Speaker #0Bonjour et bienvenue dans Confidence Fertile. Je suis Marion Viong et ici on parle vrai. On parle de ce désir d'enfant qui brûle, de ce corps qu'on ne comprend pas toujours et de ce cycle qu'on aimerait apprivoiser, mais aussi de tout ce que ça remue à l'intérieur de nous. Ce podcast, c'est un espace pour déposer ce qu'on vit quand on traverse l'infertilité. Parfois, je vous partage mon propre chemin, ma propre expérience en tant que femme qui vit elle aussi l'infertilité, mais aussi avec mon regard de naturopathe fonctionnelle. pour vous partager mes clés de compréhension sur ce qu'il se passe dans notre corps. Et parfois, ce sont d'autres femmes qui viennent confier leur histoire. Dans tous les cas, l'idée reste la même. Briser le silence, mettre des mots sur ce qui est souvent tu, et surtout, se sentir moins seule dans ce parcours. Si ce podcast vous plaît, je vous invite à le partager autour de vous et à le soutenir en laissant 5 étoiles. Bonne écoute ! Bonjour ! Bonne année 2026, puisque quand j'enregistre cet épisode, on est encore en janvier. Je reviens vers vous avec une petite pause hivernale. Et je me suis dit aussi qu'après plus de 20 épisodes, il était peut-être temps de faire un épisode de présentation et de vous en dire un peu plus sur qui je suis, je pense. Mieux vaut tard que jamais, dirons-nous. Petit warning, je suis un petit peu malade. Donc si jamais vous entendez des légers reniflements, pas renflements, sinon ce serait vraiment problématique, reniflements ou que je parle un petit peu avec le nez, c'est normal, c'est le cas. Mais j'avais envie de faire cet épisode, j'étais inspirée, donc je vais me lancer. J'avais envie de vous raconter un petit peu plus ce qui m'a amenée à être naturopathe aujourd'hui, et naturopathe spécialisée en fertilité. Alors... je vais séparer mon histoire perso et pro avec mon parcours fertilité parce que vraiment si je dois vous raconter les deux en même temps on est là pour 3 heures ça va pas être possible, je pense que vous et moi on a d'autres choses à faire que de m'écouter blablater donc mon parcours fera l'objet d'un autre épisode mais je trouvais ça chouette de redémarrer un petit peu l'année en vous racontant qui je suis Donc voilà, par où commencer ? C'est bizarre de parler toute seule. Je vais avoir 34 ans, le 13 juin 2026, j'aurai 34 ans. Et je suis mariée à mon merveilleux mari Thomas, qui est d'origine vietnamienne. L'origine vietnamienne, elle est importante pour moi à évoquer parce que... Je rêvais, quand j'étais petite et quand je me projetais dans une vie de famille, je ne sais pas si vous faisiez ça aussi, je rêvais d'avoir un mari d'une autre ethnie, d'une autre origine et avec lequel on parlerait deux langues différentes. Alors j'étais jeune, donc forcément je faisais avec ce que je connaissais et ce qui était le plus proche de moi, donc c'était avec un mari anglais. Mais je trouve ça marrant de réaliser que plusieurs années après, finalement, c'est comme ça que ça s'est passé. Je vis avec un mari qui a une autre origine que la mienne et avec lequel on parle une autre langue. Alors, il en parle une autre. Je suis en cours d'apprentissage, on ne va pas se le cacher. Duolingo est mon ami en ce moment. Et c'est loin d'être parfait parce que vraiment, le vietnamien, c'est compliqué à apprendre. Mais voilà. Et puis, c'est important aussi pour moi de préciser l'origine vietnamienne de mon mari parce que j'ai une énorme passion, attirance, amour pour la culture asiatique. Pour celles qui me suivent un petit peu sur Instagram, ça doit être la troisième année que je pars en vacances. en Asie et j'adore j'adore la culture j'adore l'environnement et si même je pouvais vous dire un petit secret c'est qu'on rêve de partir vivre là-bas mais on verra ce que l'avenir nous réserve, pour le moment c'est pas encore tout à fait d'actualité mais en tout cas ça fait vraiment partie de moi aussi parce que clairement je pourrais manger asiatique et de toute façon c'est clairement presque ce que je fais tous les jours. Ça fait partie de mon quotidien. On célèbre aussi le Nouvel An chinois et on est très attirés par ça. Mon mari, c'est vraiment mon tout, mon rock. C'est grâce à lui que je suis celle que je suis aujourd'hui, avec un peu plus de confiance, avec un peu plus d'assurance et grâce à lui aussi que j'ai pu me lancer dans l'entreprise. et dans une profession libérale. Donc je lui dois beaucoup. Et puis ensemble, on a créé notre petite famille de poilus pour le moment, à défaut du Mans. Donc on a deux Ausha. On a ma bambou nationale qui a 8 ans et demi et qui a été mon premier chat que j'ai eu toute seule. Et puis ensuite, on a adopté une petite chienne. Beagle, qui aujourd'hui va avoir 6 ans, et notre dernier loustique, Loulou ou Furious pour les intimes ou ceux qui connaissent l'histoire, parce qu'il n'était pas content, en fait, on l'a recueilli en tant que famille d'accueil au départ, et puis il a su convaincre nos cœurs, et donc il est resté, et c'est nous sa famille de toujours, et il anime fortement. Notre quotidien est celui de nos deux poilus. Donc voilà, c'est ma petite tribu. Et j'ai la chance de me promener aussi avec eux régulièrement dans le quartier. On fait des balades souvent avec Bambou et Peanuts, ma chienne. Mais de temps en temps, Loulou nous fait l'honneur de sa présence. Donc c'est vraiment très très chouette. Et on habite dans la très grande région parisienne, on va dire. et où on est très bien. Une autre facette de ma personnalité, c'est que je suis une grande sportive. J'ai pratiqué le badminton pendant 18 ans, de mes 10 ans à mes 28 ans. C'est aussi grâce à ce sport qu'on s'est connus avec mon mari, puisqu'on s'est rencontrés sur des compétitions. Et j'ai arrêté pendant quelques années parce que... J'ai fait un burn-out, je vous en parlerai plus un petit peu plus tard, mais le burn-out m'a fait comprendre que j'avais besoin de faire une pause, parce que le badminton est quand même un sport assez intense, assez demandeur sur le corps, et que avant d'être vraiment bien en burn-out et arrêtée complètement, en fait j'ai enchaîné pendant un an et demi les problèmes. de santé. J'ai eu des déchirures intercostales, je me suis déplacée, luxée les côtes flottantes, beaucoup de... j'ai chopé une bactérie quand je suis partie en voyage, je toussais tous les jours, enfin bref. J'ai vraiment vraiment pas mal enchaîné, alors qu'habituellement je suis pas quelqu'un qui est assez... est souvent blessée. J'ai fait des petites entorses quand j'étais plus jeunes. Mais je ne me suis jamais rien cassé ou je ne me suis jamais fait de tendons ou quoi que ce soit. Donc je suis plutôt normalement solide, sauf avant de faire mon burn-out où là j'ai vraiment enchaîné beaucoup de problématiques mécaniques. En fait, beaucoup de problèmes de santé mécaniques. Et du coup, j'ai dû arrêter. J'ai eu besoin de mettre ce sport sur pause. Et puis il y a deux ans, presque deux ans maintenant, on s'y est remis. On avait essayé d'autres sports, mais c'est pas facile de trouver des sports dans lesquels on peut jouer ensemble. Et c'est l'avantage du badminton, c'est que tout est possible. De jouer seul, de jouer à deux du même sexe, donc les doubles, et de jouer à deux avec le sexe opposé, donc en mixte. Et donc... Et puis on peut jouer aussi en équipe. Donc c'est vraiment très très chouette. C'est assez similaire au tennis d'ailleurs. Et on a eu du mal à trouver un sport dans lequel on se plaisait bien tous les deux. Et finalement, j'ai mis du temps à digérer un peu mon burn-out, à reprendre des forces, à retrouver aussi un équilibre émotionnel. Mais je voulais dire... relationnel, voilà. Et puis finalement, au bout d'un moment, j'ai ressenti le besoin de revenir à mon premier amour. Et puis j'en suis très contente parce que ça me fait beaucoup de bien, ça me permet d'avoir un bon équilibre dans mon quotidien, de libérer les tensions, la colère, les émotions fortes, de me vider le corps et l'esprit. Et donc c'est nécessaire aujourd'hui dans mon équilibre autant pro que perso. Une autre petite facette de moi aussi et une autre de mes passions, c'est que j'adore les plantes. Pour celles qui ont vu quelques-unes de mes stories, j'ai des plantes partout chez moi. Pour celles qui ont fait des consultations ou des séances de yoga, il y a des plantes derrière moi. Il y a des puzzles avec des femmes et avec des plantes. Donc vraiment, ça résume bien mes deux passions dans la vie aujourd'hui. Il manque le badminton, mais franchement, on est pas mal sinon. J'adore les plantes vertes, j'en ai eu beaucoup. J'en ai un peu moins maintenant, parce que ça demande du temps, finalement, de s'en occuper. Mais c'est toujours... ça me permet de m'apaiser, en fait, finalement. Je trouve ça très joli pendant que j'ai fait mon burn-out. J'en ai beaucoup peint à l'aquarelle, ça me faisait beaucoup de bien. Et donc, voilà, c'est quelque chose qui fait vraiment partie intégrante de moi. Et presque, j'ai envie de dire aujourd'hui aussi de... de ma façon d'être et de mon approche en tant que thérapeute avec la phytothérapie. Mais on y reviendra un peu plus tard. Comment j'en suis venue à la naturopathie ? En fait, ce n'est pas mon premier métier. Ce n'est pas mon premier métier. J'ai d'abord fait 5 ans d'études en communication, avec une spécialité communication interne. Celle qui ne voit pas trop ce que c'est, c'est la communication dédiée aux salariés. Donc les événements internes, les team building, l'intranet, etc. Et j'ai travaillé dans plusieurs grosses entreprises, principalement parce que c'est eux qui ont besoin d'être accompagnés et d'avoir des salariés dédiés à ça. Parce que quand c'est des plus petites entreprises, chacun fait un peu tout. Et pendant plusieurs années, j'ai fait ça, j'ai beaucoup changé de société parce que je ne me sentais pas à ma place, je ne me sentais pas accompagnée, je ne me sentais pas soutenue dans ma façon d'être et dans qui j'étais. Donc je me suis beaucoup cherchée et puis j'ai fini par rentrer dans une ESN, donc une société de prestataires. Et j'ai dû récupérer le dossier d'une collègue qui gérait une cliente extrêmement agressive verbalement. Donc, sans surprise, j'ai vécu, parce qu'elle a bien reporté exactement la même chose sur moi, j'ai vécu du harcèlement moral pendant plusieurs mois et avec un abandon total de ma hiérarchie. C'est-à-dire qu'ils n'avaient pas les yeux fermés, ils avaient les yeux fermés, le dos tourné, à 3 km loin de moi, pour vraiment presque une autruche m'ai enfoncé 6 pieds sous terre. Ils ne voulaient pas voir la problématique, c'est pas faute d'avoir essayé. Donc tout ça a mené à ce que je vole en éclats, que je ne sois vraiment pas bien dans ma peau. Je pense que... Déjà, le fait de ne pas trouver ma place, de changer régulièrement de poste, de société, ça disait déjà beaucoup, je pense. Et puis là, tomber avec une cliente compliquée, pas simple à gérer, avec beaucoup d'agressivité et une hiérarchie qui t'abandonne. Bon, c'était la recette parfaite pour que je tombe. Et donc, j'ai fait un burn-out. qui a été très violent pour moi, très traumatisant pour celles qui l'ont pas vécu. En toute honnêteté, je ne vous le souhaite pas de vivre un burn-out, mais c'est vraiment compliqué à vivre parce qu'on ne se reconnaît pas, on ne se comprend pas, on s'étonne de la façon qu'on a de pseudo-gérer sa vie au quotidien. On redevient un peu un enfant. Moi, pour vous donner un exemple, j'étais incapable, mais vraiment incapable de sortir toute seule dehors. Donc même faire des courses à la super-hête du coin, c'était une montagne à gravir. Et donc mon mari devait m'accompagner tout le temps. Donc ça a été hyper lourd aussi pour lui à vivre. Et du coup, c'est un peu comme si on est à fleur de peau. En fait, finalement, on a envie de rien. On est très fatigué tout le temps. On est très indécise. Et sur le corps, c'est dur aussi. Ça a un gros impact. Moi, j'avais le corps en feu. J'avais des maux de tête. J'avais mal partout. J'avais le diaphragme qui se coincait beaucoup. Donc, beaucoup de maux de dos. J'avais un cycle qui franchement était maintenu parce qu'il y avait des hormones. J'étais sous contraception à l'époque, mais je devais en changer tous les trois mois parce qu'on ne trouvait jamais la bonne, jamais celle qui me convenait vraiment. À chaque fois, j'avais tous les symptômes indésirables. Donc on changeait et je crois que je les ai quasiment toutes testées, les dosages et les hormones de chacune. Et du coup, c'est compliqué parce qu'on ne se reconnaît plus, ni émotionnellement, ni physiquement. Et aujourd'hui, je le vois comme pas quelque chose de bénéfique, je n'irais pas jusque-là. Mais quoi que, parce qu'en fait, je n'en serais pas ici si je n'avais pas vécu ce burn-out. Ça m'a forcé à me remettre en question et à aller chercher. Qu'est-ce que je voulais faire de ma vie ? Qui j'étais vraiment ? Alors ça a mis plusieurs années à en sortir, on va bien être d'accord. Mais clairement, ça a aussi drivé un petit peu ma manière d'approcher et de démarrer mes consultations au quotidien. Parce que ça m'a permis de rencontrer certains professionnels qui étaient à l'écoute. La majorité, beaucoup moins, on est bien d'accord. Surtout que j'ai fait ce burn-out à une époque où on n'en parlait pas encore. C'était assez tabou et c'était mal connu. Et on ne comprenait pas qu'on puisse être dans cet état-là. Et donc, on était beaucoup jugés. C'est un peu pour ça aussi que j'ai eu besoin d'arrêter mon sport. Parce que je ne me voyais pas expliquer la situation aux gens que je croisais sur les tournois, dans mon club, etc. Et en même temps, c'est compliqué aussi à expliquer qu'on ne va pas bien. Moi, j'ai mis plus de huit mois à réaliser que je faisais un burn-out et que ça n'allait pas. Même à mettre des mots dessus. Donc, ce n'est pas facile. Mais c'est aussi ce qui m'a poussée. à me poser les bonnes questions, à savoir ce que je voulais faire dans la vie, et à essayer de... En fait, ça a mis la graine de vouloir comprendre le corps, comprendre comment ça fonctionne, comprendre pourquoi j'étais dans cet état-là, qu'est-ce que je pouvais faire pour améliorer les choses, sachant que je ne voulais pas de médicaments, j'ai jamais pris d'antidépresseur. Alors, je ne dis pas que c'est absolument ce qu'il faut faire, mais... J'avais vécu déjà une errance médicale pendant mes années lycée, pendant plus de six ans. J'ai enchaîné des traitements parce que j'avais des maux de tête tous les jours. Et c'était assez compliqué à vivre pour moi au quotidien. Et en fait, j'ai enchaîné les traitements, ça ne marchait jamais, etc. Jusqu'à aller voir un neurologue, qui n'était vraiment pas le meilleur en termes d'humanité, et qui m'avait donné un médicament. qui est en fait un antidépresseur. Je prenais vraiment une dose minime, mais ça m'a complètement rendue amorphe, à tel point que je m'endormais à mon bureau, à mon travail. Donc c'était quand même compliqué. Et donc j'ai détesté être sous ce médicament-là, et j'ai décidé du jour au lendemain de l'arrêter. Et c'est une très mauvaise chose à faire, d'arrêter les antidépresseurs d'un coup, parce que j'ai perdu le goût et l'odorat pendant un mois. Donc vraiment pas ouf comme sensation. Mais moi, ça m'a fait dire, j'en veux plus. Je veux plus tout ça. Et donc, ça faisait déjà plusieurs années, quand j'ai fait mon burn-out, que je ne prenais plus aucun médicament. Même quand je me faisais mal, même quand je suis tombée malade ou que je me suis luxé les côtes. Enfin si, luxé les côtes, ils m'ont donné... La seule chose qu'ils m'ont donné quand je suis allée aux urgences, C'est du... le truc codéiné là hyper fort ça m'a shooté, ça m'a pas du tout enlevé la douleur, si ça m'a permis de dormir quelques heures mais franchement c'était pas beaucoup mieux non plus et en fait c'est vraiment l'ostéopathie parce que c'était très mécanique de toute façon de se luxer des côtes Il n'y a pas grand chose à faire que de remettre le corps en place grâce à l'ostéopathie. C'est ça qui m'a beaucoup sauvée. Mais du coup, ça m'a calmée en fait et je n'en voulais plus. Donc moi, ce qui m'a fait du bien pendant mon burn-out, ce qui m'a permis de sortir la tête de l'eau, ça a été ma psy, ça a été le yoga. Parce que c'est à ce moment-là que je m'y suis mise. J'avais besoin de me reconnecter à mon corps. Et puis, ça a été de démarrer la formation en herboristerie, d'aller comprendre les plantes et donc de faire des tests sur moi-même pour voir comment ça se passait, pour voir comment ça réagissait, est-ce que c'était bon, est-ce que c'était pas bon, les dosages, etc. Et c'était trop chouette parce que, en fait, moi quand je suis rentrée en formation, en fait... Quand j'ai fait mon burn-out, je me suis fait virer parce que j'étais encore en période d'essai quand je suis partie en arrêt. Donc ils ont un peu saisi l'opportunité. Mais c'était très bien, je ne pouvais pas y retourner de toute façon. Et j'ai cherché en fait à trouver, ok, qu'est-ce que je veux faire de ma vie, vers quoi je veux me tourner. Et comme je ne prenais plus de médicaments, que j'étais déjà tournée vers les choses plus naturelles, l'envie de comprendre, etc. Je me suis vite tournée vers la nature. Et comme les plantes étaient ma passion, je vous ai dit pendant mon burn-out, ma psy, le yoga m'a fait beaucoup de bien, mais je me suis remise aussi à l'aquarelle et où je peignais des plantes. Donc vraiment, quand je vous dis que c'est ma passion les plantes, c'est pas vous mentir. Et en fait, d'avoir ce but, cet objectif, de comprendre, ça m'a ouvert un pan passionnant dans lequel je me suis... dédié et dévoué corps et âme. Et puis, j'ai trouvé ma place, en fait. Et à partir de là, j'ai mis un orteil et cette passion a été dévorante puisque j'ai ensuite fait une formation de micronutrition, je me suis formée à l'hormonologie, je me suis formée à la fertilité, je me suis formée à toutes les problématiques de santé féminine, endométriose, SOPK, insuffisance ovarienne précoce, etc. Et je me suis jetée corps et âme, en fait, dans cet environnement-là, dans cet apprentissage de ce qui se passe à l'intérieur de nous, de comprendre qu'on est tous différents individuellement, que ce n'est pas parce qu'on a la même pathologie qu'on a exactement les mêmes ressentis, les mêmes symptômes, etc. Et j'ai trouvé ça passionnant. Et en fait, très vite aussi, dans ma formation d'herboristerie, j'ai su... Je savais que je voulais faire de la consultation. Et très vite, ça a été très clair aussi de vouloir accompagner les femmes. Parce que c'est plus facile, c'est ce que je connais, c'est ce que je suis. Et puis, ça me permettait aussi, comme je vous disais tout à l'heure, de faire des tests sur moi, de mieux comprendre, de me connecter. C'est aussi à peu près à ce moment-là où on a commencé à vouloir faire un bébé avec mon mari. Donc ça tombait bien, je me suis débarrassée de tous mes moyens de contraception, j'ai tout enlevé et puis je suis allée chercher ce que c'était que le cycle. Je me suis formée à l'asymptothermie, je me suis observée pendant des années. J'ai essayé de comprendre à quel point on pouvait, ce qui se passait dans le corps et comment on pouvait accompagner les choses de manière naturelle, grâce aux plantes, grâce aux compléments, grâce à tout ça. Ce qui est drôle d'ailleurs, c'est que quand j'étais jeune, moi j'ai fait un bac littéraire. Donc c'est vraiment l'opposé des matières scientifiques. Sauf qu'aujourd'hui, des années plus tard, je me retrouve à faire exactement l'inverse de mon bac en fait. Parce que je suis dans la biologie avec les plantes, je suis dans la chimie avec les molécules, pour comprendre comment ça interagit, etc. Je suis dans la SVT avec le corps, avec l'anatomie. Enfin, c'est quand même drôle la vie des fois de... De se dire que quand j'étais jeune, je détestais les maths, je détestais la physique chimie. Je trouvais ça vraiment pour les autres, mais pas pour moi. Et qu'aujourd'hui, c'est là-dedans où je m'épanouis le plus. C'est quand même fou. Et en fait, tout ça, ça a forgé aussi mon approche. Ça a forgé aussi ma façon d'appréhender. La femme en tant que thérapeute Et puis il y a aussi un peu de colère, on ne va pas se le cacher, colère de cette méconnaissance du corps, de cet non-apprentissage, à défaut d'un autre mot, du cycle féminin, cette vision très sectorisée de la médecine et cet entêtement à vouloir penser qu'on fonctionne toutes et tous pareil. Moi ça me rend folle. Et puis aussi une forte envie de transmettre, d'éveiller les consciences, de permettre aux femmes de retrouver confiance dans leur corps. C'est ça qui me drive tous les jours et dans tous les moyens de communication que j'utilise. Et puis dans mon quotidien en consultation, pour celles qui ont déjà pris rendez-vous avec moi, vous le voyez, j'adore expliquer et vous transmettre les choses. Et je trouve ça génial quand vous comprenez enfin ce qui se passe à l'intérieur de vous. je vois vos... aux yeux illuminés. Je ne dis pas que je connais tout, loin de là, mais faire des connexions, je trouve ça génial, en fait, de vous transmettre comment ça se passe, qu'est-ce qui doit se passer normalement et qu'est-ce qui, là, bloque un peu ou est un peu coincé ou ne va pas bien ou manque. Je trouve ça génial. Donc, c'est beaucoup ce sentiment de frustration, de colère. toutes mes expériences d'errance médicale, que ce soit pour l'hémothète ou le burn-out, parce que clairement, je vous en parlais, c'était pas connu à l'époque, donc il y a eu beaucoup, beaucoup de jugements. Sur l'infertilité aussi, j'en ai eu beaucoup de l'errance médicale. Pas sur mon endométriose, parce que je ne la supputais pas, donc je n'ai pas erré. Et en même temps, j'ai été en infertilité inexpliquée pendant des années, donc je pense que les deux sont liés. Mais moi, je ne cherchais pas particulièrement l'endométriose. Donc, j'estime ne pas avoir erré à ce niveau-là, mais j'ai erré sur d'autres aspects. Et sur voir, en fait, qu'est-ce que je n'aimais pas comme approche de certains pros de santé. Qu'est-ce qui me manquait. Et qu'est-ce que j'aimais sur d'autres, en fait. Sur comment ils abordaient le sujet, la place que je pouvais prendre ou pas. le cadre qu'il donnait ou pas, etc. Et c'est finalement tout ce condensé-là et toute mon expérience de vie aussi qui m'a permis aujourd'hui de créer un espace pour lequel je suis très fière, je vais être très honnête, un espace pour vous écouter et vous écouter profondément, un espace où vous avez toute la place. Et en fait, moi je trouve que c'est ça qui m'a beaucoup manqué. Parce que je trouve que c'est en parlant qu'on fait le lien, qu'on comprend les choses. Et moi je le pratique beaucoup de me parler à moi-même. Ça me permet d'extérioriser et de verbaliser les choses. Vous verriez le nombre de notes vocales que j'ai dans mon dictaphone. J'ai même un raccourci sur mon téléphone, c'est vous dire. Mais on est assez limité. à prendre du recul quand c'est nous-mêmes. Et donc là, c'est vous laisser l'espace de faire vos connexions et moi de venir rapporter un petit peu de connaissances, de transmissions pour vous aider à mieux comprendre en fait et à faire les liens et à vous donner aussi les clés qui peuvent vous aider à mieux vivre au quotidien, à apaiser les douleurs, à optimiser votre fertilité, à faire en sorte que vous vous sentez... plus épanouie et plus en connexion avec votre corps. Moi, c'est ça qui me passionne et c'est ça qui m'épanouit tous les jours, d'être au contact de vous et de voir qu'apporter de la connaissance et transmettre, ça peut changer tellement de choses et ça peut changer la perspective aussi de comment on vit les choses et comment on vit son quotidien et comment on vit sa maladie. Comment on vit avec son corps ? Parce que quand on ne comprend pas, il y a une vraie table scission qui s'opère. À partir du moment où on arrive à comprendre un petit peu plus ce qu'il se passe et à être plus attentive aux mots, M-A-U-X, je trouve que c'est là où... où ça ouvre le champ des possibles, de s'écouter, de s'accorder du temps. Et c'est là où on a une panoplie d'outils à notre portée. Ça peut être la nature avec moi, ça peut être de la sophrologie, ça peut être de la kinésio, ça peut être de l'ostéopathie, ça peut être des massages, ça peut être plein plein de choses. Ça peut être tout ça à la fois, comme ça peut être qu'une seule chose qui vous convient vraiment. Mais je trouve que Je trouve que c'est en donnant du sens que ça nous permet de dégager un peu plus le chemin sur lequel on s'est retrouvés. Et c'est ça qui est beau. Voilà, je crois que j'ai dit beaucoup de choses. Je ne sais pas si c'était très cadré mon histoire. J'espère que ça aura... assouvi un petit peu votre curiosité. On est à la fin de l'année, je terminais sur le fait de comprendre, etc. Je ne suis pas quelqu'un qui me donne beaucoup de résolutions, je ne le fais jamais. Mais là, cette année, je l'ai fait, je me suis dit que j'allais me prioriser, que j'allais... En fait... Écoutez les conseils que je vous donne au quotidien. Et d'arriver à m'écouter beaucoup plus, mais aussi à poser mes limites, que ce soit avec les autres, avec mes proches, avec des collègues, et arrêter d'être entièrement dévouée aux autres. Mais garder un petit peu d'énergie et garder un petit peu de place pour moi aussi. Je ne sais pas quels sont vos objectifs ou vos résolutions pour 2026. Si ça vous dit de me les partager, j'en serais ravie. J'espère que cet épisode vous aura plu, vous aura montré un petit peu plus qui se cache derrière le micro et quel thérapeute je suis vraiment. Si vous avez des questions ou si vous voulez m'en raconter un peu plus de vous, N'hésitez pas à venir me voir, soit en DM sur Instagram ou sur WhatsApp, directement sur mon site. C'est tout nouveau. Je vous souhaite une très belle année 2026, de prendre soin de vous, surtout. C'est vraiment hyper important. Personne d'autre ne le fera à votre place. C'est pas pour être méchante que je dis ça, mais vraiment profondément, j'y crois fort. Parce que moi, j'ai mis 33 ans et demi à le découvrir et à le comprendre. Et à l'intégrer. L'intellectualiser. Donc, voilà, je vous le transmets aussi parce que je pense que c'est le plus beau cadeau qu'on puisse se faire, de se prioriser, et que c'est aussi le meilleur moment de le faire avant d'avoir des enfants, parce que c'est là où on a l'espace mental disponible et le temps de s'ancrer des vraies habitudes pour prendre soin de soi, et qu'ensuite on pourra leur transmettre cette écoute du corps et cette... ce temps qu'on s'accorde. Donc voilà, j'espère vous le transmettre et vous le transmettre aujourd'hui et puis dans les autres épisodes qui arriveront et que vous arriverez à le prendre aussi. Je vous souhaite tout le meilleur. A nouveau, prenez soin de vous et à très vite.