Speaker #0Bienvenue dans CosyFinance, le podcast qui rend la finance à la fois simple et accessible, spécialement conçu pour toutes les femmes à la recherche d'informations faciles à mettre en place. Moi c'est Sophie, à la barre de SDS Conseil, et je serai ta partenaire dans cette aventure financière. Hello, bonjour, j'espère que tu vas bien. Comme d'habitude, je fais ma petite requête au passage. Si tu aimes le podcast et que tu veux m'aider à le faire grandir, abonne-toi là maintenant. Et si tu as deux petites minutes devant toi, laisse une note ou un commentaire, ça te prend quelques secondes et pour moi ça change vraiment vraiment beaucoup de choses. Aujourd'hui, je vais parler d'argent à deux. Et si ce sujet te crispe un peu parce que tu as déjà vécu une dispute pour une soi-disant broutille qui, en fait, avait un lien avec l'argent, c'est normal. L'argent, ça touche à plein de choses en même temps. Dans un couple, l'argent ne se résume pas à un fichier Excel. C'est du quotidien. Ce sont des habitudes, parfois installées depuis longtemps. Ce sont des priorités qui ne se ressemblent pas. Et puis, derrière, il y a souvent un vrai besoin, un besoin de liberté, ou au contraire, un besoin de sécurité. Le truc, c'est que les tensions ne commencent pas à la première grosse dispute. Elle commence bien avant avec des petites choses, un colis inattendu, une dépense sur le compte que tu ne reconnais pas tout de suite ou encore un nouveau prélèvement qui apparaît dont vous n'aviez jamais parlé. Et là tu te retrouves coincé entre dire quelque chose ou ne rien dire. Si tu dis quelque chose, tu as peur de passer pour la relou de service qui contrôle tout et si tu ne dis rien, tu sais très bien ce qui va se passer. Tu vas ruminer, tu vas compenser ailleurs, tu vas essayer de maintenir l'équilibre, de faire tourner le quotidien sans faire de vagues et un jour ça va se sortir. Pas forcément au bon moment et pas forcément sur le bon sujet. La goutte d'eau qui fait déborder le vase, tu vois le genre. Donc aujourd'hui, j'ai juste envie de te simplifier la vie en te donnant trois accords à poser. Pour que l'argent arrête de casser l'ambiance, ça enlève le flou, ça évite les sous-entendus et ça vous remet du même côté. Ce qui est compliqué avec l'argent, c'est que tu peux avoir deux personnes de bonne foi et avoir quand même des moments de tension. Souvent on se dit que c'est parce qu'on n'est tout simplement pas d'accord sur l'argent, mais en réalité, vous n'êtes juste pas d'accord sur les règles du jeu. Et comme personne n'a jamais posé ses règles clairement, chacun joue avec ses propres règles dans sa tête. Je te donne deux trois exemples, tu vas voir, c'est du vécu. Tu vois une grosse dépense qui n'était pas prévue, et dans ta tête, comme vous êtes un peu ric-rac, tu te demandes comment vous allez finir le mois en cours. Et là, c'est même pas lâcher le souci, c'est ce que ça déclenche. Les « je vais pas y arriver » , « on va être à découvert » , « je vais encore devoir tout gérer » , et ainsi de suite. En face, l'autre, ce qu'il va entendre quand tu vas lui en parler, c'est que tu le surveilles. Et là, pour lui, il ne s'agit plus non plus de la dépense, il s'agit de liberté, de contrôle, du droit de faire comme il veut et de ne pas avoir de compte à rendre. Et même sur les trucs du quotidien, ça peut être compliqué, genre juste pour les courses. Tu as acheté des produits un peu plus chers que d'habitude parce que tu cuisines, parce que tu veux manger mieux, parce que tu n'avais pas l'énergie de faire trois magasins pour comparer les prix. Bref, tu as fait au plus simple. Et là, si on te sort un truc du genre « ça fait un peu cher » , non. Ben ici, toi tu n'entends pas ça. Tu entends, tu gères mal, tu exagères ou encore tu ne fais pas attention. En parallèle, il y a aussi la charge mentale liée à l'argent. Il y a des couples où il n'y a absolument pas de tension sur l'argent en soi, parce qu'ils en ont suffisamment. Néanmoins, il va y avoir de la tension parce que l'un des deux a l'impression de porter le sujet à lui tout seul. Et quand je dis porter le sujet, je parle de trucs hyper concrets. Pas juste de penser à l'argent en théorie, mais de devoir penser à toutes les échéances, à anticiper les grosses factures, à savoir quand tombe le paiement annuel de l'assurance auto, ou encore se souvenir qu'il y a la taxe foncière, vérifier que le compte ne part pas en vrille, qu'il y a assez de liquidités dessus, ou encore faire les virements quand il faut. Quand tu portes ça toute seule, tu peux te retrouver agacée, sans réussir à concrètement l'expliquer. Parce que tu n'as pas envie de devoir faire tout un discours, tu as juste envie que ce soit partagé, et finalement qu'il le comprenne de lui-même. Puis il y a aussi les zones grises, quand personne ne sait vraiment si c'est du commun ou du perso, jusqu'au jour où ça explose. Par exemple, Les cadeaux pour la famille, les sorties en couple ou encore les dépenses pour les enfants. Là, le souci, ce n'est pas la dépense, c'est la règle. Est-ce que c'est censé être payé avec l'argent commun ? Est-ce que c'est une dépense perso ? Est-ce que ça part d'un compte commun ou est-ce que chacun paye de son côté ? Et surtout, à partir de quand est-ce qu'on se prévient ? Si vous n'avez jamais posé ça ensemble, vous allez forcément en parler au pire moment. Quand quelqu'un est déjà fatigué, déjà stressé ou déjà sur la défensive. Et c'est là que sortent des phrases qui font un peu mal. Parfois frontalement, parfois en mode passif agressif, parfois de façon polie, mais tu sens que le ton ne colle pas avec ce qui est dit. Ça peut par exemple être « tu ne regardes jamais nos comptes » , « tu fais comme si l'argent tombait du ciel » , « je me serre la ceinture et toi tu te fais plaisir » , « tu aurais pu prévenir » ou encore « on avait dit qu'on ferait attention » . Dans un couple, une phrase sur l'argent, c'est rarement juste une phrase sur l'argent. C'est souvent de la fatigue, une peur, un besoin d'air qui sort de la mauvaise façon. Quand tu dis « tu aurais pu prévenir » , tu ne parles pas forcément toujours de la dépense en elle-même. Tu parles du fait de te sentir mise devant le fait accompli, et du fait de découvrir les choses au dernier moment. Quand tu dis « on avait dit qu'on ferait attention » , ça veut dire « j'ai l'impression de devoir rattraper à chaque fois » . Et quand tu dis « tu ne regardes jamais nos comptes » , ça veut dire « j'en peux plus d'être celle qui surveille tout le temps » . En face, l'autre, il n'entend pas ça. Il entend une accusation, un jugement, et c'est là que souvent la discussion se transforme en rapport de force. Donc si tu as l'impression que vous vous disputez pour rien, ce n'est pas que c'est rien. C'est juste que ça sort au mauvais endroit, au mauvais moment, avec les mauvais mots. Et c'est exactement pour ça qu'un cadre va aider. Il évite que chaque dépense devienne une sorte de test de respect, ou de test de « est-ce que tu penses vraiment à nous ? » . Ici, si tu ne devais garder qu'une seule chose en tête, c'est celle-là. Vous ne vous disputez pas uniquement sur une dépense, vous vous disputez sur ce que cette dépense vient réveiller en vous. Et tant que vous n'avez pas posé un cadre, ça revient, parce que vous improvisez au quotidien. Donc maintenant, on va poser trois accords, et je vais te les donner dans un ordre qui évite de partir dans tous les sens. Le premier accord, c'est le socle commun. Tout ce que vous financez ensemble pour que votre vie à deux tourne. Je sais que dit comme ça, ça peut sembler évident, sauf que évident dans un couple, ça veut souvent dire évident pour moi, et pas toujours pour l'autre. Donc le socle commun en général, c'est tout ce qui fait tourner la vie à deux. Le logement, les charges, les courses, les assurances, les abonnements partagés, et les enfants si vous en avez. Je tiens à préciser que vous ayez un compte commun ou des comptes séparés, ça ne change rien au fond. Ça change juste l'organisation, le comment vous payer. Le socle, lui, c'est juste votre définition à vous de ce qu'on prend en charge ensemble. Et c'est sur les petits détails que ça se joue, pas sur le loyer. Le loyer en général, tout le monde est d'accord là-dessus. Ce qui met vraiment le bazar, ce sont les zones grises. Ce que toi, tu mets naturellement dans le commun, et ce que l'autre voit comme plutôt de l'ordre du perso. Voici quelques exemples pour que tu puisses mieux comprendre. Les courses. Est-ce que ça inclut les produits perso plaisir ? Les produits un peu plus chers ? Voir carrément les serviettes hygiéniques ou les tampons ? Car oui, parfois, la question se pose dans certains couples. Les cadeaux. Est-ce que c'est commun ou est-ce que chacun gère sa propre famille ? Les restos. Est-ce que les sorties à deux font partie du socle ? Ou est-ce que ça reste occasionnel et chacun pioche dans son perso ? Les enfants, est-ce que vous avez une enveloppe enfant dans le socle, ou est-ce que ça tombe un peu au fil de l'eau ? Et ainsi de suite. Ici, tu n'as pas besoin de faire toute une thèse sur le sujet, tu as juste besoin de trancher. Et pour lancer la discussion, tu peux simplement commencer par dire « j'ai envie qu'on pose notre socle commun, juste pour qu'on arrête de découvrir les dépenses au dernier moment » . Ensuite, vous mettez chacun un montant mensuel. Et pour faire ce calcul, je te conseille vraiment de partir de l'existant, et pas d'imaginer quelque chose de totalement hypothétique. Donc pour le fixer, tu peux regarder les dépenses sur les 3 à 6 derniers mois, faire une moyenne et arrondir. Ici, il faudra juste bien penser à tenir compte des dépenses qui ne reviennent qu'une fois par an ou tous les semestres ou trimestres. Sinon, tu te retrouves avec un socle idéal qui ne tient pas deux semaines. Parce que le piège, c'est de se dire, bon, on va mettre 400 euros de course, ça ira. Sauf que dans la vraie vie, tes courses, c'est pas juste des pâtes et des légumes. C'est aussi les produits d'hygiène, les produits d'entretien pour la maison et quelques plats tout prêts qui coûtent un peu plus cher. Mais on ne pense pas toujours à toutes ces petites dépenses du quotidien, comme les produits en boulangerie, la petite baguette ou le petit croissant qui fait plaisir, les snacks achetés sur le pouce, et à la fin, forcément, ça fausse complètement le chiffre. Du coup, ton 400 euros, il peut facilement exploser en bol. Et vous vous retrouvez à vous justifier sur un truc qui, au départ, était juste mal estimé. Dans ce socle, il faut aussi penser à tout ce qui ne tombe pas tous les mois, mais qui finit toujours par tomber. Typiquement, les vacances, mais aussi les cadeaux de Noël, une grosse facture annuelle, un entretien de voiture, et ainsi de suite. Et c'est souvent là que ça se complique, parce que vous ne réagissez pas forcément pareil. Pour les vacances, par exemple, il y a la personne qui réserve vite, parce qu'il y a une promo, parce que ça fait du bien de se projeter, parce qu'elle déteste attendre. Et puis il y a l'autre qui voit juste le montant final, et qui panique, parce que dans sa tête, il y avait déjà une grosse facture annuelle à payer pour le remplacement de la chaudière, des cadeaux à prévoir, et de grosses dépenses qui arrivent. Au fond, l'un pense « je fais un truc cool pour nous » , alors que l'autre pense « on va se mettre dans le rouge » . Donc quand vous allez poser votre socle, ça vaut le coup de décider aussi comment vous gérez ces grosses dépenses qui reviennent. Là, pas besoin de tout chiffrer au centime près, mais il faut au moins mettre des mots dessus. Le montant total que vous allez obtenir, il n'est pas là pour vous enfermer, il est juste là pour que vous sachiez ce que votre vie à deux coûte, avant même de parler de plaisir ou de projet. Une fois que ce socle global est posé, il y a quelque chose d'important à définir, et c'est souvent là que ça peut se tendre un peu. Comment est-ce que vous le financez chacun, sans que l'un ait l'impression de se faire avoir, et sans que l'autre ait l'impression d'être littéralement sous tutelle ? Donc le deuxième accord à mettre en place, c'est de choisir une méthode de contribution à ce socle. Là je te le dis franchement, il n'y a pas une méthode idéale qui fonctionne pour tout le monde. Il y a juste une méthode qui fonctionne dans votre réalité à vous. Et en gros, tu as deux grandes façons de le faire. La première, c'est une répartition en 50-50. C'est simple, ça rassure certains couples, ça évite les calculs un peu tirés par les cheveux, ça marche quand les revenus sont proches et que le socle n'écrase personne. La deuxième, c'est une contribution proportionnelle aux revenus. Donc si l'un gagne plus, il met plus. Ça permet de garder un niveau de vie commun. sans que la personne qui gagne moins se retrouve à compter chaque euro pour ses dépenses perso. Et voici un exemple concret. Imaginons un socle à 2400 euros. Si vous faites du 50-50, chacun met 1200. Mais si l'un gagne 3500 et l'autre 1700, tu vois tout de suite le problème. La personne à 1700 euros se retrouve avec 500 euros pour le reste, alors que pour celle qui a 3500 euros, il restera 2300. Et ça, ça peut créer de la frustration, même si personne ne le dit au départ. Alors qu'avec une contribution proportionnelle, vous faites un pro-rata, et de cette façon, le déséquilibre s'annule. Pour choisir la meilleure méthode, le critère important, c'est la marge. Concrètement ? C'est d'arriver à définir si chacun est à l'aise pour finir le mois après avoir payé sa part du socle. Si l'un termine le mois en se serrant la ceinture sur ses dépenses perso, tu peux être sûr que ça va ressortir un jour. Par des remarques, par des tensions, par des « tu pourrais faire un peu plus attention à nos dépenses communes » plutôt que de « dépenser n'importe comment » . Et je vais ajouter un point important à prendre en compte. La charge mentale et le temps. Dans certains couples, l'un gagne peut-être moins parce qu'il a pris un temps partiel, parce qu'il gère plus les enfants, parce qu'il porte plus l'organisation. Et ça, ça compte énormément dans le ressenti de justice. Donc avant de trancher sur une règle, posez aussi cette question. Est-ce que c'est vivable et juste pour chacun, dans la vraie vie, avec le temps et l'énergie que chacun met dans le couple ? Quand le socle est clair et que la contribution est posée, beaucoup de couples se disent « Ok, c'est bon, on a réglé le sujet » . Et c'est vrai, mais uniquement jusqu'à ce que le quotidien ramène les petites dépenses, celles qui ne sont jamais graves, mais qui s'accumulent et finissent par vous crisper. C'est exactement pour ça que l'accord 3 est si important. Il remet une zone de liberté sans justification, sans commentaire. Le troisième accord, c'est de garder une poche d'argent perso pour chacun. Une enveloppe mensuelle avec une règle simple. Dans cette enveloppe-là, chacun fait ce qu'il veut sans avoir à se justifier. L'idée, c'est de vous enlever l'impression d'être observé, évalué ou de devoir se justifier pour n'importe quel achat. Parce que quand il n'y a pas de zone claire, tu te retrouves vite à commenter des détails, puis à te crisper pour des détails. Pas par envie de surveiller l'autre, plutôt parce que tu ne sais pas où est-ce que tu dois t'arrêter et où l'autre doit te prévenir. Et à force, chaque petite dépense devient un signal. Vous ne discutez plus vraiment de l'achat, vous discutez de ce que ça raconte. Du respect, de la liberté ou de la sécurité. Et en général, ça ne commence pas par une grande dispute, ça commence par une petite phrase lâchée au passage, avec un ton un peu piquant. Un « tu as encore commandé un truc ? » qui ressemble presque à une blague, sauf que non. Et quand ça revient, semaine après semaine, ça se durcit. On n'est plus dans la remarque, on bascule dans le jugement à coup de « tu dépenses vraiment n'importe comment » . « Je fais attention à tout alors que toi tu te fais plaisir » , « je bosse comme une dingue et toi tu claques tout » . Et parfois, il n'y a même plus de phrase, juste un soupir, un regard, une ambiance tendue. Et là, deux choses peuvent se produire. Le contrôle extrême d'un côté ou la honte de l'autre. Alors que concrètement, personne n'a envie de vivre ça. Et cette enveloppe perso, elle sert aussi à éviter un truc très courant, les achats cachés. Ce qu'on fait juste pour ne pas relancer une énième discussion sur le sujet, pas par envie de mentir, mais juste par fatigue. Et surtout, on parle bien d'un espace à toi, pas d'un espace qui a été validé par l'autre. Une fois que la règle est posée, tu n'as pas à demander et l'autre n'a pas à commenter. Concrètement, ça veut dire que dans cette poche, tu fais tes choix, point. Et la contrepartie, c'est la même pour l'autre. Pour fixer cette poche, l'idée est simple, un montant qui laisse vraiment de l'air à chacun, tous les mois. Soit vous mettez la même somme, soit vous l'ajustez en fonction des revenus. Ça marche aussi tant que c'est clair, assumé et que personne ne le vit comme une dette. Dans tous les cas, le point qui évite 80% des embrouilles, c'est de fixer la règle du jeu. Dans cette poche, chacun dépense librement et l'autre ne commande pas. Et s'il reste deux ou trois dépenses entre deux qui reviennent tout le temps, vous les tranchez une bonne fois pour toutes. Parce que dans la vraie vie, tu as des dépenses qui flottent un peu. Les vêtements des enfants, les cadeaux pour la famille, les sorties avec des amis communs. Et si vous ne tranchez pas, ça finit toujours par ressortir au pire moment. Et si tu sens que tu vas te mettre à commenter chaque dépense, tu peux toi-même te dire, non, j'ai besoin qu'on ait chacun une zone à nous, sinon je vais devenir la personne qui fait des remarques, et je n'ai pas envie de vivre comme ça. Une fois que vous avez posé ces trois accords, il reste un dernier truc, et je te le dis parce que je le vois tout le temps, ce n'est pas le grand moment où on a enfin parlé d'argent qui règle tout, le grand moment, oui, il fait du bien, il remet de l'air, il remet du lien, mais ensuite la vraie vie revient en galop. Et la vraie vie, c'est la fatigue. Les enfances, il y en a, les semaines où tout s'enchaîne, les courses faites à l'arrache, les imprévus qui tombent pile quand tu n'avais pas vraiment besoin de ça. Et dans ces moments-là, tu retombes vite dans un truc très humain. Tu encaisses, tu ravales, tu te dis « bon, j'en parlerai plus tard » . Mais plus tard, ça devient parfois trois semaines, puis deux mois, puis ça ressort en vrac, encore une fois, au pire moment. Donc l'idée, ce n'est pas de faire de l'argent un sujet quotidien, personne n'a envie de vivre dans un fichier Excel, pas même moi, c'est pour dire. L'idée, c'est de vous créer un rendez-vous. léger, régulier, qui évite l'accumulation. Une fois par mois, c'est largement suffisant en 15 minutes, montre en main. Et je préfère vraiment que ça soit 15 minutes un peu bancales, mais faites, plutôt qu'une grande discussion soi-disant parfaite une fois par an, que vous ne refaites jamais. Et pour ça, le point clé, c'est le moment. Pas entre deux portes, pas juste après une découverte de dépense, quand ton cerveau est déjà en mode « ah, alerte, alerte, alerte » , un moment neutre. Un moment où vous êtes à peu près disponible, même si ce n'est pas la semaine la plus zen du monde. Et l'idéal, c'est de garder la même mini-trame à chaque fois. Comme ça, ça ne devient pas un grand débat, c'est juste un petit point à deux, et ça peut donner des questions toutes simples, comme « est-ce que le socle a tenu globalement ? » « Est-ce qu'il y a un truc qui arrive le mois prochain et qu'il faut anticiper ? » Est-ce qu'il y a une règle qui mérite d'être évoquée ? ajusté. Et si toi, t'as un truc qui te pèse, bah tu peux le dire à ce moment-là, sans procès. Tu dis ton ressenti ou ton besoin, et tu proposes une règle concrète. Ça peut être, quand je découvre des dépenses au dernier moment, ça me met en tension, j'ai besoin qu'on se prévienne au-dessus de X euros, ou là je sens que le socle est un peu trop bas, et que je compense. Ça te va si on le remonte un peu. Cette vérification n'est pas là pour compter les points, mais pour vous éviter ce moment où vous vous regardez épuisé, et vous vous dites mais comment on en est arrivé à se parler comme ça ? Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. Si tu t'es reconnu dans certains exemples de cet épisode, j'ai envie de te dire un truc très simple. Tu n'es pas trop sensible, tu n'es pas trop contrôlante, tu n'es pas trop dépensière, tu n'es pas nul en argent. Tu es juste en train de naviguer un peu à vue sur un sujet qui touche à la sécurité, à la liberté et parfois même à l'amour. Sans mode d'emploi. Et au final, c'est normal que ce soit maladroit. C'est normal que ce soit chargé. Ça ne dit pas que votre couple est foutu. Ça dit juste que les règles n'ont pas été posées. Ou qu'elles ont été posées une fois, puis la vie est passée par là. Donc si tu as envie de faire un premier pas après cet épisode, fais-le mais petit. Car tu n'as pas besoin de tout régler aujourd'hui, tu peux juste poser un premier accord. Celui qui chez vous enlève le plus de tension. Et si tu ne sais pas par où commencer, tu commences par le plus simple. Vous mettez par écrit votre socle commun. Rien que ça, ça enlève déjà une partie du flou. Et si tu veux, tu peux venir me parler de ce qui coince le plus chez vous, le socle, la contribution ou l'argent perso. Je lis tout, et ça m'aide vraiment à faire des épisodes qui parlent de la vraie vie, pas juste de la théorie. Merci d'avoir été là pour ce nouvel épisode. N'oublie pas de t'abonner pour ne pas louper les prochains, de partager ce podcast autour de toi, de laisser un petit commentaire ou même de m'envoyer tes questions. Et surtout, reste à l'écoute pour le prochain épisode. D'ici là, prends soin de toi et de tes finances. Je te souhaite une très belle journée et je te dis à très bientôt pour de nouvelles aventures financières.