Speaker #0Bienvenue dans Coeur Vulnérable, un espace où la vulnérabilité devient un chemin pour se relier, s'apaiser et se révéler. Je suis Lydie et ici on prend le temps de ressentir, d'explorer ce qui vibre et de mettre des mots sur ce qui nous traverse. Ensemble, créons un espace de reconnexion. Bienvenue dans cet épisode, et sans transition, je vais te poser une question. Combien de fois es-tu resté bloqué devant un menu au restaurant ? Et combien de fois tu t'es demandé pourquoi c'était si difficile de choisir ? Ensemble, on va aller voir d'un peu plus près ce qui se cache derrière ça. Et on va commencer à transformer les mécanismes et les peurs pour trouver un équilibre personnel avant tout, mais aussi relationnel. Et si choisir, c'était aimer ? Et si on choisissait de voir le fait de faire un choix comme un acte d'amour envers soi-même, mais aussi comme un acte de respect pour les autres ? Alors qu'est-ce qui fait que c'est si difficile de faire un choix ? On va remonter un petit peu à la racine. Là-dedans, il y a le système nerveux qui joue un rôle principal. Choisir, ça demande presque à notre cerveau de prédire l'avenir. Et donc, ça provoque un stress dans notre corps, un stress dans notre mental. Un stress tout court. Et face à ce stress, il y a quatre réactions possibles. En anglais, on dit que c'est les quatre F. Flight, fight, freeze, found. Et en français, on dit les quatre D. Dégarpir, défendre, dissocier et dévouer. Plus concrètement, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que soit... Tu fuis, soit tu combats, soit tu te fiches complètement, ou alors tu te soumets. Et quand tu es face à un choix, tu te sens incapable de trancher, et du coup tu choisis une des quatre réactions. Tu peux te retrouver à éviter par tous les moyens, repousser au maximum une deadline, ou alors demander de l'aide. à tes proches et tu vas suivre leurs conseils sans même t'écouter toi-même en fait. Et souvent, nos réactions dépendent de l'héritage familial. Si dans ta famille, on t'a appris consciemment ou inconsciemment d'ailleurs, qu'il faut toujours demander l'avis à tes proches, à quelqu'un, ou alors qu'il fallait éviter les conflits, par exemple, et bien... tu vas finir par déléguer et remettre la responsabilité sur l'autre. Peut-être que c'est valable pour des petites décisions, mais peut-être que c'est valable aussi pour des grandes décisions, comme choisir ton métier, choisir tes études, choisir ton lieu de vie par exemple, ton partenaire, tes amis. Finalement, est-ce qu'on choisit pour soi ou pour les autres ? Parce que quand on... laisse décider les autres à notre place, on se retrouve dans une forme de passivité. Et on croit, on croit éperdument préserver la paix. Alors qu'en réalité, on crée de la distance et de la frustration. Peut-être que tu recherches l'équilibre et que tu as peur de trahir. Mais le réel équilibre Il passe par l'alignement interne, plutôt que la satisfaction de tout le monde, de tes proches, de tes amis. Finalement, il vaut mieux exprimer ses envies et ses limites et éviter les non-dits. Je pense qu'il faut avoir en tête qu'accepter quelque chose qui ne nous correspond pas Que ce soit une sortie, que ce soit un job ou autre, on se trahit soi-même et on nourrit un ressentiment. Les relations les plus authentiques se nourrissent de choix assumés et pas de faux compromis. Quand je choisis pour moi, ça peut paraître égoïste, mais en réalité ça nourrit mes relations. Ce qui est important, c'est de choisir avec conscience. Dire oui à ce qui résonne profondément et dire non à ce qui ne nous correspond pas. Comme je l'ai abordé dans l'épisode précédent, prendre soin de soi comme un acte sacré. Et bien dire oui ou non en s'écoutant, c'est du respect pour l'autre et pour soi. On peut se poser la question... Est-ce que ce choix est aligné avec moi ou avec la peur de l'autre ? Que ce soit la peur de décevoir, la peur de blesser, la peur de trahir. Il est important d'observer ce qui nourrit ou au contraire ce qui vide notre énergie. C'est ça, choisir en conscience. C'est aussi écouter son... corps, écouter ses émotions, écouter ses ressentis en fait. Et maintenant, la question que tout le monde se pose, comment on fait pour savoir ce qui est juste pour soi ? Parce qu'écouter son corps, c'est bien beau. Mais en pratique, ça donne quoi ? Alors déjà, il y a plusieurs signaux. Donc il y a des signes qui sont plutôt positifs, il y a des signes qui sont plutôt négatifs. Dans les signes positifs, il y a un sentiment d'expansion, la chaleur. On peut ressentir une respiration qui est fluide, normale, une petite excitation. Et dans les signes négatifs, il peut y avoir un peu comme une contraction, une boule au ventre, la gorge serrée. Et la respiration, eh bien... Soit trop rapide, soit trop lente, un peu comme un dérèglement. Par exemple, on peut avoir comme ressenti corporel, lorsqu'on dit oui alors qu'on ne veut pas, des tensions au niveau du thorax, le ventre noué, une respiration déréglée, une grosse fatigue, de l'anxiété, du stress, le mental qui part un petit peu dans tous les sens. Lorsqu'on dit non alors qu'on voudrait dire oui, on peut ressentir un poids sur les épaules. Également de la frustration, un sentiment de manquer une opportunité. Également, on peut ressentir des petits picotements ou des crispations un petit peu dans son corps. Lorsqu'on hésite ou qu'on se retrouve un petit peu paralysé, Il peut se passer plusieurs choses, donc ça peut être de l'agitation mentale. Lorsqu'on hésite, le mental prend vraiment le dessus, on peut avoir plein de pensées dans tous les sens. On peut ruminer aussi. Ça peut nous empêcher également de dormir, donc on peut avoir des insomnies. Soit ne pas dormir du tout, soit se coucher tard, scroller sur les réseaux. Ça peut se traduire par une incapacité vraiment à se détendre. On ressent un stress, il y a aussi ce côté crispation, le corps tout tendu en fait. Donc ça, tout ça, ça peut être des signaux, des ressentis corporels. Mais attention, quand le système nerveux est dérégulé, il peut nous tromper. Parce que parfois la peur, c'est un faux signal. Et pour ça, il existe donc des pratiques somatiques pour se réguler avant de prendre une décision. Les pratiques, ça peut être une respiration lente, profonde, pendant quelques minutes, prendre le temps, fermer les yeux, ressentir son corps. Ça peut être une méditation aussi, ou un scan corporel justement, s'allonger ou s'asseoir dans une position confortable. dans un environnement plutôt silencieux, et puis ressentir chaque partie de son corps, et voir qu'est-ce qui se passe. Est-ce que dans la jambe droite il y a une petite tension, alors que dans la gauche il n'y en a pas ? Est-ce qu'on ressent une boule au ventre ? Est-ce qu'on a des picotements au niveau des doigts ? Vraiment faire un scan corporel. Des orteils jusqu'au bout des doigts. On peut également bouger, marcher. Marcher, ça aide énormément. Mais marcher en conscience. Ça peut être également secouer son corps, shaker. Ça peut être danser, mettre de la musique. Bouger en fait, se mettre en mouvement vraiment. Et ensuite, une fois qu'on a fait ces pratiques-là, c'est de faire une pause. et d'observer la réaction de son corps. Donc de l'observer avant, du coup quand il est dérégulé, et l'observer après, voir les différences. Et on peut se poser du coup quelques questions, comme est-ce que finalement la peur elle est saine, ou est-ce que c'est une peur qui me pousse à grandir ? Par exemple... La peur d'oser prendre la parole, finalement ça peut être un signe d'aller vers le fait de s'exprimer, tout comme moi. C'est quelque chose que j'ai déjà partagé dans mes autres épisodes de podcast. Prendre la parole c'était quelque chose qui était difficile, et en même temps, au fond de moi, je sais que j'ai un rêve, j'ai un rêve de pouvoir porter ma voix. Et donc l'idée même de faire le podcast... Le fait de tout préparer, le fait de faire mon premier épisode, ça a été très stressant pour moi, j'avais très peur. Et en même temps, c'est une peur qui est saine et qui me pousse à grandir. On peut se demander également, est-ce que c'est une alerte qui est réelle ? Est-ce que c'est un signe ? Est-ce que finalement, c'est pas pour moi ? Par exemple, on peut ressentir un malaise, un malaise qui est persistant face à une proposition qui ne respecte pas nos valeurs, par exemple, ou nos besoins, ou nos attentes, ou nos désirs. Le fait de ressentir ce malaise-là et de se dire, ben, quand je prends le temps, j'observe que finalement ça ne correspond pas à ma vision, ça ne correspond pas à ce que je veux. Encore une fois, comme je partageais dans l'épisode précédent, j'ai expliqué que j'avais besoin de faire des changements et de prendre une décision, et donc d'arrêter le job dans lequel j'étais, parce qu'au final, ça ne servait pas à mon ambition, ma vision. Ça ne correspondait pas à ce que je voulais vraiment, en tout cas pas de la manière dont je voulais. Et donc... Plus le temps passait, plus je ressentais ce malaise, j'ai quand même lutté beaucoup, mais au final, quand j'ai pris ma décision, j'ai pris le temps de m'observer, j'ai pris le temps de me réguler pour pouvoir ressentir qu'est-ce que je ressens au fond. Et j'ai pu observer qu'effectivement, j'avais ce malaise, j'avais cette voix qui me disait, même dans mon corps. Cette petite boule au ventre, cette petite contraction qui me disait mais en fait t'es pas à ta place ici. Il est temps de tourner la page, t'es pas à ta place, c'est pas ce que tu veux, ça ne correspond pas. Et tant que tu restes là où ça ne te correspond pas, tu ne peux pas aller vers ce qui te correspond. Donc ici, la connaissance de soi joue un rôle vraiment très important pour savoir ce qui est juste pour soi. Et pour ça, il y a énormément d'outils de connaissance de soi, pour aller creuser vraiment nos multiples identités, personnalités, profils, comportements. Par exemple, j'ai envie de prendre le human design. Chaque personne a une autorité différente pour prendre des décisions. Par exemple, il y a l'autorité émotionnelle. C'est le besoin de prendre... Du temps pour ressentir et clarifier ses émotions avant de choisir. Ça, c'est typiquement mon cas. Et c'est ce que j'ai fait avant de prendre une décision importante, qui allait avoir un impact et des conséquences sur moi, mais pas que. Il y a également l'autorité sacrale, instinctive. Là, c'est une réponse rapide, qui est basée sur l'élan et le ressenti corporel immédiat. C'est-à-dire qu'au moment où on est positionné à devoir faire un choix, qu'est-ce qui se passe, qu'est-ce qu'on ressent ? Et ensuite, il y a l'autorité mentale. plénique. Attention à ne pas trop analyser ici, c'est plus de l'écoute de son intuition. Alors je suis pas une experte, mais ces quelques notions peuvent déjà nous aider à mieux se connaître, et donc à savoir comment décider. Il s'agit de sortir de la peur et de l'indécision pour pouvoir tranchées Même si c'est imparfait. Parce qu'au final, l'indécision épuise bien plus que choisir. En fait, de rester figé, ça entretient vraiment le stress, ça bloque les opportunités. Alors pourquoi ça arrive ? Pourquoi on reste figé comme ça ? Alors il y a plusieurs choses, ça peut être vraiment la peur. La peur de faire une erreur, la peur de la critique. Il y a aussi un besoin un peu de se déresponsabiliser, de ne pas avoir à porter sur soi le poids de cette décision. Ça peut être aussi un manque de confiance en soi ou une blessure, une blessure passée ou une blessure profonde, comme le rejet, l'humiliation. Comme le fait d'être perfectionniste également. Et tout ça, ça a des conséquences. Ça crée énormément de stress, une perte gigantesque d'énergie. Et ça crée un sentiment de ne pas exister vraiment pleinement. C'est là qu'on se rend compte à quel point c'est important de savoir prendre des décisions. Parce que faire un choix... C'est s'autoriser à avancer. Mieux vaut choisir, par exemple, une direction professionnelle, un métier, et réajuster plus tard, plutôt que de rester paralysé pendant des années. Il y a des choix, comme je disais, qui sont plus ou moins grands, plus ou moins importants, mais à chaque fois, dans tous les cas, il y a des conséquences. Et une des conséquences, c'est qu'on n'avance pas, et qu'on ne vit pas pleinement. Et si il n'y avait pas de mauvais choix ? Je vais te partager quelque chose. Personnellement, j'ai passé des années à hésiter, à peser vraiment les conséquences de mes choix, à avoir peur de décevoir. Et en fait, je me suis rendue compte que chaque choix que je repoussais, c'était en réalité un choix... de moi-même que je refusais. Que ce soit au restaurant, que ce soit pour un moment solo avec moi-même, ou encore acheter un nouveau vêtement. J'avais tellement peur de me tromper, tellement peur de ne pas aimer, tellement peur de blesser les autres. Et j'avais peur en fait des conséquences, de l'avenir. Et ça m'arrive encore parfois pour certaines décisions, de ressentir de la culpabilité ou des regrets. Mais petit à petit, à force de me choisir, donc de choisir et de me choisir, j'apprends à m'aimer un peu plus, à m'honorer un peu plus. Et faire des choix difficiles, ça devient de plus en plus libérateur pour moi. Alors j'ai envie de te partager trois choses qui m'aident à continuer sur ce chemin de libération. Ça commence par reprendre notre responsabilité. Chaque choix que l'on fait mène à une expérience. Et l'expérience nourrit la connaissance de soi. Ensuite, on peut toujours changer d'avis. Aucun choix n'est définitif. On peut toujours revenir en arrière, alors on ne peut pas revenir dans le temps, ça c'est sûr. Mais on peut changer d'avis. Si on se rend compte qu'on a dit oui à quelque chose et que finalement ça ne nous correspond pas, on a le choix de dire je m'arrête là. Et pour finir, les erreurs sont des apprentissages. Et ce sont des tremplins. Il y a une citation que j'aime bien aussi, c'est il n'y a pas de fait, seulement des interprétations. C'est une citation que je trouve très puissante. Elle nous rappelle que nous avons tous des interprétations sur ce qui se passe en nous et autour de nous. Et aussi qu'on ne contrôle absolument pas ce que les autres vont interpréter. Alors franchement, décidons pour nous. Soyons clairs et affirmés. Choisissons avec amour pour nous et par respect pour les autres. Dans la vie, il n'y a pas de bon ou mauvais choix, il n'y a que ce que l'on en fait. Choisir, c'est s'aimer assez pour se donner une direction. Choisir, c'est aussi aimer les autres, car c'est leur... offrir notre authenticité. Fais chaque jour quelque chose qui t'effraie. Ça, c'est une autre citation que j'aime bien aussi. Elle nous rappelle que le résultat, c'est pas le résultat qui compte, mais c'est le chemin, c'est le courage d'y aller, d'essayer. Dans un de mes livres préférés, Conversation avec Dieu, il y a une phrase parmi tant d'autres, qui m'a marquée et que j'applique dès que possible quand je me demande quoi faire, quand je me demande quoi décider. C'est de me poser la question, que ferait l'amour ? Alors je te propose un exercice, observe ton prochain choix, qu'il soit petit ou grand, et demande-toi. Et si je choisissais par amour pour moi... Quelle serait ma réponse ? Alors dis-moi, et si choisir, c'était aimer ? Merci pour ton écoute. Que ces mots résonnent doucement et profondément. S'ils ont touché quelque chose en toi, tu peux partager cet épisode et laisser quelques mots pour faire vivre cette voix. Et à bientôt, dans Coeur Vulnérable. Musique