense. Là, je vais accompagner un couple qui construit en taille. Et je vais les accompagner sur leur plan, parce que leurs idées, ils n'arrivent pas à les mettre en forme. Et je trouve ça intéressant, parce que moi, ce n'est pas forcément des techniques que je maîtrise. Je les connais de loin, tu vois. Et c'est assez drôle parce que du coup, là, j'ai une artisan avec qui je discute sur Instagram, qui va auto-construire en bois et paille. J'ai ces clients qui sont arrivés en même temps. C'est quelque chose qui m'intéresse. Moi, je suis très curieuse de toutes les techniques de construction. La bois, paille, parpaing, assiette, je suis un peu moins fan, mais voilà, tout type de construction est intéressant. Et je trouve aussi hyper intéressant de savoir. pourquoi on fait ce choix. Toi, tu vois, tu as des coups de cœur pour les maisons, les terrains et les matériaux. Finalement, ça a eu quand même ce coup de cœur pour le matériau paille qui est un très bon matériau parce que les maisons sont hyper confortables en hiver comme en été. Donc ça, c'est hyper intéressant.
- Speaker #1
Mais tu vois, juste sur la construction paille, on en parlait justement avec les potes d'ici. La construction paille, c'est génial, mais c'est des constructions qui ne peuvent se faire qu'en chantier participatif, notamment pour mettre la paille et la terre parce que si tu fais faire ça par des artisans, ça coûte beaucoup trop cher. Oui, c'est vrai. Aujourd'hui, le résultat est quasiment le même si tu mets de la fibre de bois. Enfin, tu vois, tu peux isoler... Oui, thermiquement parlant, tu peux le faire avec d'autres matériaux. De faire chier à mettre de la paille. Parce que c'est quand même un gros, gros chantier participatif. La paille, faire venir les bottes de paille, les mettre au sec, les mettre dans les murs. L'enduitaire, c'est un truc de malade. C'est un énorme travail que tu ne peux pas faire sans bénévole. Sinon, en fait, ta maison n'est jamais finie, clairement. Mais c'est très long. Donc du coup, c'est de se dire ok, c'est cool, nous on a trouvé des bénévoles mais maintenant nous on a des potes qui ont fait leur maison terre-paille aussi et qui bossent dans le bâtiment, maintenant ils accompagnent plutôt et ils mettent de la ouate, de cellulose ils mettent de la fibre de bois, ils mettent des matériaux, ils le soufflent dans les murs et puis voilà, c'est réglé. Je peux faire un enduitaire derrière par contre pour avoir un rendu mais bon, je ne regrette quand même pas d'avoir fait de la paille, mais c'est vrai que ce n'est pas le truc le plus simple et le moins cher forcément.
- Speaker #0
Non, et puis il faut comprendre tous les tenants aboutissants. C'est-à-dire que ce que tu fasses du 100% tradi, parpaing, laine de verre ou la paille, tout a un avantage. Certains, ça va être le coût. Certains, ça va être le temps. D'autres, ça va être le confort. Et en fait, c'est des choix à faire. Quand tu penses ton projet, c'est ça. La laine de bois, tu peux mettre une maison en parpaing. Comme ça, voilà. Avec de la laine de bois, c'est hyper performant. La ouate aussi, tu peux faire du traditionnel, entre guillemets. en tout cas plus courant, plus facile, faisable par des professionnels, pour aller chercher ce confort. Et tu peux tout à fait faire des enduitères si tu as envie, par-dessus du ferme à sel, par-dessus d'autres structures, ce n'est pas incompatible. Toi, tout à l'heure, tu m'as dit un truc très intéressant. Tu m'as dit, on a trouvé le terrain, et on a fait vite vite le permis de construire, parce qu'il fallait qu'on le fasse. Ensuite, on a fait la yurte pour être sur place et tout. Et c'est cette période vite vite. Comment vous avez travaillé vite vite avec cet architecte ? Parce que quand on travaille vite vite, souvent le plan, il est entre guillemets bâclé. Pas pour des mauvaises raisons, mais... En tout cas, le résultat, des fois, n'est pas à la hauteur de nos attentes parce que justement, on s'est retrouvés coincés dans un espèce d'engrenage de rapidité pour un contexte, en fait, ou des obligations qu'on ne sait pas qu'on peut négocier. Est-ce que tu peux revenir sur cette période au moment de l'achat du terrain ? En fait, en vrai,
- Speaker #1
c'était un peu speed parce qu'il a fallu prendre des décisions rapidement. Mais je voyais aussi avec l'archi en disant, s'il faut faire une modif de permis, on peut faire une modif de permis. Peut-être pas sur des trucs importants, mais... Mais en fait, ça s'est vite réglé parce que moi, je voulais déjà une maison qui était rectangle. Très bon. Thermiquement, il n'y a pas mieux. Par rapport au feng shui, je ne voulais pas des trucs en L, en machin. Donc ça, c'était la première chose. Ensuite, je ne voulais pas une grande maison. Donc moi, une maison de 100 mètres carrés, trois chambres, un truc simple. D'ailleurs, l'archeienne Zemela, il ne va pas y avoir assez de place pour le rangement. J'enlèverai des choses, mais je ne vais pas faire une maison plus grande pour faire une maison plus grande. Je sais que c'est du travail, c'est plus de ménage, c'est plus de bordel. 100 mètres carrés, c'était très bien, ça passait bien. Ensuite, il y avait la position des fenêtres, etc. On avait un vrai truc d'orientation pour avoir les fenêtres au sud. On est dans la forêt, on voulait de la lumière. Donc, en gros, c'était 3 baies vitrées là. On a eu des petits changements parce qu'effectivement, on s'est rendu compte. Finalement, on est dans la forêt, ça n'aurait pas trop impacté. Mais le truc assez classique que faisaient les archis, c'était de mettre une fenêtre à l'ouest. pour avoir le coucher du soleil, tu vois. Et en fait, fenêtre à l'ouest, c'est catastrophique, parce que c'est catastrophique. Je le vois dans la yourte. En fait, tu as le soleil de fin de journée, et en été, tu n'en peux juste plus de ce soleil de fin de journée. C'est un soleil qui n'est plus du tout agréable avec les canicules qu'on a, en tout cas, dans notre cas. Donc, on a fait une fenêtre à l'est. Bon, tu vois, juste les positionnements. En gros, ce n'était pas si complexe que ça. On était sur un rectangle. Il fallait juste bien voir les fenêtres. De toute façon, les chambres sont 10-12 mètres carrés, même pas. Donc, voilà. Et après, en fait, moi, je voulais une toilette, une salle de bain, une buanderie et basta. Une entrée bien séparée. Donc, en fait, c'était quand même déjà assez clair dans ma tête de ce que je voulais. Donc, ça n'a pas été si... Il a quand même fallu prendre des décisions, mais en fait, ça a été. Après, ça a été les... Qu'est-ce qu'on met en façade ? Moi, c'était du bois. Le toit, pour des raisons d'autoconstruction, on est parti sur du bac acier en monopente parce qu'en fait, c'était plus simple pour faire l'autoconstruction là-dessus que de faire un truc double pente et tout. Et du coup, ça s'est fait comme ça. Et sur le plan de base, en fait, on n'a rien modifié. Le seul truc qu'on a eu, et ça, je n'aurais pas pensé, et c'était très bien, c'est qu'on est sur un terrain en pente. Donc, on s'était dit, on va faire des plots. Et enfin, voilà, on fait une plateforme et on fait des plots et on pose la maison, le bois, le plancher sur ces plots. Et dans ma tête, je m'étais dit, il va nous falloir quand même un garage-hangar pour mettre le... le bricolage et le jardin. Parce qu'à la campagne, avec deux hectares, il faut des feux. Et en fait, j'avais dans ma tête prévu de le faire dans une autre partie du terrain. Et en fait, en construisant la maison et en voyant les plots, on s'est rendu compte que le terrassier a eu une idée de génie. Il m'a dit, je vais creuser un peu plus, comme ça, vous aurez deux mètres sous plafond. Et donc, en fait, sous la maison, on a un espace qui fait deux mètres de haut, qui fait la moitié de la maison. Donc, ça doit faire, je ne sais pas, genre 50 mètres carrés. Et donc, on a tout le rangement ici. Magnifique. On n'a pas eu besoin de faire de trucs en plus. Donc, tout ça pour dire qu'en fait, sur le permis de construire, finalement, moi, je savais à quoi ça allait ressembler dans les grandes lignes. C'était quelque chose de très simple. Pas voulu d'avoir des trucs trop compliqués. Et, chose importante quand même, à ce moment-là, j'ai quand même fait venir mon ami géobiologue et on a quand même vérifié sur le terrain où passaient des cours d'eau, etc. pour bien placer la maison par rapport à l'orientation et qu'on ne soit pas pile sur un cours d'eau. Bon, je ne pense pas dans les détails de la géobiologie.
- Speaker #0
C'est hyper intéressant parce que je voulais te la poser, cette question, tout à l'heure. Et je ne me la suis pas notée. Elle m'était sortie de la tête. Donc, tu fais très bien d'aborder parce que, vu tout ce que tu m'as dit, ta sensibilité aux énergies, etc., faire passer un géobiologue sur ce terrain, c'est hyper intéressant. Moi, je l'ai déjà fait sur des maisons de tradis, quand je vendais des maisons à l'époque. Et on vérifiait. Effectivement, on avait travaillé la maison avec les clients, en l'occurrence. Et un géobiologue, en fait, il analyse plein de choses. Alors, ils ne sont pas tous pareils. Il y en a qui vont faire des analyses énergétiques et aussi rationnelles. C'est-à-dire qu'un zoologue, juste pour expliquer à ceux qui nous écoutent, il va étudier votre terrain. pas pour savoir quelle fondation vous allez mettre. Ça, ce n'est pas son sujet, c'est plus est-ce qu'il y a des ondes qui arrivent ? Alors, ça va être des ondes de téléphone, de choses qu'on n'aurait peut-être pas perçues.
- Speaker #1
D'antenne relais, s'il y a des ondes.
- Speaker #0
D'antenne relais, etc. Donc, il va vérifier l'environnement. Et il va aussi analyser, comme tu disais, les cours d'eau parce que tu peux avoir des cours d'eau qui n'ont aucun impact. Ça va être par exemple une nappe phréatique et ça, du coup, c'est plus stable. Donc, il y a moins de soucis. Ça peut être aussi des veines un peu d'énergie avec des ondes telluriques, etc. Par exemple, il ne faut pas mettre une chambre à cet endroit-là. Et en fait, on peut, une fois qu'on a travaillé son projet, faire venir cette personne et il dessine les veines d'eau et les veines d'énergie pour voir si la maison est bien implantée. Et puis des fois, si ce n'est pas bon, ou en tout cas, si par exemple, vous avez mis votre lit pile sur une ligne où il ne faut pas, un cours d'eau ou autre, on peut changer le plan et adapter le projet pour ne pas... vous en souffriez. Et il y a des géobiologues qui passent dans les maisons existantes aussi pour corriger des choses. C'est-à-dire qu'on n'aurait pas fait attention, mais on dort mal, on a une santé un peu pas bonne et on a des problèmes d'énergie. Ils peuvent venir aussi corriger des choses sur l'existant. Est-ce que tu veux préciser quelque chose ?
- Speaker #1
Non, c'est exactement ça. Moi, c'est vrai que les géobiologues, je n'en ai pas parlé, mais depuis que j'habite à Saint-Arnaud, je fais appel à un géobiologue. J'ai mon géobiologue. Donc, dès que j'ai acheté le terrain, c'est un ami très proche. En plus, c'est devenu un ami très proche. Dès que j'ai eu le terrain, il est venu, on a regardé, on a vu où il ne fallait pas mettre les cours d'eau, etc. Enfin, où il ne fallait pas mettre la maison, il y a effectivement beaucoup d'eau sur le terrain. Donc finalement, tu vois le plan avec les contraintes climatiques, les trucs de la maison, le truc de la paille, de l'autoconstruction, la géobiologie et le feng shui, parce que je n'ai pas précisé, mais j'ai vu faire le plan feng shui de la maison. Donc typiquement, juste pour donner un exemple, la zone de l'amour dans une maison, c'est le sud-ouest. Donc déjà notre chambre, je savais où est-ce qu'elle était dans la maison. Donc là, ça, c'était décidé. Donc en fait, après, on a réparti comme ça. Avec toutes ces contraintes, finalement, on a un résultat qui est là. Et après, que j'ai adapté, si ça ne me plaisait pas, bien sûr. Mais globalement, je l'ai fait aussi avec les contraintes et du terrain et de l'énergie qui était existante. Et finalement, on l'a posé un peu dans le speed. Mais en plus, il fallait le poser dans le speed parce que si on ne déposait pas le permis,
- Speaker #0
on était après assujettis à la RT 2020.
- Speaker #1
et non pas 2012. Et on ne va pas se mentir, l'autoconstruction avec la RT 2020, je pense que c'est un casse-tête chinois.
- Speaker #0
L'étanchéité est un peu plus drastique.
- Speaker #1
C'est pareil aussi.
- Speaker #0
Oui, mais vu ce que tu me dis de ta maison, tu n'aurais eu aucun problème. La RT 2020, on s'en est aussi fait une montagne. Moi, je travaillais encore pour un constructeur à l'époque et je faisais un peu le lien parce que moi, je voulais l'expliquer à mes clients. Donc, je parlais beaucoup au thermicien qui, lui, avait les textes, les lisait, les textes de loi qui arrivaient petit à petit. D'ailleurs, quand elle est passée en vigueur, ils n'avaient même pas fini les textes. C'était un bordel, comme d'habitude. Mais ce n'était pas si terrible. C'est-à-dire qu'elle a aussi été pensée en grade. Et le fait que tu construis en bois et en paille, tu avais un impact carbone qui était très bon, même si au tout début, il n'était pas forcément hyper pris en compte, il était quand même calculé. Et le fait qu'elle soit rectangle, bien exposée, je pense que ton sujet, ça aurait été le test d'étanchéité.
- Speaker #1
Ben, test d'étanchéité, Non, ce n'est pas tant ça. C'était surtout le... Là, on rentre dans un truc un peu plus tactique juste, mais en tout cas, c'était surtout le chauffage. Parce que nous, on voulait se chauffer au bois, entièrement au bois, parce qu'on avait du bois sur notre terrain. Sauf qu'aujourd'hui, l'ARE, tu ne peux pas avoir en chauffage principal un bois, un poêle à bois. Poêle à pelet, oui, mais pas poêle à bois, parce que poêle à bois, ça ne se régule pas. Donc, on était embêtés avec ce truc-là parce qu'en fait, tout le process de se dire j'achète un terrain avec du bois pour me chauffer au bois, on aurait dû avoir soit une pompe à chaleur, soit un poêle à pelet. Donc là, on a un peu à... Voilà, bref. Enfin bon, en tout cas, ça s'est finalement bien passé. On n'a pas eu de modifications à faire par rapport au permis qu'on a posé à la base.
- Speaker #0
Petite précision, on peut se chauffer au bois, même en RE 2020. Il existe des poêles à bois qui se régulent.
- Speaker #1
Oui, mais en fait, on l'a fait.
- Speaker #0
Après, ça fonctionne l'électricité. De toute façon, à part le poêle à bois, il n'y a aucun chauffage. Et moi, j'ai déjà fait passer des maisons comme ça. Donc, ça peut. Et puis, tu peux mettre des compléments électriques.
- Speaker #1
Oui, tu mets des ventilateurs, c'est ce qu'on a dit.
- Speaker #0
Et après, tu as toujours l'aérodermivant, comme n'importe quelle norme tournique. C'était une question de curseur. À part le gaz, il n'y a rien vraiment d'interdit. Mais ça a étudié précisément en fonction du terrain et de la maison et de ceux qui vont y vivre. Mais oui, je comprends, mais la RE 2020 a mis la pression à beaucoup de monde. C'est pour ça qu'il y a eu autant de constructions dans les années 2021-2022, parce que les gens se précipitaient pour éviter ça. Ah ouais,
- Speaker #1
on va voir. En tout cas, voilà, on a eu notre certificat d'étanchéité de machin. Parfait ! On est bien contents et c'est terminé. On est bien dans les normes. C'est génial.
- Speaker #0
Et toi, ça a été vite pour la conception. Tu disais que tu t'es aidée du Feng Shui, des contraintes. Moi, je trouve que les contraintes sont des formidables outils pour se creuser la tête quand on veut faire un projet. Et qu'est-ce que tu as fait de différemment ? Parce que tu disais tout à l'heure, l'archi t'a dit, vous n'aurez peut-être pas assez de place. Et tu dis, je préfère retirer des choses plutôt qu'adapter ma maison. Tu peux nous en dire plus sur comment une home organizer a pensé sa maison ?
- Speaker #1
Eh bien, de manière assez simple. C'est-à-dire que pour moi, les chambres, c'est vraiment des zones où on n'avait pas besoin que ce soit des grandes chambres. En fait, la maison, elle est construite pour qu'on puisse vivre dans la pièce de vie qui fait salon, cuisine, salle à manger, qui est une grande pièce ouverte. De manière générale, on ne passe pas énormément de temps dans les chambres. Donc, en fait, je ne voulais pas non plus que ce soit des trucs avec un bureau, un machin. Le dressing, j'avais une idée très simple de ce que je voulais comme dressing dans ma chambre. La chambre de la petite, ça va évoluer parce que n'ayant jamais eu d'enfant. Au moment de la construction, je m'adapterais. Mais voilà, c'est vraiment de la simplicité. C'est-à-dire qu'un endroit pour ranger mes affaires dans le dressing et tout. Donc, les chambres simples avec une chambre. Là, je suis dans la troisième chambre qui est du coup devenue un peu un bureau-chambre d'amis, mais avec pas trop de rangement. Et par contre, des zones essentielles pour moi, vraiment travailler, c'est l'entrée. D'avoir une vraie entrée avec un vrai placard, avec un vrai rangement à chaussures, avec un vrai sas. même une de porte qui s'ouvre et qui se ferme arrosant le reste de la maison pour des questions aussi thermiques. Parce qu'on rentre et on sort tout le temps pour éviter à chaque fois de perdre la chaleur. En été. Cette entrée clé, très importante. Vraiment. Parce que c'est là où on rentre. Pour moi, c'est la pièce qui doit être toute enrangée. C'est la première zone qu'on voit. Donc, avoir une entrée en bazar. Et ça arrive dans les questions en bazar. Malgré mes astuces de rangement qui ne sont pas optimisées. J'ai acheté des porte-manteaux. Manteau, quand on met le manteau, les manteaux glissent, c'est chiant. Il y a des trucs vraiment que je dois optimiser. Mais globalement, j'ai mis un dressing. On a tous nos manteaux,
- Speaker #0
nos chaussures dedans. On a une petite zone où on a nos chaussures du moment. Un petit banc pour s'asseoir. Bon, bref, on a réfléchi avec les contraintes qu'on avait aussi, parce que ce n'est pas non plus ou non.
- Speaker #1
Sa zone très importante et une arrière-cuisine-buanderie.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc, ça, c'est vrai que la cuisine, évidemment, on a fait du tri. Donc, la cuisine, on a aussi peu d'électroménagers. C'est volontaire. On n'a pas trop 15 000 rangements. On a ce qu'il nous faut et encore, parfois, je trouve que même on a trop. Mais on a un petit stock de nourriture, d'accessoires de cuisine. On a une arrière-cuisine qui est bien rangée. On a mis plein d'étagères sur un mur. Donc, d'un côté, on a des panières. On a en face la buanderie, l'espace buanderie. Donc, machine à laver, pas de sèche-linge, juste machine à laver. Et de quoi étant le linge ? Espace très important. Ça, je l'ai vraiment réfléchi. Je ne voulais pas un tank à huile dans mon salon.
- Speaker #0
Comme en soi, c'est super chouette. Je ne comprends pas. Je n'en veux pas un tank à huile dans leur salon.
- Speaker #1
Biii ! horrible, je déteste cet objet. Il est tellement moche.
- Speaker #0
J'avais envie de voir tes chaussettes et tes slips pendant que tu étais en train de faire à manger. Non,
- Speaker #1
mais quel enfer cet objet. Malheureusement, quand tu habites dans un petit espace, tu ne peux pas faire autrement. Pour moi, c'était important. Du coup, j'ai acheté des trucs qu'on accroche au mur. J'ai tant mes trucs, vraiment. J'avais prévu cet espace-là. Et j'ai un tankard vide, mais qui se met dans un petit recoin et qui est là, que je ne dois pas mettre dans le salon à chaque fois, mon Dieu. Je ne juge pas les gens qui ont ça, évidemment. C'est obligé, il y a plein de gens qui ont ça, mais moi, je déteste cet objet. Non,
- Speaker #0
mais ça se pense. Quand on construit sa maison, et ceux qui nous écoutent, c'est ça. C'est anticiper le séchage du linge. Moi, j'ai des clients, il faut une rénovée, une extension, je les accompagne. La cliente, ils ont plusieurs enfants. Elle s'écrit un mur de 3 mètres. C'est une buanderie immense, et elle a un mur de 3 mètres. Elle va mettre une tringle en haut, une tringle en bas, parce qu'elle fait tout sécher sur cintre. En Carville, ça n'existe pas. Et elle connaît son fonctionnement. Et elle crée l'espace pour. Oui, ça,
- Speaker #1
c'est vraiment génial.
- Speaker #0
Dans une maison, c'est trop important. Même, je voulais même... On n'avait pas une maison à étage. Mais je m'étais même dit, le truc trop bien d'avoir des trucs de linge. Ah, la pute à linge qui va de la salle de bain de l'étage.
- Speaker #1
Des trucs de l'aspirateur. Encore une fois, la maison n'était pas adaptée. Et puis, j'ai mon aspirateur robot. Mais tu sais, les trucs d'aspirateur que tu as dans le tralé. Ça, c'était génial. Et je cherchais une solution pour les poubelles. Parce que ça, je trouve que ce n'est pas trop optimisé. D'avoir un truc où tu mets tes poubelles qui tombent directement dans un sas, parce que les poubelles, ça se remplit quand même vraiment vite, sans avoir besoin de... Mais ça, pour une question d'isolation et tout, c'était un peu le bazar des planchers.
- Speaker #0
Sur ta maison, oui, c'était un peu plus compliqué.
- Speaker #1
Mais en tout cas, l'entrée et la buanderie, des zones très importantes. Et donc après, la cuisine, je l'ai pensée en cuisine simple, pas trop de trucs, pas de meubles hauts. J'avais besoin que ce soit vraiment aéré.
- Speaker #0
Très aéré. Oui, et plus on a de rangements, plus on accumule du bordel. Donc en fait,
- Speaker #1
là... Je pourrais avoir plus de bordel, je pourrais avoir plus de choses, mais comme je n'ai pas la place, je m'oblige évidemment à trier pour ne pas que ce soit le bazar. Et en fait, ça fonctionne très bien.
- Speaker #0
C'est hyper intéressant parce que les zones entrées et les zones buanderies, moi, je vois tellement de gens au quotidien sur les plans que j'analyse et tout qui... focalisent sur la surface de leur pièce de vie. Et dans mon travail, ça va faire peur à beaucoup, ce que je vais dire, mais je réduis beaucoup de pièces de vie. Alors, je ne les réduis pas de 10 mètres carrés, calme-moi, nous. Mais je donne plus de place à l'entrée et à la buvrée parce que ce sont des pièces techniques qui, des fois, finissent en pièces à bordel, malheureusement, mais c'est parce qu'ils n'ont pas de système.
- Speaker #1
Oui, exactement.
- Speaker #0
C'est l'épisode où la partie 1... Mais c'est des pièces, si elles n'existent pas. Et moi, je vois trop d'entrées qui font un mètre carré. Un placard à peine assez long. Et on ne peut pas s'asseoir. Et on ne peut pas poser les clés. On ne peut pas... Et s'il y a trois chaussures qui traînent, trois paires de chaussures, on ne peut même plus rentrer dans la maison. Et pourtant, c'est la vie. Et la buanderie, elles sont... Beaucoup de gens me disent, quand je fais des réels sur le sujet, j'ai pas fait ma buanderie, j'aurais dû. J'aurais dû travailler cette espèce.
- Speaker #1
On peut trouver des astuces maintenant pour les buanderies, quand même, même dans les petits espaces. Mais c'est vrai que...
- Speaker #0
Il ne faut pas faire une grande pièce, mais il faut bien la pointer. C'est hyper intéressant que tu aies pointé ça et que tu aies mis l'accent là-dessus. Mais c'est bien que ça vienne du nom organiser. Est-ce qu'il y a des rangements que tu as volontairement refusés ? Tu disais que dans la chambre d'amis, par exemple, tu n'avais pas forcément mis trop de rangements, etc. Est-ce qu'il y a des choses où tu dis, non, si je mets ce type de placard ou ça, ça va être un bordel monstre ?
- Speaker #1
En fait, j'ai surtout réduit, j'ai très peu de rangements. Je privilégie, en tout cas, ce que j'ai privilégié, c'est sûr, c'est plutôt des tiroirs. Soit dans le rangement du dressing, j'ai un peu une penderie, mais quand même les tiroirs. Dans les cuisines, c'est pareil. J'ai mis des tiroirs partout. D'accord. Parce qu'en fait, les meubles avec les portes qui s'ouvrent en profondeur, il y a toujours des trucs derrière. Sauf si tu as ce qu'on appelle des lazy suzannes, qui sont des plateaux tournants. Ça, c'est très pratique. Mais souvent, ces placards sont gros, moches, beaucoup de choses derrière. Alors, on ne peut pas toujours mettre des tiroirs, mais moi, j'ai vraiment cher. c'est ça qui fait monter le prix du musique et du coup t'en as moins nous on a mis des tiroirs on a un grand îlot central avec des tiroirs qui sont je sais pas ils doivent faire peut-être 90 ils sont quand même hyper grands bon bah là en fait j'ai tout j'ai toute ma vaisselle et c'est bon j'ai un petit tiroir d'angle avec toute ma bouffe et c'est tout et c'est vrai qu'après maintenant en plus je suis passée au thermomix donc du coup j'ai un thermomix c'est plus du tout d'autres trucs les casseroles on en a pas peut aussi... Ça sert à rien d'en avoir 15 000. Bon, ça a été réfléchi. Après, il y a toujours des trucs à optimiser, je pense. Mais en tout cas, c'est sûr que les gros placards profonds, je ne suis pas trop fan.
- Speaker #0
C'est des zones à bazar. Si tu devais donner un conseil à quelqu'un qui commence à construire en tant que personne qui a construit avant ?
- Speaker #1
De se dire que si on pense que ça va durer un an, ça durera deux ans. Et si on pense que ça va coûter 100 000 euros, ça coûtera 150 000 euros. Il y a vraiment une notion d'accepter le fait que ça va être plus long et plus cher que prévu.
- Speaker #0
C'est hyper intéressant. Le déni sur le timing et le budget. Et des fois, on minimise des coûts. On sait très bien que ça va coûter plus cher, mais on le minimise parce que psychologiquement, on se dit que c'est mieux.
- Speaker #1
On se débrouille toujours. Je veux dire, en fait, c'est dommage de se retrouver avec une maison qu'on ne peut pas finir parce qu'on n'a pas le budget ou qu'on se retrouve toujours un peu en attente de terminer. Moi, je suis vraiment, mais ça, c'est parce que c'est ma façon de faire aussi, de dire, d'adapter le budget, toujours prévoir, je dis 50 000 sur 100 000, peut-être pas, mais peut-être…
- Speaker #0
C'est un peu beaucoup, mais un peu…
- Speaker #1
Un peu plus, pour vraiment finir sa maison et se dire, OK, je l'ai finie, je ne mets pas des trucs en attente et je peux emménager dans ma maison et ne pas faire des travaux. Quand on peut se le permettre, quitte à avoir une maison un peu plus petite ou avoir… C'est vrai que le nombre de maisons que j'ai visitées qui n'étaient pas terminées… et où tu dis, il y en a pour 10 ans de travaux, ça ne va jamais être terminé parce qu'en fait, c'est un projet trop grand par rapport au budget de la personne. C'est son choix, c'est OK. Mais je trouve ça dommage de ne pas achever ça et de vivre dans un truc qui n'est pas terminé. Donc vraiment, prévoir un peu plus ou réduire certaines envies pour avoir une maison qui est finie, quitte à ce qu'elle soit plus petite et pas exactement comme on voulait. Néanmoins, elle est terminée, elle est bien. On ne vit pas dans des travaux. Oui,
- Speaker #0
c'est hyper intéressant. Et déjà, pour qui c'est des critères d'entrer dans une maison ? complètement finie. Et il y en a d'autres qui vont se dire « Je vais mettre un budget supplémentaire dans un truc et je ferai une deuxième salle de bain plus tard. » Il faut que ce soit clair dans sa tête.
- Speaker #1
Oui, voilà,
- Speaker #0
c'est ça. Et que le budget ne soit pas trop minimisé pour ne pas se prendre une claque après.
- Speaker #1
Vraiment, en tout cas, de réussir quand même à se respecter dans ce temps des travaux et de pas vivre dans une maison avec plein de poussière. Je sais que c'est facile à dire. Après, dans la pratique, chaque cas est particulier. Moi, je voulais vraiment, par exemple, dans la You, je voulais vraiment aménager. Ça a vraiment été notre cocoon. Je savais que ça n'allait durer que deux ans, mais j'avais besoin d'être dans un truc où j'étais bien, où je me sentais bien et pas dans une loque.
- Speaker #0
Tu te ressources.
- Speaker #1
J'avais besoin de se ressourcer. Et dans la maison, c'est pareil. À terme, voilà, ma maison, elle est finie. Je suis trop bien dedans. Et si, en plus, on n'est pas bien dedans parce qu'on n'a pas fini ceci et qu'à chaque fois qu'on traverse le sable,
- Speaker #0
on se dit « Ah merde, je dois faire ça » .
- Speaker #1
En fait, ça plombe le moral. Ça plombe le moral. On se retrouve dans une maison un peu dingue-ballante. Bon. Chacun a un rapport particulier par rapport à ça. Mais je sais que prendre soin de soi pendant la durée des travaux, prendre du temps pour soi, être dans un espace qui est bien, qui est confortable, c'est très important.
- Speaker #0
Oui, et puis comme tu dis, il y a un truc tout bête, les plaintes. Tout le monde se dit « je peserai les plaintes quand je serai dans la maison » .
- Speaker #1
Jamais ça ! Ça va rester deux ans ! Jamais ! Mais c'est comme les rideaux qui traînent par terre, on ne va pas couper et tout ça. Non, non. Il faut aller au bout du truc. Et c'est s'apporter du respect à sa maison que de la finir bien et de faire des choses bien. Il peut y avoir un petit peu, il y a peut-être 1% des trucs encore à bricoler dans la maison. Mais c'est tellement satisfaisant. On se dit, ça y est, c'est terminé.
- Speaker #0
Tu travailles là-dessus. Tout ton travail repose sur la diminution de la charge mentale.
- Speaker #1
Bien.
- Speaker #0
Donc, tu as fait un cheminement que beaucoup n'ont pas encore même pensé, initié ou encore démarré, tu vois. Et en tant qu'home organizer, on a donné plein des exemples de comment traiter ton projet à toi, mais si tu devais parler à une personne extérieure, en tant qu'home organizer, c'est quoi le conseil que tu lui dirais ? Comment concevoir sa maison ?
- Speaker #1
Moi, je trouverais ça intéressant de... En fait, la base, c'est quand même malgré tout qu'il va falloir faire le tri. Alors, selon comment la personne, si elle reste habitée chez elle et qu'elle fait sa maison en parallèle ou qu'elle déménage dans un mobilio, mais qu'elle fait ses cartons, trier pour savoir exactement qu'est-ce qu'on va avoir besoin de ranger derrière. En fait, le tri, c'est la base. Une fois qu'on sait exactement, on ne va pas savoir exactement combien il y en a de pantalons, mais je veux dire exactement ce qu'on a et ce qu'on va mettre dans cette maison, on sait comment on va l'organiser. Alors que si on fait des cartons à l'arrache, qu'on se dit, ouais, allez, je mets tout, on verra bien, on ressort des trucs, on est là, je ne sais pas ce que je veux en faire. Du coup,
- Speaker #0
il finit dans le placard, dans la zone, on ne sait pas trop ce qu'on va en faire.
- Speaker #1
Ouais, ça ne sert à rien et tout. Donc, quitte à faire une belle maison, sa propre maison, etc. Faire vraiment ce travail. Et là, ça vaut le coup de se faire accompagner par une fée du tri, quelqu'un d'autre, peu importe, mais de dire, ok, on prépare les cartons ensemble et on fait le tri. Et tout ce que j'emmène dans cette maison, c'est que des choses que j'adore. Il n'y a pas des trucs de, on ne sait pas, on verra, on va garder au cas où. Tu vois, on emménage dans une maison avec que nos objets qu'on adore et du coup, ça nous permet de visualiser plus facilement. Donc, faites du tri, vraiment. Oui,
- Speaker #0
une grosse étape. Commencez à faire du tri pendant la construction. ou avant de faire des cartons de se dire ok je fais des cartons de se dire ça je vais absolument le garder mais ouais faire le tri pendant la construction profiter de ce temps là pour se faire accompagner ou juste avant d'emménager de se dire ok je prends ça mais savoir ce qu'on va y mettre dans cette maison et ce qu'on va pas y mettre le tri comme transition c'est vrai comme tu dis on investit beaucoup d'argent beaucoup de temps, beaucoup d'émotion dans un projet de construction et de se dire on emmène ce qui nous apporte de la joie dans cette nouvelle maison qu'on construit pour des nouveaux projets pour sa famille etc t'as répondu à deux questions en même temps que tu parlais du déménagement, incroyable je m'inquiétais pas du tout c'était un super échange merci beaucoup Elodie d'avoir accepté mon invitation, je pense que cet épisode va en aider beaucoup mais est-ce que toi t'avais un petit mot de la fin ?
- Speaker #1
non non, juste merci déjà pour la confiance et l'invitation c'était un plaisir de parler de maison, de rangement Et juste de se dire, voilà, de ne pas se culpabiliser. On en est là où on en est aujourd'hui, il n'y a pas de souci. Mais de reprendre, d'une certaine manière, de reprendre son pouvoir en prenant soin de sa maison et en prenant conscience que la maison, elle est là pour nous aider, pour nous ressourcer. Ça peut donner une motivation et un vrai pourquoi je fais du tri, pourquoi je fais du rangement. C'est pour aller mieux, gagner en énergie et pas pour avoir une maison qui ressemble à un catalogue IKEA. Ça, on s'en fout. C'est juste que ça apporte. tellement de choses, avoir une maison bien rangée, bien organisée que ça vaut le coup d'essayer.
- Speaker #0
Oui, prendre soin de sa maison pour prendre soin de soi, c'est une jolie conclusion. Merci beaucoup, Élodie. Et je vais mettre toutes les informations pour te retrouver, le lien de ton podcast, ton Instagram, site internet, ils seront dans la description de l'épisode. Voilà. Merci beaucoup, ma belle. Voilà, c'est la fin, c'est la partie de l'interview d'Élodie, la fée du tri. experte en rangement qui nous a partagé tous ses tips pour ranger, trier sa maison dans l'épisode 36, l'épisode précédent. Et là, l'épisode 37 s'est terminé avec cette formidable aventure. Je trouve qu'Elodie, elle est passionnée quand elle parle de son métier, mais aussi de son aventure de construction. J'ai trouvé son récit hyper captivant d'ailleurs. Les choix qu'elle a faits sont radicaux et simples à la fois. Et voilà, elle a construit une maison qui lui ressemble, qui ressemble à sa famille. Elle a bâti un projet assez incroyable. Merci, Elodie, d'avoir partagé tout ça avec autant de franchises. Et puis, comme d'habitude, tu retrouves tous les éléments pour retrouver la Fée Dutry sur Instagram, son podcast. Si tu cherches une professionnelle de l'organisation, tu peux trouver toutes ses envies à s'adresser. Si toi, tu veux devenir homo-organiser, tous ces liens-là sont en description de l'épisode. J'espère que l'épisode t'a plu. Je te souhaite une très belle journée après-midi, balade en voiture, balade à pied ou voyage en train, peut-être que sais-je. Et je te dis à très vite pour un prochain épisode.