Speaker #0Bonjour et bienvenue dans Confidence Fertile, je suis Marion Viong et ici on parle vrai. On parle de ce désir d'enfant qui brûle, de ce corps qu'on ne comprend pas toujours et de ce cycle qu'on aimerait apprivoiser, mais aussi de tout ce que ça remue à l'intérieur de nous. Ce podcast c'est un espace pour déposer ce qu'on vit quand on traverse l'infertilité. Parfois je vous partage mon propre chemin. Ma propre expérience en tant que femme qui vit elle aussi l'infertilité, mais aussi avec mon regard de naturopathe fonctionnelle, vous partagez mes clés de compréhension sur ce qu'il se passe dans notre corps. Et parfois ce sont d'autres femmes qui viennent confier leur histoire. Dans tous les cas, l'idée reste la même. Briser le silence, mettre des mots sur ce qui est souvent tu, et surtout, se sentir moins seule dans ce parcours. Si ce podcast vous plaît, je vous invite à le partager autour de vous et à le soutenir en laissant 5 étoiles. Bonne écoute ! Hello ! Bon, aujourd'hui on va parler d'une question que j'entends très régulièrement et pas que sur Instagram ou en consultation, mais aussi dans mon entourage. personnelles quand je me présente et que je dis que je suis natureau et qu'on me répond mais Marion, est-ce que la natureau ça marche vraiment, en vrai entre toi et moi, j'adore donc je trouvais que il était temps d'aborder un petit peu cette question qui est totalement légitime parce que franchement, et c'est de pire en pire, on voit un peu tout et n'importe quoi circuler sur les réseaux sociaux, sur les sites internet, même des fois malheureusement sur les médias certaines promesses sont un petit peu démesurées pour rester polies et avec des témoignages un peu miraculeux. Donc c'est complètement normal de se poser la question et de douter un peu de la véracité et de ne pas croire que c'est du marabout et qu'on est tous des charlatans. On va un petit peu démythifier et déplier tout ça. Et puis en plus, pour ne rien faciliter, La naturo, ça reste une discipline qui n'a pas la même reconnaissance que la médecine conventionnelle, donc c'est aussi normal de se demander sur quoi ça repose. Du coup, aujourd'hui, j'avais envie de vous donner ma réponse, mais une réponse complète. Donc, on va parler de science, on va parler d'Evidence-Based Medicine, de médecine basée sur les preuves scientifiques, de ce que j'observe aussi en consultation, et également parce que je trouve que c'est important, des limites de la nature et de ce qu'elle ne fait pas. Parce que, ben, vous le savez, et pour celles qui ne me connaissent pas encore, c'est important pour moi l'honnêteté. C'est la base d'une relation de confiance et je l'ai toujours été avec vous, j'ai toujours été transparente, donc ça ne va pas changer aujourd'hui. Du coup, on va commencer par le début. Pourquoi on se pose autant cette question sur la nature et pas sur d'autres pratiques de santé ? Déjà, il faut comprendre le contexte. La nature, c'est une discipline. qui est encore relativement jeune en termes de reconnaissance institutionnelle, en tout cas particulièrement en France. Elle n'est pas réglementée de la même manière que la médecine, voire elle n'est pas réglementée du tout, on ne va pas se le cacher. Et du coup, ça crée un vrai flou pour beaucoup de gens. Parce que dans ce flou, il y a de tout. Et on va être honnête aussi, c'est comme dans tous les métiers. Il y a des gens super sérieux qui sont formés pendant des années, qui se remettent en question très régulièrement. Et puis, il y a malheureusement des personnes qui se disent « naturaux » alors qu'ils ont fait une petite formation de deux heures en express sur Internet qu'ils ont trouvé au fin fond d'un blog pourri. Et ça leur a pris quelques week-ends. Et paf, ils sont soi-disant diplômés. Et puis, ça arrête là. Moi, par exemple, et vous pourrez voir sur mon site, dans ma page à propos, je vous ai détaillé absolument toutes mes formations que j'ai faites. J'ai une base en herboristerie qui... et très similaire à la naturo. Je suis allée plus loin sur les compléments alimentaires. Donc, j'ai fait une formation dédiée à la micronutrition, une formation scientifique, dans laquelle je me suis retrouvée aussi à côte à côte avec des médecins généralistes, avec des gynéco, avec des kinés, avec d'autres naturo, avec d'autres professionnels de santé. Donc, c'est pour vous dire la qualité de cette formation. Je ne me suis pas arrêtée là. Je suis allée plus loin. me perfectionner dans certains domaines. J'ai fait des formations dédiées à l'hormonologie, j'ai fait des formations dédiées à la fertilité, dédiées même à certaines pathologies de la fertilité et de la femme. C'est pas pour vous dire je suis meilleure et les autres sont nulles, loin de là, mais c'est pour vous... Donner un peu des clés de comment regarder un petit peu si les gens peuvent être compétents ou pas, dans leur manière de véhiculer les choses, dans ce qu'ils écrivent sur leur site, dans s'ils communiquent aussi sur leur formation ou non. Moi, je trouve que c'est important de dire qu'on continue d'être en formation, qu'on fait des webinaires régulièrement, qu'on se rend dans des formations données par des labos, par des pros, etc. quand même une remise en question, et une envie d'approfondir toujours plus nos connaissances, parce que chaque jour, la médecine et les sciences évoluent et vont plus loin. Et c'est important de se tenir au courant aussi, parce qu'il y a des choses qu'on pensait vraies il y a dix ans, qu'aujourd'hui on sait pour sûr que c'est des bêtises. Mais on ne peut pas le savoir tant qu'on n'a pas prouvé que c'était l'inverse ou quoi, ou qu'est-ce qu'on se base sur. des données empiriques, donc ça veut dire des usages qu'on a perpétrés d'année en année depuis des siècles et des siècles, depuis que l'homme existe. Et puis il y a des fois où on pense savoir exactement ce qui agit, et finalement on découvre que c'est pas tout à fait exactement la même chose, et que ça peut être un petit biais à côté. Bref, je vais pas m'éterniser, j'en ai fait déjà un peu trop, mais les formations c'est important. Et puis il y a un peu de confusion aussi, est-ce que c'est comme l'homéopathie ? Est-ce que c'est juste les plantes ? Moi, j'ai vu une naturo qui m'a fait de la réflexologie plantaire, ou des massages, ou de l'auriculothérapie, ou de l'iridologie, etc. Donc, il y a plein de choses. On dit aussi que ce n'est pas scientifique du tout. Bref, il y a plein d'arguments. On va essayer d'en prendre certains et de les dégoder. Parce que la naturo, ce n'est pas une seule pratique. C'est ça qu'il faut comprendre. C'est que c'est un ensemble d'outils. C'est la nutrition, c'est aussi la micronutrition, c'est aussi la phytothérapie, la gestion du stress, l'hygiène de vie, etc. Et tous ces outils n'ont pas le même niveau de validation scientifique. Et donc quand on se dit natureau, on n'a pas tous la même approche non plus. Il y en a qui vont être très attachés à l'iridologie, qui vont faire plein de choses et qui vont comprendre plein de choses grâce à ça. Il y en a qui vont être... très attaché aux preuves scientifiques, à la micronutrition, aux plantes et aux molécules qui interagissent à l'intérieur du corps grâce aux plantes, etc. Donc, il y a une variété de professionnels sur le marché. Et puis, on en parlait un petit peu dans l'intro, on va être honnête, les réseaux sociaux véhiculent parfois des promesses un petit peu abracadabrantesques, j'ai envie de dire. des guéris ton SOPK en 21 jours, des ce complément va te permettre de tomber enceinte, etc. Ça, ça décrédibilise un petit peu, même complètement, notre profession, parce que la naturopathie, ce n'est pas de la magie. C'est un accompagnement sur le long terme qui demande de l'engagement et de la patience. Parce que travailler au naturel, ça ne va pas aussi vite que travailler avec des médicaments. Mais ça a d'autres avantages qui sont très intéressants. Donc il faut en avoir confiance. Conscience. Confiance et conscience. Moi, je pratique ce qu'on appelle la naturopathie fonctionnelle. C'est-à-dire que tout ce que je propose est basé sur la compréhension physiologique du corps. Et que quel que soit le motif pour lequel vous venez me voir, on partira de tout ce qu'il se passe dans le corps et on regardera tout ce qu'il se passe dans le corps. On regardera aussi les bilans. Est-ce qu'il est possible de faire ? Et j'ai dans ma trousse à outils des bilans spécifiques liés à l'aspect de la médecine fonctionnelle pour pouvoir aller creuser plus loin. Et des bilans qu'on ne peut pas faire dans des labos de quartier. Donc je ne tire pas mes recommandations de nulle part en fait. Elles reposent sur la connaissance du fonctionnement hormonal, du cycle menstruel, de l'inflammation, du microbiote, de l'axe stress hormone. de plein de mécanismes physiologiques qui sont bien réels et qui sont basés sur vous. Donc, on va rentrer un peu dans le vif du sujet, parce qu'on tourne un petit peu autour du pot pour l'instant, mais c'est pour vous planter un petit peu le décor. Qu'est-ce que dit la science sur la naturopathie ? Déjà, j'ai envie de prendre un petit moment pour clarifier quelque chose. L'évidence based medicine, la médecine basée sur les preuves. Qu'est-ce que c'est ? C'est l'approche qui consiste à fonder ces décisions thérapeutiques. sur les meilleures données scientifiques disponibles. Donc concrètement, ça veut dire des études cliniques, des méta-analyses, des essais randomisés contrôlés, tout un tas de papiers pas forcément faciles à décrypter, mais qui nous apportent énormément de données en médecine moderne et qui sont totalement légitimes, parce que ça a été testé, validé scientifiquement. Maintenant, est-ce qu'on a des études qui prouvent que la naturopathie, entre guillemets, dans sa grande globalité, fonctionne ? Non, on ne va pas se le cacher. Ce n'est pas possible en fait, parce que la naturopathie, entre guillemets, c'est beaucoup trop vague comme concept. Comme je vous ai dit tout à l'heure, ça rassemble énormément de domaines en particulier. Donc, ce n'est pas possible de tester un domaine hyper vague scientifiquement. On a besoin de se concentrer sur des données précises. C'est un peu comme si on se demandait, est-ce que la médecine ça marche ? Oui mais d'accord, mais quelle médecine, de quoi on parle, pour quelle pathologie, avec quel protocole ? En fait, à chaque fois qu'il y a une étude donnée, c'est fait et réalisé dans un cadre et dans un contexte précis. Donc c'est ça qu'il faut comprendre aussi dans la science, c'est que les données qui sont apportées, par exemple sur une plante, c'est donné sur un aspect précis. C'est pour ça que c'est compliqué et que ça demande énormément de temps et énormément d'argent parce qu'en fait, on a besoin pour une plante, on sait que, par exemple, il va y avoir 10 molécules intéressantes pour nous dans le corps, et encore, il faudrait déjà les avoir identifiées ces 10 molécules, il va falloir tester chacune de ces molécules dans un cadre spécifique pour vérifier si, oui ou non, elle a un effet bénéfique sur le corps. pas sur le corps de manière générale, mais sur le corps, un espace et un endroit précis. Donc c'est ça qui rend la chose hyper complexe, et qui fait qu'on ne peut pas valider scientifiquement un domaine entier. On a besoin de précision. Donc non, la nature O, c'est pas validé scientifiquement. Par contre, et c'est là que ça devient intéressant, on a énormément de données scientifiques sur les outils que la nature O utilise. Et c'est sur ces données-là que moi je m'appuie sur ma pratique. Je vais vous prendre des exemples concrets pour que ce soit vraiment plus clair pour vous. On va évidemment rester dans la sphère fertilité parce que c'est notre sujet et c'est mon sujet de prédilection. Et puis ça va être plus simple parce que ça va vous parler. Par exemple, pour une femme qui a un SOPK, je pense que vous êtes vite tombée quand vous avez fait des recherches sur le mot inositol. Eh bien, typiquement, sur l'inositol, on a des dizaines d'études. qui montre que le myo-inositol améliore la sensibilité à l'insuline, régularise les cycles, améliore la qualité ovocitaire chez les femmes qui ont un syndrome des ovaires polycystiques. Ça, c'est pas de l'ésotérisme. C'est publié dans des revues scientifiques. C'est validé. Et pas dans une seule, mais dans de multiples revues scientifiques. Parce que c'est ça qui est important aussi, c'est qu'on ne peut pas se contenter que d'une seule étude. Ça donne une info, mais on a besoin de plusieurs pour pas qu'il n'y ait de billets et pour pas qu'il y ait d'argent ou d'acheter des résultats qui rentrent en jeu. Et puis, il faut vérifier aussi dans quel contexte et il faut que ce soit fait sur d'autres types de personnes, dans d'autres contextes, etc. C'est pour ça que souvent, plusieurs pays se mettent à collaborer pour faire des études, etc. Parce qu'on a besoin de le tester dans d'autres cadres et pas juste en France pour des femmes qui vivent en ville. et qui ont entre 30 et 32 ans, et qui achètent du bio tous les jours. Il faut varier aussi la panoplie de personnes sur laquelle on le teste, et dans le contexte dans lequel on le teste. Un autre exemple, la NAC, donc la N-acétylcystéine. Les études montrent son efficacité pour réduire l'inflammation, pour soutenir la détoxification hépatique, et même pour améliorer certains paramètres de fertilité. D'ailleurs, j'ai fait un article complet sur... l'ANAC versus la coenzyme Q10 sur mon blog pour expliquer justement les différences parce que vous en entendez souvent parler pour la qualité ovocitaire. Et vous ne comprenez pas, vous me posiez beaucoup de questions sur c'est quoi la différence entre les deux. Donc, je vous ai fait tout un article détaillé. N'hésitez pas à aller le voir. Si on prend par exemple la coenzyme Q10, donc la CoQ10, là aussi, il y a plein de données hyper solides sur son rôle dans la production d'énergie cellulaire. particulièrement importante pour la qualité ovocitaire, pour les femmes qui ont des problématiques de mauvaise qualité ovocitaire ou qui sont dans un contexte de PMA et de FIV, par exemple. Pareil, l'impact de l'alimentation, on a des centaines d'études qui montrent le lien entre une alimentation anti-inflammatoire et l'équilibre hormonal entre un index glycémique et le SOPK, entre les oméga-3 et la fertilité. La Nurse Health Study, par exemple, a suivi plus de 18 000 femmes et a clairement identifié des facteurs alimentaires associés à la fertilité. Le stress et la fertilité, la recherche sur l'axe hypothalamo-hypophysaire, c'est un peu des mots barbares mais ça veut dire que c'est au niveau du cerveau, montre comment le stress chronique peut perturber la production d'une des hormones mères qui s'appelle la GNRH et donc toute la cascade hormonale qui mène à l'ovulation. Ça, ce n'est pas du psychologique, ce n'est pas dans votre tête, c'est physiologique, c'est de la neuro-endocrinologie. Neuro pour cerveau, endocrino pour le système endocrinien, donc les hormones. Par exemple, encore un autre exemple. Le microbiote, vous en entendez souvent parler, moi j'en parle énormément aussi. On découvre de plus en plus de liens entre la santé intestinale, l'inflammation systémique, donc ça veut dire l'inflammation globale dans le corps, et le métabolisme des oestrogènes, et même avec l'immunité reproductive. Donc c'est un domaine qui est en pleine explosion scientifique, avec des milliers d'études qui sortent, et qui nous apportent énormément de données concrètes. sur ce que ça peut avoir comme impact dans notre sujet qui nous concerne aujourd'hui, la fertilité par exemple. Mais pas que. Maintenant, on va être sérieux deux minutes, est-ce que ça veut dire qu'on a des preuves de niveau 1, garanties, sûr, sûr, sûr, à 100% pour absolument tout ce que je propose en consultation ? Non, c'est pas possible. C'est là qu'il faut comprendre qu'il y a une nuance importante à prendre sur l'Evidence-Based Medicine. On le dit, on appelle ça le BM pour faire court. Ce n'est pas seulement ce qui est prouvé par des études randomisées contrôlées, c'est aussi la combinaison de trois choses. Les meilleures données scientifiques disponibles, mais aussi l'expertise clinique du praticien et les valeurs et les préférences du patient. Et c'est là où il faut aussi comprendre qu'il y a une différence énorme entre valider scientifiquement, entre guillemets, on a des preuves que ça marche, pas encore étudié, entre guillemets, on n'a pas de données. mais qui disent qu'ils ne valident ou invalident la chose, donc on ne sait pas, et prouver inefficace, entre guillemets, où là on a des preuves que ça ne marche pas. Il y a beaucoup de recommandations en natureau qui se situent un peu dans la deuxième catégorie. On n'a pas encore étudié. On n'a pas de données qui valident et on n'a pas de données qui invalident les choses. Donc il y a une partie où, comme je vous disais, on se base un peu sur la connaissance empirique. La connaissance qui s'est transmise de génération en génération, d'ethnie en ethnie, parce qu'ils ont testé, ils ont fait leurs propres études, mais évidemment pas dans un cadre scientifique, de voir qu'est-ce qui leur faisait du bien ou pas, et dans quel contexte, par rapport à ce qu'ils avaient autour d'eux. Du coup, ce n'est pas parce qu'on n'a pas encore d'études spécifiques sur un protocole précis que c'est forcément inefficace. Ça veut dire que... On n'a juste pas les moyens, ou qu'il n'y a pas, parce que ça compte aussi, on ne va pas se le cacher, d'intérêt commercial à financer ces recherches. En tout cas, pas encore. Et puis, il faut préciser aussi, parce que j'ai envie d'apporter cette nuance aussi, là je parle de protocole. Attention, moi j'ai vraiment à cœur de faire passer le message qu'un protocole généralisé ne marchera pas de la même manière sur une femme ou sur l'autre. Pour moi, il y a aussi ce besoin de prendre en considération, et je vous le disais juste au-dessus, les valeurs et les préférences du patient. Et dans mon cas, du client. Parce que je ne peux pas parler de patient, je ne suis pas une professionnelle de santé. Moi, je m'appuie sur la physiologie, sur comprendre les mécanismes d'action. Et si je vois des résultats en consultation chez certaines femmes, et que ça ne représente pas de risque, Alors, je vais... les recommander à d'autres femmes. Mais en prenant en compte que ça répond à un besoin chez elles et qu'elles sont OK avec cette méthode utilisée. Bon, on a fait un peu de théorie là. C'est un peu... J'espère que vous n'avez pas la tête trop pleine. Mais on va rentrer dans le concret. Je pense que ça va peut-être plus vous parler. Et qu'est-ce que je vois aussi dans ma pratique au quotidien ? Alors, je ne vais pas vous raconter... que toutes mes patientes tombent enceintes en trois mois ou que j'ai guéri, lol, des endométrioses. Non, ce serait complètement malhonnête et complètement contraire à mon éthique professionnelle. Même personnelle, on ne va pas se le cacher. Mais je peux vous parler de ce que j'observe régulièrement. Par exemple, avec les femmes qui ont un SOPK, quand on travaille ensemble sur la régulation de l'insuline grâce à une alimentation adaptée à des... complément ciblé, comme on a évoqué l'inositol un peu plus haut, à la gestion du stress, qu'on ajoute une dimension du yoga pour réguler le système nerveux, qu'on ajoute une pratique sportive plus intensive aussi pour réguler tout ça, je le vois concrètement des cycles qui se régularisent. Des femmes qui avaient 3 ou 4 cycles par an et qui se retrouvent avec des cycles beaucoup plus réguliers, qui sont autour de 30-35 jours. Et même s'ils sont un peu plus... Si déjà ils reviennent et qu'ils sont autour du même nombre pour les mois, c'est déjà une énorme victoire. Avec des ovulations qui se remettent en place. Ça aussi, avoir moins de tentatives. Avec une amélioration des marqueurs biologiques, une baisse de la testo, une amélioration du ratio LHFSH, une meilleure sensibilité à l'insuline. Tout ça, c'est des choses qui me font dire qu'il y a un impact, il y a un bénéfice sur ce sujet-là. Évidemment. Je n'applique pas le même protocole d'une femme à une autre, sous PSEX, qu'elle a la même pathologie. Si je prends un autre exemple, avec l'endométriose, je ne vais jamais vous prétendre être capable de faire disparaître des lésions. Franchement, si j'en étais capable, je l'aurais déjà fait sur moi, croyez-le bien. Mais l'endométriose, ça ne se guérit pas en fait. Mais par contre, ce que je peux faire, et que je fais au quotidien pour moi, c'est travailler sur l'inflammation systémique. Parce que l'endométriose entraîne une inflammation forte partout dans le corps. Elle entraîne aussi un déséquilibre hormonal sur lequel je travaille, où également beaucoup de liens se font entre l'endométriose et la santé digestive, la santé intestinale. Donc ça c'est pareil, c'est un aspect qui est hyper important à prendre en compte. Et puis qui dit inflammation dit immunité impactée. Et donc c'est un autre aspect sur lequel il faut qu'on travaille. Et là ? Très souvent, je le vois chez les clientes que j'accompagne, une diminution significative des douleurs, une meilleure qualité de vie, une meilleure gestion des symptômes digestifs associés, et je le vois chez elles comme je le vois chez moi. Croyez-le bien que je teste moi aussi beaucoup de choses au quotidien. J'ai des pathologies, j'ai un désir de bébé, et j'ai des problématiques de santé au quotidien. donc bah Quel est le meilleur moyen ? Et en fait, on ne va pas se le cacher. C'est aussi pour ça que j'accompagne des femmes qui sont dans le même contexte que moi. Parce que je le connais, ce contexte. Et que je passe beaucoup de temps à rechercher, à creuser certains aspects, à m'intéresser, à me former, parce que ça me touche. Et donc c'est plus facile de parler de quelque chose que je connais, plutôt que de parler de quelque chose que je ne connais pas. Et sur lequel je ne peux pas voir si ça a un impact ou pas. Si ça m'apporte une amélioration. ou pas. Un autre exemple, un peu plus généraliste et qui va peut-être parler à un plus grand nombre d'entre vous, en PMA. C'est peut-être même là où je trouve que mon accompagnement est le plus pertinent. Et l'accompagnement en natureau de manière générale de toute façon. Quand une femme est en parcours de FIV, la médecine reproductive, elle fait un travail incroyable, on est bien d'accord. Mais on peut aider à optimiser le corps, à optimiser le terrain, améliorer la qualité ovocitaire. Avec un travail sur les mitochondries, peut-être avec la coenzyme Q10, ou un travail sur la thyroïde avec du sélénium, ou un travail sur le stress oxydatif avec des antioxydants. On peut aussi aider à préparer la muqueuse utérine et à faire en sorte qu'il y ait une bonne circulation sanguine. On peut soutenir le foie, qui doit gérer énormément de choses avec les traitements hormonaux. On peut accompagner émotionnellement et physiologiquement le stress intense de ses parcours. Et ça, c'est quelque chose dont on parle énormément pour celles qui sont en parcours PMA, c'est qu'elles ne se sentent pas soutenues par le gynéco qui l'accompagne ou le médecin qui l'accompagne. Et en même temps, il n'a pas le temps de le faire ce travail-là, d'écouter, d'être disponible. Il y en a qui le font et je trouve ça génial, mais ça reste limité. Et quand vous avez besoin d'être rassuré à un autre moment et dans un autre cadre que la consultation, ce n'est pas facile. Et ce n'est pas facile pour eux non plus. Et c'est là où c'est intéressant et où moi j'ai vraiment créé cet accompagnement pour ça, c'est d'être disponible et de vous offrir un accompagnement global, quel que soit le contexte dans lequel vous êtes. Et je le vois dans toutes les clientes que j'accompagne et qui sont en PMA, il y a quand même une nette réduction du stress et une vraie amélioration sur la réponse à la stimulation, sur... la manière dont elles le vivent au quotidien, c'est pas pareil. Mais ce qui fonctionne vraiment le mieux dans mon expérience, c'est ce que je vous disais, une approche globale. C'est ça qui est important pour moi. C'est que oui, il y a des données scientifiques, il y a des études qui ont été faites pour des micronutriments particuliers dans un contexte particulier qui nous apporte plein d'infos. Ça veut pas dire que ça marche exactement pareil chez toutes les femmes. Et donc ça veut dire qu'il faut qu'on prenne en compte la globalité de qui vous êtes en tant qu'individu. Unique. Quand on travaille à la fois sur la nutrition, les compléments, la gestion du stress, le mouvement avec le yoga, l'écoute du corps, c'est là, moi, que je vois les transformations les plus profondes. Parce qu'on ne va pas gérer un symptôme isolé ou un chiffre sur une prise de sang. On accompagne une personne dans sa globalité. Et c'est important de le dire, les résultats varient d'une femme à l'autre. Comme je vous disais, vous êtes unique. Donc, votre âge est différent, vos antécédents médicaux sont différents, le niveau de stress que vous vivez au quotidien est différent, votre génétique, comment vous êtes née, dans quel contexte était votre maman quand elle vous a porté, quand elle vous a mis au monde, l'environnement dans lequel vous avez évolué, grandi, l'historique hormonal, les traitements que vous avez faits, tout ça, ça joue un rôle sur votre corps et ça a un impact. C'est pour ça que je fais jamais de copier-coller de protocole. Et souvent ce qui ressort de mes accompagnements c'est qu'elles retrouvent une connexion avec leur corps, qu'elles comprennent enfin ce qui se passe, qu'elles sont moins démunies, elles retrouvent un peu plus de sérénité, elles ne subissent plus passivement leur infertilité. Elles ont vraiment ce sentiment de retrouver une connexion et de reprendre un petit peu le pouvoir sur elles-mêmes. Et ça, moi ça vaut tout l'or du monde en fait, parce que c'est pour ça. que je fais ce métier aujourd'hui, c'est pour ça que je suis sur les réseaux, c'est pour ça que je crée du contenu au quotidien aussi. C'est pour vous redonner le pouvoir sur votre corps. Et moi, j'en suis convaincue. C'est ça qui m'a aidée à évoluer et à faire en sorte que je sois aussi sereine au quotidien. C'est pas 100% du temps, on est bien d'accord, je reste humaine. Et comme je vous le disais, tout influence notre vie, donc il va y avoir des moments plus faciles que d'autres. Mais dans la grande majorité, quand on comprend, Et quand on sait ce qu'il se passe, et quand on a à côté de nous des femmes et des hommes qui sont capables de nous soutenir, de nous apporter des réponses concrètes, de nous faire comprendre ce qu'il se passe et qu'est-ce qui bloque dans notre corps, ça apaise quand même énormément la charge mentale, le poids du quotidien et du stress qu'on vit. Et ce sentiment de solitude, quand je vous dis en introduction de ce podcast, remplacer le silence par des confidences. C'est ça aussi, c'est... De ne plus se sentir aussi seule avec nous-mêmes, isolée, parce qu'on ne se comprend pas. Et qu'en fait, les proches et les amis autour de nous qui ne vivent pas ou qui n'ont pas vécu l'infertilité ont du mal à comprendre. C'est ça qui est important à savoir et à prendre en compte aussi. Et puis je vous avais dit, c'est important aussi de parler des limites de la nature, de ce qu'elle ne fait pas. Parce qu'il faut aussi parler de ça, c'est important. Et je vous l'ai dit dès le début... On est transparent ici, donc on va parler de ce que je ne peux pas vous apporter. Première chose, hyper importante, la naturopathie ne pose pas de diagnostic médical. Je ne suis pas médecin, nous ne sommes pas médecins, nous n'avons pas de formation médicale, nous ne sommes pas professionnels de santé allopathique. Donc si vous avez des symptômes inquiétants, des saignements anormaux, abondants, on ne comprend pas d'où ça vient, des douleurs, invalidantes, mais vraiment fortes, au point de ne plus pouvoir marcher ou d'être pliée de douleur au point d'avoir la sensation que vous allez mourir, la première chose que je vous dirais, c'est d'aller consulter. J'ai besoin d'avoir un diagnostic médical posé pour pouvoir accompagner en natureau. Moi, je ne diagnostique pas un SOPK. Je vous donne mon avis, mais il vaut ce qu'il vaut. Il vaut que je vous donne, je vous partage. par rapport à mon expérience et par rapport aux femmes que je rencontre, ce que je pense. Mais jamais je vous dis, bah en fait, tous ces signes-là, vous avez un SOPK. C'est un diagnostic, voilà, je vous donne une feuille qui vous certifie que vous avez un SOPK. Non, c'est pas vrai, c'est pas mon métier, c'est pas ma place. Comme je ne diagnostique pas une endométriose, comme je ne diagnostique pas un problème thyroïdien, c'est pas mon rôle, et c'est pas légal surtout. Ensuite, la naturo ne peut pas guérir. l'endométriose, le SOPK ou d'autres problèmes de gynécologie. Ces pathologies, elles sont chroniques. On peut améliorer les symptômes, on peut réguler certains déséquilibres, on améliore la qualité de vie grandement, mais prétendre guérir de ces pathologies, c'est manchonger et c'est dangereux. Et de toute façon, l'endométriose, aujourd'hui, n'est pas guérissable, comme le SOPK d'ailleurs. Elles peuvent nécessiter une prise en charge chirurgicale dans certains cas, ou une prise en charge médicamenteuse, ou un traitement particulier, mais la naturo ne guérit pas. Comme autre point, la naturo ne peut pas garantir une grossesse. Et ça, je vous le dis dès le début quand on est en consultation ensemble, je ne peux pas vous promettre que vous allez tomber enceinte. Si je pouvais le faire, croyez bien que je ne serais pas là aujourd'hui à vous parler d'infertilité cinq ans après, on est bien d'accord. si j'avais la pilule miracle. Mais je ne me serais pas emmerdée à la garder pour moi. Je l'aurais donnée à tout le monde parce qu'en fait, c'est beaucoup plus intéressant de faciliter les choses plutôt que de vivre et de subir une infertilité pendant X mois ou X années. Il y a tellement de facteurs qui rentrent en jeu dans la fertilité que tous ne sont pas modifiables et actionnables par des plantes, par une supplémentation. par une hygiène de vie. Il y en a beaucoup, ça fait plein de choses, mais il y a d'autres choses qui sont nécessaires aussi pour agir sur l'aspect mécanique, comme l'ostéo, pour agir aussi pour faire en sorte de faciliter le quotidien. On l'a dit tout à l'heure, il y a trois choses qui rentrent en compte dans l'Evidence-Based Medicine. Les meilleures données scientifiques, l'expertise clinique du praticien et les valeurs et préférences du client ou du patient. C'est important. Si vous avez envie d'utiliser des médicaments, c'est votre choix. Et vous avez le droit, en fait. Donc, dire, il faut passer par la nature pour avoir une grossesse et pour que ça se passe mieux et que ça garantisse que tout aille bien dans le meilleur de votre corps et que votre grossesse se passe sans encombre avec un bébé qui naît et qui dort et qui fait ses nuits et qui est en super bonne santé. Mais non, mais... arrêtons ! Impossible ! Impossible ! Donc c'est important de combiner les deux, et de combiner les deux, j'entends, la médecine allopathique, la médecine... naturelle, douce, on en parle souvent aussi de ce terme-là, de médecine douce, et de d'aller chercher des choses qui vous font du bien. Donc, la natureau peut convenir à certaines d'entre vous, comme à d'autres, elle n'est pas faite du tout. Et c'est ok, il n'y a rien qui oblige de passer par la case « je suis allée voir une natureau pour tomber enceinte » , comme il n'y a rien qui oblige de passer par la case « je prends plein de compléments pour tomber enceinte » , comme il n'y a rien qui oblige de passer par la case PMA. Il y a des situations où la médecine conventionnelle est absolument nécessaire. Une grossesse extra-utérine, une torsion d'ovaire, une hémorragie, un kyste qui grossit rapidement, une suspicion de cancer. Ça, ce sont des vraies urgences médicales. Qu'est-ce que je vais faire, moi, avec la naturopathie ? J'ai aucun moyen. Je ne vous ausculte pas. Elle n'a pas sa place. En première intention, dans ces contextes-là. Il y a zéro débat là-dessus. C'est pour ça que je vous le dis. j'avais fait un poste d'ailleurs là-dessus, je ne suis pas médecin et je ne suis pas opposée à la médecine. Elle est nécessaire. Elle peut agir bien plus rapidement que moi sur certains contextes et c'est ok. Et moi, je me vois comme complémentaire. J'adore travailler en synergie avec des gynécos, avec des sages-femmes, avec des médecins généralistes qui sont ouverts à une approche intégrative parce qu'on peut faire tellement de choses quand on est coordonnés ensemble et qu'on travaille dans un seul et même objectif, améliorer la vie du patient pour eux et du client pour moi. Parce que je sais et j'en ai pleinement conscience que je ne peux pas tout faire. Et c'est aussi une force de reconnaître ses limites et d'être capable de dire, ben là, je suis désolée, mais j'ai atteint mes limites et ce que je suis capable de faire est de t'offrir et de t'accompagner. C'est pour ça que je travaille en réseau aussi, avec des médecins vers qui j'oriente régulièrement, avec des gynécos avec qui j'échange, toujours en accord avec la patiente cliente, évidemment, il faut que vous soyez... OK pour qu'on se transfère les données et qu'on échange sur vous et sur ce qu'on voit et qu'on remarque en vous écoutant et en vous recevant. Avec des ostéos, avec des acupuncteurs, avec des psys spécialisés, avec des sophros, avec tout un tas de pros de santé qui m'entourent et qui me permettent de vous renvoyer les uns vers les autres. Et c'est aussi comme ça que ça marche, c'est dans une bonne entente et dans une bonne intelligence. Et puis, on ne va pas se le cacher. Il y a aussi une limite qui est importante à connaître, c'est qu'une limite qui est légale d'ailleurs, c'est que je ne prescris pas de médicaments, je ne modifie pas un traitement médical. Si une patiente est sous traitement, eh bien je travaille avec ce traitement et c'est là, grâce à mes formations, grâce à mes connaissances, que je sais comment agir avec en essayant d'impacter le minimum possible, voire pas du tout, le traitement et de faire autour. de faire différemment. Et c'est là où c'est important de connaître les données scientifiques, de lire les études, c'est de comprendre à quel niveau joue chaque médicament, et donc il faut comprendre les molécules qui entrent en action et les zones qui sont ciblées par ce médicament, pour pouvoir savoir comment agir différemment. Donc je sais et je pense une supplémentation en fonction de ce que vous me donnez comme information. C'est ça qui est primordial aussi dans une Prise en charge pluridisciplinaire. Et c'est ça la richesse et la valeur de ce qu'on peut faire ensemble. Donc, on va arriver à la question très claire, parce que c'est quand même la thématique de cet épisode. Est-ce que la nature, ça marche vraiment ? Je pense que vous l'avez un petit peu compris à travers tout ce que je vous ai expliqué là, mais ma réponse, elle dépend. Ça dépend de ce qu'on entend par marché. Si par marché, on entend avoir une solution de miracle qui va régler tous nos problèmes, en trois semaines sans aucun effort, non. Clairement, la nature, ça ne marche pas. Mais il n'y a pas grand-chose qui marche dans un sens non plus. Même les traitements médicaux les plus puissants, ils demandent du temps et ils demandent de l'engagement. Et ils viennent avec des contraintes. Il n'y a rien qui est facile. Par contre, si par marché, vous entendez être accompagné et avoir un accompagnement qui va vous aider à améliorer votre santé reproductive, à optimiser votre fertilité, à mieux vivre dans votre parcours, à comprendre votre corps, à vous apporter des clés de déchiffrage, de compréhension, à retrouver du pouvoir sur votre santé et sur vous-même, alors là oui, là on est ok. Là, la nature, elle peut vraiment fonctionner, elle peut vraiment vous apporter plein de choses. Pour moi, les bons critères pour évaluer l'efficacité d'un accompagnement natureau, c'est est-ce que votre bien-être et votre qualité de vie sont améliorées ? Est-ce que vous vous sentez mieux dans votre corps ? Est-ce que vous avez plus d'énergie ? Est-ce que vous dormez mieux ? Est-ce que vous voyez une différence ? Est-ce que votre relation, par exemple, à la nourriture est plus saine ? Mais aussi la régulation des symptômes. Est-ce que vos douleurs de règles ont diminué, ont évolué ? Est-ce que votre SPM s'est amélioré ? Est-ce que vos cycles se sont régularisés ? Est-ce que votre digestion fonctionne mieux ? Si on parle fertilité, par exemple, est-ce qu'on observe une amélioration au niveau des marqueurs biologiques, par exemple, ou une meilleure qualité d'ovulation ? une muqueuse qui est plus... réceptive. Alors ça c'est difficile à quantifier mais en tout cas un développement des règles plus belles par exemple ou une réserve nutritionnelle qui est mieux, une énergie qui est plus palpable. Si on parle PMA, est-ce que vous vous sentez accompagné émotionnellement ? Est-ce que vous avez un espace dans lequel vous libérez ? Est-ce que vous comprenez mieux ce qui se passe dans votre corps ? Est-ce que vous avez le sentiment d'avoir des outils à disposition pour vous aider à mieux gérer le stress des traitements ? Si on parle empowrement et compréhension de son corps, c'est peut-être pour moi le plus important et je pense que vous commencez à comprendre tout ça, mais est-ce que vous avez repris le pouvoir sur vous-même, sur votre corps ? Est-ce que vous le comprenez mieux ? Est-ce que vous comprenez les signaux ? Est-ce que vous vous sentez actrice de votre santé ? Et plus seulement spectatrice ? Il faut aussi comprendre que la natureau, ce n'est pas une simulation miracle instantanée. C'est un vrai processus. C'est des cellules du corps qui se renouvellent. C'est des habitudes qui se transforment. C'est des déséquilibres qui se régulent. Mais ça ne se fait pas en un jour. Ce n'est pas possible. Parce que déjà, ce n'est pas en un jour que vous êtes arrivé à ce stade-là. Ça a pris des mois, des semaines, voire des années parfois. où votre corps ne va pas bien et où il a mis en place des systèmes pour compenser. Donc évidemment que je ne vais pas arriver avec une routine à vous proposer qui va tout bouleverser en une seconde. Parce que votre corps, il n'est pas capable de tout changer en une seconde non plus. Donc c'est pour ça que mes accompagnements, ils durent six mois. Et que même quand vous prenez les deux premières consultations fondations, à la fin de ces deux consultations-là, moi je vous donne un... Un protocole, une routine qui dure six mois. Parce qu'on ne peut pas tout faire en un coup. Ce n'est pas possible. Et que si vous voulez être accompagné, ça dure six mois. Ça ne peut pas être plus court. Ce serait vous vendre du vent. On revient à toute la discussion qu'on a eue au-dessus des fausses promesses. Parce que je sais qu'il faut ce temps-là pour voir des transformations durables. Et si c'est pour vous accompagner, vous donner une routine et vous dire vous allez voir dans deux semaines tout va aller mieux et tout va changer. Pour vous voir revenir. un mois après en disant je comprends pas, ça marche pas votre truc, est-ce que j'aurais gagné vraiment ? Est-ce que j'aurais valorisé mon métier ? Est-ce que j'aurais valorisé mon approche ? Est-ce que c'est intéressant pour moi ? Non, vraiment pas. Puis il y a quelque chose d'essentiel et que j'ai essayé de dire tout du long aussi, c'est la nature, ça fonctionne pas seule. Déjà, moi je peux pas le faire toute seule, sans votre accord et sans votre volonté. Elle demande, ça demande votre engagement aussi, ça demande votre investissement, votre... envie de faire changer les choses. Si vous venez en consultation et que je vous donne un protocole, je vous donne une routine, je vous partage des tips, des astuces, etc. pour faire des choses et pour vivre mieux, mais que derrière, vous ne changez rien, vous ne prenez pas les compléments ou pas comme je vous le recommande, ou vous achetez ceux que vous avez trouvés en pharmacie parce que vous ne vouliez pas commander sur Internet et que vous n'avez pas regardé les dosages et ce qui était contenu dedans, etc. Je ne fais pas de miracle, en fait. Moi, je peux vous faire, je peux vous donner plein de choses, je peux vous apporter énormément d'informations, mais je ne peux pas faire à votre place. Je ne peux pas vous motiver à votre place. Je ne peux pas faire de miracle, en fait. La nature ose, c'est un partenariat entre vous et moi, et puis aussi entre vous, moi, et d'autres professionnels de santé. D'autres professionnels de santé en qui vous avez confiance. Et là, j'entends professionnels de santé dans un sens global. J'inclus aussi. Les ostéos, j'inclus les sophros, j'inclus les acupuncteurs, j'inclus les psys, j'inclus tout un tas de choses. En fait, tout un tas de pros avec qui on s'entoure. Et vous en avez déjà, je suis sûre, quand j'évoque ça, des gens qui viennent en tête. Moi, j'ai ma psy, j'ai ma sage-femme et j'ai mon ostéo. Ça, c'est mon cœur. Et c'est avec eux que je suis depuis des années. Et c'est grâce à eux que j'ai avancé. Et avec qui j'ai une confiance aveugle. Parce que je sais qu'ils comprennent et qu'ils m'accompagnent et qu'ils me soutiennent. Moi, je suis là pour vous donner des outils, de la compréhension, du soutien, un cadre. Mais après, et je pense que ça c'est vrai dans toutes les professions de santé, c'est vous qui faites le chemin. Bon, je pense que cet épisode est assez long comme ça. J'espère avoir répondu de façon honnête et complète à cette question. Est-ce que la naturo, ça marche vraiment ? Si on doit faire hyper court et si on doit résumer. Oui, la naturo. ça peut vraiment fonctionner, à condition d'avoir des attentes réalistes, de comprendre que c'est un processus qui demande du temps, de l'engagement, et d'être accompagné par un pro sérieux qui connaît ses limites et qui travaille en complémentarité avec la médecine, et pas en opposition. La naturo, c'est ni de la magie, ni du charlatanisme, en tout cas pas pour moi, c'est un ensemble d'outils validés scientifiquement, ou basés sur une compréhension solide de la physiologie, qui peut... vraiment vous aider à optimiser votre santé reproductive et à retrouver du bien-être dans votre corps. Et si vous souhaitez, si vous envisagez de vous faire accompagner en natureau, que ce soit par moi ou par quelqu'un d'autre, mon conseil, c'est de chercher un pro bien formé, qui prend le temps de vous expliquer clairement ce qu'il fait et pourquoi, qui ne vous fait pas des promesses démesurées et qui travaille en réseau avec d'autres pros de santé. Et avec qui ? Et ça, c'est presque la priorité. Avec qui vous avez une vraie connexion. Avec qui vous vous sentez en confiance. Parce que c'est ça un accompagnement. C'est une relation de confiance. Et ça vaut pour les naturaux comme pour les médecins. Les gynécos, les centres de PMA. Et ça c'est important parce que je le redis souvent en consultation, si vous ne vous sentez pas à l'aise avec votre gynéco, si vous ne vous sentez pas à l'aise avec votre médecin, ça ne marchera pas. Parce que vous n'aurez pas envie d'aller sur le chemin qui vous donne. Vous irez à reculons. Et donc ça entraîne plein d'autres mécanismes dans le corps qui font que ça ne va pas marcher. Et moi je l'ai vu, et il y a eu plein de témoignages aussi sur ce podcast. de femmes qui l'ont dit. On a essayé pendant deux ans avec ce pro. J'ai jamais réussi à connecter. Je comprenais pas pourquoi il faisait ci ou ça. On n'était pas d'accord. À la minute où ces femmes, elles ont changé et elles se sont retrouvées dans un cadre de confiance, ça a tout changé. Je dis pas que ça garantit une grossesse, mais je dis que dans la façon de vivre les choses, ça change tout. Et c'est ça qui est important. En tout cas, voilà, j'ai fait le tour. Je clôt ce sujet-là. Si vous avez d'autres questions sur la naturopathie, sur mon approche, sur la fertilité, comme d'habitude, n'hésitez pas à m'écrire en DM sur Instagram. Mon nom, c'est Marion-du-bas-naturo-du-bas-fertilité. Ou à venir poser vos questions directement dans le petit WhatsApp business qu'il y a sur mon site. Ou par mail, si vous préférez aussi, c'est de voilà. Moi, j'adore échanger avec vous et ça me permet de trouver aussi l'inspiration pour faire d'autres épisodes. Donc vraiment, n'hésitez pas. je vous répondrai toujours. Pas toujours immédiatement, laissez-moi un peu le temps de trier tout ce que je reçois, mais par contre, vous aurez forcément une réponse de ma part, ça c'est certain. Et puis si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à le partager à une amie qui se pose peut-être les mêmes questions ou à laisser un commentaire ou un avis sur la plateforme d'écoute que vous utilisez. Ça m'aide énormément à faire connaître le podcast. D'ici là, prenez grand soin de vous, soyez bienveillante avec vous-même Et rappelez-vous. que votre corps fait son mieux. A très vite.