Speaker #0Bienvenue dans Coeur Vulnérable, un espace où la lumineux habilité devient un chemin pour se relier, s'apaiser et se révéler. Je suis Lydie, et ici on prend le temps de ressentir, d'explorer ce qui vibre et de mettre des mots sur ce qui nous traverse. Ensemble, créons un espace de reconnexion. Et si la liberté commençait quand on arrête d'avoir peur de vivre ? Dans cet épisode, je vais te parler du souffle après la traversée. Il y a des moments où la vie t'arrache tout ce que tu croyais être, tout ce que tu croyais avoir ou devoir faire. Il y a des fins de cycle, des remises à zéro, des silences qui te ramènent à l'essentiel. Et puis il y a ce moment d'après, celui où quelque chose recommence à respirer à l'intérieur de toi. Imagine-le comme un lever de soleil après une longue nuit, un souffle qui revient tout doucement, mais avec force, et qui fait vibrer chaque parcelle de ton corps. Tu te sens fragile, mais vivant. Dans le dernier épisode, je parlais de la fin d'un chapitre, et aujourd'hui j'aimerais t'emmener dans ce qui vient après. Ce moment où la vie revient, où tu recommences à te sentir libre, sans encore savoir de quoi exactement. La liberté. Ce mot que tu prononces peut-être souvent, que tu cherches, parfois avec impatience, sans toujours savoir ce qu'il signifie vraiment. J'ai longtemps cru que la liberté c'était faire ce que je voulais. Mais en réalité j'ai compris qu'elle commence quand tu arrêtes d'avoir peur de vivre. La peur de vivre peut être subtile, silencieuse. Elle peut se cacher derrière la prudence, le confort, les habitudes, la routine. Elle peut te retenir dans des relations, dans des emplois, dans des émotions connues. Vivre, c'est ressentir. C'est aussi se tromper, c'est aimer, oser. Et c'est justement là que beaucoup d'entre nous s'arrêtent. Comme le dit Brené Brown, nous ne pouvons pas sélectionner les émotions que nous ressentons. Quand nous engourdissons la douleur, nous engourdissons aussi la joie. On va d'abord parler de ce qu'on croit être la liberté. Tu as sans doute entendu dire que la liberté, c'est quitter son job, c'est voyager seule, c'est dire non, c'est changer complètement de vie. En fait, on en parle comme si c'était une conquête, comme si elle dépendait. de ce qu'on faisait, de ce qu'on possède, et de ce qu'on ose. En fait, il y a un paradoxe là-dedans, parce que plus tu cherches à montrer ta liberté, plus tu peux te sentir emprisonné par tes peurs. La peur de mal choisir, la peur de ne pas être assez, la peur de regretter. Cette liberté... entre guillemets visibles, donc celles des images, des voyages, des réussites, ça peut être une fuite. Toi, tu crois que tu te libères en faisant ça, alors que parfois, tu t'échappes. Pense à ces personnes qui partent voyager autour du monde pour se retrouver. En réalité, beaucoup d'entre elles fuient. Elle fuit la confrontation avec elle-même, la confrontation avec leurs émotions, à leurs relations. La vraie liberté, elle ne se mesure pas aux expériences extérieures. Elle se ressent à l'intérieur de soi. Paulo Coelho disait La liberté n'est pas l'absence d'engagement. mais plutôt la capacité de choisir. Et j'ai déjà abordé la notion de choix dans un épisode de podcast. C'est ça, c'est choisir ce qui est bon pour nous. En fait, avoir la liberté de choisir ce qui est bon pour nous et ce que l'on veut. Choisir, c'est aimer. C'est s'aimer. Et lorsque l'on s'aime, on se donne le droit à la liberté. On croit trop souvent que la liberté se mesure à l'extérieur, et que ce sont les autres qui nous empêchent d'être libres. Et si c'était nous-mêmes ? Et si la vraie liberté, c'était de cesser de te contraindre toi-même, d'arrêter d'être prisonnier du regard des autres, de la peur de mal faire, la peur de blesser, de ne pas être assez ? La peur d'être toi est souvent au cœur de tes blocages. Elle peut t'empêcher de dire ce que tu penses, de ressentir pleinement et d'oser ce qui t'attire réellement. J'ai moi-même connu ces moments où je croyais être libre parce que j'avais tout quitté. Mais à l'intérieur de moi... Je me sentais encore retenue, retenue par mes peurs, mes peurs invisibles. Quand je me suis lancée dans l'entrepreneuriat, au début, c'était génial, j'explorais plein de choses, je me sentais libre et c'est ce que je cherchais, c'est ce que je voulais, faire les choses différemment, faire les choses à ma façon. Et donc j'avais la liberté de créer, et bien le job de mes rêves. Et quand... J'ai commencé mon job à temps partiel, j'ai découvert à quel point mes peurs m'empêchaient d'avancer, parce que je me suis sentie encore plus libre avec ce job à temps partiel que quand j'étais entrepreneur à plein temps. C'est là que j'ai compris à quel point mes peurs et à quel point moi-même Je me privais de liberté. Je m'empêchais, en tout cas, de vivre la vie que j'avais envie de vivre. Et ce n'était pas les autres, c'était moi-même. Parce qu'au début, c'était beau, c'était rose, je pouvais créer comme je voulais. Mais très vite, je me suis fait rattraper par mes peurs. Et je voyais que, finalement, je n'arrivais pas à avancer comme je voulais. soit parce que j'étais trop perfectionniste, soit parce que je voulais faire plein de choses et que du coup je ne savais pas trop comment m'organiser, et que je me lançais quelque chose ensuite dans une autre chose, et finalement je me rendais compte que je n'allais jamais au bout. J'essayais pourtant de me remettre en question et de me dire pourquoi je n'arrive pas à aller au bout, qu'est-ce qui se passe, pourquoi finalement je n'arrive pas à démarrer réellement mon entreprise, pourquoi je ne me dégage pas encore une rentrée d'argent, ou en tout cas... une rentrée d'argent comme je le souhaitais. Je me suis posé toutes ces questions, mais c'est vraiment au moment où j'ai fait l'expérience d'autre chose, et bien de cette expérience où j'ai pris ce job à temps partiel, où là j'ai compris. En fait, tout ça m'a sauté aux yeux, et je me suis dit, mais en fait, c'est vraiment moi-même, parce qu'en prenant ce job, on aurait pu croire, j'aurais pu croire que ça allait me limiter. que j'allais avoir moins de liberté, parce que forcément, j'avais trois jours par semaine où j'étais obligée d'être dans ce job. Et finalement, je me suis sentie beaucoup plus libre, et ça m'a perturbée au début. Je ne comprenais pas comment c'était possible, parce que finalement, j'avais moins de temps pour créer ce que je voulais, du coup moins de temps pour être libre. Et finalement, c'est là que j'ai vraiment compris déjà que la liberté... C'est quelque chose qui se vit à l'intérieur, et que c'est des choix, et que c'est moi-même qui me contraint. Je me laissais complètement envahir par mes peurs. Et la clé, donc, pour pouvoir retrouver cette liberté, c'est d'apprendre à apprivoiser la peur. Parce que la peur, elle ne disparaît jamais vraiment totalement, mais la peur, elle devient un guide. Elle te montre ce qui est vivant en toi. Ce qui compte vraiment. Et chaque fois que tu oses traverser cette peur, consciemment, tu élargis ton espace intérieur. Il y a une phrase dans un de mes livres préférés que j'adore, que j'ai envie de te partager ici. En fait, c'est un mot. Donc le mot peur, en anglais, c'est fear. F-E-A-R. Et l'acronyme de fear, ça serait feeling excited and ready. C'est se sentir prêt et excité. Alors, là où il y a la peur, il y a le prochain step. Il y a la prochaine action. Le prochain objectif se situe derrière cette peur. La peur ne nous contraint pas, elle nous montre le chemin de notre libération, et donc de notre liberté. La liberté émotionnelle, c'est te permettre de ressentir sans te juger, te donner le droit d'être multiple, changeant, vivant, et ne plus chercher à tout comprendre ou tout contrôler. Être libre, ce n'est pas ne rien ressentir, c'est ne plus avoir peur de ce que tu ressens. Si je reprends mon exemple personnel de tout à l'heure, quand j'ai cédé une part de ce que je croyais être ma liberté, en passant de full-time entrepreneur à part-time salarié, j'ai compris que la vraie liberté c'était dans le mouvement, dans la foi. et que c'était à l'intérieur de moi. C'est ce qui m'a donné la force de continuer et de faire un saut dans le vide, de redevenir entrepreneur à plein temps et me sentir libre autant à l'intérieur qu'à l'extérieur. La liberté, c'est accepter l'élan de la vie, même quand il est incertain. La liberté, c'est y aller, même quand on ne sait pas. La liberté, c'est élargir sa zone de confort. C'est sortir de sa zone de confort, mais une fois qu'on en sort, finalement ce qu'on fait c'est qu'on l'élargit. Et à chaque fois qu'on fait un pas en dehors, finalement on fait un pas encore plus en dedans, donc à l'intérieur de nous. Et donc la liberté qui se voit à l'extérieur, on la ressent à l'intérieur. J'aimerais maintenant te parler d'un sujet qui me... Ce qui me travaille en ce moment et qui est en lien avec la liberté de vivre, c'est les réseaux sociaux. Les réseaux sociaux, est-ce que c'est un espace de lien ou une prison invisible ? Les réseaux sociaux, en vrai, je trouve ça fascinant. Parce qu'ils te permettent de te relier à d'autres personnes à travers le monde, de partager tes créations, d'apprendre, de t'inspirer. de t'exprimer. Mais il y a un paradoxe. Cette liberté apparente peut devenir une prison invisible. Parce que tu te sens obligé d'être cohérent, intéressant, performant, et tu te compares aux autres. Tu calcules tes likes, tu mesures ta valeur par des chiffres. Et souvent, tu finis par te perdre dans cette performance-là, à vouloir prouver. que tu es libre, alors que tu es en train de t'éloigner de ce qui est réellement vivant en toi. Là, moi, en fait, je me sens dans une dualité. J'ai un côté où je trouve ça génial, et j'ai envie de m'exprimer pleinement, de prendre le temps d'aller au fond de mes idées, de les écrire et de les partager, de pouvoir les mettre en images, de pouvoir... exprimer ma créativité sous plusieurs formes et la partager au monde, mais de l'autre je suis confrontée à la logique des algorithmes, le fait qu'ils changent sans cesse, qu'ils privilégient certains formats et de plus en plus courts. Et en fait, mes réflexions n'ont pas la place qu'elles méritent. Et j'en fais un constat un peu amer, je trouve que... Peu de gens prennent le temps de vraiment lire un post ou regarder une vidéo jusqu'au bout. Et c'est ça qui fait que je me questionne aujourd'hui sur comment utiliser ces outils sans me censurer, comment rester fidèle à moi-même, à mon rythme, à mes idées, à ma profondeur, tout en continuant à créer du lien et à partager ce qui me tient à cœur. Parce que c'est là aussi que la liberté elle se joue. C'est choisir comment tu te montres sans te plier à la course, à la tension. sans te plier à la majorité. Décider de la forme que tu donnes à tes idées, le texte, les images, vidéos, comment t'as envie de partager ce que t'as envie, et de pas être obligé de suivre une trend. La liberté, elle se joue aussi dans le fait d'exprimer ce que tu veux vraiment, à ton rythme et dans l'espace qui te respecte. Dans les réseaux sociaux, il y a des risques et des inconvénients. c'est que souvent on se disperse beaucoup. Ça nous crée du coup une fatigue mentale, et ça crée même un sentiment de solitude. Il y a aussi tout ce côté où on se sent un peu insuffisant, on n'en fait pas assez, on n'en montre pas assez, ou on n'est pas assez, on a l'impression en tout cas, puisque du coup on se compare beaucoup. Il y a cette pression constante. De cohérence, la peur de déplaire, la peur de manquer quelque chose. Et il y a cette tendance à montrer plutôt qu'à vivre, à exposer plutôt qu'à ressentir. Mais il y a aussi des avantages et des opportunités. Parce qu'il y a tout le côté où on peut s'exprimer, exprimer notre créativité. On a accès à des communautés inspirantes. Il y a des outils pour reconnecter à soi et aux autres, à partir du moment où on en fait un usage conscient. J'ai envie de t'inviter à faire un exercice. Pendant une semaine, choisis de ne pas poster et ne pas regarder les réseaux, ne pas te connecter. Alors déjà, une semaine, selon certaines personnes, c'est presque inimaginable. Donc peut-être commence par un jour. Mais teste cet exercice. Pendant un jour, deux jours, une semaine, éloigne-toi des réseaux et ressens à quel point tu te crées un nouvel espace à l'intérieur de toi, à quel point tu te sens plus libre et où tu sens qu'il y a moins de jugement et qu'il y a plus de légèreté et que tu es en train de vivre. Il y a une étude de l'université de Pennsylvanie. qui montre que réduire son usage des réseaux sociaux améliore le bien-être et diminue la solitude et l'anxiété. Malgré que les réseaux nous permettent de rester en lien, ils nous provoquent de l'anxiété et ce sentiment d'isolement. Personnellement, j'ai décidé de changer ma relation et mon utilisation aux réseaux sociaux. Du moins, j'essaye de l'ancrer quotidiennement. J'ai des phases. Mais en tout cas, plusieurs points que j'ai envie de te partager ici. Premier point, c'est quand je publie, je cache les likes. Je ne cache pas pour les autres. Pas pour qu'on ne voit pas si mon post fait un flop ou pas. Mais je cache pour moi. Pour éviter de regarder. Pour éviter de me comparer. Pour éviter d'être déçue. J'enlève en fait toutes les possibles attentes que je pourrais avoir. Je ne regarde pas mes stats à chaque publication, en temps réel. Je me réserve un moment, plus tard, pour faire un point sur les postes qui ont mieux marché, et je fais une vraie analyse, sans jugement. Deuxième point, je ne publie pas tout, en l'occurrence sur mes réseaux personnels. Je fais quelques partages, mais je prends soin de ne pas tout mettre à chaque fois, pour préserver ma vie privée, et je ne publie pas en temps réel, toujours. Quand j'ai envie de prendre un moment et de créer une publication comme j'en ai envie, quand c'est le bon moment pour moi. Troisième point, je ne regarde pas tous les jours les stories et posts de tout le monde. Je suis des personnes, que ce soit famille, amis, collègues, personnes célèbres, inspirantes, etc. Régulièrement, en fait, je fais un tri et je mute des comptes. Je les mute, pas parce qu'ils ne m'intéressent pas. Pas parce que je les aime pas, mais parce que je préfère décider de quand j'ai envie de voir quoi. J'ai pas envie d'ouvrir Instagram et d'avoir un million de stories, de publications, qui me donnent l'impression que je dois tout regarder, que je suis en retard, que je dois tout rattraper, et que tout est important. Et quand je commence, et ben en fait je finis jamais. Et ça je me suis dit, je ne veux plus, je ne veux pas être contrainte à ça. Et donc... Moins j'en vois, mieux je me porte. Je limite ma pollution visuelle pour reprendre ma liberté d'utilisation. Et surtout, j'évite d'avoir trop d'informations. qui court-circuitent ma créativité et me provoquent une fatigue mentale. Régulièrement, je fais un tri, comme je disais, je change. Des fois, j'ai envie de voir certaines personnes ou certains comptes qui m'inspirent, qui m'apaisent ou qui me font rire. Ça change. Et du coup, je change. Quand j'ai envie, et parfois j'ai envie, je pense à quelqu'un et je vais aller sur son compte regarder ce qu'elle fait. Mais du coup, là, c'est vraiment une démarche différente. C'est pas je regarde parce que la story elle est passée. C'est que je pense à la personne et du coup je vais aller sur son profil et je vais aller voir et je vais regarder. Quitte à envoyer un message pour dire bah voilà je pensais à toi. Quatrième point, je ne regarde pas mon téléphone et je ne réponds pas au message quand je suis avec une personne en physique. Pour vivre en fait un moment de qualité. Parce que ce qui est sur les réseaux, ça peut attendre. Être là avec... un ami, une amie, un partenaire, la famille, et être scotché sur son téléphone, ça m'insupporte. Ça m'insupporte. Ça peut arriver qu'on prenne un peu le téléphone, c'est pas un souci, je dis pas qu'il faut le mettre dans une autre pièce, il faut le jeter par la fenêtre. Simplement, il ne faut pas oublier qu'on n'est pas tous éternels, il ne faut pas oublier que le vrai lien, la vraie connexion, c'est les moments de qualité, c'est les moments qu'on vit ensemble sur le monde. Sur le moment en fait, en temps réel, dans la vraie vie. Et ça c'est la réalité. Et donc la personne en face de moi qui est là durant ce moment donné, et bien je décide d'en profiter. Et tout le reste, ça peut attendre. Je le mets de côté. Quand j'ai commencé à prendre de la distance comme ça, j'ai redécouvert vraiment la liberté. La liberté de ne pas tout montrer, la liberté de créer sans... penser à l'après, la liberté d'exister, de publier, et même quand je ne publie rien, la liberté de continuer à partager mes idées à mon rythme et selon mes envies. Et si dans ce monde d'images, la vraie liberté c'était de ne plus se définir par ce qu'on montre, mais par ce qu'on vit. Quand on parle de liberté, on pense au voyage. à l'exploration. Et j'ai envie de te parler de l'exploration du dehors et l'exploration du dedans. Parce que oui, l'exploration peut prendre deux formes, extérieur et intérieur. Et en fait, on se rend compte que ces deux formes, elles dialoguent profondément. Donc le voyage extérieur, c'est découvrir de nouveaux paysages, c'est rencontrer d'autres cultures, se confronter à des situations inconnues. Et le voyage intérieur, c'est plonger dans ses émotions, dans ses croyances, dans ses blocages et ses élans profonds. Souvent, le voyage extérieur provoque l'introspection. Par exemple, on a tous déjà entendu quelqu'un qui est parti faire une randonnée en montagne et qui a ressenti des émotions incroyables, des émotions que peut-être elle avait refoulées. Ou un séjour dans un pays étranger qui peut révéler en tout cas des croyances qu'on avait longtemps ignorées et qui, là, face à l'inconnu, face à quelque chose de différent, on se rend compte de nos propres pensées, de nos propres conditionnements. Mais l'exploration ne commence pas toujours par l'exploration extérieure. On peut la commencer directement par l'intérieur. Donc par la méditation, par le journaling, par des pratiques de pleine conscience. C'est là que la transformation, elle devient durable. C'est ce travail intérieur là qui influence ensuite l'extérieur, qui influence nos choix, nos relations, notre manière de voyager, de créer, de vivre. En fait, peu importe par quelle porte tu commences. Que ce soit extérieur ou intérieur, sache qu'elles sont liées. Et que la liberté la plus profonde et la plus durable naît de l'intérieur. Donc chaque paysage et chaque rencontre, chaque silence, devient un miroir et un guide. La liberté c'est continuer à avancer. Que tu commences par l'extérieur ou l'intérieur. Laisse la vie te transformer à l'intérieur pour que cette transformation puisse rayonner à l'extérieur. Et au début de l'épisode, je te parlais du voyage comme une fuite. Il y a beaucoup de personnes qui partent en voyage à l'autre bout du monde pour un peu fuir la réalité, pour un peu fuir leur quotidien. Mais là, je te parle du voyage, donc à l'autre bout du monde ou peu importe, qui te permet de te rencontrer vraiment. Et ça, tu arrives à le faire que si tu arrives à t'ouvrir assez à l'extérieur et que tu arrives assez à t'écouter à l'intérieur. J'ai envie de te partager mon expérience. La première fois que je suis partie en Thaïlande, je suis partie avec une amie au début. On a fait deux semaines ensemble et j'ai fini les deux autres semaines seule. Ça a été une de mes plus belles expériences. Ça a été déjà un défi pour moi. J'ai osé. Mon objectif, c'était simplement de partir seule. Je m'étais challengée et je suis partie également pour réaliser un de mes rêves. En fait, quand je me suis retrouvée seule, je ne savais pas du tout à quoi m'attendre. J'étais vraiment dans l'inconnu, je ne savais même pas ce que j'allais y faire, ce que j'allais sentir, ce que je cherchais à découvrir. Mais je me suis laissée porter. Je me suis levée le matin et j'avais pris un carnet. Je me suis posée dans un café et j'ai regardé, j'avais une vue incroyable. Et j'observais, je regardais, je contemplais. Et puis là, dans ce silence, j'ai des choses qui sont venues, des émotions, des mots. Et j'ai commencé à repenser à mes relations. Parce qu'à ce moment-là, ça faisait quelques mois que j'étais séparée de mon ex-compagnon. J'ai quitté l'endroit, la ville où je vivais. Et j'ai vécu vraiment un grand chamboulement. Et à ce moment-là, je me suis retrouvée seule avec moi-même. Et plein de choses ont émergé. J'ai écrit, écrit, écrit. Et j'ai compris beaucoup de choses. Après ça, j'ai recontacté des personnes. Des amis avec qui j'avais eu un conflit ou un malentendu. Ou simplement j'avais laissé la relation telle qu'elle et sans donner de nouvelles. Et je suis revenue vers elle en disant voilà. En fait, j'ai pris du recul et j'ai compris beaucoup de choses. J'ai compris pourquoi j'ai agi comme ça. J'ai compris pourquoi toi tu as agi comme ça. Ça m'a permis d'avoir une grande maturité, une grande lucidité, de prendre du recul et de gagner en sagesse. Donc le voyage, c'est une très belle porte pour se rencontrer soi-même. Si on a la volonté et si on a l'ouverture et l'écoute pour le faire. Et j'ai même envie de dire que la liberté, c'est l'amour. Plus tu avances, plus tu réalises que la liberté, ce n'est pas un but, c'est une conséquence. Et qu'elle naît quand tu cesses de lutter contre ce qui est. La liberté du cœur, c'est aimer sans te perdre, c'est être toi sans peur de déplaire, c'est accueillir la vie telle qu'elle vient. Par exemple, c'est oser dire non dans une relation par respect pour toi-même et constater que l'amour reste authentique et possible. La vraie liberté, c'est quand tu arrêtes de fuir la vie et que tu commences à danser avec elle. La liberté, tu la rencontres quand tu rencontres l'amour et l'amour, tu la rencontres quand tu rencontres la liberté. Alors arrête de vivre à travers ton écran et sors. Explore et va là où la peur est pour t'y rencontrer. Après la fermeture d'un cycle et avant d'en commencer un nouveau, respire. Respire avant de poser de nouvelles bases. Laisse la vie te traverser librement, sans contrôle, sans attente. Voyage léger, tel un souffle après la traversée. Et si la liberté commençait quand on arrête d'avoir peur de vivre ? Merci pour ton écoute. Que ces mots résonnent doucement et profondément. S'ils ont touché quelque chose en toi, tu peux partager cet épisode et laisser quelques mots pour faire vivre cette voix. Et à bientôt ! Donc il revient là-bas.