Speaker #0Bonjour à toi, cher auditeur, auditrice, curieux ou curieuse qui viens me rejoindre dans ce podcast. Je t'invite aujourd'hui dans ma tania, un lieu sûr, au point du feu, pour se reconnecter à soi. Dans l'épisode du jour, on va aborder un thème avec lequel nous sommes tous familiers. C'est quelque chose qui vient souvent nous titiller au quotidien et tout au long de notre vie. Et cette chose-là, c'est la peur. J'ai trouvé que c'était un bon sujet pour commencer ce premier épisode de ce podcast parce que, tout simplement, la peur c'est le début de beaucoup de choses. Et du coup, quand on débute quelque chose, il me semble que la peur est toujours présente. Quand on ose quelque chose de nouveau, la peur elle est toujours présente. Enfin peut-être pour certains elle l'est pas, en tout cas pour moi elle l'est. Et aujourd'hui, j'ai peur. J'ai peur de faire ce podcast, j'ai peur d'être ridicule, j'ai peur de me rater, j'ai peur de pas intéresser les gens, j'ai peur que ça parle à personne, j'ai peur de dire des choses qui... n'ont pas de sens en fait. J'ai peur de pas être assez, j'ai peur de pas être à la hauteur, j'ai peur de pas faire de la qualité, j'ai peur d'investir trop de temps et finalement de pas m'y retrouver. J'ai peur de plein de choses en fait. J'ai peur de me dévoiler aussi, beaucoup. J'ai peur qu'on me mette des étiquettes, j'ai peur d'être critiquée, j'ai peur d'être jugée, j'ai peur de m'exposer. Et finalement la peur, elle est là tout le temps. Et la peur, comment je la vois ? Parfois, chez moi, je procrastine. C'est-à-dire que quelque chose me tient vraiment à cœur, monter ce podcast me tient vraiment à cœur, mais je ne vais pas prendre le temps de me poser devant mon micro et d'enregistrer cet épisode parce qu'il me dit que ce ne sera jamais assez bien, qu'est-ce que je vais bien pouvoir dire. Et dans ma tête, j'ai tendance parfois à me rabaisser ou finalement à faire l'autruche. Remettre à deux mains. Remettre à deux mains c'est facile parce que du coup on se confronte pas et on se confronte pas à notre peur. On rentre pas dedans. Souvent la peur c'est pas évident à gérer. Et du coup moi quand j'ai peur qu'est ce qui se passe ? Alors souvent je bug comme je disais. Donc première phase je bug. Souvent je vois pas tout de suite que j'ai peur. Ça commence par dans mon corps je me sens pas très bien, je commence à être en tension. J'ai des pensées qui tournent en boucle, ça va pas trop. Ensuite, dès que je commence à être un peu en colère ou dans l'anxiété ou à procrastiner vraiment, je me dis... Quand même, ce que j'essaye de faire, c'est d'être... De voir quand j'ai des émotions négatives, c'est de m'interroger dessus, prendre un temps de recul, me retrouver avec moi-même et prendre un temps de recul dessus. Et ça, je trouve que ça aide vraiment. C'est le seul moyen, sinon on peut tourner en boucle pendant... des mois, des années, enfin des semaines, des mois, des années sur une même peur sans aller la regarder, sans aller à la source quoi. Et du coup je pense que pour moi ce qui marche bien c'est de prendre un petit temps de recul et de me dire bon là t'es pas très bien, tu réagis pas de manière très rationnelle en ce moment, t'es stressé, qu'est-ce qui se passe ? Donc là c'est vrai que je vais prendre un peu de recul et je vais me dire en fait ça. ça me panique, j'ai super peur de tel ou tel truc et t'as peur de quoi au juste ? T'as peur de rater t'as peur de te lancer, t'as peur de réussir t'as peur... Typiquement pour ce podcast ça fait super longtemps que j'ai l'idée mais de là à se lancer à enregistrer le premier épisode oh là là mais j'ai tout le temps des freins des freins, des freins, des freins parce que c'est joli l'idée dans ma tête elle est très belle, je me dis j'ai envie de plein de choses, j'ai envie de faire quelque chose de super... Et je me dis, mais si ça ne ressemble pas à ce que j'imagine, parce que j'imagine quelque chose, mais finalement, au fond, c'est assez flou. Mais si ça ne ressemble pas à ce que j'imagine, qu'est-ce qui va se passer ? Est-ce que je vais tomber de haut ? En fait, il y a une part de moi qui a envie d'être courageuse dans ma vie, c'est-à-dire vraiment me confronter à mes peurs, d'aller dedans. Typiquement, dans les relations amoureuses, moi, je crois que j'aime aller avec des gars qui m'activent des peurs. Mes insécurités, mes peurs, parce que du coup, ça les réveille. Donc je peux aller les voir, je peux aller les visiter. Je me suis lancée en tant qu'auto-entrepreneur, mais alors ça réveille toutes les peurs de se lancer à son compte, notamment l'insécurité financière. C'est un gros sujet qui est une grosse peur, à laquelle quand on se lance à son compte, on est confronté tout le temps, surtout au début. Surtout au début où, en fait, on doit déconstruire beaucoup de peurs, en tout cas on doit faire face à beaucoup de choses auxquelles on ne nous apprend pas à faire face. pendant l'enfance, pendant les études, etc. Parce qu'on nous met finalement dans un moule, mais on ne nous confronte pas à la totale liberté, finalement, de ce que c'est de se lancer en auto-entrepreneur ou en tant qu'entrepreneur tout court, lancer une entreprise. Dans tous les cas, ça fout le vertige au début, donc les peurs sont grandes. Mais moi, je crois qu'il y a une part de moi qui aime me confronter à mes peurs. De toute façon, je trouve que c'est ça qui fait grandir. Mais parfois, ces peurs-là, elles sont fortes et on n'arrive pas tout de suite à mettre le doigt dessus. Du coup, moi, ce que j'essaye de faire, c'est de regarder. J'aime bien d'ailleurs, c'est rigolo, mais c'est quand je suis sous ma douche souvent. Quand je suis sous ma douche, je me dis là, Camille, en ce moment, tu as vraiment peur de ça là ? Là, par exemple, prenons un exemple en tant qu'entrepreneur. Là, il y a tel contrat qui n'a pas été signé. Là, t'as tel contrat qui se finit, comment tu vas faire les prochains mois ? Ça fout la boule à la gorge, on sait pas, il y a plein d'incertitudes, on a l'impression d'avancer dans le flou. Mais finalement, quand je me dis, sous ma douche souvent, mais pas que, en marchant des fois dans la rue, en étant posée chez moi, me dire, là Camille, t'as peur. Bah ouais, t'es super flippée, mais en fait t'es un être humain, donc t'as le droit d'avoir peur. T'as le droit d'avoir peur. et c'est ok. Et en fait, le fait de me le dire, ok t'as peur, de regarder en face, de parler avec moi-même, je me dis bah ouais ok. Et là tout de suite, c'est marrant parce que c'est comme si le sentiment de peur et d'urgence qu'on peut ressentir, il s'apaise un petit peu. Et j'adore, j'adore quand je rentre en dialogue avec moi-même, c'est comme s'il y avait une petite Camille qui venait au-dessus de ma tête, regarder la Camille qui est dans le corps et qui agit au quotidien et qui lui dit mais oui là t'as peur, c'est pour ça que t'agis comme ça. Oui, mais finalement, comment on arrête d'avoir peur ? Moi, je n'ai pas envie d'être comme ça, parce que souvent, on lutte. Au début, on est là, tous les sentiments négatifs, on ne veut pas les avoir. Mais quand on commence à se dire, bon, ok, j'ai peur, j'ai un sentiment négatif, mais finalement, ce n'est pas si grave, c'est la vie. La vie, ça va, ça vient, à un moment, on a peur, à un moment, on se sent fearless, on est intrépide, on a l'impression qu'on peut tout réussir et qu'on n'aura jamais d'obstacles. Il faut savourer, en fait. les moments où on a peur comme les moments où on se sent invincible. Et je trouve que c'est ça qui est beau. Et moi, comment j'arrive à vaincre ma peur, c'est aussi des fois en arrêtant de me poser des questions, en me disant Ok, t'as peur, mais vas-y, fais-le quand même. Et tu verras que peut-être ta peur, elle n'était pas fondée. Enfin, elle est fondée mais dans ta tête. Et qu'en fait, une fois que tu l'as fait une fois, ça ne fait pas si peur, on peut le refaire. Et c'est comme, j'en sais rien, je ne l'ai jamais fait, donc je ne vais pas prendre un exemple que je n'ai jamais fait, j'allais dire sauter à l'élastique. Mais c'est comme faire de la plongée pour la première fois. Au début, on est là, on descend en profondeur, on a du poids, on va sous l'eau vraiment, et s'il y a un problème, et si on a de la buée dans le masque, et comment on fait pour remonter, etc. C'est flippant. Une fois qu'on l'a fait une fois, que ça s'est bien passé, on se dit, en fait, une deuxième fois, on a peut-être encore un peu la peur, mais ce n'est pas comme la première fois. Et finalement, en faisant, la peur devient de plus en plus petite. Et c'est pour ça que moi, pour moi, la meilleure façon de gérer la peur, déjà, c'est de la regarder, c'est de l'accepter. Et ensuite, c'est d'y aller quand même. C'est de la surmonter finalement, d'y faire face. Parce que si on a l'envie... et la peur, souvent quand on a peur de quelque chose c'est aussi parce que ça nous tient à coeur c'est parce que c'est quelque chose qui est important pour nous c'est quelque chose sur lequel on met de l'envie, on met de l'énergie on met des attentes et finalement si on se déconnecte aussi un petit peu des attentes et qu'on se dit bah vas-y j'essaye, j'essaye, bah moi je fais mon podcast là j'essaye, j'essaye et je sais pas du tout ce que ça va donner si ça se trouve ça va pas du tout vous parler tout ce que je vous raconte sur la peur... En tout cas, moi, vous voyez le format de ce premier épisode, c'est que j'ai envie de vous partager... Un peu comment moi je fonctionne, un peu à cette étape de ma vie, parce que le chemin est long et que je vais sûrement progresser sur ce sujet-là, et sur tous les sujets que je vais aborder. Et c'est ça qui est magique en fait, c'est qu'un sujet tel que la peur, il n'a pas de fin. On avance tout le temps en fait, on se questionne toujours autant, on y fait face toujours autant, et à chaque fois on peut peaufiner ses stratégies, on peut essayer des nouvelles choses. On peut comprendre les autres aussi à travers ça différemment. On peut comprendre aussi des fois que, prenons par exemple une présentation qu'on doit faire pour un projet de boulot qui nous tient à cœur et tout, parfois on va avoir peur de rater, du coup on va être tendu, du coup à la maison, on ne va pas être très agréable avec notre entourage, avec les amis ou avec les collègues. Mais tout ça en fait, c'est parce qu'en nous, il y a quelque chose qui veut faire bien. C'est parce qu'il y a quelque chose qui veut avancer. Et je pense personnellement que si on se connecte à ça, justement, chez soi, qu'on s'apaise par rapport à soi, que quand on n'est pas bien, qu'on est tendu, qu'on a peur, qu'on s'apaise par rapport à ça, mais qu'aussi on apprend à le voir chez les autres et à se connecter à la part qui veut faire bien chez les autres, je pense qu'on peut vraiment apprendre à mieux se comprendre. Et je trouve en fait que du coup, vous partagez... Vous partagez dans ce podcast sous ce format de témoignages de ce qui m'inspire. Vraiment, je ne l'ai pas préparé le sujet. J'ai envie que ce soit un partage spontané, justement au coin du feu. Souvent, on a des discussions, c'est là qu'on se livre, c'est là qu'on met tout le reste de côté. On se connecte à soi, on se connecte aux autres. Et du coup, je suis curieuse derrière de savoir vous. Comment vous gérez la peur ? Est-ce que ça vous parle la manière dont moi je gère ? Est-ce que vous gérez complètement différemment ? En fait, je suis vraiment curieuse de découvrir les stratégies de chacun. Ou alors des grosses peurs qui vous ont marquées ou qui sont encore très présentes et que vous n'arrivez pas à surmonter. En fait, derrière, l'objectif de ce podcast, c'est d'ouvrir des questionnements, d'ouvrir des échanges et de pouvoir partager dessus à ce sujet. Et en fait, c'est pour ça que... Chaque épisode que je veux faire sur une thématique, par exemple la peur, celui-ci, l'idée c'est qu'un jour il y aura un épisode 2, donc la peur épisode 2, et que cette fois ce soit une discussion avec quelqu'un d'autre qui peut-être aurait réagi sur le podcast, qui aura envie de partager quelque chose. Et l'idée c'est qu'on fasse une discussion au coin du feu et qu'on partage d'autres perspectives sur ce sujet-là. Parce que c'est comme ça qu'on se rapproche les uns des autres, c'est comme ça que... qu'on arrive à mieux se connecter, à se comprendre en se connectant à ses propres émotions et en les partageant les uns avec les autres, en essayant d'ouvrir nos horizons, d'ouvrir notre esprit aux réalités des uns et des autres. Et dans le quotidien, je pense que ça peut réellement nous aider ensuite à mieux se comprendre, à mieux échanger et à être plus connectés ensemble plutôt qu'être dans la rivalité. En vrai, je viendrais écouter ce que je viens d'enregistrer, continuant sur la peur, un instant. Je ne sais pas si ce sera dans le même épisode ou dans un autre, en fonction de la durée. Mais en tout cas, j'en ai l'émotion, en fait. Je suis hyper fière. Je suis hyper fière de vous avoir partagé ça. Je suis hyper fière de voir que c'est spontané comme j'en avais envie. Et je suis hyper fière de voir que... ça me ressemble et ça vient du cœur. Et c'est moi. Et là, en vrai, j'ai envie de vous dire je suis hyper fière d'avoir surmonté ma peur. Alors, c'est pas publié, c'est pas monté, il manque des choses, mais en fait, je suis hyper fière d'avoir déjà fait ce pas-là. Et du coup, j'ai envie de vous dire merci parce que là, je suis devant mon micro, il n'y a personne avec moi, je suis dans mon salon. Je regarde ma jolie plante Monstera à qui j'envoie beaucoup d'amour au quotidien. Et en fait, je vous imagine, donc je m'imagine déjà vous parler à plusieurs personnes, à des gens qui vont être dans le tram, chez eux, dans le métro, qui vont être dans la voiture. Et si ça se trouve, pas grand monde va écouter mon épisode. Mais en tout cas, le fait d'imaginer, de parler au monde, de parler à cœur ouvert. Ben ça libère et je vous avoue que j'avais super peur et que maintenant je suis super fière et j'ai super hâte de passer à l'étape suivante et de finaliser toutes ces choses là et d'enfin publier le podcast. Donc si vous écoutez ce témoignage, c'est que j'ai passé l'étape 2, on va dire, montage, etc. et avoir... Créé ma petite miniature encore, avoir créé mon intro, il reste plusieurs choses. En tout cas sur le contenu de fond, je suis très fière d'être allée jusque là. Et une première étape de surmontage de peur. Et donc j'ai envie de vous dire, foncez vous aussi. S'il y a des choses qui vous font peur mais qui vous font envie, mais foncez. Foncez, n'attendez pas en fait, la vie elle est courte et puis on ne sait pas ce qui peut arriver demain. Et voilà, des fois ça prend de se poser. se poser un moment et se dire bon allez j'essaye, qu'est-ce que j'ai à perdre ? Donc voilà, j'ai envie de vous dire foncez et je vous invite du coup à me partager en commentaire de ce podcast ou sur Instagram ou je vais créer un channel Telegram. Donc si je l'ai déjà créé, je vous le mets dans le lien en bio du podcast pour pouvoir échanger en direct. Et du coup, je pense que c'est un bon format pour pouvoir échanger et rebondir directement sur les podcasts. Je vous les partagerai. Sur Instagram aussi, je pense que je les partagerai dès qu'ils vont sortir. Et du coup, vous pourrez me mettre en commentaire ce que vous en avez pensé, quelles sont vos peurs, les choses qui vous font peur mais que vous avez envie de surmonter, si jamais ça vous a fait des déclics, ou si vous vous reconnaissez, si vous gérez de manière différente. Enfin, voilà. soyons ouverts au dialogue et d'ailleurs aussi si mon blog est en ligne d'ici là je vous mettrai aussi le lien vers le blog sur lequel à terme je partagerai les podcasts dessus donc voilà je suis super fière et sur ces mots je vous laisse et je vous dis à bientôt pour un prochain épisode au coin du feu salut Et n'oublie pas, si cet épisode t'a plu, le meilleur moyen de me soutenir, c'est de venir t'abonner sur la plateforme de ton choix, mais aussi, si le cœur t'indique, de me laisser une petite note. Ça me fera super plaisir et ça m'encourage vraiment à vous concocter de nouveaux sujets de confidence au point du feu. À bientôt ! Merci.