Speaker #060% des indépendants en Suisse ne couvrent pas le coût de la vie avec leurs revenus d'indépendants. D'où est-ce que je tiens ces chiffres ? Je vais vous expliquer dans quelques minutes. On a fait une énorme étude sur plusieurs mois avec plein plein plein de data, de statistiques sur nos chers indépendants en Suisse. Et ce que j'aimerais vous montrer dans cet épisode, c'est que ça vient probablement d'une mauvaise compréhension et d'une mauvaise gestion de l'entreprise, sans jeter de pierre à personne. Et je pense que ce que je vais vous expliquer aujourd'hui, ça va peut-être débloquer pas mal de chakras d'un point de vue finance, mais aussi d'un point de vue marketing. Et oui, on va parler un petit peu de marketing aujourd'hui, ça change, pour que vous puissiez bien confortablement vivre de votre entreprise, parce qu'il n'y a vraiment pas de secret pour qu'une entreprise fonctionne. C'est maîtriser le côté gestion, et évidemment, c'est aussi un petit peu de vous, c'est du mental, c'est du mindset pour arriver à décoller dans votre boîte. Et ça, j'espère que je vais pouvoir vous expliquer dans cet épisode-là. Mais tout d'abord, bienvenue sur Coach ton budget et business, le podcast primé en 2025 dédié à la thune et à l'entrepreneuriat en Suisse. Je suis Janice, entrepreneuse, investisseuse et fondatrice de CTB. Je partage ici chaque deux semaines depuis 2024 ce que personne ne t'apprend sur l'argent et le business en Suisse. CTB, c'est plus de 1500 personnes qui ont repris en main leurs finances et ou la gestion de leur entreprise, qui se sont lancées et qui osent réaliser leur projet de vie. J'ai un petit service à te demander, si c'est pas encore fait, abonne-toi, laisse une note si t'aimes ce que tu entends, ça ne peut que m'aider à déployer l'éducation financière. Vous êtes plus de 120 000 à me suivre, toutes plateformes confondues, et ça ne fait que croître, alors merci du fond du cœur. Et c'est parti pour le sujet du jour. Je veux juste commencer cet épisode avec deux petites questions. pour vous tester, pour voir en fait si vous répondez faux à ces questions-là, l'épisode sera clairement pour vous. Et si vous répondez tout juste, peut-être que ça pourrait quand même vous intéresser ce que je vais raconter. La première question que j'ai à vous poser, c'est est-ce que vous savez d'où viendront vos trois prochains clients, ou en tout cas les prochains clients que vous allez rentrer ? Et deux, est-ce que vous tenez trois mois si votre activité s'arrête ? Est-ce que vous avez de quoi tenir à la fois financièrement, mais est-ce que vous avez aussi une visibilité sur trois mois si votre activité s'arrête tout d'un coup ? Alors, tout d'abord, pour vous expliquer d'où venait l'étude, d'où est-ce qu'on a tous ces chiffres. Il faut savoir qu'on a un simulateur de rentabilité sur notre site internet, que vous pourrez faire, je vous mettrai le lien en barre d'infos, que vous pouvez aller tester. Et ce simulateur, en fait, ça fait des mois et des mois, ça fait quasiment une année, qu'il récolte beaucoup, beaucoup de data sur les indépendants. Alors évidemment, nous, c'est de la data qu'on anonymise, c'est pas de la data qu'on va montrer au grand jour, c'est de la protection des données. Et on a effectué, en fait, un portrait robot du lead, tout en sachant que... nos publicités ne sont pas allées chercher un persona en particulier, c'est-à-dire qu'on a des publicités qui sont assez larges, qui vont toucher des hommes, des femmes, n'importe qui, et que du coup, on s'est vraiment basé sur la donnée chiffrée et pas un certain style de vie, un certain, voilà, un persona cible, quoi. Donc le portrait robot, c'est un objectif de vie à 4000 francs par mois, avec la moitié entre 3100 et 5300 francs par mois. Là, vous allez me dire que c'est peu, mais on va en parler parce que c'est vraiment la typologie de personne avec laquelle j'ai l'habitude de travailler. Je peux tout à fait vous raconter pourquoi on est dans ce genre de tranche cible au niveau du prix. Le tarif journalier moyen que le simulateur recommandait est de 562 francs par jour et on estime à 15 jours par mois le nombre de jours facturables. Si vous voulez des détails par rapport à ça, que je vous explique exactement pourquoi, quoi, comment... J'avais déjà fait toute une vidéo sur le tarif journalier moyen. Je vais vous la mettre ici, comme ça, vous pourrez la regarder si ça vous intéresse. Quoi qu'il en soit, ça, c'est partie de la médiane. Et le loyer prend en moyenne 38% du budget de la vie d'un indépendant. Donc, de nouveau, on parle des indépendants, on ne parle pas des personnes en SARL ou en SA. C'est bien différent, vu que ce qui va rester en profit, c'est le salaire de l'indépendant, techniquement parlant. Donc, c'est ce qui va faire que le loyer, effectivement, on le prend dans les charges parce qu'il fait partie du coût de la vie. Ça ne veut pas dire que c'était une charge de l'entreprise, ça veut dire que c'est une charge que l'on a dans sa vie. C'est différent. Alors, il y a trois chiffres qui font un petit peu peur ou paniquer, en tout cas, moi, de ma lecture de ce que je vois dans les résultats, grâce aux médianes, en fait. Une personne sur trois déclare moins de 20% de charge. Ça, en fait, ce n'est pas que c'est impossible, mais vous devriez plus être autour des 35%. Parce qu'entre l'AVS, les impôts, la LPP, enfin bref, toutes ces choses-là que vous pourriez avoir dans vos calculs, plus les charges de business, vous devriez être plus autour des 35%. Ce que ça va faire, c'est que vous allez repartir avec un tarif journalier moyen qui est plus bas, on est à 437 francs, alors qu'elle devrait plutôt être autour des 583 francs. Donc ça veut dire que vous êtes en train de vous sous-facturer de 33% sans même le savoir. Et évidemment, on a des outliers qui mettaient zéro, c'est pas possible, vous pouvez pas avoir d'activité qui fait pas de charges, ce n'est pas possible. Il y avait beaucoup, beaucoup, beaucoup qui attribuaient moins de 5 jours facturables par mois. C'est probablement parce que... Il y avait beaucoup de gens qui sont à mi-temps ou qui ne font pas ça à 100%. Et nous aussi, de ce qu'on voit, un des clients qu'on accompagne, c'est qu'il y a beaucoup de personnes qui n'arrivent pas à quitter leur job principal. Je ne parle pas des gens qui font vraiment ça à côté d'un job, c'est tout à fait OK, mais il y en a quand même beaucoup qui se lancent pour espérer quitter le job principal. Il y en a beaucoup qui n'y arrivent pas et vous allez voir, on va en parler dans l'épisode, justement parce que les bonnes choses ne sont pas mises en place et que vous n'avez pas la structure financière pour vous permettre de quitter ce taf. Et surtout que je comprends, à 4000 francs par mois, on n'a pas forcément envie de quitter son job de salarié qui est hyper stable, hyper paisible, parce qu'on a la sécurité. Et parfois, ça devient très inconfortable. On veut garder son job parce que financièrement, c'est là, mais en fait, on se sent mal, on n'a pas envie d'y rester. Et on est dans un goulot d'étranglement parce que le job indépendant prend de la place, le job salarié, il commence à nous étrangler. Bref, on va en discuter, mesdames et messieurs. Ensuite, 72% prévoient dans les calculs 500 francs d'épargne à peu près par mois. sur un objectif net qui est à 4000. Autrement dit, la majorité de ces personnes-là construisent un modèle qui ne leur permettront pas de mettre de l'argent de côté. Vous voulez un certain montant de côté, mais vous n'arriverez pas à le mettre parce que vous n'avez pas les modèles qui sont cohérents. Ce qu'il faut comprendre de tout ça, et je vais vous mettre dans deux petites minutes une partie théorique et après je vous explique. Ce qu'il faut comprendre, c'est qu'il faut imaginer votre business ou en tout cas cette partie-là de compréhension de votre business comme des poumons. Il y a un poumon droite et il y a un poumon gauche. Le poumon droit, ça c'est vraiment moi qui ai inventé, donc ne me tirez pas dans les pattes en commentaire si vous trouvez qu'il y a des choses à dire sur mon modèle. C'est juste pour vous permettre d'avoir une image et de la garder en tête. Le poumon droit, en fait, c'est votre capacité à faire rentrer des clients et donc à gagner de l'argent. C'est une partie du business à maîtriser. Et le poumon gauche, c'est votre capacité à garder l'argent pour le réinvestir ou vous payer un salaire. Et en fait, dans les deux sens, vous avez besoin d'un plan d'action et d'une certaine maîtrise de votre business pour... bien vivre de votre activité. Et moi, personnellement, j'ai déjà entendu des dingueries. J'ai déjà entendu des trucs du genre mon emploi finance, en fait, mon activité indépendante. C'est grâce à mon job de salarié que je peux financer mon activité indépendante. Donc, en fait, à partir du moment où vous êtes dans un cas de figure comme ça, qui est un peu extrême, mais ça peut arriver, au tout début, on s'entend, il faut bien que l'argent vienne de quelque part. Il faut bien que vous financiez, je sais pas, du matériel ou en tout cas, au début, il faut financer quelque part. Mais au bout de, je ne sais pas, 4, 5, 6 mois, voire un an, deux ans, il n'y a pas de règle stricte en termes de temps pour réussir dans l'entrepreneuriat. Vous devriez quand même pouvoir vous dégager du revenu. Et si vous ne vous dégagez pas du revenu, il faut faire analyser votre business parce qu'il y a quelque chose qui cloche. Alors en gros, voici la matrice, je vais vous la mettre ici, que vous pouvez identifier. En gros, si vous regardez un petit peu cette matrice, vous allez voir que si votre poumon droit est faible et votre poumon gauche est fort, vous allez être rentable, mais vous allez stagner. Vous allez avoir un problème d'acquisition. Quand votre poumon droit est fort et votre poumon gauche est fort aussi, vous avez une croissance saine parce que les deux respirent. Quand vous avez un poumon droit faible et un poumon gauche faible, là, c'est de l'urgence, vous devez stabiliser le cash, vous n'avez ni acquisition ni gestion correcte de votre argent. Et si vous avez un poumon droit fort et un poumon gauche faible, là, vous allez avoir du chiffre, mais vous êtes à sec et en général, vous avez un problème de marge ou de délai d'acquisition dans ce genre de cas. ce que vous devez retenir de... Dans le premier moment de cet épisode, vous allez le voir, c'est qu'en cas de doute, le poumon gauche est toujours la chose que vous allez prioriser. Parce qu'en fait, un problème d'acquisition, ça se règle assez rapidement, alors qu'un problème de trésorerie, ça se règle généralement soit en trois jours, soit pas du tout. Maintenant, je vais vous expliquer les deux poumons, donc les deux côtés. Côté acquisition, marketing, et puis côté marge, trésorerie, argent. Je vais vous expliquer les deux choses que vous devez comprendre pour que vous soyez confortable dans votre business. Mais d'abord... Petit break info. Je voulais juste vous faire une petite parenthèse de 30 secondes parce que tout ce que je viens de décrire, le diagnostic, les priorités dans l'ordre dans lequel s'y prendre, c'est ce qu'on fait nous dans un audit d'objectif structuration avant de suivre 4 mois de suivi hebdomadaire pour que le plan soit réellement exécuté. Qu'est-ce que ça veut dire concrètement ? Nous, on audite votre business sur les 6 domaines. On ne s'arrête pas que à l'acquisition et au cash. On audite absolument tout. avant quatre mois de suivi hebdomadaire pour que le plan qu'on a décidé dans votre audit soit réalisé. Autrement dit, qu'on vous permette d'atteindre vos objectifs de structuration interne afin d'atteindre vos objectifs de développement, c'est-à-dire de chiffre d'affaires, de clients, etc. Dans objectifs structuration, on ne prend pas tout le monde. Ça veut dire que le mieux, c'est de faire l'appel stratégique avec moi ou quelqu'un de mon équipe. Le lien, il est juste en dessous. En fait, si vous hésitez, prenez-le quand même parce qu'au pire, vous partez avec un mini-diagnostic, même si on ne pourra malheureusement pas vous prendre. et au mieux, on pourra venir vous aider dans votre business et passer 4 mois avec vous assez intense pour justement démystifier tout ça. Bon, messieurs d'hommes, parlons acquisition. Alors tout d'abord, je veux juste faire un petit disclaimer. Parce que moi, si vous écoutez un peu les épisodes et que vous connaissez mon histoire, moi j'ai un passé marketeuse, donc j'étais spécialisée dans du marketing d'acquisition. Je l'ai fait pour des apps, je l'ai fait pour du streaming. Je l'ai fait... Non, chez Ausha, je ne faisais pas ça. Je faisais du... plutôt de marketing de fidélité. Mais bref, je suis spécialisée dans le marketing d'acquisition et ça a toujours été un des plus gros points forts de mon business, c'est l'acquisition. Donc en fait, là, si je vais vous parler de termes un peu techniques, je vais être très pointue, mais moi je déteste, en fait, dans le monde du marketing, je trouve qu'il y a beaucoup trop de gens qui font du taf de merde, qui sont des faux marketeux, qui comprennent pas le chemin, qui... Voilà. Bref. C'est un truc qui me saoule et je pense que c'est aussi pour ça que j'ai toujours eu des très très bonnes opportunités professionnelles, c'est parce que je sais de quoi je parle, en fait. Et sans me vanter, je sais vraiment le marketing d'acquisition, there is no secret for me. Et la preuve, c'est que j'ai réussi à aider autant d'indépendants sur la partie acquisition, c'est parce que je comprends parfaitement comment convertir, ou en tout cas, je comprends parfaitement le funnel d'acquisition, le funnel de conversion pour aider n'importe qui dans son business. Et c'est ce qu'on fait dans Objectif Structuration. La première chose que vous devez comprendre si vous êtes en train de vous dire « j'arrive pas sur Instagram, les ads m'ont coûté trop cher, je me suis fait arnaquer par une agence » . Bref, si vous êtes dans ce cas où vous commencez à tourner le dos au marketing parce que vous êtes en train de vous dire c'est un truc de margoulin, il faut bien comprendre que l'acquisition, déjà il y a des termes à comprendre, je ne vais pas vous faire tout un cours de marketing là maintenant, mais l'acquisition ce n'est pas une action, ce n'est pas je poste sur Instagram ou je fais de la pub, ce n'est pas ça. L'acquisition c'est un système, c'est-à-dire que vous devez comprendre le système pour votre business. Vous pouvez recruter une agence, vous pouvez recruter un indépendant, vous pouvez recruter qui vous voulez. qui va vous dire, oui, moi, je peux te mettre ça et ça et ça en place. En fait, si vous n'avez pas la maîtrise sur votre business de comment est-ce que vous convertissez un client, vous n'y arrivez pas. Voilà, tout simplement. En fait, vous pouvez faire appel à n'importe quel gourou du marketing, vous n'y arrivez pas. Et en fait, moi, je vois ça souvent en appel de sélection, justement, des gens qui ont dépensé tellement d'argent dans des agences et qui n'ont pas de résultat. Et en fait, ce n'est pas la faute des agences. Alors, il y a des agences qui sont margoulines et qui font faire de la merde, mais c'est avant tout votre faute. Parce que vous avez acheté quelque chose que vous ne comprenez pas et que vous ne maîtrisez pas. Et moi, je vous dis, ça me... Désolée, ça me trouve le cul, parce que je me dis, mais si vous aviez passé un peu de temps à comprendre votre business, à d'abord vous professionnaliser en tant qu'indépendant, avant de vous jeter sur une entreprise magique qui vous promettait un certain nombre de leads, vous auriez peut-être des résultats plus vite que maintenant. Bref, vous avez compris, là, on est dans le côté du poumon droite, si je ne me trompe pas dans ma... dans ma petite ruque. Donc, ce que vous devez comprendre, c'est qu'ici, c'est la priorité. à maîtriser pour que votre business puisse grandir. Et pour vous dire, moi ça a toujours été... En fait, j'ai été tellement forte entre guillemets en termes d'acquisition que, de nouveau je dis ça de manière humble, parce que j'ai aussi conscience que oui, j'ai des facilités vraiment dans cette partie-là, je connais très bien ce que je fais, mais ça m'a toujours, toujours mis en goulot d'étruglement. C'est-à-dire que je n'avais jamais assez de place pour prendre tous les clients, j'étais toujours en bottleneck, et aujourd'hui j'ai un peu fait la paix avec ça, parce qu'on m'a beaucoup accompagnée sur le fait de faire un business scalable, Aujourd'hui... C'est-à-dire que CTB est quasiment scalable, mais ce ne sera jamais une startup unicorn avec des millions et des millions de francs de chiffre d'affaires. Ce n'est jamais ce que j'ai voulu en faire. Et du coup, j'ai pu créer aujourd'hui un écosystème qui me permet effectivement de ne plus être le goulot d'étranglement et de sortir, et d'absorber une certaine quantité d'eats, mais une quantité d'eats qui est qualitative et pas juste accepter tout le monde pour accepter tout le monde. C'est pour ça aussi qu'on a déjà refusé pas mal de personnes, parce que ça ne matchait pas avec le style d'accompagnement qu'on propose. Donc voilà, il faut vraiment comprendre à ce stade-là, je vous ai parlé de funnel de conversion, c'est que... personne n'achète un post Instagram en fait. Personne n'achète un réel, personne n'achète un truc qui est parti viral, vous avez fait des millions de vues, personne n'achète ça. Les gens traversent un chemin avec vous. À partir du moment où ils commencent à vous connaître, jusqu'au moment où ils deviennent clients et ils rachètent, ils traversent un chemin. Et du coup, vous, vous n'allez pas piloter en tant qu'entrepreneur juste un canal, juste TikTok, juste Instagram, juste méta. Vous n'allez pas piloter ça, vous allez piloter un parcours. Et c'est vraiment important de comprendre comment ça se passe. En 2026, un parcours client, parce que le marketing évolue de manière très rapide, surtout avec le digital aujourd'hui. Si vous n'avez pas envie ou envie de comprendre, vous allez forcément vous tirer des balles dans les pattes, parce que vous allez sans arrêt devoir faire confiance à des gens sans comprendre ce qu'ils font en fait. Et le truc de ce parcours, ce qu'il faut comprendre, c'est que si vous ne savez pas où ça pète au niveau du parcours, parce que tout ça, si vous êtes un vrai pur marketeur, vous avez tous les stats à tout bout de champ. La visibilité, la conversion en prospect, la conversion en rendez-vous, la conversion en client, le taux de fidélité, etc. Vous avez tout partout qui est complètement mesuré. Mais si vous n'êtes pas capable déjà de pouvoir mesurer c'est une chose et de voir où est-ce que ça pêche, en fait vous n'allez jamais pouvoir réparer un tunnel d'acquisition. Vous n'allez jamais pouvoir être complètement en mesure de tenir votre acquisition et vous allez être tout le temps perdu marketingment parlant. Vous n'allez pas pouvoir réparer quelque chose qui ne fonctionne pas. Donc de nouveau je vous ai parlé de ce funnel d'acquisition. Je ne vais pas vous faire un cours marketing ici. Mais à partir du moment où vous pouvez mesurer chaque étage, vous allez mesurer le taux de perte. Et là, vous allez pouvoir vous rendre compte où est-ce que vous perdez des problèmes. Donc, un taux de perte, ce n'est pas genre « Oh, j'ai mal fait, j'ai moins de visibilité ce mois-ci, il n'y a pas de poste viral, mes pubs, elles me coûtent cher. » Ce n'est pas comme ça, genre « Oh, l'algorithme, etc. » En fait, ça se mesure et ça se p... ça ne se subit pas, tout simplement. Vous devez pouvoir comprendre ça et améliorer votre tunnel marketing en ce sens-là. Et ce qu'il faut bien comprendre, et ça vraiment, mesdames et messieurs, je veux que vous le mettiez là dans votre tête, une agence, en général, elle va optimiser un étage. Elle ne va pas optimiser la totalité de votre funnel. C'est-à-dire que souvent, vous avez des agences, franchement, les pires agences, elles vont vous prendre tout en sachant que vous avez des problèmes avec votre offre et votre modèle d'affaires. Elles vont vous prendre et vous dire « Ah mais t'inquiète, c'est bon, nous on a des mégaperfs, etc. » sauf que derrière vous vous êtes soit un goulot d'étranglement parce que vous ne pouvez pas absorber ou soit vous avez une offre qui est pourrie et qui ne se vend pas en fait et une agence n'optimise pas ça avec vous en fait la seule personne qui est capable d'optimiser tout ça et ça je vous le dis aussi moi-même en tant qu'entrepreneur parce que parfois j'ai envie d'avoir la solution de facilité et dire mais tiens vas-y je te recrute et tu le fais pour moi tu vois sachant que j'ai une petite boîte, je ne parle pas d'une PME j'ai une petite boîte, j'ai envie de faire ça parfois et je me rends compte que bah non c'est moi l'entrepreneur c'est moi qui prends les décisions, c'est moi qui dois avoir la vision sur ma stratégie et en fait même si parfois j'ai pas le temps de mettre vraiment les mains dans le cambouis, c'est pas là que je vais commencer à prendre quelqu'un qui est complètement externe en business, même s'il est très doué dans son métier, et faire mon job à ma place en tant qu'entrepreneur. Et ça, vous avez souvent envie de faire la solution de facilité. Ouais, mais là, tu vois, je prends une community manager. Ouais, mais là, je prends ci, ouais, mais là, je prends ça. Oui, mais en fait, est-ce que tu maîtrises ce que tu fais in the first place ? Non, je crois pas. Donc ouais, ça pose en fait le doigt sur un autre truc qui est super important. Et ça, je le vois chez beaucoup de clients qui n'ont même pas commencé encore à faire de l'argent. Vous avez envie de déléguer l'exécution, ce qui est totalement OK. On a toujours envie de déléguer quelque chose à un moment donné. Mais vous avez aussi envie de déléguer la compréhension intérieurement. C'est-à-dire que, je vous donne un exemple. Aujourd'hui, vous n'êtes pas bon sur les réseaux sociaux. Vous êtes votre propre patron, vous êtes thérapeute, vous êtes freelance, etc. Puis vous avez envie que quelqu'un d'autre s'occupe de vous, de votre acquisition. Donc là, vous prenez quelqu'un qui va vous faire des pubs. Sauf que vous ne captez rien de ce que vous faites. Et malheureusement, ça ne marche pas. Parce qu'en fait, vous n'avez pas de tunnel. Vous n'avez jamais réfléchi au parcours client. Donc ça ne marche pas. Et là, vous vous dites... Je me suis fait arnaquer, cette personne n'est pas douée dans son job. Non, en fait, c'est juste quelqu'un qui vous a proposé ses services sans regarder la totalité du tunnel parce qu'il s'en tape. En fait, lui, il va vous vendre ce service-là et pas le reste. Vous vendez votre âme au diable parce que vous n'avez pas envie de comprendre. Et dans l'entrepreneuriat, ça ne va jamais vous aider de fonctionner comme ça. Si j'ai un gros, gros, gros conseil à vous donner, et de nouveau, je m'adresse à une cible qui n'est pas propriétaire d'une grosse entreprise avec plein d'employés, et même à ce stade-là, vous avez quand même un minimum besoin de comprendre un peu ce qui se passe en dessous. Vous avez besoin de comprendre comment votre business tourne pour que vous puissiez derrière recruter les bonnes personnes pour faire ça. Je vais vous donner un exemple avec la mienne. Donc en 2025, quand j'ai fait mon organigramme, moi j'étais à la tête partout, de tous les postes. Des sales, j'étais à la tête du marketing de contenu, j'étais à la tête de l'admin, j'étais à la tête de la pédagogie, j'étais à la tête de partout en fait. Au fur et à mesure du temps, j'ai tellement tout structuré, documenté et formé ma propre équipe à faire tout ça qu'aujourd'hui qui est à la tête de l'acquisition, c'est Eva avec Elio. Qui est à la tête du marketing de contenu ? C'est aussi elle avec Inès, qui gère Inès. Et qui est à la tête de la partie pédagogie ? C'est maintenant Laura qui vient de prendre ce rôle parce qu'on a six nouveaux coachs et consultants depuis quelques mois dans l'accompagnement. Qui est à la tête des sales ? C'est encore moi. Donc, c'est le prochain truc que j'aimerais déléguer. Le problème, je vais vraiment vous raconter ça de manière très transparente, c'est que ma team sales, elle est encore toute récente. Ma team de commercial, elle est vraiment toute récente. Elle a besoin encore de formation, elle a besoin encore d'être derrière et elle a besoin de comprendre le produit. Donc avant d'aller choper un closer, il y en a plein sur TikTok, sur Insta, oui je suis closer 7h, je t'aide machin, ok fine. Moi j'ai besoin de comprendre exactement comment on vend mon produit ou comment quelqu'un d'autre que moi vend mon produit. Et c'est que à partir du moment où j'aurai structuré et compris la méthodologie à travers CDB, les valeurs, les mots-clés, etc. Une fois que j'aurai structuré ça et une fois que j'aurai bien formé ma team, là je peux mettre un head of sales qui va s'occuper de tout ça. Donc vous voyez, l'ordre c'est d'abord je comprends comment moi le faire. même si je ne suis pas la meilleure. Moi, je n'ai jamais été une super bonne vendeuse. Je suis très bonne en acquisition. Je suis une très mauvaise vendeuse d'un autre côté. Et puis pareil, niveau pédagogie, je ne suis pas prof non plus. Donc, j'ai beau être head of pédagogie chez CTV, je ne suis pas prof non plus. Je vais comprendre comment ça marche pour pouvoir positionner quelqu'un à cet endroit-là. D'abord, en tant qu'opérationnel, parce que j'ai besoin que cette personne, elle puisse maîtriser l'opérationnel. Et ensuite, en tant que head of, parce que cette personne, elle a des responsabilités dans son propre pôle. Là, je sais que je viens de vous parler de thérapeute, vous êtes solo, vous êtes tout seul et tout d'un coup, je vous parle de recruter, etc. Mais c'est comme ça que vous devriez réfléchir si vous êtes tout seul. Parce que vous allez cramer du cash, vous allez défoncer vos marges, vous allez être frustré et vous n'allez pas avoir de résultat si vous ne pensez pas comme ça. Il y a deux choses encore que je vais vous parler d'un point de vue marketing. Numéro 1, vous devriez pouvoir dire de tête combien de personnes vous avez besoin de toucher pour accueillir un client. Parce qu'aujourd'hui, on veut à tort et à travers de la visibilité. chaque métier n'a pas besoin de la même visibilité que l'autre. C'est-à-dire que plus vous êtes mass market, plus vous allez vouloir toucher du monde. Plus vous êtes B2B niche, moins vous avez besoin de toucher du monde. Et c'est différent d'avoir une stratégie de marque personnelle, où là oui, on a envie de toucher tout le monde, on a envie d'être connu, etc., que d'avoir une stratégie de marketing pour... sa marque à soi en fonction du public visé, d'accord ? Et là, je vois trop de personnes qui essayent à faire du volume, Il faut poster tous les jours, il faut poster cinq fois par jour, il faut faire ci, il faut faire ça, il faut aller chercher du contenu viral, etc. Ce n'est pas forcément la bonne stratégie pour vous. Donc déjà, j'espère que ça vous soulage que je vous dise ça, parce que tout le temps, on a la pression sur les réseaux sociaux de faire un max de vues. Là, vous dites, ouais, elle se fout un peu de notre gueule parce qu'elle fait des millions de vues chaque mois sur TikTok. Mais oui, mais en fait, c'est pas TikTok qui m'apporte du chiffre d'affaires. Ce qui m'apporte du chiffre d'affaires, c'est les personnes qu'on accompagne business-wise. Je parle jamais de business sur TikTok. Je parle de finances personnelles et d'éducation financière. Ce que ça m'apporte, ça développe ma marque personnelle parce que je me fais contacter par la presse derrière. J'ai des opportunités de partenariat de dingue. Je suis invitée dans des trucs. Mais ça, ça ne me sert pas purement au niveau chiffre d'affaires. Et du coup, c'est là que je veux vous inviter à comprendre vraiment ce tunnel. C'est se dire, en fait, moi, je n'ai pas besoin d'être une grosse relou sur Instagram qui pose des trucs qui ne me servent à rien. J'ai besoin de construire un tunnel qui va vraiment servir mon business et pas mon égo. Et la dernière chose, c'est une question de délai. C'est-à-dire que ça, j'ai vu chez combien de clients qui commencent à flipper parce qu'ils commencent à dépenser en marketing. Vous coupez un truc qui n'a même pas encore eu le temps de se lancer, en fait. Il faut bien se dire qu'en acquisition, vous avez un délai de 1 à 3 mois pour avoir du résultat. Évidemment, la pub, c'est le truc le plus rapide. Mais l'organique, ça peut mettre du temps. Là, par exemple, j'avais un prospect qui était venu en appel et qui me disait « Ouais, j'ai recruté une agence il y a 3 mois pour développer mon compte Insta et on n'a fait que 1 000 abonnés en 3 mois. » Oui, en fait, ça prend du temps. Et il y a un autre facteur que vous maîtrisez moins, potentiellement. c'est que les gens vous aiment ou vous n'aiment pas. Donc en fait, quand on n'a aucun charisme, qu'on poste des vidéos promptées, télépromptées, que la vidéo elle est très bien montée, ce qui dit c'est intéressant mais c'est tchadjépétisé parce qu'en fait derrière, il n'y a pas vraiment de personnes incarnées dans la vidéo, bah ouais, en fait, les gens n'ont pas envie de s'abonner. Voilà, désolé. Donc au bout d'un moment, de mettre la responsabilité sur autrui quand ça concerne le marketing de votre propre business parce que vous refusez de le regarder en face. Alors, parlons-en d'une. Déjà, il y a plein de concepts que vous allez penser que je mixe un petit peu là-dedans, mais non, je ne vais pas les mixer, je ne vais pas non plus vous faire une définition de tous les concepts, vous devriez les connaître à force d'écouter ce podcast. Je pense que, surtout quand on est indépendant, il y a d'abord un problème de gestion de finances personnelles, d'accord ? Vous gérez peut-être mal vos finances en perso. Après, vous les mélangez avec votre finance pro, ça j'ai déjà fait tout un épisode là-dessus, hein, voilà, béabat. Et même si vous les divisez, vous les mixez quand même, voilà. Vous ne savez pas qu'est-ce qui est pro, qu'est-ce qui n'est pas pro. Enfin bref, ça devient n'importe quoi. Ça, c'est ci, ça, c'est ça. Par exemple, j'ai une cliente, elle n'a jamais mis ses factures anthropiques, Claude, sur son business. Elle me disait, oui, mais oui, je l'utilise en privé. Donc, je l'utilise aussi en privé. Donc, ça ne devrait pas être les décharges de mon business. Bah si, ma cocotte, en fait, c'est une charge business. Donc voilà, vous mixez souvent un petit peu tout. Et vous avez du mal à vraiment conscientiser qu'est-ce qui est business, qu'est-ce qui n'est pas business. Mais bref, généralement, il y a trois choses qu'on confond vraiment dans la finance d'entreprise, qu'on confond même tout le temps. C'est la différence entre le chiffre d'affaires, la marge qu'on se fait et le cash qu'on a disposition. Donc cash, vous allez m'entendre parler de, par exemple, trésorerie. Le chiffre d'affaires, il va vraiment dire ce que vous vendez. Là, j'ai vendu tant et tant. Il peut être biaisé parce que parfois, vous faites un peu de la merde et puis vous encaissez des trucs pour les autres et puis vous les payez sans prendre la marge dessus. Donc votre chiffre d'affaires est méga gonflé et en fait, vous, pas ouf. Voilà, derrière, en fait, c'est parce que vous faites des magouilles comme ça. La marge, c'est ce que vous allez réellement gagner. C'est vraiment l'argent que vous allez vous faire à la fin de la journée. Et le cash, c'est vraiment si vous survivez, d'accord ? La capacité à trésoriser. Je l'ai déjà dit dans l'épisode avec Edouard, qui me permet d'acheter un bien immobilier. Le fait que vous puissiez trésoriser, c'est qu'en fait, vous pouvez faire des dépenses pour votre business. Augmenter votre salaire, vous payer un nouvel appareil, investir dans quelqu'un qui arrive, ça coûte de l'argent au début, même si c'est censé en rapporter après, ça coûte de l'argent au début. Tout ça, c'est ce qui va faire en sorte que votre entreprise, elle, croit. Et en fait, à ce stade, si vous m'écoutez et que vous ne vivez pas correctement de votre activité... Vous avez besoin qu'elle croie, votre entreprise. Quand je parle de croissance, de scalabilité, etc., ce n'est pas que pour devenir unicorn et pour faire un million par année. C'est aussi vous, pour vous dégager un salaire confortable pour vivre. Parce que vous avez passé le stade où vous avez quelques clients et puis ça va, mais ce n'est peut-être pas ouf. Ou alors vous avez déjà bien des clients, mais ce n'est quand même pas ouf. Et vous voulez commencer à être confortable. Eh bien, il faudra comprendre ces concepts-là. On peut tout à fait être rentable et mourir. Je donne un exemple avec les architectes, par exemple. Les architectes, ils vont facturer. et encaissé très très très très tard. Donc vous allez avoir des gros problèmes de trésorerie et c'est là où l'entreprise elle va mourir parce que vous allez devoir couper plein de trucs parce qu'il va falloir être sur la raclette pendant des mois parce que le cash ne rentre pas. Donc c'est pour ça que je vous dis le principe de la trésorerie c'est hyper important à comprendre. Vous êtes peut-être déjà à la raclette là parce qu'en privé c'est pas ouf et l'entreprise c'est pas ouf ça vous coûte de l'argent de partout et vous êtes comme ça. C'est pour ça que vous devez aller comprendre la partie 1 de cet épisode. Le deuxième truc à comprendre d'un point de vue finance c'est que Merci. souvent, vous pouvez beau être seul dans votre entreprise parfois vous avez une ou deux personnes, on s'en fout vous avez une quantité astronomique d'offres et vous êtes incapable de comprendre où est-ce que vous gagnez vraiment de l'argent et où est-ce que vous en perdez je vais vous donner l'exemple d'une cliente qui a une auto-école, alors elle elle est rentable à tout bout de champ donc ça joue mais en fait on a observé que entre les cours de premier secours la sensibilisation et les cours d'auto-école, ce qui était le plus rentable, évidemment, c'est les formats groupes, parce que c'est là où on peut avoir le plus d'argent possible, tout en ayant le moins de coûts possibles. Mais ça, c'est valable pour tous les business. Je veux dire, it's not rocket science de dire ça. Et en fait, on s'est rendu compte qu'en priorisant sa matrice de délégation, de recrutement, il y avait meilleur temps de faire certaines choses dans l'ordre pour aller chercher plus de marge, plus de volume. au lieu de s'affairer à un poste de recrutement beaucoup plus difficile à trouver, avec beaucoup moins de marge, beaucoup plus compliqué au niveau de la gestion. Donc en fait, de connaître votre marge par offre, ça va vous faciliter la vie dans plein de choses. Ça va vous permettre de killer certains trucs, d'arrêter, ou alors de pousser certains produits parce que justement, ils sont bourrés de marge. Alors vous allez me dire, mais Janice, toi, tu avais un produit qui était plein de marge, là, Objectif Fondation, mais tu l'as coupé. Eh oui, je l'ai coupé parce qu'on a pivoté pour aller chercher plus de marge dans le même produit. Peut-être que je vous raconterai un petit peu ça, les chiffres et tout, mais bon bref, on n'est pas là pour parler de moi. Vendre une offre qui n'est pas rentable, même si vous êtes là, non mais j'aime trop, voilà. Non, en fait, ça va accélérer le problème, voilà. Ça va accélérer votre faillite, ça va accélérer le fait que vous n'y arrivez pas, ça va vous frustrer. Donc autant revoir le calcul de ces prix. Moi, c'est quelque chose que je fais énormément avec mes clients. Franchement, il y a rarement des cas où je dis, non mais c'est bon, t'es rentable. Non, non, non, non, il faut augmenter le prix. En fait, au bout d'un moment, vous n'êtes pas là pour faire du bénévolat. Vous avez choisi d'être entrepreneur, vous avez choisi de réaliser vos projets de vie. Et si vous m'écoutez, c'est que vous cherchez à comprendre comment être plus confortable. Donc il faut augmenter un petit peu les prix, même si ça fait mal. Le truc suivant, c'est une question de gestion de temps avec l'argent. J'ai quelques clients qui sont hyper efficaces avec leur temps. J'ai un client, par exemple, il est à 80 000 francs par année. Il travaille 4 heures par semaine. C'est mon king. En fait, il a un écosystème qui lui permet d'avoir beaucoup de revenus passifs grâce à sa pratique et des clients qui payent très cher pour ses services. Et il est venu me voir en me disant, Janice, là, en fait, je suis trop dans ma zone de confort, je veux gagner plus. Donc là, qu'est-ce qu'on fait avec ce genre de personnes ? On va chercher des modèles d'acquisition qui peuvent accélérer tout ça, parce qu'il est tout prêt pour le reste. Et j'en ai d'autres, bien au contraire, qui sont à 50 heures par semaine, avec à tout péter 5 000 balles par mois. Donc très compliqué d'en vivre, très compliqué de faire décoller l'activité, parce qu'en fait, on a le temps pour rien, on est constamment la tête comme ça dans son business, on n'arrive pas à avancer, on n'a pas d'argent pour investir de toute façon, et on commence vraiment à frôler le burn-out. Le problème, en fait, c'est que le temps que vous passez sur votre admin, la prospection, le marketing, toutes ces choses-là, c'est du temps que vous bouffez de votre marge. D'accord ? Attention, il faut s'accrocher quand je vais dire ça. C'est-à-dire que si de base, votre marge brute est basse et que vous passez beaucoup de temps à faire des choses non facturables, vous allez d'autant plus vous retrouver dans une situation où vous êtes en déficit. Mais je vous invite à aller voir l'épisode sur le calcul, comme ça vous allez comprendre. Ensuite, il y a un autre truc. En Suisse, quasiment un tiers de ce que vous facturez ne vous appartient pas. On parle de l'AVS, potentiellement d'un deuxième pilier si vous êtes en SARL, des impôts, ouais bon, un SARL, voilà bref. On va parler... Faut pas que je parle dans les explications de plus SARL, parce que ça c'est encore un petit peu différent. Je parle vraiment des indépendants aujourd'hui. Donc vous allez avoir l'AVS, vous allez avoir les impôts, et si vous avez passé le seuil, il y a la TVA encore. Bref, il y a des choses qui ne vous appartiennent pas. Donc un tiers, on s'entend, c'est grossi un petit peu comme pourcentage. Et le problème, c'est que vous, vous ne savez pas mettre ça de côté. parce qu'en fait, vous avez besoin de cet argent. C'est votre trésorerie pour vous, vous le voyez sur le compte. Sauf que qu'est-ce qui se passe à la fin d'année quand les impôts toquent à la porte ? Il faut payer, ça fait beaucoup d'argent. Et c'est compliqué pour vous de sortir cet argent parce qu'en fait, vous avez l'impression que c'est le vôtre. Ensuite, il y a un autre truc qu'il faut comprendre d'un point de vue finance, c'est vraiment ce point mort. Combien de clients il vous faut avant de commencer à vraiment gagner de l'argent ? C'est-à-dire que moi, par exemple, actuellement, je suis à peu près 25 000, 30 000 francs de burn rate par mois. Calculez combien de clients ça fait chaque mois. pour que l'entreprise soit profitable. Voilà. Ça ne vous donnera déjà rien que le fait d'une motivation pour vous dire « Ok, il me faut 5, 10, 15, 20 clients par mois, juste pour arriver à mon seuil de rentabilité. » Et ensuite, tout ce que je prendrais au-dessus, oui, effectivement, c'est du plus, mais c'est là que vous devez vous challenger aussi pour l'acquisition et du coup pour votre tunnel, pour vos objectifs commerciaux. Et c'est pour ça aussi que vous avez actuellement une grosse angoisse. Vous êtes là, mais je n'arrive pas à faire rentrer des leads, je n'arrive pas à faire de l'acquisition, etc. Vous avez une grosse angoisse par rapport à tout ça. Parce qu'en fait, Vous n'avez jamais challengé ce chiffre. Et en challengeant ce chiffre, ça le met dans une catégorie d'objectif et pas comme une angoisse. Parce que vous vous dites, comment est-ce que je vais faire ce mois-ci pour me payer ? Non, il faut que j'aille chercher tant et tant de clients pour arriver à mon break-even, mon point mort, pour aller chercher une rentabilité derrière. Normalement, une activité qui est huilée, avec des systèmes d'acquisition, avec une certaine expérience, avec tout qui est construit, C'est pas des problématiques... que vous avez en fait. Parce que vous vous payez, vous avez de l'argent qui rentre, vous avez d'autres problématiques qui viennent. Donc en fait, si vous êtes vraiment à ce stade où ça ne rentre pas, je ne me paye pas bien, vous êtes encore à un stade très immature de votre entreprise et vous devez construire tout ça. Et puis une dernière chose par rapport aux comptables, je sais que je les ai... J'ai souvent tapé sur les comptables dans ces épisodes. Un comptable, il faut vraiment comprendre qu'il regarde votre comptabilité derrière. Vous, avec votre pilotage, vous devez regarder devant. C'est pour ça que c'est hyper important. Je vais faire des épisodes sur les tableaux à maîtriser d'un point de finance pour gérer votre business. Vous devez en fait comprendre comment... Pareil en fait, c'est la même chose que l'acquisition. Si vous confiez le pilotage et la gestion et la lecture de vos finances à votre fiduciaire, mais les gars, vous vous mettez un doigt dans l'œil en fait. C'est pas leur business, eux. Eux, ils ne vont pas toucher un dividende sur votre boîte. Donc en fait, ils n'en ont rien à péter si vous êtes en mode bien ou pas. Et même, en fait, la plupart du temps, les fiduciaires, il n'y a personne qui sait vraiment lire la santé financière. Enfin, ce n'est pas qu'ils ne savent pas lire, mais ils s'en tapent en fait. Donc n'allez pas chercher justement ce genre d'infos chez votre fiduciaire. Apprenez à lire les finances de votre entreprise. Donc du coup, vous devez bien comprendre la différence entre déléguer sa comptabilité et piloter ses finances. Et je pense que c'est un truc qui est trop mal compris encore. Vous attendez mon zémerveille de vos comptables, de vos fiduciaires en mode, ouais, mais il ne m'a pas fait ça. En fait, je crois pas que c'était dans le contrat. Il devait gérer juste votre compta et faire le bouclement. Il devait pas vous dire si vous êtes dans la merde ou pas. Bon, pour relier un petit peu tout ça, après, je vais vous donner 2-3 petits tips pour affronter un mauvais mois. Parce que c'est quand même important, hein. Dans les 2 cas, en fait, la solution que les gens achètent en premier, c'est une exécution. OK ? Dans les 2 cas, ce qui manque, en réalité, c'est la compréhension de comment ça fonctionne. Vous avez pas besoin de tout faire vous-même. Vous avez besoin de savoir ce que vous déléguez. Parce que personne ne se fait avoir sur un sujet qu'il comprend. D'accord ? C'est pour ça que c'est important. à la fois de se former, mais à la fois de se faire accompagner pour la compréhension de votre entreprise. Alors, je vais vous donner juste deux, trois petits tips, justement, marketing et finances, qui devraient vous aider ou vous soulager. Premièrement, le plus important, c'est de commencer à traquer. Le mois que vous n'allez pas forcément suivre ou les mois que vous n'avez pas suivi, ce sont les mois qui coûtent cher parce qu'en fait, vous ne savez pas où vous allez, vous êtes dans le vide. Donc, ne pas regarder ses finances, c'est quand même faire l'autruche. C'est juste reporter votre problème à plus tard. Et regardez, je dirais que c'est quand même 80% du taf qui est fait. Après, il y a la compréhension, c'est sûr, mais ça, vous pouvez vous faire aider pour ça. Ensuite, ce qu'il faut bien comprendre, c'est séparer le fait de l'interprétation. On a vite de se juger de « Ah, mais j'ai fait de la merde, j'ai pas fait ci, j'ai pas fait ça » . Non, factuellement, si vous aviez des employés qui regardaient vos chiffres, ils ne seraient pas en train de se tordre l'estomac pour vous. Ils seraient en train de vous dire « Là, l'acquisition n'est pas bonne, là, les chiffres ne sont pas bons, qu'est-ce qu'on fait ? On pivote. » Ce qu'il faut comprendre, c'est la différence entre un accident et une tendance. Un accident, c'est... Bon, ben voilà, là, je veux parler d'un accident à proprement parler. Vous avez eu un problème de santé et puis, voilà, le business n'a pas tenu pendant un mois. C'était un mois catastrophe. Voilà, c'est un accident. Vous êtes trompé dans un tunnel, c'est un accident. Une tendance, c'est différent. Une tendance, c'est... ça se répète. En fait, vous ne mettez pas le nez dedans et ça se répète sur plusieurs mois. C'est complètement différent. Et en fait, vous allez paniquer sur des accidents au lieu de vous intéresser à des tendances. Ensuite, si vous faites peu de chiffre d'affaires ou si vous avez l'impression que, justement, vous ne faites pas assez d'argent. Vous devez remonter le problème à la source. Ce n'est pas que parce qu'il n'y a pas eu assez de clients. Ce n'est pas que parce que vous avez un mauvais marketing. Il y a plein de causes et effets. Et nous, c'est pour ça qu'on analyse les six domaines de l'entrepreneur pour comprendre vraiment où ça pècle. Et combien de fois les gens m'ont dit « Ouais, mais tu vois, Janice, là, financièrement, c'était pas ouf et tout. » Non, mais en fait, tu as un modèle d'affaires qui est pourri de base. Donc en fait, tu ne feras jamais beaucoup d'argent avec ton entreprise. Voilà. Ce que je vous conseillerais, c'est de vraiment poser des seuils, vraiment quand vous êtes bien, des seuils de rentabilité, des seuils de prix, des seuils de marge, toutes ces choses-là, pour que vous puissiez prendre des décisions quand vous voyez que vous avez un vrai tableau d'or qui fait ding-dong-ding-dong quand ce ne sont pas les bons chiffres. Parce que là, vous ne pourrez même plus vous dire, j'ai fait de la merde, je suis vraiment une mauvaise personne. Non, votre tableau vous dit ça, et ce n'est pas à cause de vous-même, l'humain, c'est parce qu'il y a des décisions ou des conséquences à des décisions qui ont mis à mal ou pas votre entreprise. Donc en fait, il n'y a pas vraiment de hasard, il y a juste de cause à effet, des conséquences. Et puis, si je peux vous rajouter, donc pour conclure cet épisode, je pense que c'est important de vous dire que tout le monde a des mauvais mois. Par exemple, nous, au mois de juillet, c'était pas dingo elastico, quoi. Et bien sûr, ça me fait peur, sachant que j'achète un bien immobilier et que j'ai une équipe de plus en plus complète, évidemment. Mais en fait, on s'est aussi reposé en juillet, c'est-à-dire que on a pris du temps pour développer les nouveaux tunnels, on a pris du temps pour développer les nouveaux enjeux de la fin d'année de CTB. Donc en fait, au final, justement, parce qu'on a mis ça en place, ce n'est pas un mois compliqué. C'est un mois normal, c'est un mois de transition, vous voyez. Donc voilà. Pour terminer cet épisode, on va peut-être remettre la matrice là. Et j'aimerais que vous me disiez, du coup, où est-ce que vous êtes ? Dans quelle case ? Ou en tout cas, vous me disiez, vous me mettez en commentaire si vous avez envie. Mais vous me dites dans quelle case vous vous situez. Comme ça, vous saurez quel chantier vous devez attaquer pour les six prochains mois de l'année. Parce que je le répète souvent, là, on entre en septembre, on est sur les derniers mois de l'année. 2027 se prépare maintenant. Genre maintenant, en fait. Si vous voulez avoir un joli chiffre d'affaires en 2027, c'est maintenant qu'il faut poser les choses. Je le dis souvent dans les épisodes, je le dis souvent. que les stratégies, ça se prépare 3 à 6 mois à l'avance pour que vous ayez des résultats 3 à 6 mois plus tard. C'est pour ça que quand vous vous faites accompagner par nous, par exemple, on a 4 mois devant nous pour travailler sur l'exécution pour que, en fait, 4 mois après, vous commenciez à voir les résultats. C'est intense, c'est fait aussi pour que vous ayez justement ce changement, ce pivot pour que vous soyez confortable. C'est parfois inconfortable, effectivement, mais ça vous emmène vers des horizons où vous pouvez réaliser vos projets de vie avec votre boîte, avec votre entreprise. Vous pouvez grandir, vous pouvez vraiment vous épanouir là-dedans. Ça nécessite de commencer. maintenant, arrêtez de vous dire le bon moment ce sera là, franchement il faut arrêter de se dire ça parce que vous loupez juste du temps pour être confortable plus tard en vous disant ça, c'est à dire que là vous vous dites je démarrerai en octobre, novembre donc en fait là les 3 mois ça va se répercuter 3 mois dans votre confort, si vous aviez commencé aujourd'hui vous auriez les effets au moment où vous vous dites je vais commencer à ce moment là c'est des choses que je trouve très compliquées je vous disais dans l'épisode sur le sas que moi j'ai pas entre le moment où j'ai une idée et le moment où j'exécute c'est pas qu'un trauma enfant C'est aussi pour me dire, je sais où je vais et je sais comment l'exécuter pour avoir les résultats le plus rapidement possible. Et parfois, ça prend du temps, mais autant commencer tout de suite. Je vous remercie beaucoup pour votre écoute et je vous dis à dans deux semaines pour le prochain épisode. Mettez un pouce bleu, je sais que vous n'écoutez plus là maintenant, c'est déjà terminé, mais mettez un pouce bleu si vous êtes là ou une note, ne t'inquiète pas, si vous êtes sur Spotify ou Apple Podcast. Et je vous fais plein de gros becs.