Speaker #0Je suis ravie de vous retrouver aujourd'hui pour un épisode que je devais faire depuis très très très très très longtemps. J'en ai déjà parlé dans plein d'autres épisodes de ce podcast et je suis vraiment vraiment contente d'enfin prendre le temps de l'enregistrer et de vous partager tout ça. Vous avez déjà vu le titre de l'épisode qui s'appelle « Adopter le monotâche et ressentir l'instant présent » . Alors, comme d'habitude, je n'ai rien inventé. Je ne sais plus quelle est l'expression qui correspond à ça, genre le couteau du beurre ou je ne sais pas quoi. Enfin bref, je n'ai rien inventé. J'ai juste testé et expérimenté, comme à peu près, on va dire, 95 voire 98% de tout ce que je vous partage sur le podcast. Il se trouve que le monotache, j'en avais déjà entendu parler depuis longtemps. Ce n'est pas quelque chose de nouveau sous le soleil, on va dire ça comme ça. Mais je l'expérimente vraiment. que depuis quelques mois, par la force des choses, un petit peu, on va dire. Et puis, je l'avais déjà dit à plusieurs reprises sur le podcast et de manière assez différente, enfin sur des sujets très différents, mais moi, de manière générale, quand il y a un petit peu un effet de mode sur quelque chose, je prends mon temps. Vous voyez, je saute pas trop trop sur la nouveauté, je prends un peu de recul, j'analyse. Je laisse les gens se faire leur opinion et puis je laisse un petit peu passer la vague du succès, on va dire. Et je prends le train en marche, mais genre quand il a bien traversé toute la France. J'expérimente après tout le monde. En gros, voilà ce que ça veut dire. Je vous invite vraiment à prendre cet épisode comme une invitation à tester le monotache. Ça ne peut pas vous faire de mal. Et qui sait, ça pourrait... vraiment changer votre façon de vivre certaines choses. Franchement, prenez-le comme une invitation à tester et vous m'en direz des nouvelles. On va commencer par se poser la question de pourquoi le multitâche nous séduit tant. Pourquoi on a tant de mal à lâcher le multitâche ? La première chose, c'est un peu le mythe de l'efficacité. On croit que faire plusieurs choses en même temps nous fait gagner du temps. Alors que sincèrement, en réalité, on en perd. Je parle de mon cas, en tout cas. Moi, je trouve que pour avoir expérimenté maintenant le monotâche, je gagne beaucoup plus de temps à être focus sur une tâche que de faire plusieurs choses en même temps. On va en reparler dans quelques instants. Il y a aussi l'addiction à la stimulation. Nos téléphones, nos mails, les notifications, tout est fait pour capter notre attention. et nous donner notre dose de dopamine à chaque interaction. D'ailleurs, je fais une petite parenthèse. J'ai vu passer récemment sur Instagram ce qu'on appelle le dopamine menu, le menu de dopamine, où les personnes rédigent un menu, enfin sous forme de menu, c'est assez ludique, c'est assez cool, où ils mettent des entrées, des plats et des desserts. En gros, ils font une liste de choses qui... leur permettent de ressentir de la dopamine sans que ça passe par justement tout ce qui est écran, notifications, réseaux sociaux, etc. Donc ça peut passer par des activités manuelles, par du temps passé avec nos proches, tout un tas de choses. Et ils se font une petite liste comme ça. Et d'ailleurs, je compte incessamment sous peu faire la même chose pour ma vie. Me faire une petite liste de tout ce qui peut m'apporter de la dopamine, mais loin des écrans. Je ferme la parenthèse. Donc tout est fait pour capter notre attention et nous donner cette dose de dopamine. Et comme le cerveau aime la nouveauté et les récompenses immédiates, il est tenté de zapper d'une tâche à l'autre. Pourquoi aussi le multitâche peut nous séduire autant ? C'est parce qu'il y a la peur du vide. Ne faire qu'une seule chose en silence, ça peut vraiment faire peur au début. On se retrouve face à soi-même, face à nos pensées et tout ça. Mais vraiment... Pour l'avoir maintenant testé et expérimenté, donc je parle en connaissance de cause, le silence et l'ennui sont nécessaires. Et c'est justement quand on les accepte qu'on arrive à retrouver du calme mental. Et moi, j'essaye toujours de me mettre dans... Enfin, j'ai la chance d'avoir un petit garçon. Enfin, je dis toujours petit garçon, mais il va avoir 7 ans cette année, donc j'ai la chance d'avoir mon... Ça restera toujours mon bébé de toute façon. Et je trouve qu'avoir un enfant, ça permet de voir la vie, de continuer de voir la vie avec des yeux d'enfant. Ça aide beaucoup dans tout ce qui est ralentir, être dans l'instant, etc. Et pourquoi je vous parle de ça ? Parce que mon enfant, mon fils, est le premier à dire souvent « Maman, je m'ennuie, je ne sais pas quoi faire » et tout ça. Alors, mis à part le fait que... Dans sa chambre et dans ce qu'on lui propose au quotidien, il a plein de choses à faire qui pourraient justement combler cet ennui, enfin empêcher entre guillemets qu'il s'ennuie. Et en même temps, j'ai déjà lu à plusieurs reprises, et je trouve ça assez vrai, c'est que j'arrive à lui dire parfois, alors je ne suis pas parfaite, je ne suis pas la mère parfaite, je n'ai pas une éducation parfaite, je ne suis pas tout le temps dans la... parentalité positive ou dans la bienveillance, etc. Il faut dire ce qu'il y a, il y a la vraie vie. Je ne suis pas un exemple parfait de tout ça. Mais de temps en temps, j'essaie quand même de lui inculquer ce que je peux lire et ce qu'il me parle. C'est-à-dire que c'est bien aussi de s'ennuyer. Et comme les cordonniers sont souvent les plus mal chaussés, on dit souvent des choses aux autres qu'on n'applique pas soi-même. Et des fois, moi aussi, quand je m'ennuie, je me dis « Oh là là, vite, vite, vite, il faut que je trouve quelque chose pour combler cet ennui, pour combler ce silence, pour combler ce vide. » C'est un peu, on pourrait faire le même parallèle avec nos placards. Vous voyez, on n'aime pas le vide. Quand on voit du vide dans nos placards, on se dit, consciemment ou non, on se dit « Allez, il faut que je remplisse. Il faut que je remplisse ce vide. Ça ne peut pas rester vide. Les surfaces planes, ah ben non, il va falloir que je mette des choses dessus. » Enfin voilà, on peut vraiment faire des... Des parallèles avec ce vide, cet ennui. Je suis désolée si mon fauteuil coinque parce que je suis en train de parler avec mes mains. Je suis assise en tailleur sur mon fauteuil de bureau. Bref, je vous donne un peu le contexte des choses. Donc parfois, ça grince et je suis désolée si vous l'entendez sur l'épisode. Mais bon, c'est la vraie vie, c'est comme ça. Je ne vais pas enregistrer tout ça en étant une petite statue. Donc voilà, on a quand même cette sensation un peu inconfortable avec le vide, avec le silence. avec l'ennui. J'irais même encore plus loin. Maintenant, il existe des retraites silencieuses, il existe des séjours de digital detox. Vous voyez un petit peu dans quoi on est obligé d'aller parce que dans quelle société on se met à évoluer, parfois ça fait un petit peu peur. Et puis bon, soyons honnêtes, parfois le multitâche aussi c'est juste une habitude. On ne se pose même pas la question, on a pris l'habitude de scroller en regardant une série, de répondre à des messages en cuisinant, d'écouter un podcast en travaillant. Enfin voilà, on est tous pareil. Moi, la première, ça m'arrive toujours encore au jour d'aujourd'hui. Il ne faut pas se voiler la face, mais j'essaye en tout cas de mettre en place des choses. Vraiment, une fois qu'on prend conscience de tout ça et qu'on commence à tester le monotâche, on va vraiment réaliser à quel point ça change tout. Et c'est vraiment ce que j'ai envie de vous transmettre à travers cet épisode. Vous expliquer comment ça a changé les choses pour moi, et de vous inspirer et de vous inciter à faire la même chose pour vous. Et puis, on va arriver à un point que j'adore par-dessus tout, parce que c'est un petit peu mon cheval de bataille d'aller à contre-courant de la société. Vous me connaissez, ne serait-ce que par mes choix de vie, par le minimalisme. Par le zéro déchet, par toutes ces thématiques qui me caractérisent, c'est quand même des choses, on ne va pas se mentir, qui sont à contre-courant de notre société. À contre-courant d'une société de surconsommation, d'une société de gaspillage. Et là, dans le thème d'aujourd'hui, c'est vraiment à contre-courant face à une société hyperactive. La société ne nous encourage pas à ralentir ou à faire une chose à la fois. Au contraire, on est vraiment en train de... Enfin, on valorise au quotidien les emplois du temps surchargés, le multitâche, l'occupation permanente. C'est vraiment... Bref, je suis désolée, je suis assez... Voilà, c'est un sujet qui me parle plus, Plus on est débordé, plus on va donner l'impression de réussir. Et franchement, on marche sur la tête. On marche sur la tête, les amis. Je ne peux pas vous le dire autrement. Vouloir ralentir la slow life, de toute façon, la slow life, j'ai oublié de le dire, mais voilà. Vouloir ralentir et faire une chose à la fois, c'est presque devenir un extraterrestre. Mais dans extraterrestre, il y a quand même le mot... extra, donc j'ai envie de dire que je suis extraordinairement terrestre. C'est n'importe quoi, bref. Mais pour reprendre un petit peu plus de sérieux, personnellement, je ne veux pas de cette course effrénée, et c'est pas la première fois que je le revendique sur le podcast. Je vous remettrai en description de l'épisode un petit peu ces épisodes où je parle de slow life, de ralentir, etc. Mais c'est quand même un vrai challenge. entre vouloir une vie différente de la norme, assumer ce choix, même si je vous avoue qu'avec le temps, et on en reparlera, je me fiche de plus en plus du regard des autres. Et le challenge aussi, c'est de ne pas culpabiliser. Et ça, c'est encore un travail en cours dans ma vie. De toute façon, je développerai ça dans un autre épisode de podcast parce qu'il y a aussi toute cette culpabilité autour du fait de ne rien faire. Ça, j'en parle beaucoup avec mes amis en off sur notre groupe et tout ça. Et ça mérite vraiment un épisode. La culpabilité mérite un épisode à elle seule. Vraiment. Mais en tout cas, une chose est sûre. Prendre le temps de faire une chose après l'autre, de ralentir, ça fait vraiment un bien fou. Encore une fois, je prêche pour ma paroisse. Mais peu importe ce que la société vous dira, faites-le pour vous. Vraiment, faites-le pour vous. Faites les choses, de toute façon, dans votre vie, faites les choses pour vous avant de les faire pour les autres. Encore une fois, je suis vraiment la cordonnière, je ne sais pas si ça se dit, la plus mal chaussée. Parce que faire les choses pour soi, c'est encore quelque chose que j'ai du mal à faire, mais j'essaye. C'est l'expérimentation du quotidien, les amis. Alors, découvrir le monotache. Ça a vraiment été une révélation pour moi. Et je m'y attendais vraiment pas du tout, du tout. Avec ces derniers mois, voire même dernières années intenses à m'occuper de mes grands-parents, j'avais plus une minute à moi. Mais vraiment, je ne vais pas refaire le schmilblick, j'en ai déjà parlé sur le podcast, mais quand je dis que j'avais plus une minute à moi, je n'avais plus une minute à moi. Ce n'est pas du tout de l'exagération. Et encore une fois, si tout était à refaire, c'est-à-dire si je devais tout refaire ce que j'ai fait par rapport à mes grands-parents, je referais tout pareil, sans aucune hésitation, sans aucun regret, même si aujourd'hui, on ne va pas se mentir non plus, j'apprécie vraiment de pouvoir regoutter à ma vie à pleines dents. Je croque, je croque, je croque la vie à pleines dents. Je vous assure, c'est comme si j'avais un peu la rage de vivre en fait. Pour eux, en leur mémoire, parce qu'ils n'auraient pas voulu que je reste là à me lamenter sur mon sort et à m'arrêter de vivre, ça c'est sûr, et aussi pour moi. Bref, je referme la parenthèse, mais quand tout s'est calmé et quand tout est redevenu un petit peu plus normal, on va dire, j'ai commencé de façon hyper naturelle, sans aucune préméditation, à apprécier chaque tâche du quotidien, à savourer à nouveau les choses simples. En fait, c'est comme pour me reconnecter à la vie, mais par petite dose, par des choses qui sont simples, pas des choses compliquées, vous voyez. Faire la vaisselle sans distraction, cuisiner sans fond sonore, nettoyer, travailler en pleine conscience. J'avais vraiment ce besoin d'être dans l'instant présent pour me reconnecter. Alors, petite parenthèse, quand je dis en pleine conscience, ce n'est pas pour vous sortir du blabla de dev perso, on est bien d'accord. C'est vraiment juste. Être concentré sur ce qu'on fait, sans écran, sans bruit de fond, sans interruption, juste moi, la tâche en cours et le silence la plupart du temps. Avant tout ça, j'étais beaucoup dans la distraction. Les réseaux sociaux, les séries, les vidéos YouTube, les podcasts en fond. Parce que certaines tâches, comme par exemple faire de la paperasse, cuisiner, etc. ça me semblait vraiment insignifiant. Donc, je voulais un petit peu rentabiliser mon temps en faisant autre chose en même temps. Les tâches, elles n'avaient vraiment pas d'importance pour moi, donc je pouvais essayer d'emboîter plein de choses en même temps pour les faire. Et au final, je me suis rendu compte que je mettais plus de temps à faire les choses. Donc ça, je m'en suis rendu compte avec le recul, parce que je disais souvent, ça, ça va me prendre un million de temps, puis ça, je ne peux pas faire ci, puis ça, je ne peux pas faire ça. Et en fait, je me suis rendu compte qu'en étant focus, des tâches qui me paraissaient des montagnes aussi. en fait, n'était pas si compliquée. Et puis aussi, j'avais cette impression de ne rien avoir fait vraiment. À la fin de la journée, je me disais, ouais, j'ai pas fait grand-chose. Bon, alors que c'était pas du tout le cas, en fait. Mais comme je passais d'une tâche à l'autre sans vraiment réfléchir et sans en être consciente, je finissais les journées. En fait, c'était un peu paradoxal. C'est-à-dire que je finissais les journées en ayant fait plein de trucs, mais en n'ayant pas l'impression d'avoir fait des choses extraordinaires. Alors attention, encore une fois, je nuance mon propos, la journée n'a pas besoin de faire des choses hyper extraordinaires tous les jours pour que la journée soit réussie. Mais bon, vous comprenez un petit peu où je veux aller. Maintenant que j'ai décidé d'adopter le mot de nos tâches et de ressentir l'instant présent, je me suis grandement éloignée, vraiment, vraiment, radicalement éloignée des distractions et mes tâches avancent vraiment. Et j'ai vraiment été bluffée de ça. Je vous en parlais notamment dans la newsletter que vous avez reçue hier, à l'heure où vous écoutez cet épisode pour les personnes qui sont inscrites. En fait, c'est une newsletter pour rappel mensuel, où je fais un petit peu le récap du mois qui vient de passer, où je partage des leçons, où je partage ce qui est sorti sur le podcast, les leçons que j'ai apprises dans le mois, les choses un petit peu importantes. un petit peu les coulisses aussi de ma vie et des choses que j'ai aimées aussi. Beaucoup de références sur ce que j'ai aimé ces dernières semaines de lecture, de séries, de recettes de cuisine, de chansons. Enfin voilà, pour vous faire un petit peu envie, pour vous donner envie de vous abonner à ma newsletter. Donc j'en parlais hier dans la newsletter. J'ai vraiment été bluffée de ça parce qu'il y a plein de projets que j'ai envie de faire cette année. Et quand je vois mes projets, je vois ça comme une montagne énorme. Mais vraiment hyper énorme à gravir. Je me dis mais ce n'est pas possible, j'y arriverai jamais. Et donc du coup, je procrastine et je ne le fais pas et je n'avance pas. Alors que maintenant, déjà bon, je vous l'ai déjà dit, j'ai abandonné un petit peu les to-do list, les planeurs sur des semaines et des semaines parce que pour moi, ce sont des choses qui ne fonctionnent pas. À force aussi d'expérimenter, j'arrive à doser ce qui fonctionne pour moi ou pas. Mais surtout... Je ne suis plus maintenant dans la réflexion de me dire, quand je vois un projet, donc par exemple, si je reprends l'exemple de la newsletter, c'était de refaire un petit peu mon site internet, de mettre tout ça au propre, de faire quelque chose d'assez sympa. En tout cas, voilà, de retravailler mon site internet. Et maintenant, je ne suis plus en train de me dire, oh là là, mais j'ai tout ça à faire et tout ça. Je vais essayer de décomposer un petit peu parce que ça va m'aider à décomposer un petit peu la tâche. mais je le vois plus comme une montagne, je le vois juste comme un truc... En fait, je me dis dans ma tête, je vous dis littéralement ce que je me dis dans ma tête, je me dis, voilà, je commence la tâche, je me fixe pas sur le temps que je vais mettre à arriver au bout de cette tâche, au bout de finir mon site internet, je commence, je me mets en action. Jour après jour, focus, donc voilà, en monotâche, jour après jour, je me mets dessus. Dès que j'en ai marre, dans la journée, je m'arrête, parce que, comme je vous l'ai expliqué, je... Plus je me force, en fait, et plus ça bloque. C'est comme l'enregistrement, je passe du cocaïne, mais c'est comme l'enregistrement de cet épisode de podcast. Je dois l'enregistrer depuis quatre jours, ça n'allait pas. Eh bien, je l'enregistre la veille de sa sortie, tant pis, c'est comme ça, mais je me sens mieux aujourd'hui de l'enregistrer. Bref, revenons à mon site internet. En fait, j'avance, focus, jour après jour. Et ça m'a complètement bluffée parce que je m'étais donnée, entre guillemets, à la grosse. Parce que c'est bien aussi de se donner... Un peu des deadlines pour pas non plus que ça dure un an, parce que sinon le cerveau, il dirait « Oh, elle veut ça pour le mois de décembre, bon. » J'ai 11 mois, 10 mois pour le faire, donc pas de soucis, on a le temps. Non, non. En gros, c'est trouver le juste milieu entre ne pas se mettre la pression et essayer de se mettre une petite date butoir, mais en même temps, si on n'atteint pas cette date butoir, c'est pas grave, mais on a un cap. Je vous en reparlerai tout à l'heure de cette histoire de cap. Et j'ai été bluffée parce que... Je pensais mettre tout le mois de février pour faire mon site internet. Je me suis dit, voilà, c'est une bonne marge de se mettre cet objectif-là pour le mois de février. Je ne sais pas exactement combien de temps j'ai mis à le faire, mais je sais que ça n'a pas dépassé les 15 jours. Après, je suis partie en rongée, j'ai fait autre chose de ma vie, j'ai continué le podcast et voilà. Donc, j'ai été bluffée de voir que quand je me mettais focus, sans distraction, en monotâche sur un projet précis, j'arrivais à le faire dans des délais assez courts au final, que de me borner à être dans tous les sens. Et d'ailleurs, c'est vraiment un focus que je fais maintenant d'éviter d'accumuler trop de choses en même temps. Et sans me frustrer non plus, parce que je suis un peu quelqu'un qui aime bien faire plein de choses différentes. Donc encore une fois, c'est une question d'équilibre. Donc mes tâches avancent vraiment. C'est ça que je veux vous dire, c'est que mes tâches avancent vraiment quand je fais tout ça vraiment en focus, en monotâche, sans distraction et en étant concentrée sur ce que je fais. Et d'ailleurs, pour le travail, je vous expliquais aussi dans la newsletter d'hier, j'ai voulu conditionner mon cerveau. Coucou, Waïba, si tu passes par là, on a beaucoup parlé du cerveau quand on s'est vu la dernière fois autour d'un petit café, d'un petit chocolat chaud et d'un petit thé, je crois, de mémoire. J'ai quand même conditionné mon cerveau pour lui faire comprendre que... Comme j'avais beaucoup, j'ai encore aujourd'hui ce problème, mais c'est parce que je me suis remis sur Instagram, ça je vous en reparlerai aussi dans un épisode. Je me suis remis sur Instagram pour essayer de faire connaître un petit peu plus le podcast. Et mon dieu, mon dieu, mon dieu, que je suis en train de jongler avec le tourbillon infernal, le vortex des réseaux sociaux et la perte de temps et la distraction. Je me suis réengagée dans un truc où je suis en train de dealer avec tout ça, je vous en reparlerai. Mais j'avais besoin de conditionner mon cerveau. pour lui expliquer que voilà, pour trouver un moyen pour lui expliquer que voilà, là je vais travailler, je vais me mettre en mode focus. Donc il ne va pas falloir aller dégainer le téléphone. D'ailleurs des fois le téléphone, je le change littéralement de pièce comme ça. Au moins je suis sûre de ne pas le checker tous les cinq minutes. Il va falloir que je le conditionne en disant voilà, là pendant plusieurs heures, je me focus. Donc clac, playlist. Alors pas n'importe quelle playlist, pas la playlist sur laquelle je vais avoir envie de chanter parce que Pour ceux ou celles qui ne me connaissent pas encore ou qui ne connaissent pas toutes les facettes de ma vie, je chante. J'ai un truc avec la voix. Je n'enregistre pas seulement des épisodes de podcast. Je chante. Bon, bref. Vous pouvez me retrouver dans les karaokés le vendredi et le samedi soir. Dans les karaokés près de chez moi. Je rigole. Bref. Soyons sérieux cinq minutes. Voilà. pas la playlist où je vais chanter, où je vais avoir envie de chanter. Je choisis plutôt des playlists un peu chill, un peu concentration, un peu focus, des sons un peu qui me mettent dans cet état. Et comme ça, je donne à mon cerveau le signal genre là, il faut y aller. Il faut se concentrer. Pour les tâches mécaniques, je nuance. Vous savez qu'avec moi, tout n'est pas linéaire et je suis beaucoup dans la nuance. Pour les tâches mécaniques, alors c'est quoi les tâches mécaniques ? Par exemple, le ménage, ranger. Je vais accepter les distractions, un peu de musique, un petit podcast. Mais il m'arrive aussi souvent de faire sans, de faire ces tâches sans aucune distraction. Et ça fait aussi vraiment, vraiment beaucoup de bien, vraiment. Mais en tout cas, ça va être quand même ce genre de tâches où, dans mon quotidien actuel, le fait d'avoir adopté le monotâche et tout ça, où je peux accepter plus facilement les distractions. les tâches qui vont mériter une vraie attention, la lecture, le travail, cuisiner, etc. Là, je préfère vraiment le silence, maintenant, vraiment, pour vraiment ressentir une immersion totale dans ce que je suis en train de faire. Et je pense que cuisiner, c'est un des exemples les plus flagrants de ce changement d'avant-après, d'être passé du multitâche au monotâche. Avant, je cuisinais devant une série. Mais ça ne me convient plus, en fait. Je cuisinais devant une série, devant une émission télé, devant une vidéo YouTube, voilà. Et aujourd'hui, ça ne me convient plus. J'ai découvert à quel point j'aimais juste cuisiner, sans aucun écran. Parce que c'est vraiment... En fait, ce que je vous décris, c'est dur de vous le décrire, parce qu'il faut vraiment, j'insiste là-dessus, il faut vraiment que vous testiez ça. Si vous êtes une adepte du multitâche, testez parce que ce sont des ressentis. qui sont difficiles à retranscrire avec des mots. Mais si j'essaie vraiment de le faire de façon la plus juste, c'est vraiment un sentiment de reconnexion à ce qu'on fait, une sensation de... plénitude de bien-être d'instant présent qui fait du bien à son corps, à sa tête, aux sensations qu'on peut ressentir. Il faut vraiment tester, tester, tester, tester pour réapprendre à ressentir ce que je suis en train de vous dire. Et aussi, à faire les deux. Au final, je ne profitais ni de l'un ni de l'autre. C'est-à-dire que je ne profitais pas de cet instant de bien-être, de cuisiner, de voir les aliments, etc. Et je profitais qu'à moitié de la série, parce que j'étais en train de faire quelque chose en même temps, et j'écoutais la série, ou la vidéo YouTube, ou l'émission de télé, et je n'étais pas pleinement à être dedans. Donc peut-être que je sautais des passages, que quand c'était des émissions, peut-être que je passais, ou des documentaires, peut-être que je passais à côté d'éléments importants, enfin vous voyez un petit peu. À force d'être partout, on est nulle part en fait. s'il faut un petit peu résumer tout ça. D'ailleurs, je vous conseille beaucoup le livre Le temps est infini de Fabien Olicard. Je vous le conseille vraiment très chaudement, je l'ai lu moi-même. Et dedans, il n'explique pas que ça, il ne parle pas que du monotâche et tout ça, il parle du temps de manière générale à plus grande échelle, mais dedans, il explique vraiment bien que le cerveau peut être nourri pendant les tâches automatiques, donc le ménage. le rangement, enfin voilà, des tâches qui ne nous demandent pas de concentration à part entière. Mais à l'inverse, qu'il y a quand même certaines activités qui méritent qu'on s'y consacre à 100%. Donc n'hésitez pas à ajouter cette lecture à votre liste de livres à lire. En tout cas, moi, je vous le recommande chaudement. J'ai fait une petite liste parce que d'ailleurs, j'aime beaucoup les listes, vous le savez. Mais j'ai quand même voulu faire... une petite liste des bienfaits du monotâche, pour enfoncer clou, pour vous convaincre si ce n'est pas encore le cas. Sensation de clarté et d'apaisement. On fait une chose à la fois, on ne se disperse pas et ça nous fait vraiment du bien. On est plus productif, les amis. On est beaucoup plus productif à faire, je me le répète, du monotâche que du multitâche. On va au bout d'une tâche sans perdre du temps à passer d'une chose à une autre. C'est un vrai game changer, life changing, je ne sais plus comment on dit. Bref, game changing, je ne sais pas. Mais bon, vous voyez l'idée. On retrouve un vrai plaisir à faire certaines activités et notamment des choses qui paraissent anodines et insignifiantes dans le quotidien parce que faire la vaisselle, ce n'est pas non plus le truc le plus kiffant de l'univers. Si on se dit, ouais, mais je suis en train de faire la vaisselle et je regarde par la fenêtre, si j'ai la chance comme moi, que mon évier soit en face de la fenêtre et de pouvoir regarder dans le jardin, de pouvoir voir le soleil, si jamais il fait beau, ce qui est le cas en ce moment en Normandie, j'en suis bien contente, de pouvoir ressentir l'eau chaude sur nos mains. Enfin, vraiment, ça peut être quelque chose, ça paraît chelou dit comme ça, mais... Ça peut vraiment vous permettre de retrouver aussi de la beauté dans le quotidien. Vous savez, j'en parlais dans l'épisode « Je suis riche et tu peux l'être aussi » , je vous le conseille d'ailleurs de l'écouter si ce n'est pas encore fait. Mais certaines activités qui paraissent banales, vous pouvez leur donner quelque chose de plus cool et vous faire du bien en même temps. Donc c'est tout bénef. Mais ouais, un vrai plaisir à faire certaines activités, à cuisiner, à travailler, à lire, à écouter un podcast. Tout devient plus immersif. Pas besoin d'aller faire de la réalité virtuelle. Ça vous fait économiser le casque de VR, vous voyez. Je suis gentille quand même. Une meilleure mémorisation et assimilation. Alors ça, vraiment. Je vais vous donner un exemple. Si vous écoutez un épisode de podcast, un livre audio, etc., une vidéo YouTube, ou que vous regardez quelque chose, une série, un documentaire, une vidéo YouTube, bref. en pleine conscience, sans rien faire d'autre. Je traduis. Vous pouvez vous permettre, déjà d'être pleinement dans ce que vous êtes en train de faire, de prendre des notes, des choses qui vous intéressent, et vous gagner du temps, parce que vous n'avez pas besoin d'y revenir. Ce que je vais vous dire là, tout de suite, maintenant, je suis la première à le faire. D'ailleurs, je me suis créé une boîte à côté de mon bureau, sur toutes ces choses que j'ai mis de côté, qu'il va falloir que je traite à un moment donné ou à un autre. Combien d'éléments, sur Instagram, sur YouTube, Même quand on est en train de lire un bouquin, quand on met des petites notes, des petits... Enfin, moi, dans mes bouquins, des fois, je mets des petits autocollants, genre je veux revenir à ça, je veux... Combien d'éléments... On enregistre pour plus tard et on n'y revient jamais, les amis. Parce qu'on est pressé sur le moment, on se dit « ouais, bon ben voilà, j'ai pas le temps, je verrai ça plus tard » ou alors on écoute mais sans écouter et donc du coup on n'a pas le temps de prendre les notes et donc du coup on enregistre tout ça et ça reste de côté et on n'y revient jamais. Alors vous allez me dire « pour le numérique, c'est pas si grave » et encore on pourrait parler de la partie écologie, d'enregistrer des trucs et de ne pas supprimer tout ça. Bon, ça, on en reparlera dans d'autres épisodes. Mais on pourrait me dire, niveau encombrement, bon, enregistrer des trucs, c'est dans un coin, ça ne prend pas de place, c'est du numérique, voilà. Mais ça commence à devenir problématique, enfin, ça peut commencer à devenir problématique quand on laisse plein de choses de côté et que c'est du matériel, par exemple, des livres, qu'on dit, on va les relire plus tard parce qu'on veut récupérer cette information-là et on ne le fait jamais, donc on entasse les livres pour plus tard. Les carnets qu'on remplit... avec plein d'idées, plein de choses, mais on ne les fait jamais, etc. Donc j'essaye, moi la première, maintenant, de me discipliner et de me dire, ben non, en fait, pas plus tard. J'ai pas envie. Alors des fois ça arrive, je veux dire, on est tous pareils. On a envie, moi la première, j'aime beaucoup écouter des épisodes de podcast en voiture. Évidemment que je vais pas me mettre à prendre des notes en voiture. On essaye de rester safe. Mais j'essaye maintenant de me dire, je lis ce livre, c'est maintenant que je prends des notes. J'écoute cet épisode de podcast, c'est maintenant que je prends des notes. Si j'ai besoin, vraiment, encore une fois, il ne faut pas se créer des besoins si on n'a pas besoin de prendre des notes, mais j'ai envie de retenir ce passage, c'est maintenant que je vais l'écrire. Et d'ailleurs, maintenant, une chose que j'ai faite aussi depuis tout ça, c'est que, au lieu d'avoir un million de carnets, parce que je parle en connaissance de cause, mais au lieu d'avoir un million de carnets vides qui ne me servent à rien, j'en ai au moins encore une dizaine ou une quinzaine, donc j'ai de quoi faire, et bien je laisse un carnet... Tout le temps, tout le temps ouvert sur mon bureau. Et comme ça, je viens noter les choses au fur et à mesure. Déjà, ça me permet de remplir mon carnet, de ne pas avoir tout le temps le téléphone sous la main, parce que moi, je suis team papier et que c'est bien de se décoller du téléphone. Et voilà. Donc, je l'ai à disposition. Et de me vider le cerveau et d'être dans l'action, dans le moment. Genre, je pense à quelque chose, je le note. Ça me permet de me dire, mince, j'ai pensé à ça, je ne l'ai pas noté. Enfin bref, ça a plein d'avantages. Mais en tout cas, je mets un carnet tout le temps sur mon bureau, ouvert. pour que je puisse écrire facilement. Je fais les choses sur l'instant parce que je me concentre, parce que je ne suis pas en train d'écouter un épisode de podcast et en même temps de faire la vaisselle ou de regarder une vidéo de YouTube et en même temps de scroller sur Instagram. Je me recentre. Et d'ailleurs, ça en vient au point suivant, le monotage, ça permet vraiment aussi de décupler sa créativité, de booster sa créativité. Le fait de me concentrer sur une seule chose à la fois... sans distraction, ça laisse à mon cerveau l'opportunité de respirer. Quand on est tout le temps surstimulé, on n'a pas le temps de laisser nos pensées vagabonder. Alors je sais que des fois on aimerait faire taire nos pensées parce qu'elles ne sont pas super agréables, mais voilà, si on laisse un petit peu ça de côté, vous voyez l'idée. Alors qu'en étant vraiment dans le moment, les idées, elles viennent toutes seules. C'est pas un hasard si comme moi... Tu as tes meilleures idées en étant sous la douche. Ça m'arrive tout le temps, ça. Et je ne me balade pas avec des carnets sous la douche et tout ça. Et des fois, je suis là à sortir en quatrième vitesse en me disant, vite, vite, il faut que je le note, il ne faut pas que j'oublie et tout. Best idée sous la douche, quoi. Parce qu'en fait, dans ces moments-là, sans distraction incessante, il y a juste l'eau qui coule sur notre corps. En fait, c'est dans ces moments-là que notre cerveau se relâche et que la créativité peut émerger. Autre bienfait du monotâche, c'est aussi moins de stress et plus de sérénité. En fait, le multitâche, c'est un peu comme si vous ouvrez trop d'onglets sur un ordi. À un moment donné, ça va ramer. Vous allez avoir le cerveau, il va être capoute, le machin. En arrêtant de jongler entre mille trucs, on se sent vraiment moins sous pression, je trouve. Et puis aussi, on arrête de se disperser et d'avoir la tête en vrac avec 10 000 trucs à gérer en même temps. Sincèrement, faire une chose à la fois, ça permet de se sentir un peu plus en contrôle. Parce que si tu écris ta liste de course en même temps que tu réponds à un message et que tu écoutes un podcast, franchement, tu risques de zapper des trucs, d'oublier des trucs sur ta liste de course. Après, tu arrives au magasin, tu achètes et puis tu rentres chez toi, tu te dis « mince, j'ai oublié de marquer ça » . En fait, en mode monotâche, tu fais bien une chose après l'autre et tu les fais bien et tu ressens moins cette impression de charge mentale. En tout cas, tu vas diminuer ta charge mentale parce que tu n'auras pas à retourner au supermarché. Ça permet aussi, le monotâche, d'être dans une meilleure qualité de travail. C'est en lien. En te focalisant sur une seule tâche, tu vas faire mieux et tu vas faire moins d'erreurs. Et c'est aussi comme ça qu'on entre dans cet état où on est tellement absorbé qu'on ne voit pas le temps passer. Vous savez, le fameux flot. Franchement, si vous conjuguez monotâche avec une tâche que vous... Alors, des fois, ce n'est pas le cas, parce qu'on ne fait pas que des tâches qui... qui nous plaisent, la vie fait que... Voilà, mais encore une fois, j'insiste là-dessus, vous pouvez rendre les tâches les plus basiques et chiantes vraiment un peu plus, on va dire, sympas à faire si vous les faites dans l'instant présent. Bon, mais si vous couplez tâches qui vous fait kiffer avec focus, alors là, vous êtes dans l'état de Flo, les amis. Pompélope, pompélope. Et vous finissez votre journée hyper content de vous. Mouah ! C'est comme si, en fait, si je vous donne un exemple, c'est comme si, en fait, quand j'écris un article ou que je prépare un épisode de podcast, si je coupe les distractions et que je me mets dans une bulle, je vais vraiment aller beaucoup plus vite et surtout, j'écris quelque chose de plus fluide. Alors que si je m'interromps tous les cinq minutes pour checker mes mails ou répondre à des messages, je vais perdre le fil, en fait, de mes idées, de mes pensées et ça ne va pas être cool. Je vais pester contre moi-même. Et un des derniers bienfaits aussi dont je voulais vous parler. dans cet épisode par rapport au monotâche, c'est aussi ce qui est des relations, ce qui est en rapport avec les relations humaines. C'est rare, les relations humaines dans un monde où tout est virtuellement. J'aime bien lancer des petits pavés à la mare depuis le début de l'épisode. Des petits pavés dans la mare, excusez-moi. Ça permet quand même d'être dans des relations un petit peu plus profondes parce que maintenant, on est quand même un peu dans du... Même dans les relations, on est quand même dans des choses vraiment super fichielles, je trouve. Écouter quelqu'un sans avoir son téléphone dans les mains, ça change tout. Pour vous comme pour la personne. C'est déjà un petit peu plus de respect. Alors, encore une fois, je ne suis pas parfaite. Il m'arrive malheureusement de continuer parfois à prendre mon téléphone. Mais j'ai cette conscience de ça. C'est-à-dire que j'y se recule pour être capable de me dire... Ah mais non, mais là, attends... T'es avec ton téléphone alors que t'es avec ta famille, tes amis, c'est pas très très correct pour eux, même pour moi. Franchement, être vraiment présent dans un moment de partage, un repas ou une conversation et tout ça avec sa famille et ses amis, ça crée vraiment des liens plus profonds. Et franchement, je trouve ça si triste. Est-ce qu'il n'y a que moi que ça choque ? Tous ces téléphones présents en permanence. Faites le test la prochaine fois que vous vous retrouvez dans un lieu public, au restaurant, dans un bus. dans la salle d'attente de chez le médecin, partout, même dans la rue. Et qu'on est tous en permanence avec notre écran, notre téléphone à la main, comme si c'était greffé, comme si c'était un prolongement de nous-mêmes. Et en fait, moi, ça me rend triste et ça me choque. La dernière fois, il y avait des sortes peut-être de collégiennes, de lycéennes, je ne sais pas trop, qui étaient là et qui étaient entre elles, en groupe, ensemble. elles n'étaient pas ensemble du tout, les amis. Pas ensemble du tout parce qu'elles étaient toutes sur leur téléphone. Alors, je ne suis pas le genre de personne qui a envie qu'on revienne à... En tout cas, pas pour tout. Je n'ai pas envie qu'on revienne à la vieille école. Je suis pour le progrès, vraiment, j'insiste. Mais je suis quand même un peu de la vieille école parce que je suis pour le progrès intelligent, vous voyez. Pas le progrès qui nous sépare les uns des autres, qui nous rend abrutis et qui... Voilà, bref. Et ça, ça marche aussi avec la société de consommation. Quand on vient créer des besoins, alors qu'avant, sur plein de choses du quotidien, on faisait très bien sans et on s'en portait pas plus mal, le parallèle, il peut être fait dans plein de choses. Mais vraiment, je trouve ça choquant. Essayez de regarder un petit peu, de prêter attention, de prendre du recul, de mettre sur pause, de lever la tête et de voir qu'en fait, on est tous des sortes de zombies avec nos téléphones. Je m'inclus dedans, mais vraiment, ça me fait peur. Pour conclure un petit peu cet épisode, je vais quand même vous dire que, évidemment, comme d'habitude, et je vous l'ai dit un petit peu tout au long de cet épisode, adoptez le monotâche, oui, mais avec souplesse et sans vous flageoler. Comme d'habitude, personne n'est parfait, et comme je vous ai répété sans cesse, moi, la première, encore aujourd'hui, il y a des choses que je fais en multitâche. Je ne fais pas tout le temps du monotâche, même si j'aimerais bien. Il y a des jours où je fais tout dans le silence, d'autres où j'ai besoin de mettre de la musique ou un podcast en fond, et il y a des semaines où je cours partout et où je fais exactement l'inverse de tout ce que je viens de vous dire aujourd'hui, et c'est ok. Le but, ce n'est pas d'être extrême, c'est juste d'avoir un cap. C'est comme pour tout, c'est comme pour le minimalisme, le zéro déchet, le monotâche, l'instant présent, la slow life, tout ce que je vous dis sur le podcast. Vous avez votre cap et au moins d'avoir votre cap, d'avoir de la conscience là-dessus, d'avoir votre cap, vous pouvez y revenir quand vous commencez à vous en éloigner. Parce que pour le monotâche, on sait très bien que ça nous fait du bien plus que de courir partout. Et surtout, être à l'écoute de ce qui nous fait du bien à l'instant T. ou de ce qu'on est obligé de faire à l'instant T, parce que parfois, on est un peu pris de court, et on se retrouve à faire plein de choses en même temps, donc on fait plein de choses en même temps. La seule chose, c'est que si vous pouvez faire les choses pas en même temps, faites-le. Moi, franchement, plus j'expérimente le monotâche, et moins je supporte de faire autre chose en même temps. Parce que je sais maintenant, pour avoir expérimenté, quels sont les bienfaits du monotâche. Donc je sais que ça me fait du bien. Qu'est-ce que je préfère, me faire du bien ou me faire du mal ? Me faire du bien. C'est tout, quoi. Voilà, voilà. Petite conclusion de cet épisode. Le monotâche, ce n'est pas une contrainte. C'est vraiment une découverte qui peut changer votre rapport au temps et aux tâches du quotidien. C'est apprendre à faire une chose après l'autre pour être plus serein et plus efficace. Et franchement, depuis que je m'y suis mise, je n'ai pas envie de revenir en arrière. Et quand c'est le cas, je le sens bien passer. Comme ces dernières semaines où je me suis sentie submergée et que j'ai fait n'importe quoi. Donc là, cette semaine, j'ai décidé de... Cool, on lève le pied, Clem. On lève le pied. Et puis mon corps est là pour faire... Rappel, rappel, stop, stop, on ralentit. En tout cas, testez, adaptez à votre façon de vivre comme toujours. Et voyez si ça peut vous apporter du bien-être. Vous verrez, au début, ça fait bizarre. Parce qu'on n'a plus l'habitude de faire les choses les unes après les autres. Et après, ça devient un vrai plaisir. D'ailleurs, je trouve que ce qui est bizarre, c'est quand même de devoir réapprendre à vivre de cette façon. Parce que le cerveau, il va finir par cramer, je vous le dis. Dites-moi, n'hésitez pas à venir échanger avec moi. Dites-moi si vous êtes plutôt team multitâche, team monotâche. Encore une fois, on en discute ensemble. Et si jamais vous testez, parce que vous êtes multitâche, mais que vous avez envie d'être monotâche, que ça vous a inspiré et que vous avez envie de tester, dites-moi ce que ça change pour vous. Revenez me voir. et dites-moi, voilà Clem, ce que ça a changé pour moi. Et merci. Je plaisante. Enfin bref, vous pouvez me dire ça, mais voilà. C'est tout pour aujourd'hui. Et je vous dis à très bientôt pour un nouvel épisode.