- Speaker #0
Bienvenue sur Cosmic Flowers Podcast, le podcast d'empuissancement des femmes. Je suis Hélène, fée des temps modernes, âme guérisseuse, coach et thérapeute énergéticienne spécialisée en libération émotionnelle. Mon intention à travers ce podcast est de t'aider à reprendre ton pouvoir personnel, à embrasser ta vulnérabilité, à prendre conscience de tes dons, pour tomber en amour avec toi-même et devenir qui tu es vraiment. Alors prépare-toi à rayonner ton soleil intérieur. Coucou Alexandra !
- Speaker #1
Coucou Hélène !
- Speaker #0
Je suis trop contente de te retrouver pour un deuxième épisode ensemble autour d'un sujet qui est assez tabou. Donc on va parler d'abus sexuels et notamment d'inceste. Mais aujourd'hui, on a déjà un épisode ensemble qui s'appelle « Inceste dans l'enfance, comment se reconstruire quand on a oublié » . Donc si jamais vous n'avez pas encore écouté cet épisode, je vous invite à d'abord aller l'écouter et ensuite revenir à celui-ci. Aujourd'hui, on va aborder l'abus sexuel, l'inceste, à travers le prisme de l'énergie éthique et notamment des mémoires vibratoires, des mémoires inconscientes.
- Speaker #2
Coucou Hélène, je suis trop contente que tu m'aies répondu, mais je voulais trop te dire, je pense que Franchi te l'a dit. Mais en fait, elle m'a beaucoup parlé de toi et elle m'avait dit « Oh, j'ai rencontré une Française aussi, dans une ferme de fleurs, blablabla. » Elle m'a vraiment beaucoup parlé de toi. Elle m'a dit qu'elle avait une connexion particulière avec toi. Et du coup, je m'étais mise à la suivre sur Insta et j'avais vu que tu faisais des podcasts. Et tu sais, moi, d'habitude, je n'écoute pas du tout les podcasts en général. Et là, je me suis dit « Tiens, ça a l'air vachement intéressant, pourquoi pas ? » Tu vois, quand on travaille. Je vais commencer à écouter, puis on verra. Et en fait, je n'ai pas pu m'arrêter. C'est-à-dire que j'ai commencé à écouter ton premier podcast. Je pense que je les ai tous écoutés en moins d'une semaine. Incroyable, tous les jours, j'étais à fond, Alors, c'est trop bien parce que tu touches à différents sujets, mais c'est super intéressant, toujours spirituel. Et franchement, quand j'ai fini le dernier podcast, je voulais trop, trop, trop t'envoyer un message et te dire, mais franchement, Hélène... T'es incroyable, t'as une voix incroyable et vraiment pour le coup je pense que t'as tellement trouvé ton chemin et c'est tellement fait pour toi tout ça, enfin vraiment je saurais pas te dire exactement avec des mots ce que ça m'a fait mais ça m'a grave fait du bien à ce moment-là en fait d'écouter tes podcasts, peut-être que tu le sais pas mais je pense que tu fais beaucoup de bien aux gens, vraiment, mais vraiment genre à ce moment-là de ma vie. j'ai vraiment du mal à te le dire avec des mots mais ça m'a grave fait du bien d'écouter tes podcasts et j'ai grave envie de venir te voir pour une séance franchement bravo pour tes podcasts je pense que c'est beaucoup de travail mais franchement t'es faite pour ça t'as la voix qui va pour ça et puis t'as ce truc que les autres n'ont pas je pense, vraiment moi en tout cas ça m'a fait grave du bien d'écouter certains podcasts c'était super intéressant plein de sujets différents et j'adore, donc continue vraiment et du coup je te fais des bisous ciao ciao
- Speaker #1
Alexandra pour les personnes qui ne te connaissent pas encore je t'invite à te présenter donc déjà merci encore de me donner cette opportunité d'enregistrer ces épisodes avec toi donc moi je suis Alexandra Camel je suis thérapeute psycho énergéticienne Et pour remettre un petit peu de cap par rapport à l'épisode 1, effectivement, dans l'épisode 1, j'ai partagé notamment mon propre chemin, mon propre vécu de l'inceste, mais à partir d'un événement au départ que j'avais oublié. Et donc, j'ai vraiment partagé comment... Le chemin que j'ai été amenée à faire pour identifier cet événement et pour me reconstruire, donc tout le chemin de guérison. Donc c'est vraiment mon vécu justement qui m'a amenée à expérimenter un grand nombre de thérapeutiques existantes et notamment de découvrir l'énergie éthique. Et c'est vraiment l'énergie qui, pour moi, je dirais, a été le plus efficace, mais surtout qui m'a permis d'aller travailler le plus en profondeur et de me transformer et de transformer ma vie. Et c'est tout ce chemin-là aussi qui fait qu'aujourd'hui, justement, je suis devenue thérapeute psycho-énergéticienne. J'en dirai un peu plus dans la suite de l'épisode. Mais en tous les cas, c'est ce qui fait qu'aujourd'hui, j'accompagne aussi des personnes sur leur propre chemin de guérison.
- Speaker #0
Donc en effet, tu travailles avec les mémoires inconscientes, et j'aimerais que tu expliques en quoi ça consiste, et comment est-ce que tu travailles avec ça ?
- Speaker #1
Alors, écoute, déjà, je pense que les mémoires inconscientes, pour pouvoir comprendre c'est quoi justement une mémoire inconsciente, il faut parler déjà de l'événement traumatique. En fait, quand on vit un événement traumatique, ce qui va se passer, c'est que les émotions et l'information du vécu, de l'événement, c'est tellement pénible et difficile que ça ne va pas pouvoir être accueilli et digéré. Donc, en fait, ça va être refoulé. Ça veut dire que c'est relégué dans l'inconscient. Ça ne veut pas dire que ça disparaît pour autant, en fait, c'est présent en soi, mais simplement c'est refoulé, relégué dans l'inconscient. Et donc, d'un point de vue énergétique aussi, ce qu'il faut comprendre, c'est que c'est de l'énergie, parce que les émotions et l'information, c'est de l'énergie, et c'est de l'énergie qui va rester bloquée, qui va rester figée dans le corps, et qui va s'inscrire dans la mémoire cellulaire, donc au niveau de la cellule. Donc ça, c'est une énergie qui va plus circuler normalement et c'est aussi ce qui peut provoquer des symptômes physiques. Donc ça, c'est déjà un premier mécanisme qu'il faut comprendre. Derrière, c'est vrai que je crois que c'est important aussi de voir un peu les impacts. C'est que, en fait, moi, quand j'ai... Comme j'ai eu ce trauma-là, alors j'en ai eu d'autres, je n'ai pas eu que celui-là, mais ça a été quand même un des plus importants. Je me rappelle que j'étais tout le temps fatiguée. J'étais vraiment tout le temps, tout le temps, tout le temps fatiguée. Et en fait, ce que j'ai compris, bien sûr, au fil de mon parcours et aussi de tout ce que j'ai pu acquérir, c'est qu'en fait, le refoulement, Il utilise de l'énergie, c'est-à-dire que le corps, pour garder l'émotion et l'information refoulées, il a besoin d'énergie, il consomme de l'énergie. Donc c'est aussi le travail de libération de tout ce qui a été refoulé et donc de ces mémoires-là qui va permettre de rendre de l'énergie disponible à nouveau et de retrouver de la vitalité. Donc ça, c'est vraiment aussi quelque chose d'important à comprendre. Et puisqu'on parle des mémoires inconscientes et de l'énergie, en l'occurrence, chaque mémoire porte une vibration. Donc quand je dis une mémoire, c'est vraiment en gros un événement. par les émotions et l'information qui vont s'inscrire dans le corps, parce que je vais vibrer, par exemple, une mémoire d'abus sexuel, je vais attirer à moi des événements qui vont entrer en résonance avec cette mémoire-là. Donc, j'ai vécu un événement initial, mais après, à partir du moment où j'ai la mémoire qui est au niveau de mon corps, que je porte cette mémoire en moi, du coup, je vais attirer comme ça une répétition d'événements et pourquoi ça se produit. Et donc, si vous écoutez l'épisode 1, j'ai vraiment expliqué un petit peu comment j'ai eu toute une suite d'événements un peu répétitifs où j'ai revécu des abus sexuels, en l'occurrence. Mais il faut comprendre que ce n'est pas quelque chose... Ce n'est pas une fatalité, en fait, c'est que j'attire ça à moi pour avoir une opportunité de libérer cette mémoire, en fait. C'est-à-dire de pouvoir justement libérer ce que la cellule a stocké. Donc, c'est libérer au niveau de l'énergie, mais du coup, c'est libérer les émotions qui étaient restées refoulées et faire remonter l'émotion, l'information qui était bloquée dans le corps.
- Speaker #0
Oui. Ouais, donc je vais reprendre un petit peu. Alors, en fait, quand on vit quelque chose de difficile, un trauma, il y a une surcharge émotionnelle et on ne peut pas gérer dans l'instant ce qui est en train de se passer. Donc du coup, entre guillemets, le corps il est bien fait, il va refouler, donc il va reléguer dans l'inconscient pour qu'on puisse continuer notre vie. Sauf que ça ne disparaît pas comme tu as dit, ça reste dans l'inconscient. C'est pour ça que ça va être important à un moment de libérer parce que ça stagne dans le corps et ça sollicite de l'énergie vitale. Donc c'est comme si on perdait un peu d'énergie vitale ou beaucoup même. Et du coup l'univers... C'est comme s'il allait conspirer pour nous renvoyer des situations qui vont appuyer sur le bouton, en fait, où ça fait mal, pour qu'on ait l'opportunité, une bonne fois pour toutes, de se libérer de cette surcharge émotionnelle. Mais parfois, on ne comprend pas tout de suite. Donc, du coup, on vit une fois l'événement, une deuxième, une troisième, et on se dit, mais purée, mais qu'est-ce qui se passe, quoi ? Et en fait, comme tu as dit, c'est une opportunité pour... en fait, release, libérer la surcharge émotionnelle. Et en quelque sorte, c'est comme si on n'était pas victime de ce schéma répétitif, parce qu'on peut se dire, mon Dieu, je suis victime de ça, ça revient tout le temps. Mais on peut voir aussi, voilà, si on change de prisme, comme une opportunité pour enfin s'en libérer une bonne fois pour toutes et que ça ne revienne pas dans notre vie.
- Speaker #1
Exactement. Et c'est vraiment, en fait, la répétition, elle est là, mais tant qu'on n'a pas compris, en fait, tant qu'on n'a pas... saisi cette opportunité. Donc, ce n'est pas la punition, ce n'est pas, mais c'est vraiment. OK, vibratoirement, finalement, ça vibre toujours quelque chose qui n'a pas été libéré. Donc, ça attire à nouveau quelque chose, une opportunité pour le faire. Donc, oui, c'est vraiment ce que tu as résumé. Et peut-être aussi par rapport à cette notion de mémoire. Et aussi, on a dans les mémoires inconscientes, il y a vraiment toutes les mémoires qui proviennent justement des traumas qu'on a vécu. Sachant que les traumas, il y a différents degrés. Mais il y a l'événement, certes, évidemment, il y a des événements de base. peuvent sembler plus traumatiques que d'autres, mais néanmoins, il y a aussi tout le vécu dans l'enfance, même d'événements répétés qui génèrent aussi les mêmes mécanismes, en fait, c'est-à-dire dès lors que c'est souffrant, dès lors que ça génère de la souffrance émotionnelle, c'est une souffrance qui peut être refoulée, voilà. Donc, il y a vraiment, dans les mémoires toutes, toutes ces mémoires qui proviennent de notre enfance, mais on peut aussi porter des mémoires qui viennent de plus loin. Donc si on se base sur le plan de l'âme et qu'on se dit que l'âme, elle vient s'incarner dans cette vie-là, mais elle en a vécu d'autres, eh bien elle a aussi une histoire et donc on peut aussi porter des mémoires de ces vies passées. Et également des mémoires de nos lignées, qui viennent du tranche générationnelle. Et même, je dirais même, aller jusqu'à porter aussi des mémoires collectives. Et pourquoi on porte ces mémoires ? Pareil, ce n'est pas au petit bonheur la chance, c'est vraiment parce que ça va venir entrer en résonance avec nos propres mémoires.
- Speaker #0
Oui, donc c'est ça. En fait, les mémoires inconscientes, c'est très, très vaste parce que ça peut être lié à des traumas de l'enfance. Ça peut être lié à des traumas de vie intérieure, mais aussi aux transgénérationnels, nos grands-mères, nos ancêtres ou encore les mémoires collectives. Par exemple, de la femme, de l'archétype de la femme.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Donc, oui, parfois, on ne fait pas le lien directement avec nos ancêtres ou avec notre enfance parce que ça vient... sur d'autres plans. Mais à chaque fois, en tout cas nous, c'est ce qu'on croit, à chaque fois c'est une opportunité pour vraiment se libérer. Et d'ailleurs c'est assez beau de voir ça comme ça, parce que sinon la vie elle serait aussi trop difficile en fait.
- Speaker #1
Exactement, exactement. Et c'est pour ça que pour moi, un événement aussi difficile qu'un inceste, C'est ce que moi j'appelle un défi de résilience, parce qu'en fait la résilience c'est la capacité qu'on a de trouver les ressources en soi pour dépasser un événement difficile, en fait. Donc forcément, oui, c'est un énorme défi de résilience, mais c'est possible, en fait. On peut vraiment se transformer, on peut retrouver... un équilibre, on peut retrouver du mieux-être, même quand on a vécu quelque chose d'aussi traumatique que des abus sexuels, que de l'inceste. Et c'est aussi le message qu'on veut faire passer.
- Speaker #0
Quel a été, toi, ton process, ton chemin pour libérer d'un point de vue énergétique ? Quels ont été les dommages collatéraux dans ta vie ? Et comment tu as fait pour transmuter ça ?
- Speaker #1
Alors, oui, je vais répondre à ta question. Et donc, encore une fois, j'ai déjà partagé pas mal de choses dans le premier épisode. Mais là, l'idée, c'est plus de... Sur ce chemin-là, je dirais que j'ai eu une première phase, en fait, où j'avais occulté l'événement. donc cette première phase, ça a été vraiment de faire un peu remonter, alors si je puis dire à la mémoire, même si dans mon cas, ça n'a pas été un souvenir mental qui est revenu, ça a été justement par le corps, par des ressentis, par des émotions, mais c'est de la mémoire aussi, donc ça je le reprécise, c'est important de le comprendre, mais ça a été déjà de pouvoir faire émerger tout ça, et de pouvoir intégrer que j'avais été victime d'inceste. Donc retrouver un petit peu l'événement, identifier les choses, et je dis bien intégrer parce qu'il y a vraiment toute une phase où c'est compliqué d'intégrer ça, clairement, de pouvoir vraiment... Arriver au stade de dire « Ok, c'est bon, j'ai vécu ça et j'ai été victime, effectivement, d'abus sexuels » . Il y a eu ça et il y a eu aussi dans cette première phase, je dirais, le fait de retrouver un premier niveau d'équilibre. Je dirais ça comme ça, c'est-à-dire que... Je suis passée d'une vie qui était au quotidien insupportable à une vie supportable. C'est parce que, en fait, le fait d'avoir justement du... J'avais, moi, du stress post-traumatique, en fait. C'est-à-dire, j'étais dans un état d'hypervigilance. et de stress permanent. Donc, c'est vraiment comme vivre en état d'alerte, c'est-à-dire comme si le corps, en fait, il réagit comme si le danger était toujours là. Et donc, mon corps, il ne se relâchait jamais. Et d'ailleurs, mon esprit non plus. Et ça, en plus, pareil, ça génère des troubles du sommeil. Enfin, il y a vraiment... Donc, c'est vraiment compliqué. Et le stress post-traumatique, on en parle sur des choses comme, je ne sais pas, par exemple, des événements traumatiques comme le Bataclan. Enfin, voilà, ça, c'est un phénomène, effectivement, qu'il est nécessaire de dépasser parce que le quotidien est vraiment, vraiment compliqué. Et je ne vais quand même pas... donner une technique. Alors, moi, je n'en fais pas, mais je sais que c'est vraiment une technique qui est très efficace pour sortir du stress post-traumatique. C'est l'EMDR, qui permet en fait l'intégration neuro-émotionnelle par les mouvements oculaires. Ça, c'est vraiment une super technique pour ça. Donc, voilà, j'en parle, parce que je trouve ça très, très aidant. Mais en tout cas, dans cette première phase, il y a vraiment ça, ce besoin de revenir à une vie vivable, je dirais.
- Speaker #0
Oui, donc tu parles du stress post-traumatique et comment en sortir. Le MDR, ça a été un bel outil pour toi. Et en effet, tu parles du Bataclan. J'ai enregistré un épisode avec Mélissa Rivet qui était au Bataclan et qui a souffert pendant de nombreuses années de stress post-traumatique à tel point que les médecins lui disaient qu'elle ne pourrait pas sortir de ça, mais grâce à la thérapie énergétique, grâce à la thérapie holistique, quand on prend en compte tous les corps en fait. elle a réussi et elle a retrouvé un sommeil. Donc vraiment, tout est possible. Moi, j'aimerais savoir comment est-ce que tu as fait pour refaire confiance à l'être humain ? Parce qu'en fait, un inceste, ça se passe avec un proche. C'est quelqu'un à qui tu as donné ta confiance, qui est un adulte, toi tu es une petite fille. Et du coup, comment est-ce que tu fais pour refaire confiance ? Et je vais faire le parallèle avec... Tu vois, moi dans l'épisode... 1 du podcast, mon retour de Saturne, l'année la plus difficile de ma vie et ses précieux enseignements. Dedans, je ne dis pas clairement, mais j'étais dans une relation avec un pervers narcissique. Je n'aime pas trop mettre des étiquettes, mais bon. Et ça a été une relation très, très toxique. Et je sais que j'ai mis plusieurs années à pouvoir refaire confiance à l'être humain. C'est comme s'il y avait toujours une voix qui revenait à l'intérieur de moi et qui me disait, ouh là là t'es plus en sécurité là, danger, danger alors que parfois en fait franchement non j'étais pas en danger mais c'était tellement en alerte que tout me paraissait danger la seule personne avec qui j'avais confiance c'était ma mère même des amis d'enfance j'arrivais plus du coup toi pour un événement bah aussi tu vois dramatique et en fait si petite quand t'es en train de te construire comment est-ce que t'as fait pour refaire confiance aux êtres humains Merci.
- Speaker #1
Alors, c'est intéressant que tu me poses cette question-là, parce que j'ai dit qu'il y avait une première phase, en tout cas sur mon chemin à moi de guérison, qui avait été déjà de trouver une forme d'équilibre. Mais je vais faire le lien et je vais répondre à ta question. Mais en fait, à ce stade-là, je me suis rendue compte que, certes, je vivais déjà mieux, et c'était déjà super. Mais en fait, dans ma vie, comment dire, j'étais pas forcément épanouie en fait il y avait vraiment plein de situations insatisfaisantes et notamment je me suis rendu compte que par exemple dans ma vie relationnelle, dans ma vie amoureuse, affective c'était figé en fait c'était stagnant il se passait pas grand chose en tous les cas où je répétais des schémas à mi mais qui n'était absolument pas positif pour moi. Et ça, ça a été aussi un déclencheur, si tu veux, d'aller vraiment plus loin sur mon chemin de guérison et de me dire, OK, bon, tu as fait telle thérapie, etc. Mais à ce stade, en fait, j'ai senti que je n'étais pas allée assez en profondeur, qu'il y avait des choses que je n'avais pas libérées et qui ne me permettaient pas, du coup, de transformer les choses concrètement dans ma vie. Et ça a été, pourquoi je te parle du relationnel ? Parce que c'est vrai que ça, ça a été vraiment un déclencheur de me dire, OK, bon, maintenant, j'ai aussi envie de pouvoir avancer sur cet aspect-là de ma vie, du relationnel et de ma vie amoureuse. Et donc, c'est vraiment en abordant les choses plus en profondeur à travers l'énergie éthique que j'ai pu faire ce chemin-là. Mais du coup, cette question de la confiance, évidemment… Moi, je me suis rendue compte, donc à travers ce cheminement-là, que j'avais énormément, énormément, énormément de mal à faire confiance à l'autre. Déjà à l'autre en général et particulièrement à l'homme. Parce qu'effectivement, alors dans un inceste, c'est la personne, le proche qui aurait dû me protéger et m'aimer, en gros, qui a été à l'origine. Du cataclysme, donc refaire confiance, c'est d'autant plus difficile qu'il y a vraiment ce truc de « bah oui mais à la base c'est quelqu'un que j'aimais, c'est quelqu'un qui était gentil, et d'un coup il a vrillé et il m'a fait ce qu'il m'a fait » . Donc ça c'est vraiment quelque chose effectivement qui reste en toile de fond, alors dans l'inconscient en l'occurrence. Et qui fait que je me suis bien rendue compte que je n'arrivais pas à tisser des liens. Alors, comment chez moi ça s'est manifesté ? C'est soit j'ai été dans des phases d'évitement. Donc, en gros, il ne se passait pas grand-chose. J'ai vraiment eu des phases où même, je dirais que l'homme n'existait plus, pour moi. Ou j'ai eu des phases où j'avais certes des rencontres. Alors là, je parle avec des hommes. Mais ça restait toujours des rencontres, soit des rencontres éphémères, soit c'était, je rencontrais un homme, par exemple. Dès la rencontre, je savais qu'il allait partir. Donc, il y avait vraiment cette notion de non-engagement de ma part, de situation qui ne m'engageait pas et qui faisait que de toute façon, je ne pouvais pas me retrouver avec quelqu'un qui allait me trahir comme ça à nouveau.
- Speaker #0
Comment tu savais qu'il allait partir ?
- Speaker #1
Par exemple, parce que j'ai rencontré… J'avais rencontré quelqu'un qui travaillait dans la police et qui venait de passer des examens pour être muté à Toulouse. Donc, j'avais l'information dès le départ, en fait. Donc, j'aurais pu me dire, ben non, il va partir. On ne va peut-être pas commencer nos relations alors qu'il va partir. Sauf que si, moi, j'y allais, quoi. Parce que j'ai compris qu'en fait, ça me rassurait. Je me disais, de toute façon, je connais la fin. Il va partir. Donc, c'était moins risqué.
- Speaker #0
En fait, il allait partir, comme ça, ce n'était pas trop engageant, comme ça, tu restais peut-être un peu dans la surface et c'était parfait pour toi parce que tu n'avais peut-être pas l'espace pour t'ouvrir après justement avoir perdu confiance en l'être humain.
- Speaker #1
Oui, mais à ce moment-là, je n'en avais pas forcément conscience. En fait, tous ces mécanismes de protection, je les ai mis en lumière en cheminant, en avançant sur mon... parcours thérapeutique de guérison, en fait, si tu veux. Après, j'ai compris, j'ai compris. Ah ben d'accord, en fait, je n'ai pas confiance, en fait. Mais ça, c'est vraiment venu au fil de l'eau.
- Speaker #0
C'est hyper intéressant ce que tu dis. En fait, souvent, il y a... En fait, tout le monde... Parfois, tu sais, on n'a pas envie de faire un travail sur soi parce qu'on trouve que tout va bien. Mais en fait, la plupart du temps, c'est que les traumas, ils sont tellement intériorisés. qu'on ne se rend même pas compte qu'on a un trauma et qu'il y a des situations qui se répètent. Et en fait, c'est trop important de voir à quel point... C'est quoi la jauge ? À quel point on est en joie ? À quel point on est heureux dans sa vie ou non ? Et là, ça vient juste montrer, ok, si je ne me sens pas super épanouie dans ma vie, clairement, il y a des traumas, il y a des choses à explorer, mais je n'en ai pas encore conscience. C'est dans l'inconscient. Et du coup, ça va être tout un travail pour ramener dans la conscience.
- Speaker #1
Exactement, exactement. Et aussi, je pense que ce qui peut être intéressant de comprendre, c'est qu'en fait, on va se construire sur la base des événements qu'on a vécu. Donc, si c'est des traumas, on va se construire à partir de ces traumas. Et les traumas, en général, ça va générer la mise en place, en fait. de croyances et de conditionnements qui vont être néfastes pour la personne. Parce que, par exemple, typiquement dans l'inceste, quand je vis ça, j'ai été niée par l'abuseur. Pour lui, j'ai été niée. Donc, l'enfant, lui, il prend pour argent comptant ce qu'il est en train de vivre. Donc, En fait, je me suis construite avec, si l'autre m'a nié, c'est que je ne vaux rien, par exemple. Donc, j'ai traîné cette croyance jusqu'à temps que j'aille travailler dessus, en fait, et que j'aille mettre en lumière. Ah ok, bon ben, je me rends bien compte qu'il y a une petite voix qui me dit que je ne vaux rien, que ça génère des choses dans ma vie et que j'ai envie de changer ça, en fait.
- Speaker #0
Donc, c'est vraiment, encore une fois, une opportunité de transformer les choses. Mais effectivement, c'est quand même le trauma qui a généré ça au départ. Après, simplement, c'est vrai que c'est tout un travail de déprogrammation et de reprogrammation du subconscient qui est nécessaire pour pouvoir fonctionner autrement. Donc, ce qui est complexe quand on a vécu des traumas comme ça dans l'enfance, et après, en fonction évidemment de ce qu'on a vécu, mais c'est que c'est quand même assez ancré au départ. Et inconscient, effectivement, tu vois, pour rebondir sur ce que tu disais.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. En fait, une personne proche, on imagine qu'elle crée un cocon, elle nous donne de l'amour, elle nous apprend à respecter nos besoins, à nous écouter, à se respecter soi-même. Et en fait, finalement, vu que toi, tu as été nié par ton grand-père, eh bien, en fait, ça a créé des croyances limitantes ou peut-être tes besoins ne sont pas importants.
- Speaker #0
et du coup ça crée déjà le terrain pour soi-même ne pas s'écouter ne pas écouter ses besoins ne pas les respecter exactement et aussi il y a vraiment cette notion d'apprendre à s'affirmer à poser ses limites parce que un abus c'est que tes limites n'ont pas été enfin tu... La personne n'a pas été respectée dans son intégrité, en fait. Ses limites ont été outrepassées. Ça, c'est typique, typique d'un abus sexuel. Et donc ça, c'est vrai que c'est vraiment quelque chose d'assez marqué quand on a vécu ça. C'est qu'on a du mal, on a du mal à s'affirmer, on a du mal à dire non, on a du mal à poser ses limites. et je te rejoins, ça va avec. On a du mal déjà, au départ, à reconnaître ses besoins. Du coup, à les respecter, évidemment, mais déjà à les reconnaître. C'est être capable de sentir, voilà, quand je suis fatiguée, quand j'ai faim, donc besoin de me reposer, etc. Et ça, ça génère tout un tas de dysfonctionnements, je dirais, qui font que, ben... qu'on ramène à l'âge adulte et qui ne crée pas de l'épanouissement en tous les cas.
- Speaker #1
Du coup, ça a un impact sur ta confiance en toi, ça a un impact sur le fait de reconnaître tes besoins, les respecter, mais aussi sur le fait de t'affirmer, de poser tes limites. En fait, ça va avoir un impact, vu que c'était dans la petite enfance, ça va avoir un impact sur toute ton identité.
- Speaker #0
C'est ça. Oui, c'est ça, ça vient, c'est ce que tu as parlé de dommages collatéraux. Effectivement, c'est vraiment que ça va impacter beaucoup de choses et c'est tout autant, encore une fois, de défis à relever pour se transformer, pour pouvoir justement se créer une vie épanouissante parce qu'encore une fois, je le dis, je le redis, mais c'est possible. Et il y a un élément, d'ailleurs, il y a un élément clé, parce que quand on vit un inceste, des abus sexuels, en fait, on a été comme dépossédé quelque part de son pouvoir. En tous les cas, dans l'enfance, l'enfant, il est dépendant, mais il est dépendant par nature. Et l'adulte, normalement, c'est l'adulte qui est responsable et c'est l'adulte qui doit avoir un comportement approprié, sauf que dans… ce type d'événement, ce n'est clairement pas le cas. Et donc, l'enfant, au moment du vécu, il a été totalement impuissant. Il y a aussi le phénomène traumatique qui fait qu'il peut y avoir de la sidération, c'est-à-dire qu'il y a tout qui se fige. Ça, c'est un système de protection à la base, mais l'enfant, de toute façon, il ne peut rien faire. Dans ce vécu-là, au moment où il le vit, il ne peut rien faire. Donc moi, ce qui s'est passé, je vais parler de mon propre vécu, ce qui s'est passé, c'est que dans ma vie par la suite, même en tant qu'adulte, je me suis à nouveau souvent, très très très souvent sentie impuissante. En fait, c'est rejoué un peu un état de victime, mais ce n'était pas voulu en fait, c'était un mécanisme, donc je me sentais impuissante. et c'est comme si je pensais que je n'avais pas les ressources. pour agir sur ma vie, en fait. J'avais vraiment... Et ça, c'est une fausse croyance, mais qui est typique de ce type de vécu. Donc, je me suis traînée quand même de cette fausse croyance pendant assez longtemps, jusqu'au moment, sur mon chemin, justement, de guérison, où j'ai compris ça et j'ai réintégré... En fait, j'ai repris mon pouvoir. J'ai modifié cette croyance et j'ai dit « Ok, en fait, si ! » Si, aujourd'hui, je suis adulte. Je dis bien aujourd'hui, je suis adulte. L'enfant, lui, il n'avait pas les ressources. Mais aujourd'hui, je suis adulte, j'ai les ressources et je peux choisir et décider de ne plus être une victime. Ça, ça a été un tournant fondamental sur mon chemin. Et c'est très important parce qu'après, le fait de pouvoir aussi avoir un impact positif sur sa vie, faire des choix de vie, en accord avec ce qu'on désire profondément et qui on est, pour ça, il faut avoir repris son pouvoir. Donc voilà, ça, c'est vraiment un point très important du parcours, selon moi.
- Speaker #1
Oui, en fait, là, c'est hyper fort ce que tu dis. Tu vois, par moments, on a des mécanismes, des mécanismes de protection qui se mettent en place. Et tu sais, parfois, on peut être assez jugeant envers soi-même et à se dire « Mais pourquoi je ne m'affirme pas assez ? » « Mais pourquoi je me laisse écraser par les autres ? » « Mais pourquoi j'ai de la dépendance affective ? » Et en fait, on va avoir tendance à se critiquer ou à s'auto-juger, mais on oublie la part de compassion, en fait, parce qu'on a oublié ce qu'on a vécu, que ce soit dans l'enfance ou dans des vies passées ou dans les mémoires transgénérationnelles. Et du coup, je pense que c'est hyper important de toujours avoir un discours bienveillant envers soi-même. Et parfois, on ne comprend pas tout. Mais toujours revenir à de la douceur, de l'amour. Parce que parfois, on n'a pas tous les éléments. Mais s'il y a des mécanismes de protection qui se sont mis en place, et on voit qu'on un peu s'auto-sabote, on s'auto-détruit. Mais parce qu'en fait, il y a eu des événements traumatiques avant. Du coup, je trouve que parfois, on peut être trop dur avec soi-même. Et se critiquer, mal se parler. Alors qu'en fait, c'est juste des petits personnages qui se sont mis en place pour nous protéger. Et du coup, c'est clair, ça crée une vie bancale. Mais c'est aller rendre visite à toutes ces blessures pour s'en libérer et juste redevenir qui on est soi-même. Se libérer de tous ces protecteurs qui sont là, en fait, pour nous aider, même s'ils le font à leur façon.
- Speaker #0
Oui. Ce qui est... important dans ce que tu dis, et c'est vraiment de pouvoir effectivement retrouver, je dis bien retrouver parce que en fait, quand on a vécu des choses aussi traumatiques, et aussi en fonction de son vécu général dans l'enfance, parce que chacun a son propre vécu, eh bien, ça peut être compliqué, ça peut être compliqué au départ. de faire preuve de bienveillance envers soi, de compassion, d'être dans la douceur, tout simplement parce qu'on a intégré des fonctionnements qui sont plutôt dans ce qu'on a connu. Je vais dire nos parents, mais ça peut être l'entourage, ça peut être par rapport au vécu qu'on a eu. Si on a été maltraité, si on a été critiqué, qu'on a été jugé, on n'a pas reçu l'amour, etc., c'est compliqué de le reproduire. en fait. Donc ça, c'est important aussi de le comprendre et c'est pour ça que il peut être absolument nécessaire de se faire accompagner, en fait, à un certain... En tous les cas, à un certain stade, à un certain niveau parce que, encore une fois, sinon on ne fait que répéter ce qu'on a connu et c'est difficile parfois de sortir de là si on n'a pas en face, peut-être, comment dire, oui, si je n'ai pas eu un regard aimant sur moi de l'extérieur, c'est compliqué d'avoir un regard aimant sur moi-même en fait. Et en étant accompagnée, en tous les cas, moi je sais que c'est vraiment quelque chose de fondamental dans mon accompagnement, c'est d'offrir en fait un espace, un espace déjà d'accueil, de la personne, d'accueil. de non-jugement, de bienveillance, bien évidemment, et un espace aussi sécure, où la personne, elle va pouvoir vraiment venir déposer, libérer ce qu'elle a à libérer. Mais vraiment en se sentant aimée, en se sentant respectée, en se sentant non jugée, voilà. Ce qu'elle peut ne pas avoir connu, en fait. Donc ça, vraiment, pour moi, c'est un élément aussi très, très important. Et après, effectivement, en cheminant, c'est des choses qu'on peut réintégrer en soi. qu'on peut reconnecter en soi parce que ça existe, ça existe quelque part. C'est juste que le vécu fait qu'on connecte à ce qu'on a connu, en fait.
- Speaker #1
Oui, en plus, l'univers, il va toujours confirmer nos croyances. En fait, c'est comme si chacun, on a des filtres et on va tous voir le monde à travers nos filtres. C'est comme si on voyait tous le monde de façon différente avec nos filtres, nos couleurs. notre énergie et tout ça. Et en fait, l'univers, il va toujours nous donner raison. Donc en gros, c'est hyper important pour moi, de se faire accompagner, parce que en fait, on ne peut pas voir nous-mêmes nos angles morts. On a besoin de quelqu'un d'autre, et on a besoin de questionnements pour pouvoir élargir notre champ de conscience et commencer à voir autrement. Parce que tous, de toute façon, c'est tous, même nous, thérapeutes, tous... on vient avec une vision qui n'est pas encore assez claire. Et c'est justement ce chemin d'incarnation qui fait qu'on va avoir de plus en plus de clarté, le champ de conscience va s'ouvrir. Mais pour ça, on a besoin de libérer des croyances ancestrales, des croyances de l'enfance, des croyances de vie passée, etc.
- Speaker #0
C'est exactement. Et aussi, ce qui se passe, et là, comme tu l'as très bien dit, C'est valable pour... qui que ce soit, qu'on soit thérapeute ou pas, c'est-à-dire que c'est lié aussi au mécanisme interne, c'est-à-dire qu'on va avoir, par rapport à ce qu'on a vécu et qui a été souffrant, se mettre en place des mécanismes de protection et de résistance. Et la résistance, elle passe par notre mental, ce qui fait qu'en fait, il y a des choses qui se mettent en place pour éviter de revivre la souffrance. Sauf que, je crois qu'on l'avait déjà un peu évoqué lors du premier épisode, mais pour vraiment se libérer, ça passe par la libération de la charge émotionnelle. Et pour qu'elle se libère, il faut qu'elle nous traverse. Donc, l'émotion originelle, elle n'est pas forcément agréable. C'est pour ça que, d'une part, l'accompagnement, il est important parce que… Du coup, quand l'émotion, elle va nous traverser, on peut être à ce moment-là dans un espace sécure encore une fois. Et du coup, ça peut se faire quand même beaucoup plus en douceur. Mais aussi parce qu'il y a ce phénomène de résistance du mental qui va créer tout un tas d'évitements, de stratégies pour ne pas y aller en fait. Et l'accompagnement, en tous les cas, moi je sais que dans mon accompagnement, ce que j'ai mis en place permet aussi de déjouer comme ça un petit peu les pièges du mental et d'aller un peu, je ne vais pas dire droit au but, mais d'aller là où il y a besoin d'aller pour libérer les choses.
- Speaker #1
Et du coup, est-ce que tu peux nous en dire plus sur ta pratique, tes accompagnements ?
- Speaker #0
Oui, donc là, je viens déjà de donner quelques éléments. En fait, j'accompagne dans des séances de thérapie psycho-énergétique parce qu'on va aller allier le travail psychique au travail énergétique. Alors, le travail énergétique, justement, il va permettre d'aller libérer, dénouer et libérer le blocage au niveau énergétique, au niveau cellulaire. Mais on va aussi aller le travailler au niveau psychique, notamment par la parole. ça va revenir à identifier les croyances, les schémas limitants et à reprogrammer le subconscient. Et mon approche, elle est holistique en l'occurrence. Holistique, tu l'as déjà évoqué, mais holistique, c'est vraiment au sens de prendre en compte la globalité de la personne dans toutes ses dimensions et donc ça va agir aussi bien sur le corps, l'émotionnel. le psychisme, donc le mental, et la partie même spirituelle, énergétique. Voilà, donc c'est vraiment un travail qui se fait en profondeur et qui est, selon moi, assez complet. Et puis aussi, peut-être un petit mot que je peux dire en plus sur mon accompagnement, c'est que j'offre cet espace, effectivement dont la personne a besoin pour aller déposer ce qu'elle a déposé et le faire en se sentant accueilli, en se sentant accepté et en se sentant en sécurité. Mais néanmoins, j'ai aussi à cœur de rendre la personne autonome, c'est-à-dire que d'autant plus que souvent, quand on a vécu ce type de trauma et d'autres, il n'y a pas que ça d'ailleurs, mais on peut avoir… de la dépendance affective notamment et faire une forme de transfert par rapport au thérapeute. Donc vraiment, pour moi, c'est important de ne pas entretenir cette dépendance. Et j'ai vraiment envie aussi de transmettre des outils pour que la personne puisse avancer seule par la suite. Donc ça, c'est important aussi dans ce que je propose. Et ça en fait partie.
- Speaker #1
Donc je retiens que des valeurs importantes pour toi... c'est créer un espace d'amour et aussi de remettre la personne dans son pouvoir personnel, qu'elle puisse être autonome dans sa vie et non pas dépendre de son thérapeute, par exemple.
- Speaker #0
Exactement, exactement. Et puis, bien sûr, au cœur, quand même, tout ce processus de libération énergétique et holistique, exactement. Est-ce que je peux... Oui, je t'en prie.
- Speaker #1
Non, non, vas-y.
- Speaker #0
J'allais dire aussi que tout ce chemin de libération, de guérison, c'est aussi un chemin d'éveil et de reconnexion à qui on est profondément. Pour moi, en tout cas, mon chemin, ça a été ça aussi, ça a été de me reconnecter à mon âme, de vraiment me réaligner. Et aujourd'hui, d'être capable de sentir ce qui est bon pour moi. ce qui ne l'est pas.
- Speaker #1
Est-ce que tu peux nous partager des exemples concrets du chemin de guérison ? C'est quoi les bénéfices ?
- Speaker #0
Oui, de ce que m'a apporté ce chemin de guérison, plus concrètement. Oui, alors, plein de choses, évidemment. Déjà, comme une chose super importante, par rapport à ce que j'ai évoqué, c'est que pendant un certain nombre d'années, je subissais ma vie. Et aujourd'hui, je vis. Je me sens vivante, je me sens vibrante. J'ai vraiment acquis cette capacité à être plus dans l'instant présent, à apprécier. le moment que je suis en train de vivre, à apprécier des choses assez simples de la vie. Et avant, ce n'était clairement pas le cas. Donc ça, c'est vraiment, je dirais, quelque chose, c'est clairement un bénéfice que m'a permis ce chemin de guérison. Sur le plan aussi émotionnel, moi, j'étais beaucoup, beaucoup, beaucoup dans la tristesse. Je dirais que je vibrais la tristesse. et j'étais coupée quelque part de ma joie intérieure. Et c'est vraiment tout ce chemin de guérison qui m'a permis de me reconnecter à ma joie, même je dirais à mon enfant intérieur, mais dans son côté joyeux en l'occurrence, de pouvoir rire à nouveau, de me sentir beaucoup plus légère. Et d'ailleurs, quand on travaille à libérer comme ça les mémoires inconscientes, four savoir que c'est des couches qu'on libère les unes après les autres et que, en fait, ces couches, plus on a de couches, plus ça génère de la lourdeur et plus on libère, plus ça ramène de la légèreté. Donc, ça aussi, aujourd'hui, je peux dire, je me sens beaucoup, beaucoup plus légère que ce que j'étais à l'époque. Et après, si tu veux des exemples encore plus concrets, parce que là, je te parlais plutôt sur le plan Un peu de mes ressentis, déjà on a parlé de la vie affective, je me suis rouverte. aux hommes. J'ai eu des rencontres de plus en plus respectueuses, riches de sens pour moi. Sur le plan intime aussi, j'ai plus du tout les mêmes relations que je pouvais avoir avant. Mon corps, il ne réagit plus du tout de la même manière parce qu'aujourd'hui, je me suis libérée de la charge émotionnelle que portait mon corps. Donc aujourd'hui, je peux dire que je peux avoir des relations intimes où je n'ai plus les blocages que j'avais. Et puis, je me suis ouverte aux autres aussi, beaucoup plus, parce que je crois vraiment que ce type de trauma, en fait, ça impacte énormément le relationnel. Et je me suis d'ailleurs... Le fait d'avoir aussi repris mon pouvoir a fait que je me suis fixée des petits challenges pour poser des actions, et notamment parce que j'avais peur quelque part, j'avais peur de l'autre, donc j'avais peur... de l'extérieur, de m'ouvrir au monde extérieur. Et donc, je me suis comme ça posé des challenges pour aller faire des nouvelles activités, pour rencontrer des nouvelles personnes. Et à chaque fois, c'est des choses qui nourrissent l'estime de soi, qui apportent de la satisfaction, qui ouvrent le champ des possibles. Et voilà, ça aussi, ça fait partie des bénéfices que j'ai pu tirer de ce chemin-là. Et peut-être aussi pour terminer, le fait d'avoir repris mon pouvoir, ça m'a permis vraiment de faire aussi des choix de vie en conscience et des choix de vie qui correspondent à ce à quoi mon âme aspire, à ce dont j'avais toujours rêvé au fond de moi. Par exemple, j'ai quitté Paris pour venir m'installer à La Rochelle. Alors franchement... Je ne croyais pas ça possible avant ma retraite. Et puis, j'ai quitté aussi l'entreprise pour m'installer à mon compte en tant que thérapeute. Et ça aussi, même si j'ai toujours senti au fond de moi que j'avais cette âme de thérapeute, que j'avais envie d'aider les autres, le fait de le faire concrètement et à mon compte, ce n'était pas gagné-gagné. Donc voilà, ça fait vraiment... J'encourage vraiment, en tout cas, à cheminer, à se faire accompagner, en tout cas, si on en ressent le besoin, en fonction de là où on en est, évidemment, de son cheminement. Mais vraiment, ça en vaut la peine. Et c'est vraiment toujours pour aller vers du mieux, Et après, c'est à chacun de sentir, par rapport à là où il en est, d'aller faire ce chemin-là.
- Speaker #1
Ok, on arrive à la fin de l'épisode. Je voulais déjà te dire bravo pour ton chemin de guérison. Bravo d'avoir osé témoigner. Ça montre aussi à quel point tu as réussi à transmuter cette épreuve de la vie. Et je trouve que c'est hyper symbolique d'oser se rendre visible quand on a vécu l'inceste, qui peut être où on a envie de cacher, on peut ressentir... de la honte, de l'humiliation. Et du coup, c'est hyper symbolique d'oser prendre la parole sur cette thématique. Tu vois ?
- Speaker #0
Tout à fait. Justement, merci. Encore une fois, de me donner cette opportunité-là. Et le chemin, je dirais qu'il... En tout cas, le chemin d'évolution, lui, il ne s'arrête jamais. Donc, pour moi, c'est un challenge de plus aujourd'hui de faire ce podcast. avec toi et effectivement sur ce sujet-là particulièrement parce que j'ai dépassé beaucoup de choses, mais ça ne veut pas dire que c'est simple d'oser, effectivement, comme tu l'as dit, en parler et se rendre visible par rapport à ça. Donc, c'est encore… Oui, ça fait encore partie, en tout cas, de mon chemin à moi, de mon chemin d'évolution. Et peut-être aussi de dire qu'après, voilà, ça reste un chemin. Ça, c'est important aussi. C'est-à-dire, moi, j'ai cru pendant longtemps que, bon, je vais atteindre un seuil où ça y est, je suis guérie, tout va bien, c'est bon, je vis ma best life et c'est fini. En fait, ce n'est pas tout à fait comme ça que ça fonctionne. C'est-à-dire que non, c'est vraiment un chemin. Un chemin de vie aussi, c'est un chemin certes de guérison, mais c'est aussi un chemin de vie, c'est-à-dire que… C'est des étapes, on chemine, on avance, on évolue. Et le tout, en fait, c'est plutôt comment je vis les choses à chaque instant. C'est ça qui compte plus que de « ça y est, j'ai tout réglé » . Non, non, non. C'est de voir, par contre, le chemin qu'on a parcouru, ça oui, d'être capable de reconnaître déjà le chemin qu'on a parcouru. Et là où on en est, c'est d'être capable de vivre, tout simplement. de vivre à l'instant T et la vie, elle est faite de haut et de bas, mais par contre ce que je peux dire, c'est qu'aujourd'hui quand il y a des difficultés, je ne les aborde plus du tout de la même manière parce qu'aujourd'hui je suis connectée à mes ressources, j'ai des outils pour faire face, donc je vis les choses différemment et moi ce serait un peu ma conclusion, c'est vraiment de dire, ce qui compte c'est vraiment comment on vit les choses et le chemin permet de les vivre en fait Merci. de mieux en mieux et voilà, et de savourer les choses mais le chemin continue ouais,
- Speaker #1
bah en fait c'est hyper juste, la vie elle est pas linéaire et il y a des cycles aussi et par moments il y a certaines blessures, on les a explorées on a libérées et en fait elles reviennent mais d'une autre façon et on a d'autres outils aussi pour L'appréhender, on ne réagit pas de la même façon, mais c'est en fait, tu as réussi à transmuter. Ça ne veut pas dire que tu as effacé ce qui s'est passé, c'est toujours présent, mais tu arrives à vivre avec et à enjoy ta vie en fait, à kiffer ta vie, être dans la joie, à poursuivre tes rêves, ce qui n'était pas possible avant où tu étais toujours en hypervigilance, où il y avait toujours du stress. et que tu étais toujours sur le qui-vive. Alors que maintenant, en fait, il y a des espaces de relaxation.
- Speaker #0
Oui. Et ça, ce qui a rendu les choses possibles, c'est clairement cette libération de la charge émotionnelle, en fait. Et après, quand tu disais qu'on... Parfois, on retrouve un... Comment dire ? On a l'impression qu'on va revivre quelque chose même sur le chemin de guérison. Pourquoi ? De se dire, voilà.
- Speaker #1
Ils sont d'accord avec toi.
- Speaker #0
Mais en fait, ce qu'il faut comprendre encore une fois, c'est que quelque chose qu'on a libéré, en fait, il l'est libéré au niveau émotionnel. Donc, il n'a plus cette charge-là. Par contre, si on revisite une thématique, c'est parce qu'en fait, on a autre chose à libérer à un autre niveau, tout simplement. Et c'est en ça que je dis que c'est un chemin, parce que finalement, on peut aller libérer d'autres couches. Voilà. aussi. Mais c'est important de ne pas oublier de vivre. C'est ça que je voulais dire aussi. C'est-à-dire, oui, oui, c'est le chemin de guérison, c'est très bien. Mais à un moment donné aussi, c'est ne pas oublier de vivre. On est là pour vivre. On est là pour apprécier l'instant présent, vraiment.
- Speaker #1
Oui, voilà, c'est pas juste j'enlève toutes les couches, je me purifie, je me nettoie, blablabla. Non, mais on est aussi là pour... kiffer la life, mais ça fait partie du process quand même pour aller kiffer en tout cas je voulais dire merci d'avoir diffusé ton message et je pense que ça va tomber dans les oreilles de femmes qui ont besoin d'entendre et que ça va pas tomber dans les oreilles de femmes par hasard donc merci beaucoup à toi et merci pour ton courage pour ton authenticité et pour cette magnifique transformation, je pense que ça donne beaucoup d'espoir à des femmes qui ont peut-être vécu des choses similaires et qui sont en chemin.
- Speaker #0
Ben écoute, merci encore à toi et j'espère vraiment que en tout cas, ça peut amener, si ça peut amener des compréhensions, des clés, voilà, raisonner quelque part, vibrer chez certaines personnes qui écouteront ce podcast et ben ce sera... Ce sera déjà une réussite, en fait. En tous les cas, c'est l'objectif. Et puis, ne serait-ce que d'avoir eu ces échanges enrichissants et ce partage avec toi.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
Très belle journée à toi et à tous et à toutes.
- Speaker #1
Un grand merci pour ton écoute. Si tu as adoré ce podcast et que tu souhaites me soutenir et m'aider à diffuser mon message, je t'invite à t'abonner. me laisser 5 étoiles lumineuses sur Spotify ou Apple Podcasts et un mot doux d'amour. Ou bien tague-moi en story Instagram en me mentionnant at Cosmic.Flowers. Je t'embrasse et je t'envoie du soleil.