Speaker #0Et si je m'écoutais vraiment, bienvenue dans ce podcast coaching qui vous invite à faire une pause pour prendre soin de votre écologie personnelle. Je suis Nathalie Lourdel, coach et superviseur. J'ai créé il y a plus de 20 ans, Autrement, une société qui accompagne les transformations professionnelles. Je dirige aussi l'école de coaching EAR, l'école un Autre regard. Personnellement, je suis curieuse. J'aime évoluer, me questionner, grandir. Et j'ai plaisir à accompagner les autres sur ce chemin. Vous êtes atypique, créatif, vous avez envie de déployer de nouveaux potentiels, vous êtes au bon endroit. Je vous emmène en voyage grâce au coaching intégratif. L'objectif ? Harmoniser votre corps, votre cœur, votre cerveau, pour libérer votre créativité et gagner en conscience. Qu'est-ce que j'évite systématiquement ? Et qu'est-ce que cela dit de moi ? Aujourd'hui, je vous propose d'explorer ensemble nos évitements systématiques. Ils sont souvent inconscients. C'est les choses que nous repoussons encore un peu plus, des situations que nous contournons habilement, ces conversations que nous fuyons, ces émotions que nous refusons de ressentir. Nous sommes tous experts dans l'art d'éviter. Parfois nous le faisons consciemment. Je sais que je devrais faire ça, mais je ne vois pas comment faire autrement finalement. Et le plus souvent, nous le faisons même sans nous en rendre compte. L'évitement est devenu un réflexe tellement automatique qu'il est devenu invisible. Accepter de regarder mes évitements en face, c'est ouvrir des portes vers une meilleure compréhension de mes peurs, de mes blessures encore en attente de soins, et aussi de mes véritables zones de croissance. Dans un monde qui demande aux neurones atypiques de s'adapter en permanence, de masquer leurs différences, de faire comme tout le monde, certains évitements deviennent des stratégies de survie. Mais mes évitements peuvent aussi se transformer en prison dorée qui m'empêche de vivre pleinement. Alors qu'est-ce que l'évitement ? C'est souvent juste une protection. Notre système interne qui détecte quelque chose qui pourrait nous blesser, nous submerger ou nous mettre en danger, que ce soit réel ou imaginaire. Et il active aussitôt l'évitement. C'est une stratégie d'adaptation qui nous a souvent été précieuse à un moment donné de notre vie. Le problème survient quand la stratégie devient automatique, rigide. et qu'elle finit par m'empêcher d'évoluer. L'évitement révèle certains de mes besoins. Chaque évitement pointe vers un besoin important. Par exemple, si j'évite les conflits, c'est que j'ai besoin de sécurité émotionnelle. J'ai peut-être peur que le conflit dégrade la relation. Si j'évite de m'engager, c'est peut-être que j'ai un grand besoin de liberté ou que je crains de décevoir ou d'être déçue. Avant d'aller plus loin, je vous invite à faire une pause. Est-ce qu'il y a des choses que j'évite systématiquement en ce moment ? J'observe simplement, peut-être je peux les nommer intérieurement ou les écrire. Qu'est-ce que je ressens en pensant à mes évitements ? Pourquoi est-ce important d'explorer mes évitements ? Parce que ce que j'évite me coûte de l'énergie. Il faut constamment surveiller, contourner, justifier ou compenser. Cette vigilance permanente épuise. Certains sensibles organisent toute leur vie autour de leurs évitements. en bâtissant des stratégies pour ne jamais avoir à affronter ce qui fait peur. Cette architecture de l'évitement devient alors une prison invisible, parce que l'évitement me coupe de mes potentiels. Et souvent, ce que j'évite le plus est précisément ce qui pourrait me faire grandir. C'est important d'explorer mes évitements parce qu'elles révèlent des fragilités. Certains évitements sont comme des panneaux indicateurs. Attention zone sensible. Pour les neuro-atypiques qui ont souvent vécu du rejet, de l'incompréhension, du jugement, ces zones sensibles peuvent être nombreuses. Explorer ces évitements, c'est aussi découvrir ce qui demande de l'attention et ce qui ré-ouvre le champ des possibles. Explorons ensemble comment les 5 C du coaching intégratif peuvent nous aider à décoder nos évitements et à retrouver une liberté intérieure. Commençons par le cœur, accueillir les émotions derrière l'évitement, derrière chaque fuite. se cache une émotion que nous préférons ne pas ressentir. Je vous pose un petit temps pour identifier les émotions que j'évite. Pour les hypersensibles émotionnels, certaines situations peuvent sembler trop intenses, trop envahissantes, trop dangereuses pour être ressenties. L'évitement devient alors une forme de ligue contre le tsunami émotionnel. Une croyance inconsciente nourrit l'évitement. Si je ressens cette émotion, elle sera permanente ou elle va trop me chambouler. En fait, la réalité émotionnelle est différente. Les émotions, même très intenses, sont des vagues. Elles montent, atteignent un pic, puis redescendent. Toujours. Ce que je suis en train de vous dire ne passe se comprendre uniquement intellectuellement avec les mots. Il est essentiel de le vivre corporellement, de rester en contact avec l'émotion inconfortable jusqu'à ce qu'elle s'apaise, naturellement. Une clé, c'est d'accepter que mes émotions sont juste des messagères. Et pour les atypiques, équipés d'un radar ultra sensible, la peur, c'est de ressentir trop fort. L'idée, c'est d'écouter le plus tôt possible, dès le début de l'émotion, pour apaiser et éviter que la vague monte trop haut. Plutôt que de voir mes émotions désagréables comme des ennemis à fuir, je peux les accueillir comme des sources d'informations. De quoi j'ai peur ? Pourquoi j'évite cette situation ou cette conversation systématiquement ? Passons au corps. Reconnaître les signaux physiques de l'évitement. Quand nous nous approchons de ce qui ne nous apprécions pas, le corps réagit. Des tensions, une fermeture, une envie de fuir. Identifier mes réactions corporelles d'évitement, ça va me permettre d'être plus conscient de ce qui se passe. Pour certains, c'est comme une boule au ventre, ou une tension dans la poitrine. ou parfois un besoin de distraction compulsive. Apprendre à reconnaître ces signaux, c'est pouvoir repérer l'évitement en temps réel. Tiens, là je suis en train d'éviter quelque chose. On peut utiliser le corps pour sortir de l'évitement. Parfois, le meilleur moyen pour dépasser ces peurs, ce n'est pas de raisonner, mais de bouger physiquement, de secouer le corps, de danser ou de respirer profondément. Le mouvement peut ainsi débloquer le mental qui n'arrive pas à le résoudre. Pour les atypiques qui sont très cérébraux, le retour au corps est souvent libérateur. Passons au cerveau, décoder les schémas et les croyances de l'évitement. Le mental construit des justifications très sophistiquées pour expliciter mes évitements. Les HPI sont particulièrement doués pour fabriquer des protections, intellectualiser le problème et le mettre à distance. Derrière chaque évitement se cache souvent une croyance limitante. Je dois être parfait ? Sinon, je ne vois rien. Et du coup, j'évite tout nouveau projet qui ne serait pas parfaitement contrôlable, où je ne me sentirais pas complètement expert. Tous les évitements ne sont pas à dépasser, bien sûr. Certains sont parfaitement légitimes et protecteurs. Éviter un environnement toxique qui sur-stimule mon système nerveux, c'est une protection saine. Éviter les relations où je ne suis pas respectée, dans ma différence, c'est un choix pour préserver mon intégrité. Le discernement conscient permet de faire la différence entre ce qui me protège vraiment et ce qui m'emprisonne. Je vous propose un exercice pratique. Écrivez ce que vous évitez et notez en quoi cet évitement est bénéfique, vous protecteur. Et puis, est-ce que j'ai envie de changer cet évitement ou est-ce que je le garde ? Et quelles seraient les conséquences positives et les appréhensions de ce changement ? Cette mise en perspective réduit le pouvoir paralysant de la peur et permet de mieux choisir en conscience. La conscience transforme l'évitement automatique en choix. Comprendre mes évitements me redonne la liberté de décider ce que je veux vraiment. Tant que l'évitement reste inconscient, je le subis. Dès qu'il devient conscient, je retrouve la possibilité de choisir et de me poser cette question. Aujourd'hui, ce que j'évite, est-ce une protection légitime ou juste une habitude ? Et cette conscience transforme l'évitement automatique en décision. La première étape est simplement d'observer. Je me demande pourquoi j'évite cela. Parfois l'évitement c'est simplement, c'est pas le bon moment. Et respecter ce timing interne, ce n'est pas la même chose que fuir indéfiniment. La conscience aide à discerner si j'ai besoin de quelque chose avant d'y aller ou si je suis en train de repousser en permanence. Passons à la créativité. Imaginer d'autres chemins. La créativité permet d'imaginer des alternatives à l'évitement, des façons nouvelles d'approcher ce qui fait peur. L'intention, c'est de... Transformer l'évitement en exploration progressive. Plutôt que de passer brutalement de l'évitement total à l'affrontement direct, je crée des paliers intermédiaires. Par exemple, certains atypiques évitent de laisser leur créativité s'exprimer, souvent par peur du jugement, alors même que la création est pour eux un besoin vital. Une approche graduelle par petites étapes qui respecte mon rythme est une solution. Chaque expérience positive vient nourrir la confiance en moi, et réduire la peur de passer à l'action. Vous pouvez jouer avec les Essie. Le cerveau peut s'emballer dans des pensées catastrophiques, imaginer le pire, mais vous pouvez aussi utiliser votre créativité pour imaginer le meilleur. Créer un Essie positif. Et si en osant poser mes limites, cette relation s'améliorait ? Les Essie positifs rééquilibrent la balance intérieure et réduisent la paralysie. Pour conclure... L'art de l'évitement conscient. Pour les neuroatypiques hautement sensibles, certains évitements sont des nécessités, des façons légitimes de se protéger. D'autres évitements sont au contraire des prisons héritées du passé qui attendent d'être transformées. Mes évitements indiquent là où j'étais blessée, là où j'ai besoin de protection, là où j'ai encore des peurs. Ce sont des clés et des zones de croissance. Le coaching intégratif, C5, permet un espace où le cœur peut être écouté, les émotions évitées enfin accueillies, le corps peut reconnaître les signaux de lutte alerte et apprendre à s'apaiser. Le cerveau peut décoder les croyances qui nous limitent et la conscience va transformer l'automatisme en choix, en discernement. Et la créativité va ouvrir des nouveaux chemins, des nouveaux possibles. L'intention, c'est de discerner Ce qui mérite d'être respecté, et ce qui mérite d'être changé. Pour finir en douceur Et si je m'écoute vraiment, là, quelle intuition, quelle envie ? Si je prenais le temps de noter ce qui me vient ? Si vous avez envie d'aller plus loin, d'avancer grâce au coaching intégratif, retrouvez-nous à l'école EAR, par exemple, pour une journée découverte, ou venez vous former, vous perfectionner, pour mieux accompagner les autres. Si le podcast résonne, partagez-le, laissez un commentaire ou 5 étoiles pour lui donner plus de visibilité. Et pour rester en lien Retrouvez-nous sur tous les réseaux sociaux. Je vous dis à bientôt.