- Speaker #0
Il paraît qu'on entreprend pour être libre. Charmante illusion, vous ne trouvez pas ? Je suis Sabrina Toibet, consultante en stratégie d'entreprise. Si vous cherchez des conseils, du partage d'expériences et des réponses qui résonnent pour développer votre activité, considérez cette humble chronique comme une invitation personnelle et un nouveau repère. Dans Chronique Business, seule ou avec mes invités, je vous partage ce qui se cache vraiment dans les coulisses de l'entrepreneuriat, les décisions, les doutes et les déclics. Votre dévouée chroniqueuse business. Peut-on d'un côté vendre ses services et de l'autre les offrir ? Est-ce que l'entrepreneuriat et le bénévolat sont forcément incompatibles ? Et puis après tout, pourquoi faire du bénévolat ? C'est un sujet que j'avais envie d'aller creuser. Parce que pour celles et ceux qui me suivent depuis un petit moment, le bénévolat fait partie de mon ADN. Je crois qu'on a tous à grandir individuellement et collectivement en faisant don. dons de sa compétence, de dos au temps, dons financiers, etc. Et pour en parler, pour aller explorer les coulisses de ce sujet, j'ai l'immense plaisir d'avoir avec moi Bertha Malafa. Bonjour Bertha.
- Speaker #1
Bonjour Sabrina.
- Speaker #0
Je suis ravie de te recevoir aujourd'hui. Bertha, tu es fondatrice de DAF Expertise et Conseil, donc tu es directrice administrative et financière externalisée. Est-ce que tu peux nous en dire un petit peu plus sur ton activité, s'il te plaît ?
- Speaker #1
Je suis heureuse de participer à ce podcast que je suis depuis plusieurs mois maintenant, je crois même à ses débuts.
- Speaker #0
Merci pour ta fidélité.
- Speaker #1
Oui, franchement, je suis fan. Sur le métier aujourd'hui, je suis directrice financière externalisée. En quelques mots, l'objectif, c'est d'aider les dirigeants de TPE et PME à reprendre le contrôle de leur entreprise via leurs finances. Généralement, on associe mon métier à être comptable. Non, je ne suis pas comptable. Donc, les thématiques sur lesquelles je vais, c'est la rentabilité. C'est de s'assurer que l'entreprise est rentable tous les mois, tout simplement. Le deuxième volet, c'est la trésorerie. J'aime bien donner l'idée de se dire combien de temps je tiens. S'il y a un deuxième Covid, je tiens un peu le trait, mais le but, c'est de dire combien de temps ma trésorerie tient pour payer mes charges fixes. Et le troisième volet, c'est accompagner sur les financements. Donc, les financements divers et variés, sachant que je suis un ancien banquier. Et j'aime bien attaquer aussi le sujet de la rémunération du dirigeant. Donc, c'est un peu mes quatre composants clés de mon activité. Et le but, c'est surtout de vulgariser la finance et surtout de passer des chiffres à la prise de décision. En fait, souvent, ce que je vois là dans mon métier, c'est beaucoup de dirigeants. Ils ont plein de tableaux de bord, plein de KPIs, plein d'indicateurs. Mais en réalité, ils ne savent pas quoi en faire. Donc, le but, c'est vraiment de passer du chiffre. ou à la prise de décision. Je ne suis pas une grande fanate de donner beaucoup de tableaux de bord, mais plutôt d'avoir les bonnes décisions à la fin. Est-ce que je dois investir ? Est-ce que je dois recruter ? Et comment je structure mon entreprise ? Et là, souvent, on a accompagné d'autres experts aussi.
- Speaker #0
Ok, merci pour cette présentation, Bertha. Tu as aussi une autre casquette, qui est celle de présidente nationale du réseau Actionnel. Est-ce que tu peux nous parler un petit peu plus ? En off, je connais un petit peu Actionnel, pareil pour celles et ceux qui nous suivent, puisque je suis responsable territoriale sur la région Verne-Rhône-Alpes. Mais est-ce que tu peux nous en dire un petit peu plus sur tes fonctions et puis le réseau aussi ?
- Speaker #1
Alors oui, parce que comme je m'ennuyais, j'ai adoré. Je vais vous expliquer Actionnel, mais je veux un peu après, on en reparlera je pense après, pourquoi je me suis dirigée sur le bénévolat. Donc Actionnel, c'est une association qui a plus de 30 ans, plus précisément 32 ans. qui a été écrit il y a 32 ans, vous vous rendez compte, par des chefs d'entreprise, pour des chefs d'entreprise, pour l'objectif de se tirer vers l'eau. Tout simplement, l'objectif de cette association, c'est de permettre aux femmes de vivre durablement de leur entreprise, donc en posant les bases solides à l'entreprenariat. On entend beaucoup de choses sur l'entreprenariat, mais la clé quand même, c'est toujours de poser des bases, des bases sur pourquoi j'entreprends, donc le sens et l'alignement, la santé financière de son entreprise. parce que je dois quand même le rappeler, on n'est rien dans un monde capitaliste. Donc, l'essentiel, c'est de vivre de son entreprise, mais avec les moyens, bien sûr, qu'on a en face. Mais clairement, il faut que l'activité tourne pour en vivre. Et le troisième volet, bien sûr, c'est la santé de la dirigeante. Trouver un équilibre dans tout ça, dans cet écosystème où tout va toujours trop vite. Donc, c'est quand même le troisième pilier de l'association. Le quatrième, le plus connu, bien sûr, c'est la communauté. Donc la communauté, ça passe par de l'entraide, bien sûr par notre groupe WhatsApp, mais ça passe par des ateliers en ligne, par des cafés en ligne. Vraiment, on est là pour se tirer vers le haut et aussi on a des clubs d'affaires. Ces clubs d'affaires, on appelle ça des clubs Wynn. Et là, on met en place de la recommandation et aussi du co-développement parce que la clé de tout ça, c'est qu'on va toujours plus loin, plus vite. à plusieurs plutôt que toutes seules. Alors souvent, on dit que se faire accompagner, on a beau dire, on le dit souvent, c'est bien de se faire accompagner, et je vous garantis, pour tenir ce que j'appelle le marathon et non le sprint de l'entrepreneuriat, il faut être accompagné. Et donc moi, si je dois résumer un petit peu les piliers d'Actionnel, c'est vraiment le sens et l'alignement, la santé financière, la santé de la dirigeante et la communauté, c'est la base.
- Speaker #0
Et donc, tu es présidente nationale de ce réseau.
- Speaker #1
Exactement, donc depuis mars 2020. Le temps passe vite, donc je suis présidente nationale de ce réseau qui a trois antennes aujourd'hui sur Paris, Lyon et Bordeaux. Et bien sûr, ils rayonnent plus largement sur la France entière puisqu'on permet d'avoir des participations, des ateliers en ligne. Donc oui, je suis ravie d'être à la présidence de ce réseau où je ne cache pas, justement avant de parler, c'est un beau réseau et c'est un réseau qui date. Donc, il a beaucoup de partenaires. Donc, on va dire que je suis bien occupée entre mes deux casquettes au quotidien.
- Speaker #0
On va en parler. Alors, en France, Bertha, plus de 16 millions, on compte plus de 16 millions de bénévoles qui contribuent au quotidien à faire vivre différentes causes. Le sport, la culture, l'environnement, plein de thématiques. Le bénévolat, pour celles et ceux qui découvriraient concrètement qu'est-ce qu'on y met derrière. C'est un engagement libre, non rémunéré. C'est important.
- Speaker #1
Non rémunéré.
- Speaker #0
Donc, c'est vraiment un don au service d'un projet d'intérêt général. Toi, tu as choisi une cause qui est celle de l'entrepreneuriat au féminin ou en tout cas des femmes accompagnées, des chefs d'entreprise, chefs ou des entrepreneurs. Mais il peut y avoir plein d'autres causes. De ton côté, Bertha, quand tu as commencé à... à imaginer rejoindre Actionnel en tant que présidente ou est-ce que peut-être c'est une opportunité qui s'est présentée à toi ? On ne sait pas. Pourquoi cet engagement associatif ? Pourquoi pas un autre ?
- Speaker #1
Je vais reprendre un peu la genèse. J'ai découvert Actionnel au moment où j'allais me lancer dans l'entrepreneuriat, deux mois avant que je me lance. Quand j'y suis arrivée, j'ai trouvé quelque chose. Je ne peux pas vous l'expliquer à ce moment-là, mais j'ai trouvé une énergie que je n'avais pas trouvée jusqu'à présent. Moi, j'ai 15 ans de banque. J'ai 15 ans de salariat. J'ai toujours été le bon soldat, clairement, qu'on m'a toujours inculqué, tout simplement. En plus, dans la finance, clairement. Et là, je sentais que j'allais développer une entreprise avec un aspect pécunier, bien évidemment, facturer mon temps, facturer les accompagnements que je faisais. Mais je sentais que j'avais besoin d'avoir un moment de souffle. Et en fait, ce moment de souffle, j'en avais besoin via le bénévolat. Et en fait, la première question que j'ai faite, elle se reconnaîtra, Anne, à l'époque, je lui dis, j'ai envie de donner mon temps, donner mon expertise financière. Est-ce que je peux le mettre à disposition d'actionnels ? Et là, elle me dit, bien évidemment. Je ne sais pas si je pense que tu as déjà vécu ça, mais en fait, quand tu passes d'un monde à un autre, puisque le monde du salaire, c'est un autre monde par rapport à l'entreprenariat, on n'ose pas demander, on n'ose pas, on reste toujours dans un certain moule. Et là, on me dit, vas-y, et en plus, mets ta patte. mets ton énergie et fais comme tu le sens. Et là, je me suis dit au départ, donc j'ai commencé avec le parcours créat, donc j'animais la partie prévisionnelle financière du parcours créat. Et là, en fait, les choses en emmenant une autre, j'ai commencé après à faire des diagnostics financiers pour l'association, donc dans le cadre du parcours Jeune Pouce, pour que les filles, elles ont une vue 360 sur leurs finances. Et en fait, petit à petit, j'en suis arrivée à me dire, mais le bénévolat, ça m'anime réellement. Et en fait, ce qui me plaisait dans ça, c'est de me dire, j'ai une partie de ma vie au quotidien où je dois rentrer de l'argent pour bien sûr me payer, payer mes charges, avoir mes loisirs, passer du temps avec ma famille, mais aussi quelque chose qui m'anime plus intérieurement. Je ne dirais pas presque spirituellement, mais presque, c'est-à-dire quelque chose qui est très profond, très ancré en moi, me dire que là, je donne juste, c'est exactement la définition que tu as donnée, c'est donner mon temps. donner mon énergie et ça, il n'y a personne d'autre qui peut me remplacer là-dessus. C'est-à-dire que là, je ne cherche pas à me comparer. Je ne cherche pas à faire le meilleur post-link que Dean. Je ne cherche pas. Là, j'avais juste envie de transmettre. Et au fond de ça aussi, Sabrina, là, j'en vois beaucoup, des personnes qui se lancent du salarial, l'entrepreneurial. Les femmes, ce n'est pas évident. On est des multicasquettes. On est femmes avec nos histoires, avec nos habitudes. On veut tout gérer. On veut être. parfait quand on se lance. On a nos enfants, bien évidemment. On a un enjeu économique quand on se lance. Et en fait, je me suis dit... Moi, j'aurais aimé avoir ce soutien-là. Donc, en fait, je me dis que si moi, je peux donner à mon tour, je suis heureuse, en fait. Donc, en fait, je l'ai vraiment fait dans cet esprit de don de soi. Franchement, c'est beau, vraiment.
- Speaker #0
C'est beau. C'est beau de terminer la tiens. Tu fais don de toi, Bertha, c'est magnifique.
- Speaker #1
C'est vrai.
- Speaker #0
Alors, justement, est-ce que cet engagement-là au sein de l'actionnel, au niveau de la présidence, c'est récent, mais ton engagement, il est quand même plus ancien dans le réseau. Est-ce que ça a changé quelque part ? ta façon d'accompagner tes clients par ailleurs sur ton activité, on va dire, commerciale ? Est-ce que ça a eu un impact ? Est-ce qu'il y a eu des changements ?
- Speaker #1
Tu sais, quand je me suis lancée, je suis quelqu'un qui a le syndrome de la bonne élève. J'ai tous les syndromes, de toute façon très féminin, syndrome du perfectionniste, de la bonne élève, de l'imposteur, la totale. Et quand je me suis lancée dans l'entreprenariat, Je pensais qu'il fallait suivre des codes. Il fallait suivre l'étape 1, après l'étape 2, après l'étape 3. Sur LinkedIn, on m'a dit de faire comme ça. Le coach business m'a dit de faire comme ça. Donc, je me mettais beaucoup la pression. Et ensuite, quand je suis rentrée chez Actionnel, donc je suis arrivée en tant que bénévole. Après, je suis venue responsable territoriale sur la région Aura, donc Auvergne-Rhône-Alpes, pour en arriver à être présidente nationale. J'ai appris à prendre du recul. J'ai appris à prendre du recul. Et c'est ce qui m'aide aussi pour mes propres clients. c'est qu'aujourd'hui On pourrait travailler 24 heures, honnêtement. Moi, je pourrais travailler en permanence. Mais à un moment, il faut accepter de prendre du recul. Et cette prise de recul, elle m'aide aussi pour les clients. C'est-à-dire que les dirigeants, en réalité, leur problématique, c'est de faire entrer du chiffre d'affaires, soyons très clairs, et toujours permettre à leurs salariés d'avoir du travail. On ne se rend pas compte à quel point il y a un aspect très psychologique de l'accompagnement des dirigeants, même sur l'aspect financier des choses. Donc l'association m'a aidée à prendre plus de recul. et de me dire que j'ai beau avoir pendant 15 ans dicté ma vie avec après que j'ai ouvert l'étape 1, je fais l'étape 2, là, il s'avère que prendre du recul, c'est accepter qu'il y a une part d'inconnu dans le quotidien. Le deuxième point qui m'a aidé, c'est la priorisation. La priorisation. Alors, je peux le mettre à la fois dans mon activité, c'est-à-dire qu'aujourd'hui, j'accompagne des clients au quotidien. Donc, je vais avoir des enjeux de clôture comptable parce que je les accompagne sur la clôture comptable. Je peux avoir des enjeux parce que j'ai eu quelques clients qui ont eu un petit truc qui s'appelle contrôle URSAF. Il y a un peu quelques petits enjeux comme ça. En fait, il y a toujours un client, il vous appellera toujours. En fait, à un moment, il faut se respecter sur son propre temps. C'est-à-dire qu'il faut distinguer ce que j'appelle la priorité vitale. Un contrôle URSAF, c'est plus vital que, je ne sais pas, suivre un indicateur. autre financier de marge, ce qui peut attendre à ce moment-là. Mais en tout état de cause, ce que je me suis rendu compte, c'est qu'on peut vite se faire bouffer par l'entreprenariat. C'est-à-dire qu'on peut être victime de son succès. C'est-à-dire qu'à un moment, on court après les clients et toutes les graines qu'on a semées, elles commencent à toutes tomber, mais littéralement tomber. C'est-à-dire qu'à un moment, vous vous sentez submergé par le travail. Donc à un moment, il faut accepter de dire aux clients mais c'est quoi la priorité pour vous ? Est-ce que vous en avez besoin tout de suite ? Moi, avant, je faisais des choses, j'avais besoin de travailler pour les clients, dont le week-end. Et à un moment, je me suis dit, mais en fait, il n'en a pas besoin, le client. Il m'a dit que ce n'est pas tout de suite. Et ça, ça m'a aidé. Actionnel m'a aidé à prioriser. Parce qu'en fait, quand on a cette double activité, on va dire à son compte et bénévole, on ne peut pas tout faire. Moi, la journée, en plus, j'ai des enfants, clairement, ils sont jeunes, ils prennent un peu de temps, soyons très clairs. Donc, si moi aussi, il faut que je me préserve, il faut aussi que je choisisse.
- Speaker #0
Tu dirais que ça t'a permis d'optimiser ton temps, de mieux optimiser ton temps ?
- Speaker #1
Oui, vraiment. Je me suis mieux organisée et j'ai accepté aussi... Alors, je ne sais pas si toi, tu le fais, mais avant, au tout début, je faisais des checklists. Je faisais des lists, des to-do lists, pardon qu'on dit. Des to-do lists. J'ai très rapidement arrêté. Très, très rapidement arrêté. Ça me mettait énormément de pression.
- Speaker #0
Elles se remplissent.
- Speaker #1
Elles se remplissaient à chaque fois. Donc moi, je faisais... Là, maintenant, je me donne deux, trois objectifs dans la journée. Pas plus. Pas plus. sincèrement. En fait, à un moment, la charge mentale est telle qu'en fait, il vaut mieux se dire c'est quoi la priorité à la fois à titre perso, mais en tant pas qu'uniquement maman, mais aussi en tant que femme toute seule en fait. Parce qu'avant tout, moi j'ai toujours dit, si moi je suis bien dans ma tête, mes enfants vont bien, ma famille va bien. C'est une règle de base.
- Speaker #0
Mais il fait beau le neige.
- Speaker #1
Exactement, le business va bien aussi. C'est hyper important à un moment de rester focus. Il y a des jours où on est chaos, et bien on fait moins. On fait moins, même pour l'entreprise, même pour l'association. Il y a un moment où il faut savoir se préserver pour chaque chose. Il y a des moments où on pourrait carburer et on travaille énormément. Il y a des moments où il faut savoir ralentir. Donc oui, prioriser mon temps a été une vraie clé.
- Speaker #0
Alors, s'il y a des auditeurs parmi nous qui t'écoutent et qui disent « mais du coup, c'est peut-être une charge supplémentaire, ça demande du coup de rebasculer son agenda, etc. » C'est quoi finalement de donner ? C'est quoi l'intérêt ? Pourquoi est-ce que j'irais donner de mon temps si en plus ça va me rajouter de la charge, si ça va me complexifier mon quotidien ? Il y a quoi comme... opportunité à la clé d'être bénévole. J'ai mon opinion, je la partagerai après.
- Speaker #1
Non, mais c'est une bonne remarque. La vie ne peut pas être de passer son temps à travailler. Je le répète encore une fois. On ne peut pas passer sa vie à travailler. Je pense que pour moi, en tout cas, peut-être parce que j'ai eu des événements de vie un peu difficiles ces derniers temps, et malheureusement, c'est souvent ces événements qui vous rappellent l'essence même de la vie. Sincèrement, je ne vais pas faire du côté un peu... spirituel, mais à un moment, l'accomplissement peut être à plusieurs niveaux. Et en fait, l'accomplissement, il n'est pas forcément financier, il n'est pas forcément sur le regard des autres, et il n'est pas forcément sur ce que les gens pensent de vous. Et en fait, moi, ce côté bénévole, il m'a apporté bien plus mentalement. C'est comme si je me suis retrouvée alignée avec moi-même. En fait, c'est comme si je revenais à l'essence même de l'être humain, pour être honnête. Oui, ça prend du temps. Oui, il faut s'organiser. Mais pas plus que d'habitude. Quand quelqu'un trouve du temps pour aller faire du sport, il trouve du temps à aller travailler, il trouve du temps à aller en vacances, c'est toujours de l'organisation. En fait, la seule différence, c'est qu'à un moment, on se choisit. On se choisit soi. Et après, on organise sa vie en conséquence.
- Speaker #0
Mais est-ce qu'il n'y a pas d'autres moyens, Bertha, de trouver du sens ? que l'engagement associatif, concrètement, qu'est-ce que ça peut apporter ? Je vais y croire.
- Speaker #1
Je te connais. Non, mais tu as raison.
- Speaker #0
Est-ce que ça t'a ouvert des opportunités, ton engagement ? Oui,
- Speaker #1
c'est ce que j'allais dire. C'est-à-dire qu'il y a à la fois le côté humain, mais il y a à la fois les opportunités... Je n'aime pas dire commerciales, mais les opportunités business au sens large qu'on peut donner. Mais je vais donner plusieurs anecdotes. Elles vont rigoler quand elles vont entendre ça, mais moi, quand Actionnel m'a demandé... de participer à Go Entrepreneur. Là, on s'est rencontrés d'ailleurs. À ce moment-là, je me suis dit, mais est-ce qu'elles sont sûres que je suis la bonne personne pour parler de mon parcours ? Et ce jour-là, je ne peux pas vous expliquer. Donc, je prends la parole à Go Entrepreneur devant à peu près 150 personnes. Et là, je me suis dit, putain, mais quel exercice ! Apprendre à pitcher, à parler à haute voix, à fédérer autour de soi. Et en fait, ça m'a ouvert des portes. Donc cette première prise de parole chez BPI m'en a ouverte une, ça m'en a ouvert bien d'autres, parce que c'est vrai que ce côté bénévole que je peux avoir chez Actionnel, ça m'a permis d'avoir des rencontres que je crois, pour être honnête, je crois que je n'en aurais jamais fait ailleurs, mais parce qu'elles m'ont challengée, parce qu'elles mettent tout simplement les bénévoles, les adhérentes au cœur du dispositif. Donc en fait, quand tu commences à aller à Go Entrepreneur, bon là j'ai encore un nouveau challenge, elles me font aller à Big. Bon, c'est un gros événement aussi.
- Speaker #0
On a hâte de t'y retrouver chez Humbertin.
- Speaker #1
En fait, finalement, c'est comme si tu arrives au milieu de la table, à côté de grandes personnalités. Et en fait, tu finis par dire, en fait, ils sont comme moi. En fait, finalement, on est tous pareils. Et ça te fait grandir intellectuellement, vraiment. Moi, je trouve que j'ai énormément appris d'apprendre plusieurs secteurs d'activité. d'apprendre différentes manières de voir l'entreprenariat. Il n'y a pas un seul et bon modèle d'entreprenariat. Je vous garantis, par rapport à tout ce que vous pouvez entendre, c'est chacun dont je me dis, il faut être la meilleure version de soi-même. Je n'arrête pas de dire ça. Ne vous battez pas sur ce que vous voyez sur les réseaux sociaux.
- Speaker #0
Complètement.
- Speaker #1
Il faut prendre ce que vous avez besoin de prendre. Mais oui, tu as parfaitement raison. Moi, ce que ça m'a apporté, en plus de bien évidemment accompagner des profils dont je vois le parcours. On ne va pas se mentir, Sabrina, on envoie chez Actionnel des filles qui sortent après un burn-out, après un congé parental, après des difficultés dans l'entreprise très profondes. Elles se sentent démunies. On parle avec la famille, ils te disent « oui, c'est trop bien, mais tu vas faire quoi exactement ? C'est quoi ton petit truc, ton petit business ? » Tu te mets en étude,
- Speaker #0
tu peux le voir.
- Speaker #1
Oui, les réunions, genre en mode « mais tu es sûre que tu veux te lancer là-dessus ? » Tu ne te mets pas en risque là, quand même. Non, mais tu es quand même peinard dans ta grosse boîte, quand même, avec tous ces congés, ces plans d'épargne d'entreprise. Normalement, on se sent oppressé, mais une oppression. Dans le sentiment, on n'est plus à notre place. Donc c'est pour ça que je te dis, à la fois sur le côté, élever une autre femme comme moi, qui va avoir les mêmes parcours, et qu'on n'entendra pas ces discours-là de la famille, il faut quand même se le dire, et de l'autre côté... Actionnel m'a apporté des belles rencontres. BPI en fait clairement partie, la Banque de France en fait partie. On a énormément de réseaux qu'on connaît grâce à ces dispositifs-là. Et franchement, ça n'a pas de prix. Honnêtement, j'ai fait des rencontres que je n'aurais jamais faites ailleurs. Ça, c'est une certitude.
- Speaker #0
Alors, je voulais vraiment creuser, te gratter un peu la tête et aller chercher parce que oui, bien sûr que ça peut demander un peu de challenge au départ de faire cohabiter les deux. son engagement associatif et puis son activité. On parle d'entrepreneuriat, mais on peut très bien être bénévole en tant que salarié, en tant qu'étudiant, peu importe. Ça demande un peu d'investissement, en tout cas de challenge, de faire cohabiter les deux. Et moi, à ma part, ça fait maintenant plus de 20 ans que je fais du bénévolat. Mes toutes premières expériences, je me souviens, c'était à la crèche de mes enfants, une crèche associative, où je rejoins du coup le but. Le bureau de la crèche, on se retrouve à la tête, et ça d'ailleurs, ça m'avait assez surprise, une structure avec un budget de plus d'un demi-million d'euros, une quinzaine de salariés, et ce sont des parents bénévoles qui géraient. Moi, j'avais toute la partie RH, on se retrouve à faire des entretiens de recrutement, parfois des entretiens de recadrage. Et ça, c'est la réalité du monde associatif au sens large, où il y a des personnes qui permettent de faire vivre... Ce dont on bénéficie tous, les associations, enfin, je veux dire, quelle que soit la thématique, on en bénéficie tous. Nos enfants bénéficient, nos proches, etc. Que ce soit des associations à titre professionnel ou personnel. J'ai été présidente de Fédération Parent d'élèves. J'ai accompagné beaucoup de clubs de foot aussi sur leurs relations institutionnelles et puis leurs relations plutôt mécénat, sponsoring. Et dans chacun de mes engagements. En 20 ans, mais je ne peux pas dire le nombre d'opportunités que ça m'a ouvertes. Et pas que des opportunités commerciales, tu vois. Il y a effectivement celle-ci, mais c'est des mises en relation. C'est de rencontrer la bonne personne au bon moment. C'est d'avoir, par exemple, le bon contact. Et ça, c'est d'une richesse. Je pense qu'il faut le vivre aussi.
- Speaker #1
Pour le coup,
- Speaker #0
c'est donner un peu de soi. Mais le retour derrière,
- Speaker #1
il est énorme.
- Speaker #0
Il est énorme. Et je rebondis sur ce que tu disais par rapport à Actionnel, et je le dis en toute objectivité, c'est vraiment une de ses forces, c'est la façon dont le réseau met en avant les adhérentes. J'ai fait beaucoup de réseaux, moi je suis convaincue que le réseau, c'est une force pour tout entrepreneur, femme ou homme, et j'en ai fait beaucoup, et Actionnel, c'est vraiment l'un, l'un des rares, pas le seul, mais l'un des rares, qui a cette volonté forte de mettre en avant, de valoriser. ses adhérentes. Et par ricochet, effectivement, ça t'ouvre des portes que peut-être tu n'aurais jamais réussi à ouvrir seule. Donc, l'investissement bénévole et l'engagement, comme tu le dis, oui, ça demande un petit peu de challenge, mais les opportunités, elles sont juste phénoménales à titre individuel et puis à titre collectif.
- Speaker #1
Non, mais complètement.
- Speaker #0
À titre collectif aussi.
- Speaker #1
Je te rejoins tellement et si je peux juste rajouter, c'est vraiment que tu as raison, c'est important, c'est... Aujourd'hui, quand j'entends quelqu'un me dire « Tu sais Bertha, j'ai telle problématique » , très rapidement, tu penses à quelqu'un. Effectivement, tu as toujours autour de toi des personnes qui peuvent aider aussi à leur tour. Souvent, quand on m'interroge sur LinkedIn, même sur mon métier, je réponds très régulièrement. En fait, parce qu'à un moment, il faut donner. Et quand on me dit « Merci de m'avoir accordé du temps » , oui, bien évidemment. En fait, c'est qu'après, ça peut servir à ton tour. Et aussi, tu penseras à cette personne-là pour une autre personne. C'est cette transmission, en fait. Le mot transmission a vraiment du sens. Et de rencontre, tu as raison. Tu as parfaitement raison. Très bien résumé. Ça ne fosse pour ce point-là.
- Speaker #0
Et du coup, là, tu disais justement, parfois, que tu peux être sollicité sur LinkedIn pour des conseils ou autres. Encore une fois, pour les auditeurs qui ne connaîtraient pas, qui découvriraient ou qui seraient réfractaires aussi. Il y a des personnes qui sont réfractaires. Mais pourquoi j'irais donner de mon temps ? Si je peux le faire payer d'un côté, pourquoi est-ce que j'irais l'offrir de l'autre ? Est-ce qu'il n'y a pas un risque, selon toi, à diminuer sa valeur, notamment quand on fait du bénévolat sur son même domaine d'activité ? Par exemple, si tu fais du bénévolat dans une asso sportive qui n'a rien à voir avec ce que tu fais dans ton activité commerciale, je pense que c'est OK. Mais si on fait les deux, un peu comme ce que tu fais, comme ce que tu fais aussi, est-ce qu'il n'y a pas un risque de se dire... Je diminue ma valeur. Et puis, les personnes peuvent se dire, mais si elle l'offre de ce côté, pourquoi j'irais le payer de l'autre ?
- Speaker #1
Tu as raison. Alors, il y a deux choses que je vois. La première, déjà moi sur Actionnel, j'accompagne que des femmes et au quotidien, je n'accompagne que des hommes. Donc déjà, première chose, je n'ai pas du tout les mêmes profils. Déjà, première chose, je n'accompagne pas les mêmes profits de personnes généralement quand même sur mon activité au quotidien. Donc plutôt des dirigeants TPE, PME avec des salariés pour la plupart. Donc c'est déjà le premier point. Le deuxième point, c'est que j'ai scindé mes offres aussi. Il y a les accompagnements que je fais pour Actionnel et qui sont donnés pour Actionnel. J'ai même mis en place des templates spécifiques pour Actionnel. C'est vraiment des offres, parce que je fais des ateliers signature pour Actionnel. Et là, j'ai vraiment choisi des thèmes spécifiques qui me paraissent complètement adaptés pour le réseau, pour elles. Et dans ce cas-là, j'ai packagé mes prestations pour elles, en gros. Je ne suis pas rémunérée pour ça, mais par contre, c'est de la mise à disposition. de dispositifs, comment fixer ses tarifs, comment gérer sa trésorerie. Vraiment, ça va être des choses que pour le public actionnel. Et ensuite, je trouve que dans le public actionnel, il y a beaucoup de choses qu'on fait en collectif. Et en fait, il faut savoir que, je pense que je ne t'apprends rien, mais sur les finances des personnes, il y a un moment où les gens ont besoin d'un accompagnement individuel. C'est-à-dire qu'en fait, on ne peut pas s'adjouer à une financialité globale. On ne peut pas... Vous savez, moi, en 15 ans de banque, j'en ai vu des choses entre ce que les gens vous disent et ce qui se passe sur les comptes. Il y a un peu de différence. Un peu. C'est vrai que j'ai actionné. J'ai fait beaucoup, beaucoup de collectifs. Donc, en fait, tout est fait pour la communauté et pour ces ateliers en collectif. Les accompagnements que je fais, moi, je pourrais en faire d'autres ateliers. Je suis en réflexion, d'ailleurs, pour faire des ateliers pour des indépendants, mais pour aller plus en profondeur, des ateliers sûrement plus longs, d'ailleurs. Mais c'est des offres qui vont être complètement différentes. parce que je ne veux pas cannibaliser, en fait, déjà ce que je fais pour le réseau et pour l'extérieur. Mais surtout, par contre, j'ai une conviction simple. Moi, j'ai toujours dit, je veux vulgariser la finance. L'éducation financière, il y a tellement de choses à dire sur le monde de l'entreprenariat ou l'intelligence financière, en tout cas sur les entrepreneurs. Donc, en fait, pour moi, c'est deux choses complètement différentes. C'est-à-dire que si, quand je développe mon activité, j'ai une stratégie pour mon activité. C'est-à-dire, j'ai une stratégie de, je vulgarise la finance. Je démystifie la finance, mais surtout, je permets de passer de chiffres à la prise de décision. Chez Actionnal, c'est un peu différent. C'est, je veux que les filles, elles vivent durablement aussi de leur activité, de suite. Donc, je vais toujours orienter toutes mes interventions sur comment on pose les bases. Donc, il y a toujours une partie un peu mindset, toujours, que tu es obligé d'avoir, et une partie très concrète, mais avec des choses très basiques, très, on va dire, moi, j'aime bien les trois, quatre conseils maximum pour ne pas les noyer dans beaucoup d'informations. Or que quand tu es sur de l'accompagnement dirigeant, moi, mes puveux clients, je les ai depuis deux ans et demi. En fait, c'est beaucoup plus long. C'est de l'accompagnement sur le long terme avec toute la palette du DAF que je peux avoir. On n'est pas sur de la même construction, en fait. Donc, tu as raison. On pourrait se dire, ouais, mais attends, pourquoi ? Regarde, par exemple, moi, je fais des vidéos sur YouTube et c'est gratuit. Je mets à disposition des e-books et des guides gratuitement. En réalité, il y a un moment où on a besoin de se poser la question, de dire, OK, là, maintenant, est-ce qu'on peut parler de moi, moi individuellement ? Bertha, quels sont tes conseils ? Ça n'a rien à voir. Et ça, effectivement, c'est un accompagnement, c'est financier. Oui, je ne fais pas d'accompagnement gratuit quand je suis sur mon activité sur la société d'AFF Expertise et Conseils. Mais j'ai beaucoup scindé ça. Et puis, on a fait ce travail ensemble aussi, Sabrina. Mais c'est vrai que moi, ça m'a bien aidée de bien distinguer. Ces activités-là, parce que c'est important dans mon esprit aussi. Il faut savoir que tu n'as pas tort. Ce n'est pas évident, mais à un moment, je pense que c'est important de distinguer ces offres. Je crois que j'avais déjà entendu une fois dans ton podcast, ceux qui parlent d'avoir une seule offre, il ne faut pas en faire qu'une seule, un public, une personne et tout ça. Moi, je n'ai jamais réussi. J'avoue que depuis que j'ai commencé mon activité, je n'ai pas réussi.
- Speaker #0
Parce que ce n'est pas la solution ultime. Je ne crois pas que non. Mais ça peut correspondre à un public, ça peut correspondre par exemple notamment en phase de lancement. Quand tu te lances au tout début, il est évident que c'est plus facile si tu te lances avec une offre, une cible, une stratégie ou un canal d'acquisition. Mais ça ne correspond pas forcément à tout le monde, ce n'est pas forcément pertinent d'ailleurs pour tous les secteurs d'activité, pour tous les marchés. Ce n'est pas une science infuse, je suis d'accord. Et finalement, moi, ce qui m'a rapidement guidée, déjà au début, je dis souvent, il faut dire oui à tout au départ. Parce qu'il faut se comprendre, il faut se chercher. Il faut chercher aussi le type de client avec qui on veut travailler, etc. Donc ça, c'est hyper important. Et ensuite, on va définir. Moi, j'ai co-construit mes offres. C'est-à-dire qu'en fait, moi, j'ai interrogé beaucoup de clients, beaucoup de prospects avant de me lancer. Et je pense que c'est la meilleure, meilleure des constructions. Donc en fait, là où il y a de la demande, je dis toujours, il ne faut pas se tromper. On répond toujours à un besoin. C'est pas... que son égo qui travaille. Donc, tu as raison, c'est hyper important sur ce point-là. Mais si on est aligné sur ces offres financières, on va dire celles qu'on se fait rémunérer pour ça, et celles pour lesquelles on les donne, vraiment, c'est vraiment gratuitement, je veux dire, il n'y a pas de sujet pour moi. Et puis, on équilibre aussi son temps sur le temps qu'on accorde sur le bénévolat, parce que j'anime des ateliers, j'ai des entretiens experts comme toi aussi, mais on cadre aussi ce temps-là. et chaque chose à sa place, au final.
- Speaker #1
C'est exactement ça. Pour moi, il n'y a pas d'incompatibilité. Après, il est évident que le bénévolat, et tu l'as dit, il y a un aspect émotionnel, presque psychologique aussi derrière, c'est un engagement. Il faut qu'il y ait du sens. C'est sûr que si tu n'es pas quelqu'un qui est dans une posture où tu vas donner, où tu vas vouloir transmettre, où tu vas vouloir partager, il est évident que tu ne te tourneras pas vers le bénévolat. Ça ne te conviendra pas. Tu n'y verras jamais le sens de faire don. de données, et j'ai envie de dire c'est ok, moi je trouve ça toujours dommage forcément, mais je dis c'est ok mais par contre effectivement, à partir du moment où tu y trouves du sens et où tu arrives à cloisonner que ce soit en termes de temps, mais que ce soit aussi en termes d'activité, pour mettre tout à fait, t'épanouir dans les deux trouver un équilibre dans les deux, et puis faire des passerelles entre les deux, tu vois comme tu l'as fait sur Actionnel qui ne vient pas du tout entre guillemets, cannibaliser ton activité commerciale et vice versa Tu as vraiment deux typologies d'approche, deux typologies d'offres. Et ça, je trouve ça très bien.
- Speaker #0
Bertel,
- Speaker #1
tu presses.
- Speaker #0
Ah, j'arrête. Parce que j'allais te dire juste un truc.
- Speaker #1
Vas-y, je t'en prie.
- Speaker #0
Tu sais, on le voit chez les femmes entrepreneurs, mais plus globalement des fois dans l'entrepreneuriat, des personnes qui veulent donner beaucoup d'eux dans leur activité commerciale. Et souvent, je leur dis, va dans le bénévolat, parce que comme ça, tu ne mélanges pas. cette partie-là sur ton activité financière classique. Parce qu'en fait, souvent, dans notre manière de fonctionner, on va faire de la sur-valeur, on va faire du sur-livrable, on va faire une disponibilité totale. Mais non, à un moment, il faut respecter son temps, son énergie et l'offre à laquelle on a répondu au client. Et justement, de sortir cette partie bénévole-là, ça permet d'avoir au moins toujours ce côté où il n'y a pas de pression. Donc, en tout cas, juste pour revenir, tu as raison, mais je pense que pour ceux qui aiment beaucoup donner, naturellement, ne le donnez pas tout le temps au sein de votre activité pécuniaire. Faites-le dans le bénévolat, justement pour pouvoir vous bien équilibrer cette partie où votre temps, les livrables que vous proposez ou les produits que vous vendez soient adaptés au temps économique. Et ça, ça n'a rien à voir.
- Speaker #1
Alors, tu me tends une perche, tu vois, j'allais clôturer, mais tu me tends une perche. Alors, forcément, je te rejoins à 200%. Tu ne peux pas constamment surdélivrer dans ton activité ou être vraiment... Enfin, voilà. ne pas avoir cadré suffisamment tes offres pour donner bien plus que ce que tu factures. De toute façon, derrière, il y a une question de rentabilité aussi. Complètement. Mais aussi, à l'inverse, si je suis férue de bénévolat, si je donne de mon temps, je vous l'ai dit, depuis 20 ans, il ne faut pas faire que ça, notamment quand on est...
- Speaker #0
Exactement. Et ça,
- Speaker #1
je le vois beaucoup quand on se lance. Et je dois dire, quel que soit le secteur des associations, parfois, elles sont en besoin. et je comprends les associations, je suis très bien placée pour les comprendre, elles ont besoin. Mais parfois, elles peuvent être beaucoup en demande et de demander à des professionnels qui ont une activité par ailleurs d'animer un atelier, de faire un shooting photo, de faire une intervention, à chaque fois bénévole. Et ça, moi, j'ai déjà rencontré des entrepreneurs, et pour le coup, hommes et femmes, qui ont tendance à... Là, je donne... Bon, c'est du bénévolat, mais ce n'est pas grave, ça va m'ouvrir des portes. Et puis là, je dois… Oui, tu as raison. Et quand on prend, par exemple, ces cinq jours par semaine, on s'aperçoit parfois qu'on donne deux jours et demi pour du bénévolat.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai.
- Speaker #1
On voit bien que le calcul ne peut pas tenir dans le temps. Si je suis en faveur du bénévolat, il faut trouver quand même un équilibre parce que vous devez vivre au quotidien financièrement. Et l'idée, c'est quand même de vivre de son activité. Donc oui pour le bénévolat, mais pas l'excès de bénévolat. Ça me permettait de rebondir là-dessus. Tu as raison. Pertard, s'il y a des personnes parmi nous qui ont envie de sauter le pas, et c'est un peu pour ça que j'ai voulu cet épisode, j'ai croisé plusieurs postes LinkedIn qui disaient « Tiens, j'ai envie de donner un petit peu de mon temps, je cherche une nouvelle cause, est-ce que vous auriez des associations en besoin à citer en poste ? » Et donc, s'il y a des personnes parmi nous qui souhaiteraient sauter le pas, quel serait, on va dire, le meilleur conseil que tu pourrais leur donner à mettre en place dès le départ ? On a entendu la question de bien faire cohabiter les deux. Est-ce qu'il y a un autre conseil peut-être que tu voudrais partager ?
- Speaker #0
Ta question, c'est de dire, qu'est-ce que je dirais à quelqu'un qui veut se lancer dans le bénévolat ?
- Speaker #1
Oui. En parallèle de son activité entrepreneuriale, je précise.
- Speaker #0
La première chose, allez dans un domaine qui vous fait vibrer. Allez dans un domaine qui vous fait vibrer, qui peut être en lien ou absolument pas en lien avec votre activité. Ce n'est pas une obligation. Faites quelque chose qui vous fait vraiment vibrer. C'est-à-dire, si vous aimez les thématiques de santé pour enfants, si vous aimez l'art. Moi, j'entends beaucoup de personnes qui aiment les métiers artisanaux, toutes les activités artisanales. Allez-y. Franchement, faites quelque chose qui vous fait vibrer. Et quand vous y allez, laissez-vous porter. Je vous jure, c'est fou ce que je vais vous dire. laissez-vous porter. Parce que ce qui va se passer, c'est ce qui s'est passé. Ça va vous ouvrir les chakras, ça va vous ouvrir la même façon de voir les choses de manière complètement différente. Donc si j'avais vraiment un conseil à vous donner, lancez-vous. Bien sûr, au-delà de la partie des temps que tu as bien sûr rappelé, mais lancez-vous, testez sur une courte période. Essayez de voir un mois, deux mois, trois mois. Et voyez si ça vous apporte. psychologiquement, voilà, c'est ça. Si vous avez fait des belles rencontres, parce qu'on parlait de rencontres, mais ça, c'est vrai, et surtout, voir si c'est compatible aussi avec ce que vous pensez pour vous, et aussi, mais lancez-vous. Mais laissez-vous un petit peu de temps, d'accord ? Deux, trois mois, comme je dis, globalement, surtout, d'ailleurs, il faut souvent se laisser à quelques mois de recul, mais allez-y, parce que je vous garantis qu'on ne regrette pas de faire du bénévolat. Moi, je pense qu'on devrait tous en faire, pour être honnête.
- Speaker #1
Alors, je le disais au départ, il y a l'intérêt général, en fait, derrière le bénévolat. Et oui, moi, je crois que la société, elle se porterait bien mieux si tout le monde donnait un tout petit peu de son temps à différentes choses.
- Speaker #0
Totalement.
- Speaker #1
C'est ma conviction. Merci. Merci à toi, en tout cas, Sabrina. Où est-ce qu'on peut te retrouver, Bertha, si on veut te suivre, si on a besoin de tes services, éventuellement ?
- Speaker #0
Alors, pour cette séquence commerciale, on peut me retrouver sur LinkedIn, donc Bertha Malafa. Et j'ai également un site Internet, donc dafexpertise69.fr. Là, vous pourrez retrouver toute ma bibliothèque et mon e-book, mais qui me permet aussi d'accéder à la newsletter que j'envoie généralement toutes les deux semaines auprès de mes... Et j'ai créé la chaîne Bertha, la DAF, sur YouTube.
- Speaker #1
Super,
- Speaker #0
je partagerai tous les liens en description.
- Speaker #1
J'espère que cet épisode vous aura permis d'avoir une vision différente du don, quel qu'il soit, du bénévolat et du cumul des coulisses de l'entrepreneuriat et du bénévolat. Si cet épisode vous a plu, je vous invite, comme d'habitude, à le commenter, à le partager massivement autour de vous, à laisser 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute préférée et notamment, je le précise, Apple Podcast et Spotify, c'est important pour le travail qui est fourni derrière le podcast et aussi pour son référencement. Je vous souhaite une excellente journée, une excellente semaine et je vous dis à très bientôt pour une prochaine chronique.