Speaker #0Bonjour à toi, cher auditeur, auditrice, curieux ou curieuse qui vient me rejoindre dans ce podcast. Je t'invite aujourd'hui dans ma tanière, un lieu sûr, au coin du feu, pour se reconnecter à soi. Dans l'épisode du jour, j'ai envie d'aborder le thème de la déception. Comment on accepte de décevoir ? Comment on gère la déception ? Je trouve que c'est un thème qui est assez important et qui est assez lié à l'épisode précédent qui était sur prendre sa place. Et je trouve que c'est des choses qui sont très liées. Parce que prendre sa place et s'affirmer, affirmer ce qui est important pour nous, affirmer nos valeurs, affirmer nos limites, se faire confiance et prendre sa place dans sa vie, ça va forcément aller quand même, vu qu'on est des humains, qu'on est sur une planète où on a des vies sociales, où on interagit, où on a aussi des besoins de connexion les uns avec les autres. Et bien... Ça veut forcément dire gérer avec certaines déceptions et ça veut forcément dire accepter aussi de décevoir. Et du coup j'aimerais commencer par un peu poser la définition de qu'est-ce que c'est décevoir. Et donc moi j'ai cherché la définition et j'ai trouvé une définition toute simple et assez explicite qui est que décevoir c'est tromper quelqu'un dans ses espoirs et dans ses attentes. Du coup, dans cette définition, ça implique un quelqu'un et des espoirs et des attentes. Donc quelqu'un qui a des espoirs et des attentes. C'est absolument tous les êtres humains. On est humain, on a des émotions, on vit une vie en conscience, on projette certaines choses, on a des attentes, on a certaines valeurs. Du coup, on veut vivre une vie d'une certaine manière. C'est totalement normal. Donc, la déception est forcément inévitable vu qu'on vit en société et que... On n'a pas tous les mêmes attentes. Et du coup, ça fait encore écho à l'épisode précédent sur un peu le fait de où est-ce que je mets le curseur. Est-ce que dans ma vie, je veux éviter de décevoir les autres et donc de répondre tout le temps à leurs attentes ? Est-ce que dans ma vie, je veux aussi éviter de me décevoir et répondre à mes propres attentes ? Est-ce que tout ça est compatible ? Est-ce que ça marche en même temps ? Moi, je crois que vouloir combler et les attentes des autres et les siennes, des fois, les autres ont des attentes différentes, donc elles sont incompatibles à un même moment. C'est ce qu'on disait dans l'épisode précédent. Et je pense que ça, c'est un peu justement une projection. C'est un peu une utopie et c'est quelque chose, c'est un peu la recherche de la perfection qui nous fait souffrir. C'est quelque chose qui n'existe pas. Donc il faut choisir pour moi où on met ce curseur et à quel endroit on met ce curseur. Mais du coup ça va toujours impliquer que si on se conduit d'une certaine manière, on ne va jamais plaire forcément à tout le monde. Des fois on va décevoir quelqu'un. pour satisfaire quelqu'un. Des fois, on va se décevoir soi-même pour satisfaire quelqu'un, on va décevoir l'autre pour se satisfaire. Bon, ben voilà, il faut aussi mettre le curseur quelque part. Et donc, pour moi, je pense que quand on prend sa place dans sa vie, la déception est inévitable et notamment, accepter de décevoir, accepter d'être déçu, c'est vraiment quelque chose d'hyper important dans la vie. Mais du coup, cette déception, est-ce qu'elle est si grave ? Parce qu'être déçue, c'est finalement comme un autre sentiment négatif. C'est comme avoir peur, c'est comme être triste. C'est des choses qui nous traversent et qui existent. Et je pense qu'ils nous donnent une information. C'est souvent... On ne met pas tout de suite à la conscience qu'on avait des attentes ou que quelqu'un avait des attentes. Il y a beaucoup de choses qui ne sont pas explicitées jusqu'au moment... où il y a ce sentiment de déception, soit qui prend l'autre face à quelque chose qu'on a fait, soit qui nous prend face à quelque chose que l'autre a fait. Et en fait, c'est ce qui nous permet aussi de voir où sont nos attentes et de définir un petit peu mieux notre cadre. Nos émotions, elles nous guident sur ce qui est important pour nous dans nos valeurs intrinsèques, sur ce qui est important pour nous dans nos vies. La déception, on en revient un petit peu à l'épisode sur l'identité, elle est beaucoup liée aussi à l'expression de notre égo. On est attaché à certaines choses, on est attaché à certaines idées, à une certaine vision des choses. Et du coup, on va projeter. On va projeter des attentes, on va projeter des... des envies, on va imaginer que les choses doivent se passer d'une certaine manière et forcément... Ça crée une certaine rigidité. En fait, dans certaines circonstances, on va projeter déjà un résultat final, on va projeter un certain type de comportement, certaines normes que les gens doivent respecter. Et donc, on voudrait, encore une fois, que notre perception et que ce qu'on imagine de la vie aient raison, et le dessus sur l'autre. Parce que finalement... Comme je le rappelle suite à l'épisode de l'identité, nos perceptions ne sont que nos perceptions individuelles. Elles sont biaisées et elles ne sont pas toujours la réalité. Et moi, je trouve que c'est encore cet exercice de sortir un peu de soi, sortir un peu de son égo, permet de se dire, de faire un certain travail de prise de recul et de pas trop d'attache. En tout cas, de savoir que... On a certaines valeurs, on a certaines attentes, on a certaines envies de comportement avec nous, on a un cadre, on a un territoire, on a des limites, mais du coup, on n'a pas le pouvoir dessus. Et je pense que la déception peut être très douloureuse et très dure quand on veut forcer un pouvoir que l'on n'a pas. Sur les autres, on voudrait forcer que les autres nous comprennent dans une situation où on les a déçus, mais ils ne comprennent pas, ils sont déçus. Et on n'arrive pas à se réconcilier, on n'arrive pas à réconcilier les visions, on n'arrive pas à s'écouter. Bon, ben ouais, c'est dur, mais plus on veut forcer, plus ça va faire mal. Plus on accepte, plus on... Finalement, on se réconcilie avec le fait qu'on ne peut pas tout contrôler. On est des êtres humains, on se donne le droit à l'erreur, on se donne le droit à la déception, on se donne le droit aux sentiments négatifs et on se donne le droit d'apprendre et de cheminer, un pas après l'autre, et de progresser. Du coup, évidemment, c'est OK d'avoir des attentes, c'est OK de projeter certaines choses, c'est OK. Mais attention, je pense qu'il y a une limite à avoir et la limite, c'est celle de la rigidité. Et c'est justement ce que je disais d'exercer un contrôle sur l'autre. C'est du coup de créer des injonctions, des exigences vis-à-vis de l'autre, plutôt que d'aller essayer de voir si nos attentes sont compatibles avec celles de l'autre. Et je pense que c'est là qu'il y a des fois un problème, c'est que... Les déceptions, ça peut tourner en vrai drame, on va dire, parce qu'on va penser que l'autre nous doit quelque chose ou qu'il doit répondre à notre attente. On est rigide par rapport à ça. On lui enlève sa liberté. On lui enlève sa liberté de ne pas avoir les mêmes attentes, de ne pas avoir la même vision, parce qu'on veut qu'il colle exactement à nos attentes, à nos espoirs. Et je pense que ça, c'est quelque chose qui peut faire beaucoup de mal dans la vie. Parce qu'en fait, si juste on se dérigidifie par rapport à ça, on reste ferme sur ce qui est important pour nous, on reste ferme sur nos attentes. Mais par contre, on laisse la liberté à l'autre. de ne pas y coller, de ne pas coller à nos attentes. Et du coup, je trouve que ça induit une notion qui est très importante dans tout ça, qui est la responsabilisation. C'est-à-dire, je reprends la responsabilité de savoir ce sur quoi j'ai un pouvoir d'action et ce sur quoi je n'en ai pas. C'est très important de faire la distinction, de savoir ce qui est important pour nous pour nourrir ses propres besoins. ses propres aspirations, ce qui est important pour nous. On est responsable de nous-mêmes. Donc, des fois, il faut accepter de décevoir l'autre. Il se dire, OK, là, je nourris mon besoin, je vais décevoir l'autre. Ce n'est pas compatible à l'instant T. Mais c'est pas grave, parce que je prends soin de moi et qu'il n'y a que moi qui peut prendre soin de moi. Mais je ne suis pas responsable de l'autre. Si l'autre avait des attentes, etc., on peut être compréhensif, on peut aller rencontrer son univers, on peut aller rencontrer ses attentes et lui dire qu'on est désolé. Mais que malheureusement, pour nous, là, ce n'est pas compatible. Donc la notion de responsabilisation, je la trouve très importante. Et notamment pour être à peu près réaliste sur ce sur quoi on a du pouvoir. C'est-à-dire qu'on a besoin de se reposer. Et bien on va prendre le temps de se reposer, on va pas dire oui à tout, à tout le monde pour faire plaisir et tout, on va prendre le temps de se reposer. Et tant pis si on déçoit les autres parce qu'ils nous proposent des choses et qu'à l'instant T c'est pas ce dont on a besoin. Et si les autres sont déçus et qu'ils nous en veulent, et bien c'est leur responsabilité face à leurs attentes et ils ont pas pris leur responsabilité. Ils ont mis leur pouvoir entre les mains de l'autre. S'ils attendent quelque chose de nous et que ça induit une grosse déception, c'est qu'ils ont mis leur pouvoir dans les mains de l'autre. Mais je pense que si chacun se responsabilisait, alors c'est pas facile, c'est un long process, des fois on s'embrouille, on a plusieurs sentiments qui se mélangent, on a un besoin qui vient en conflit avec un autre. Bien sûr, l'être humain est ambivalent, des fois on veut tout et son contraire. Mais il faut aussi savoir, je pense, c'est très important d'apprendre à s'écouter, d'apprendre à arbitrer, d'identifier ses différents besoins et aussi d'identifier que c'est incompatible d'en nourrir certains au même moment et qu'il faut prendre un peu de temps pour l'un, un peu de temps pour l'autre et temporiser les choses, arbitrer ce dont on a le plus besoin à ce moment précis et se dire je fais de la place pour ça un peu plus tard parce que je sais que c'est un besoin qui est important pour moi aussi. Identifier aussi qu'on a besoin d'harmonie avec les autres, quand on les déçoit, c'est difficile. Moi, je sais que pour moi, c'est très difficile. J'ai envie d'harmonie avec les gens et tout. Quand je sens que je les ai déçus, c'est dur pour moi. Quand je sens que je me déçois aussi, c'est dur pour moi. Mais bon, c'est la vie, en fait. Et c'est la vie, et je pense qu'il faut se responsabiliser. Et plus on se réconcilie avec soi-même en prenant soin de ses besoins... plus aussi on pousse les autres en exemple à faire de même, même si sur le coup ils ne comprennent pas, même s'ils vont être en colère. Est-ce que c'est ce genre de relation qu'on a envie de continuer à nourrir ? Et je pense que des fois les choses peuvent être parlées aussi. Mais on ne peut pas parler bien. et clairement, et se faire se rencontrer les perceptions, si soi-même on ne se responsabilise pas à un moment, et qu'on ne prend pas soi-même du recul. C'est pour ça, des fois, certains dialogues sont fermés avec certaines personnes, qui ne sont pas capables, ou n'ont pas envie de se remettre en question, qui préfèrent accuser les autres. Ben, ce n'est pas grave, mais peut-être que c'est aussi à nous de prendre du recul. Donc, accepter que l'autre soit déçu, et se dire, on va continuer notre chemin avec ceux qui, qui vont accepter d'être déçus, mais pour qui ce ne sera pas rédhibitoire. C'est horrible d'être dans des relations où on marche sur des œufs et qu'on est sur la scellette au moindre faux pas ou là où on ne répond pas à la moindre attente de la personne en face. C'est vraiment avoir un couteau sous la gorge. Est-ce qu'on a envie de maintenir des relations dans nos vies avec des gens qui nous mettent un couteau sous la gorge ? Et est-ce que soi-même, on a envie de projeter des attentes au point où on met soi-même le couteau sous la gorge aux gens ? Je trouve que ce n'est pas très doux. Finalement, je pense que là où c'est harmonieux, moi en tout cas je sais que je recherche l'harmonie, alors des fois elle n'y est pas. Bon, tant pis, échec, je vais apprendre petit à petit, c'est comme tout le monde. Mais du coup, je pense aussi que dans cette recherche d'harmonie, c'est bien aussi de se dire, bon, là ce n'est pas en résonance, là nos attentes elles sont incompatibles, il n'y a pas de réciprocité, on n'arrive pas à s'entendre, et bien ce n'est pas grave. On s'éloigne, mais par contre, avoir le couteau sous la gorge et se dire tout le temps qu'on doit marcher sur des œufs, ça c'est pas possible. Et faire vivre ça aux gens, c'est pas possible non plus. Responsabilisons-nous. Sur nos attentes, elles existent, nous sommes des êtres humains, on a des attentes, on a des valeurs fortes, des fois on a besoin de s'affirmer, c'est ça prendre sa place aussi. Du coup c'est accepter de décevoir, accepter d'être déçu par moment et accepter que ça fait partie de la vie. Et je pense qu'il y a des clés qui sont très importantes et un travail qu'il faut prendre le temps de faire dans les différentes circonstances de nos vies, c'est déjà commencer par... Prendre un peu de recul et identifier ses attentes. Identifier ses attentes et ses limites. Imaginons que... Imaginons que l'on travaille... Moi, en tant qu'indépendante, et ça c'est très important pour moi, je pense, quand on est indépendant d'ailleurs, mais en fait je crois que ça s'applique à toutes les choses de la vie, c'est déjà identifier comment moi j'aime travailler, qu'est-ce qui est important pour moi dans mes relations avec mes clients, qu'est-ce qui est important pour moi dans mes process et les manières de fonctionner, qu'est-ce qui sont mes limites et sur lesquelles je ne serai pas... pas tolérant ou en tout cas sur les choses qu'il ne faut pas franchir. Et en fait, c'est déjà se poser avec soi-même et en conscience, lister un peu toutes ces choses-là et essayer d'en avoir conscience. Et une fois qu'on en a conscience... Je pense que c'est très important d'apprendre à ce cadre-là, à le poser, à l'exprimer, à l'expliciter et donc le partager avec l'autre. Donc si c'est avec des clients, moi je veux fonctionner d'une certaine manière, pas de cette manière-là mais de cette manière-là. Je vais poser un cadre. Au début, c'est un... ça se fait petit à petit, c'est pas quelque chose. Alors voilà, moi je fonctionne comme ça, c'est à prendre ou à laisser, ça c'est un petit peu rigide justement. parce que c'est aussi peut-être obliger l'autre à rentrer dans son cadre, mais ça peut être fait de manière ferme, mais sans être non plus rigide ou sans être des injonctions. Il faut aussi que l'autre sente qu'il a la liberté en face et qu'il n'a pas le couteau sous la gorge, justement. Je pense que ça, c'est très important. Et moi, si j'ai des clients qui me disent Ce cadre, c'est comme ça, c'est pas autrement. et que je sens que je n'ai même pas ma liberté ou que je ne peux même pas exprimer une certaine limite ou quelque chose que je voudrais proposer différemment, forcément, je n'aurais pas forcément envie de signer le contrat et de bosser avec eux parce que je ne me sentirais pas libre. Et je pense que c'est important que chacun se sente libre de poser le cadre, de réajuster le cadre parce qu'à un moment, on croit qu'on veut ça et puis finalement, on se rend compte que peut-être on a envie d'essayer plutôt comme ça, puis les choses changent, évoluent. Et donc, essayez de... Partager ce cadre, je trouve que c'est très important. Ça n'évitera pas pour autant la déception à un moment. Mais déjà, je trouve que quand on prend le temps de poser les cadres, de discuter les choses, de poser la question de qu'est-ce que c'est le cadre en face, parce que des fois, il y a des gens qui ne se le sont pas posé eux-mêmes. Donc bon, là, c'est un peu plus tangent, on avance un petit peu plus sur le fil. Mais ce n'est pas grave parce que du coup, ça évite, en tout cas, ça limite un certain nombre de déceptions qui auraient pu être basées sur des non-dits. Parce que les déceptions, c'est souvent des non-dits ou une non-explicitation de nos attentes et nos besoins. On ne sait pas que l'autre attend ça, mais il l'attend très fort. Il projette ça très fort. Et nous, quand on n'y répond pas, il va être hyper déçu. Des fois aussi, il y a des projections qui sont hyper grosses. Si je reprends l'exemple du client, mais bon, ça marche pareil aussi dans les relations amicales, dans les relations amoureuses, dans les relations familiales. Il y a des attentes qui sont très fortes, très importantes. on pense que l'autre peut répondre à ça, ça, ça chez nous, et en fait, il ne le fait pas. Bon, ça va jeter un froid, l'autre va être dans l'incompréhension la plus totale parce qu'il n'était même pas au courant que l'autre pensait ça ou qu'il attendait ça. Celui qui attend, il est déçu, mais des fois, c'est un peu un tourbillon intérieur, on ne sait pas exactement pourquoi on est déçu, mais on est vraiment en colère, on est vraiment en résistance. Et je pense que déjà, prendre ce temps-là de recul, d'identification, de ses attentes, ses limites, apprendre à poser un cadre, apprendre à le faire avec flexibilité et douceur, je pense que c'est très important. Douceur vis-à-vis de soi-même et vis-à-vis de l'autre, et pas être rigide non plus sur soi-même, se dire il faut que mon cadre soit hyper précis, il faut que ce soit comme ci, comme ça, il faut que j'ai toutes les réponses en avance, non. On n'est pas obligé d'avoir toutes les réponses. À un moment, on peut se dire je prends cette direction, puis finalement, je suis un peu déçue, ça résiste un peu, je n'ai peut-être pas envie de faire comme ça et se réajuster, se donner de la flexibilité. Mais par contre, tout ça, ça nécessite vraiment d'accepter la déception, d'accepter qu'elle va nous donner une information, qu'elle va nous faire grandir. Mais ça aussi, ça limite les déceptions. Parce que plus on est clair, plus on est explicite avec les autres et notre entourage, moins il y a de déception chez les autres, parce qu'ils savent à quoi s'attendre, et que les choses sont dites, et qu'il y a un dialogue clair. Et aussi, il y a moins de déception chez soi-même, parce qu'on a pris le temps d'identifier les choses, de se responsabiliser sur ses propres besoins, et d'arbitrer. Bon, alors des fois, bien sûr, il y a des bugs de la matrice. Là, on a perdu le fil, on est fatigué. C'est comme surtout, la fatigue, la pression, les moments un peu de rush, ça fait que... on retombe dans plein de trucs où on n'a plus de clarté, de lucidité. D'où l'importance de vraiment prendre des temps de repos, de recul. C'est très important. Je pense qu'on a tous le même besoin là-dessus. Et bien sûr, des fois, il y a aussi des choses, des résistances fortes et des choses qu'on n'arrive pas à identifier parce qu'il y a des traumas derrière, il y a des guérisons qui n'ont pas été faites. Parce que bien sûr, tout ça, exposer un cadre, le partager à l'autre, C'est aussi faire preuve beaucoup de vulnérabilité. Quand on le fait avec sincérité, c'est presque se mettre à nu, c'est dire ça c'est important pour moi. On donne le risque aussi, on prend le risque. que l'autre marche sur nos besoins, qui ne le respecte pas, qui nous disent oui, oui, mais qui nous mentent, on prend plein de risques. Mais donc, du coup, il y a des fois des traumas derrière. Et quand il y a eu plein de fois où on a essayé de le faire et que ça ne s'est pas bien passé, du coup, on se referme. On a du mal à se reconnecter à une certaine confiance. Et donc, dans ces cas-là, c'est un petit peu plus compliqué. Et on va avoir tendance à guetter le moment où l'autre va nous trahir. l'autre va avoir la déception, du coup on va pas expliciter les choses. Bon bah ça c'est aussi prendre le temps d'identifier, quand on essaye d'identifier ses attentes et ses limites, prendre le temps de voir là où il y a des très grosses résistances et que peut-être on a besoin d'aide, on a besoin de plus de temps pour être accompagné sur celle-ci, pour guérir, pour prendre le temps de reprendre confiance sur ces choses-là, parce que... Oui, quand on est déçu par des gens, quand on a eu des trahisons, quand on a eu des déceptions qui ont été très douloureuses, et bien après c'est... C'est très difficile de s'apaiser et d'accepter de nouveau la déception. On a l'impression que ça va confirmer des croyances, on va aller chercher les biais de confirmation tout le temps, tout le temps, tout le temps. On va aller chercher tous les trucs qui vont nous conforter dans notre zone de résistance parce qu'on a été blessé à un moment et qu'on ne veut surtout pas revivre ça. Ça, c'est des mécanismes de protection. Donc, dans ces cas-là, ça peut prendre plus de temps. Mais voilà, de manière plus globale. Je pense qu'il faut savoir poser ce cadre, identifier ce cadre. Et après, des fois, on a envie d'harmonie, que les cadres se rencontrent, etc. Mais des fois, quand on a posé un cadre... et que la personne en face a posé un cadre, les attentes, les projections, elles ne sont pas réciproques, elles ne sont pas compatibles. Et quand il n'y a aucun moyen de se rencontrer, il y a incompatibilité. Et on n'a pas de pouvoir de contrôler cette incompatibilité. C'est incompatible, c'est incompatible. Il y a un moment, il faut aussi accepter ça. Il faut accepter l'incompatibilité, il faut accepter qu'on va être déçu. Ah, pourtant, j'avais vraiment envie de bosser avec un tel et tout. Ouais, mais c'est pas compatible. Est-ce que je vais vraiment y aller ? Ah, j'avais vraiment envie d'être pote avec un tel et tout, mais il y a des choses dans ses valeurs, sa manière de penser, des choses... Bah, c'est pas compatible. Est-ce que c'est grave ? Eh bien, apaisons-nous aussi sur ce qui est. et apaisons-nous et acceptons l'incompatibilité et ça va nous mener dans la vie à des choses plus douces aussi alors bien sûr, bon bah c'est pas facile mais je pense que c'est vraiment important et je pense que tout ça, ça fait partie du processus de prendre sa place accepter de décevoir, accepter d'être déçu identifier ses attentes ses limites, poser un cadre plus clair sur ses attentes et ses limites ce qui va éviter d'avoir énormément de déceptions. En bref, il faut apprendre à mieux se connaître, à plus s'écouter, à prendre soin de soi et à être responsable de soi. Laisser l'autre être responsable de lui. Du coup, accepter de le décevoir quand c'est lui qui projette trop de choses. Essayer d'avoir des relations avec plus de clarté, d'exprimer clairement les choses. Et puis... en vérité avec soi-même et pas exprimer pour exiger pas en injonction vraiment exprimer en vérité avec soi-même et se réconcilier avec laisser à l'autre sa liberté en face aussi alors c'est pas facile et les attentes des fois elles prennent le dessus mais je pense que toutes ces petites choses c'est très important après l'acceptation je pense que c'est un processus assez long et je pense que j'aimerais bien en faire un épisode de podcast un prochain épisode de podcast plus détaillé sur l'acceptation vraiment et comment ça marche le décortiquer un petit peu je vais devoir réviser avant mais ça va être intéressant Et aussi, je pense qu'un point pour tout ça qui est très important, c'est renforcer sa sécurité intérieure. sa confiance en soi, sa sécurité intérieure, le fait de se sentir bien avec soi-même, à l'aise avec soi-même, à l'aise avec ce que nos ressentis nous envoient et comment, qu'est-ce qu'on en fait dans nos vies. Et ça, pareil, peut-être la confiance et la sécurité intérieure, renforcer sa sécurité intérieure, c'est quelque chose que j'aimerais traiter aussi dans un prochain épisode. Je pense que c'est très important parce que si on n'a pas, c'est quand même la base de la pyramide de Maslow, si on n'a pas un minimum de sécurité, on est en alerte sur absolument tout. Et je pense qu'on ne sera pas du tout capable d'entendre tout ce que je viens de dire, par exemple. Ça crée des très grosses résistances en soi, des très grosses résistances avec le monde. Et du coup, je pense que c'est un travail qui est en amont très important. donc voilà en tout cas j'espère que cet épisode vous a plu qu'il vous parle vraiment n'hésitez pas à m'écrire en MP sur Instagram à mettre un petit commentaire sur le podcast une petite note parce que vraiment ça m'encourage et quand j'ai vos retours par message, quand quelque chose vous a parlé ou que ça vous a plu ou que ça vous a fait penser à un truc et bien ça me touche et ça me donne vraiment de la force pour continuer à vous partager ces épisodes Merci parce que mine de rien ça prend un peu de temps là c'était la rentrée c'était pas facile de tout gérer je suis un petit peu en retard sur mon timing dans le post de l'épisode mais je suis hyper contente toujours de partager avec vous et de créer des échanges sur ces sujets là ça me tient vraiment à coeur donc je vous dis merci de m'écouter d'avoir écouté l'épisode jusqu'au bout et je vous dis à très bientôt pour un prochain épisode au coin du feu salut et n'oublie pas si cet épisode t'a plu le meilleur moyen de me soutenir c'est de venir t'abonner sur la plateforme de ton choix mais aussi si le coeur t'indique de me laisser une petite note ça me fera super plaisir et ça m'encourage vraiment à vous concocter de nouveaux sujets de confidence au point du feu à bientôt Merci.