Speaker #0Bonjour et bienvenue dans Confidence Fertile, je suis Marion Jung et ici on parle vrai. On parle de ce désir d'enfant qui brûle, de ce corps qu'on ne comprend pas toujours et de ce cycle qu'on aimerait apprivoiser, mais aussi de tout ce que ça remue à l'intérieur de nous. Ce podcast c'est un espace pour déposer ce qu'on vit quand on traverse l'infertilité. Parfois je vous partage mon propre chemin. Ma propre expérience en tant que femme qui vit elle aussi l'infertilité, mais aussi avec mon regard de naturopathe fonctionnelle, vous partagez mes clés de compréhension sur ce qu'il se passe dans notre corps. Et parfois ce sont d'autres femmes qui viennent confier leur histoire. Dans tous les cas, l'idée reste la même, briser le silence, mettre des mots sur ce qui est souvent tu, et surtout, se sentir moins seule dans ce parcours. Si ce podcast vous plaît, je vous invite à le partager autour de vous, et à le soutenir en laissant 5 étoiles. Bonne écoute ! Aujourd'hui, j'avais envie de vous parler d'un sujet que j'adore et vous pourriez demander à Laure qui m'aide à monter ses épisodes de podcast. Je lui en parle tout le temps, j'avais trop hâte d'enregistrer cet épisode parce qu'on va aborder un sujet qui me passionne et où je sais que c'est hyper compliqué d'y comprendre quelque chose dans ce schmilblick. Et en fait, ce sujet, c'est... les bilans sanguins. C'est partir en fait d'une prise de sang qui est la prise de sang la plus commune, on va dire, qu'on vous donne quand vous venez voir un pro de santé et que vous dites que voilà, vous essayez depuis X mois et que vous aimeriez bien creuser un petit peu le sujet, voir si tout va bien, etc. Et c'est souvent les marqueurs qui vont vous faire faire doser. Et vous n'y comprenez pas grand-chose. souvent vous référez aux normes indiquées par les labos à côté. Et donc, j'avais envie de vous aider à décrypter un petit peu ce bazar et à vous donner les clés pour mieux comprendre ce qui peut se passer. Qu'est-ce qu'on doit regarder ? Qu'est-ce qu'on regarde ? Qu'est-ce que moi, je regarde en tant que natureau ? Et qu'est-ce que vous, vous pourriez regarder là, si en écoutant ce... cet épisode, vous regardiez vos bilans que vous aviez déjà faits et qu'est-ce que vous pourriez voir, qu'est-ce que vous pourriez interpréter, comment vous pourriez mieux comprendre aussi votre corps par rapport à ces bilans-là. Je vais faire un petit disclaimer quand même. Les bilans ne disent pas tout. Ils peuvent se tromper, ils peuvent être faussés. Pour en avoir beaucoup parlé avec des médecins que j'ai rencontrés en formation ou avec ma médecin à moi qui m'accompagne dans mon propre parcours, elle me l'a avoué elle-même. qu'il y avait des bilans qui étaient faussés, des normes chez certaines personnes, chez certaines femmes, qui étaient indiquées comme étant nulles ou comme étant trop hautes, alors que dans le corps, ce n'était pas le cas. Par exemple, j'ai en tête, où elle m'avait indiqué que chez une femme, elle avait déjà eu une LH à zéro. Ça veut dire, une LH à zéro, qu'il n'y a pas d'ovulation, jamais. Alors que... On savait, elle savait, que cette femme ovulait à chaque cycle. Donc il faut prendre ces bilans sanguins avec des pincettes. Ils ne vont jamais avoir raison et être supérieurs en informations par rapport à ce que vous donne votre corps. Et ça je veux bien que ce soit clair dès le début, parce que oui les bilans sont importants, ils peuvent nous donner beaucoup d'informations, mais ce qui reste prioritaire quand on accompagne est encore plus. plus, moins des femmes dans un parcours fertilité ou même dans un parcours de dérèglement hormonal ou autre, c'est les signaux que donne le corps. D'abord, là l'idée de cet épisode c'est de vous aider à y comprendre un peu plus, de ce qu'on peut comprendre de ces marqueurs. Ça ne veut pas dire que si vous n'êtes pas dans les normes, si vous n'avez pas les chiffres que je vous donne ou quoi ou qu'est-ce, ce n'est pas une fin en soi. il faut partir de ce que dit votre corps en priorité. D'accord ? C'est vraiment important de garder ça en tête. Et donc, maintenant qu'on ferme cette petite parenthèse, ce petit disclaimer, qu'est-ce qu'on va voir dans cet épisode ? J'avais envie de faire deux choses. J'avais envie d'abord de vous expliquer à quoi ça sert chaque marqueur et ensuite de vous parler d'une distinction qui est vraiment hyper importante à avoir en tête et que, croyez-moi, quand je l'ai appris, J'ai pas voulu le croire tellement je trouvais ça dingue, mais c'est le cas. C'est la distinction entre les normes de labo et les normes de santé optimales qui ne sont pas du tout pareilles. Donc on va voir ça, ça va être derrière d'ailleurs le premier sujet qu'on va aborder. Et donc j'ai envie de vous dire, sans plus attendre, on y va. Donc c'est important pour moi de poser cette base parce que tout le reste va en dépendre. Et ça va être hyper... Important de comprendre ça pour après comprendre le reste. Les normes de laboratoire, ce sont uniquement, et j'insiste, uniquement, des valeurs de référence. Elles sont calculées à partir d'une population de personnes qui est venue se faire doser dans ce laboratoire-là, ou dans cet ensemble de laboratoires-là. Si par exemple vous êtes allé vous faire doser chez CERB Alliance, c'est pas juste votre labo. Serbaliance de Cartier qui va mettre ses propres normes à lui. C'est les normes et les statistiques de toute la population qui s'est déjà fait doser chez Serbaliance. On va éliminer les deux grandes extrêmes, donc les plus petits et les plus hauts. Et voilà, vous avez votre norme. Donc, ce qu'il faut bien comprendre, c'est qu'elle n'est pas du tout basée sur ce qu'il faut regarder, sur ce qu'il faut atteindre. Elle vous dit simplement est-ce que vous êtes dans la... moyenne ou pas. C'est tout. Et c'est une moyenne plus ou moins basse ou plus ou moins élevée parce que forcément, des personnes qui sont en bonne santé, dans la majorité des cas et dans notre pratique de la médecine aujourd'hui, ne vont pas se faire doser. Donc, c'est biaisé. A l'inverse, c'est la différence que je fais avec les normes de santé optimales. Ça, c'est des normes qui ont été déterminées, qui sont basées sur des recherches et des études cliniques qui indiquent les valeurs auxquelles le corps fonctionne vraiment bien, où les symptômes sont moindres, voire disparaissent, et où la biologie nous indique que c'est favorable à une grossesse dans notre cas, ou à un mieux-être au quotidien. Donc c'est pour ça qu'il y a une énorme différence. Je vais vous les donner, ne vous inquiétez pas. Et d'ailleurs, vous aurez tout dans une petite fiche. Donc dès que vous me demanderez, vous venez me voir sur Instagram ou par WhatsApp et vous m'indiquez que vous voulez avoir l'énorme labo et la petite fiche récap, je vous l'enverrai avec grand grand plaisir parce que je trouve que c'est important de connaître, de savoir, etc. Mais toujours est-il que c'est important de comprendre la distinction entre les deux. Si on prend un exemple concret pour que ce soit hyper parlant. On va doser la TSH, qui est une des hormones qui vient nous expliquer un petit peu comment fonctionne notre thyroïde à nous. Et sur le dosage, c'est marqué qu'elle est à 3,5 MUI slash L. Donc ça veut dire unité internationale par litre de sang. Donc si on part d'un exemple concret, ça va être un peu plus facile pour vous à comprendre. Et moi, un jour, je suis allée dans mon labo de quartier et je suis allée... doser ma TSH. Donc la TSH, c'est un des marqueurs qui nous indique comment va notre thyroïde. Et elle est revenue à 3,5 MUI slash litre slash grand L. Elle est à 3,5. Dans mon labo où je l'ai fait doser, les valeurs de référence qui sont indiquées, c'est 0,35 à 4,94. Ce qui quand même est énorme comme marge. En fait, ok, 3,5, bon bah, à mes yeux, tout va bien. je suis dans les normes, c'est ok. Sauf que pour une femme, en particulier qui essaye de concevoir, énormément de données et d'études ont démontré qu'une TSH en dessous de 2,5 est beaucoup mieux parce qu'au-dessus de 2,5, elle est associée à un risque accru d'arrêt de grossesse et de problématiques d'immunité. Donc, les normes de santé pour la TSH au niveau de la fertilité c'est de maintenir cette TSH entre 1 et 2 MUI par litre. Donc en gros, si on résume, ça veut dire qu'en pratique, vous pouvez avoir un bilan qu'on dit entre guillemets dans les normes et pourtant avoir des déséquilibres qui impactent votre fertilité. Et c'est là où c'est important de faire la distinction. Parce qu'un bilan où tout est OK selon les normes de labo ne veut pas dire que... Avec une lecture fonctionnelle, on va se dire que tout est OK, bien au contraire. Et dans la grande majorité des cas, malheureusement, ce n'est pas le cas, c'est le cas de le dire, ça fait beaucoup de cas. Mais je vois beaucoup de bilans où j'ai des clientes qui m'ont dit « ah oui, il est OK, tout va bien, etc. » et où en fait, moi je leur explique que non, il n'est pas OK, justement, parce que ce ne sont pas des normes de santé, ce sont des normes statistiques. Et donc la différence, elle est vraiment importante à comprendre. Maintenant qu'on a planté un petit peu ce décor-là qui était important, on va parler une par une de toutes les hormones et de tous les marqueurs qu'on revoit souvent dans les bilans hormonaux, que vous pouvez vous faire prescrire souvent par une sage-femme ou un gynéco. On va commencer par une qui fait beaucoup débat, qui fait beaucoup beaucoup peur, qui est l'AMH. Donc AMH, ça veut dire hormone anti-mullérienne. On dit souvent, avec un petit raccourci, que c'est le marqueur de notre réserve ovarienne. Je vais mettre un petit bémol là-dessus. C'est la réserve ovarienne à cet instant T précisément, au moment où vous avez fait doser cette AMH. Elle est dépendante de la réactivité d'une hormone qu'on verra juste après, qui est la FSH. Cette hormone, donc l'AMH, elle est produite par les petits follicules. qui sont en développement dans vos ovaires. Donc plus il y a de follicules actifs, plus votre AMH est élevé. C'est pour ça que souvent des femmes qui ont un SOPK ont une AMH très élevée parce qu'elle est dépendante du nombre de follicules que vous avez dans vos ovaires. J'insiste sur le nombre de follicules réveillées sur ce cycle. On la mesure parce qu'elle donne une idée du stock. encore une fois à cet instant T, et qu'elle permet au centre de PMA d'avoir une petite idée de ce que ça va donner, de ce que votre corps va être capable de répondre face aux stimulations en parcours PMA avec des protocoles PMA. Là où je vais insister, c'est que l'AMH n'est pas figée, loin de là. Elle varie selon le cycle, votre état nutritionnel, votre inflammation, votre stress oxydatif. vos habitudes de vie, etc. Et qu'une AMH qui est basse à cet instant-là ne veut pas dire qu'elle sera basse toute votre vie. Et quand bien même... elle est basse parce qu'il y a aussi des raisons génétiques à cette insuffisance ovarienne, eh bien, ça ne veut pas dire que vous ne pourrez jamais tomber enceinte. Que ce soit naturellement ou accompagnée de la PMA, parce qu'en fait, pour tomber enceinte, il suffit d'un polycule. On n'en a pas besoin de 50. Et j'ai déjà accompagné de nombreuses femmes avec des AMH faibles et qui sont tombées enceintes, soit naturellement, soit avec l'aide de la de PMA et pour qui ça s'est très bien passé. Donc voilà, c'était important pour moi de commencer par celle-là qui pose le plus de questions, qui fait le plus débat, qui inquiète beaucoup. Pas d'inquiétude, c'est une donnée, ça ne résume pas toute votre fertilité et votre capacité à faire un enfant, tout simplement. Pour les normes de santé, on va regarder Mais encore une fois, moi je la prends vraiment avec des pincettes, donc je la regarde pas tant. Mais on va vouloir qu'elle soit entre 2 et 4 nanogrammes par millilitre. Ça c'est l'unité. Je vais préciser à chaque fois les unités dans lesquelles je parle, parce que pour accompagner beaucoup de Suisses ou de Belges, on n'a pas les mêmes unités. Donc faites attention aux unités dans lesquelles je parle, parce que en fonction, ça veut pas dire la même chose. Et il faut convertir dans ces cas-là pour avoir un ordre d'idée plus précis. Donc entre 2 et 4 pour avoir une bonne réserve. Mais c'est avec des grosses guillemets que je dis ça. Ensuite, la FSH. Donc la FSH, ça veut dire que c'est l'hormone folliculo-stimulante. Donc tout est dans son titre, dans son nom. C'est une hormone qui a pour rôle de stimuler les follicules ovariens pour qu'ils se développent en début de cycle. Elle est produite par l'hypophyse, qui est une glande au niveau de l'arrière du cerveau, l'arrière de notre cavité cérébrale. On va la mesurer autour de J3 du cycle, donc au début des règles, parce qu'elle est plutôt élevée à ce moment-là. C'est normal, un nouveau cycle vient de se lancer, donc elle a besoin d'être produite pour réveiller un petit peu les follicules qui vont être appelées à faire la course, pour après être élues et données. l'ovulation. Une FSH qui va être très élevée va dire que le cerveau, et l'hypophyse en particulier, a besoin de crier fort pour se faire entendre. Une FSH très basse, ça veut dire qu'il y a peut-être un manque de communication entre le cerveau et les ovaires, et qu'en général c'est des femmes qui n'ont plus beaucoup de cycles, voire plus du tout, quand il y a une FSH très très basse. Souvent, plus on approche de la ménopause, et je parle pas de ménopause précoce ou de pré-ménopause, etc., je parle de la vraie ménopause, eh bien, on va avoir une FSH qui crie de plus en plus fort. C'est normal, il y a de moins en moins de billes dans notre sac, si vous me permettez l'analogie, et du coup, il faut se faire entendre de manière un peu plus forte. En termes de normes de santé optimales, on va chercher à ce qu'elles soient entre 4 et 8 unités internationales par litre. Et évidemment, elle est à lire avec l'AMH, et l'AMH est à lire avec la FSH. On parle aussi souvent d'un ratio FSH-LH. On va parler juste après de la LH, justement, qui peut être un révélateur d'un déséquilibre éventuel dans les hormones et d'une miscommunication entre le cerveau et les ovaires. Donc justement, la LH, ça veut dire hormone luthéinisante. Elle aussi, elle est produite par... par l'hypophyse. Donc, le petit endroit derrière notre cerveau. En bas, à la jonction, en fait, souvent, vous avez une petite bosse derrière votre crâne, le haut de votre nuque, et il y a une petite bosse. C'est à peu près par là. Son rôle à elle, à la LH, c'est de déclencher l'ovulation. Le pic de LH, c'est ce qu'on vient chercher quand on fait des tests d'ovulation. C'est ça que va essayer de révéler les petites bandelettes sur lesquelles on fait pipi. C'est une montée brutale. au milieu du cycle pour la grande majorité, mais pas forcément pour celles qui ont des cycles un peu plus longs, et qui va permettre de provoquer la libération de l'ovule. Elle aussi, on préfère la doser en début de cycle, donc autour de J3, et elle doit être en dessous de la FSH, et entre 4 et 6. UI, unité internationale, par litre, est idéalement inférieure à la FSH. S'il y a un ratio LH supérieur à FSH, ça peut être un des signes éventuels qu'il y a une difficulté à ovuler, parce que le cerveau doit hurler plus fort pour ovuler. Ça peut être un des signes d'un SOPK, d'une résistance à l'insuline, d'un dérèglement au niveau glycémique. Ensuite, on a celle qu'on connaît toutes. Souvent, elle est marquée E2. ou oestradiol, c'est ce qu'on appelle dans le langage courant les oestrogènes. Et c'est en fait, l'oestradiol c'est, parce qu'il y a plusieurs variétés d'oestrogènes, il y en a quatre, et l'oestradiol c'est la principale oestrogène qui est active. Donc c'est elle qu'on va chercher à voir dans les bilans sanguins. Elle est produite, elle, contrairement à toutes les autres qu'on a vues précédemment, par les follicules ovariens en maturation. Donc au niveau ovaire, au niveau utérus. Elle aussi. on la mesure plutôt à J3 pour une valeur basale, donc une base pour voir comment elle est en début de cycle. Donc à ce moment du cycle à J3, on attend des oestrogènes plutôt bas. La norme santé optimale, on va chercher à ce qu'il soit autour de 50 psychogrammes par millilitre. Moi c'est avec cette unité que je préfère parler. on va être autour de, si c'est en dessous De 20 à 25 picogrammes par millilitre, c'est trop bas. Si c'est au-dessus de 70, 65-70, ça commence à être haut aussi. Donc je vous donne une fourchette également parce que les oestrogènes, c'est pas... Et de toute façon, les normes même de santé de manière générale, c'est pas un chiffre exact qu'on va chercher à avoir, c'est plutôt une fourchette autour de ce chiffre-là. On peut doser les oestrogènes à une deuxième partie dans le cycle. ça va être au moment où on est 7 jours après l'ovulation. Pour nous permettre de vérifier comment se passe l'ovulation, si elle est de qualité, et de voir comment évoluent nos oestrogènes entre un début de cycle et, on va dire, une fin de cycle. Même si ce n'est pas exactement la fin, mais c'est plus proche de la fin que du début, on est bien d'accord. Et donc, à ce moment-là, en seconde partie de cycle, ce sera à regarder avec la progestérone. On y reviendra. Ensuite, on a... la prolactine. Alors, souvent, pour celles qui ont déjà eu des enfants, vous la connaissez bien comme l'hormone de l'allaitement. En même temps, tout est dans son nom, prolactine, prolactation, c'est assez clair. Mais, elle est présente chez toutes les femmes. Et en dehors de la grossesse et de l'allaitement, eh bien, quand elle est élevée, elle peut inhiber l'ovulation et bloquer la FSH et la LH, par exemple. Ce qu'on ne dit pas assez, ce qu'on n'a pas forcément conscience, c'est que c'est une hormone produite au niveau du cerveau qui est très sensible au stress, à la fatigue. Et même si vous êtes stressé de vous faire piquer, de vous faire prélever, parce que c'est pas très agréable, on va pas se le cacher, ça peut aussi fausser le résultat. Donc souvent, c'est pour ça qu'on voit indiqué sur certaines ordonnances, sur certains forums. ou que c'est le labo aussi qui vous le recommande, de rester assis un quart d'heure, 20 minutes, en salle d'attente, ou directement sur le siège de prélèvement, pour faire redescendre un petit peu ce taux et faire en sorte qu'il ne soit pas faussé. C'est pour ça, parce qu'il est très sensible. En termes de normes labo, vous avez souvent des taux qui sont indiqués, il faut que ce soit inférieur à 25-30 nanogrammes par millilitre. En santé fonctionnelle, au-dessus de 15, c'est un indicateur qu'il y a peut-être un problème. Alors il faut vérifier dans quel contexte la prise de son a été faite, si elle a été faite le matin, l'après-midi, etc. Mais au-dessus de 15, on commence à regarder, et à 16, on commence à se poser des questions. Et donc à vérifier aussi avec le corps comment ça se passe. Ensuite, on en a un petit peu parlé tout à l'heure avec mon exemple, mais c'est les dosages thyroïdiens, donc TSH, T3 et T4. Ce qu'il faut comprendre, c'est que la thyroïde, c'est vraiment le chef d'orchestre métabolique. Elle permet de réguler la température, elle permet de réguler l'énergie, le cycle, la qualité ovocitaire, l'implantation embryonnaire. Et que donc, un déséquilibre thyroïdien, même discret, ça peut sérieusement impacter la fertilité. Donc, la TSH, on en a parlé tout à l'heure, c'est un peu imaginer que c'est le gouvernail, en fait. Si la thyroïde est paresseuse, la TSH va monter pour la stimuler. Si la thyroïde est un peu trop au taquet, un peu trop énergique, La TSH va se baisser, voire s'annihiler complètement pour la calmer. Ensuite, il y a la T4 et la T3. La T4, c'est l'hormone thyroïdienne de stockage. Elle n'est pas active. Le corps a besoin de transformer la T4 en T3 pour l'utiliser et pour l'envoyer dans ses cellules. Donc un bilan standard qui ne dose que la TSH, c'est clairement pas assez pour savoir comment ça se passe dans notre corps. C'est hyper important d'ajouter. la T3 et la T4. Souvent, il y a un petit L ajouté derrière. Donc T3L et T4L, ça veut dire T3 et T4 libre. Et si on veut être vraiment hyper pointu, on rajoute les anticorps anti-TPO, anti-TG. Mais ça, ce sera le sujet d'un autre épisode. Pour ce qui est des normes de santé, on va chercher à avoir, donc ce que je vous disais tout à l'heure, une TSH entre 1 et 2, MUI par litre, une T4 autour de 15. à 19 pmol par litre et une T3 autour de 5 à 6 pmol par litre. Voilà les normes de santé qu'on va chercher à obtenir. Ensuite, il y a peut-être la progestérone qui est indiquée aussi sur votre ordonnance. Elle, elle est produite par le corps jaune après l'ovulation, une fois que le follicule a ovulé et est devenu ovule. Elle permet de préparer l'endomètre à accueillir un embryon. et de le maintenir les premières semaines de grossesse. En particulier en attendant que le placenta se forme. Mais même tout au long de la grossesse, elle est produite. Elle est profondément calmante pour le système nerveux et c'est en partie à cause d'elle qu'on a un transit très ralenti quand on est enceinte. On va la mesurer environ 7 jours après l'ovulation pour confirmer que celle-ci a bien eu lieu et évaluer sa qualité. Parce que tout est question d'équilibre dans le corps et particulièrement au niveau des hormones. On va la regarder toujours avec les oestrogènes pour voir l'évolution et la bonne production. On va chercher à avoir un taux entre 15 et 20 nanogrammes par millilitre pour la progestérone en seconde partie de cycle. Si vous la dosez à J3, parce que souvent ils ne précisent pas qu'il faut la doser en seconde partie de cycle, ou alors il précise J21, mais si vous ne vulez pas à J14. ça ne marchera pas. J3, il faut juste regarder qu'elle soit basse. C'est surtout pour vérifier qu'il n'y a pas de résidus d'arrêt de grossesse, de résidus placentaires, de résidus d'hormones qui continuent d'être produites s'il y avait eu une éventuelle grossesse qui avait démarré. Ensuite, on a la testostérone. Alors, oui, on en produit, même si on en parle souvent comme de l'hormone masculine, c'est un petit peu réducteur, parce que les hommes ont aussi des oestrogènes. alors qu'on dit que c'est l'hormone féminine. Donc là, c'est un peu la même chose. On a aussi de la testostérone et on en a besoin parce qu'en petite quantité, elle est essentielle pour la libido, pour l'énergie, pour notre qualité osseuse, pour notre masse musculaire également. Par contre, quand elle devient un peu trop présente, elle peut perturber l'ovulation. Et donc, ça peut être un des indices quand... on a une ovulation qui est capricieuse, qui est ralentie, que de regarder la testostérone et de voir si elle est haute ou pas. Il y a deux dosages de la testostérone. La testostérone totale, et dans ce cas-là, on va regarder dans les normes optimales de santé, on va s'attendre à ce qu'elle soit, enfin on veut qu'elle soit inférieure à 0,4 nanogramme par millilitre, mais il ne faut pas qu'elle soit à zéro tout court non plus. Et on peut aussi avoir un dosage de la testostérone libre. Et donc là, dans ces cas-là, on va chercher à avoir une testostérone libre autour de 4 nanogrammes par litre. Ensuite, il y a des marqueurs que j'avais envie d'indiquer qui ne sont pas forcément précisément hormonaux, mais qui donnent un très bon indice de la qualité de nos hormones aussi et qui est important. Et notamment le cholestérol. souvent il est aussi associé dans vos bilans classiques. Et j'avais envie de prendre ce temps-là pour vous l'expliquer aussi. Parce qu'on l'a tellement diabolisé pendant des années qu'on oublie un petit peu à quoi il sert. Et qu'il y a quand même très peu de choses qui ne servent à rien dans le corps. Donc c'est important d'en parler un petit peu aujourd'hui. Le cholestérol, c'est le précurseur de toutes nos hormones stéroïdiennes. Je m'explique. Ça veut dire que c'est à partir du cholestérol qu'ont produit la progestérone, les oestrogènes, la testostérone et le cortisol. Je vous nomme les plus connus, il y en a plein d'autres, mais c'est pour faciliter un peu la compréhension. Donc, si vous n'avez pas un cholestérol suffisamment élevé, eh bien, vous ne pouvez pas produire d'hormones en quantité suffisante. C'est aussi simple que ça. Et donc, un cholestérol total, on va chercher à ce qu'il soit au-dessus de 1,56 g par litre. J'entends ici cholestérol total. Ensuite, souvent, vous avez le détail avec la proportion de HDL. dit souvent comme étant le bon cholestérol, c'est un raccourci encore une fois, et le LDL qui lui a les foudres puisque c'est le mauvais soi-disant cholestérol, on va surtout regarder le HDL pour qu'il soit au-dessus de 0,6, 0,7 en normes santé, j'entends. Le LDL, on va le regarder pour qu'il soit autour de 1, peut-être en dessous, peut-être un peu au-dessus. C'est dans cette moyenne-là. S'il est autour de 1,5, c'est qu'il y a une trop forte quantité de mauvaise graisse et une trop petite quantité de bonne graisse. Donc ça va être ça qu'on va regarder. Donc là, c'est un travail au niveau de l'alimentation qu'il faut faire. Dernier marqueur que vous avez souvent dans les bilans, c'est la féritine. La féritine, souvent vous le connaissez celui-là, c'est le marqueur de stock du fer. Dans la féritine, on ne parle pas du fer circulant, mais on parle des réserves de fer. Et donc, une féritine qui est basse, ça veut dire qu'il n'y a pas de réserve, même s'il y a un fer qui circule encore. Mais une fois qu'on aura consommé ce fer-là, on n'aura plus de réserve. Le fer, pourquoi il est intéressant ? Parce qu'il est indispensable à l'ovulation, à la qualité ovocitaire, au bon fonctionnement thyroïdien, c'est l'un des précurseurs. et à l'énergie cellulaire. Donc, dans les normes de santé, on va chercher, en particulier en essai bébé, à avoir cette féritine entre 70 à 100 microgrammes par litre. Microgramme, c'est le U avec un petit bâton devant la première barre du U. Je pense que vous voyez ce que je veux dire parce que vous l'avez dû le rencontrer assez souvent. Ça, c'est microgramme par litre. Quand on est... Enceinte, on va chercher à avoir une féritine à 150. Hyper important d'avoir suffisamment de fer parce que bébé pour grandir en consomme énormément. Et que si la maman n'en a pas assez, c'est bébé qui va tout prendre pour lui. Donc ça, c'est bien fait dans un sens. Mais ça veut dire que c'est vous qui allez perdre vos cheveux, qui allez être fatigué énormément. et qu'elle n'ait pas à avoir d'énergie, que ça va être difficile de tenir sur la longueur, sur la grossesse. Donc hyper important de vérifier la féritine. Une féritine qui est indiquée comme à 18 microgrammes par litre, c'est officiellement dans les normes labo, parce que souvent les normes labo c'est de 15 à 200 microgrammes par litre, donc on est très très très large, mais c'est des réserves qui sont quasi vides. Et souvent... la femme dans ce contexte-là, elle perd ses cheveux, elle a le teint gris, elle est très fatiguée et elle a souvent aussi la constipation. Ce n'est pas normal d'avoir une féritine à 18, vraiment. Voilà un petit peu les marqueurs que vous voyez souvent dans les bilans sanguins que vous recevez quand vous êtes allé voir votre médecin, votre gynéco, votre sage-femme et que vous avez demandé un bilan hormonal dans un contexte de désir de fertilité de bébé. Moi à minima, j'en rajoute quelques-uns. Alors, je vais mettre un autre disclaimer. Là, je parle dans un contexte de généralité. Évidemment, quand vous venez me voir en consultation et qu'on fait la première partie de la consultation fondation, à la fin, j'en connais suffisamment sur vous, en fait, pour avoir une idée, une orientation des dosages qui pourraient être pertinents. Et donc, dans ces cas-là, je vais pouvoir... orienté sur certains, plus important que sur d'autres. Là, je parle sur de la généralité, donc j'ai mis ce qui me semble être pertinent dans une grande généralité, à défaut d'un autre mot, pour avoir des infos. plus globale. Premier bilan, premier marqueur qui est primordial, et lui, quasiment toutes mes clientes y sont passées, j'ai envie de dire, ont eu le droit à ce marqueur-là. C'est la CRP espace US. Ça veut dire la protéine C réactive ultra sensible. J'insiste sur le ultra sensible parce que souvent, enfin souvent, vous pouvez avoir un dosage de CRP tout court, sans le US. Selon certains labos, il y a des énormes différences parce que même si c'est la même molécule qu'on vient doser, ce n'est pas la même méthode de calcul, on va dire. Et donc, vous pouvez avoir des labos qui vous indiquent une CRP inférieure à 4. Sauf que moi, ma norme de santé de la CRP, elle doit être inférieure à 1. Donc si j'ai une indication sur vos résultats que votre CRP est inférieure à 4, ben moi j'ai un vrai sujet parce qu'il y a clairement une inflammation de bas grade à l'intérieur de vous et ça c'est problématique alors que inférieur à 4 ça veut dire que vous pouvez être à 0,5 et là tout va bien ou à 3 et là on n'est pas ouf parce qu'il y a une inflammation de bas grade et je vais pas l'accompagner de la même manière on est bien d'accord, si il y a 0,5 bon ben il n'y a pas de sujet donc c'est pour ça que je précise toujours US et que j'insiste fortement sur ces deux petites lettres à rajouter à la CRP. L'inflammation chronique silencieuse, c'est un frein majeur à la fertilité. Elle va atterrer la qualité ovocitaire, elle va perturber l'implantation, elle va dégrader la réceptivité de l'endomètre, elle va bousculer l'immunité, et donc elle va potentiellement engranger des arrêts de grossesse multiples parce que, à ce moment-là... l'embryon est considéré comme un corps étranger, si votre immunité est trop élevée, il va être rejeté. Et donc, vous n'aurez pas de début de grossesse ou un début de grossesse vraiment minime et qui s'arrête très vite. Quand on a de l'endométriose, on a, pas systématiquement, mais en tout cas très fortement, une inflammation chronique. Si on a un syndrome des intestins irritables, on a de l'inflammation chronique. Si on a la maladie de Crohn, on a de l'inflammation chronique. Si on a une porosité intestinale, on a de l'inflammation chronique. Il y a plein de pathologies qui causent une inflammation chronique. Le fait de faire doser ce marqueur-là permet de savoir à quel degré cette inflammation est chronique et est systémique. Systémique, ça veut dire partout dans le corps. Donc on peut avoir un digestif pas haut en forme, avec de l'inflammation au niveau digestive, mais sans que cette inflammation soit chronique, soit installée partout. Comme l'endométriose est une maladie qui voyage un peu partout dans le corps, elle induit souvent une inflammation systémique. C'est pas toujours le cas, mais voilà. C'est vraiment un marqueur hyper important pour moi à faire. Donc encore une fois, on va chercher à l'avoir inférieur à 1 mg par litre, en norme de santé optimale. Au-delà de 1, il y a de l'inflammation. Et voire même dans certains contextes, je peux considérer que 1, c'est déjà un indicateur. Petit, mais c'est déjà un indicateur. Ensuite, on a le marqueur de résistance à l'insuline qu'on appelle OMA. En Angleterre, c'est souvent le cookie qu'on fait. C'est la même chose qu'on va regarder, c'est pas la même méthode de calcul. Donc par simplicité, moi je vais parler du OMA ici. C'est pas une analyse unique dans le seul qu'on fait faire. Il se calcule à partir de la glycémie à jeun, que vous pouvez avoir aussi en dosage, et de l'insuline. agent. Il évalue du coup, comme je vous disais, la résistance à l'insuline, c'est-à-dire la capacité qu'ont vos cellules à répondre à l'insuline qu'il y a dans votre corps, dans les circuits de votre corps. La résistance à l'insuline, souvent on en parle beaucoup quand il y a un SOPK, mais elle peut complètement exister sans SOPK. Elle va augmenter le cortisol, elle va perturber l'ovulation, elle va élever la testostérone et les androgènes, et elle va... favoriser l'inflammation. Donc pour vous donner tous les détails, on peut calculer l'indice de HOMA sans qu'il soit forcément indiqué comme tel sur le bilan. Si vous avez la glycémie et l'insuline à jeun, vous pouvez le calculer. Il suffit de faire glycémie en mm donc en micro, en millimoles, micromolles par litre. Des fois je m'y perds moi aussi. Fois L'insuline en micro-unités internationales par millilitre, donc ça c'est les deux, c'est ce calcul-là, entre parenthèses, divisé par 22,5. Je vous le noterai dans la fiche de toute façon, pas de panique. Dans tous les cas, ce qu'on veut voir, c'est que cet indice de HOMA, il doit être inférieur à 1,5. 1,7, allez ! On dirait que je suis au marché, en train de négocier. Non mais voilà. Ça dépend vraiment des contextes des femmes. C'est quelque chose à regarder. S'il est au-dessus de 1,8, là on commence à regarder vraiment et à le prendre sérieusement. L'insuline à jeun, c'est pareil, il faut qu'elle soit inférieure à 8 micro-unités internationales par millilitre. Il y a un autre marqueur que je n'ai pas indiqué ici, que je n'ai pas développé, mais qui est intéressant aussi, c'est l'hémoglobine qu'on appelle glycée. C'est une écriture un peu barbare puisque ça s'écrit HbA1c. Et ça en fait, ça vient mesurer le taux de glucose dans le sang dans les 4 à 5 derniers mois. Donc c'est intéressant aussi. Là par contre au niveau normes santé, ce serait un peu compliqué de vous expliquer parce que ça dépend de plein de choses. et de l'âge, etc. Mais c'est aussi un dosage qui est intéressant à aller regarder avec la résistance à l'insuline. Autre dosage, c'est la vitamine D. Alors, ce n'est pas vraiment une vitamine, c'est plutôt une pro-hormone parce qu'elle agit plus de manière similaire à une hormone qu'à une vitamine. Elle joue un rôle dans la maturation folliculaire, dans la réceptivité de l'endomètre, dans la régulation immunitaire, dans la réduction de l'inflammation. elle est hyper importante. Elle est aussi précurseur des hormones thyroïdiennes. Donc hyper intéressante. En France, malheureusement, on estime que 80% de la population est en carence ou en insuffisance. Et clairement, je le vois tous les jours. Toutes mes clientes le sont. Quasiment toutes. Sauf celles qui ont déjà vu tous mes posts sur le sujet et ont fait attention à se supplémenter un petit peu. Mais dans la grande majorité, si vous n'êtes pas au courant de l'importance de la vitamine D et que vous ne prenez pas de complément alimentaire, vous êtes carencé. Pour la vitamine D, on va regarder à ce qu'elle soit au moins à 70 nanogrammes par millilitre. Au moins. Entre 70 et 80 nanogrammes par millilitre. Il y a un petit calcul à faire pour savoir, pour remonter et pour avoir une base. C'est plutôt pour maintenir un taux de base pour nous. C'est de compter 60 UI par kilo de poids. Et là, vous aurez à peu près le nombre de gouttes et d'unités internationales que vous avez besoin de prendre pour, au minimum, pour être bien. Si vous avez une carence, ça ne suffira pas. Mais au moins, voilà, vous remontez très légèrement quelque chose. Vous vous soutenez un petit peu comme vous pouvez. Ensuite ? Et je continue un petit peu sur ces précurseurs de la thyroïde. Et pourquoi j'y attache tellement d'importance ? Parce que comme je vous disais tout à l'heure, c'est eux qui permettent de fabriquer toutes les hormones globales derrière, donc c'est hyper important. C'est le zinc, ensuite, qui est essentiel à la maturation de l'ovocyte, à la division cellulaire, à la production de progestérone, à la régulation de l'inflammation, au bon développement des neurotransmetteurs. Donc le moral hyper important. et c'est aussi Un antioxydant puissant. Pareil, carence en zinc, c'est hyper fréquent. C'est souvent lié à une alimentation pauvre en protéines animales. Donc toutes celles qui sont végétariennes, il faut faire attention. Celles aussi qui ont un stress chronique, qui sont très souvent stressées, c'est pareil. Ça épuise le zinc. Ou celle, je mets où, mais en fait ça peut être et à chaque fois. Une mauvaise absorption digestive. On parlait de porosité intestinale tout à l'heure, ça peut être une explication. du coup, le zinc n'est pas assimilé correctement. En termes de normes de santé, on va chercher à ce qu'ils soient supérieurs à 100 microgrammes par décilitre. Et oui, il y a des petites subtilités. Ce n'est pas facile à suivre, clairement. Moi, j'ai une feuille à ma droite sur mon mur, à côté de moi, à côté de mon bureau, avec toutes les normes, parce que même si je les connais Assez souvent de tête, j'ai toujours des bugs entre si c'est la bonne unité, si c'est pas la bonne unité, etc. Je m'y perds un peu, donc je garde une petite feuille mémo, parce que c'est un monde barbare un peu, toutes ces abréviations, etc. J'espère que je vous perds pas trop dans ces infos-là non plus. Autre marqueur important lié à la thyroïde, précurseur de nos hormones, c'est le sélénium. C'est un confacteur essentiel. A la conversion de T4 en T3, on en a parlé tout à l'heure. C'est aussi un puissant antioxydant qui protège nos ovocytes du stress oxydatif. Et il est aussi impliqué, parce que la thyroïde, on a dit tout à l'heure, c'est un gouvernail, c'est un chef d'orchestre, dans la régulation immunitaire, donc importante pour l'implantation. On en a parlé tout à l'heure également. Pour le sélénium, dans les normes de santé, on va regarder, on veut qu'il soit... au-dessus de 110 microgrammes par litre. Et je vais terminer par un dernier marqueur, enfin un, en fait j'en ai trois en un. Mais disons qu'ils vont regarder le fonctionnement de votre foie, ou en tout cas d'un cycle particulier du foie, qu'on appelle la méthylation. Ces marqueurs, c'est la vitamine B9, qu'on résume souvent à folate, ou qu'on peut voir appeler aussi folate sur les bilans sanguins. La B12 et celui-là, vous le voyez quasiment jamais, mais il est très important, l'homocystéine. En fait... Ces trois-là sont des indicateurs, avec le zinc aussi, avec le fer aussi, du cycle de méthylation du foie qui est un processus biochimique qui est fondamental pour la réplication de l'ADN, donc hyper important quand on veut faire un enfant parce qu'on en a besoin de cet ADN, à la qualité ovocitaire, au développement embryonnaire. La B9, c'est celle que vous connaissez toutes. Elle est essentielle à la formation du tube neural et à la qualité ovocitaire. souvent, vous êtes supplémenté à partir du moment où vous dites que vous voulez démarrer un projet bébé. On vous donne de l'acide folique, c'est ce qu'il y a dedans, sauf que l'acide folique, c'est pas la forme la plus assimilable. Et donc, par exemple, dans des pays voisins, en Espagne, parce que je suis pas mal de femmes qui sont soit en parcours PMA en Espagne, soit qui vivent en Espagne, où elles, on leur donne des très grosses doses d'acide folique pour être sûre d'avoir la bonne dose de B9 méthylé. En France, on n'applique pas ce fonctionnement-là, malheureusement. On pense que l'acide folique et la B9 méthylé, c'est la même chose. Or, l'acide folique, c'est pas forcément assimilable, encore moins quand on a un système digestif qui n'est pas tout à fait opérationnel et au top de sa forme. Et donc, vous aurez beau prendre de l'acide folique depuis des mois, voire des années, potentiellement, vous serez en déficit parce que votre corps n'arrivera pas à l'assimiler correctement. C'est pour ça qu'on voit beaucoup parler de B9 méthylé et qu'il faut que ce soit indiqué. Donc vous avez des formes qui sont marquées T, quadrapholique, quatrefolique, toutes ces choses-là. Tant que vous voyez que c'est marqué méthylé ou méthyl, on est bon. C'est que c'est la forme la plus assimilable de B9. En B9, on va chercher à avoir un dosage qui est autour de 15-20 nanogrammes par millilitre. Ensuite, on a la B12 qui joue un tandem avec la B9 parce qu'une carence en B12, ça peut masquer une carence en B9 et vice versa. Donc hyper important. Là encore, en fait, ces deux micronutriments-là, on les apporte beaucoup avec la chair animale. Et donc, pour toutes celles... qui sont végétariennes, c'est important d'en faire d'y faire attention. Et même si on n'est pas végétarienne, si ces dosages-là sont faibles, ça veut dire qu'il y a vraiment un foie qui peut être au ralenti. Et comme le foie, c'est lui qui travaille pour faire le tri dans nos hormones et faire en sorte que ça fonctionne bien, c'est hyper intéressant. Pour la B12, je ne vous ai pas donné les normes de santé optimales, on va chercher à l'avoir au-dessus de 700 picogrammes par millilitre. Donc au-dessus de 700. Souvent, c'est bien en dessous. Donc attention à ça. Et je vous parlais du marqueur de l'homocystéine. Ça, c'est un marqueur fonctionnel. Donc c'est normal que vous ne le voyez pas souvent. C'est le marqueur de la méthylation et qui permet de voir une vue d'ensemble un peu. Quand on n'a pas l'homocystéine, on fait la B9, la B12. C'est le minimum. On peut aussi ajouter la B6 qui peut être intéressante mais bon, je vais pas vous embrouiller non plus trop le cerveau déjà que je pense que vous avez pas mal d'infos là l'homocycéine, c'est un gros marqueur cardiovasculaire et inflammatoire. On va chercher à ce qu'elle soit en dessous de 8 micromolles par litre. En dessous de 8 micromolles par litre. Je vais faire un petit aparté parce que je l'ai pas précisé au tout début mais toutes ces marqueurs là Et toutes les normes que je vous donne, c'est adapté aux femmes. Je pourrais faire le même sujet sur les hommes. Parce qu'il y a des marqueurs qui vont être intéressants. D'autres qui vont pas l'être pour la femme et l'être pour l'homme. Donc j'avais déjà fait un article de blog sur le sujet. Pour parler de manière plus large et avec tous les détails des bilans. Autant chez la femme que chez l'homme, sur mon site, donc n'hésitez pas à aller le regarder, l'article s'appelle le bilan fertilité, un éclairage essentiel sur ton parcours pour avoir un enfant. Et dans cet article-là, je vous parle et des bilans à faire chez la femme et des bilans à faire chez l'homme. Et je vous décrypte tout. Donc si vous voulez avoir aussi le penchant chez l'homme, n'hésitez pas à aller regarder dans cet article de blog là. Voilà, j'arrête de vous... complexifier un peu la tête, de vous bourrer la tête avec plein d'acronymes, plein de mots compliqués, etc. Mais j'espère que ça vous permet d'avoir une vraie carte pour lire vos bilans sanguins et pas seulement de vérifier si vous êtes dans les normes ou pas. Vous aurez compris maintenant que c'est loin d'être le cas et que ce n'est pas aussi simple. Et de vous permettre aussi de comprendre ce que ces chiffres disent réellement de votre corps et de votre état biologique. Donc pour résumer, les choses que j'aimerais que vous reteniez, c'est que les normes de laboratoire ne sont pas du tout les mêmes que les normes de santé optimales. Un résultat normal avec les normes de labo, ça veut pas dire que c'est un résultat normal pour vous et de santé. Ensuite, il y a quelque chose, j'espère que vous avez compris, c'est que beaucoup de marqueurs se lisent ensemble. Un seul chiffre isolé, ça dit pas grand chose. Il faut voir la big picture, comme on dit souvent. L'ensemble de ce qui se passe. Donc c'est important de les regarder. dans un sens complet et avec ce qu'il se passe dans votre corps à vous. Un bilan complet pour la fertilité, ça va bien au-delà du simple bilan hormonal classique. On peut aller chercher de l'inflammation, on peut aller chercher de la résistance à l'hustuline, on peut aller chercher des déficits micronutriments, on peut aller chercher plein d'autres choses qui vont être importantes et dépendantes de chacune, évidemment. Et, comme d'habitude, mais je vais le répéter, ces informations et toutes les données que je vous transmets ici ne remplace en aucun cas un suivi médical. Ce sont des outils pour vous aider à poser des bonnes questions, à vous intéresser, à comprendre ce qu'il se passe, à redevenir un petit peu actrice de votre fertilité, de votre connaissance de vous et de votre corps. Mais si vous souhaitez être accompagné pour ça, c'est important d'avoir un pro de santé avec vous, gynéco, sage-femme, médecin. Et si vous voulez aller plus loin et avec une approche aussi naturelle, Merci. Vous avez toutes les infos sur comment j'accompagne sur mon site. N'hésitez pas à aller le regarder. Encore une fois, si vous voulez avoir la petite fiche qui vous permet d'avoir les normes de santé que je vous donne dans cet épisode de podcast, n'hésitez pas à m'écrire sur le WhatsApp depuis mon site ou à m'écrire sur Instagram en DM directement. Et je me ferai un plaisir de vous l'envoyer. Si vous avez aimé cet épisode, ce serait avec... grand plaisir que vous pourriez le noter sur votre plateforme d'écoute préférée ou le partager. C'est le meilleur moyen d'aider d'autres femmes à ne plus rester dans le flou face à leurs résultats, face à leur corps, face à leurs inquiétudes. Voilà, j'espère que ça vous a aidé, que ça a éclairé un petit peu vos lanternes, que ça vous a apporté plus d'informations par rapport à vous-même. Si vous avez des questions, encore une fois, n'hésitez pas à m'écrire, je me ferai un plaisir de vous y répondre. Je sais que c'est un vaste monde, qu'il y a plein de choses qui sont complexes. J'essaye au maximum de les rendre un peu plus accessibles. Mais s'il y a des choses qui ne sont pas claires, n'hésitez pas à venir me voir. Ce sera avec grand plaisir que j'échangerai avec vous. Prenez soin de vous. À très vite. Ciao.