Speaker #0Musique Coucou et bienvenue dans Coulisses de Soi, le podcast où l'on apprend à se regarder autrement. Musique J'espère que tu vas bien. Je te retrouve dans ce tout nouvel épisode où j'avais envie de parler d'une saison qui m'inspire beaucoup, l'automne. Cette saison qui nous invite à ralentir, à observer ce que nous portons encore en nous et à laisser partir ce qui ne nous sert plus. Pour commencer, je te propose une petite image. En automne, les arbres offrent un spectacle silencieux. Leurs feuilles se détachent une à une, parfois lentement, parfois en portée d'un coup de vent. Mais jamais l'arbre ne résiste. Il sait que c'est le moment. Ce geste peut paraître anodin, et pourtant, il est profondément symbolique. L'arbre ne garde pas ses feuilles mortes par nostalgie ou par peur du vide. Il les laisse partir pour protéger l'essentiel, ses racines, sa sève et sa force intérieure. Et nous, combien de feuilles mortes gardons-nous en nous ? Un vêtement que l'on n'aime plus vraiment mais qu'on conserve au cas où Une relation qui ne nous nourrit plus mais que l'on entretient par habitude ou par peur d'être seul Une pensée négative répétitive comme je ne suis pas assez ou je dois toujours faire plus Ces feuilles mortes pèsent sur nos branches intérieures Et souvent, nous ne réalisons pas à quel point elles nous empêchent d'évoluer Elles donnent l'illusion de séquence Sécurité, garder ce qu'on connaît, même si ça ne nous nourrit plus, semble franchement moins effrayant que de faire face au vide. L'automne nous enseigne alors une vérité simple. Ce vide n'est pas un danger, il est un passage, un espace nécessaire pour accueillir autre chose. L'arbre, il ne se dénude pas par faiblesse, il le fait pour mieux renaître. Et si nous faisions pareil ? Alors, regarde autour de toi et à l'intérieur. Quelles sont tes feuilles mortes ? Qu'est-ce que tu continues à garder par peur, par habitude ou par confort ? Et si tu les laissais partir, qu'est-ce que tu pourrais libérer en toi ? Maintenant que tu as l'image, rentrons dans le vif du sujet. Si je parle de l'automne, ce n'est pas seulement pour sa beauté extérieure. C'est aussi parce que cette saison peut être une métaphore pour notre image de soi. Ce que nous portons chaque jour, vêtements, gestes, habitudes, pensées, reflètent parfois qui nous sommes, parfois ce que nous avons appris ou intégré sans même y réfléchir. Il arrive que notre image ressemble à un arbre en fin de saison. Elle porte encore des feuilles mortes, des choses que l'on garde sans se demander si elles nous correspondent encore vraiment. Parfois ce qu'on porte ne reflète pas vraiment qui nous sommes. On a peut-être un vêtement qu'on aime, mais on l'a choisi pour plaire aux autres plutôt que pour soi. Même si on le trouve joli, il ne nous fait pas vraiment sentir nous-mêmes. On garde parfois une coupe de cheveux par habitude, une coupe adoptée il y a longtemps, influencée par ce que les autres disaient ou aimaient. Elle ne correspond plus à qui l'on est aujourd'hui. Le maquillage, parfois on croit encore l'aimer, mais il ne nous ressemble plus. On le suit par habitude ou parce qu'on pense que c'est ce qu'il faut faire, dans la société, au travail ou pour répondre aux attentes des autres. On oublie alors de choisir ce qui nous fait vraiment envie ou de rester naturel si on n'a plus envie de se maquiller. Nos comportements peuvent aussi être des couches héritées. On se force à sourire, à paraître joyeux, joyeuse, alors qu'on ne l'est pas vraiment. On joue un rôle que les autres attendent. au lieu d'exprimer nos émotions authentiques. Parfois, on se tait dans certaines conversations pour ne pas déranger, pour ne pas déplaire, pour ne pas fâcher. On réprime ce que l'on pense ou ressent pour correspondre à ce qui semble dit acceptable. Et il y a ces rôles que l'on joue. La personne agréable, forte, discrète, celle qui fait bien. Ces rôles rassurent les autres, mais ils nous enferment et nous éloignent de notre vrai moi. Et nos pensées, elles aussi, peuvent devenir des couches. On se répète parfois qu'on n'est pas assez beau ou belle, pas assez compétent ou compétente, pas assez intéressant ou intéressante. Des croyances héritées, renforcées par l'extérieur, qui limitent notre confiance en nous. On croit devoir ressembler à une certaine image pour être accepté. On se juge, selon des standards toujours extérieurs, pas selon nos envies. Et puis on se dit parfois... On ne peut pas changer parce que les autres nous connaissent comme ça. On se met des barrières basées sur leur regard ou l'histoire des autres plutôt que d'explorer notre vrai potentiel. Observer ses couches, c'est déjà un premier pas vers le lâcher prise. Alors pose-toi ces questions. Est-ce que ce que tu portes, ce que tu fais ou ce que tu penses encore te fait plaisir ? Tu te nourris vraiment ? Est-ce un choix conscient, une habitude héritée, une protection ou un masque que tu maintiens ? L'automne peut t'inspirer à regarder ses couches autrement, non pas pour te juger, mais pour questionner ce qui te correspond vraiment aujourd'hui. Maintenant, j'aimerais qu'on aille un peu plus loin dans nos coulisses intérieures, là où c'est plus intime, parfois inconfortable, mais souvent révélateur. Personnellement, l'automne m'invite à ralentir. Il y a vraiment quelque chose dans cette transition. La lumière qui change, les feuilles qui tombent, l'air plus doux. Tout cela, je trouve qu'il crée un moment un peu cosy, un moment pour soi. C'est comme si la nature elle-même nous rappelait qu'il est temps de se dépouiller un peu, de laisser tomber ce qui n'est plus nécessaire et de regarder à l'intérieur de nous avec douceur. Et donc, observer la nature, se préparer à l'hiver, c'est aussi voir les couleurs changer. les branches se dénuder et ça devient une petite référence à ce que l'on porte en soi, à nos propres cycles. C'est vraiment un moment pour ralentir, pour respirer, pour prendre soin de soi et pour accueillir ce qui vit à l'intérieur, sans jugement, juste avec curiosité. Avant de continuer, je voulais faire un petit disclaimer. Je veux préciser que ce que je partage ici est entièrement personnel. Ce n'est pas du tout un avis médical, scientifique ou professionnel, ce sont simplement mes réflexions, mes observations et ce que j'ai remarqué en moi ou chez certaines personnes que j'accompagne. Mais si jamais tu ressens le besoin d'un accompagnement spécifique ou si certaines situations te dépassent, il est important de consulter un ou une professionnelle qualifiée, parce que ce que je raconte ici ne remplacera jamais un suivi ou un conseil adapté à ta situation. Je trouvais qu'il était important de le préciser car si j'aborde ce sujet, c'est parce que c'est aussi ma manière de voir les saisons et donc la vie en général. Pour moi, chaque saison invite à réfléchir, à ralentir, à observer ce qui se passe à l'intérieur. C'est ma façon de me poser des questions, de travailler sur moi et c'est aussi une manière de présenter mon approche quand j'accompagne mes clientes. C'est donc vraiment ma manière de voir les choses et de travailler avec mes clientes. Pour illustrer un peu ce que je veux dire, prenons un exemple. Moi-même, je ne disais pas toujours ce que je pensais réellement au fond de moi. Je retenais mes émotions, mes impressions, mes envies, et souvent je ne pouvais pas montrer ce qui se passait vraiment à l'intérieur, ou alors je n'exprimais que ce qui semblait acceptable pour mon entourage. Avec le temps, c'est devenu un réflexe presque automatique pour me protéger, parce que je ne me sentais pas toujours écoutée, comprise, ou prise au sérieux. Cacher une partie de soi, retenir ce que l'on ressent, c'est un peu comme porter un masque invisible. Il permet de traverser le quotidien sans créer de conflit, mais il finit par peser et nous éloigne de notre vraie voix, de ce que l'on est vraiment. Même si on croit que c'est nécessaire pour se préserver, il y a souvent un vide, un manque de sincérité avec soi-même et avec les autres. Et je vois la même chose... chez certaines personnes que j'accompagne. Elles continuent de porter des comportements ou des styles qui ne leur appartiennent pas vraiment. Certaines portent un style qu'elles aiment, mais réalisent que ce qu'elles aiment reflète surtout ce que leurs proches apprécient. D'autres se retiennent dans leur interaction, hésitent à exprimer ce qu'elles pensent pour ne pas déranger. D'autres encore continuent de sourire ou d'adopter certaines expressions pour plaire ou pour bien faire. même quand elles ne le ressentent pas vraiment. Cela me fait penser d'ailleurs à une particularité de la culture japonaise, le katemae, j'espère que je le dis correctement, c'est ce que l'on montre aux autres, la façade que l'on adopte pour être socialement acceptable, et le one, c'est ce que l'on ressent vraiment à l'intérieur mais que l'on ne montre pas forcément. Ces couches, elles ne sont pas des mauvaises habitudes, ce sont des protections, des réflexes, mais elles peuvent aussi nous éloigner de nous-mêmes et de ce que nous aimerions exprimer. Le lâcher prise intérieure, ce n'est pas changer de personne, c'est devenir pleinement soi. En déposant les croyances limitantes, les schémas répétitifs, les blessures héritées, tu crées de l'espace pour mieux respirer, te reconnecter à toi-même et accueillir ce qui te correspond vraiment. Chaque geste peut être concret Changer un style Oser dire ce que tu penses, reconnaître un schéma familial ou ajuster une croyance Et cela ouvre des pistes sur l'énergie que nous portons et le transgénérationnel, ce que nous héritons de nos familles Les habitudes, croyances ou émotions qui se transmettent souvent sans que l'on s'en rende compte Aujourd'hui, qu'est-ce que tu pourrais observer et déposer pour te sentir plus libre et plus aligné avec toi-même ? Alors si l'automne nous invite à déposer ce qui ne nous appartient pas, il nous rappelle aussi que chaque fin prépare un nouveau départ. Regarde les feuilles qui tombent, leur chute est lente et silencieuse. Elles nourrissent la terre. prépare le printemps à venir. Et nous, à notre échelle, ce que nous laissons derrière nous aujourd'hui, crée un espace pour demain, un espace pour accueillir ce qui nous ressemble vraiment et ce qui résonne avec notre cœur et nos valeurs. Observer, déposer, laisser tomber, ce n'est pas perdre, c'est préparer, c'est faire de la place à l'intérieur pour que ce qui est authentique, ce qui nous parle profondément, puisse émerger. Même les petits gestes, les petites prises de conscience nourrissent ce renouveau. Alors, prends ce moment pour observer ton automne intérieur. Quelle habitude, quelle croyance, quel schéma souhaites-tu laisser aller ? Qu'est-ce qui t'alourdit encore et que tu pourrais déposer doucement, sans forcer ? Quels gestes, quelles décisions, quelles intentions peuvent t'aider à avancer, à te sentir plus léger, plus légère, plus vraie avec toi-même ? Maintenant, Regarde autour de toi, sens le vent sur ta peau, la lumière qui change et le parfum de l'air. Et laisse ces sensations te rappeler, le ralentir s'est déjà avancé. Tu peux si tu le souhaites me partager ce que tu observes, mais il n'y a aucune obligation. L'important c'est de faire ce chemin à ton rythme avec bienveillance envers toi-même. Chaque geste, chaque petite prise de conscience compte. Même les pas les plus petits, même les étapes qui prennent du temps, nous préparent doucement à renaître. L'automne nous rappelle que laisser tomber ce qui nous alourdit, ce n'est pas perdre. Comme les feuilles qui tombent pour protéger l'arbre et préparer le printemps, nous faisons de la place pour ce qui peut éclore en nous. Chaque attention que l'on porte à soi, chaque geste que l'on pose pour soi-même nourrit ce renouveau et petit à petit, ce cycle de repos et de renaissance nous accompagne dans nos transformations personnelles. Si cette réflexion et ma manière de voir les choses t'ont aidé, ne serait-ce qu'à poser un regard différent sur toi-même, à réfléchir un peu ou à prendre conscience de certaines habitudes, alors j'en serais vraiment contente. Merci d'avoir partagé ce moment avec moi et j'espère que cette saison pourra t'inspirer un chemin doux vers ton renouveau. Merci d'avoir écouté Coulisses de Soi, on se retrouve chaque dimanche matin sur toutes les plateformes d'écoute et un dimanche après l'autre, je t'amènerai dans ces coulisses où l'on se révèle. N'oublie pas, regarde-toi avec plus de douceur. Et souviens-toi, l'image ce n'est jamais que le début d'une histoire bien plus vaste. Alors... Prends soin de cette image et surtout, prends soin de toi. L'amour de soi, l'amour du style. A très vite dans Coulisses de soi.