Speaker #0Bon, je voulais faire ce podcast, en tout cas cet épisode, il y a un moment. Ça fait un moment que je réfléchis un peu autour de ça, et je me suis dit, bon, là c'est un peu le moment, et il faut le faire. Ok. La thématique du jour, c'est le breastwork, toujours, puisque j'adore ça, j'adore discuter autour de ça, mais c'est surtout de différencier le breastwork wellness, bien-être, du breastwork plus thérapeutique, si j'ai envie de dire. Bien qu'on ne peut pas vraiment appeler ça thérapeutique, parce que selon le cadre légaux, etc. Mais on va le faire. Ouais, je pose... Mais n'a n'un sur la table, je vais l'appeler « breathwork thérapeutique » . Et pour ça, je pense qu'il est important de définir un peu ce qu'est le « breathwork » , en tout cas les différents types. Déjà, qu'est-ce que c'est ? En anglais, « breath » et « work » , c'est du travail respiratoire conscient. Aujourd'hui, ce que je remarque, c'est qu'on le retrouve partout, sur les médias, sur les réseaux sociaux, sur... la littérature scientifique. Bref, on l'utilise à tout va. Et c'est cool, moi je l'utilise dans mon marketing aussi, parce qu'on a besoin de capter l'audience, capter le public. Mais je trouve que il y a un peu une perte de sens dans tout ça. Le bref-work, c'est une panoplie de techniques. Et de mon expérience, oui, j'ai été formé en bref-work hypnotique. donc avec un versant assez spirituel, mais sans pour autant basculer sur quelque chose de new age. Ça reste très ancré avec des fondements scientifiques. Et on a le breastwork, le travail respiratoire thérapeutique clinique. J'ai fait une formation dans le syndrome d'hyperventilation, et je me rends compte que 90% de mes patients que je consulte, ils ont... un pattern respiratoire qui est mauvais en fait, ils ne savent pas respirer et c'est nécessaire aujourd'hui de venir travailler ça donc le bref work c'est une panoplie de techniques et on ne l'a pas inventé les yogis savaient l'utiliser avec les pranayamas moi je l'utilise aujourd'hui je me base sur ces techniques et évidemment on a des respirations un peu différentes le bref work holotropique qui va venir connecter sur les émotions, fondée par un psychiatre, Stanislas Roth. Et c'est aujourd'hui ça qui est le plus véhiculé comme libérateur des émotions, qui vient travailler les émotions. C'est vraiment ce breastwork un peu wellness qu'on peut voir partout, qui est véhiculé comme quelque chose qui va venir te soulager. venir libérer une émotion. Et je trouve que la dérive autour de ça, c'est qu'on vient à la séance, on ne sait pas vraiment comment respirer, on suit le process, et c'est très bien, ça permet de lâcher prise. Mais en suivant ce process, on se laisse guider, on rentre dans sa bulle, on respire, on respire vite, on commence à se connecter à des émotions, à se connecter à des traumatismes éventuellement. Et on vient libérer tout ça, toute l'énergie à l'intérieur du corps, tout ce qui a été stocké, les mémoires, tout ce qui nous empêche d'avancer finalement. Et ça permet cette libération émotionnelle, cette décharge de dopamine, d'hormones, du bonheur, d'hormones, d'adrénaline. En libérant ça, ça soulage forcément notre corps évacué, ce qui a été stocké, donc un trop-plein à l'intérieur de nous. Et en libérant, On ressort de là léger, on se sent bien, un peu fatigué, donc on va dormir. Et la problématique pour moi, dans l'industrie wellness, bien-être, c'est qu'on vient faire cette séance de breastwork et derrière, il n'y a rien qui suit. Il n'y a rien qui va permettre d'intégrer, on appelle souvent ça l'intégration, donc d'intégrer les effets de cette pratique. Qu'est-ce que ça provoque ? On vient à la séance, on se libère, on se sent bien, ça passe, quelques jours, et on revient dans notre quotidien de tous les jours finalement, dans nos habitudes, dans nos façons de procéder, dans nos réactions. Et finalement, je trouve que c'est un peu comme si on venait à une soirée entre potes, on buvait des coups, on se fait du bien, et puis voilà, le lendemain, on reprend notre train-train quotidien. Alors, je ne juge pas forcément, bien que j'analyse, on va dire. La pratique du breastwork, ça dépend de l'intention. Si on vient pour faire ça, tant mieux, parce que ça marche. Mais si on vient pour faire autre chose, pour vouloir travailler en profondeur, travailler sur la personne qu'on est, alors je trouve ça dommage de ne pas avoir cette intégration. Et c'est souvent ça qui manque dans cette industrie wellness, c'est qu'il manque l'après. On ne vit que l'expérience du moment et on oublie l'après, la vie en conscience, de mettre de l'intention, de la conscience. dans les actions qui suivent la pratique. C'est vraiment dommage. Donc c'est un peu le petit truc un peu pas cool que j'avais envie de soulever avec la respiration wellness. Après, il y a un truc que j'aime beaucoup aussi, c'est le breastwork thérapeutique. Donc l'utilisation des techniques respiratoires pour améliorer la qualité de vie, la santé des patients. Et ça, je trouve ça formidable. En ce moment, je relie vachement tout ça, c'est-à-dire le côté très spirituel du breathwork, avec l'hypnoptique breathwork que je pratique, avec l'aspect clinique pour mes patients. Parce que je vois une vraie différence. Une transformation d'abord dans ma pratique, mais ensuite une transformation dans mes résultats, et surtout de mes patients. Parce que respirer, moi je ne peux pas le faire à leur place. Je peux juste leur indiquer, et bien ok, ici Il y a peut-être un petit truc à travailler, une mécanique ventilatoire, une respiration ventrale à reprogrammer, une conscience corporelle à réapprivoiser. Et petit à petit, je vois ces patients qui venaient pour des douleurs au dos, au cou, des maux de tête, des douleurs à la mâchoire, des migraines, et puis vraiment des symptômes liés à des troubles de la respiration. Eh bien, je vois ces patients qui vont mieux, tout simplement. Des visages qui s'égaillent, un sourire. Des engouements, si vous voulez, pour la pratique de la respiration. Et ça, ça se passe tous les jours. Je le vois tous les jours, avec les nouveaux patients, avec les anciens patients. Et plus j'instaure cette pratique du souffle dans ma pratique, plus je vois des vies, des gens se transformer. Et ça, pour moi, ça n'a pas de prix. C'est vraiment ce côté un peu thérapeutique que j'ai envie de dire. Une thérapie pour... La santé du corps, mais aussi la santé mentale. Et j'en change avec le souffle. Et je trouve ça magique.