- Speaker #0
Il paraît qu'on entreprend pour être libre. Charmante illusion, vous ne trouvez pas ? Je suis Sabrina Toibet, consultante en stratégie d'entreprise. Si vous cherchez des conseils, du partage d'expériences et des réponses qui résonnent pour développer votre activité, considérez cette humble chronique comme une invitation personnelle et un nouveau repère. Dans Chronique Business, seule ou avec mes invités, je vous partage ce qui se cache vraiment dans les coulisses de l'entrepreneuriat, les décisions, les doutes et les déclics. votre dévouée chroniqueuse business. Bienvenue dans cet épisode assez exceptionnel de Chronique Business. Nous sommes dans les coulisses du Salon SME, l'édition 2026 qui se déroule au Palais des Congrès à Paris. Je vous emmène dans les coulisses avec un invité au parcours très inspirant. J'ai l'honneur d'avoir avec moi Steve O'Connor. Est-ce que je l'ai bien prononcé ?
- Speaker #1
C'est presque, on va dire. En tout cas, merci d'abord pour l'invitation.
- Speaker #0
toutes mes excuses c'est un bon démarrage merci en tout cas d'avoir accepté cette invitation en coulisses tu es entrepreneur depuis 2017 Steve tu as fondé Visible et Black Hat Paris, toujours d'actualité tu es suivi par près de 200 000 personnes sur Instagram et tu es auteur de deux livres J'avais toutes les excuses et deviens visible La visibilité, c'est quelque chose qui compte beaucoup pour toi. À un moment, tu as eu l'impression d'être invisible. Pourquoi ?
- Speaker #1
On rentre tout de suite dans le vif du sujet, c'est ça ? Ok, d'accord.
- Speaker #0
Le timing est serré, donc on rentre dans le vif du sujet.
- Speaker #1
J'ai été invisible pour plusieurs raisons. Je suis né au Bénin, je suis arrivé en France à 14 ans. Normalement, c'était pour jouer au football, sauf que ça ne s'est pas passé comme prévu. Donc, j'ai été taclé. Et en fait, ma maladie génétique s'est déclenchée en ce moment-là. Et j'ai passé deux années en fauteuil roulant. Normalement, je ne devrais pas marcher, mais il y avait 1% de chance que ça fonctionne, et ça a fonctionné. Et j'ai connu l'invisibilité déjà à 14 ans, parce que quand vous êtes dans un centre de rééducation avec des personnes âgées, que vous êtes malade, donc en fait, même s'il y a des gens de votre âge qui viennent voir leurs parents, en fait, vous n'existez pas à leurs yeux. Donc j'étais invisible. visible auprès de ma famille, mais visible auprès des autres qui ne me remarquaient pas, qui ne faisaient pas attention à moi, qui ne me disaient pas bonjour. Donc, j'ai senti cette invisibilité. Et ensuite, après, il y a des séquelles. J'ai deux prothèses de hanches. Et tout au long de mon adolescence, c'est vrai que là où mes copains avaient des copiés, moi, c'était très compliqué. Je manquais de confiance en moi. Je boitais. Donc, c'était très compliqué. Donc, déjà, pour se construire, parce que c'est un âge où on…
- Speaker #0
Un âge que nous renvoient les autres.
- Speaker #1
Exactement. Et puis… Et puis la vie a fait que j'ai fait du développement personnel et que j'ai pris confiance en moi. Mais c'est vrai qu'à travers certains moments de ma vie, dans ma carrière professionnelle, j'ai évolué jusqu'à un certain niveau. Il y a un plafond de verre où on m'a fait comprendre que je ne pouvais pas aller beaucoup plus loin. Donc c'est vrai que c'est rude de se dire qu'on a beau faire des études, qu'on a beau faire des efforts, qu'on ne fout pas sa place. et aujourd'hui, ma mission, c'est de... d'accompagner ceux qui sont effacés à ne plus s'effacer, à reprendre leur place.
- Speaker #0
On y reviendra à ta mission. Alors, je vais rebondir sur ta dernière phrase. Être excellent dans son travail, est-ce que ça suffit à être dû ? Pourquoi ?
- Speaker #1
Non, il y a le savoir-faire et le faire savoir. Je pense que la chose la plus importante, c'est de faire savoir ce qu'on fait. Et pour moi, ce ne sont pas du tout les personnes les plus compétentes qui réussissent, mais c'est les personnes qu'on comprend le mieux. Donc en fait, si tu expertes dans ton domaine et qu'on ne comprend pas ce que tu fais, forcément on ne fera pas l'appel à toi. Et si on ne te recommande pas et si on ne sait pas ce que tu fais, on ne fera pas l'appel. Et je donne toujours l'exemple. En fait, on va voir un vidéaste parce que quelqu'un nous a parlé de ce vidéaste. On va chez un médecin parce que quelqu'un nous a recommandé ce médecin. Et même si le médecin, il y a des avis négatifs, le fait que quelqu'un nous recommande ce médecin-là qu'on connaît, en fait, on ira. Donc en fait, plus il y a une lisibilité, plus on comprend. Ce que la personne a fait, plus on nous recommande la personne, plus on ira. Et ce ne sont malheureusement pas les personnes les plus expertes, les plus compétentes qui réussissent, mais ce sont celles qui apprennent à mieux se vendre.
- Speaker #0
Je ne peux qu'abonder dans ton sens, très clairement, faire savoir son savoir-faire. Si on revient un petit peu au début de ton parcours, ou même au début de ton parcours professionnel, un peu qu'entrepreneurial, est-ce qu'il y a quelque chose, une phrase qui a été un déclencheur pour toi ? Il y a ce que tu as vécu au niveau de cette invisibilité, au niveau peut-être des difficultés de santé que tu as rencontrées. Est-ce qu'il y a une phrase, tu vois, qu'on t'a... dit et qui te suit depuis ?
- Speaker #1
C'est une phrase raciste, mais c'est la meilleure chose qui me soit arrivée dans ma vie. J'étais dans une entreprise multinationale dans le luxe. J'ai gravi les échelons vraiment rapidement. Tous les trois à six mois, j'avais une promotion. C'est vrai que pour moi, c'était normal. Heureusement que c'est arrivé. Heureusement que j'ai eu cette claque parce que je pense que j'aurais été très... J'aurais été, je pense, aujourd'hui, si j'avais suivi ce chemin-là, peut-être que j'aurais été... égocentrique ou un but de ma personnalité. Je pense qu'il fallait que ça arrive pour que ça montre que la vie, ce n'était pas aussi facile. Et donc, je suis à la tête de la France sur le poste dans cette entreprise. Donc, qu'est-ce qu'il fallait pour moi ? Tous les six mois, j'évolue. Il fallait que j'ai un poste, du coup, à l'international. Donc, la prochaine étape, c'était le vice-président Europe. Et ma bosse, plusieurs fois, je remplace la personne qui est... Il y a plein de turnover. Je fais mes preuves, les vice-présidents partent. Moi, je reviens, ils partent, je reviens. Je fais l'intérim sans avoir le job et la fiche de paye qui allait avec. Et à un moment, je dis, ça fait un moment que j'assure les intérims. Je suis légitime pour postuler. On me dit, oui, tu es trop jeune. C'était comme je disais, naturellement. Et un soir, en passant fortuitement au bureau, j'entends ma boss de l'époque qui dit au RH, il est marrant, on ne va quand même pas mettre un noir à la tête de l'Europe. Et donc, j'ai compris. Oui, c'était très violent. C'était très violent à l'époque. Et j'ai vraiment compris à ce moment-là que j'avais atteint un plafond de verre, que j'étais arrivé au maximum, en tout cas avec cette personne masse que j'avais fait dans l'entreprise. Donc, c'était où j'attendais qu'il fasse des erreurs, qu'il parte. Je ne sais pas combien de temps ça allait durer. Et donc, du coup, j'allais postuler ensuite après. Mais le fait que la RH, elle a fait rigoler, qu'elle ne m'ait pas défendu, donc j'ai perdu foi. Alors, l'entreprise n'est pas raciste parce qu'ils m'ont fait évoluer. Donc, ce que je dis à chaque fois, c'est... une personne dans l'entreprise qui a donné ça. Donc, j'ai perdu foi et c'est ce qui m'a fait dire, écoute, il faut que je me lance. Et en fait, j'ai manqué de... Si je peux donner du courage à certaines personnes, j'ai postulé plusieurs fois. Ça, je ne le dis pas souvent, j'ai postulé plusieurs fois dans plusieurs entreprises. Oui, exactement. Là, tu as une exclue vraiment. J'ai postulé plusieurs fois et je n'avais pas... J'allais 5, 6, 7 entretiens, entretien final, et à chaque fois, je n'étais pas pris. On me proposait un poste en dessous de ce que j'avais. Quand vous avez goûté, j'adore le yaourt au miel, quand vous avez goûté un yaourt au miel et qu'on vous donne un yaourt nature, la saveur n'est pas la même. Et moi, je voulais être le yaourt avec le miel, en fait. Et je me suis dit, il fallait que j'entreprends, il fallait que je crée mon propre emploi, parce qu'en fait, à un moment, j'arrivais à la fin de mon chômage, à un moment, il fallait que je fasse quelque chose. Et donc, du coup, j'ai pris le temps de créer, au début, Black Hats Paris, ensuite Visible.
- Speaker #0
Donc c'était un bon déclencheur finalement cette phrase. J'imagine que ça devait être très dur.
- Speaker #1
C'était violent, mais le mal était nécessaire.
- Speaker #0
Merci beaucoup de nous avoir partagé cette exclusive. À quelqu'un justement qui lancerait son projet, qui serait sur ses débuts, qui partirait vraiment de zéro. Et peut-être avec des handicaps. Alors quand je dis handicap, ça peut être effectivement un vrai handicap, mais ça peut être ce que cet entrepreneur-là va considérer comme un handicap. Ça peut être effectivement des personnes racisées. Ça peut être partir avec un physique particulier. Quel conseil tu donnerais en particulier à cette personne-là ?
- Speaker #1
Je lui dirais bravo à cette personne-là, parce qu'en fait, sa singularité sera sa force. En tout cas, si elle arrive vraiment à la canaliser, à la trouver. Pour moi, je pense que tout ce qu'on a de singulier, c'est ce qui fait notre force. Et j'ai plein d'exemples comme ça. Tu vois, à 15 ans, il y a J.K. Rowling qui perd sa mère. Et en fait, elle disait que la douleur était tellement extrême qu'il fallait qu'elle s'invente un monde. Tout ce qu'elle a écrit dans Harry Potter, c'était vraiment ce monde-là qu'elle a créé, qu'elle a mis dans un livre, où elle imaginait qu'elle rentrait dans une porte, dans un autre monde. Il y a plein de choses comme ça. La singularité, ça fait la force. Lady Gaga, elle est devenue Lady Gaga grâce à son nez.
- Speaker #0
Nous, on voit comme des freins, comme des faiblesses, comme des handicaps, parce que c'est vraiment le terme des fois que les entrepreneurs que je croise ou que j'accompagne me disent. Oui, mais là, pour moi, c'est un vrai handicap d'être comme ça, ou je ne vais pas être acceptée, ou c'est un milieu. En fait, c'est une force, ce que tu nous dis. Tu nous as parlé tout à l'heure, Steve, tu nous as dit que tu te prédestinais à une carrière de footballeur intact. Et puis, c'est tout ce rêve, peut-être, qui s'effondre. Comment est-ce qu'on le vit sur le moment ? Mais surtout, comment est-ce qu'on en rebondit ?
- Speaker #1
J'ai la chance d'avoir des parents qui étaient présents. Déjà, on est dans un déni. On croit que ça va aller, que quelques mois après, on va pouvoir rejouer. Mais en fait, moi, j'avais une prothèse de hanche. Quelques mois après, une deuxième prothèse de hanche. Déjà, c'est compliqué de jouer avec des prothèses de hanche à un sport de haut niveau où tes membres sont hyper sollicités. Et mon père qui me dit, écoute, c'est la réalité des médecins, ce n'est pas la tienne. Après, j'ai compris quelques années plus tard, avant qu'il décède, qu'il ne croyait pas du tout que j'allais remarcher. Il me dit, mon rôle, c'était de te donner de l'espoir. Et je pense que mon père et ma mère, ils étaient présents, ils m'ont donné beaucoup d'espoir, beaucoup d'amour. Et donc, il me disait juste, il faut que tu travailles beaucoup plus. Il faut que tu travailles beaucoup plus. Maintenant, tu es handicapé, tu es immigré. parce que j'avais pas des papiers avant j'étais béninois, je suis rentré et j'avais un type de séjour, de sport pour faire ce que je faisais donc là je me retrouve, il y a plus cette activité, il y a tout qui s'effondre donc beaucoup de courage et beaucoup de résilience pour y arriver mais je pense qu'il y avait cette insouciance où j'avais 14 ans, où je croyais mon père, je croyais ma mère, ce qu'elle me disait et que je disais Écoute, ce n'est pas grave, c'est la vie et puis je vais rebondir. Et la chance que j'ai, c'est que j'ai huit frères et sœurs. Huit grands frères et sœurs, je suis le neuvième d'une famille de neuf enfants. Et en fait, mes parents nous ont toujours dit, les échecs de vos aînés sont vos échecs et les réussites de vos réussites sont vos réussites. Donc, prenez conscience. Quand j'ai une sœur qui n'a pas eu son bac, il y avait tout un cas d'école sur ce qu'il ne faut pas faire pour avoir son bac. En fait, à chaque fois, il y avait un apprentissage de tous les échecs des membres de la famille. Je pense que j'avais une maturité à cette époque-là où c'était comme ça et qu'il fallait faire autre chose.
- Speaker #0
Ce qui aide, c'est aussi l'espoir et le soutien des autres, ce que j'entends. De bien s'entourer aussi. On revient à notre sujet, quand on entreprend, de savoir s'entourer et de savoir s'entourer des bonnes personnes.
- Speaker #1
Je vais rebondir sur ça. Pour moi, c'est que l'entourage, que ce soit une personne qui vous coache, qui vous accompagne, votre associé, vos collaborateurs, vos employés, en tout cas, ça peut avoir un effet positif comme négatif sur vous. Et ça rejoint ce que tu dis, c'est important de bien s'entourer. Je pense que c'est la clé numéro un quand tu es entrepreneur.
- Speaker #0
Tu prêches une convaincue. Le regard des autres, Steve, quand on entreprend, alors à la fois, tu es quand même, je l'ai dit, plutôt suivi sur Instagram, ton domaine d'expertise, c'est la visibilité. Quelle place on doit donner au regard des autres quand on entreprend ? Est-ce qu'on doit lui donner l'importance numéro un ? Est-ce qu'on doit faire fi du regard des autres et tracer son chemin ? Qu'est-ce qu'on en fait ?
- Speaker #1
Je ne sais pas s'il faut suivre mes conseils. Moi, je n'en ai rien à faire du regard des autres.
- Speaker #0
C'est un conseil, on le prend.
- Speaker #1
Je n'en ai rien à faire du regard des autres. Je pense qu'il faut avoir son combat, il faut avoir sa mission et qu'à partir du moment où on est aligné avec, on trace son chemin et puis on avance dessus. Et puis, si ça ne plaît pas, c'est OK. Je ne sais pas quand on va commencer. Il y a peut-être des parents qui vont dire, moi, à l'époque, je gagnais 10 000 euros net par mois quand j'ai quitté le salariat pour me lancer dans l'entrepreneuriat et c'était compliqué. Et on me disait, mais t'es stupide. J'ai ma tante qui me disait, oh là là, on l'a ensorcelé. Et heureusement que je ne les ai pas écoutés, en fait. Donc le regard des autres, il ne faut pas l'écouter. Je pense qu'il faut écouter ce qu'il y a au fond de nous et se faire confiance à son intuition, parce qu'il sait où se trouve le chemin. Après, je dis toujours, moi, j'écoute des gens qui ont fait. Si une personne qui a fait des choses extraordinaires me donne un conseil sur quelque chose, qui a un rapport avec lui, je l'écoute. Mais si c'est la personne bourrée à 2h du matin avec sa clope qui me dit « Oui, mais tu ne dois pas faire ça, je n'en ai rien à faire, je n'écoute pas. » Et si c'est le haters qui est sur les réseaux sociaux, qui commente avec le profil bloqué, avec une tête, avec un an ou je ne sais pas quoi, je n'écoute pas non plus, c'est next en fait. C'est des gens pour moi qui sont perdus dans leur vie, qui sont aigris et qui veulent déverser leur haine. Donc le seul regard que j'écoute, c'est ceux de mes clients et c'est ce que je dis aux gens d'écouter, c'est des clients, c'est des prospects. Et puis, les personnes qui ont de l'expérience, qui ont fait quelque chose qu'on n'a pas fait. Le reste, poubelle.
- Speaker #0
Je te pose la question parce que c'est un vrai sujet. Après, c'est ton domaine d'expertise. Donc, j'imagine que tes prospects, ou en tout cas, lesquels tu accompagnes au départ, ça doit être quand même... Totalement. Voilà.
- Speaker #1
Si j'ai mis un miroir sur mon stand, ce n'est pas par hasard. C'est que le plus important, c'est le regard de ton propre amie. C'est toi, en fait. C'est le regard que toi, tu as sur toi.
- Speaker #0
Mais c'est un vrai frein pour beaucoup d'entrepreneurs, le regard des autres. C'est pour ça que je te pose la question. Tu t'es senti, on l'a dit, à un moment invisible.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Quel conseil, recommandation tu donneras à quelqu'un qui ne se sent pas à sa place, un entrepreneur qui ne se sent pas à sa place, ou pire, qui se sent invisible ? Alors, on parlait en aparté de se nicher, pas se nicher, être potentiellement généraliste et donc noyer peut-être dans la masse sans pouvoir se différencier. Quelle recommandation tu donneras à cette personne ? un n'arrive pas à trouver sa place.
- Speaker #1
Je ne vais pas être origineux, je suis storyteller, donc pour moi, c'est de connaître son histoire. de comprendre son histoire et de savoir si son histoire a un impact ou quelque chose à faire et si ça a un alimat avec ce qu'on va faire dans sa vie. Il y a toujours, quand tu ne sais pas où tu vas, n'oublie pas d'où tu viens. Et pour moi, ça marche aussi dans l'entrepreneuriat, dans le business. Et c'est ce que nous, on fait avec les personnes qu'on accompagne. C'est, OK, quelle est ton histoire ? Est-ce que la vision, elle est alignée avec ce que tu fais aujourd'hui ? Et s'il y a un fil rouge, un fil conducteur qui t'emmène là où tu vas, Bye bye ! écoute-la et travaille et reste sur ton fil directeur je pense qu'aujourd'hui les gens ne s'écoutent pas assez je pense qu'aujourd'hui les gens sont tellement dans un quotidien et puis si on a eu les matchs au C aussi qu'ils ne connaissent pas leur histoire et en tout cas moi ma méthode j'ai développé une méthode qui s'appelle la méthode pixel c'est utiliser ce qui s'est passé dans la vie des gens avant 14 ans pour comprendre leur histoire et pour développer leur storytelling et du coup développer leur business. Le conseil numéro un, c'est de se connaître et d'écouter tracer son histoire.
- Speaker #0
Et si cette personne te répond, mais Steve, je n'ai rien d'original à raconter, je n'ai rien à raconter.
- Speaker #1
J'ai souvent cette remarque-là, on a toujours quelque chose à raconter. C'est parce qu'on trouve notre histoire banale et parce qu'on a un regard de par des blessures qu'on a eues dans l'enfance, de par ce qu'on nous a sorti, de par les rencontres qu'on a eues. Donc en fait, il y a beaucoup de schémas destructeurs ou en tout cas, il y a beaucoup de brouillard qu'on a de par les expériences qu'on a eues. Tout le monde a une histoire. Et après, ce que je dis, c'est que chez nous, on a trois pics. Donc forcément, ce qui s'est passé avant 14 ans, on a ce qui s'est passé entre 14 et 35 ans et ce qui se passe après 35 ans où en fait, on va trouver un pixel. Normalement, il y en a 12 dans une vie au maximum et on va trouver... le pixel qui permet de connecter les bonnes choses. Et je dis toujours aux personnes, c'est pas parce que vous êtes très dans les ressources humaines que vous êtes consultant en ressources humaines, pas parce que vous avez été commercial, que vous avez été coach en vente, ou pas parce que vous êtes très dans une boulangerie que vous avez ouvré votre boulangerie ou peu importe, c'est à connecter-vous à votre conviction et ce que vous voulez faire quand vous êtes un peu plus jeune et c'est peut-être là où se trouve la voie. La voie dans les deux sens d'ailleurs. Donc on n'a plus d'excuses.
- Speaker #0
On peut se trouver plein d'excuses. On n'a plus d'excuses.
- Speaker #1
Exactement. Je pense qu'on se donne toutes les excuses, mais on n'a pas le droit d'en avoir.
- Speaker #0
On arrive à la fin de cette interview exclusive. Je vais te poser quelques questions parce que je sais aussi que ton temps est compté sur le salon SME. Le conseil business que tu détestes, en un mot ou une phrase ?
- Speaker #1
Le conseil business, c'est une très bonne question, ça.
- Speaker #0
Merci. Que tu détestes.
- Speaker #1
C'est saturé. C'est marché saturé, où tu ne vas pas y arriver. Non, pour moi, si tu as ta singularité, tu trouveras toujours ta place. Je pense qu'il ne faut pas réinventer la route, tout est déjà fait. Il faut juste trouver l'angle et le faire différemment, je ne dis pas mieux, mais différemment par rapport au concurrent.
- Speaker #0
Merci. La décision dont tu es le plus fier ?
- Speaker #1
De m'être lancé dans l'entrepreneuriat alors qu'on me disait que... que je suis noir, que je suis handicapé, que je gagne très bien de la vie en tant que salarié, que ça ne fonctionnera pas, que je suis en France, que ce n'est pas comme si j'étais en Afrique, au Bénin. C'est de m'être lancé dans l'entrepreneuriat.
- Speaker #0
Ok. Ce que tu dirais au Steve de 20 ans ?
- Speaker #1
Crois en toi, personne ne le fera à ta place.
- Speaker #0
Bravo. Où est-ce qu'on peut te retrouver, Steve, si on a envie d'en savoir un petit peu plus sur toi, découvrir peut-être tes livres ?
- Speaker #1
Sur Instagram, donc Instagram steves.onkpono. en trois lettres, Onkponu. Et donc, vous pouvez m'envoyer un message sur Instagram ou sinon vous m'envoyez un mail, c'est steves arrobase lesvisibles l-e-s-t-i-s-i-b-l-e-s .com Et puis voilà, il y a mes livres, il y a mon podcast, enfin tout. Je mettrai tous les liens en description de l'épisode. Instagram et par mail, je suis assez réactif.
- Speaker #0
Merci infiniment d'avoir accepté mon invitation. Merci au Salon SME d'avoir rendu cette interview possible, de nous avoir ouvert ses coulisses. Si cette interview vous a plu, je vous invite à vous abonner à Chronique Business, à le partager massivement autour de vous. C'est le meilleur moyen de faire vivre ses chroniques. Très bonne journée, à bientôt.
- Speaker #1
Abonnez-vous. Chapeau à toi, Sabrina.
- Speaker #0
Abonnez-vous. Merci, Steve.
- Speaker #1
C'est moi qui te remercie.