- Speaker #0
Bienvenue sur Cosmic Flowers Podcast, le podcast d'empuissancement des femmes. Je suis Hélène, fée des temps modernes, âme guérisseuse, coach et thérapeute énergéticienne spécialisée en libération émotionnelle. Mon intention à travers ce podcast est de t'aider à reprendre ton pouvoir personnel, à embrasser ta vulnérabilité, à prendre conscience de tes dons, pour tomber en amour avec toi-même et devenir qui tu es vraiment. Alors prépare-toi à rayonner ton soleil intérieur. Alors aujourd'hui je vous retrouve pour un épisode très spécial, qui est parfois très tabou aussi dans notre société. Donc je me suis rendu compte que depuis janvier 2024, là on est du coup en début juillet 2024, j'ai donné beaucoup de sessions thérapeutiques, et ce qui ressortait... C'était des sujets autour des abus sexuels. Donc quand je dis abus sexuels, ça peut être attouchement, viol, inceste, ou voilà, tout simplement des actes non consentis où la limite de la personne a été dépassée. Donc c'est parfois même une violence qui a été banalisée. Donc on ne se rend même pas compte, on n'a même pas forcément de la conscience parfois sur « Ah mais ça, ce n'était pas vraiment OK pour moi » . Du coup, ça m'a donné envie d'inviter Alexandra pour parler justement d'abus sexuels et d'inceste, parce que je pense qu'il y a énormément de femmes dans nos entourages qui ont vécu des choses comme ça et que c'est important de libérer la parole, parce qu'en tout simplement déjà écoutant ou en libérant sa parole, ça fait déjà circuler l'énergie, il y a des choses qui bougent et ça fait du bien à soi, mais aussi aux générations passées. et on espère aux générations futures. Donc, bienvenue Alexandra, je suis hyper heureuse de t'avoir sur Cosmic Flowers Podcast. C'est un épisode, je pense, qui demande beaucoup de courage, beaucoup de vulnérabilité, et je pense que c'est un cadeau pour le collectif. Et du coup, moi, je suis vraiment honorée de t'avoir sur le podcast.
- Speaker #1
Bonjour Hélène, déjà merci beaucoup justement pour cette invitation. Sur ce sujet, effectivement, je te rejoins, qui est un sujet sensible, mais un sujet, je pense, de très grande importance dans notre société actuelle. Alors, je vais dire pour les femmes, mais bon, peut-être parce qu'en proportion, il y a peut-être plus de femmes qui ont été victimes d'abus sexuels. Mais en tout cas, c'est un sujet, moi, qui me touche particulièrement par rapport à mon vécu, par rapport au chemin que j'ai pu faire par rapport à ce vécu-là. Et c'est vrai que c'est aujourd'hui, justement, un honneur de pouvoir partager ce vécu et donner aussi, je pense, de l'espoir, en fait, que malgré... Un événement qui est traumatique, ça c'est une évidence, qui est un vrai cataclysme même parfois au niveau de la personne, eh bien on peut dépasser tout ça, on peut s'en sortir et vraiment on peut réussir à transformer les choses et à transformer sa vie par rapport à tout ça. Donc, je suis ravie en tout cas d'être là. C'est aussi une première pour moi, le podcast. Donc, voilà. Pour me présenter en quelques phrases, déjà, moi, j'ai toujours été passionnée par l'humain, par le fait de comprendre les comportements humains et j'ai fait des études de psychologie. Et puis, à côté de ça, c'est vraiment justement tout mon cheminement personnel. notamment qui a été quand même fortement déclenchée par le vécu que j'ai pu avoir d'abus sexuels, c'est tout ce cheminement qui m'a amenée à découvrir et à expérimenter l'énergie éthique. Et j'ai voulu associer dans ma pratique, en tant que thérapeute psycho-énergéticienne, la psychologie à l'énergie éthique. Donc voilà, c'est ce que je fais aujourd'hui, et notamment de travailler sur la libération de blocages profonds, libérer des mémoires inconscientes, et notamment par la libération émotionnelle.
- Speaker #0
Merci Alexandra. Tu as vraiment bien souligné notre intention à travers ce podcast, c'est vraiment de donner espoir parce qu'Alexandra a subi des attouchements, un inceste à l'âge de 4 ans par son grand-père. Elle a traversé tout ce chemin de guérison, différentes thérapies, à tel point qu'elle est devenue thérapeute. Et je trouve que c'est hyper inspirant car... Oui, en fait, on a des challenges hyper durs, mais il y a toujours la possibilité aussi, quand on choisit et quand on est bien accompagné, de continuer de briller. Notre petite étoile intérieure, elle continue de briller, on continue de partager nos dons au monde et de faire tout ce qu'on peut ici sur cette planète pour la rendre encore plus belle. Et du coup, je pense que ça va être vraiment un podcast où on va vous parler d'espoir et que tout est possible. même si on a vécu des choses extrêmement difficiles. Alors, avant de continuer l'épisode, je voudrais partager le témoignage de Raphaël, une femme merveilleuse que j'aime énormément, que j'ai eu la chance d'accompagner à travers un accompagnement de Theta Healing Coaching.
- Speaker #2
Donc, globalement, ça va, tu vois. T'entends ma voix. Bon, là, je suis dans une bonne phase aussi. Mais ça change très vite. Et je voulais te dire à nouveau que j'étais trop reconnaissante du chemin que j'ai parcouru grâce à toi. J'en parle quand même régulièrement autour de moi, comme des moments. Mais le fait de t'avoir contacté et d'avoir été en thérapie avec toi, c'est vraiment des moments phares de mon année. Et à quel point ça m'a vraiment guéri. sur les points qu'on a abordés. Et du coup, en fait, le pouvoir de cette thérapie et ton pouvoir en tant que thérapeute, je le trouve vraiment immense. Et du coup, immensément reconnaissante. J'ai beaucoup de gratitude. C'est vraiment... En fait, c'est une ouverture sur ma vie. Déjà, je pense, inattendue dans sa profondeur. Et en plus, totalement... bénéfique, mais genre en profondeur, c'est trop bien. Donc voilà. Et aussi pour dire que j'ai recommandé à une autre personne, je lui en ai juste parlé comme ça, en parlant de ma propre expérience, et elle m'a envoyé un message deux jours après pour me dire est-ce que je peux avoir son contact, ça m'intéresse. Donc voilà. J'ai vu Manal aussi, que tu as eu une séance de découverte, celle qui est enceinte. Donc je l'ai vue enceinte de 7 mois avec son énorme bidou. Et elle m'a dit que vraiment ta séance, ça lui avait fait trop du bien, que c'était un moment difficile pour elle, parce qu'il se passait plein de trucs, et que ça lui avait fait trop du bien, qu'elle te trouvait super douce, et qu'elle avait pu parler. et se calmer aussi. Elle a dit que c'était la première fois qu'elle réussissait à méditer. Elle a dit, j'avais déjà essayé, je n'arrivais pas. Et là, elle m'a emmenée, tu vois. Et je me suis vraiment concentrée et c'était super. Donc voilà, c'était entre un flot de paroles parce que si on n'avait pas beaucoup de temps. Mais vraiment, c'était un trop bon moment. J'adore cette fille, vraiment.
- Speaker #0
Quand je reçois un témoignage comme ça, ça me touche dans toutes les cellules de mon être, vraiment. Et ça me donne aussi beaucoup de force pour continuer mon chemin entrepreneurial. C'est un chemin que je dirais qui est tout sauf facile. Ça me demande de grandir beaucoup, de m'expandre beaucoup. Et je sais que parfois, en tant qu'entrepreneur, on peut se sentir découragée. Wow, on sort vraiment de sa zone de confort tous les jours. Mais quand je reçois ce genre de message, ça me donne toute la force du monde pour continuer d'affronter les challenges, de les surmonter, parce que ce métier, cette vocation, enfin j'ai même pas de mots en fait, c'est... C'est vraiment depuis l'espace de mon cœur, c'est mon âme, c'est tout mon être. Et quand je reçois ce genre de messages, ça me donne juste envie de continuer. Et je me sens hyper reconnaissante, je me sens vraiment touchée. Que des femmes me fassent confiance et que ma sensibilité soit au service du monde. Et même pour moi, en fait, c'est du healing. Ça me soigne parce que je me dis, waouh, en fait, cette sensibilité, elle est vraiment... utile pour le monde, elle fait du bien à beaucoup de femmes. Et moi qui pensais pendant des années que c'était un problème, que j'avais comme un handicap. Donc vraiment, merci à chaque femme qui prend le temps spontanément de me laisser un voice sur WhatsApp. Merci, merci, merci.
- Speaker #1
Si je peux rebondir là-dessus, il y a vraiment cette notion que, en fait, toute expérience... amène à un apprentissage, en fait. C'est vraiment... On peut vraiment faire quelque chose. Et je dirais même que, moi, cet événement qui a été extrêmement traumatique et au départ destructeur, aujourd'hui, il est fondateur de qui je suis, qui je suis devenue, et même, finalement, de ma mission d'être aujourd'hui thérapeute et en capacité d'accompagner des personnes Sur leur chemin d'évolution, quoi. Donc, c'est vraiment de le voir sous cet angle et pas juste comme une fatalité.
- Speaker #0
Exactement. Donc, toi, à l'intérieur de ton corps, enfin, en tout cas, de ta conscience, je vais plutôt dire, l'histoire, elle a commencé à tes 20 ans.
- Speaker #1
Ouais, exactement. Alors, donc, pourquoi mes 20 ans ? Parce que, tout simplement, parce que j'avais... Enfin, tout était refoulé. effectivement il a fallu que je reconstitue l'histoire si je peux dire c'est à dire que alors à la vingtaine en fait ce qui s'est passé c'est que j'ai vécu coup sur coup plusieurs je vais dire agressions sexuelles donc des abus en fait sexuels j'ai eu plusieurs épisodes comme ça et je me suis dit bah Quand même, il y a quelque chose qui n'est pas normal là-dedans. C'est-à-dire qu'il y a l'effet de répétition, mais il y a aussi la manière dont je me comportais et dont je vivais ces événements. Pour expliquer, je vais donner un exemple. À l'époque, j'étais à la fac et j'ai été suivie par un jeune homme. Franchement... je ne me suis pas méfiée parce qu'un jeune homme lambda, il m'a suivi depuis le métro jusque dans ma fac et j'ai commencé à monter dans la tour de ma fac et il m'a suivi et il m'a coincé contre un mur. En fait, il m'a attrapé à la gorge et là, il m'a forcé à lui toucher les parties génitales. Donc moi, d'un côté, oui, j'ai eu très peur. En fait, ce qui s'est passé, c'est qu'après, il y a quand même des gens qui montaient. Donc, il est parti. Mais dans mon vécu intérieur, je me suis dit, c'est pas si grave que ça, finalement. J'ai juste eu à lui toucher les parties génitales. C'est pas aller plus loin. Et aussi, j'avais vraiment la sensation que c'était quelque chose déjà de... banalisées à l'intérieur de moi. Donc, quelque part, comme si je l'avais déjà vécu. Et c'est vrai qu'un autre indice qui m'a mis la puce à l'oreille, c'était aussi comment j'ai commencé ma vie intime, en fait. Dans mon rapport aux hommes, en fait, j'étais sur un mode défensif. C'est-à-dire, j'avais vraiment toujours l'impression qu'on allait m'agresser. Donc... Mouah ! J'étais très fermée dans mon corps. Je ne vivais pas du tout ma sexualité normalement. Et à côté de ça, dans les épisodes d'abus que j'ai pu avoir, j'étais dans un mode passif. J'étais coupée de mon corps, coupée de mes ressentis. J'étais vraiment comme une poupée de chiffon. Et tous ces éléments-là, je me suis dit, non, mais ce n'est pas possible. Qu'est-ce qui peut expliquer que je me comporte comme ça ? Qu'est-ce qui peut expliquer ? Ces événements, sachant que j'avais, moi, eu une éducation saine, voilà. Et ça, ça a été vraiment le déclencheur d'aller rechercher quelque part, d'aller comprendre ce qui se passait et bien sûr, après, de pouvoir le dépasser.
- Speaker #0
Ouais, donc en fait, toi, c'est comme si c'était déjà banalisé à l'intérieur de ton corps de vivre des abus. C'était, entre guillemets, pas si grave. Fallait juste que je lui touche les parties génitales. Donc ça va. Comme si tu avais subi tellement plus que ça, c'était vraiment pas grand-chose. C'est ça. Alors qu'en fait, c'est déjà clairement pas OK.
- Speaker #2
Exactement.
- Speaker #0
Et c'est déjà, c'est clairement abus sexuel. Enfin, c'est hyper violent. Et du coup, c'est ça que je veux surligner. C'est que ce qui est fou, c'est que parfois, il y a des choses qui nous arrivent. Et en fait, c'est banalisé à l'intérieur de nous, comme si c'était normal. Alors qu'en fait, ce n'est pas du tout normal. Mais ça, ça veut déjà dire qu'il y a un trauma, soit d'une vie passée ou soit dans l'enfance. Et du coup, nous, on pense que ce n'est pas si grave. Et du coup, ça peut avoir un lien avec les abus sexuels, mais ça peut être aussi la façon dont on nous parle. Si on se fait maltraiter psychologiquement. En fait, c'est à tous les niveaux. Et du coup, je voulais surligner ça.
- Speaker #1
Oui, oui. Donc, effectivement, parce qu'il y a une mémoire, en fait. En fait, il y a un vécu antérieur qui a créé une mémoire et c'est cette mémoire, en fait, qui se manifeste. Finalement, à l'intérieur de moi, je savais, mais je n'avais pas le souvenir mental, en fait, qui a été refoulé parce qu'effectivement, alors tu l'as dit après moi, je ne le savais pas à ce moment-là, mais j'ai dû, comment dire ? Le fait que ça soit passé à l'âge de 4 ans, 4 ans, le cerveau est en pleine construction. Donc, en fait, forcément, je ne pouvais pas avoir le souvenir mental, en fait, à cet âge-là. Et puis, il y a aussi le phénomène qu'on appelle d'amnésie traumatique qui existe dans l'inceste ou dans aussi des abus vécus, d'autant plus à l'enfance. C'est un mécanisme de protection. Donc... Donc voilà, mais c'est vrai que...
- Speaker #0
Est-ce que tu peux en dire un peu plus sur amnésie traumatique ?
- Speaker #1
Oui, c'est vraiment que pour... Comment dire ? L'événement, en fait, il est tellement cataclysmique, comme je dirais, il est tellement destructeur, il est tellement insupportable que le cerveau, il va refouler le vécu. Et le refoulement, en fait, il se fait au niveau des émotions, parce qu'en fait, ça génère une souffrance, en fait. Ce vécu traumatique, il génère une souffrance. Et pour ne pas… Comment dire ? C'est ça, en fait. C'est vraiment un système de protection qui fait que ça va être relégué, je dirais, aux oubliettes. C'est vraiment un refoulement. Et il y a des… Il y a des cas où effectivement, il y a des gens qui peuvent retrouver le souvenir mental, mais ça, ça dépend de l'âge, même 30 ans plus tard, 40 ans plus tard. C'est vrai qu'on en a plus entendu parler, je trouve, ces dernières années, parce que c'est des sujets qu'on aborde quand même de plus en plus. Donc voilà, ça c'est à souligner, c'est important. Et je pense que ce que je voudrais amener moi dans mon témoignage, c'est de faire comprendre aussi qu'il n'y a pas que le souvenir mental qui compte. Ça, c'est super important. Alors, justement, peut-être pour faire le lien, moi, en fait, ce qui s'est passé, c'est qu'il y a eu ces événements qui m'ont mis la puce à l'oreille et j'avais commencé déjà un travail en psychanalyse parce que j'avais quand même un profond mal-être. Et la psychanalyse, en fait, ça a fait passer par la parole et je me rendais compte, en fait, que je tournais en rond. Je racontais des choses. Mais ça ne me permettait pas de me libérer parce qu'en fait, j'avais trop de résistance au niveau mental. Et donc, j'ai entamé une thérapie psychocorporelle. Je sentais qu'il fallait que je passe par mon corps. Ça, c'était vraiment super important.
- Speaker #0
Oui, donc tu peux expliquer pour ceux qui ne connaissent pas thérapie psychocorporelle, qu'est-ce que ça veut dire ?
- Speaker #1
En fait, ça, c'est un terme qui est un peu générique, qui peut regrouper différents types de... différents types de thérapies qui vont à la fois faire un lien entre le corps et l'esprit, en fait. Donc là, moi, c'était un type de thérapie qui allait agir sur le système neurovégétatif, c'est-à-dire le système neurovégétatif, c'est le système qui va, comment dire, contrôler le stress et la détente, en fait. Et donc, on faisait des exercices au niveau de certains muscles et ça permettait d'aller libérer, en fait, des émotions par ce biais-là. notamment, et de ramener à la conscience le côté psycho, c'est parce qu'en fait, c'est pour aussi ramener à la conscience, donc à l'esprit, des choses qui peuvent être justement refoulées, en l'occurrence. Et pour donner un exemple, justement, quand j'ai commencé cette thérapie-là dont je te parle, on devait faire un travail justement de détente. et je devais m'imaginer dans une relation intime avec un homme et ce qui s'est passé, ça a déclenché en moi un phénomène de terreur. Je me suis mise à trembler, trembler, mais comme jamais j'ai tremblé, j'étais tétanisée en fait. Donc ça fait remonter ça. Tu vois le lien entre finalement l'esprit, je m'imagine avec un homme dans l'intimité et bim, ça fait remonter. quelque chose, en tout cas de l'ordre de l'émotionnel, puisque la terreur, c'est... Et donc, la thérapeute, en fait, m'a dit, effectivement, vu ce que ça fait ressortir comme réaction, il vous est arrivé quelque chose, et je dirais un trauma sexuel, à ce stade, on pouvait dire un trauma sexuel, en lien avec la sexualité, mais à ce moment-là, je n'avais pas forcément qui. était à l'origine de ça et quand. J'avais juste cette première hypothèse qui venait quand même confirmer ce que je ressentais au fond de moi.
- Speaker #0
Oui, parce qu'en fait, attouchement, c'est quand quelqu'un vient toucher nos parties génitales ou notre corps et que ce n'est pas OK pour nous. Et inceste, c'est quand c'est quelqu'un de la famille qui vient toucher le corps.
- Speaker #1
Oui. Le terme d'inceste, c'est vraiment parce que c'est un...
- Speaker #0
Un membre de la famille.
- Speaker #1
Exactement. Après, la notion d'attouchement ou viol, en fait, moi, je les regroupe vraiment dans les abus sexuels parce que pour moi, quelque part, il n'y a pas de... Ce n'est pas forcément important de créer une espèce d'échelle, en fait, de gravité parce que dans le vécu... Ça peut être aussi grave d'avoir vécu des attouchements que d'avoir vécu un viol, en fait. Ça, c'est important. En fait, de toute façon, il y a eu abus, en fait. À partir de là... Après, ce qui compte, c'est évidemment l'impact que ça a eu pour la personne. Voilà.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. En fait, oui, en thérapie, on ne va jamais comparer des traumas. Ce trauma, il est petit. Ce trauma, il est grand. En fait, c'est vraiment... Quel a été ton ressenti sur le moment ? Comment toi tu l'as vécu ? Parce que chacun va le vivre différemment. Exactement. Et même quand on regarde des frères et sœurs, certains vont être traumatisés, ils vont parler de leur enfance d'une certaine façon, alors que peut-être la sœur va parler d'une toute autre façon. Exactement. En fait, chacun, on est sûr, on va vivre les choses différemment. Et d'ailleurs, c'est pour ça qu'on a des conflits, même entre amis. On vit tous les choses différemment, on est touchés, pas par les mêmes topiques. même si, on va parler même sujet pardon même si je pense qu'on a des blessures en commun et qu'en fait on est tous là entre guillemets à s'entraider pour libérer mais parfois on a le rôle du méchant exactement et donc pour j'avais
- Speaker #1
cette hypothèse et il fallait que j'aille un petit peu reconstituer le puzzle donc en fait ce qui s'est passé la thérapie là. psychocorporelle que j'avais entamée, j'avais 26 ans et il a fallu attendre jusqu'à mes 30 ans, donc 4 ans plus tard, pour mettre le doigt, je dirais, sur qui était à l'origine de cet événement et à quel âge. Et en fait, ça, ça a été possible, alors évidemment, j'ai continué à cheminer entre les deux, mais en gros, j'ai fait de la kinésiologie Merci. Dans la kinésiologie, on utilise ce qu'on appelle un test musculaire, c'est-à-dire qu'on va poser des questions au corps et le corps, par des réactions musculaires, répond oui ou répond non. Et en fait, c'est lors d'une séance de kinésiologie que mon corps a pu dire qu'effectivement, la personne à l'origine des abus que j'avais. c'était mon grand-père et que c'était à l'âge de 4 ans. Et ce qui a permis aussi de faire émerger ça, ça a été aussi des indices que j'ai eus tout du long dans ma vie d'adulte, c'est-à-dire notamment dans des situations d'intimité avec d'autres hommes. J'ai eu par exemple un événement en particulier où... L'événement lui-même était... puis dire banal, n'avait rien de particulier. Mais moi, dans mon vécu, en fait, à la fois, j'ai eu des réactions, je dirais, disproportionnées, qui semblaient irrationnelles par rapport à l'événement lui-même et qui ont été très fortes au niveau émotionnel et corporel. Au niveau émotionnel, j'avais vraiment une...
- Speaker #0
Tu as eu un flirt ? Tu as eu un flirt avec quelqu'un ?
- Speaker #1
Un flirt poussé, on va dire.
- Speaker #0
Je leur poussais. Ok, ça allait au niveau plus intime.
- Speaker #1
Voilà, exactement.
- Speaker #0
Et au lieu d'être hyper contente après, ou de dire « Ah ouais, c'était chouette » , ton corps a montré plein de symptômes.
- Speaker #1
Oui, mon corps et j'ai eu au niveau aussi de mes émotions. Donc, j'ai vraiment eu du dégoût. Je ressentais de la honte, du dégoût. Je me suis ressentie à nouveau comme si j'avais déjà vécu cet épisode. Je me suis ressentie presque dans la peau de la petite fille. Je me sentais petite fille. J'avais comme des... C'est dur à dire parce que je pense que comme j'étais petite à 4 ans, en fait, ça reste beaucoup au niveau plutôt comme des impressions. Tu vois ? Ce n'est pas un flash visuel, mais c'est une impression. C'est vraiment inscrit dans le corps et dans la mémoire. Donc, j'avais ça. Et au niveau de mon corps... Oui, j'ai eu des réactions assez violentes. C'est-à-dire, déjà, j'ai vomi. Chose qui ne m'arrivait jamais. Voilà. Et l'autre chose, c'est qu'en fait, j'ai eu des ulcérations vaginales. Donc, une ulcération, c'est quoi en fait ? C'est la muqueuse qui a à vivre comme si on t'avait arraché un bout de peau. Et d'ailleurs, c'est fou parce que je trouve dans la symbolique, j'étais sans protection. tu vois, en fait normalement la muqueuse il y a comme une couche qui protège et là c'est comme si on avait retiré cette couche de protection et que j'étais à vif quoi, donc je trouve que c'est hyper fort comme image et évidemment moi j'ai cru je me suis dit mais qu'est-ce que j'ai et tout, bon j'ai consulté en fait la gynécologue Oui t'as eu peur d'avoir des MST des maladies sexuellement transmissibles à cause de
- Speaker #0
La réaction de ton corps, alors qu'en fait, c'était une réaction traumatique. Rien à voir avec l'MST.
- Speaker #1
Oui, et c'est ce que m'a confirmé la gynécologue. Et puis, de toute façon, en plus, on avait eu un fleur poussé, mais on n'avait pas, à proprement parler, couché ensemble. Donc, ça a pu même se déclencher juste sur un événement, encore une fois, je ne vais pas dire anodin, mais presque. Donc ça, c'est vrai que... Et vraiment, le corps parle, en fait. C'est quelque chose de super important à prendre en compte, voilà, notamment quand on n'a pas le souvenir. Moi, c'est vraiment mon corps et mes émotions qui m'ont donné... Enfin, qui parlaient, en fait, tout simplement, et qui m'ont permis de me reconnecter un peu à... à ma vérité, tu vois, à mon vécu. Mais après, le fait de ne pas avoir le souvenir mental, il a fallu que je lâche par rapport à ça. Parce que forcément, dans mon esprit, il fallait que je retrouve un souvenir. Or, c'est déjà une mémoire d'avoir des réactions du corps, d'avoir des choses qui déclenchaient des émotions chez moi, par exemple, je ne sais pas. Si on parlait d'un... Je crois que j'avais fait une séance comme ça au niveau de la psychogénéalogie. Et le conférencier parlait d'un grand-père qui avait abusé sa petite-fille et que le village, en gros, un peu banalisait la chose. Et là, je me suis mise à pleurer d'un coup. Donc ça, c'est vraiment... Ça a été beaucoup d'indices comme ça, en fait. Répéter, répéter. Et je me suis dit, mais non. Voilà. Ça ne peut pas mentir, des réactions comme ça qui étaient spontanées.
- Speaker #0
qui passait pas sur une analyse mentale.
- Speaker #1
Parfois, on a des réactions entre guillemets disproportionnées parce que là, au final, toi, t'entends juste ça, le grand-père qui a abusé la petite fille. Bien sûr, c'est horrible mais en fait, c'est toi qui te reconnaissais dans cette histoire. Exactement. Ton corps, tes émotions. Et c'est pareil, parfois, on regarde un film et le film, il nous touche trop et on commence à pleurer à chaudes larmes mais en fait, c'est parce que ça vient nous révéler quelque chose qui nous touche à l'intérieur de nous et ça, c'est... pour tout dans la vie. Parfois, il y a des situations dans certains pays conflictuels ou des guerres et ça vient trop nous toucher. Bah oui, parce que ça vient à chaque fois réveiller quelque chose à l'intérieur de nous. Et en fait, la vie, elle nous donne sans cesse des indices au quotidien pour qu'on se soigne, pour qu'on aille mieux, pour qu'on guérisse, pour qu'on libère les générations passées, pour qu'on se libère soi-même. Quand je dis libérer les générations passées, ce n'est pas en mode on est le sauveur et on va libérer tout le monde, mais c'est plutôt on va couper le schéma répétitif des générations passées. Et le corps ?
- Speaker #0
Excuse-moi, vas-y.
- Speaker #1
Non, vas-y.
- Speaker #0
Non, je voulais rebondir sur ce que la vie nous amène pour nous libérer, effectivement, c'est-à-dire que, par exemple, la répétition des événements, le fait que je me suis mise à revivre des abus, finalement, Amen. Encore une fois, de ne pas le voir comme une fatalité, comme j'ai pas de chance, dis donc, je vis des choses pas sympas. Vraiment, c'est de comprendre que cette répétition, elle n'est pas là pour nous punir ou je ne sais quoi, elle est justement là à un moment donné pour pouvoir avoir un déclic et se dire, mince, alors il y a vraiment un truc qui ne va pas. C'est ça qui m'a permis, moi, d'aller entamer ce travail de guérison. Et donc, pour moi, c'est vraiment là pour ça. C'est vraiment là pour amener la conscience à voir ce qui se passe et à se dire « Ok, ça ne va pas, donc je vais faire ce qu'il faut pour changer ça » .
- Speaker #1
Oui, exactement. En fait, parfois, on a l'impression qu'on est une victime, mais en soi… Pour moi, ma croyance, c'est l'intelligence collective, le divin. Il veut juste, en fait, nous faire évoluer. Et en fait, qu'on tire des apprentissages, des situations qu'on est en train de vivre, qui sont parfois super désagréables.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Mais c'est pour l'évolution de la conscience. Et parfois, ça passe par des choses pas chouettes. Parfois, ça passe par des choses hyper chouettes. Mais je pense qu'en effet, c'est que comme ça qu'on va mieux. C'est en sortant du... de la posture de victime, même si toi, tu n'as rien demandé. En fait, tu es une petite fille de 4 ans.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Mais ce qui t'a permis d'aller mieux, c'est de reprendre ta responsabilité dans ça et de faire confiance à la vie qu'il y avait plein de choses à libérer. Il y avait plein d'enseignements à travers cette difficulté de la vie. Oui.
- Speaker #0
tu parlais justement de cette notion de victime et de reprendre en fait sa responsabilité en fait ce qui se passe c'est que oui l'enfant lui il est victime, ça c'est un fait l'enfant n'a pas les ressources en fait pour repousser en fait un adulte donc oui l'enfant il est victime ce qui se passe c'est qu'après en fait du coup ben Merci. On se développe, je dis « on » alors entre guillemets, mais la personne qui a subi ça va se développer avec la sensation d'être toujours une victime, en fait, au départ, parce que ça génère des fausses croyances, en fait. Et donc, je me crois victime et je vais continuer quelque part à me comporter comme telle, sauf que l'adulte… L'adulte a les ressources pour faire autrement. Et dans un vécu d'abus, ce qui est extrêmement difficile, et ça je peux le dire parce que vraiment, je crois que ça m'a poursuivi pendant longtemps, c'est le sentiment d'impuissance qui est lié à cette notion de victime. Je n'ai pas pu réagir, je n'ai pas pu faire quoi que ce soit. Et ça vraiment, je crois jusqu'à franchement, peut-être mes 40 ans, enfin je ne sais pas, mais franchement pendant... de longues années, j'avais toujours ce sentiment en toile de fond d'impuissance. Ça a été un gros, gros frein et c'est d'autant plus un frein que pour avancer dans sa vie, pour débloquer les situations, il est nécessaire de reprendre son pouvoir. de se reconnecter à ses ressources. Donc ça, c'est vraiment un point important, je pense, à mettre en lumière, c'est que c'est quand même lié à ce type de vécu.
- Speaker #1
Oui, en fait, j'ai bien aimé que tu rebondisses. En effet, la petite fille, elle est vraiment victime parce qu'un enfant, lui, il est innocent. Il ne comprend pas tous les enjeux. Même sur le moment, il ne comprend même pas peut-être que c'est un abus. Il ne sait même pas c'est quoi abus en fait. Et du coup, juste il subit. Mais c'est que plus tard qu'il va avoir les séquelles. Mais quand je dis reprendre son pouvoir personnel, c'est qu'en effet, après nous, on devient adulte. Et parfois, on a eu par exemple une maman, je ne sais pas, je n'ai n'importe quoi, perverse narcissique. On a eu des attouchements. On a été maltraité ou bien maltraité psychologiquement. Et en fait, ça, c'est sûr que l'enfant, il l'a vraiment vécu. Et que c'est à... valider que c'est à partager. J'aimerais qu'il n'y ait pas de tabou sur ça, parce qu'il n'y a pas à avoir honte, même si, bien sûr, on a un sentiment de honte. Mais ensuite, quand on devient adulte, notre responsabilité, c'est de reprendre notre vie en main et de voir les endroits qui font toujours mal et de nous comme ce... Comment dire ? Reparentaliser. Nous, on va aller, j'ai les ressources maintenant. Du coup, je vais aller prendre soin de mon petit enfant intérieur qui a subi des choses difficiles. Mais moi, en fait, j'ai confiance en moi, j'ai les ressources et je vais prendre soin. Donc, c'est comme si on devient notre propre maman ou notre propre papa ou bien même notre propre thérapeute. Et moi, je trouve que c'est là où réside toute la puissance parce que je pense qu'on a tous été maltraités à certains endroits. Je pense à la nature, je pense aux animaux, je pense aux humains. En fait, c'est comme la condition humaine. de vivre de la souffrance, mais qu'après un moment, on décide « Ok, qu'est-ce que je fais de ça ? » Et en fait, toi, tu es l'exemple même. Tu as décidé de te relever dans l'épreuve. Et tu as décidé de continuer ta vie, tu as décidé de comprendre, de faire confiance à tes émotions, de faire confiance à ton corps qui te parlait. Et peut-être que tu vois, tu es quelqu'un qui est énormément connecté à tes émotions et à ton corps, alors que... Si tu n'avais pas vécu ça, peut-être que tu serais déconnectée de ton corps. Ça a été comme tu as été obligée de reconnecter à tes émotions de ton corps pour découvrir la vérité.
- Speaker #0
Alors c'est super parce que tu fais vraiment le lien avec un peu la fin, enfin si on peut dire qu'il y a une fin, parce qu'il n'y a pas vraiment de fin, mais la suite de mon parcours thérapeutique, c'est qu'effectivement, une fois que j'avais identifié cet événement-là, Pour autant, j'étais toujours coupée justement de mes émotions. Le fait qu'il y ait eu cet effet de refoulement, oui, j'étais coupée de mes émotions et en partie de mes ressentis. Et j'ai senti à un moment donné qu'il fallait en fait que j'aille plus loin dans mon processus thérapeutique. Et donc, j'ai entrepris en fait une année de stage de libération émotionnelle. c'est-à-dire j'ai senti qu'il y a une part de moi en fait qui faisait de l'évitement qui voulait pas se confronter à ce qui faisait mal parce que c'est vraiment ça ce qui se passe c'est que pour vraiment se libérer il n'y a pas d'autre chemin que en fait je vais pas dire de revivre j'aime pas trop cette notion de revivre parce qu'on va pas revivre les choses comme on les a vécues mais par contre que l'émotion il faut qu'elle Merci. elle est un espace pour remonter, sortir, qu'on la sorte du corps en fait. Et quand elle sort, on la ressent tout de même. C'est vraiment le processus de libération, il se fait comme ça. Donc ça demande du courage et c'est vrai qu'il y a eu toute une phase où je ne voulais pas affronter ça quelque part. alors est-ce que je le comprenais complètement je ne sais pas mais j'ai fini par le comprendre et c'est pour ça que j'ai entamé cette année de stage donc là déjà je me suis vraiment, alors ça a été aussi une année où je me suis engagée envers moi-même justement à aller voir ce que je ne voulais pas affronter donc ça, ça a été extrêmement libérateur et puis il y a eu aussi du coup l'approche énergétique j'ai découvert c'est à dire que j'ai été voir des thérapeutes énergéticiennes et là ça m'a vraiment permis aussi de me libérer en profondeur parce que il y avait comment dire Par rapport à tout ce qui me bloquait encore, eh bien, c'était aussi lié à d'autres mémoires. Notamment, ça faisait résonance avec des mémoires de vie passée, avec des choses en lien, par exemple, avec ma lignée de femmes. Et l'énergie éthique, en fait, a permis de libérer toutes ces mémoires. Voilà, enfin, en tous les cas, pour moi, ça a été quand même une révélation. Et je pense que c'est vraiment ça, c'est permettre cette libération en profondeur.
- Speaker #1
En fait, ce qui est hyper intéressant, c'est que tu es passée par la psychanalyse, tu as dit au début, donc plus parler. Après, tu es passée par la thérapie psychocorporelle, donc il y a commencé à avoir le corps. Tu es passée par la kinesiologie et le test musculaire. toujours le corps qui communique, mais là, c'est vraiment... Ce n'est pas rationnel, en fait. C'est le corps qui dit oui, non. La tête, elle n'a pas grand-chose à dire. C'est vraiment les mémoires du corps. Et ensuite, tu es arrivé à l'énergie éthique. Donc, ça a été tout un processus. Et là, tu t'es rendu compte qu'en fait, c'était aussi une libération. C'est comme si tu avais été choisi ou tu t'étais engagé quand tu as signé le contrat pour venir sur Planétaire. Tu t'es engagé pour libérer les mémoires ancestrales. les mémoires transgénérationnelles et que toi, tu allais briser ce schéma.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Un peu comme si la boucle était bouclée. Je trouve ça trop beau. Tu es passée par différentes thérapies. Chacune t'a apporté quelque chose. Et à chaque fois, tu apprenais à mieux te connaître, à plus découvrir qui tu es et à revenir à qui tu es vraiment en te libérant de ce schéma.
- Speaker #0
Exactement. C'est un vrai cheminement. J'ai donné ces exemples-là, mais je te passe le... En termes de thérapeutique, j'en ai testé plein, Donc voilà, là, j'ai fait un peu synthétique. Et puis la kinésiologie ne se résume pas aux tests musculaires, mais c'est vraiment… Voilà, mais en tous les cas, oui, par rapport à ce que tu dis, ça m'a amenée aussi… Je vais quand même faire le lien avec la spiritualité sur mon chemin. Et je pense notamment, justement, par l'énergie éthique. Ça m'a permis de me reconnecter à mon âme, tout simplement. Donc à mon essence profonde, à mon être divin, on peut le dire comme on veut. Mais c'est vraiment tout ce cheminement qui m'a permis ça. Ça amène aussi... Alors je pense que j'avais déjà une bonne connexion quand même depuis longtemps, mais c'est aussi comme un chemin d'éveil, d'éveil spirituel, de reconnecter à plus grand que soi. Aujourd'hui, c'est très présent dans ma vie. C'est présent aussi dans mon accompagnement, alors que peut-être avant, c'était beaucoup plus, comment dire, enfermé, je dirais. Et pour juste rajouter un élément sur ce que je viens de dire avant, important, c'est aussi pourquoi je suis allée plus loin. c'est parce que, en fait, j'avais atteint certes un meilleur équilibre au niveau de mon bien-être global, mais dans ma vie... en fait, concrètement et notamment dans ma vie amoureuse rien n'avançait, rien ne bougeait c'était le statu quo donc j'ai pas construit de couple j'avais soit des relations totalement insatisfaisantes soit j'ai eu des phases de vide de vide relationnel particulièrement avec les hommes et il y a un moment donné ça a été ça aussi de me dire, mince alors avec Toutes les thérapies que j'ai faites, j'en suis encore là, en fait. Et moi, je voulais vraiment transformer les choses dans ma vie, concrètement. Et pour moi, c'est vraiment le fait d'être allée libérée par l'énergie éthique en profondeur qui a vraiment commencé à m'amener des changements beaucoup plus concrets dans ma vie.
- Speaker #1
Ouais, donc un des impacts de l'inceste sur toi, ça a été que... À un moment, ça t'a complètement déconnecté de ton corps, mais aussi un des impacts, ça a été qu'au niveau amoureux, il ne se passait rien, c'était un peu le néant. Et c'est grâce à la thérapie énergétique que là, ça a changé les choses dans la matière et que tu as pu rencontrer des hommes ou que ça a commencé à te débloquer.
- Speaker #0
Des hommes, j'en avais rencontrés. En fait, si je peux faire une petite parenthèse...
- Speaker #1
Des hommes sains, peut-être.
- Speaker #0
Oui. C'est là que... C'est ça, sur l'impact sur la vie amoureuse, la vie intime aussi. Et il a été très, très fort, évidemment. En fait, j'avais peur des hommes et j'étais dans le rejet. Donc, ça allait au point, par exemple, je ne sais pas, si j'allais au guichet à la poste, qu'il y avait un guichet avec un homme, un guichet avec une femme, j'allais au guichet où il y avait la femme. J'en étais là, moi. Donc, j'avais vraiment cette peur des hommes. Pour autant, j'en ai côtoyé, mais je ne les ai pas côtoyés de la bonne manière. Donc j'ai eu effectivement une phase un peu de... de relations qui étaient, comme je t'ai dit, pas du tout satisfaisantes, pas forcément très saines, où je ne me respectais pas non plus, quelque part. Et après, avec le cheminement que j'ai fait, j'ai été... Certes, j'ai créé des relations plus saines, mais après, j'ai été beaucoup aussi dans l'évitement, dans la surprotection, en fait. C'est-à-dire, j'ai eu une phase de ma vie où l'homme n'existait plus. C'était comme... Je ne sais pas, je ne voyais plus les hommes. Je suis un peu passée d'un extrême à l'autre par rapport à ça. Et je me suis aussi réfugiée dans le travail. Ça, je pense que c'est quelque chose... En fait, j'avais vraiment mis ma vie affective entre parenthèses. Et ça aussi, ça a été, comme je te l'ai dit déjà, un déclencheur de me dire, mais mince, alors... Enfin, je veux dire, on est là pour aimer, quoi. Et forcément, ça générait de l'incendie. un profond manque de sens aussi dans ma vie de ne pas nourrir cette part affective de la bonne manière en l'occurrence ouais si t'avais un
- Speaker #1
conseil ou deux à partager aux auditrices qui nous écoutent et qui elles aussi ont subi des attouchements, viols incestes, comment commencer à aller mieux ? Comment avancer quand tu te trouves dans un désarroi ?
- Speaker #0
Oui. Alors, le premier conseil, c'est qu'en fait, alors il faut savoir que vraiment ce type de traumatisme, alors là, je vais parler de mon cas et de l'inceste, il vient vraiment profondément toucher la confiance en soi. Donc, sachant que pour se guérir, il est nécessaire de libérer. libérer la parole, de libérer la mémoire. Et donc, ce qui se passe, c'est que quand ça commence à remonter, le manque de confiance en soi va générer du doute, va générer de la confusion. Moi, j'ai beaucoup douté. Quand ça remontait, j'étais là en train de me dire « mais en même temps, je n'ai pas le souvenir, etc. » Donc, j'ai même cru devenir folle, franchement, tellement il y avait ces doutes qui étaient là. Et donc, le conseil que je pourrais donner, c'est vraiment de prendre en compte tous les signaux, de faire confiance aux signaux qui viennent du corps et des émotions. C'est fondamental parce qu'en fait, ça a tout autant d'importance qu'un souvenir mental que peut-être en plus, on ne retrouvera pas si c'était vraiment trop jeune. Donc ça, à l'époque, moi, je ne le savais pas. J'ai découvert tout ça. Donc, je pense que ça, c'est un conseil qui est vraiment... important, et de savoir que notre corps, il ne ment pas. Le mental, il peut nous raconter des histoires, mais le corps, lui, ne ment pas. Et les émotions, en fait, c'est vraiment le lien, voilà, corps-émotion qui est le plus important. Ça, c'est le premier conseil.
- Speaker #1
La mémoire, elle peut flancher, alors que le corps, en fait, la sagesse du corps, le corps se souvient toujours.
- Speaker #0
Exactement. Et c'est de ne pas le minimiser, en fait. C'est vraiment de... d'y accorder de l'importance. Après, je dirais que c'est aussi justement d'accepter, alors ça va un peu avec, mais si jamais on n'a pas un souvenir mental, c'est justement... Moi, je n'ai pas retrouvé un souvenir mental, parce qu'au niveau de l'élaboration, je pense, dans mon cerveau à 4 ans, non, c'est passé, comme je l'ai dit. par une mémoire, plus au niveau de mes ressentis, etc. Mais ça existe. Ça n'a, encore une fois, pas moins d'importance. Mais c'est d'accepter ça. C'est-à-dire accepter de lâcher prise sur le fait de retrouver un souvenir qu'on imagine mental. Ça, c'est important. Sinon, on reste bloqué dessus, finalement, et ça empêche un peu l'évolution. Attends, je vais résumer déjà. Donc,
- Speaker #1
tu dis... Conseil numéro 1, c'est faire confiance à son corps. Le corps ne ment jamais, alors que la mémoire, elle peut flancher. Et conseil numéro 2, c'est... Ah mince, attends,
- Speaker #0
j'ai... Lâcher prise sur le fait... Lâcher prise et accepter que peut-être on ne retrouve pas un souvenir précis, mental de l'événement.
- Speaker #1
C'est toujours lâcher la tête. En fait, c'est que... Dans notre société, en tout cas occidentale, ou peut-être tous les humains du monde, je pense que c'est tous les humains du monde, c'est toujours la tête, et la tête qui vient nous déconnecter notre cœur, la tête qui vient nous déconnecter notre corps, et en fait c'est toujours revenir au corps, et... Faire confiance aux ressentis qu'on a. Et parfois, c'est vrai, on veut voir, c'est tout intellectuel, alors qu'en fait, juste en fermant les yeux, en ressentant, il y a déjà des milliards d'informations.
- Speaker #0
Exactement. Exactement. Le troisième conseil, j'en ai quatre, le troisième, c'est accepter le processus. Quand je dis processus, c'est le cheminement. processus de guérison, etc. C'est-à-dire que les choses, quand elles sont refoulées, il y a une bonne raison. À la base, c'est de la protection. Et aussi, c'est pour ne pas se désintégrer d'un traumatisme tellement violent. Donc, à la base, ça a une fonction positive, le refoulement. Et donc, les déblocages vont se faire à un certain rythme. Ce rythme-là, il est propre à chacun. Et ce rythme-là, il est absolument à respecter. Et c'est ça pour moi, accepter le processus, c'est accepter le rythme auquel les choses vont pouvoir se libérer. Et il y a souvent une volonté de contrôler un peu les choses, vouloir que ça aille vite pour être bien, pour être libéré. Mais en fait, on ne peut pas aller plus vite que la musique.
- Speaker #1
Oui, exactement. Patience dans le processus de guérison. ça c'est le troisième conseil et en fait faire confiance qu'il y a tout un process et que étape par étape c'est comme quand on est à son compte on veut tout de suite que notre activité elle marche trop bien oui oui bien sûr c'est chouette mais moi je dis toujours l'entrepreneuriat c'est un marathon et pas un sprint et c'est étape par étape step by step si tu construis quelque chose Au final, c'est ça dans tout. C'est comme dans les relations. Ça se construit une relation, une amitié. Et du coup, en processus de guérison, oui, aussi, ça peut prendre du temps. C'est étape par étape. Et c'est aussi le corps et le mental. Lorsqu'ils sont prêts à avoir les infos, à relâcher, il y a plein de choses qui se jouent dont on n'a même pas aussi conscience. Et faire confiance que le corps, elle est parfaite, son intelligence.
- Speaker #0
En parlant, j'ai d'autres choses qui me viennent. Non, simplement par rapport à ça, c'est qu'effectivement, d'être accompagné, c'est vraiment important parce que, comme je l'ai dit, pour vraiment libérer l'émotion, ce n'est pas forcément une émotion agréable. Et donc, respecter le processus, le rythme est important, mais aussi être accompagné, c'est-à-dire en tout cas avoir un espace d'accueil bienveillant, sécurisant pour accueillir ces émotions-là. Et du coup, ne pas les revivre de manière violente, comme on a pu le faire, en fait. C'est-à-dire qu'on peut vraiment se libérer en douceur, on peut se libérer dans un espace qu'on n'a pas eu lors de l'événement. Et ça va me permettre de terminer avec mon dernier conseil. Forcément, quand on a vécu ça, on a été quelque part maltraités. On a été en abus, c'est une maltraitance aussi. Et donc... On se construit souvent, encore une fois, l'enfant notamment. Là, je parle beaucoup de l'enfant, mais l'enfant, lui, il prend un peu pour argent comptant ce qui se passe. On m'a maltraité, donc quelque part, je vais un peu reproduire ça. Donc, je vais aussi me maltraiter d'une certaine manière, que ce soit dans le non-respect de soi, que ce soit… il y a des personnes qui peuvent aller jusqu'à se scarifier. Il y a des choses comme ça qu'on peut voir. Donc, ça va être aussi sur le chemin de réapprendre à être bienveillant et doux envers soi-même. Ça, c'est le dernier conseil que je pourrais donner. Voilà, alors, c'est vrai que l'accompagnement aide beaucoup, surtout quand on n'a pas eu ces bases-là. Mais en tout cas, c'est vraiment remettre de la bienveillance, de la douceur, de l'amour pour soi, de reconstruire son estime de soi. Enfin, tous ces aspects-là sont importants. Oui,
- Speaker #1
c'est ça. En fait, un abus, c'est un manque d'amour. Et du coup, ça va être de remettre de l'amour à l'intérieur, réapprendre à s'aimer, parce que peut-être on ne s'est pas senti aimé vu qu'on s'est fait abuser. Et du coup, il y a le quatrième conseil, voilà, retrouver l'amour de soi.
- Speaker #0
La bienveillance. Oui, exactement. Et un point qu'on n'avait pas abordé, mais qui est extrêmement important aussi, c'est Il y a une différence entre amour de soi et estime de soi. L'estime de soi, c'est le rapport à sa valeur. Et en fait, quand on a été abusé, l'autre nous a niés. à nier la personne qu'on est. Donc, quelque part, c'est comme si on se disait « Ok, en fait, c'est que je ne vaux rien. » Si l'autre m'a nié, je ne vaux rien. Et du coup, l'estime de soi, elle est complètement inexistante quelque part. Et donc, ça aussi, c'est à reconstruire, à ramener de la valeur, se donner de l'importance, etc. Il y aura encore beaucoup de choses à dire, mais en tous les cas, Pour finir...
- Speaker #1
L'estime de soi, c'est vraiment en lien avec l'être, avec... C'est vraiment touchy à expliquer. C'est vraiment en lien avec l'être, l'estime de soi, comment j'apprécie ma présence, quand je fais rien, juste quand je suis dans l'être, à quel point je m'aime, alors que la confiance en soi, c'est... Je passe à l'action. Donc là, c'est plutôt faire. Boum, boum, boum. Et là, je prends confiance en moi. Mais c'est comme si l'estime de soi, en fait, c'était... Enfin, il n'y a rien besoin de faire. C'est juste en étant... En fait, c'est mon essence. C'est ça. Quand on a été bafoué petit, on est tellement touché dans son essence que ça fait qu'on n'a pas d'estime de soi. Alors que la confiance, c'est au final, je passe à l'action et je me rends compte que je suis capable, que je sais faire, que j'apprends et elle monte. Donc franchement, en fait... Peut-être que c'est même plus facile d'avoir confiance en soi que d'avoir une bonne estime de soi.
- Speaker #0
L'estime de soi, c'est vraiment je suis importante et j'ai de la valeur. Sans rien faire, en effet.
- Speaker #1
Sans rien faire.
- Speaker #0
Sans rien faire, exactement.
- Speaker #1
Juste parce que je suis une créature divine, c'est vrai.
- Speaker #0
Exactement, exactement.
- Speaker #1
Comme la nature, les animaux, chaque être vivant, la fourmi.
- Speaker #0
Oui. Et je mérite aussi Souvent, il est associé à la notion de ne pas mériter l'amour, de ne pas mériter le bonheur, de ne pas mériter de recevoir, etc. En fait, il y a plein d'implications après derrière à ça. Mais oui, en effet. En tout cas, c'est intéressant parce que c'est vrai que c'est une notion, comme tu dis, un peu touchy, pas évidente.
- Speaker #1
Merci beaucoup Alexandra pour ton partage. Alors, ça va, c'était smooth le podcast. merci c'était facile finalement le podcast tu t'es sentie comment ?
- Speaker #0
bien bien contente de partager sur ce sujet là et puis de pouvoir transmettre des messages transmettre l'expérience voilà et... Si ça peut aider, c'est top.
- Speaker #1
En tout cas, merci beaucoup, d'avoir accepté mon invitation. Merci de t'être livrée sur ton histoire, c'est très intime, c'est très personnel. Et merci d'avoir partagé tes conseils. Et de toute façon, on refait un épisode ensemble. Il y a la suite. Et il y a encore plein de belles choses à partager. Quand je dis belles choses, plein de belles choses de transmission.
- Speaker #0
qui peuvent vraiment aider et du coup j'ai envie de faire un autre épisode avec toi donc merci beaucoup merci à toi Hélène en tout cas c'est quand même pour moi c'est un challenge c'était un challenge donc je suis très contente ça fait du bien les challenges en fait justement ça vient comment dire nourrir les styles de soi donc c'est super et effectivement je suis prête pour un deuxième épisode. C'est vraiment un sujet qui, en tout cas moi, en me repenchant dessus, qui m'a amené beaucoup d'éléments. Alors pas de réflexion, mais il y a une richesse derrière dans ce qu'on peut transmettre, dans les clés qu'on peut donner pour son évolution, pour son mieux-être, pour transcender un petit peu. ce type de trauma, mais ça marche aussi. Finalement, après, le processus, il fonctionne aussi avec d'autres types de trauma. Après, même si là, on est sur un domaine un peu spécifique. Voilà. Mais voilà, en tout cas, très heureuse d'avoir pu déjà enregistrer ce premier épisode avec toi.
- Speaker #1
Merci. Un grand merci pour ton écoute. Si tu as adoré ce podcast et que tu souhaites me soutenir, et m'aider à diffuser mon message, je t'invite à t'abonner, me laisser 5 étoiles lumineuses sur Spotify ou Apple Podcasts, et un mot doux d'amour. Ou bien tague-moi en story Instagram en me mentionnant at Cosmic.Flowers. Je t'embrasse et je t'envoie du soleil.