Speaker #0Bonjour et bienvenue dans Confidence Fertile, je suis Marion Viong et ici on parle vrai. On parle de ce désir d'enfant qui brûle, de ce corps qu'on ne comprend pas toujours et de ce cycle qu'on aimerait apprivoiser, mais aussi de tout ce que ça remue à l'intérieur de nous. Ce podcast c'est un espace pour déposer ce qu'on vit quand on traverse l'infertilité. Parfois je vous partage mon propre chemin. Ma propre expérience en tant que femme qui vit elle aussi l'infertilité, mais aussi avec mon regard de naturopathe fonctionnelle, pour vous partager mes clés de compréhension sur ce qu'il se passe dans notre corps. Et parfois ce sont d'autres femmes qui viennent confier leur histoire. Dans tous les cas, l'idée reste la même, briser le silence, mettre des mots sur ce qui est souvent tu, et surtout, se sentir moins seule dans ce parcours. Si ce podcast vous plaît, je vous invite à le partager autour de vous, et à le soutenir en laissant 5 étoiles. Bonne écoute ! Hello à toutes ! Pour celles qui me suivent un peu sur Insta depuis plusieurs mois, voire plusieurs années, vous connaissez sûrement ma FAQ du vendredi. Je vous poste un petit encart de questions le jeudi soir, et puis le vendredi, je prends le temps de répondre à toutes vos questions durant la journée, et sur tous les sujets. Fertilité, cycle, hormones, compléments alimentaires, plantes, yoga, symptothermie, etc. J'adorais vraiment ce moment avec vous, mais ça fait maintenant deux ans que je le fais. Et en fait, au fur et à mesure, j'ai commencé à avoir souvent les mêmes questions qui revenaient en boucle. Et j'avoue que c'était un petit peu répétitif pour moi. Du coup, j'ai fait une petite pause ces dernières semaines. Et puis... Je me suis dit quand même que c'était dommage de supprimer complètement ce format. Et je me suis dit qu'on pouvait peut-être le twister un petit peu et le proposer sur un autre canal. Et le proposer ici, dans un épisode de podcast, pour que ce soit un peu plus permanent et plus facilement trouvable pour vous. Donc bienvenue dans le premier épisode d'une, je pense, très longue série de FAQ. Elles vont être à chaque fois thématisées pour que ce soit vraiment plus simple pour vous y retrouver et avec dans la description le détail de chaque question que j'adresse. Et puis pour que ce soit encore plus facile aussi, vous pourrez retrouver un article de blog de chaque épisode pour que celles qui aiment bien écouter comme ça en faisant autre chose pourront le faire. et que si vous avez... besoin de noter ou de vos souvenirs de choses, vous pourrez les retrouver facilement à l'écrit. J'espère que ça vous plaira. En tout cas, moi j'ai hâte de commencer ce nouveau format. Et puis on va commencer par une thématique qui quand même est importante ici et fondamentale même ici. C'est la fertilité parce qu'on est sur le podcast de Confidence Fertile quand même. Parce que la fertilité, c'est pas juste une histoire d'hormones isolées ou de timing parfait. C'est une dynamique qui est plus globale, qui implique le corps, le système nerveux, l'énergie, le vécu émotionnel. Et surtout, c'est quelque chose qui ne se force pas, mais qui peut se soutenir, se comprendre, se respecter. Donc dans cet épisode, on va parler progestérone, on va parler qualité de l'ovulation, qualité de la phase luthéale, de gestion du stress, de nidation, de libido aussi. L'idée, c'est pas du tout de vous donner une checklist de plus à suivre. mais de vous aider à lire les signaux de votre corps sans jugement et en les comprenant, en sachant ce qu'ils se passent et ce qu'ils veulent dire. Et si vous êtes en essai bébé, que votre cycle semble différent depuis quelques temps, ou que si vous avez simplement besoin de remettre un petit peu de clarté et de douceur dans tout ça, et bien cet épisode est fait pour vous. Alors installez-vous confortablement, on va démarrer. Première question à laquelle je vais répondre. A quoi sert vraiment la progestérone quand on essaye de tomber enceinte ? Ça c'est une question qu'on me pose souvent, surtout quand on débute le parcours, quand on commence à peine, on vient d'enlever notre contraception, ou en tout cas de vraiment décider que ça y est. On s'y plonge, on commence à faire des recherches un petit peu, et puis on voit ce mot partout, progestérone, progestérone, progestérone. En fait la progestérone, c'est une hormone qui est clé dans la fertilité. Et c'est aussi une hormone clé pour notre corps, parce que c'est elle qui nous donne un sentiment de sécurité. Elle est produite après l'ovulation. Et son rôle principal, c'est de préparer l'utérus à accueillir une grossesse et à maintenir un environnement stable pour le bon développement du fœtus. Concrètement, elle épaissit et elle stabilise l'endomètre. Elle empêche l'utérus de se contracter trop tôt. Donc elle a un peu un effet anxiolytique, like, c'est ce qu'on appelle. C'est ce que ça veut dire, c'est qu'elle va... calmer les contractions utérines pour pas déclencher trop tôt et pour pas faire perdre l'embryon. Elle envoie aussi un message au corps pour dire que tout est ok, l'ovulation s'est bien passée. S'il n'y a pas de progestérone suffisante, le corps est capable d'ovuler, ça y a pas de soucis. Mais en fait, la façon dont va se passer la seconde partie du cycle, ce qu'on appelle la phase luthéale, va déterminer si l'ovulation a été de qualité ou pas. Et c'est ça qui est important de comprendre, c'est que ce n'est pas juste une hormone sur laquelle il faut se focaliser. Elle n'est pas isolée du tout. Elle dépend de la qualité de l'ovulation, qui dépend aussi du niveau de stress, du niveau d'hormones qu'on a à l'intérieur de nous, de l'état de notre système nerveux, de notre énergie globale, de notre immunité, de plein d'autres choses. Donc même si elle est fondamentale, Pour notre fertilité, elle n'est pas unique. Elle ne doit pas être le centre seul de notre attention. Et quand elle est basse, ce n'est pas simplement un problème de faible progestérone, mais c'est souvent quelque chose de bien plus large. Deuxième question, peut-on ovuler correctement et quand même avoir des difficultés à tomber enceinte ? Alors ça, c'est une question qu'on me pose souvent, et la réponse est oui. Et en fait, je vais même aller plus loin, c'est assez fréquent. En fait, ovuler, pour votre corps, c'est pas juste libérer un ovule à une date donnée, à une date fixe. C'est tout un processus qui engendre là aussi plein d'autres petits acteurs. Donc on peut avoir une ovulation sur le papier, visible avec une courbe, avec des températures hautes, avec de la claire, mais on peut avoir quand même un ovule qui est peu mature, ou qui ne s'est pas complètement déployé. Une glaire de mauvaise qualité, une phase post-ovulatoire, donc une seconde partie de cycle qui va être très courte, parce que l'ovulation ne va pas être de bonne qualité, ou un terrain inflammatoire défavorable, c'est-à-dire que quand bien même l'ovulation s'est bien passée avec des guillemets, et qu'elle a réussi, elle a été un succès, La deuxième partie est tout l'environnement nécessaire pour faciliter L'implantation, l'anidation et la rencontre aussi ne va pas être propice pour l'embryon pour s'installer et rester en fait. Donc dans ces cas-là, la rencontre peut avoir lieu, mais le corps n'est pas dans des conditions optimales pour accueillir une grossesse. C'est pour ça que vous m'entendez souvent parler d'une ovulation de qualité. C'est important. Et si vous avez... des signes de SPM, des symptômes qui reviennent régulièrement sur cette deuxième partie de cycle, c'est des signes que votre ovulation n'est pas optimale. Et donc on va regarder, est-ce que le corps a suffisamment d'énergie, en particulier dans cette seconde partie de cycle, est-ce qu'il se sent en sécurité et stable pour garder cette grossesse, pour garder cet embryon et mener la grossesse à terme ? Troisième question. Une phase luthéale courte, ça veut dire quoi concrètement ? Bah oui, parce que quand on parle de qualité ovulatoire, de seconde partie de cycle, de phase post-ovulatoire, on entend aussi souvent que cette phase peut être courte, et souvent on parle de trop courte. Ce qu'on entend par là, en fait on va déjà poser les bases. Une phase luthéale, qu'est-ce que c'est ? C'est la période... Une fois que l'ovulation a fini, c'est terminé, elle s'est réalisée, jusqu'au moment où les règles arrivent. Et quand j'entends les règles, c'est les règles avec un saignement bien rouge et plutôt abondant. C'est-à-dire que s'il y a des petites traces dans votre culotte, ce n'est pas assez. Vous avez besoin à ce moment-là d'avoir une protection. Ça, c'est la phase luthéale. C'est le moment où le corps est... censé se mettre en mode accueil. Quand on parle de phase luthéale courte, En fait, ça veut dire que le corps n'a pas eu le temps de maintenir un environnement stable pour une nidation. Quand on parle de phase luthéale courte, on veut dire que c'est inférieur à 10-11 jours. Là, ça veut dire que vous avez ovulé, vous avez eu un environnement hormonal qui s'est un petit peu déployé, mais pas assez, il a très vite chuté et les règles sont arrivées. Parce que c'est comme ça que ça se passe en fait. Vous avez la montée de température, elle est aussi équivalente à la montée d'hormones, particulièrement de progestérone, et aussi d'oestrogène. Et quand le corps sent que ça ne va pas, qu'il y a quelque chose qui coince, soit un ou plusieurs grains de sable qui viennent enrayer la machine, et bien il arrête tout et il redéclenche un nouveau cycle. Et donc ça va se faire entre 7, 8, 9 jours. 10 jours de phase luthéale, c'est très court. Et ça ne laisse pas le temps au corps de favoriser une nidation, une accroche, et que le fœtus reste. Et donc très souvent, une phase luthéale courte, ça reflète un manque de progestérone, un stress chronique, une fatigue profonde, un déficit en apport calorique par rapport à la dépense qu'on a au quotidien. Et un corps qui priorise en fait la survie, et ce mot est important, plutôt que la reproduction. C'est-à-dire qu'à ce moment-là, le corps s'est dit, je ne suis pas capable, je n'ai pas les outils nécessaires et l'énergie nécessaire, la nourriture nécessaire, pour maintenir cette grossesse. Donc j'arrête tout. Ou même maintenir cette grossesse, ou maintenir ce cycle en fait. Au-delà de s'il y a eu fécondation... et éventuellement de nidation, il y a aussi, même sans ça, le corps peut décider de se dire là, je n'ai pas d'énergie pour avoir une production hormonale suffisante et maintenir un cycle. Attention, une phase luthéale courte est différente d'un cycle court. Parce qu'on peut très bien avoir des règles, puis ovuler très tôt dans le cycle, et donc avoir une ovulation autour de J10. Et ensuite, si on compte environ 12 à 14 jours de phase luthéale, c'est la moyenne, on se retrouve à un J24, par exemple, de durée de cycle. Mais un cycle de 24 jours, c'est OK si l'ovulation a eu lieu à J10, par exemple. Si par contre, L'ovulation a eu lieu à J14-15. Ça fait une phase luthéale, donc une période après l'ovulation, de 9 à 10 jours. Là, c'est trop court. Donc c'est ça qu'il faut comprendre. Il ne faut pas faire des raccourcis de une phase luthéale courte égale un cycle court. Il y a vraiment deux choses différentes là-dedans. C'est là où la symptothermie permet vraiment de comprendre quelle est notre durée de phase luthéale. Quatrième question, est-ce que le stress... peut vraiment empêcher de tomber enceinte. Vous m'avez vu en parler pendant les questions précédentes, à chaque fois, de soulever ce mot de stress chronique, de survie, etc. Mais donc, on veut comprendre maintenant. Est-ce que c'est vraiment vrai ? Est-ce que c'est possible qu'il nous empêche de tomber enceinte ? Là encore, je ne peux pas vous donner une réponse franche, bête et méchante, une réponse binaire, oui, non, etc. Ça ne marche pas comme ça. Le corps est bien plus complexe que ça. Donc oui, concrètement, c'est vrai, le stress peut empêcher de tomber enceinte. Mais pas, je vais mettre vraiment des grosses, je vais surligner verbalement on va dire, et mettre en gras ce que je vais dire, pas parce qu'on y pense trop. Ce n'est pas ça le problème. Ce n'est pas parce que vous y pensez beaucoup que vous... déclencher quelque chose dans votre corps qui fait que ça ne marche pas. D'accord ? C'est vraiment important de comprendre ça et de ne pas vous culpabiliser là-dessus. Le stress agit directement sur les hormones. Mais il y a plusieurs manières de stresser. Et même si vous, vous ne vous sentez pas stressé, le corps peut être en état de stress. Par exemple, vous vivez un deuil, vous n'êtes pas bien, vous êtes en inconfort, en insécurité pour x ou y raisons sans vous sentir avec la palpitation avec la gorge ou le ventre qui se serre ou l'inconfort ou les montées de température et de bouffée de chaleur etc. Tout ça ce que peut déclencher un stress quand on l'entend dans le langage courant il y a aussi juste le corps qui est stressé parce que Il ne va pas bien parce qu'il ne se sent pas en sécurité, parce qu'il n'a pas assez de nourriture pour faire face. Un manque de magnésium peut créer du stress, sans que ça fasse des symptômes de stress, comme je vous viens de vous les décrire juste avant. Et quand ça fait longtemps que vous êtes régulièrement stressé, que votre environnement est toxique, que votre entourage peut être toxique, que vos... pensée, votre énergie, tout ça, il y a quelque chose qui fait que vous n'allez pas bien à l'intérieur de vous. Et bien, dans ces moments-là, le corps privilégie la production de cortisol. Le cortisol, vous l'avez peut-être déjà entendu, parce qu'on en parle énormément, c'est ce qu'on appelle l'hormone du stress, entre grosses guillemets. Elle ne fait pas que ça, parce que c'est aussi grâce à elle que vous vous levez le matin. Donc, c'est important de comprendre qu'on en a besoin de ce cortisol. Mais... quand il est produit en excès, eh bien, il met en pause toutes les autres fonctions non essentielles à court terme dans le corps. Et clairement, la reproduction ne fait pas partie de ces fonctions essentielles. C'est même la dernière chose que le corps veut. Il veut le faire dans un cadre qui est sécurisé, qui est stable, qui est fiable. Ce stress, comme je vous disais, il n'est pas toujours visible. Il peut être émotionnel, il peut être mental, il peut être lié aux essais. Au-delà de juste y penser beaucoup, ce qui est normal, on ne va pas se le cacher, si on sort du cadre de projet bébé, si vous avez un projet au quotidien que vous devez mener dans votre entreprise ou dans votre travail de tous les jours et que vous adorez ce projet-là et que vous avez envie de le voir se réaliser, vous allez y penser toute la journée. Et personne ne vous dit « arrête d'y penser » . Donc vraiment, prenez... Un peu ce mot lâcher prise et ce mot arrêter d'y penser avec un peu de pincettes. Mettez-le de côté, ne vous l'accaparez pas trop et soyez indulgente avec vous-même, c'est important. Il y a aussi la pression peut-être du contexte, la peur de mal faire, etc. Et ce que je vous disais, il y a plein de choses aussi physiologiques qui mettent le corps en stress. Un manque de magnésium, un manque de protéines, un choc, etc. Le corps, lui, il ne fait pas la différence entre ce qui est « normal » , ce qui est mental, ce qui est lié à un contexte particulier, etc. et ce qui est physiologique, ce qui est nécessaire, une maladie, une grosse fatigue, etc. Dans tous les cas, il va ressentir de l'insécurité et dans tous les cas, il va prioriser de vous protéger, de se protéger et donc de produire. du cortisol pour être capable soit de fuir, soit de combattre. C'est un vaste sujet, le stress. Je pense qu'on y reviendra. J'aurai l'occasion d'aller plus loin dans certaines questions, etc. Là, je ne peux pas trop développer parce que sinon on y serait encore des heures, mais en tout cas, c'était important pour moi d'apporter un petit peu certains éléments de réponse ici. Cinquième question, la nidation, ça se passe comment exactement ? Alors, la nidation, c'est un moment qui est extrêmement précis. et délicat. Elle a lieu environ entre 6 à 10 jours après l'ovulation. Pour que ça fonctionne, il y a besoin de plusieurs conditions qui doivent être réunies en même temps. On doit avoir un embryon qui est capable de s'implanter. C'est-à-dire que vous pouvez avoir un embryon, mais si il a un manque d'énergie ou une malformation quelconque et qu'il n'arrive pas à s'accrocher correctement, ça ne marchera pas. Il nous faut aussi un endomètre réceptif. C'est ce petit nid douillet que vous fabriquez grâce à la progestérone, entre autres, qui doit être vraiment solide et vraiment réactif. Une progestérone suffisante, je viens de le dire, et ce qu'on a tendance à oublier aussi régulièrement, un système immunitaire équilibré. C'est pas juste est-ce que l'embryon est là, oui, non, c'est aussi est-ce que le corps est prêt à l'accueillir. Et du coup, ça demande une coopération très fine entre plusieurs systèmes et ça demande aussi un timing un peu presque millimétré. Sixième question, est-ce normal d'avoir peu ou pas du tout de symptômes après l'ovulation ? Alors là, oui. Oui, c'est normal et c'est même ce qu'on cherche normalement. Certaines femmes peuvent ressentir beaucoup, beaucoup de choses. On parle, dans ce cas, quand c'est très, très lourd, de SPM, de syndrome prémenstruel. D'autres peuvent ressentir rien du tout. Les deux sont OK dans une certaine mesure. On peut avoir quelques symptômes, une légère tension dans les seins, les seins qui gonflent, voilà, plus d'envie de manger. Ça, c'est normal aussi, c'est physiologique. mais Il faut que ça reste dans un certain degré. Souvent, vous me posez beaucoup la question sur l'ESPM. Je pense que ça fera partie d'une autre FAQ, parce que là, ça ne fait pas partie de celle que j'ai aujourd'hui. Mais si vous avez des questions, n'hésitez pas à venir me les poser, soit en DM directement sur Instagram ou alors par mail. Ça me ferait un plaisir de vous répondre. Ou alors, parce que c'est tout nouveau, j'ai mis en place un WhatsApp business. Sur mon site, vous pouvez directement m'écrire sur WhatsApp et du coup, je vous réponds avec plaisir. Et au moins, ça m'alimentera aussi les prochaines FAQ. Mais là, je trouvais ça important de se dire aussi qu'on parle beaucoup de tous les symptômes que les femmes peuvent avoir en seconde partie cycle. Mais des fois, celles qui ne ressentent rien, elles se sentent un peu... C'est bizarre du coup, est-ce que je dois moi aussi ressentir un SPM absolument ? Ou est-ce que je suis normale de ne rien avoir comme sensation ? Oui, oui, c'est tout à fait ok. C'est même ce qu'on cherche, comme je vous disais, et il n'y a pas d'inquiétude à avoir. Après, l'idée, ce n'est pas non plus d'interpréter absolument au microscope le moindre de vos symptômes. Il ne faut pas aller en chercher, il faut juste accueillir ce qui vient et essayer de comprendre pourquoi il y est. Septième question, la libido a-t-elle un lien avec la fertilité ? Alors, c'est souvent... Un indicateur qui est sous-estimé. Parce que la libido, mine de rien, la société nous projette qu'il faut en avoir une énorme et qu'il faut avoir envie de faire la mort tous les deux jours. Et encore plus, certains médecins aussi vous diront des fois qu'en SCPB, il faut faire la mort tous les deux jours. Sauf que bon, on n'est pas des machines. Et que la libido, elle reste influencée par les hormones. Et donc, ne l'associe pas forcément à la fertilité en fait. On a l'impression que c'est un petit peu décorrélé. Quand la libido elle est basse, c'est pas toujours un manque de désir psychologique, parce que vous n'avez pas envie, parce que vous êtes fatigué, parce que vous avez d'autres choses en tête, etc. Ça peut complètement, mais c'est pas toujours le cas. Ça peut aussi être le signe que le corps est fatigué, mais dans un sens plus profond, qu'il est stressé, qu'il est en mode... protection encore une fois, et que les hormones ne sont pas au rendez-vous, particulièrement les oestrogènes et la testo. Et oui, la testostérone elle joue aussi sur la libido et elle est importante. On en parle beaucoup chez les hommes, mais chez nous aussi on en a besoin. Donc comme je vous disais tout à l'heure, la fertilité c'est la dernière roue du carrosse. Donc s'il n'a pas assez de libido, s'il n'a pas assez d'hormones pour ... produire un désir sexuel, eh bien, il la remet au second plan. Après, attention, ça ne veut pas dire que parce que vous n'avez pas de libido, vous n'arriverez pas à tomber enceinte. Parce qu'on se sait, on est entre nous ici, qu'on est capable de se forcer à avoir des rapports quand on veut avoir un bébé. Et on l'a déjà toute faite, quelle que soit, depuis combien de temps on essaye d'avoir un enfant, on a toutes déjà eu. À un moment donné, on a toutes, on va dire, déclenché un rapport sans avoir profondément envie, mais parce qu'on savait que c'était la bonne fenêtre. Et c'est ok. Je ne vous dis pas qu'une mauvaise libido va forcément indiquer que vous n'allez pas réussir à tomber enceinte. Par contre, c'est un indice de plus qui nous fait dire que les hormones sont un petit peu déréglées, sont un petit peu pas au bon endroit ou pas assez produites. Donc voilà, c'est juste un signe en plus. Mais pas d'inquiétude, ça peut marcher quand même. Huitième question, peut-on soutenir naturellement la progestérone ? J'ai tellement de choses à dire sur cette question, je vais essayer de faire hyper court. Et d'ailleurs, n'hésitez pas à regarder sur mon blog, parce que j'ai fait un ou deux articles, il me semble, sur le sujet, où je vous parle de mon expérience aussi, de ce qui marche le mieux, de comment je le classe, dans quel ordre tous les outils. Les plantes, les hormones bioidentiques, les hormones non bioidentiques, etc. Donc là, je vais essayer d'être la plus concise possible. On peut complètement soutenir naturellement la progestérone. Mais comme je vous disais sur la toute première question, il ne faut pas se concentrer que sur elle. Elle n'est pas la seule à gérer toute la partie nidation, fécondation, accroche et début de grossesse. Donc comme je vous disais tout à l'heure, on a besoin d'une ovulation de qualité, d'un sentiment de bien-être et de stabilité émotionnelle et hormonale. d'un sommeil réparateur, d'une glycémie stable et d'un corps le moins inflammé possible, avec une immunité stabilisée également. Elle n'est pas la seule à intervenir dans la seconde partie de cycle, il y a aussi les oestrogènes qui sont nécessaires également dans cette partie, il ne faut pas les oublier. La progestérone, c'est une hormone qui a besoin de sécurité, parce qu'en fait, si... votre corps ne se sent pas en sécurité. Vous vous souvenez tout à l'heure, sur la question du stress, on a dit que dans ces cas-là, le corps va produire du cortisol. Dans sa chaîne de production, parce qu'en fait, le corps ne produit pas tout d'un coup, ça va très vite, mais il va passer par plusieurs étapes pour enfin terminer par la production de la progestérone. Eh bien, si on remonte quelques étapes en haut, il y a deux voies à droite. on va produire de la progestérone. À gauche, on va produire du cortisol pour faire face au stress, aux actions, pour réagir face aux dangers. Et c'est ce même chemin, mais vous savez, il y a une petite bifurcation un peu plus loin. Et donc, s'il y a du stress au moment de la seconde partie de cycle, comme je vous disais tout à l'heure, le corps va forcément privilégier la voie de production du cortisol et donc va délaisser. la voie de production de la progestérone. Dans un de mes articles de blog, j'ai un schéma où je vous montre exactement les cascades hormonales et dans quelles branches ça se produit, etc. C'est pas facile de vous l'expliquer à l'oral. N'hésitez pas à aller voir l'article, ce sera bien plus clair pour vous. Avec le petit schéma, je vous montre tout le nom des hormones et comment ça se représente. Mais, donc, c'est important. Donc, on peut... soutenir la progestérone naturellement, on peut le faire de plusieurs manières. On peut le faire avec des plantes, on peut le faire avec des compléments, on peut le faire on peut agir sur certains aspects, on peut agir aussi sur la production de cortisol, on peut agir sur le côté cerveau et gestion du stress, on peut agir au niveau ovaire, on peut agir à plein d'endroits naturellement. Mais encore une fois, il faut le voir de manière globale. Donc il n'y a pas une merveilleuse réponse pour tout le monde. Et pour nous toutes, sinon on est bien d'accord qu'on ne serait pas là à discuter de fertilité, on n'aurait pas de problème de fertilité tout simplement. Mais il y a plein de choses à faire, et il y a plein de choses à faire au naturel. Et puis il y a aussi des choses médicales, avec des médicaments, soit de synthèse, soit bio-identiques. Bio-identiques, ça veut dire que c'est similaire à l'hormone que notre corps produit tout seul. Neuvième question, pourquoi mes cycles changent-ils depuis que je suis en essai bébé ? Ça, ça arrive souvent. Vous venez me voir et vous me dites « Oh, mais je me connais par cœur, je fais de l'asympto depuis des années » ou « Non, mais je connais mes cycles, etc. » Ça fait plusieurs mois que j'ai arrêté ma contraception avant même de me mettre en projet bébé. Mais à partir du moment où je me suis mise en projet bébé, où on s'est mis d'accord avec mon conjoint pour démarrer ce projet, eh bien, ils sont partis en live, ces cycles. Et je ne comprends pas pourquoi je ne comprends plus mon corps. En fait, c'est un peu normal. Dans un sens. C'est-à-dire que les essais bébés et ce parcours pour avoir un enfant qu'il dure plus ou moins longtemps, il touche à quelque chose de très profond, en nous, en fait. Un désir vraiment viscéral. Et c'est un désir qui est joyeux, mais c'est un désir qui peut activer plein d'autres mécanismes de peur, d'attente, de sentiments d'urgence liés à l'âge ou liés à une maladie ou liés à un contexte. particulier ou parce qu'on veut le planifier par rapport à notre carrière professionnelle, etc. Il y a plein d'autres raisons qui peuvent ajouter un petit sentiment d'urgence. Et en fait, comme je vous disais sur toutes les autres questions du dessus, c'est pas un projet sur lequel on peut avoir une maîtrise à 100%. Et je pense que certaines d'entre vous l'auront remarqué. On a beau essayer de tout faire pour tout maîtriser, tout contrôler, on ne peut pas. Et en fait, quand on débute, soit parce qu'on vient d'arrêter notre contraception, soit parce qu'on s'est décidé, on se lance, c'est bon, on va porter beaucoup plus attention à ce qu'il se passe pendant nos cycles. Et en fait, cette attention, c'est là où elle biaise un petit peu notre jugement. Ça ne veut pas dire que vous créez des symptômes parce que vous y pensez ou parce que vous vous regardez. Attention, ce n'est pas ce que je dis. Il y a une très grosse différence là-dessus. c'est juste que vous allez l'analyser dans un contexte d'envie d'avoir un enfant. Et donc, si vous avez de la nausée pendant quelques jours avant que vous deviez avoir vos règles, vous allez le voir comme un signe de grossesse, parce que tout le monde dit que quand on est enceinte, on a la nausée. Si vous avez mal au sein, c'est pareil. En fait, le moindre symptôme que vous allez ressentir, Avant que vos règles doivent arriver, vous allez le regarder avec un prisme de fertilité. Et c'est là où ça biaise, et c'est là où ça bascule et ça bouscule un petit peu les choses dans le corps. Et ça rajoute du stress, de l'angoisse, parce que si vous ne voyez pas, c'est pareil, vous stressez, vous angoissez. Et ça vient créer un environnement qui peut être différent que ce que votre corps a l'habitude d'avoir, parce que d'habitude, il roule en pilote automatique. Et personne ne lui pose la question et personne ne le regarde. Je ne sais pas si vous avez déjà fait attention. Pour celles qui pratiquent le yoga ou même n'importe quel sport, quand on vous demande de faire attention à votre respiration, votre respiration change. Vous ne respirez pas de la même manière. Et parfois, des fois, vous vous dites, mais mince, je ne respire pas bien ou j'ai oublié de respirer. Il y a plein de choses qui se passent et vous voyez qu'il y a une différence. Et moi, je me suis fait plein de fois la réflexion, c'est pour ça que je vous partage ça, de je n'arrive pas à observer. Comment je respire quand je ne fais pas attention ? C'est normal, je ne fais pas attention, donc je ne peux pas l'observer. Mais à partir du moment où je porte mon attention sur ma respiration, elle se modifie. C'est un petit peu la même chose. Quand on porte attention à notre cycle, il va changer un petit peu. Parce qu'on va le voir d'une autre manière. Ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas porter attention, et qu'il faut lâcher prise, et ne pas y penser, etc. Et toutes les bêtises qu'on entend au quotidien, excusez-moi, mais il faut dire la vérité. Mais ça veut dire qu'il faut prendre les premiers cycles avec un peu de pincettes, ce qui n'est pas facile. C'est là où, dans ce cas-là, c'est important et c'est intéressant d'avoir un regard extérieur, un point de vue autre, pour vous apporter des vraies clés de compréhension. Dans ce cas-là, venez me voir, on fait une consultation avec grand plaisir. Vous avez le lien de mon site et tous les détails de mes accompagnements en description. Donc, c'est normal si ça se modifie, n'ayez pas peur de ça. C'est juste que voilà, il faut... Prendre les choses avec un petit peu de pincettes et essayer d'être le plus neutre dans son jugement le plus possible. Un peu comme si vous regardiez une amie. C'est hyper dur. C'est pas facile et c'est pas en un jour qu'on va y arriver. On est bien d'accord. Je parle avec des années de pratique, que je ne vous souhaite pas, on est bien d'accord aussi. Dixième et dernière question. Est-ce que comprendre son cycle peut vraiment changer les choses ? Bon, sans surprise, je vais vous dire oui. Pour celles qui me connaissent un petit peu. C'est ma croix. C'est ce que je vous rabâche tous les jours. J'en suis absolument convaincue. Pour moi, comprendre ce qu'il se passe à l'intérieur de nous permet d'apporter beaucoup plus de sérénité, d'apaisement, parce qu'on sait. Je trouve que quand on est dans un brouillard, de toute façon, c'est simple, je reprends l'image du petit chemin avec les hormones tout à l'heure, mais même... On est sur un chemin de vie. Vous avancez dans un brouillard. de purée de pois, vous ne voyez pas où vous mettez vos pieds, vous allez avancer beaucoup plus à tâtons et beaucoup plus terrorisés parce que vous ne savez pas ce qui va se passer derrière. Vous ne savez pas si vous allez tomber sur un ours, si vous allez avoir un trou, si le chemin est stable, si vous êtes sur un pont, s'il y a des dangers en face de vous, s'il y a un arbre qui vous bloque la route. Vous ne pourrez pas savoir comment le détourner pour éviter cet arbre et continuer votre chemin. Vous n'aurez pas toutes ces informations-là. Alors que si vous avancez, sur un chemin qui est dégagé, avec une vue loin d'horizon, et que vous voyez tous les obstacles qui vous barrent le chemin. Ça peut être un déficit micronutritionnel, de manque de magnésium, de manque de zinc, de manque de fer, une thyroïde qui est ralentie, ça peut être un cycle qui est déstabilisé avec des pertes abondantes, avec des douleurs, avec une immunité où vous tombez malade tous les jours. Tout ça, c'est des petits. plus ou moins petits ou gros cailloux qui se posent sur ce chemin et qui rendent la montée ou la traversée un peu plus compliquée. Mais quand vous savez ce que c'est et que vous comprenez ce qu'il se passe devant vous, vous êtes capable de vous dire, ok, alors là j'ai un gros caillou devant moi, quelles sont les solutions qui s'offrent à moi pour le déplacer et continuer d'avancer ? Je peux le pousser s'il n'est pas trop lourd. Je peux peut-être utiliser une branche... avec un autre caillou et faire un effet levier pour le décaler et le bouger de mon coin. Je peux peut-être essayer, je ne sais pas, j'ai dans mon sac à dos une barre protéinée, je ne sais pas pourquoi je pense à ça, qui me donne plus de force. Et donc, c'est ce que je vais faire pour pouvoir pousser le caillou. Je vais pouvoir, j'ai peut-être des ailes télescopiques dans mon sac à dos aussi, qui vont me permettre de voler au-dessus de ce caillou. Voilà, vous voyez un petit peu ce que je veux dire. Quand on a, on sait ce qui se passe devant nous, on sait... ce qui peut nous bloquer, on peut plus facilement mettre dans notre sac à dos, qui va nous aider tout au long du chemin, des ressources pour nous aider à traverser avec plus de sérénité. C'est pour ça que je vous dis souvent que comprendre, c'est vraiment reprendre le pouvoir sur son corps. Et ça, j'en suis profondément convaincue. Et souvent, vous me dites, oh là là, mais Marion, t'es... T'es vachement sereine dans ton cycle, dans ton rapport à la fertilité. Comment tu fais ? Je pourrais pas en être aussi loin avec autant d'années d'essais, etc. en étant aussi sereine. En fait, parce que je sais pourquoi ça coince, alors pas à 100%, on est bien d'accord. Il y a encore beaucoup de zones d'ombre qui sont sur le parcours fertilité, on ne sait pas tout. Que ce soit la médecine ou l'humain de manière générale, on ne sait pas tout. sur la fertilité, mais le fait de savoir et d'avoir des outils dans mon sac à dos, et j'en ai de plus en plus de par mon métier et de par mon expérience aussi, à travers toutes les femmes que j'ai accompagnées au cours de mes trois ans et plus de pratiques de naturopathie, j'ai appris à connaître les outils, à savoir lesquels je peux utiliser, dans quelles circonstances, Et donc, de faire au mieux et d'essayer d'enlever le maximum. de gros cailloux, de branches d'arbres qui sont plus ou moins grosses sur mon chemin. Et de faire en sorte qu'ils soient le plus plat et le plus dégagé possible. Et vraiment, c'est profond ce que je vous dis, c'est vraiment ce que je pense, c'est pas juste un discours commercial quelconque, je ne sais pas si c'est vraiment commercial en plus que je suis en train de vous dire, mais c'est vraiment une conviction extrêmement profonde. C'est ce que je pense au plus profond de moi. comprendre, c'est redonner le pouvoir à son corps et à soi-même. Et de pouvoir faire les choix en conscience. Voilà pour les dix premières questions de ce premier épisode d'une longue série de FAQ. J'ai essayé de les faire assez généralistes pour y aller progressivement, pour répondre à toutes, quelles que soient où vous en êtes dans votre parcours. J'ai essayé de donner plus ou moins de détails. Je sais qu'il y a des questions où j'aurais pu aller beaucoup plus loin. N'hésitez pas, je vous dis, à venir m'écrire, que ce soit en DM sur Instagram ou sur le WhatsApp Business, ou par mail si vous préférez, il n'y a aucun souci. Et venir échanger avec moi, je me ferai un plaisir de répondre du mieux possible à vos questions, en sachant que je ne vous répondrai pas à 100% parce que ça demande un peu plus de travail si c'est vraiment des questions ultra précises sur votre corps. savoir quoi mettre en place, etc. Là, ça demandera une consultation. Mais avec plaisir pour vous accompagner aussi sur ce parcours. En tout cas, c'est un peu l'idée de ces FAQ, c'est de vous apporter des éléments de réponse et de vous aider à comprendre un petit peu ce qui se passe dans votre corps. J'espère que ça vous aura plu. Comme toujours, prenez grand soin de vous. Et puis on se dit à la prochaine. À très vite !