Speaker #0Bienvenue au podcast Corporalité, les exploratorices du corps en mouvement. C'est une série d'entretiens sur le corps. Je suis Yael Pankos, exploratrice moi-même et curieuse du mouvement et des pratiques corporelles. J'ai plusieurs casquettes, dont celle de formatrice en pilates, danseuse improvisatrice, praticienne de shetsu. Tout au long de mon parcours, j'ai découvert de nombreuses personnes inspirantes sur mon chemin. Et j'aimerais partager ces découvertes avec vous. Bienvenue dans ce nouvel épisode de Corporalité, je suis heureuse de partager un retour de mon expérience, de mon voyage au Brésil, que j'ai fait entre fin octobre et fin novembre. Je suis restée quatre semaines au Brésil, et pour ceux qui ne savent pas beaucoup, mais en fait c'était un retour aux sources pour moi, puisque ce n'est pas un pays que j'ai découvert maintenant, c'est un pays où j'ai vécu entre mes 20 ans et mes 28 ans. C'est l'endroit où j'ai découvert la méthode Pilates. Quelque part, c'était un peu un retour aux sources. Alors, je reviens un petit peu sur qu'est-ce que j'ai vécu pendant ce mois au Brésil. Alors, d'abord, premièrement, j'ai été invitée à aller au Brésil pour des raisons de travail. Ça faisait six ans que je n'étais pas allée au Brésil suite à la pandémie du Covid. Un peu sans le savoir, ça me manquait beaucoup, en fait. Donc, j'ai été invitée pour participer au premier congrès scientifique de Pilates au Brésil qu'a eu à São Paulo. autour du 24 octobre, organisé par Janaína Cintas. Ça a été l'opportunité pour moi de me dire, bon, mais comme je dois me rendre à São Paulo de manière présentielle, physiquement, je vais en profiter pour rester dans le pays, voyager un petit peu, revoir mes amis et me reconnecter à plein de choses diverses et variées qui me font vibrer au Brésil. Donc l'expérience du congrès, d'abord en arrivant à São Paulo, a été fantastique parce que je suis restée trois jours entiers. dans ce congrès où j'ai moi-même donné une conférence de deux heures. Conférence qui sera traduite et que je redonnerai en visio comme faisant partie de mes stages pro en ligne fin juin, mi-juin, je ne sais plus exactement la date. Et donc, c'est sur le thème d'intégrer le pilates comme une rééducation holistique. Donc, ça s'adressait à des kinés, mais ça peut apporter beaucoup d'éléments de réflexion à toutes les personnes qui... qui pratiquent la méthode pilates. J'ai rencontré lors de ce congrès pas mal de collègues que je ne connaissais pas encore, des gens du pilates plus classique, plus contemporain. Donc, il y a eu des conférences sur plein de thèmes variés autour de la réhabilitation, le pilates et la réhabilitation, pendant ces trois jours. Et puis, j'ai eu aussi l'opportunité de revoir certaines personnes qui sont vraiment chères à mon cœur au Brésil, notamment Isabelle Amoudi, qui est la créatrice de... Un accessoire qui s'appelle la Santopé. Ceux qui ont déjà vaqué, étaient dans mon studio, connaissent ce petit accessoire merveilleux avec des balles de tennis qui nous permet de nous masser et plein d'autres choses. Et aussi Georgia Oliveira qui est une ancienne éducatrice de poster pilates au Brésil. De l'époque où je faisais partie de l'équipe également et qui a tout un travail magnifique autour de la musique. Donc peut-être vous avez déjà entendu cette première capsule brésilienne que j'ai faite avec Georgia, où je l'ai interviewée justement, ben c'était pendant le congrès, pendant 5 minutes, et elle propose un petit peu de son travail, elle explique un petit peu ce qu'elle fait, et voilà, et donc ces 3-4 jours à São Paulo étaient très riches, très intenses, et puis après je me suis baladée un petit peu au Brésil, alors essentiellement dans les villes que je connaissais et les endroits qui sont chers à mon cœur, c'est-à-dire que j'ai passé du temps, j'ai passé une semaine à... à Rio, la ville où j'ai vécu pendant 8 ans, où ma fille est née, où j'ai découvert le pilates, où j'ai commencé à travailler pour Polestar Pilates en tant qu'éducatrice. Beaucoup, beaucoup de souvenirs et beaucoup de sources qui ont jaillis à cet endroit de Rio. La ville, c'est d'âge maravilleuse, la ville merveilleuse. Et puis après, je suis allée passer une semaine dans une petite ville qui s'appelle Itacaré, qui se trouve entre Rio et Salvador. qui est dans l'état de Bayar, au sud de Salvador, sur le littoral, qui est une ville assez touristique, qui est un mélange d'une petite ville de pêcheurs et en même temps une ville qui est très plébiscitée par les surfers du monde entier, donc qui a un esprit assez... assez international et en même temps une communauté locale très implantée aussi. Et donc là à Itacaré, j'ai une amie, une très chère amie qui s'appelle Veruzia Kolea qui a créé depuis 13 ans, c'était la 13e édition cette année, le festival de danse d'Itacaré. Et donc j'étais là pour tout le temps du festival où j'ai profité des spectacles tous les soirs. J'ai profité de la plage et des plaisirs de cette ville d'Itacaré tout le reste de la journée. Et c'est une autre personne dont vous allez pouvoir découvrir l'interview. Donc en fait, je me suis amusée à interviewer, à avoir des conversations que j'ai enregistrées avec mes très chers amis là-bas, qui sont aussi des personnes très importantes et significatives dans mon parcours au sein de la méthode Pilates, et qui sont des personnes qui sont historiquement importantes aussi dans le développement du Pilates au Brésil. Donc vous pourrez découvrir toute mon histoire avec Verousia. lors de cet entretien. Alors, tous ces entretiens sont faits, bien sûr, en portugais, mais ils ont des sous-titres en français, donc vous pourrez les suivre. Donc, son histoire est assez passionnante, entre danse et pilates, et très créatif. Il y a d'autres interviews qui arrivent après, ceux de Selma France, avec qui j'ai proposé, pendant que j'étais là-bas, un stage pro sur la synergie respiration-centre. Et d'ailleurs, il y a d'autres masterclass qui... qui vont arriver avec Selma, parce que c'est vraiment une personne d'une très grande qualité professionnelle, et j'ai vraiment envie de vous la faire découvrir. Et puis aussi, deux autres interviews, une avec Isabelle Amoudi, donc la créatrice de la Santopé, et une autre avec Alice Becker, qui est la directrice, c'est la personne qui a fondé, qui a créé Physiopilates, donc la licence Costa Pilates au Brésil, et qui a aussi été à l'initiative de la création de la... l'usine de l'entreprise qui fabrique des appareils Balance Body au Brésil, à Salvador de Bahia. Donc ce sont des personnes qui sont vraiment très chères à mon cœur. Vous allez pouvoir découvrir l'histoire que j'ai avec chacune d'entre elles. La plupart d'entre elles ont été soit mes collègues, soit mes mentors en quelque sorte. C'est soit Veruzia, Selma ou Alice ont vraiment été mes professeurs, mes mentors. Donc elles ont eu une très très grande influence sur la façon dont je travaille. J'envisage le corps et l'enseignement. Tout ça, ça m'a permis de renouer. Donc après Takaré, je suis allée à Salvador, encore une semaine où je suis restée chez Selma. Et donc j'ai pu prendre visite à tous mes amis, renouer avec cette énergie que moi j'appelle qui est l'énergie de chaos créatif. C'est-à-dire que le Brésil est une espèce d'effervescence, d'urgence à vivre les choses en même temps que de nonchalance. C'est un peu un mélange. Énormément de joie. et aussi de l'intensité parce qu'en même temps qu'il y a de la joie, il y a toujours de la difficulté. Et ça oblige, en fait c'est ce mélange de joie, d'intensité, de difficulté de la vie quotidienne qui crée cette ambiance de chaos créatif que j'ai pas retrouvé nulle part ailleurs, qui est vraiment quelque chose de très spécifique là-bas et qui, pour ma part, me met en lumière chez moi vraiment des ressources que je n'imaginais pas. C'est-à-dire avoir une capacité de se... renouveler, de faire avec ce qui est dans le moment présent, d'inventer des choses pour que ça marche, d'être vraiment dans le système B, voire C, voire D tout le temps. Et ça, ça amène une capacité d'adaptation très très grande. Et je pense que c'est quelque chose qui a infusé dans ma vie personnelle, dans ma personnalité. Forcément, j'ai vécu là-bas de mes 20 ans à mes 28 ans, donc c'est une période de la vie. très formatrice, qui définit beaucoup de choses sur l'adulte qu'on va être. Et forcément, ça a infusé dans ma manière de travailler, de voir le monde du travail, l'interconnexion, les relations avec les autres, etc. C'est une façon d'être aussi très affective, très humaine. Et voilà, ça, ce sont des valeurs qui, je pense, m'ont vraiment façonnée dans ma façon d'être, de vivre, d'enseigner. Pour être très pragmatique, par exemple, le système que j'utilise depuis des années, de travailler en cours collectif en circuit, et donc je fais une petite aparté, d'ailleurs c'est une méthode que j'ai appris là-bas, avec Alice, avec Selma, avec toutes ces personnes de Polestar Pilates au Brésil. C'est-à-dire que moi, quand j'ai commencé à enseigner, j'avais 5-6 personnes dans mon cours, avec des niveaux différents. Et surtout les appareils qu'il y avait. C'est-à-dire que dans un studio, il y avait, je ne sais pas, trois réformeurs, deux cadillacs, deux chairs, un barème, des spans correcteurs, des ressorts, des accessoires pour le tapis, etc. Et j'avais ces six personnes pendant une heure, un quart. Et donc, la plupart du temps, on faisait un échauffement commun, une fin de cours commune. Et en fait, dans le milieu du cours, j'adaptais chaque série à chaque personne. Ce n'est pas un cours collectif où on vient, on a tous le même niveau, on fait tous le même exercice. C'est vraiment comme ce qu'on pourrait appeler une sorte de semi-privé. Eh bien, ce mode de fonctionnement, c'est quelque chose que vraiment j'ai appris à enseigner de cette manière-là. directement au Brésil. La raison principale de ce mode de fonctionnement, c'était de pouvoir permettre à plus de personnes d'avoir un travail sur les appareils pour un coût qui serait réduit. Et on le sait que l'organisation par niveau, avec des horaires prédéfinis, c'est très compliqué pour la plupart de nos élèves parce que... Le lundi 18h, c'est le cours de débutant, mais moi je suis avancée, c'est le seul horaire où je peux venir. Donc en fait, cette méthode de circuit avec des niveaux différents permet cette facilité d'accéder à plus de personnes en même temps, avec des besoins différents. Alors après, ça demande des compétences pédagogiques assez pointues. Donc ça, par exemple, c'est vraiment un des effets de cette créativité brésilienne. Isabella Maudier, que vous allez découvrir qui est la créatrice de Centopée, aussi, c'est vraiment un génie créateur. C'est quelqu'un qui a beaucoup cherché sur les appareils. Quand je dis beaucoup, elle racontait dans l'épisode que vous allez écouter avec Isabella, que quand elle habitait, elle a travaillé et habité quelques années en Nouvelle-Zélande, elle était tellement obsédée par le travail sur les appareils, que des fois, elle dormait dans le studio. Elle était là le plus tôt le matin et... est possible et vraiment rester le plus longtemps possible sur les appareils et expérimenter, explorer tout ce que l'appareil pouvait lui offrir. Donc voilà, ça ce sont vraiment des personnes qui m'inspirent, qui me nourrissent la lumière qu'on peut retrouver dans ce pays, parce qu'en fait il y a vraiment une luminosité qui est différente, on n'est pas sur les mêmes tropiques. Et bien quelque part je pourrais faire un peu comme une métaphore, de dire que cette lumière externe, je la retrouve à l'intérieur des personnes. Il y a comme si tout était plus lumineux là-bas. Même si la vie est difficile, il y a cette lumière interne, cette joie et cette créativité qui est toujours présente et qui donne une énergie folle. Et ça, c'est quelque chose, je me sens boostée à bloc, en fait, de ces quatre semaines passées au Brésil, de cette énergie qui a été de nouveau réactivée en moi, parce que finalement, je la connais, j'ai vécu avec ça Pendant longtemps, il y a un mot qu'on utilise au Brésil qui est « haché » , qui est un mot plutôt religieux, mais qui est tombé aussi dans le domaine un peu plus public. L'idée de la traduction, ce serait la force vitale. « Haché » , qui est très présent, cette force interne qui nous soutient et qui nous pousse à aller de l'avant, elle est extrêmement vivante au Brésil. Et passer ce temps là-bas, ça m'a reconnectée à cette force interne, à ma force interne. Et moi, j'ai une petite question, du coup, à vous faire. Ça a réactivé aussi mon envie de vous faire partager cette énergie, cette luminosité, cette créativité et de vous proposer un voyage à Salvador de Bahia et peut-être, pourquoi pas, à Itacaré ou dans d'autres villes aussi, un peu en dehors de la grande ville. Peut-être un voyage sur une dizaine de jours au Brésil. Alors, est-ce que ça vous tente ? Est-ce qu'on cale les dates ensemble ? Est-ce que ça serait peut-être vers la Toussaint 2026 ou en 2000 années 2027 ? La question est ouverte. Est-ce que ça vous tente ? Merci d'avoir écouté cet épisode. Si tu as aimé, partage-le avec ta communauté et laisse un like ou un commentaire sur ta plateforme d'écoute. Cela m'aidera à rendre le podcast plus visible. Merci à Philippe Padden-Powell d'avoir si généreusement composé la musique originale de cette émission. La musique « Rhythme nos vies » et apporte de la joie au cœur. Avoir une musique qui me ressemble pour accompagner votre écoute est un vrai cadeau.