Speaker #0Bienvenue dans Coeur Vulnérable, un espace où la vulnérabilité devient un chemin pour se relier, s'apaiser et se révéler. Je suis Lydie et ici on prend le temps de ressentir, d'explorer ce qui vibre et de mettre des mots sur ce qui nous traverse. Ensemble, créons un espace de reconnexion. Bienvenue dans ce nouvel épisode où on va parler d'une étape importante et puissante de la vie. Chlore un chapitre. Oui, fermer une porte et laisser derrière soi ce qui n'a plus de place et ce qui n'est plus aligné. Et découvrir que cette fin n'est en réalité que le début de quelque chose de nouveau. Installe-toi confortablement, prends quelques respirations et laisse-toi guider dans ce passage. Inspire et expire. Et si, lors d'un chapitre, c'était le début de l'histoire ? Commençons par ce que signifie vraiment la fin d'un cycle. Chaque étape a un début et une fin, et reconnaître qu'un cycle touche à sa fin, c'est le premier pas essentiel vers la transformation. On va aller voir, dans plusieurs domaines de vie, comment ça évolue. Que ce soit dans les relations, les projets, les habitudes, les façons d'être, de penser. On va commencer par les relations. Certaines relations, qu'elles soient amicales, amoureuses ou professionnelles, remplissent leur rôle dans notre vie pendant un temps, un temps précis. Parfois, ces relations deviennent un petit peu répétitives, lourdes. et on sent qu'elles ne nourrissent plus notre croissance. Par exemple, tu peux avoir un ami, un partenaire, qui est ou qui a été en tout cas d'un grand soutien, important, présent, mais au fil du temps, tu réalises que vous ne comprenez plus, que les interactions deviennent épuisantes, que la relation... te maintient dans des anciennes habitudes. Donc ça peut te provoquer un sentiment d'inconfort qui est récurrent, une perte de connexion dans la relation entre les deux personnes, et des tensions qui ne trouvent plus de solution. Il y a beau essayer de réfléchir et de tourner les choses de différentes manières, les conflits ne se résolvent plus. En ce qui concerne les relations, ici, je ne parle pas forcément de rupture. Je parle de fin de cycle. Alors des fois, ça amène jusqu'à une rupture. Et quand bien même une rupture n'est pas forcément définitive. Je m'explique. Dans les relations amicales, on peut connaître plusieurs cycles. Par exemple, quand c'est un ami qu'on connaît depuis le collège. Ensuite quand on arrive au lycée, on a évolué, on n'a pas forcément les mêmes fréquentations et du coup on peut s'éloigner un petit peu, perdre le contact et puis se retrouver à la fin du lycée, à la fac par exemple ou dans une formation. Ou simplement parce qu'on a déménagé dans la même ville et on se retrouve, on a été au collège ensemble, au lycée on s'est perdu de vue et pourtant on se retrouve. Et puis là, ça rematche. Par exemple, là, est-ce qu'on peut dire vraiment qu'il y a eu une rupture ? Oui et non. Il y a eu une rupture à un moment donné. On a enclenché un nouveau cycle où il y a eu une distance. Chaque personne a fait sa vie de son côté. Et puis, il y a eu un nouveau cycle encore qui s'est enclenché où finalement, les chemins se sont recroisés. Ici, je veux bien parler... De fin de cycle, je ne parle pas de fin de quitter une relation, je ne parle pas de relation toxique, je ne parle pas de tout ça, ça demanderait d'autres épisodes de podcast, simplement j'insiste sur la fin d'un cycle. Et la fin d'un cycle n'est pas forcément la fin d'une relation. Pour donner mon exemple personnel, j'ai plusieurs amitiés où il y a eu plusieurs ruptures, pas forcément communiquées, dites, et on s'est dit on s'arrête là. C'était fluide, c'était simplement chaque personne a pris un chemin différent, on s'est parlé de moins en moins, les interactions étaient plus... espacés, on se voyait moins, on se parlait moins, et puis ben on passe un an, deux ans sans se parler, et puis finalement on se retrouve. Ça m'est arrivé plusieurs fois, et dans une relation amicale avec une personne, plusieurs cycles se sont passés où on s'est éloigné, on s'est retrouvé. Mais il se peut évidemment qu'on ne se retrouve pas, que... chaque personne fasse et continue son chemin de son côté et que peut-être nos chemins ne seront plus amenés à se croiser. C'est aussi un cycle. On va dire à chaque fois qu'il y a un changement dans la relation, c'est un cycle. Et on peut enchaîner comme ça plusieurs cycles différents, c'est ça l'évolution. Ensuite, Je vais parler du travail ou des projets. On peut avoir un job qui est un peu un tremplin pour nous dans notre vie, où on apprend beaucoup de choses, un job qui nous permet de grandir, dans lequel on s'épanouit. Et puis un jour, on se rend compte que dans ce job-là, on n'est plus inspiré. On se rend compte qu'on n'évolue plus, que là on est en train de stagner. Par exemple... Tu peux être dans un poste, dans une entreprise, par sécurité ou par habitude, et tu sens que tes talents, tu sens que tes qualités ne sont plus vraiment valorisées, et que, en fait, t'as plus l'espace de t'épanouir, t'as peut-être plus d'espace pour ta créativité, t'as peut-être plus d'espace pour t'exprimer. Et peut-être que tu t'ennuies, simplement. Donc justement, les indicateurs, c'est quoi ? C'est que... Tu commences à ressentir une perte d'envie, une perte de motivation. Tu peux te sentir limitée. Tu peux sentir aussi que tu as l'impression de tourner en rond, de stagner, que tu n'as plus assez de liberté. Et du coup, tu te sens complètement drainée. Tu n'as plus envie d'y aller en fait, tu n'as plus envie d'aller travailler. Ça, ça peut aussi évoquer la fin d'un cycle. Et peut-être le début de quelque chose pour toi. Comme par exemple pour moi, j'en ai parlé dans les derniers épisodes. J'ai quitté un travail dans lequel je suis restée pendant un an et demi. Ce travail m'a beaucoup apporté au début. Ça correspondait vraiment à ce que je cherchais, ce que j'avais besoin surtout à ce moment-là. Ça m'a permis de retrouver un cadre, une stabilité. Ça m'a... permis de recréer un nouvel équilibre dans mon quotidien. Ça m'apporte également beaucoup d'autres choses. Et puis à un moment donné, j'ai senti que ce que ça m'apportait les premiers mois, eh bien, une fois que c'était ancré, que j'avais réussi dans mon quotidien à réancrer ces nouvelles choses, eh bien ça y est, j'avais atteint un stade, une limite, où il n'y avait plus l'évolution. Et au contraire, je me sentais bloquée. Comme si j'arrivais à un palier. Et que du coup, pour passer ce palier-là, il fallait que je bouge, il fallait que je change, il fallait qu'il y ait autre chose. Et donc là, j'ai commencé à sentir effectivement une perte de motivation à aller au travail, alors que j'adore mon métier. Mais pourtant, là où j'étais dans la structure, le moment et tout l'environnement faisaient que, pour moi, c'était la fin d'un cycle en fait. Ça allait bien au-delà de juste... Ça ne me correspond pas ou ça ne me correspond plus, ou il s'est passé un événement. C'est peut-être tout à la fois d'ailleurs, mais en tout cas, j'ai senti ce moment et ce sentiment de manque d'espace, manque de liberté. Et j'étais complètement drainée en fait, c'est vraiment ça. J'étais en train de perdre en énergie. Ensuite, je vais parler un peu des habitudes et des routines. Donc parfois, ce sont nos propres comportements. ou nos manières de fonctionner qui doivent se transformer. Par exemple... On peut avoir une habitude de procrastiner, une routine qu'on a et qui finalement nous dessert complètement. La routine par exemple d'allumer la télé dès qu'on rentre à la maison, finalement c'est un peu contre-productif, alors que peut-être on a d'autres choses à faire et qui nous rendraient bien plus satisfaits à la fin de la journée, avec moins de frustration. Donc certaines habitudes qu'on a dans notre quotidien, des routines, que ce soit procrastination, ou autre, en tout cas des manières de réagir aux situations, et bien ces manières-là, on sent qu'elles ne nous servent plus, qu'elles ne servent plus la version de nous qu'on a envie d'être. Donc là, les indicateurs, c'est quoi ? C'est déjà pour commencer, une grande frustration. Une frustration qui est répétée encore et encore. Il peut y avoir aussi un sentiment d'incohérence, d'incohérence avec tes valeurs. Et il y a vraiment un désir, un désir de changement. Cette frustration et cette incohérence vient réveiller un peu... Il y a comme une colère un petit peu, et en même temps une lassitude. Dire mais en fait, j'ai envie d'autre chose. J'ai envie d'autre chose, j'ai envie de changement, j'ai envie d'arrêter ça, j'ai envie de sortir de ça. Je veux autre chose. Ça, ça peut être le signal de la fin d'un cycle. Ensuite, il y a les croyances et les modes de vie. Donc là, c'est des cycles qui peuvent être un peu plus subtils. C'est des cycles qui sont liés à nos façons de penser, à nos croyances. Par exemple, tu peux te rendre compte que tu as certaines peurs qui te limitent. Et ces peurs-là, elles dictent tes choix depuis longtemps. Peut-être que c'est la peur d'oser te montrer. Peut-être que c'est la peur d'oser t'exprimer. Peut-être que c'est la peur de... Peu importe. Une peur qui t'empêche de faire quelque chose depuis trop longtemps. Et en fait, tu sens que là, t'arrives au bout de ça. Tu sens qu'il est temps de changer ces peurs-là, ou en tout cas de les dépasser. Tu sens que c'est la fin de ce cycle et que tu aspires à autre chose, tu aspires à un changement. Et tu sens que ça ne correspond pas à la personne que tu as envie d'être, encore une fois. Et les indicateurs ici, c'est une insatisfaction intérieure, un sentiment de stagnation, et justement beaucoup de peur et d'anxiété quotidienne qui reviennent encore et encore sur les mêmes sujets. Et justement, c'est ça, tu te sens bloqué là-dedans, tu te sens enfermé dans ces peurs. Donc ça, ça peut être également le signal que tu arrives à la fin d'un cycle et qu'il est temps de clore ce chapitre et de passer à autre chose. La fin d'un cycle peut être douce, mais peut être également brutale. Elle peut être consciente, mais elle peut être également subie. Dans tous les cas, la fin d'un cycle c'est un signal très précieux. C'est en fait ton corps, ton cœur et ton esprit qui sont en train de te dire qu'il est temps de libérer de l'espace pour la suite en fait, pour ce qui va venir. Parfois, on reconnaît cette fin de cycle par une fatigue émotionnelle, une sensation de tension dans le corps. de stagnation, un désir profond de changement. Et parfois, elles se manifestent par un événement externe, comme par exemple une rupture amoureuse que peut-être que tu n'as pas choisie mais que tu subis, un licenciement, un déménagement, un projet qui se termine. Le plus important dans tout ça, c'est la résonance intérieure. c'est que ton intuition, elle sait que c'est la fin. Même si tu subis, même si tu ne l'as pas choisi, qu'elle soit brutale ou douce, ton intuition sait que c'est la fin. Fermer un cycle, c'est un acte de courage. Ce n'est pas seulement accepter la fin, c'est aussi accueillir la transformation derrière et préparer l'espace Et bien pour ce qui suit, pour l'avenir. C'est le début d'un mouvement profond où tu deviens pleinement acteur de ta vie. Je vais te demander de prendre un instant pour toi, respire profondément et observe quel cycle dans ta vie touche peut-être à sa fin et qu'est-ce qui se répète ou te pèse en ce moment. Quel signe ton corps, ton cœur ou ton esprit t'envoie ? Prends quelques minutes pour réfléchir à ça. Fermer un chapitre demande du courage, mais pas celui qu'on montre à l'extérieur. C'est celui qui naît à l'intérieur de toi. Dans ces moments de doute, de peur et de solitude, c'est ce courage-là, c'est celui-là qui dit Je sens que c'est fini, mais même si je ne sais pas encore ce qu'il y aura après, c'est la fin, et j'y vais. Mais c'est pas parce que tu décides d'y aller et de clore le chapitre que c'est facile. Alors qu'est-ce qui est difficile ? C'est qu'en fait, fermer un cycle, c'est accepter de perdre quelque chose. Et la perte active toujours une peur, une peur proche. profonde, la peur du vide, le vide de ne plus savoir qui tu es sans cette relation, sans ce travail, sans ce projet, cette habitude, cette histoire à laquelle tu te raccroches, la peur du vide de ne plus contrôler ce qui va suivre, le vide du silence après le bruit de ce qui a rempli ton quotidien pendant si longtemps. En fait, souvent, on reste attaché à ce qu'on connaît, même si ça nous fait souffrir. Pourquoi ? Parce que simplement, c'est familier. C'est une façon de se rassurer, alors qu'en fait, le vrai courage, c'est de ne plus se choisir à moitié. C'est d'accepter que certaines choses, certaines personnes, ou certaines versions de toi ne peuvent plus t'accompagner là où tu vas, là où tu dois aller, là où tu veux aller. Le courage, c'est aussi la confiance. Fermer un chapitre ne veut pas dire tout comprendre ni tout contrôler. C'est un acte de foi, un acte de foi en toi, en la vie, en ton intuition. C'est faire confiance à cette partie de toi qui sent même quand ton mental résiste. Et ce courage, ça se manifeste pas toujours par des grands gestes. Parfois, c'est simplement dans le quotidien, dans les petites choses, dans les petites actions. C'est dire non pour la première fois. C'est arrêter de forcer, ce qui ne coule pas de source. C'est choisir le silence plutôt que de se justifier. C'est choisir de te retirer d'un espace où tu sens que tu n'es plus nourri. Ces gestes-là, c'est des gestes subtils, mais puissants. Parce qu'en réalité, ils disent « je me respecte » . Et ça, c'est fort. Ça, c'est puissant. Ce qu'on oublie souvent, c'est que fermer un cycle, c'est un deuil. Quand tu fermes un chapitre, tu vis une forme de deuil, et pas seulement d'une situation, mais aussi d'une version de toi-même. La version de toi-même qui a cru, celle qui a essayé, celle qui a tenu coûte que coûte jusqu'au bout. Et c'est normal de passer par des phases comme ça. Plusieurs émotions, de la tristesse à la colère, à la nostalgie, la confusion, la frustration. Et puis finalement l'apaisement. Le courage, ce n'est pas d'éviter de ressentir tout ça. Au contraire, c'est de rester présent à toi-même pendant que tu traverses tout ça. C'est de ne pas fuir tes émotions, mais de les laisser circuler. C'est ça, le vrai mouvement. Et c'est ce qui va accompagner la fermeture du cycle. C'est de sentir, ressentir. Honoré et relâché. La transformation... C'est mourir pour renaître. Quand un cycle se termine, un autre se prépare. Mais avant de renaître, il faut accepter de passer par ce moment de dépouillement. Cette zone-là où, entre la fin de quelque chose et le recommencement d'une nouvelle chose, cet espace souvent inconfortable. Et bien cet espace-là, en réalité, c'est un vrai sanctuaire, c'est sacré. Parce que c'est là que tu es en train de redevenir vrai, de redevenir toi, de te rapprocher de qui tu es profondément. Et donc là, tu passes par plusieurs étapes. La première étape, c'est la mort symbolique. Fermer un cycle, c'est un peu comme mourir, mais pas dans le sens tragique. C'est la mort de ce qui n'a plus lieu d'être, la mort de tes anciens schémas. de tes anciennes identités qui étaient figées dans des cases, la mort des masques que tu portais pour être aimée, comprise, acceptée. C'est comme si la vie t'invitait à enlever ces masques, à te dépouiller pour que tu puisses te retrouver, retrouver ton essence brute, ton essence nue. Et ça, ça peut faire peur parce que cette nudité intérieure, elle te confronte à ta vérité. La deuxième étape, c'est ce passage entre deux chapitres, entre deux livres, entre deux mondes. Dans cette zone de transition, tu n'es plus du tout l'ancien toi, mais tu n'es pas encore la nouvelle version de toi. T'es dans ce flou, là, qui plane, qui est parfois douloureux, instable, pas confortable, pas agréable. Mais en fait, c'est là que la magie, elle opère. Parce que là, tout ton corps, toutes tes cellules sont en train de changer, sont en train de bouger et de s'adapter à ta nouvelle énergie, à ton nouveau regard. Un regard qui s'ouvre sur qui tu as envie d'être et qui tu es en train de devenir. Et du coup, dans cette transition-là, tu peux te sentir épuisé. Tu peux te sentir dans un état de sensibilité, d'hypersensibilité justement. Tu peux te sentir également en décalage. En décalage avec les autres, avec le monde. Tu as l'impression d'être dans une bulle et d'être complètement différent. Et en même temps, t'es là sans être là. T'as ce sentiment que t'es là, tu vis ton quotidien, tu te lèves le matin, tu continues encore d'aller au travail, tu manges, tu parles à tes collègues, tu passes un coup de fil à ton chéri, tu rentres le soir, tu manges et tu vas te coucher. Et pourtant, t'es là, tu fais ta journée, tu vis, et pourtant t'as l'impression qu'il y a une part de toi qui n'est pas du tout là. T'es en mode pilote automatique. Et tu peux également te sentir, à contrario, rempli de lucidité et de gratitude. Ça peut être tout en même temps. Peut-être que t'es épuisé et en même temps t'es pleine de gratitude. Peut-être que tu te sens en décalage et en même temps tu sens que les choses sont hyper claires. Que t'es là et que t'es pas là et en même temps que tu sais. C'est vraiment un espace, un état très particulier. où souvent on se sent vraiment seule. Je sais qu'à chaque fois que je me retrouve dans cette phase-là, ça m'arrive régulièrement, depuis quelque temps, j'enchaîne un peu les cycles, et donc les transitions, et on a l'impression de se sentir seule dans notre bulle, et en même temps, il se passe énormément de choses. Et j'ai utilisé cette expression, de dire que j'avais l'impression d'être comme un arbre. Bien ancrée, je suis là, je sais que je suis là, je ressens les choses, je ressens mes émotions, je vois mes pensées, je sens mon énergie et j'ai l'impression qu'il y a une tornade autour de moi. Mais une tornade, je suis en plein milieu, mais ça tourne autour de moi jusqu'à pénétrer à l'intérieur de moi et à l'intérieur de moi, il y a encore cette tornade et pourtant moi je suis là, je suis l'arbre, je bouge pas, je suis lucide. Je suis présente et en même temps... énormément de mouvements et du coup j'ai du mal à poser des mots sur ce que je vis, sur ce que je ressens, sur ce qui se passe et pourtant dans mon corps je sais. C'est pas simple à expliquer. Tu peux te sentir très seule à ce moment là parce que si autour de toi les personnes qui te sont proches n'ont pas ressenti ça et n'ont pas cette conscience là, eh bien c'est difficile de pouvoir te confier et de pouvoir le dire à quelqu'un et d'expliquer. Parce qu'en même temps, tu ne trouves pas vraiment les mots. Donc c'est vraiment un espace, une transition très particulière. Et c'est un espace, une transition qui est très importante et qui est très belle. Parce que c'est dans ce moment-là que ton énergie à l'intérieur de toi, tes cellules, chaque cellule de tes orteils jusqu'à tes bouts de doigts sont en train de changer. Et c'est magnifique. C'est pas forcément agréable. Mais c'est beau, et c'est le signe que tu es en train de renaître. L'ancien est en train de s'effacer, pour laisser place à une nouvelle version, donc plus alignée, plus vraie, plus libre, plus toi-même en fait. Et ensuite il y a l'étape 3, c'est le choix. La transformation est un choix. Alors la transformation c'est aussi... Et de base, c'est un processus naturel. Mais elle demande quand même un choix conscient. Le choix, c'est quoi ? C'est le choix de ne plus revenir en arrière. C'est le choix de t'honorer, le choix de t'incarner, d'incarner ta vérité. Et là, là dans cet espace-là, la puissance renaît. Tu n'as plus besoin de prouver, d'expliquer, de plaire. Tu es, simplement. Et c'est cette simplicité-là qui crée l'impact. Et ça, ça y est, c'est le début. C'est le moment où tu choisis d'assumer et d'y aller. Et ensuite, il y a l'étape 4. L'étape 4, c'est la renaissance. Quand tu fermes un cycle en conscience, tu ouvres un espace immense pour la nouveauté. Et là, tu as la clarté qui apparaît. Tu as une énergie qui revient. Une créativité qui renaît, c'est le moment où tu reconnectes à ton feu intérieur, celui qui t'avait semblé perdu dans cet espace de transition, tu le retrouves à ce moment-là. Et là, c'est le début d'une nouvelle histoire, c'est celle que tu choisis d'écrire à partir de maintenant, à partir de ta vérité aujourd'hui. Fermer un chapitre, ce n'est pas la fin. C'est une naissance, c'est le passage d'un monde à un autre, d'une ancienne peau à une peau neuve, c'est un acte d'amour envers la vie. Quand un chapitre se ferme, un autre s'ouvre, et souvent on croit qu'il faut repartir vite, se réinventer, remplir le vide, se prouver qu'on avance, alors qu'en réalité la vraie ouverture se fait dans la lenteur. Prends le temps d'intégrer avant de te précipiter dans le nouveau. Il y a quelque chose de sacré dans cette intégration. C'est ce moment où tu laisses ton corps, ton cœur et ton esprit absorber et bien tout la traverser. C'est l'espace de maturation. C'est un peu comme... Comme une terre qu'on laisse se reposer avant d'y planter de nouvelles graines. Ce temps d'intégration est essentiel car il t'évite de reproduire les mêmes schémas. Et en fait tu ne repars pas de zéro puisque tu repars de toi. Tu repars de là où tu en es, avec les leçons, avec ce que tu as appris, avec ce que tu as compris, avec ce que tu as choisi. Et donc tu ne repars pas de zéro mais tu repars plus lucide. Tu repars plus ancrée, tu repars plus consciente. Et là, tu reviens à l'essentiel. Quand tout se dépouille, tous tes masques, quand tu laisses tout tomber comme ça, il te reste ce qui est vrai, ce que tu veux vraiment, ce que tu es profondément. Et c'est de là que tu peux recommencer à bâtir quelque chose de nouveau. Non pas depuis le besoin, depuis le ment. Mais depuis la clarté et depuis le désir, tu peux te poser ces questions ? pour t'aider à revenir à l'essentiel et à avancer. Qu'est-ce que je veux vivre à partir de maintenant ? Qu'est-ce que j'ai appris de ce cycle que je viens de traverser ? Qu'est-ce que je choisis de ne plus reproduire ? Et qu'est-ce que je décide d'incarner ? Les réponses à ces questions ne viennent pas toujours tout de suite. T'as besoin de temps. pour y réfléchir, pour laisser émerger, de laisser de l'espace, il te faut du temps et de l'espace, pour que ça puisse venir à toi, ces idées, que tu puisses poser des mots sur ce que tu veux. Et ça, ça se fait au fil des jours, des semaines, de mois, et ça se fait quand tu fais de la place au silence, quand tu écoutes. Ces réponses, quand elles émergent, Elles sont solides, elles sont vraies, elles sont indiscutables. Et tu le sens au fond de toi qu'il y a un réel changement et que tu es en train de passer un step au-dessus. Tu es en train de monter les marches, tu es en train de passer ce plafond-là qui te bloquait, tu passes au-dessus. Et une fois que tu as laissé le temps au temps, une fois que tu as laissé de l'espace pour faire émerger ces réponses, Eh bien, tu peux vivre ta transformation. Fermer un chapitre, c'est symbolique. Mais l'incarnation, c'est ce que tu fais de cette transformation, dans le concret, dans le quotidien. Et ça se manifeste dans tes mots, tes choix, ton énergie, ta posture, et ce que tu dis au quotidien, quand tu dis oui, quand tu dis non, à partir de maintenant. C'est là que la transformation devient visible, tangible, réelle, concrète. Tu n'es plus la même personne. Et c'est tout à fait normal que tout autour de toi commence à changer et à se réorganiser. Que ce soit ton entourage, tes collaborations, ta façon d'être, d'agir, de communiquer, ton corps, ta posture, tout. Parce qu'en réalité, chaque fois que tu te choisis, tu transformes le monde. J'ai souvent cru que fermer un chapitre, c'était perdre. Mais aujourd'hui, je comprends que c'est aimer. Aimer assez pour ne plus me trahir. Aimer assez pour honorer ce qui a été. Et lui dire merci avant de partir. Aimer assez pour ne plus m'accrocher à ce qui se défait. Aimer assez pour renaître libre. Ce que tu vis aujourd'hui, ce n'est pas juste une fin, c'est une ouverture. Tu la ressens peut-être encore comme une fissure, mais c'est cette fissure qui laisse entrer la lumière. Fermer un cycle, c'est choisir la vérité. Et la vérité, même quand elle bouscule, elle libère toujours. Alors si toi aussi, tu sens qu'un cycle se termine, ne te précipite pas pour combler le vide. Reste avec toi-même. Respire. Honore. Laisse mourir ce qui doit mourir. Et observe comme la vie, patiemment, t'invite déjà à recommencer un nouveau cycle. Et ici, j'ai envie de te partager... Une dernière chose, pour moi aussi, cet épisode, ce n'est pas juste un épisode, c'est également une fermeture et une renaissance. C'est une nouvelle manière d'être, de créer, de parler et d'incarner. Je suis en train de changer, je suis en train de me transformer. Je suis en train de clore un cycle et ce n'est pas facile, je suis passée par toutes ces étapes que je viens de citer. C'est ce que je vis en ce moment. C'est pas pour rien que je fais cet épisode, et c'est pas pour rien que je le fais en ce moment. Parce que moi je le vis personnellement, mais c'est également quelque chose que l'on vit en collectif. Sache que tu n'es pas seule, et que tu peux te faire accompagner. En ce qui me concerne, je suis bien entourée. Et ce qu'il y a d'encore de plus important... c'est que j'ai construit une relation avec moi-même qui fait que je ne me sens plus jamais seule, et que je laisse beaucoup d'espace et de plus en plus pour me retrouver, et pour faire grandir cette sécurité intérieure qui me permet d'avancer, de continuer, de trouver le courage, la résilience, d'oser, d'évoluer et de me transformer. Peut-être qu'à travers ces mots, toi aussi tu sentiras ce souffle nouveau, celui du commencement. Et si, clore un chapitre, c'était le début de l'histoire. Merci pour ton écoute. Que ces mots résonnent doucement, profondément. S'ils ont touché quelque chose en toi, tu peux partager cet épisode et laisser quelques mots pour faire vivre cette voix. Et à bientôt ! Donc il revient à lui.