Speaker #0Bonjour à toi, cher auditeur, auditrice, curieux ou curieuse qui viens me rejoindre dans ce podcast. Je t'invite aujourd'hui dans ma tanière, un lieu sûr, au coin du feu, pour se reconnecter à soi. Dans l'épisode du jour, on va aborder un thème qui me tient particulièrement à cœur cette année, c'est prendre sa place. Donc prendre sa place, pourquoi ça me tient à cœur ? Je vais commencer par le pourquoi ça me tient à cœur. Tout simplement parce que je me suis dit, 2023 pour moi, c'est une année pour oser, pour accoucher de plusieurs projets que j'avais en tête, une année pour m'affirmer, me réconcilier, incarner ce que je suis. Merci. et l'assumer. Donc c'est vraiment un thème qui me tient particulièrement à cœur. Mais je pense sincèrement que prendre sa place, la question de la place, c'est un thème qui est absolument universel dans cette vie et les questionnements qu'on peut tous avoir sur le sens de nos vies. Est-ce que ce n'est pas le rêve de tous les êtres humains que de se sentir parfaitement à sa place dans tous les instants de sa vie, dans tous les domaines ? Je pense que si, d'une certaine manière, on a tous envie de se sentir à notre place quand on est quelque part, quand on est en famille, quand on est dans un groupe, quand on est avec nos amis, dans nos relations, dans notre travail. On a tous envie de trouver sa place. Mais du coup, prendre sa place, facile à dire, mais à faire, c'est un peu une autre histoire. Moi j'avoue que ça... là aujourd'hui je mets les mots dessus, mais ça a vraiment été un long cheminement, un peu une quête. Et je pense que pendant longtemps j'ai pas forcément mis les mots dessus exactement, mais il y a eu plein de moments de ma vie où je me suis jamais vraiment sentie à ma place, j'étais toujours en train de chercher ma place, de savoir si j'étais légitime d'être là où je suis, si j'étais assez... Voilà, en fait... C'est difficile quand on démarre dans la vie et notamment, bon, pendant l'enfance, on se laisse porter et tout et début de la vie d'adulte, même les études et tout, on a des choix à faire et on sait jamais si on est vraiment à sa place ou pas. Du coup, la question en fond de ce cheminement, cette quête vers trouver sa place, C'est vraiment où est ma place dans ce monde, dans cette famille, dans ce boulot, dans ce groupe ? Enfin voilà, c'est où est ma place ? Et j'en parlais, si vous avez écouté le précédent épisode sur l'identité, je parlais des perceptions divergentes des uns et des autres. On est aussi dans un monde qui est rempli d'injonctions, une société remplie d'injonctions, où il y a quand même des lignes directrices à suivre. Des fois, ça ne sonne pas toujours juste en nous, mais on ne sait pas trop comment mettre des mots dessus. On se dit, ok, je vais à l'école, je fais des études, il faut trouver un métier. Bon, on a un peu une ligne directrice un peu préconçue, mais dans tout ça, ce n'est pas forcément évident de s'y retrouver et d'y voir clair et de se dire, bon, et dans tout ce fouillis et dans tous ces trucs, elle est où ma place ? C'est où l'endroit où je vais être confortable ? Et je pense que moi, inconsciemment, enfin consciemment et inconsciemment, mais au fil du temps, on met plus de mots dessus. Mais au début, j'avais toujours ce truc de fond de me dire un peu en bonne perfectionniste. Je veux comprendre. J'ai envie d'être à l'aise avec les gens. J'ai envie d'être à l'aise où je suis. J'ai envie de pouvoir... En fait, je pense que je suis quelqu'un qui a... et je pense comme beaucoup de femmes, peut-être d'hommes aussi, mais je peux parler surtout, je connais plus de femmes qui sont sujettes à ça, à l'anxiété. Je pense que moi, je me suis dit à un moment, bon, ben, ok, je vais décortiquer un peu qu'est-ce qui est bien, mal, attendu, valorisé. On se pose les questions, on se construit dans sa vie et on se dit, bon, ben, ok, je peux avoir la notice, s'il vous plaît ? Moi, je veux bien être bonne élève, je veux bien suivre les trucs et comme ça, on ne pourra pas me dire que j'ai mal fait, que je ne suis pas à ma place et machin. Donc, on veut suivre un peu tous les trucs qui feront qu'on sera validé d'une certaine manière, qu'on se sentira aimé, qu'on ne va déranger personne, tout le monde sera heureux. Bisous, bisous, le compte de fées. Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants. Enfin bref, vous voyez le topo. Ouais, la vie c'est pas un conte de fées. Et c'est bien de vouloir la notice un peu de comment ça marche. C'est quoi le pattern global que je peux suivre pour faire chier personne et pour être heureuse ? C'est quoi la petite recette du bonheur ? Et c'est quoi la recette qui va me faire sentir bien tout le temps ? Bon, on grandit, on devient adulte et on se dit... Après 2D. les expériences, maintes et maintes expériences, on se dit, punaise, mais en fait, la notice, je la trouve pas. Parce que selon à qui on s'adresse, selon le cadre, en gros, selon à qui on s'adresse, le cadre change, les limites changent, les notions de bien et de mal changent, les notions de ce qu'il faut faire ou ce qu'il faut pas faire, ce qui est attendu, ce qui est pas attendu, ça change. Bon, il y a de quoi vite se perdre dans tout ce fouillis, quoi. En fait, personne veut se mettre d'accord, les gars ? Parce que c'est relou. hein, faudrait peut-être à un moment se dire, on établit une règle enfin bref, voilà je crois que j'étais attachée à vouloir des règles en fait, à vouloir peut-être un cadre qui me donne de la sécurité, me dire ok, je vais pas trop risquer en fait, je vais pas prendre trop de risques parce que ça fait peur, bon bah en bonne anxieuse Peut-être aussi de par mes parents, les contextes familiaux y jouent beaucoup. Quand on a des parents un peu perfectionnistes, ça transmet un peu de la peur de ne pas réussir, de ne pas faire bien, de ci, de ça, la reconnaissance. Bon, du coup, bref, au fil de l'eau, je me rends compte qu'il n'y a pas de notice, il n'y a pas de cadre bien défini. Donc, qu'est-ce que je fais en bonne perfectionniste ? Ok, j'en tire des conclusions, je m'adapte, je me dis bon, ok. Je vais m'adapter aux gens, je vais comprendre les points de vue des uns et des autres, je vais essayer de laisser la place à l'autre, et peut-être que lui aussi me laissera un peu de place, donc je vais vraiment écouter, je vais essayer de comprendre les gens, j'essaie de comprendre leur contexte, et vraiment leur faire de la place pour être eux-mêmes, et peut-être que moi aussi j'aurai la place pour être moi-même, du coup, si je leur laisse la place un peu, hein. Logique, la loi de l'équilibre, hein, logique, tout le monde connaît cette loi, tout le monde, elle est admise par tout le monde, hein, bien sûr. Et bon, en fait, encore bloquée parce que ça ne marche pas vraiment ça. La loi de l'équilibre, je crois qu'elle n'est pas vraiment admise par tout le monde. Je n'ai toujours pas l'impression d'avoir ma place, clairement. Je me dis que ce soit dans ma famille, que ce soit avec mes potes, que ce soit au boulot, à l'école. En fait, il y a toujours... Quelque chose à redire. Si j'agis comme ça, ça plaît à l'un, mais ça ne plaît pas à l'autre. Si j'agis comme ça, ça plaît à l'autre, ça ne plaît pas à l'un. Enfin bref, encore une fois, moi je me dis, et puis il va y avoir l'équilibre, l'équilibre qui est recherché justement. Moi je vais m'adapter, je vais essayer de comprendre. Alors bien sûr, du coup c'est trop cool. J'apprends plein de choses sur les autres, sur comment ils fonctionnent. Je m'interroge beaucoup sur moi aussi parce que du coup je vois que un tel... Il est plutôt comme ci, comme ça. Un tel est plutôt comme ci, comme ça. Donc, je me dis, en fait, il n'y a pas de règle bien définie. Donc, moi, voilà ma petite analyse qui continue et tout. Mais au bout d'un moment, je me rends compte que, justement, cette fameuse logique loi de l'équilibre, elle n'existe pas forcément. Ce n'est pas parce que je donne la place à l'autre que lui, il va me faire de la place. Et il n'y a pas un contrat établi. Ça ne marche pas comme ça, en fait. Et justement, on en parlait. Dans l'épisode d'avant sur l'identité, les perceptions des uns et des autres sont biaisées, elles divergent, on n'a pas les mêmes, on n'est pas toujours d'accord. Et en fait, on a des cadres de référence différents. Donc, ce que moi je crois être admis, ne l'est pas forcément pour l'autre. Et au bout d'un moment, à force de se dire, bon, c'est quand qu'on me donne ma place, moi je me dis, au fond, en fait... Je vais le dire crûment, putain mais je suis jamais à ma place nulle part, mais putain y'a jamais personne qui... Bon je deviens... Ah moi je me sacrifie pour les autres, je leur laisse la place, je donne de l'énergie même quand ils sont relous. Et en fait à la fin je me sens toujours lésée. Ouais, donc y'a un petit problème. Parce que du coup, comme je donne la place aux autres et que j'essaye de pas les juger, j'essaye de les comprendre, que j'essaye vraiment de me connecter à eux profondément, et en plus aussi parce que... L'humain, comment il fonctionne, ça m'intéresse vraiment. Donc ça ne me demande pas tant d'efforts en fait, je suis curieuse de ça. Mais à la fois, ça me demande quand même des efforts de sortir de moi et de mes pensées pour essayer de comprendre l'autre et tout. Des fois, des choses qui vont me piquer, je vais essayer de prendre sur moi, etc. Mais par contre, moi je me rends compte que... Les autres, ils ne sont pas forcément pareils. Et le moindre petit jugement, moi, il me fait remettre en question, parce que je cherche toujours cette règle qui va marcher, comment on peut être bien pour tout le monde. Et du coup, au bout d'un moment, je finis par être frustrée de ne pas l'avoir, cette place. Parce que moi, je la donne, mais moi, je ne l'ai pas. Donc, au bout d'un moment, je vais finir par m'indigner, je vais finir par... Être dans la revendication, mais putain, tu ne m'as pas donné ma place, et nanana, et nanana. Et puis souvent, bon, on ne le dit pas comme ça, on trouve d'autres prétextes. Mais on finit par se monter en mayonnaise, et puis en avoir marre. Et finalement, on en arrive à se dire, est-ce que ce ne serait pas le fameux triangle de Karpman ? Hein ? Sauveur, ah je suis la gentille sauveuse qui va donner sa place aux gens, la chose qu'on attend tous dans la vie. Et ensuite, bah je fais ça malheureusement avec beaucoup d'attentes, qu'on fasse pareil pour moi. C'est pas gratuit. Donc à la fin quand je vois qu'on répond pas à toutes mes attentes, je deviens une pauvre petite victime. Mon dieu, vous comprenez, moi je me sacrifie pour les autres, c'est hyper dur. Au bout d'un moment, nanana, genre moi j'y arrive pas. pas, il n'y a personne qui me donne de la place, il n'y a personne qui fait les mêmes efforts. Bon, bref, on accumule du ressentiment, on se met dans un rôle de victime et à la fin, quand ce ressentiment est un peu trop gros, eh ben on est là, mais putain, mais l'autre c'est qu'un connard, il abuse, ah voilà, c'est bon, j'en ai ras le bol et puis là, c'est la colère. Et la colère, elle finit à un moment par se manifester et on devient le bourreau de l'autre. On va le critiquer, on va le rejeter. Donc finalement, on ne lui donne plus du tout de place. Parce qu'il n'a même pas le droit, lui, de ne pas nous donner une place. Mais c'est son droit. Si on lui donnait vraiment une place, il aurait le droit. Bref, enfin voilà, le beau cycle de la vie. Je finis par être à la fois sauveuse, victime, bourreau, tout mélangé. Genre, je n'en peux plus de personne, je n'en peux plus des injonctions. Je n'en peux plus qu'un tel me dit ça, un tel me dit ça, un tel me dit ça et d'essayer de m'adapter à tout le monde et au final de plaire à personne. Et du coup, ça m'épuise, j'ai plus du tout d'énergie, j'ai plus du tout de repères dans ma vie parce que le moindre petit truc, je me suis remise 15 000 fois en question. Et bah me voilà seule avec moi-même, j'en ai marre des gens, je suis en colère contre la Terre entière, j'ai plus d'énergie, j'ai plus de repères. qui n'est jamais passé par là. Cette lassitude qui nous prend et où on ne sait plus rien. On ne sait plus rien, on doute de tout, la confiance est vidée, l'énergie est vidée, et c'est le moment un peu de faire le point. Et j'ai l'impression, après je ne sais pas, je ne veux pas tirer de conclusion trop vite, moi je parle de mon expérience, mais j'ai l'impression finalement que... Ça arrive assez souvent au passage à l'âge adulte, un peu après les premières années d'études et les premières années de boulot, on finit par avoir un moment où on se pose cette question un peu, mais qu'est-ce que je veux vraiment moi ? Et donc là, on se retrouve seule avec soi-même. En tout cas, moi, je me suis retrouvée seule avec moi-même, un moment où il fallait vraiment que je fasse le point parce que les jauges, tout était au plus bas. Voilà, j'avais plus... Plus envie de rien, un peu compliqué, et puis quand on s'est toujours remis en question pour plaire aux autres, ou pour que les autres nous donnent une place, et qu'on se retrouve tout seul avec soi-même, la cohabitation n'est pas forcément évidente. Et du coup, au milieu de tout ça, bon ben, après m'être posé maintes et maintes questions toute ma vie, avec mon mental qui tournait tout le temps et tout, je me dis, bon, ben en fait, dans ma tête toute seule, Solo, je n'ai peut-être pas assez de recul. Là, je vais peut-être avoir besoin d'aide pour prendre un peu de recul sur les choses que je pense et avoir un autre angle de vue en fait. Donc je me dis, je vais commencer un travail psy. Donc voilà, j'ai fait plusieurs thérapies. Bon enfin, voilà, c'était... Je pense que c'est un passage qui est très intéressant parce que du coup, on a un espace qui est avant tout pour soi. Il ne faut pas chercher la validation chez le psy non plus. Mais il y a un espace qu'on prend à un moment, vraiment dans sa vie, pour essayer de trouver des réponses. Et pour aller fouiller un peu dans sa tête. Mais c'est plus des espaces qu'on prend un peu tout le temps avec de l'anxiété en arrière-plan. C'est des vrais espaces qui ont une place, un moment défini dans la semaine. Donc ça, c'est chouette. Et puis, du coup, il y a une phrase qui m'a marquée. Après, donc voilà. Voilà, il y a des phrases comme ça des fois avec les psys ou dans la vie, des choses qui nous font prendre certains tournants. Je suis sûre que vous en avez vous aussi des moments où il y a quelque chose qui vous a vraiment parlé. Et en fait, on parlait de toutes ces histoires de place et tout et tout, un peu de revendications, de conflits avec les gens dans le contexte de vie. Et en fait, la psy qui m'a dit, mais du coup, la place, vous l'avez. Ah, la place gelée ? Ben non, on ne me l'a jamais donnée. Mais vous l'avez, vous êtes là. Vous êtes un membre de cette famille, vous êtes un membre de ce groupe, vous êtes un acteur de cette relation, vous êtes un salarié de cette entreprise, vous êtes... En fait, c'est une phrase très très simple. Mais du coup, dans ma tête, je me suis dit, ah, c'est aussi simple que ça. Je laisse en silence, parce que... Parce que ouais, c'est aussi simple que ça en fait. On l'a la place. Alors qu'est-ce qu'on cherche de plus ? La légitimité encore plus ? La place elle y est. La place elle y est, mais est-ce qu'on y croit vraiment ? Ah ça c'est une autre histoire. Mais par contre, la petite graine était semée dans ma tête. La petite graine est semée dans ma tête. Donc après, on retourne dans la vie quotidienne. Et puis, à chaque fois qu'on se dit, non mais je ne suis pas à ma place, ou qu'on a l'impression d'être mis en question, et qu'il y a le discours intérieur, ce petit narratif très sympathique qui tourne en arrière plein, qui revient pour faire sentir que je ne suis pas à ma place. Mais je lui dis, mais hé, la place, tu l'as, t'es à ta place. Ok, ok, et puis on répète, et puis on répète, et puis on répète, et puis bon au bout d'un moment, les pensées changent un petit peu. Bref, ensuite avec un autre thérapeute, on aborde une question qui m'a aussi marquée, c'est la question du territoire. Et oui, c'est quoi mon territoire ? À moi, Camille. Est-ce que je me suis vraiment, vraiment posé la question ? Parce que comme j'ai toujours attendu qu'on me donne une place, donc j'attendais l'approbation, la validation des autres, je me suis plongée, eux, dans ce qu'ils pensaient, etc., leurs limites, je me suis adaptée et tout. Mais est-ce que j'ai défini, moi, Qu'est-ce qu'était mon territoire ? Quelles étaient mes propres limites ? Quelles étaient les choses qui me faisaient du bien, du mal ? Les choses auxquelles j'aspire, j'aspire pas ? Voilà, définir mon territoire à moi. Mon territoire intérieur, extérieur, les limites que je mets avec les gens. Donc tout ça, c'est quelque chose que je ne m'étais pas vraiment posé comme question. Et là, j'ai commencé à me dire, ah ok, bon ben en fait, t'as perdu beaucoup de temps à comprendre les autres, mais est-ce que toi, t'as pris le temps de décortiquer et de te comprendre et de poser des mots sur les choses qui étaient importantes pour toi, sur les choses, et juste de te les approprier en fait. Après moi, j'ai quand même toujours eu une énergie de vie dans le fond. Ce que je peux appeler ce qu'on disait dans l'épisode précédent où j'expliquais mon intention avec le feu, ce feu intérieur, cette petite voix au fond de moi, des choses qui s'indignaient ou les choses qui résonnaient vraiment avec moi. J'ai toujours été assez quand même connectée spirituellement au fond de moi et donc il y a toujours eu cette flamme qui m'a toujours dit là Camille tu te sens pas, genre ça résonne pas pour toi, là ça résonne pas pour toi, là voilà. Sauf que j'étais... J'étais du coup en résistance avec moi-même parce que je me disais, ah ouais, mais je veux qu'on me donne une place. Donc du coup, je ressens ça. Donc j'étais toujours en train de négocier avec moi-même, de négocier mes propres limites parce qu'en fait, c'était pas la limite de l'autre, de négocier ci avec ça. Et en fait, j'étais en constante négociation avec ce qui résonnait vraiment dans mon fort intérieur et que souvent mon corps me disait, mon être me disait. En fait, au fond de moi, je le sentais. Et j'ai cette chance, après il y en a qui ont aussi du mal à le ressentir. Moi j'ai cette énergie de vie qui brûle fort, ce feu intérieur qui brûle fort. Donc en fait, souvent ça s'exprimait quand même assez fort. Et la résistance, elle se faisait sentir. C'est aussi pour ça que j'étais constamment en quête, parce qu'au bout d'un moment, c'est aussi ça je pense qui a fait ma forte sensibilité, le fait que je vive assez fortement les émotions, le fait que... Et en fait, ah ouais, c'est... c'est quelque chose aussi qui m'a aidée, qui m'a aidée à... Des mots, donc, au fond de moi, les limites, le territoire, je savais très bien lequel il était. Les projets, les choses que je voulais vraiment faire au fond de moi, je ne m'étais jamais tant mentie dessus. Là où j'étais... Mais par contre, je n'étais pas passée à l'action et je ne m'étais pas dit comment elles vont s'exprimer dans ma vie. Genre, quelle place je vais en faire dans ma vie ? Et en fait, là est venu un autre concept que le territoire, mais qui va quand même avec. C'est l'autorisation. Moi, je pensais toujours qu'il y avait des choses, qu'on avait le droit ou pas le droit. Et donc, en fonction des gens, je m'adaptais et tout. Et en fait, jusqu'au moment où on me dise mais en fait, il n'y a que toi qui peux te donner l'autorisation d'expérimenter telle ou telle chose. Il n'y a que toi qui peux te donner l'autorisation. Et en fait, ça, un autre moment de... Mais c'est vrai ! En fait, il n'y a que moi. Et qu'est-ce que j'attends des autres alors ? Qu'est-ce que j'attends des autres ? Mais pourquoi je suis tout le temps en train de négocier avec moi-même alors qu'en fait, il n'y a que moi ? Ça, c'était un sacré truc aussi. Alors bien sûr, j'aimerais rajouter sur la table que quand on finit les études, qu'on démarre sa vie d'adulte, il y a aussi, même si j'étais connectée fortement à mon énergie de vie, il y a aussi des contraintes matérielles qui viennent se manifester. Il faut gagner sa vie. Il faut trouver un métier, il y a des contraintes matérielles et puis des injections sociétales un petit peu aussi, c'est-à-dire bon, t'as fini tes études, là maintenant, il faut que tu voles de tes propres ailes, il faut que tu subviennes à tes besoins. Tout ça, c'est quand même assez facteur de stress, un stress assez matériel et quand on est aussi, comment dire, déterminé que moi à vouloir vraiment trouver des réponses et trouver sa place et apaiser tout cet émotionnel en soi. et pas juste suivre pour se complaire dans la petite vie toute tracée qu'on nous propose, très gentiment. Eh bien, j'avoue que, ouais, moi, ça a été un peu un challenge. Mais du coup, ces contraintes matérielles, elles ont fait aussi que j'ai un peu perdu cette voie. Elles ont fait aussi que, bon, ben là, il faut se bouger le cul, faire des choses, il faut gagner sa vie. Mais tout ça, c'est facteur aussi de stress parce que du coup, on se dit, mais alors, je vais faire ça comment ? Alors, la facilité, c'est ça, mais moi, j'aimerais faire ça. Bon, qu'est-ce qu'il faut faire ? Est-ce que je vais vraiment y arriver ? Je n'ai pas envie d'être dépendant. Je veux devenir autonome, mais en même temps, j'aimerais faire mes projets. J'aimerais vraiment y croire. Bon bref, c'est pas chose hyper facile et des fois ça peut un peu biaiser les choses et se dire vraiment je vais... Je vais me donner l'autorisation. Oui, OK, mais ce n'est pas si simple. Il y a quand même des contraintes matérielles, il y a des contraintes. Et encore que quand on n'a pas d'enfant, qu'on n'a pas de responsabilité autre que soi-même, c'est quand même assez simple. Bref, finalement, si on fait un peu le point là, je finis par me dire que OK. Dans ma tête, parce qu'après, on a eu des habitudes de vie, des habitudes d'action avec les autres. Il y a des automatismes qui sont faits, qui ne sont pas faciles à déconstruire quand on a quand même grandi avec certaines manières de faire. C'est difficile après de les réajuster. Donc, ça prend du temps. Mais du coup, dans ma tête, je me dis, j'ai ma place. J'apprends à définir mon territoire tranquillement, petit à petit, à définir mes limites et ce qui résonne pour moi. Et j'apprends. à me donner moi-même l'autorisation des choses que je veux faire et j'apprends aussi à évaluer les risques par rapport à qu'est-ce qui me sécurise ou m'insécurise. Et bon, voilà un gros point aussi qui a été important pour moi en relevant des challenges professionnels, notamment se mettre à son compte et tout, c'est l'autonomie, l'autonomie financière. Ça, c'est un gros morceau et c'est pas toujours évident, mais en tout cas, c'est des choses que je voulais me prouver à moi-même. Bref. En définissant mon propre territoire intérieur, je réalise que, en fait, cette place, je l'ai toujours eue. Et que c'est à moi de me faire la propre place par rapport à qu'est-ce qui fait sens dans ma vie, et qu'est-ce qui me nourrit, ce vers quoi j'ai envie d'aller. Et je me dis, mais en fait, c'est pareil pour chacun. Et donc... C'est pas l'autre qui va me donner la place, il n'y a que moi qui peux le faire, il n'y a que moi qui peux me donner l'autorisation d'être qui je suis, d'être sincère avec moi-même, de poser mes propres limites. Et ouais, en fait, c'est comme ça que ça marche. Donc, qu'est-ce que ça m'a appris cette période-là ? C'est que prendre sa place, c'est aussi se réconcilier avec... avec soi-même, se réapproprier ses aspirations, ses envies, ne pas se mentir. Moi, ça a été aussi, je pense, l'apprentissage de l'humilité, savoir que il y a des choses que je ne peux pas contrôler, savoir qu'il y a des choses que je ne sais pas faire, savoir que j'ai certaines limites. En fait, juste être qui je suis, ombre et lumière, défaut qualité, et me dire mon objectif dans la vie, c'est d'expérimenter et c'est d'avancer. Petit à petit, et donc c'est me reconnecter, prendre le temps, au lieu de toujours chercher les choses à l'extérieur, prendre le temps de me retrouver avec moi-même, prendre le temps de me retrouver avec les choses simples, dans la nature par exemple, moi je trouve que la nature elle a un pouvoir de ouf pour tout le monde, ça nous fait du bien. Pourquoi le voyage ça nous fait autant de bien ? Parce que le voyage, on est forcé d'être presque dans l'instant, on est forcé de vivre ce qu'on est en train de vivre à l'instant T, donc d'être... dans notre corps, d'habiter qui on est et pas toujours d'être dans une quête de cocher ci, cocher ça, cocher ci, cocher ça, parce que la société attend ça de nous. Et en fait, cette place, je pense qu'elle se prend dans sa vie de cette manière-là, on se la donne à soi-même. Et si les autres ne veulent pas nous donner une place, ou en tout cas ils veulent rentrer, parce que ça je trouve que c'est aussi compliqué des fois. Parce que des gens qui pensent vraiment aussi encore qu'il faut se battre pour avoir sa place et tout, qu'il y a un perdant, un gagnant, ça nous fait rentrer dans des jeux dans lesquels on n'a plus envie de rentrer. Une fois qu'on commence à se réconcilier avec soi-même, les jeux de lutte, ils nous ont déjà tellement fatigués, on n'a plus envie d'y remettre les pieds. Donc c'est un peu compliqué, mais revenir toujours à soi. Pour moi, c'est une très bonne manière de se dire je prends ma place dans ma vie, je m'autorise à expérimenter ce que je veux expérimenter, je m'autorise à le faire, même si tout le monde trouve ça fou, même si personne n'est d'accord, si ça résonne en moi, et si moi, c'est ça que je veux vivre, j'y vais. Alors, c'est sûr, c'est facile à dire. En tout cas, dans les contraintes du quotidien, moi, je pense que le seul moment où on peut vraiment réussir à le faire, c'est en découpant instant présent après instant présent. C'est juste être à ce qu'on est quand on est en train de se dire ce à quoi j'aspire dans ma vie, c'est quoi mes objectifs sur cette année. On se pose et on se connecte vraiment à soi pour se dire qu'est-ce que j'aimerais accomplir cette année et pas se dire qu'est-ce que j'aimerais accomplir pour être reconnue. Et ça, c'est toute la subtilité. Moi, je trouve que c'est hyper intéressant. Et qu'en fait, ça fait vraiment... ça change la donne, en fait. On n'est plus dans une lutte. Alors bien sûr, je dis ça, c'est pas un état qu'on atteint et dans lequel on reste tout le temps. Des fois, malheureusement, on a les anciens schémas qui reviennent, il faut refaire le travail un petit peu, il faut ressortir. Et puis il y a des fois aussi des gens qui fonctionnent toujours selon nos anciens schémas, donc après il faut négocier avec eux. La diversité de gens qu'on a en face de nous, la divergence de croyances. Voilà, encore une fois, ce n'est pas le monde des bisounours. J'aimerais bien. Moi, j'y crois à un moment que les choses peuvent s'apaiser si tout le monde s'apaise avec soi-même et est capable de communiquer clairement avec les autres. Mais à la fois, on en est assez loin. Il y aura toujours des choses qui vont nous énerver, qui vont titiller notre égo. Enfin, voilà, il y a toujours des choses qui... Il y a aussi la vie. qui va faire que des fois on est fatigué, on revient à des mécanismes réflexes, on ne peut pas être tout le temps apaisé. Mais par contre, quand il y a ce fil conducteur de fond, et qu'on se dit « Ok, ma place, je l'ai, quoi qu'il arrive, je l'ai, et je suis légitime, et je peux expérimenter ce que je veux expérimenter, c'est à moi de décider, c'est à moi de m'autoriser, et je reprends la responsabilité de ma vie. » Je reprends la responsabilité créatrice de ce que je veux créer dans ma vie, de ce que je veux vivre, de ce que je veux expérimenter, de comment je veux vivre cette vie. Et je veux que ce soit ma mélodie personnelle, en fait. Comme si chacune de nos actions, de nos expérimentations dessinaient une série de notes et de musique. Moi, je veux définir ma propre mélodie de ma vie. Je n'ai pas envie de copier-coller celle de quelqu'un d'autre. j'ai pas envie de... d'avoir la même toute tracée avec les mêmes accords que tout le monde, j'ai envie de faire celle qui fait sens pour moi. Et quand on se connecte à ça, ben vraiment, ça fait du bien. On se sent... tellement ancré, on se sent tellement solide, fort, confiant, même à savoir très pleinement, complètement qu'on va relever des défis, que peut-être on va pleurer demain, peut-être que ce sera dur, qu'on va vivre des émotions fortes, qu'on va perdre des gens, qu'on va vivre des échecs. Quand on s'apaise avec tout ça, ce qu'on aussi qu'on peut pas contrôler, le fait que ouais la vie c'est challengeant mais qu'on va grandir de tout ça Et qu'on est apaisé et qu'on consente pleinement à la vie et à la vivre comme elle fait sens pour nous. Et elle ne fait pas sens pour nous parce que j'ai décidé qu'il faut que dans 5 ans, je sois à tel endroit, que j'ai réalisé tout ça et tout. Non, ce n'est pas ça qui fait sens. Ce qui fait sens, c'est que chaque petite action que l'on fait, chaque petit pas, on soit pleinement présent à qui on est et qu'on soit en vérité avec soi-même. Alors des fois, oui, on sera en résistance. Mais quand on sent la résistance, c'est aussi un moyen, les émotions, c'est aussi un moyen d'arbitrer, de tirer des conclusions, d'ajuster et de grandir petit à petit et de s'apaiser petit à petit. Mais ça, c'est trop beau dans la vie et je trouve que c'est quelque chose qui est souhaitable pour absolument tout le monde. Parfois, ça veut juste dire ralentir. Parce que le flot de la vie et de l'action, des fois, il nous fait perdre l'instinct. On est toujours dans le « et après, et après, et après » . Et est-ce qu'on peut juste être là ? Être là où on est. Sortir de la tête et aller vers ce qui nous procure de la joie. Sortir de la lutte, de la domination, de la loi, du « un gagnant, un perdant » . Essayer, quand on sent qu'on re-rentre dedans, essayer de se réaligner, ralentir, respirer. comprendre que chacun a sa place pour expérimenter la vie comme il veut. Et si on respecte tous la place de l'autre et qu'on ne se juge pas les uns les autres, ce serait vraiment plus doux, quoi. Mais moi, je suis convaincue, et peut-être qu'il y en a qui ne seront pas du tout d'accord avec toute ma vision. Peu importe, moi, c'est une vision que j'ai envie de vous partager parce que j'ai enfin trouvé des moments de soulagement face à toutes les choses qui étaient un poids. Dans ma vie, j'ai enfin trouvé une manière d'agir qui est plus douce pour moi, une manière d'avancer qui est beaucoup plus douce pour moi, qui met beaucoup plus de sens. Et du coup, des fois, il y en a aussi qui nous tirent vers le bas, qui nous ramènent vers des choses de lutte, de gagnant-perdant. Et en fait, des fois, on peut aussi juste s'éloigner sans lutter, sans... Essayez encore une fois, des fois il y a l'ego qui prend le dessus, on voit des gens hyper intolérants ou qui sont en train de critiquer toute notre vision et tout, bon on a envie de leur rentrer dedans, moi la première j'aime bien avoir des débats parce que du coup je trouve que ça fait grandir les idées, mais il y en a qui ne voient pas les débats de la même manière, ils ont l'impression qu'on veut les tirer à avoir raison ou à avoir tort, mais bref, chacun a sa manière de voir les choses. Moi, je pense aussi que l'acceptation de ce qui est... Laisser les émotions nous traverser, nous guider et nous indiquer ce qui se passe en nous. Apprendre à s'écouter et à créer un lieu de paix et de confiance à l'intérieur de soi, c'est hyper important. Apprendre à comprendre et à écouter dans son corps les choses qui résonnent avec soi, qui élèvent un peu notre vibration et qui nous mènent vers la joie, la sérénité, les choses qui nous apaisent. Parce que souvent on peut choisir notre perception et on peut choisir de voir les choses sous cet angle-là ou cet angle-là. Et en fonction, on va se sentir plus ou moins à sa place. On va se dire, ah, là où on sent du confort, même dans une pensée, c'est là où on se sent mieux. Et on peut choisir ses pensées. Ça prend du temps, ça prend du temps. Moi-même la première, j'ai des pensées en boucle qui reviennent, de l'anxiété qui revient. C'est sûr tout le temps. Mais aujourd'hui, j'ai trouvé une clé qui me fait beaucoup de bien. C'est savoir que j'ai ma place et c'est savoir revenir en moi. En moi, parce que c'est le seul endroit où il y a les réponses, et c'est le seul endroit où je peux trouver de la validation, et c'est le seul endroit où je peux trouver ce qui est juste, ou ce qui sonne juste. Et accepter aussi qu'on ne peut pas tout contrôler, qu'on a des parts d'ombre, que des fois, il y a plein de choses qu'on ne fait pas bien, ou qu'on aimerait faire mieux. Mais en fait, être doux avec soi-même, un peu de douceur, ça fait du bien aussi. Après, dans un monde d'exigence, de toujours plus, toujours plus vite, Ah, de comparaison, c'est bien un peu de douceur aussi, en fait. Et accepter quand il y a une tempête qui passe, l'observer, observer ce qui se joue en nous, ce avec quoi on est en résistance pour y mettre un peu de lumière, et voir, et ça nous montre ce... à quoi on aspire. Des fois, quand on est vraiment dans des grosses résistances, je trouve que ça éclaire une petite fenêtre et ça nous dit « Eh, en fait, c'est ce besoin-là qui est en train de crier derrière et en fait, c'est cette aspiration-là qu'il faut que tu nourrisses. » Ah ok, bon, comment je peux y faire un peu de place dans ma vie et avancer un petit peu plus vers cette direction ? À partir du moment où on ouvre une petite porte, déjà ça s'apaise. Et en fait, chacun, pour moi, chacun a sa place. Nul n'est parfait. La vie, c'est pas une quête de perfection, mais c'est un terrain d'expérimentation. On traverse tellement d'états émotionnels, il y a tellement de choses belles, il y a tellement de choses à apprendre, à expérimenter. Si on peut essayer de la vivre pleinement, plutôt que d'être en lutte les uns avec les autres, si on peut s'aider à grandir et avancer tous vers plus de sérénité et de joie, de partage. Moi, je trouve que des fois, dans ce monde, c'est difficile de se reconnecter à l'être, à qui nous sommes et d'être... aussi détachée de nos étiquettes et notre mental tout le temps. Souvent, on a tendance à faire des raccourcis et à penser que ce que l'on est, ce qui nous définit, on rejoint encore un peu l'identité, dépend de ce que l'on fait et ce que l'on a. Mais en fait, non. Ça dépend juste de comment on se sent à l'intérieur. Il y a peut-être des gens, à l'intérieur d'eux, ils ont envie de gravir des sommets, de rechercher l'adrénaline et il y en a, ils ont envie d'être pépouses chez eux. et de faire le minimum et de s'occuper de leur petit potager ou alors juste de s'occuper de leurs enfants et ça leur va. Mais en fait, peu importe la vie que chacun a envie de mener, il n'y a que soi-même qui peut être réconcilié avec soi-même. Et quand on se reconnecte à notre être profond, on réalise vraiment qu'il y a quelque chose en nous de tellement plus fort et plus riche. Et je pense que le challenge de la vie, c'est d'essayer de rester en contact avec. Quand on s'y est connecté une fois, c'est d'entretenir ce contact et de le faire grandir et faire grandir cette relation entre nos actions, notre vie vraiment active, notre mental et la conscience de notre être profond. Et réconcilier un peu toutes ces parts, je pense que c'est le vrai challenge de la vie. En tout cas, moi, c'est celui aujourd'hui que j'ai envie d'emprunter. Essayer de réconcilier ça un peu au quotidien, dans les différentes actions, au fil de l'eau. Alors bon, je ne dis pas que c'est un long fleuve tranquille et que ça va être facile. Je ne le pense pas. Mais du coup, aujourd'hui, 2023, déjà, j'ai toujours eu peur du jugement des autres. J'ai toujours eu peur de l'approbation de... Moi, je suis très un peu... J'aime bien, justement, les réflexions, le développement personnel, tous ces questionnements-là. J'aime beaucoup parler, j'aime beaucoup échanger, j'aime beaucoup me questionner sur le fond des choses. Il y a des gens que ça fait chier. Bon, c'est la vie. On ne peut pas être tous alignés. Mais en tout cas, moi, je sais que du coup, je fais de la place à ça. J'ose enfin confier tout ça dans ce podcast. J'ose enfin prendre la parole. J'ose enfin partager mes réflexions. J'ai envie d'échanger sur ces sujets-là. J'ai envie de leur faire de la place. J'ai envie d'être telle que je suis. Et genre, je suis hyper contente de ça. Et c'est un message que j'ai envie de prôner, que j'ai envie de partager. Et j'ai envie d'expérimenter ce que c'est de prendre ma place, justement. J'ai envie de réussir à la prendre un peu plus. En lançant ce podcast, en lançant un blog, en créant des contenus qui me ressemblent. Alors, ben oui, des fois, on veut plaire, mais enfin, ça fait partie aussi de nous. On veut plaire, on expérimente. En fait, ça ne veut pas dire que je vous confie tout ça, que je n'ai pas des parts de superficialité, que je n'ai pas des parts où j'ai envie de gagner de l'argent, de réussir ma vie. En fait, tout ça, ça existe en moi. J'ai plein d'ambivalence. Je suis un être humain complexe, comme tous les êtres humains. Il y a énormément de choses très contradictoires qui cohabitent en nous tous. mais quand on arrive à se réconcilier un petit peu avec toute cette complexité qui se trouvent dans un seul de notre être, quand on arrive à se connecter à tout ça et à se dire, wow, tout ça, ça existe à la fois, et genre, c'est OK, et j'ai le droit, et j'ai ma place avec toute cette complexité et tout ce nœud et tout ce fouillis, et en plus, on a tous des fouillis différents et on a tous la place avec nos fouillis différents, bah, c'est quand même plus chouette, la vie. Et c'est plus doux. Et après, toujours trouver, comme je disais dans l'épisode précédent, des endroits neutres où peuvent se rencontrer les fouillis de chacun et les vérités de chacun et les places de chacun. Parce qu'il faut vivre, donc c'est bien de se reconnecter à soi. mais on va pas finir ermite. Donc voilà, c'est un peu mon message. Prendre sa place, oser, s'affirmer, se réapproprier qui on est, incarner ce qui résonne pour nous. C'est vraiment des messages forts et c'est vraiment ce que j'ai envie de transmettre. Croquer la vie comme un pisse en lit. J'adore cette petite phrase, mais elle veut rien dire, mais c'est un peu croquer la vie à pleines dents, croquer la vie comme un pisse en lit. C'est vraiment genre à votre manière. Et si chacun croquait la vie à sa manière, expérimente la vie à sa manière, c'est la seule chose, le seul message qui vaut le coup. Et c'est ça que j'ai envie de transmettre dans les contenus que je veux créer. C'est chacun, prenez votre place et prenons nos places respectives et créons ensemble. Inspirons-nous mutuellement. Et voilà. Je suis contente d'avoir fait cet épisode et j'espère qu'il va vous parler. J'ai l'impression d'avoir confié quand même des choses personnelles. Bon, bien sûr, j'ai un peu caricaturé certaines choses et je suis restée dans les grandes lignes, mais c'est quand même un épisode qui me tenait super à cœur parce que c'est l'issue de plusieurs années de questionnements, d'avoir pris le temps de décortiquer les choses, de mettre des mots, de m'être réconciliée. Et d'ailleurs, il y a une dernière chose que j'ai oublié d'aborder dans l'épisode, c'est au bout d'un moment, une fois qu'on a réalisé tout ça dans sa tête, il faut l'intégrer dans son corps. Et intégrer dans son corps les choses qu'on a comprises, ça prend du temps. Ça peut être frustrant parfois de se dire « Ah mais j'ai compris, je prends ma place et tout » et de voir encore des vieux mécanismes qui agissent dans la réalité, des choses qui reviennent, parasites, Mie. En fait, ça prend du temps. On a ancré certains mécanismes, ça prend du temps de déprogrammer, reprogrammer, ça prend du temps et il faut se laisser ce temps, être doux avec soi-même, se laisser le temps, se reconnecter aussi aux choses simples, la nature, la lecture, passer du temps avec des personnes qui nous font du bien, rigoler, des choses simples, marcher dans l'herbe. Moi j'ai quelque chose pour intégrer qui m'a fait beaucoup plaisir. beaucoup de bien, c'est la kinésio, kinésiologie. Donc voilà, après, chacun a ses trucs. Voilà, moi je sais que ça c'est souvent quelque chose dont on parle pas, on est que dans le mental, on donne des explications, mais après il faut du temps. Et le temps, on a toute la vie en fait. Ça fait partie de l'expérimentation. Donc laissez-vous du temps, prenez votre place, prenez votre temps pour reprendre votre place. C'est pas quelque chose de facile, c'est quelque chose de lent et qui va prendre... toute la vie, parce que notre place, elle change, parce que nos aspirations changent. Donc toute la vie, on a de nouveau, on est confronté à des situations où il faut refaire l'exercice, mais on progresse. Et c'est ça qui est chouette. Donc voilà, sur ce, je vous dis merci si vous avez écouté jusqu'au bout, parce que l'épisode était long aussi. Je pensais pas faire des épisodes aussi longs, mais vous me direz si ça vous va ou si vous voulez que je synthétise un petit peu plus. Et je vous dis à bientôt dans un prochain épisode au coin du feu. Salut ! Et n'oublie pas, si cet épisode t'a plu, le meilleur moyen de me soutenir, c'est de venir t'abonner sur la plateforme de ton choix, mais aussi, si le cœur t'indique, de me laisser une petite note. Ça me fera super plaisir et ça m'encourage vraiment à vous concocter de nouveaux sujets de confidence au point du feu. À bientôt !