- Speaker #0
L'obscurité se fait, un faisceau de lumière transperce la pénombre et soudain, le coup de sifflet strident de Monsieur Loyal. Bienvenue à vous, explorateurs du merveilleux et passionnés de l'insolite. Vous êtes bien à l'écoute de Culture Cirque, le podcast officiel du musée du Cirque Itinérant des Hauts-de-France, votre boussole pour naviguer entre tradition et modernité. Ici Vincent, je suis comme toujours ravi de vous retrouver pour une nouvelle escale au cœur de l'extraordinaire. Pour ce voyage, je ne suis évidemment pas seul. Mes fidèles complices Nathalie et Florent sont déjà en place, prêts à entrer en piste à mes côtés ensemble. Nous vous avons préparé une émission qui bat au rythme du cœur des artistes et du frisson des grands soirs. Au programme de ce numéro, nous allons plonger dans l'âme de l'itinérance, là où le rêve se construit à chaque montage de chapiteau. Nous traverserons les époques, des souvenirs gravés dans la toile ancienne, aux innovations les plus audacieuses qui bousculent aujourd'hui nos sens. Préparez-vous à une immersion totale, riche en émotions et en découvertes. alors. Ajustez vos écouteurs, augmentez le volume et laissez le quotidien sur le pas de la porte. Ce podcast est le vôtre. Pour que la parade ne s'arrête jamais, soutenez-nous en vous abonnant et en partageant cette dose de magie autour de vous. Votre cœur balachamade, la parade s'élance. Attention, le spectacle va commencer en piste pour Culture Cirque.
- Speaker #1
Le cirque, c'est l'art de l'extraordinaire, mais c'est surtout une affaire de caractère. Sous un chapiteau, chacun à sa petite manie, son gris-gris porte... de bonheur ou ce talent caché qu'on ne sort que lors des grands trajets en caravane. Alors, avant d'entrer dans le vif du sujet, laissez-nous vous présenter les phénomènes qui composent notre équipe du jour à travers leurs petits secrets de coulisses.
- Speaker #2
On commence par celle qui ne voyage jamais sans un livre dans sa caravane. Son truc à elle, les histoires. D'ailleurs, elle a un super pouvoir d'une utilité absolument contestable. Elle s'est devinée la fin de n'importe quel film bien avant le générique. Autant vous dire qu'on ne regarde jamais de thriller avec elle sous le chapiteau. Elle gâche toujours le suspense.
- Speaker #0
Trop pénible.
- Speaker #2
Ah grave. Ce radar à spoiler, c'est Nathalie, notre présidente d'association. Salut Nathalie, comment tu vas ?
- Speaker #1
Moi je vais très bien, bonjour à vous tous, merci. Non mais moi je prédis déjà que cet épisode va être excellent.
- Speaker #0
On enchaîne avec celui qui garde précieusement dans sa boîte à gants la miniature de son tout premier camion du cirque Pain d'Air. Nostalgie oblige. Côté talent inutile, c'est un virtuose de l'esquive conversationnelle. Il est capable de vous parler de la tension des câbles d'un chapiteau et d'enchaîner, sans aucune transition, sur la recette de la tarte aux pommes de sa grand-mère. Ce champion du coq à l'âne, c'est Florent, notre responsable technique et événementiel, alias Mister Magic Circus. Ça va Florent ? On ne t'a pas trop perdu ?
- Speaker #2
Ça va. La tarte. Elle est bonne,
- Speaker #1
la tarte de grand-mère ?
- Speaker #2
Elle est bonne, la tarte. Par rapport au câble, ce qu'on disait tout à l'heure, justement, il y a 12 pieux par... Du coq à l'anon,
- Speaker #1
on vous l'a dit.
- Speaker #2
C'est ça.
- Speaker #1
Tu vas bien, sinon ?
- Speaker #2
Oui, ça va, chaudement. Heureusement qu'il y a le ventilateur. Vous allez peut-être l'entendre, mais c'est soit ça, soit on décède. C'est vous qui voyez.
- Speaker #1
Je pense qu'ils vont... supporter un petit bruit de fond, un ronronnement, afin que l'on puisse continuer le podcast.
- Speaker #2
Il fait chaud.
- Speaker #1
Et enfin, il y a celui qui garde toujours près de lui une image de Saint-Tritain, l'avocate des causes désespérées et des causes impossibles. Il faut dire que pour s'occuper de notre musée itinérant, il faut parfois convoquer les miracles. Côté talent caché, on est sur de la pure contorsion digitale. peut faire se toucher le bout de ses index et de ses auriculaires juste au-dessus de ses autres doigts. Là, il est en train de nous le faire. Ne tentez pas ça chez vous ! Non, c'est super dangereux. Ce spécimen au mât articulé, c'est Vincent, notre responsable des collections et des animations. Comment vas-tu, Vincent ?
- Speaker #0
Impeccable, bonjour à tous. Je suis prêt à faire le grand saut dans le cerceau de feu, voilà. Vous connaissez l'équipe, la ménagerie est au complet, les faufs sont lâchés, place au spectacle, c'est parti pour Culture Cirque !
- Speaker #1
Alors, de quoi allons-nous parler pour ce quatrième épisode de notre deuxième saison ? Non, là, Florent, on t'a dit de ne pas essayer, tu n'y arriveras pas !
- Speaker #2
Mais c'est impressionnant, mais j'arrive pas, c'est pas grave. C'est difficile, vous l'avez dit. Oh la vache ! La vache, ouais, j'arrive pas.
- Speaker #1
Alors, de quoi allons-nous parler pour ce quatrième épisode de notre deuxième saison ?
- Speaker #2
Eh bien, cette fois-ci, en plus de notre actualité et de la pièce de collection de Vincent, nous allons vous parler du spectacle... Là, franchement, vous abusez. Allez, on va essayer Farben Spiel, du géant européen Krone.
- Speaker #1
Bravo, Florent !
- Speaker #2
Mais tout de suite, place à l'actualité du musée !
- Speaker #1
Bonjour à tous les passionnés de la piste et bienvenue dans notre point actualité de Culture Cirque. Aujourd'hui, notre musée a le plaisir de vous partager trois grandes nouvelles qui font vibrer notre quotidien et voyager hors de nos murs. Le grand succès de notre exposition à Corbeaume pour débuter. Voyager, c'est justement ce que fait notre exposition pédagogique en ce moment. Elle a posé ses valises. à la bibliothèque de Corbehaime dans le Pas-de-Calais. Nous y avons reçu un accueil absolument formidable. Tu es d'accord avec moi, Vincent ? Franchement, c'était top. C'est un vrai bonheur de voir nos pièces de collection trouver si naturellement leur place au milieu de la culture des livres. Moi qui suis une grande passionnée de livres, franchement, j'étais très heureuse de monter cette exposition.
- Speaker #0
On s'est demandé comment on allait la monter, parce que quand on est arrivé pour voir la salle le premier jour... On avait des bouquins partout.
- Speaker #1
Aucune place pour mettre des grilles. Aucune place, rien.
- Speaker #0
On ne va pas vouloir vous mettre grand-chose. Ne vous inquiétez pas, tout est sur roulettes. Et effectivement, la dame nous a poussé tous ces livres pour pouvoir nous accueillir.
- Speaker #1
C'est incroyable, des rayonnages entiers sur roulettes, avec bien sûr des freins au niveau des roulettes. Donc tu peux mettre les rayonnages où tu veux. Trop bien. La classe. Franchement, c'est impeccable.
- Speaker #0
Il y avait une belle place pour nous accueillir, c'était sympa.
- Speaker #1
Très sympathique. Merci à... La dame qui gère la bibliothèque de Corbehaime. Petit clin d'œil à elle. Et maintenant, du nouveau pour les amoureux des jeux en bois. Au musée, nous aimons faire vivre les traditions. C'est pourquoi nous venons d'agrandir notre palette de jeux anciens en rapport avec les disciplines de cirque. Du jeu individuel de précision au grand jeu coopératif, nous avons tout ce qu'il faut pour satisfaire toutes les envies. Que vous soyez un particulier pour une fête de famille ou une collectivité désireuse de faire découvrir ou redécouvrir ces merveilles en bois, notre gamme est prête à vous faire jouer. Les devis se font simplement sur demande, alors n'hésitez pas.
- Speaker #0
T'as regretté quand même quand je suis parti seul pour aller chercher des jeux. T'as pas fait ça ? J'ai dit à Nathalie...
- Speaker #1
Ne jamais faire ça.
- Speaker #2
C'était ça la réunion avant où tu disais on n'a plus beaucoup de choses ?
- Speaker #0
Voilà, c'est ça. On était partis pour deux ou trois jeux. Alors j'ai parti en Twingo, effectivement.
- Speaker #1
Heureusement, c'est une Twingo.
- Speaker #0
Je suis revenu, on avait partout dans la Twingo. J'ai eu même du mal à fermer le coffre. Des gros emballages. Mais bon, on n'a pas pu résister. Les jeux étaient vraiment... Alors, de deux ou trois jeux,
- Speaker #1
on est passé à sept.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #2
Oh, ça passe. Ça passe.
- Speaker #0
Ce qui nous fait quand même, maintenant, près d'une quarantaine de jeux.
- Speaker #1
Une quarantaine de jeux différents.
- Speaker #0
En possibilité de location. Tout à fait.
- Speaker #1
et ayant à chaque fois un lien avec le cirque. Tout à fait. Donc franchement, c'est très sympathique. N'hésitez pas à demander des renseignements plus importants. Et enfin, je vais vous parler des ateliers Cirque en Vacances. Le cirque s'invite chez vous. Avec le retour des beaux jours, notre activité phare Cirque en Vacances reprend du service. C'est une animation d'une heure, clé en main, ultra adaptable. elles s'adressent aussi bien Au bout de chou, dès 3 ans, qu'au plus grand, que ce soit en milieu scolaire ou en centre de loisirs, nous nous déplaçons pour proposer des ateliers autour de la musique, de la magie, des costumes, le tout enrichi par la projection de vidéos de véritables numéros de cirque. Côté budget, nous restons très accessibles. Comptez seulement 3 euros par enfant, plus les frais de déplacement.
- Speaker #0
Et un repas chaud pour l'animateur. Et ça, j'achète !
- Speaker #1
Non, les deux vont sortir. Donc, une excellente idée pour animer vos structures de l'été. Et enfin, sachez quand même que les membres de notre association ont fait quelques spectacles à l'étranger. Donc, on peut...
- Speaker #2
En France aussi.
- Speaker #1
Et en France, tout à fait. Donc, on peut en citer quelques-uns ? Vas-y, commence, Florent. Dis-nous ce que tu as été voir comme dernier spectacle, par exemple. Alors,
- Speaker #2
moi, je suis allé très, très loin de chez nous. J'ai fait quatre heures. et mis de route pour aller découvrir un petit cirque je ne connaissais pas du tout avant j'ai découvert ça, c'était bien sympathique il s'appelle comment ? c'est à la Fontaine Saint-Martin c'est tout petit pourtant un village de 600 habitants c'est dans la Sarthe je crois je suis allé voir les dernières représentations du cirque Arrête Grusse là-bas un petit cirque qui débute une belle petite découverte franchement c'était... Je ne peux pas rester sérieux. Non, donc du coup, comme dit ma compagne, je suis encore allé voir le Cirque Arlengrus. C'est bien,
- Speaker #0
l'idée.
- Speaker #2
Oui,
- Speaker #1
mais c'était la dernière, donc c'est un peu différent.
- Speaker #2
Et puis,
- Speaker #0
voir à la Fontaine Saint-Martin, ça devait être quelque chose. Ah oui,
- Speaker #2
il fallait. C'était trop bien.
- Speaker #1
Je pense que le public était là bien présent. Ils étaient chauds.
- Speaker #2
Ils étaient comme ça.
- Speaker #1
Et toi Vincent, qu'as-tu été voir comme dernier spectacle de cirque ?
- Speaker #0
Eh bien nous sommes allés ensemble voir l'anniversaire du cirque Roncadier en Allemagne.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Tout à fait. Très beau spectacle. Nous sommes allés à Cologne, si ma mémoire est bonne. C'est ça. On est allés le voir à Cologne. Et puis nous sommes retournés voir un spectacle dont nous allons parler lors de ce podcast aujourd'hui. Tout à fait. Je pense que c'est les deux seuls qu'on ait fait. à l'étranger et puis en France nous on n'en a pas refait on a laissé la place à Florent de toute façon on n'avait pas le choix c'était en même temps on s'est partagé les bébés c'est ça on s'est séparé pour aller voir les spectacles tout à fait mais toujours aussi bien d'un côté comme de l'autre donc
- Speaker #2
voilà un petit peu pour l'actualité de l'association merci Nathalie et ainsi se clôturent les actualités du musée nous allons désormais donner la parole à Vincent afin qu'il puisse nous conter l'impressionnante histoire du cirque Krone.
- Speaker #0
Imaginez que nous sommes en septembre 1914 à Vienne. Sur les murs, des affiches monumentales annoncent le Circus Charles. Les lumières brillent mais les gradins restent désespérément vides. Pourquoi ? Parce que la guerre vient d'éclater et que Charles, ça sonne un peu trop français pour le public autrichien de l'époque. En une nuit, le directeur prend une décision radicale. Il décroche les enseignes. Le Circus Charles meurt pour laisser place au Circus Krone.
- Speaker #1
Waouh !
- Speaker #0
Ce n'est pas seulement un changement de nom. C'est la naissance d'une légende qui va dominer l'Europe pendant plus d'un siècle. Tout commence pourtant bien loin des paillettes avec Karl Krone Senior. En 1860, Ce n'est pas un directeur de cirque, c'est un homme de foire. Sa petite entreprise s'appelle la Ménagerie Continentale. On y vient pour frissonner devant des loups et des ours derrière des barreaux. Mais le véritable visionnaire, c'est son fils, Karl Krohn Jr. Né au milieu des fauves, il a le cirque dans le sang et un sens inouï du spectacle. À 16 ans, il s'occupe déjà du premier éléphant de la famille. À 19 ans, il dompte un groupe de lionceaux sous le pseudonyme de Charles. C'est lui qui va transformer la vieille ménagerie de papa en une machine de divertissement moderne. En 1902, Karl épouse Ida Allers, une femme de poigne issue d'une dynastie de montreurs de singes. Sous le nom de Miss Charles, elle entre en piste face à 24 lions. Ensemble, ils forment le couple le plus puissant du monde forain. En 1905, le saut est fait, il achète un chapiteau de 3000 places. Le voyage commence. Si le Circus Charles est devenu un géant, c'est par sa démesure. Imaginez le convoi. Deux trains entiers, 68 voitures, des locomobiles fumantes et une façade éclairée par 4000 lampes électriques. Un luxe inouï pour l'époque.
- Speaker #1
Ah oui, on est seulement en 1902.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Enfin, pardon, 1905.
- Speaker #0
Cela dit, le vrai trésor est à l'intérieur. La liste des animaux est digne d'un inventaire de la création. 100 chevaux. 22 lions, des ours blancs, des hippopotames des girafes et même des tapirs car le crône ne veut pas seulement un cirque il veut le plus grand zoo itinérant du monde ils ont perdu 2 lions au passage c'est quoi ton truc là ?
- Speaker #1
c'est vrai que c'est les chiffres de l'époque c'est bien le cirque ça c'était 22 lions et 2 Ausha c'était des Ausha chez chat très bien
- Speaker #2
Allez, t'es bonne.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
Après la Première Guerre mondiale, l'Allemagne est ruinée, mais Karl Krohn ne recule devant rien. Il s'installe à Munich et fait construire le Kronbo, un cirque en dur de 4000 places. Pour les tournées, il s'inspire des géants américains. Il achète un chapiteau colossal à Sima, pouvant abriter 10 000 personnes. On y présente des spectacles sur trois pistes simultanées, des ballets, des courses de char façon Bénur et des hordes de 20 éléphants qui barissent à l'unisson. Crone devient la référence absolue, le modèle que tous les autres directeurs tentent désespérément de copier. L'histoire de Crone, c'est aussi une histoire de résilience. Les crises des années 30 ? Karl les surmonte en allégeant son matériel et en parcourant l'Europe entière. La seconde guerre mondiale ? Elle sera plus cruelle. Le 4 juin 1943, le patriarche Karl Krone s'éteint à 73 ans. Il meurt en plein conflit, laissant derrière lui sa veuve Ida et sa fille Frida. Quelques mois plus tard, le magnifique Kronbo de Munich est pulvérisé par les bombardements alliés. On pourrait croire que c'est la fin, mais c'est mal connaître la famille. Frida Kron et son mari Karl Sembach vont relever les ruines. Imaginez le paysage allemand de l'après-guerre. Le pays est coupé en deux. Les géants d'autrefois ont disparu et le véritable Kronbo n'est plus qu'un souvenir. Mais le public, lui, a une fin de loup. Il veut oublier les privations, il veut du rêve. Dès 1949, Frida Krohn et Carl Sembach relancent la machine. Ils repartent sur les routes avec un slogan gravé sur les affiches « Des Alpes à la mer du Nord » . Le convoi est plus modeste qu'avant-guerre, mais le succès est immédiat. Et puis, il y a ce coup de génie marketing. En 1949, un film noir, allemand, intitulé Tromba, qui raconte la vie d'un dresseur de fauves, est tourné chez Krohn. C'est le plus grand carton de l'année au cinéma. Ni une ni deux, la famille Krohn engage la doublure de l'acteur, le dresseur Ernst Tischer. Ils le font s'habiller exactement comme dans le film et le présentent sur la piste sous le nom de Tromba, le roi tigre. Les gradins débordent, cronnés de retour. Carl Sembach se révèle alors être un diplomate hors pair. Dans une Europe encore méfiante vis-à-vis de l'Allemagne, il réussit l'impossible, organiser une tournée triomphale en Italie en 1953. A Rome, le couple Kron-Sembach devient même le premier couple de directeur reçu par le pape. qui à l'époque était Pi 12. Ma mémoire est bonne.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Sous le chapiteau, c'est l'extase. La presse italienne hallucine devant ce gigantisme retrouvé. Ses 160 chevaux et son arche de Noé. Krone redevient le roi de l'Europe. Au milieu des années 50, une nouvelle menace plane. La radio explose, le cinéma passe au technicolore et la télévision débarque dans les salons. Pour rivaliser, le cirque doit muer. En 1955, Krone prend un virage historique. Il devient le premier cirque européen à engager une équipe artistique professionnelle comme à Hollywood. Ils inventent le Festival Krone. Fini d'un simple succession de numéros, place à un grand spectacle thématique en deux parties. On voyage d'un rodéo d'esclaves au Far West jusqu'à une nuit magique à Vienne, en passant par des rituels orientaux au milieu des éléphants. Pour cela, ils engagent Wolf Leder. Le scénographe star des grands théâtres de Berlin. Il révolutionne la piste en installant une scène avec un rideau pour les changements de décors et surtout, le tout premier bandeau lumineux de piste dont les couleurs changent au néon en harmonie avec les costumes du ballet Gérard et ses danseuses. Les marches militaires de la fanfare sont jetées aux oubliettes, remplacées par du swing et des violons. Le cirque moderne est né. Mais à Munich, le vieux Cronbo reconstruit à la hâte. après la guerre menace de s'effondrer. En 1962, Frida Kron prend une décision radicale et courageuse. Elle rase tout et reconstruit à neuf. Le 23 décembre 1962, le troisième Kronbo est inauguré. C'est un chef-d'œuvre d'architecture. Une coupole en bois autoportante de 45 mètres de diamètre, sans aucun poteau pour gager la vue des 2800 spectateurs. Ce bâtiment va devenir une légende de la pop-culture. En 1965, la télévision américaine CBS y débarque pour tourner le mythique Ed Sullivan Show, offrant au monde la toute première émission en couleur tournée en Europe. Et le 24 juin 1966, ce sont les Beatles qui enflamment la piste du Cronbo et leur grand début en Allemagne.
- Speaker #1
Waouh, sacré nom quand même.
- Speaker #0
Ah bah oui, les Beatles c'était à l'époque, et seuls les toujours, de véritables stars. Le cirque est partout, même sur les écrans de télévision allemands qui diffusent, à la fin des années 60, la série culte Salto Mortale, tournée chez Krone. La musique de la série devient l'hymne des chapiteaux du monde entier. Pourtant, le drame n'est jamais loin. En avril 1967, en pleine tournée, un incendie criminel ravage la ménagerie et tue une partie des éléphants de la famille. Le choc est terrible, mais chez Krone, on ne baisse jamais les bras. Le deuil fait place à la résilience, le cirque continue car le public attend. Et une nouvelle décennie, celle des années 70, s'apprête à s'ouvrir avec son lot de révolutions. Dans les années 1970, le monde change. La musique s'électrise, les mœurs évoluent et d'autres cirquellements hyper qualitatifs comme Sarazani ou Baroum grignotent des parts de marché. Pour Krone, pas question de devenir un muse et la direction engage Kurt Jacob, un chorégraphe star de la télévision pour insuffler au spectacle le glamour de la pop culture. Mais le vrai séisme... a lieu au début des années 1980. Krone prend une décision qui scandalise toute la communauté circassienne. Il surprime l'orchestre en live. Exit les musiciens en costume, place à une bande-son sur mesure, enregistrée en studio pour garantir une qualité hollywoodienne pendant trois heures de show. C'est un pari risqué qui brise un peu l'ambiance traditionnelle, mais qui propulse Krone dans l'ère moderne. C'est aussi l'heure des premiers grands adieux. En 1984, le pilier du cirque Carlsenbach s'éteint. Save Frida passe progressivement le flambeau à leur fille Christelle. C'est elle qui va faire entrer Krone dans le nouveau millénaire en remplaçant notamment les mythiques convois de trains par des semi-remorques et en inventant une façade hydraulique révolutionnaire qui se déplie toute seule.
- Speaker #2
Elle est incroyable cette façade-là.
- Speaker #0
Cette façade-là,
- Speaker #1
elle était vraiment impressionnante pour l'époque.
- Speaker #0
Moi je l'ai connue quand j'étais gamin dans les années 80. J'avais 5 ans, mais bon, après, j'ai connu Krone par la suite. Et c'est vrai que, notamment lors des tournées qu'ils ont fait en Belgique et en Hollande, on les avait plus près de chez nous. Et c'était des cirques qu'on allait voir souvent en famille. C'est vrai que c'était la belle époque.
- Speaker #1
Mais c'était immense. C'était un des plus grands cirques européens.
- Speaker #0
Pour contrer la concurrence du cirque du soleil qui réinvente le genre sans animaux, Christel Senbak Krone double la mise sur ce qui fait l'ADN de sa famille, le grand spectacle animalier. en 1989. Elle réalise un coup de maître en important d'Amérique, une exclusivité européenne, un groupe de tigres blancs majestueux. Le public est véritablement hypnotisé. Mais Christelle n'a pas d'enfant. Qui va hériter du trône du plus grand cirque d'Europe ? La réponse s'appelle Jana, fille d'un couple d'amis proche de la famille, Urs et Machi Pils. La jeune Jana est une enfant passionnée de chevaux. à seulement 12 ans Le jour de Noël 1990, elle fait ses débuts sur la piste sous le nom de Mandana, nom de sa grand-mère iranienne. Christelle voit en elle son double. Elle l'adopte officiellement et lui enseigne tout ce qu'elle sait. Diana Mandana Crone devient l'héritière légitime. Quelques années plus tard, un jeune dresseur de Lyon britannique surdoué, Martin Lacey Jr. est engagé par le cirque. Entre la princesse des chevaux et le roi des fauves, le coup de foudre est immédiat. Il se marie en 2007. Dix ans plus tard, en 2017, la grande dame Christelle s'éteint à 80 ans. Le destin de l'Empire est désormais entre les mains de Diana et Martine. Le défi qui attend le jeune couple est titanesque. Nous sommes au XXIe siècle et le cirque traditionnel fait face à sa plus grande tempête, celle de l'éthique et du bien-être animal. Les militants boycottent, les lois changent et les vieux symboles s'envolent. Le célèbre éléphant Colonel Joe meurt à 60 ans, le rhinocéros Tsavo s'éteint à son tour. Et en 2019, les derniers éléphants prennent une retraite bien méritée. Pour survivre, Krone doit se réinventer sans perdre son âme. Diana et Martine tentent d'abord un virage avant-gardiste en confiant la mise en scène au chorégraphe hongrois Bens Vaji. Le spectacle Mandana bouscule le public allemand habitué à sa routine réconfortante. Le choc est culturel, parfois déroutant. pour certains puristes. Alors les directeurs ajustent le tir. En 2025, Krone frappe un immense coup. Ils inaugurent un tout nouveau chapiteau cathédral, high-tech, gigantesque, mais conçu sans aucun poteau intérieur pour offrir une visibilité parfaite. Le spectacle, lui, revient aux fondamentaux. Une mise en scène résolument moderne et épurée, mais qui célèbre la grande tradition populaire. Le public familial est conquis, la transition est réussie. Aujourd'hui, alors que le Cronbo de Munich continue de faire le plein chaque hiver et de multiplier les spectacles de Noël à travers le pays, le voyage continue. Et l'histoire n'est pas prête de s'arrêter. Un jeune garçon est déjà présent en piste. Alexis-Henri Laissez-Crone, né en 2008, qui réalise ses premières entrées de cage de qualité sous le regard et les conseils de son illustre père Martine. En compagnie de ses tout jeunes frères Charles et Léonard, la cinquième génération est déjà là, prête à faire briller le nom de Krone sous les projecteurs de demain.
- Speaker #2
Ça c'est beau, ça c'est très très beau.
- Speaker #1
C'est incroyable parce qu'ils ont quand même fait appel dans ce cirque à énormément de chorégraphes. On a eu au moins trois noms différents sur tout le déroulé. de la création du Cirque Krone. Je trouve ça incroyable d'ingéniosité pour la mise en piste des choses. Ils ont cherché, ils se sont trompés, ils ont changé, ils se sont reconstruits. Je trouve que c'est assez incroyable comme histoire familiale.
- Speaker #0
Et ils sont toujours retombés sur leur patte. Toujours.
- Speaker #1
Toujours. Ou sur leurs jambes, ça dépend si c'est les chevaux.
- Speaker #2
C'est parce qu'il fait chaud
- Speaker #1
D'accord En tous les cas, un grand merci Vincent pour ce voyage dans le temps à la découverte des générations qui se sont succédées pour écrire l'histoire de cette très belle famille Il paraît en plus qu'aujourd'hui tu vas nous présenter un programme d'un établissement français cette fois-ci
- Speaker #2
Mais non
- Speaker #1
Place à la pièce de collection C'est parti
- Speaker #0
Vous le savez, votre musée du cirque itinérant regorge de trésors cachés. Dans nos réserves, chaque costume, chaque affiche, chaque accessoire attend sagement qu'on vienne réveiller son histoire. Aujourd'hui, j'ai eu envie de glisser mes mains dans nos classeurs pour en sortir un objet à la fois minuscule et monumental. C'est un simple livret de papier, fragile, qui a traversé les décennies pour arriver jusqu'à nous. Voyageons ensemble dans le temps, direction la fin des années 1930. Observons tout d'abord la couverture de ce programme de quatre pages. C'est une pièce de collection émouvante, un véritable morceau d'histoire tangible. Le papier a cette texture épaisse et grainée, typique des impressions populaires de l'entre-deux-guerres, qui nous ancrent immédiatement dans cette période. Les traces d'usure, les légères pliures et la décoloration naturelle du papier au fil des ans ne font qu'ajouter à son charme et à son authenticité. Elles sont les témoins des innombrables mains qui l'ont tenue feuilletés et froissés juste avant que le spectacle ne commence. La composition de la couverture est un chef-d'œuvre du design publicitaire de l'époque. Le fond est d'un bleu roi, profond, presque cobalt, un choix audacieux qui évoque à la fois l'élégance et le mystère de la pénombre sous le chapiteau. Ce fond bleu n'est pas uni, il est constellé d'un motif répétitif, imprimé en un or patiné et légèrement brillant. Ce motif est une stylisation géométrique et florale qui évoque un feu d'artifice stylisé ou une explosion d'étoiles se terminant par une forme de coquillage ou de lyre. C'est le motif même du spectacle, la promesse de l'étincelle et de l'éclat qui vous attend à l'intérieur. En haut s'affiche en majuscule blanche, cerclée de noir, dans une police d'écriture sobre et élégante, le titre « Programme officiel » . C'est une promesse de qualité d'un événement structuré et validé. Le cœur de la couverture est un médaillon ovale parfait, certi d'un liseré d'or texturé. A l'intérieur, sur un fond noir uni et profond, qui fait éclater les couleurs, se dresse l'illustration centrale. Et quelle illustration ! C'est un concentré de grâce et de force. Une écuyerre s'élevant dans les airs, suspendue entre le ciel et la piste. Elle est représentée dans une pose athlétique et élégante de saut ou d'envol. Les bras écartés et les jambes fléchies dans un mouvement de dents. Elle est le point focal de l'image. Son costume est une explosion de roses bonbons vibrants. C'est un tutu ample et froufrouteux, composé de multiples épaisseurs de tulle volante qui semblent palpiter de vie. Il contraste magnifiquement avec son bustier blanc pailleté et sa coiffe délicate qui lui donne des airs de princesse de l'air. Sa pose, à la fois dynamique et équilibrée, est une démonstration de maîtrise technique et de grâce artistique. Elle est juchée sur le dos d'un cheval blanc majestueux qui évolue dans une pose de puissance contenue. Le cheval est traité dans des tons de gris et de blanc nuancés avec une crinière soyeuse. Il est paré d'un harnais rougé blanc argenté avec un œillet frontal stylisé en forme de fleur rappelant le motif de fond. Le contraste entre la puissance tranquille du cheval et l'élégance aérienne de l'écuyer est saisissant. Cette illustration centrale est une synthèse parfaite de l'esprit du cirque. la rencontre entre l'homme et l'animal, la fusion de la technique et de l'émotion, l'union de la force et de la grâce. Elle capture l'instant fugace de la performance, le moment où le temps semble s'arrêter et où tout est possible.
- Speaker #1
Ça donne envie d'aller voir à l'intérieur.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Franchement.
- Speaker #0
En bas de la couverture. Eh oui. Super.
- Speaker #2
Nous, oui. Vous, non.
- Speaker #1
Faudra attendre les illustrations.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #2
Ah oui.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
parce que lors de la parution, tu mets une illustration de la pièce de collection.
- Speaker #2
C'est vrai, c'est vrai.
- Speaker #0
En bas de la couverture, en dessous du médaillon, se déploie le nom du cirque. Cirque des Alliés. Les lettres sont blanches et dessinées dans une typographie fantaisie et expressive avec des empattements décoratifs et des ombres en relief qui semblent danser sur le papier. Le mot Allié... et positionnée sur une ligne de base légèrement décalée, ce qui donne une impression de mouvement et de vivacité. C'est un nom qui résonne avec une force particulière, un nom qui évoque l'unité, la camaraderie et la solidarité des valeurs qui étaient au cœur de la philosophie de cet établissement. Cette couverture ne se contentait pas de protéger les pages intérieures. Elle était une promesse de bonheur, un passeport pour le rêve, à une époque où le ciel européen s'assombrissait. Rien qu'en regardant, On entend presque le brouhaha de la foule qui piétine devant la caisse. Le Cirque des Alliés, un nom qui résonne aujourd'hui avec une force particulière quand on connaît la suite de l'histoire. Ce simple bout de papier n'était pas seulement là pour annoncer un spectacle, il était le billet d'entrée vers un monde de rêve, sous un grand chapiteau à deux mâts de 36 mètres de long, qui sillonnait essentiellement et inlassablement les routes de l'ouest de la France. Mais avant d'ouvrir ce programme, arrêtons-nous un instant sur l'histoire fabuleuse de ce cirque Merci. et de son fondateur, Amédée Riegenbach. L'histoire d'Amédée est celle d'une vocation irrésistible. Il n'était pas, comme on dit, dans le milieu, un enfant de la balle. Né à Lyon en 1891, il commence sa vie professionnelle bien loin de la sciure, comme mécanicien ajusteur aux usines Renault. Mais Amédée a une passion, la gymnastique. Une passion qui le pousse à monter un numéro de main à main avec un ami. Le destin frappe à sa porte en 1920. Le duo est appelé... pour un remplacement au célèbre cirque Bureau. Si son partenaire décide finalement de jeter l'éponge, à m'aider lui à attraper le virus. Il raccroche sa casquette de mécanicien et reste au cirque Bureau en tant qu'avant-courrier. C'est sous ces toiles qu'il fera la rencontre qui changera sa vie. Yolande Sturla Néricono. Ils se marient en 1933 et, portés par leur passion commude, décident de fonder leur propre établissement. Le projet prend vie en 1935, c'est une véritable aventure familiale qui démarre. Amédée et Yolande s'associent avec les beaux-parents, mais aussi avec les oncles et cousins de Yolande. Et pas n'importe lesquels, les familles Ricono et Gruss. Alphonse Ricono en deviendra d'ailleurs le co-directeur. C'est d'ailleurs au sein de cette formidable union qu'une jeune enfant de la famille, une certaine Arlette Gruss, fit ses tout premiers pas en piste ici même.
- Speaker #1
au trapèze.
- Speaker #0
Tout est lié. Maintenant,
- Speaker #1
où a débuté Arlette Gruss ?
- Speaker #0
Une immense carrière qui s'amorce sous les yeux d'Amédée. Pourtant, la grande histoire va rattraper la petite. Fin mai, début juin 1940, le chapiteau est planté à Vannes. C'est l'occupation allemande. Le nom Cirque des Alliés devient évidemment indésirable, voire dangereux. Contraint de s'adapter pour survivre, l'établissement est rebaptisé Cirque National. C'est sous ce nom... qu'il continuera de tourner en France jusqu'en 1957. Ouvrons maintenant ce programme. Les pages intérieures ont la simplicité des impressions de l'époque. Une encre noire sur un papier beige, une mise en page sobre, séparée en son centre par une fine frise décorative. C'est le déroulé d'une soirée magique qui s'offre à nous. Deux colonnes distinctes, la première partie et la deuxième partie. Le spectacle commence bien sûr par le numéro 1, l'orchestre. C'est lui qui donne le tempo, qui fait battre le cœur du public. Mais regardez bien les lignes suivantes. Les numéros 2 et 3 sont de simples tirés vides. Pourquoi ? Un artiste blessé au dernier moment ? Un numéro annulé ? Ce petit vide sur le papier nous rappelle que la réalité d'un cirque itinérant. Un art vivant, imprévisible, où chaque soir est un défi. Très vite, le rythme s'accélère et le programme nous fait voyager à travers les grands genres de la piste. On y croise la grâce de Nadia et sa voltige, l'énergie des sisters d'Arlethys, mais aussi le frisson avec les Renzos, qualifiés d'extraordinaires condorsionnistes. Vous l'entendez, ce silence suspendu sous le chapiteau pendant qu'un corps défie les lois de l'anatomie ? Le cirque des alliés mise aussi sur l'exotisme et le grand spectacle, très à la mode dans les années 30. Le numéro 9 annonce la célèbre troupe hongroise, les plus forts écuyers de l'époque. On retrouve là un écho direct à notre superbe couverture et à cette tradition équestre si chère à Amédée Riegenbach. Juste après, le voyage continue avec la troupe horizonas et leurs jeux indiens. On imagine sans peine les cris, le rythme des tambours et l'excitation des enfants sur les gradins de bois. Après une parodie comique d'équitation et de la danse acrobatique, une ligne soulignée annonce la pause. L'entracte aura lieu après la première partie. Et pour animer ce moment, la direction a tout prévu. Tout en bas de la page, une note s'adresse directement aux spectateurs en lettres capitales. Les vendeurs et vendeuses passeront parmi vous, n'oubliez pas d'acheter les pochettes surprises. On s'y croirait, n'est-ce pas ? On imagine les enfants qui tirent sur la manche de leurs parents pour obtenir quelques friandises ou un petit jouet en souvenir.
- Speaker #1
Déjà des bons commerciaux.
- Speaker #0
La deuxième partie reprend, à nouveau introduite. par l'orchestre pour laisser place au roi de la piste, les clowns. Ce soir-là, ce sont Sandro, Alfonso et compagnie, les amusants clowns des cirques parisiens. Le rire succède à l'exploit juste avant le grand final, assuré par Rossi, champion du monde de saut. De la hauteur, de la longueur, de la pure performance athlétique. Le spectacle se termine par la retraite. Le moment où les artistes saluent une dernière fois sous les applaudissements. avant que la lumière ne s'éteigne. Et si les projecteurs du Cirque des Alliés se sont éteints, l'histoire, elle, continue de s'écrire. Les descendants d'Amede Riegenbach, artistes de talent, ont magnifiquement repris le flambeau. Ils ont créé depuis 2007 le cabaret Cirque National Palace à Vierzon. Alors n'hésitez pas à aller découvrir leur magnifique spectacle si vous êtes de passage dans le département du Cher. En refermant ce programme du Cirque des Alliés, on réalise à quel point ce simple feuillet est précieux. Il n'est pas seulement le témoin d'une soirée réussie dans l'ouest de la France, il est le gardien des rires, des frissons et de l'énergie des dizaines d'artistes qui, l'espace de deux heures, ont offert un instant de répit et de pure magie à une époque qui en avait cruellement besoin. C'est précisément pour cela que nous aimons ces objets au musée. Derrière la fragilité de ce papier beige et de cette encre d'avant-guerre, il y a la mémoire d'une ferveur populaire que rien n'a pu éteindre, pas même les heures les plus sombres de notre histoire. Ce programme du Cirque des Alliés est désormais à l'abri dans nos collections et s'intégrera parfaitement dans une future exposition. Mais sa plus belle place, c'est dans notre imaginaire qu'il la trouve.
- Speaker #2
Bravo Vincent. Malgré la chaleur, tu as encore réussi à nous rafraîchir.
- Speaker #0
Un véritable climatiseur ça Vincent. Oui,
- Speaker #2
carrément.
- Speaker #1
Un grand merci à toi pour cette superbe description de ce programme du Cirque des Alliés, dont vous retrouverez une illustration lors de la parution de notre podcast. Et vous pourrez nous dire, pour les plus curieux et les plus curieux, si vous retrouvez bien la description sur nos réseaux sociaux. Et maintenant, place à notre focus spectacle.
- Speaker #2
Bon, Nathalie et Vincent, je vais vous parler un petit peu du côté technique du spectacle et de l'équipe créative. Quand on parle du cirque Krone, on pense souvent aux artistes, aux fauves et aux chevaux. Mais en vérité, c'est une véritable machine technique qui se cache derrière le spectacle. Et le cirque Krone, c'est bien plus qu'un chapiteau. C'est une véritable ville mobile. Pendant la saison en tournée, près de 200 à 250 personnes vivent et travaillent ensemble. Artistes, musiciens, techniciens, lumières, sons, machinistes, monteurs, chauffeurs, mécaniciens, couturiers, vétérinaires, soigneurs, animaliers, cuisiniers et personnels administratifs. Ah oui, ça en fait du monde.
- Speaker #0
Tu peux nous donner un petit ordre de comparaison pour les personnes qui ne s'y connaissent pas trop entre Arlette Gruss, combien de salariés en tournée ?
- Speaker #2
Arlette Gruss, ils sont 120-130.
- Speaker #0
Donc là, vous voyez un petit peu ce que ça peut représenter dans des cirques de cette taille-là.
- Speaker #2
C'est équivalent presque à Knie. C'est 200, je crois, maximum. Donc du coup, chaque métier est indispensable pour que le spectacle puisse avoir lieu. chaque année c'est une immense organisation le cirque parcourt une trentaine de villes en Allemagne entre 20 et 30 en vérité en fonction des années chaque étape le cirque s'installe pendant une à deux semaines avant de reprendre la route ça représente du coup une vingtaine de montages complets du chapiteau à chaque saison, je sais pas pourquoi j'ai mis complet parce qu'il est forcément complet sinon il y a un problème aujourd'hui on a décidé mais pas de tout ça Ciao ! S'il vous plaît, s'il vous plaît. Donc voilà, à Noël, il faut savoir que le Cirque du Crown propose trois spectacles de Noël différents, donc dans trois zones différentes sur son cirque fixe. Et maintenant, c'est deux chapiteaux, l'ancien et le nouveau. Et c'est vraiment une grosse machine qui a su garder malgré tout son âme d'origine. Un petit point technique sur le nouveau chapiteau, même si Vincent, tu l'as déjà un petit peu évoqué, mais il est arrivé en 2024. Concrètement, sur ces dernières années, c'est probablement la plus grande évolution que le cirque ait connue. Déjà, un changement qui saute immédiatement aux yeux, c'est que les mâts autour de la piste ont enfin disparu au profit d'arches. Des arches qui montent jusqu'à 23 mètres de haut. Ce ne sont pas les plus hautes qu'on peut trouver, mais c'est déjà une belle bête. En plus de ces arches-là, c'est un nouveau chapiteau qui est plus esthétique, mais pas que. Il est aussi plus efficace. puisque l'ancien pouvait accueillir 5000 places selon les configurations puisque ces dernières années il avait quand même réduit à 3000 alors que cette nouvelle structure elle en est aux alentours des 2000 places avec un choix volontaire qui est fait à peu près par toutes les directions de cirque actuellement qu'on peut voir, c'est on réduit sa jauge par contre on augmente le confort pour le spectateur et avec une meilleure visibilité plus de place entre les sièges et des fauteuils très confortables pour le coup. Je crois que c'est les fauteuils les plus confortables que j'ai eus dans un cirque.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai.
- Speaker #2
Bon, ils ont quand même encore gardé des bancs à certains endroits. Bon, ça, bon.
- Speaker #1
Oui, on aura l'occasion de reparler.
- Speaker #2
Mais il y a quand même un gros effort qui a été fait et voilà. Et même avec une capacité réduite, c'est un chapiteau qui reste gigantesque puisque, si on peut donner quelques chiffres, la coupole, elle monte quand même à 17 mètres de haut. On est sur des dimensions 84 mètres par 57 au sol Ça représente un investissement de plus de 3 millions d'euros, ce qui est énorme aujourd'hui. Une superficie totale de toiles, toutes allongées, de plus de 10 mm². Et pour mettre une structure en place comme celle-ci, on a quand même 24 treuils électriques qui représentent plus de 48 kW de puissance. Donc ça watt. Ça envoie du lourd. Ça envoie du lourd. mais ce qui impressionne le plus c'est l'ancrage, parce qu'un chapiteau comme ça il faut qu'il puisse résister à tous les types de vents, de tempêtes, les vents les plus violents, donc il y a quand même plus de 300 ancrages au sol qui sont chacun enfoncés à 1m50 de profondeur
- Speaker #1
Oh c'est ma taille !
- Speaker #2
Je la refais plus de 300 ancrages au sol chacun enfoncé, en fait vous avez 300 Nathalie j'ai parti autour du chapiteau pour le maintenir des fois elle crie un petit peu quand il y a du vent mais ça passe donc voilà tout ça pour dire effectivement ce chapiteau là, ce système là c'est pas eux qui l'ont inventé puisqu'ils ont travaillé en collaboration avec le Cirque Arlette Grusse qui avait l'expérience de sa cathédrale et du privilège non pas du privilège, de sa cathédrale et de l'arche qu'ils utilisent actuellement. Et donc effectivement, quand on connaît le cirque Arlette Gruss, qu'on arrive chez Crohn, on retrouve une bonne base historique. Mais la direction du cirque Crohn a su s'approprier ce format de chapiteau-là et en faire quelque chose de très intéressant et de plus grand aussi que Arlette Gruss.
- Speaker #1
La salle de spectacle est plus grande.
- Speaker #2
C'est ça, elle est plus grande. C'est dans ça, en fait. La taille du chapiteau en lui-même est équivalente, mais l'agencement intérieur fait que la salle de spectacle est plus grande et peut accueillir plus de spectateurs. Pour le montage, ça se monte avec une soixantaine de techniciens, ce qui est déjà un bon... Un bon effectif. Merci. Faire voyager le Cirque Kron, c'est déplacer une ville complète. Selon les saisons, on est quand même entre 80 et 100 camions et semi-remorques, ce qui est énorme actuellement. C'est pour ça aussi qu'on dit que le Cirque Kron c'est le plus grand cirque qui existe aujourd'hui, puisqu'il a encore énormément de... Un sacré convoi. Sachant que les anciennes tournées comptaient parfois plus de 100 véhicules. La nouvelle infrastructure a permis de réduire cette logistique tout en conservant les mêmes exigences techniques.
- Speaker #1
C'est quand même un sacré convoi. Mais ils ont quand même réussi à réduire de manière assez colossale leurs déplacements et leur nombre de véhicules.
- Speaker #2
Ils ont une certaine intelligence aussi là-dedans parce que j'ai appris il n'y a pas très longtemps que... Alors certes, ils ont entre 80 et 100 camions sur la tournée, mais en fait, il y a beaucoup de locations de véhicules. Ce qui leur permet, dans un sens, de réduire le coût dessus et de pouvoir continuer quand même de déplacer autant de matériel. Et donc, voilà. Ils savent être créatifs aussi sur cette partie-là.
- Speaker #1
Ils n'ont pas le côté entretien des véhicules.
- Speaker #2
L'entretien, ils doivent l'avoir quand même, je pense. Et encore, je ne sais pas. Mais au moins, ils n'ont pas la partie achat des véhicules. C'est un coût,
- Speaker #1
oui.
- Speaker #2
Ils ne sont pas la vétusté à gérer. Ils savent aussi être au-delà de la piste, être créatifs. Et en parlant de créatifs, maintenant, l'équipe créative du spectacle. À la direction du cirque et artistique, on retrouve Martin Lassé Jr. et Gianna Mandana Lassé-Crone. À la lumière, Celestino Munoz, qui quand même veille sur 170 000 watts pour 140 projecteurs robotisés. C'est énorme. C'est vraiment la grosse machine. À la régie son, on retrouve Nico Nicolai. En chef d'orchestre, on retrouve Alexandre Krassioun ou Krassioun. On s'excuse si on prononce mal. N'hésitez pas à nous corriger si vous connaissez la vraie prononciation. En chef monteur, Andon Kirov. Et au niveau des costumes, Julita Dimiou et Clara Saravia Pouille de bois. Voilà, j'ai terminé.
- Speaker #1
Un grand merci, Florent, pour ce descriptif technique du Cirque. Nathalie,
- Speaker #2
tu dors ? Excusez-moi.
- Speaker #1
C'est chaud également. En tous les cas, un immense merci, Florent, pour ce descriptif technique du Cirque Krone.
- Speaker #2
De rien.
- Speaker #1
On a appris plein de choses et c'est vraiment intéressant d'avoir ces différentes informations, je trouve. Je tiens à vous préciser que Vincent et moi, on a vu le spectacle deux années de suite.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #1
Donc le 11 octobre... Octobre 2025 à Cronard. Donc, tu étais également là. Oui. Donc, on a été voir ce spectacle à Troyes. Et on y est retourné, Vincent et moi-même, le 3 mai 2026 à Kayserslauternes. Et par rapport au spectacle, il y a un seul numéro qui a changé.
- Speaker #2
Très bien. Et quel numéro ?
- Speaker #1
Et quel numéro ? Donc maintenant, nous allons vous présenter ce spectacle. Farben Spiel, que l'on pourrait traduire littéralement par jeu de lumière ou nuancier. Ça veut dire ça.
- Speaker #2
On n'avait pas trouvé jeu de couleur quand on y était ? Jeu de couleur. Pour moi, c'est jeu de couleur. Allez, jeu de couleur.
- Speaker #1
Jeu de couleur. Allez, c'est un mélange de tout. Allez, soyons fous.
- Speaker #2
C'est parti, on peut y aller.
- Speaker #0
C'est parti.
- Speaker #2
On commence ce spectacle avec... Un chef d'orchestre unique. Un de mes idoles de mon enfance. Une personne grâce à qui j'aime énormément le cirque aussi. C'est le grand, le seul, l'unique. Fumagalli ! J'ai tellement rigolé. Alors voilà, donc désolé Nathalie et Vincent, et désolé chers auditeurs, mais Fumagalli, il faut que je détaille quand même. Vas-y, vas-y. Donc Fumagalli, c'est son nom de scène, son vrai nom. C'est Nathalino Giovanni Huesca, mais on l'appelle Gianni Huesca.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #2
Vous saviez ça ?
- Speaker #0
Oui. Pour Gianni Huesca, oui. Gianni, ouais. Nathalino Giovanni, je ne savais pas.
- Speaker #2
C'est bien,
- Speaker #1
il commence par le même début de prénom que moi.
- Speaker #2
et du coup c'est pour ça que tu aimes bien rouler en Vespa ouais je ferai mes talents d'imitatrice après il est né le 25 décembre 1956 à Gênes en Italie le jour de la reine c'est un cadeau de le voir tu peux faire non de toute façon c'est moi qui touche au bouton je fais ce que je veux je fais bien le bouton t'as vu avec les cheveux qui me restent. Son nom d'artiste, Fumagalli, est un hommage à son père, Enrico Fumagalli, lui-même clown. Sa mère, elle, appartient à la famille Huesca, une célèbre famille espagnole du monde circassien installée en Italie. Autant vous dire que chez lui, le cirque, c'est pas seulement un métier, c'est aussi une histoire de famille. Et avant de devenir clown, Gianni Huesca, vous savez ce qu'il faisait ?
- Speaker #0
Non.
- Speaker #2
Non. Mais il était acrobate.
- Speaker #0
Ah oui. Mais si.
- Speaker #1
Avec toute sa famille.
- Speaker #2
Avec toute sa famille et son frère, ses beaux frères, et son frère, donc, Daris. Ils ont créé un numéro de fil de fer, enfin, plutôt repris en soi, mais bon, un numéro de fil de fer sous le nom de The
- Speaker #1
Filler Boy.
- Speaker #2
Merci. Pendant plusieurs années, les deux frères, Fumagali et son frère Daris, tournent en Europe avec ce numéro et cette formation. d'acrobates, l'essentiel dans leur parcours et ça permet de comprendre après la suite puisque même depuis qu'ils font des reprises de clowns, ils ont toujours cette précision physique incroyable. Chaque chute, chaque regard est réglé avec une grande précision, une grande maîtrise et on le retrouve dans pas mal de leurs reprises. C'est vraiment intéressant.
- Speaker #1
Je crois que l'un des plus frappants, c'est quand ils font le numéro Avec la table.
- Speaker #2
Avec la table, oui. C'est un truc de malade. Là,
- Speaker #1
on voit bien le côté acrobate qui est présent dans leur manière de faire les choses. Et on sent cette maîtrise acrobatique.
- Speaker #2
Et alors, en 1994, il se passe quelque chose dans sa carrière. Qu'est-ce qui se passe, selon vous ?
- Speaker #1
Alors là, je suis en train de lire, donc je triche un peu.
- Speaker #2
Bon, alors, je vais le dire, du coup. Il rejoint le célèbre cirque Roncalli en Allemagne. Et c'est là qu'il va prendre le véritable nom de Fumagalli et qu'il affine son personnage de clown auprès du maître italien.
- Speaker #1
Francesco Caroli.
- Speaker #2
Caroli ! Peu à peu, son apparence devient immédiatement reconnaissable avec ses cheveux déressés en trois pointes, le costume trop grand, le visage très, très... très très très très très expressif et surtout une innocence permanente qui fait tout son charme et des punchlines du style j'ai tellement rigolé par exemple MAMA voilà et on pourrait en faire une mais on va être bloqué par Youtube si on l'a dit parce qu'elle est un peu grossière mais on ne la dira pas mais on l'entend tous toutes et tous Fou Magali appartient à la grande tradition du clown Auguste. Il travaille avec le corps, les regards, les silences, le rythme et l'improvisation avec le public. C'est un humour presque universel qui peut fonctionner dans n'importe quel pays, sans traduction. Et alors, on connaît le numéro, mais même lorsqu'il parle en allemand, ça reste un tueur. Enfin, moi, j'en pouvais plus.
- Speaker #1
Ah oui, mais on rigole toujours.
- Speaker #2
Alors que je ne comprends pas un mot d'allemand, mais voilà, c'est un tueur. Et depuis de nombreuses années, il travaille avec son frère Daris. Leur duo est très, très complémentaire. Barry joue souvent le personnage plus sérieux, plus posé, tandis que Fumagalli incarne l'éternel enfant maladroit, rêveur et imprévisible. Avec la fameuse phrase « Il faut que tu trouves quelqu'un de plus idiot que toi, Fumagalli ! » Et là, il répond
- Speaker #1
« Je sais plus. »
- Speaker #2
« Ça n'existe pas ! »
- Speaker #1
« Ça n'existe pas ! »
- Speaker #2
« Voilà, tu le fais mieux que moi, c'est bien. » C'est une complicité qu'ils ont entre eux, qui est familiale, et qui donne alors... à la reprise de Clownesk, une spontanéité rare, on sent qu'ils se connaissent vraiment parfaitement et ça respire le même rythme et il y a leur numéro le plus célèbre qu'on connaît tous, toutes et toutes c'est celui sur
- Speaker #1
Les abeilles.
- Speaker #2
Les abeilles, voilà. Le miel et les abeilles. Le miel est la reine de les abeilles.
- Speaker #1
La reine de les abeilles.
- Speaker #2
C'est la reine de les abeilles, attention. Oui, c'est vrai, c'est la reine de les abeilles. Et donc avec Darice, il développe... Moi,
- Speaker #1
ce que j'aime... Pardon, je suis trompée en fait, mais ce que j'aime dans leur duo, c'est que, en fait, Fumagalli, c'est l'électron libre. C'est-à-dire que des fois, il sort des trucs imprévisibles et Darice, des fois, on voit qu'il ouvre grand les yeux car il dit, mais mec... Qu'est-ce qu'il me fait ? Mais qu'est-ce qu'il me fait ? Mais il arrive toujours à rebondir. Parce qu'il connaît son frère. Et par cœur, heureusement d'ailleurs, parce qu'il faut quand même savoir improviser avec Fou Magali quand même. Parce que des fois, il part dans son délire.
- Speaker #2
Il part dans son délire, il fonce vers une personne du public, et alors là, la personne va prendre cher. Très, très, très, très cher. Elle va finir souvent mouillée. mais c'est drôle et on sent effectivement cette complicité et voilà, ils développent ça depuis de nombreuses années ouais, attends ça je peux le dire, ça me saoule ils développent ça depuis plusieurs années et donc tout ça fait que leur talent a été reconnu au plus haut niveau international, au festival international du cirque de Monte Carlo souvent considéré comme les jeux olympiques du cirque pour les personnes qui découvrent le monde du cirque.
- Speaker #1
C'est ça qu'ils ne connaisseraient pas. C'est un petit peu l'équivalent.
- Speaker #2
Et donc Fumagalli et Darry sont remportés le clown d'argent en 2001 et puis le clown d'or en 2015, avec la même reprise d'ailleurs de la Reine des abeilles. Où ils ont osé cracher quand même sur le prince Albert de Monaco.
- Speaker #1
Quand même,
- Speaker #2
qui a rigolé. Et qui a rigolé. C'était une belle image. C'était une très belle image. Je suis sûr qu'il s'est dit, j'ai tellement rigolé.
- Speaker #1
Mais je pense que Daris ne s'attendait pas à ce que Fumagalli le fasse.
- Speaker #2
Je crois que Fumagalli ne s'attendait pas non plus au départ.
- Speaker #1
Je ne sais pas. En tous les cas, ça lui est passé par la tête. Mais ça se voit, c'est spontané. Et c'est pour ça que c'en est drôle. C'est pour ça d'ailleurs que le prince Albert ne l'a pas mal pris. Parce que justement, c'était très spontané.
- Speaker #2
Oui, carrément.
- Speaker #1
euh...
- Speaker #2
C'est ce qui fait de Fumagalli un immense clown. C'est cette combinaison rare avec une technique héritée de la tradition et un timing exceptionnel. Une grande économie de moyens aussi, parce qu'il peut avoir très peu d'accessoires en piste, comme en avoir beaucoup, ça dépend des reprises, mais toujours nous faire rire. Avec un rien, parfois,
- Speaker #1
ça fonctionne.
- Speaker #2
Une table. Il est trop fort. Aujourd'hui, Fumagalli est considéré comme l'un des... grands héritiers du clown européen. Et pour beaucoup de jeunes clowns, ces numéros sont devenus des modèles d'études. Comment faire rire sans parler ? Comment tenir une salle avec un regard ? Comment transformer un silence en éclat de rire ? Comment faire une grimace drôle ? Voilà. Comment improviser ? Fumagalli et son frère Daris sont donc bien plus qu'un duo comique. C'est une transmission vivante de la grande tradition du clown avec cette magie rare qui fait rire les enfants comme les adultes.
- Speaker #0
Et vous du coup ? C'était très bien.
- Speaker #1
Que dire de plus ?
- Speaker #0
Tu as bien expliqué tout ça. J'avais effectivement un immense plaisir de revoir ce grand artiste en piste ainsi que son frère. Les reprises, on les connaissait, notamment chez Roncalli. Je l'avais vu en 1994 chez Roncalli et sous d'autres chapiteaux. C'est toujours un très grand plaisir de le revoir travailler. Les reprises, à chaque fois... On se marre, il n'y a aucun souci. Effectivement, même si tu ne connais pas la langue.
- Speaker #1
Voilà, c'est ça. C'est son talent, justement.
- Speaker #2
Il a travaillé partout, de toute façon. En France, au Lyon.
- Speaker #1
On l'a vu régulièrement. Alors, le voir sans maquillage, on l'a vu aussi. Et c'est marrant parce qu'il est reconnaissable par ses fameux trois pics sur sa tête et ses mimiques. Ça change le personnage quand même. Quand on le voit sans maquillage et les cheveux,
- Speaker #0
plaquait parce qu'en fait il n'a pas les trois piques sur la tête ça c'était une déception quand je l'ai vu mais il garde ce côté même quand il parle aux gens hors de la piste il garde ce côté comique c'est incroyable et c'est mimique qui
- Speaker #1
ont un style très très reconnaissable il ne faut pas oublier aussi que c'est une personne qui avait monté son propre cirque oui il a monté son propre cirque aussi oui le cirque
- Speaker #0
Marcus pour Magali. On a été le voir. Vous avez été le voir, oui.
- Speaker #1
C'était un chapiteau tout jaune.
- Speaker #0
Chapiteau tout jaune. Si mes souvenirs sont bons.
- Speaker #2
Qui a été le premier matériel d'un autre cirque dont on a parlé dans le podcast, qui était le cirque Charles... Ah, merci.
- Speaker #0
De rien. On a mis un petit temps à retrouver. En tous les cas, dans le numéro qui... marque le miel et les abeilles. C'est incroyable. Ce numéro, on l'a vu dans plein de langues différentes. Personnellement, je rigole toujours autant quand je vois ce numéro.
- Speaker #2
C'est incroyable.
- Speaker #0
Ça ne prend pas une ride. C'est incroyable. Incroyable.
- Speaker #2
Pour le préciser quand même, je suis venu voir Krone pour deux raisons. Pour voir Martine Lassay avec son beau numéro de fauve. Mais surtout, On a fait les 8 heures de route.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #2
On est allé près de la République tchèque.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
C'est vrai.
- Speaker #2
Juste pour lui.
- Speaker #0
En Bavière.
- Speaker #1
Oui, en Bavière.
- Speaker #2
Il y a.
- Speaker #1
Ça permet de découvrir la République.
- Speaker #0
D'ailleurs, on a été reçus dans une maison d'hôtes où les gens étaient charmants. Exceptionnels. Franchement, très très bien.
- Speaker #1
Tous à Cronard.
- Speaker #2
À Cronard.
- Speaker #1
À Cronard.
- Speaker #2
Le bilan du séjour, j'ai tellement rigolé.
- Speaker #0
Bon, il n'y avait pas que Fou Magali, mais c'est lui qui a débuté avec son numéro du chef d'orchestre. Et c'est très, très drôle à voir. Ensuite, on a pu voir l'orchestre. Il faut savoir que, personnellement, j'avoue que voir un orchestre en live, mais le voir physiquement, c'est-à-dire en face de nous, pas à l'arrière. au-dessus du public. Parce qu'avant, il était au-dessus de l'entrée du public. Tout à fait. Là, il y a quand même sept musiciens que l'on voit. Je préfère plutôt qu'une bande-son.
- Speaker #1
La décision de Christelle de l'époque a été mal comprise par pas mal d'Allemands passionnés de cirque. Retirer l'orchestre qu'ils avaient au profit d'une bande-son même très bien travaillée, ça faisait quand même drôle dans l'établissement. Alors après, d'avoir l'orchestre dans notre dos, c'était un peu dommage également. Là, cette année, de le voir face à nous, c'est quand même autre chose et ça fait plaisir.
- Speaker #0
Et je trouve que... Je pense qu'aussi certains artistes apprécient car en cas de souci, en cas de problème, l'orchestre, il est là. Il n'y a pas de blanc. Après, ça peut être compliqué pour certains artistes s'ils sont au rythme de la musique, s'ils sont calés au niveau de la musique de bande-son. Mais je trouve que l'orchestre amène cette... en cas de problème il peut prendre le relais un relais quand il y a un souci quand on fait tomber quelque chose si on est jongleur par exemple il peut prolonger le numéro et donc prolonger la musique et ne pas laisser de blanc et ne pas laisser un malaise lors d'un spectacle donc je trouve qu'il est vraiment intéressant d'avoir un orchestre leur musique de lancement
- Speaker #1
Elle est très belle. D'ailleurs, c'est la musique qui a annoncé le numéro de Christelle Samba, Krone et ses chevaux. Ils reprennent cette musique-là pour débuter, qui était également, pour ceux qui ne connaissent pas ou qui n'ont pas vu le spectacle de Krone à l'époque, c'était la musique du lancement du film sur la première chaîne de télévision sur TF1 à l'époque. Les films débutaient par une musique. Et c'est cette musique-là qui était reprise également pour les films de TF1. Donc non, ça m'a fait plaisir d'entendre cet hommage par le biais de l'orchestre à Christelle Samba Krone.
- Speaker #0
C'est clair. Et toi, qu'est-ce que tu as retenu ?
- Speaker #2
Moi, l'orchestre, génial. Mais le mieux, c'est la gardine. Moi, je suis amoureux.
- Speaker #0
Amoureux de la gardine ?
- Speaker #2
Elle est magnifique.
- Speaker #1
On se sent tout petit quand on est à court.
- Speaker #2
La question pour Vincent. Toi, l'historien du musée du cirque. Il est en train de rougir les amis. Vous n'imaginez même pas. Il est en train de stresser. Elle représente quoi, cette gardine ?
- Speaker #0
Alors d'abord, pour les spectateurs qui ne connaissent pas... le cirque, une gardine. Exactement. C'est quoi une gardine ? Une gardine, c'est une séparation entre la piste et les coulisses par un rideau, souvent. Mais là, ce n'est pas tout à fait un rideau. Il y a un rideau, mais il y a...
- Speaker #2
Ça représente quelque chose.
- Speaker #1
Tu as piégé Vincent ! J'aime bien son sourire !
- Speaker #2
En fait, c'est parce que je sais ce que c'est, mais je n'ai plus l'année en tête et je comptais sur toi pour donner l'année.
- Speaker #1
C'est une façade, une ancienne façade de crône.
- Speaker #2
C'est ça. Dans ces années-là, mais je n'avais plus l'année exacte. C'est une ancienne façade de crône qui est représentée un peu ambiance indienne qui est illuminée et qui a plein de petits détails techniques qu'on ne voit pas forcément, mais avec des petits pelours qui redescendent et qui remontent automatiquement en fonction des fauves, des numéros de fauves ou des autres numéros qui permettent d'avoir une entrée justement pour les fauves qui est monumentale. On n'est pas sur le petit tunnel, on est vraiment sur... C'est vraiment un très très bel outil qui est bien pensé. Franchement, bravo.
- Speaker #0
C'est vrai, félicitations à eux, c'est très très beau. Alors, on a également Nicolas Tovarich, en Monsieur Loyal,
- Speaker #1
alors un nom très très connu donc qui est peu présent cette année je trouve il l'a été beaucoup plus à l'époque maintenant il est beaucoup plus discret mais c'est toujours important pour moi je trouve d'avoir cet homme qui soit encore aux commandes du début du spectacle et on le retrouve aussi ponctuellement pendant le spectacle mais bon c'était une figure du cirque pendant la Reine des Abeilles justement ah oui Oui,
- Speaker #0
oui.
- Speaker #2
Après, il est là aussi en cas de souci.
- Speaker #0
Oui, parfois l'orchestre ne suffit pas. Et de temps en temps, il intervient pour préciser sur un numéro spécifique, un exploit, quelque chose d'assez inattendu. Il est là, il est présent. Puis nous, on l'a rencontré dans la tente d'entrée, à la fin du spectacle. Et il parle français. Ça, c'est génial.
- Speaker #2
Très bien d'ailleurs.
- Speaker #0
Très très bien français, mais c'est vrai. Et c'est un homme charmant, cultivé.
- Speaker #1
On a parlé bière, on a parlé frites. Ah ouais. C'est vrai. C'était sympathique de pouvoir le revoir et puis de reparler justement des années que j'avais connues quand ils sont venus en Belgique. Donc ils se souvenaient effectivement très bien de cette période-là et puis de la Hollande, de M. Bannings aussi. Donc c'était plein de bons souvenirs à se remémorer.
- Speaker #0
C'est vrai, c'était... Très sympathique. Ensuite, lors de ce spectacle, ça continue avec le Circus Théâtre Bingo en parade d'ouverture. Ce n'est pas moi qui vais parler en premier, c'est vous. Alors messieurs, qu'en pensez-vous ?
- Speaker #1
Pour la personne qui n'a jamais vu la troupe Bingo, c'est vrai que c'est génial, surtout dans l'enceinte de Krone, qui est effectivement, comme Florent l'a décrit tout à l'heure, une véritable baleine. Là, on a une troupe qui rentre, qui nous en met plein les yeux. Il y en a sur la piste, dans les airs, un peu partout, ça bouge dans tous les sens, il y a un chanteur. Donc c'est vrai que c'est sympa. Après, nous qui les avons vus dans différents cirques, avec différentes troupes, c'est vrai que ça a tendance à se ressembler de cirque en cirque. Donc là, pour moi, j'étais un tout petit peu déçu, mais il faut reconnaître qu'au niveau du lancement de spectacle, pour un public qui est totalement novice, ça passe largement et ça fait le job. Pour moi, j'ai... J'ai bien aimé quand même pour ce niveau-là. Laurent, toi, je ne sais pas ce que tu en as pensé.
- Speaker #2
Moi, c'est la deuxième fois que je vois... Tu avais vu Chekny. Oui, Chekny. Et que je vois la troupe bingo. La première fois, c'est génial. C'est un bel effet de masse.
- Speaker #1
Oui, c'est ça.
- Speaker #2
Par contre, je trouve déjà qu'à un moment donné, dans des maisons, que ce soit Chekny ou Chekrone, moi, j'ai beaucoup de mal avec le côté... chanteur playback toute l'année.
- Speaker #0
Là, c'est vrai,
- Speaker #2
la bande-son prend le dessus.
- Speaker #0
Malgré l'orchestre.
- Speaker #2
Malgré l'orchestre, oui. La chanson qui démarre le spectacle, c'est la copie conforme de la chanson qu'il y avait chez Kni l'année d'avant. C'est juste que au lieu de dire In Circus Kni, ils disent In Circus Krone.
- Speaker #1
une Monte Carlo c'est vrai qu'on les retrouve dans plein de scènes différentes alors bien sûr ce ne sont pas les mêmes personnes mais la base reste identique la base reste identique et c'est difficile de trouver des nouveautés aussi mais quelqu'un comme Fumagalli je ne sais pas,
- Speaker #2
revoir plein de fois le numéro ça ne me dérange pas là je suis là genre
- Speaker #1
Après, on pourrait très bien penser pour renouveler tout ça, parce que forcément, tout a une fin. Moi, je suis pour le retour des parades d'ouverture où on voyait tous les artistes arriver tous ensemble.
- Speaker #2
Moi, je crois que c'est ça qui me dérange. Je préfère un cirque où tu vois la parade d'ouverture dans le même style, avec un chanteur ou une chanteuse et des chorégraphies, mais qui soit fait par les artistes plutôt qu'une troupe qui arrive après parce que du coup, Cette troupe-là, en fait, ils tournent de cirque en cirque avec exactement les mêmes costumes. C'est génial.
- Speaker #1
Une parade, actuellement, j'ai eu la chance de travailler pendant un mois au Cirque Ruby. Et le Cirque Ruby a cette tradition de commencer son spectacle par une parade organisée par les artistes. Ils sont à cinq en piste, mais la parade d'ouverture...
- Speaker #0
C'est ça. Et chacun montre ses talents à un moment donné.
- Speaker #1
Oui, ça me... t'ancres tout de suite dans le spectacle et ça te met une ambiance folle et puis c'est pas le nombre d'artistes parce qu'au Cirque Ruby ils sont très peu nombreux mais ça a un impact de dingue sur le public et ça te fait démarrer une salle au quart de tour donc ça c'est vraiment des très très bonnes idées qui devraient être mises en avant même dans des
- Speaker #0
cirques de cette taille là on pourrait en parler aussi on est pas contre le Circus Theater Bingo du tout parce que je pense que le public aime il faut savoir lancer un spectacle il faut du long ils envoient du lourd mais c'est vrai que en tant que personne qui voyons quand même des cirques assez régulièrement et on revoit cette troupe à chaque fois c'est vrai qu'on a cette impression de copier-coller un peu dans chaque cirque c'est ça en fait alors
- Speaker #2
que j'ai d'autres artistes, d'autres numéros tu vas les voir ailleurs Ça donne pas la même chose. En fait, il y a un côté synthétique. Je trouve qu'il y a un côté synthétique dans ce qu'il propose. Et du coup, ça colle pas avec l'image que j'ai, moi, du cirque, du spectacle vivant. Tu vois ? Du vrai, en fait. Et du coup, je pense que c'est ça qui me...
- Speaker #0
Alors, ils se sont quand même améliorés par rapport au tout début, où on a vu... Au début, ils ne faisaient que danser en groupe. Maintenant, ils font de l'équilibre sur Cannes. Ils font du cerceau aérien. Ils font parfois du tissu. Ils essayent de montrer leur côté artistique, acrobatique aussi au sol.
- Speaker #1
Ils sont présents dans les cours aussi, pas seulement en piste, mais ça va dans les gradins. Ça remplit le volume.
- Speaker #0
C'est ça. Ça donne quand même un certain dynamisme au début du spectacle ou pendant le spectacle. que... Ils vont intervenir, je pense, trois fois sous le chapiteau du Cirque Krone pour leur spectacle.
- Speaker #2
Ah voilà. Pour le spectacle.
- Speaker #0
Très bien, donc après, on est passé à Chu Chuan O. Au Diabolo.
- Speaker #1
Ce numéro-là, j'adore. C'est dynamique. Une vraie pile électrique, il doit bien dormir. Oui, il doit bien dormir. J'ai aucun doute. C'est vraiment le premier numéro, à part, bien sûr, Bingo, qui est passé juste avant, mais c'est le véritable premier numéro du spectacle. Et là, on s'attendrait à tomber sur une troupe d'artistes. Maintenant, un seul gars rentre en piste, encore avec du petit matériel. Tu te dis, chez Krone, il va se ramasser, ça ne va pas aller. Et au contraire, le gars est hyper souriant, très dynamique, ça bouge dans tous les sens. Son numéro est assez long, en plus. Oui. et non, ça m'a bien plu. Il est physique. Oui, il est très physique. C'est un beau petit numéro pour débuter.
- Speaker #0
Moi, j'ai trouvé un très, très bon numéro de Diabolo. Rapide et efficace. Son sourire, sa technique sont un plus. Et je suis d'accord avec toi, Vincent. Peut-être que passer en premier numéro, ce n'est peut-être pas sa place, même si ça donne quelque chose. Mais alors, par contre, pour le mettre dans le spectacle.
- Speaker #1
Ce n'est jamais évident d'être seul en piste chez Krone. Oui, parce que c'est grand. On le lance effectivement avec les clowns, où certains clowns se retrouvent seuls. Mais comme l'a dit Florent, c'est un métier de savoir faire déclencher un chapitre comme ça avec une mimique ou avec un geste. Et je repense notamment à Tony Alexi, qui lui aussi était capable de faire des marécrones avec un seul geste. Et c'était époustouflant. Et tu avais les 5000 places qui étaient mortes de rire ou qui hurlaient à tue-tête. Donc c'était vraiment chouette. Mais tout le monde n'est pas capable de le faire. J'avais un peu peur pour lui au début, mais c'est vrai qu'après, il faut le placer sous un autre endroit dans le spectacle.
- Speaker #0
C'est compliqué de placer ce numéro. Pourtant, du coup, je ne l'aurais peut-être pas mis en premier, même si son numéro est génial. Moi, j'ai adoré son numéro de Diabolo.
- Speaker #1
Carrément.
- Speaker #0
Franchement, c'était très, très bien.
- Speaker #1
Autre numéro apparemment qui t'a fort marqué, celui de Thomas Léissi et ses chiens. T'as bien aimé toi, Nathalie.
- Speaker #0
Alors là, il faut oublier tout ce que vous pensez savoir sur les numéros canins traditionnels. Oubliez. D'accord. Car j'ai assisté là à une prestation incroyable de Thomas Léissi et de sa joyeuse bande de 10 chiens. Honnêtement. incroyable. Pendant 7 minutes, il y a du rythme, endiablé. Et il m'a prouvé une chose, une seule chose, au cirque, la complicité est reine. Si t'as pas la complicité avec tes animaux, c'est pas possible de le faire. En fait, c'est pas juste du dressage, c'est une véritable fête de famille où tout le monde s'amuse. C'est une cour de récréation, pour être honnête, mais c'est génial. Du plus petit au plus grand toutou, J'ai vu que chacun avait sa place sous le feu des projecteurs. Chacun a sa place, chacun fait des choses. C'est un festival de prouesse. C'est une encyclopédie de la discipline version ultra-vitaminée. Quand tu prends des vitamines C un peu trop, les chiens, c'est ça. Ce numéro, c'est incroyable. Tout ce qu'un chien peut faire de plus spectaculaire et de plus agile, passe Sous les yeux ébahis des spectateurs, c'est vraiment les sauts millimétrés à travers des cerceaux, des longs tubes, des marches et des pirouettes suspendues sur les pattes arrière, des sautés à la corde, des saltos arrière. Incroyable. C'est vraiment... C'est propre. C'est rythmé, c'est bluffant de technique. En fait, on voit aussi l'envers du décor en direct. parce que chacun a son exercice et... à chaque réussite, une petite récompense. Discret, mais à chaque fois, il l'ont. Et c'est important, c'est vrai, pour les animaux d'avoir une récompense quand ils travaillent bien. En plus, vu l'énergie qu'ils donnent, ils les méritent. J'ai senti le respect, l'amour, le jeu derrière chaque mouvement. Les chiens, ils frétillaient de la queue, ils en redemandaient, et puis moi aussi derrière, j'avoue. J'ai trouvé en plus le final magique. C'est vraiment rigolo. Imaginez les dix chiens qui s'élancent en file indienne.
- Speaker #2
Ah oui, ça c'est impressionnant.
- Speaker #0
Chacun pose en fièrement les pattes avant sur le dos de son voisin qui forme une chenille canine totalement irrésistible qui va réussir à traverser la piste. Il faut savoir que les deux, trois derniers ont un peu plus de mal à arriver à la fin. Après c'est long. Mais dix chiens.
- Speaker #2
C'est énorme.
- Speaker #0
C'est beaucoup.
- Speaker #2
De temps en temps,
- Speaker #1
la pyramide retombe. Il retombe,
- Speaker #0
mais ça ne va pas.
- Speaker #1
Et on sent que le public est derrière.
- Speaker #0
Ils adorent. Tout ça, ça se termine dans une joyeuse cacophonie sous l'erreur d'un public qui était conquis. Et d'ailleurs, Jean faisait partie. Rythme survolté. Et en plus, sur la chanson de Runaway Baby de Bruno Mars. C'était important la musique, très important. Je suis sortie de là avec une énergie incroyable et un sourire jusqu'aux oreilles. Pour un numéro,
- Speaker #1
pas de chien, mais génial. Je me faisais la réflexion, je me suis souvenu des beaux numéros de chien que j'avais vus. Pour moi, il est effectivement dans le top 3 de mes numéros de chien préférés. Alors bien sûr, j'avais aimé la fameuse Hermakov qu'on avait pu voir récemment au Cirque d'Hiver Bouglione. Avec son École des chiens. C'était un très, très beau numéro. Très bien ficelé. J'avais aimé également une jeune artiste qui évoluait avec des teckels. Je ne sais pas si vous vous souvenez, ces chiens, les saucisses à pâtes.
- Speaker #0
Oui, je me souviens.
- Speaker #1
Avec des très beaux matériels, super numéros également. Tout en complicité, j'ai souvenir. Je crois que lui fait partie aussi de ce top 3. J'avais beaucoup aimé également. Alors, il y a eu d'autres numéros de chiens très sympas. Ça m'a permis de revoir un petit peu l'historique des numéros de chiens. Mais ces trois-là, effectivement, ils sortent un petit peu du lot. Et je reviens sur la dernière figure qui est magique. On voit cette pyramide de chiens. C'est la première fois où je voyais chez Krone se lever. Alors, pas tout le monde, mais on a eu quelques spectateurs qui se sont mis debout pour applaudir à la fin du numéro. Mais effectivement, ça le méritait parce que c'était vraiment impressionnant. Alors,
- Speaker #0
pour ceux qui ont des animaux chez eux, Vous savez très bien que... parfois, ça peut être difficile de faire quelque chose à un animal, que ce soit un chien, un chat, ou encore plus les Ausha. 10 chiens, déjà avec un chien c'est dur, alors avec 10, vous imaginez bien que ce n'est pas forcément simple. Franchement, j'ai adoré ce numéro.
- Speaker #2
Moi aussi.
- Speaker #0
Toi aussi.
- Speaker #2
Je n'ai rien d'autre à ajouter, vous avez tout dit.
- Speaker #1
Ça va alors.
- Speaker #2
C'est bien de passer en dernier.
- Speaker #1
C'est bien. Ensuite, on a eu un autre clown.
- Speaker #2
Je ne l'ai pas vu.
- Speaker #1
Le clown Brian.
- Speaker #2
Le clown Brian, il intervient l'après-midi.
- Speaker #1
Ah d'accord.
- Speaker #2
Voilà.
- Speaker #1
On est allé le matin, nous ?
- Speaker #2
Oui, le matin. Enfin oui, le matin. Ah, le matin, on l'a vu.
- Speaker #1
En matinée,
- Speaker #2
oui. Les soirées, c'est uniquement Fumagalli. D'accord,
- Speaker #1
ok.
- Speaker #2
Donc, quand on l'a vu, nous, en octobre, quand j'étais avec vous, on n'a vu que Fumagalli, puisqu'on est allé en soirée.
- Speaker #1
Oui, en même temps, j'ai trouvé, oui. Là, ici, on l'a vu, nous, avec un numéro piano.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #1
Et du coup,
- Speaker #2
Fumagalli fait une reprise en moins.
- Speaker #1
Et Fumagalli fait une reprise en moins. Alors, bah oui, c'est ce qu'on s'est dit. C'était un petit peu dommage. Là, je l'ai trouvé moins percutant, effectivement, que Fumagalli. Ça n'a rien à voir. Les deux styles sont très différents.
- Speaker #0
Très différents, oui.
- Speaker #1
Après, bon, il ose quand même, ce qui n'est pas évident chez Krone. Mais bon, c'est peut-être un numéro que j'ai un peu moins apprécié également. Mais force est de constater que c'est quand même sympa. Puis lui, ça doit lui donner confiance aussi de se retrouver face à un tel public.
- Speaker #0
C'est vrai que j'ai... Alors, honnêtement, quand je l'ai vu dans le programme... ce n'est pas une performance qui m'a laissé trop de souvenirs. Désolée. Mais on sent quand même qu'il y a la volonté de faire rire comme tout clown. Et du coup, il y a cet exercice qui n'est pas évident dans un chapiteau aussi grand.
- Speaker #1
Après, il fait un second passage avec la troupe bingo. Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Il travaille avec la troupe Bingo à un moment donné.
- Speaker #1
Ça passe quand même mieux une fois qu'il retravaille avec eux. Parce que lui tout seul, j'ai senti un tout petit peu léger par rapport aux grandes challenges que représente la maison Krone. Ce n'est pas évident. Mais bon, à mon avis, je ne connais pas son âge, mais c'est à l'air d'un artiste encore assez jeune. Oui, oui. Il fera certainement ses preuves. Ça ne peut être qu'une belle école de commencer à faire des maisons comme Krone. Ça te donne une belle expérience après pour le reste.
- Speaker #2
Oui, et puis après, il en faut pour tous les goûts. Après, il ne faut pas oublier, il passe derrière Fumagalli. Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Ce n'est pas évident. Alors ensuite, nous avons Diana Mandana, Lacey Krohn et Hans-Luk Wig, soupes meilleures, avec les chevaux et les chameaux. Alors, on parle chevaux-chameaux, là ?
- Speaker #0
Oui, on reviendra sur le reste.
- Speaker #1
Alors, qu'est-ce que vous en avez pensé ?
- Speaker #2
Génial.
- Speaker #0
Vas-y, vas-y. Commence, commence. Vas-y, je t'en prie.
- Speaker #2
Génial. Je rêvais de voir Jana Mandana en piste. C'est fait. J'en ai même pas de mots. Juste ça. Tu sens que ce soit elle ou Hans Ludwig Supmeyer, ils maîtrisent. Oui,
- Speaker #1
au niveau animalier.
- Speaker #2
Ah,
- Speaker #0
c'est des gros mots. Des grands noms dans le cirque animalier, il faut être honnête.
- Speaker #2
Ce n'est pas n'importe qui que tu as en face de toi.
- Speaker #0
C'est ça, c'est un très beau numéro. Et ça se voit,
- Speaker #2
ça s'est vu d'autant plus où la fois, quand nous, je ne sais pas si vous en parlez après, non ? Non. Pas grave, vas-y. Quand j'y suis allé avec vous en octobre, il y avait des artistes qui étaient sur les chameaux.
- Speaker #1
Et il y a une des artistes qui est tombée, je me souviens.
- Speaker #2
Et là, d'un coup, on a eu Jana qui a stoppé tous les animaux, mais net, avec fermeté, mais délicatesse à la fois. Et à ce moment-là, je me suis dit « Waouh ! » Parce que là, si t'es pas en phase avec tes animaux que tu maîtrises pas, que tu les connais pas, celle qui est tombée, elle aurait pu se faire écraser par un chameau ou un cheval. Et avec...
- Speaker #1
elle l'a sauvée dans un sens en gérant son truc d'ailleurs entre 2025 et 2026 c'est ce petit changement qu'on a noté on a plus ces artistes sur les chameaux ils l'ont fait en 2025 après peut-être dans d'autres villes en 2026 ou d'autres spectacles qu'on n'a pas vu mais sur le spectacle qu'on a vu on n'avait pas ces artistes et je pense qu'ils ont quand même changé quelques
- Speaker #0
animaux en 2026 parce que beaucoup étaient longés dans le numéro qu'on a vu. C'est ce qui m'a un petit peu freiné également. Même si le numéro est super. Je pense que justement, c'est des nouveaux animaux. Pour apprendre,
- Speaker #1
on a besoin de la longe.
- Speaker #2
Tu as besoin de la longe. Après, il faut savoir, le cirque Krone en tournée, c'est 38 chevaux. Même si tu envoies beaucoup en piste différentes races, tu n'envoies pas 38. Donc, il doit y avoir aussi un turnover. C'est bien aussi.
- Speaker #0
Ça permet que s'il y a un animal de malade ou de pas bien, de pouvoir le changer et que le numéro se fasse quand même. Mais c'est vrai que pour une maison comme Krone, avoir des animaux longés, ça fait un peu bizarre, même si on sait qu'ils doivent apprendre.
- Speaker #2
Aux feuilles grusses, il y en a qui sont longés aussi, pendant le spectacle. Ça fait partie de l'apprentissage. Ça fait partie de l'apprentissage. Moi, ça, ça me choque. Après, quand j'y suis allé, moi, je n'en ai pas vu d'élongé, mais ça ne me choque pas.
- Speaker #1
Honnêtement, le numéro est très bien. Ce n'est pas la plus belle cavalerie d'Europe. Il y a largement mieux. Mais c'est très bien fait. Peut-être un peu long, à mon goût, sur cette partie. C'était bien, mais un peu long. J'ai trouvé ça un tout petit peu long. Mais sinon, c'était très sympathique à voir et c'est remarquablement exécuté. Maintenant, on va passer à un artiste qui a rejoint la tournée en 2026 puisqu'il a remplacé Willer Nicolodi. Willer Nicolodi qui est parti chez Knie. Il m'a fait une trouille bleue, lui. Willer Nicolodi.
- Speaker #2
Comme on était au premier rang, je me suis dit que ça allait être pour nous. Je ne parle pas un mot d'allemand, comment on va faire ? L'avantage de Willer Nicolodi,
- Speaker #0
c'est qu'il s'est parlé
- Speaker #2
Toutes les langues.
- Speaker #0
Autant anglais, italien, français, allemand. C'est incroyable. Il sait faire son numéro dans toutes les langues. C'est un ventriloque pour ceux qui ne le savent pas. Malheureusement,
- Speaker #1
on ne parlera pas de lui aujourd'hui puisque tu vas nous parler de son remplaçant. De Steve Eleki. Ce n'est pas n'importe qui, le fameux Steve Eleki.
- Speaker #0
Il faut savoir que j'ai pris une immense leçon de spectacle avec cet artiste hors normes, Steve Eleki. Alors imaginez la scène, les projecteurs s'allument, une musique de cornemuse retentit, et déboule sur la piste un grand gaillard au loup totalement improbable. Il porte le kill traditionnel écossais surmonté d'une queue de pied.
- Speaker #1
Ah oui, un sacré look.
- Speaker #2
J'ai des images dans la tête, t'imagines même pas.
- Speaker #0
En plus, déjà, tu le vois, tu souris quand même, parce que c'est un homme très grand. il fait quasiment 2 mètres je crois donc on se demande tous qu'est-ce qu'il va nous faire en nous voyant débarquer comme ça et en fait c'est un personnage un clown moderne qui n'a pas besoin de nez rouge et il n'en a pas pour faire hurler de rire son arme secrète, le détournement je m'explique, c'est ce qu'on appelle dans le jargon un comique de parodie Ou un virtuose de la fausse maladresse. Donc le numéro commence. Et là, Eleki installe un dialogue avec le public. Il nous en fait des tonnes. Des grands effets de manche, de super mimique faciale. Il nous annonce d'abord qu'il est jongleur. Au début, il fait semblant de rater. Il lance ses anneaux de travers. On compatit, on s'amuse. Le public suit bien dès le départ. Il accroche bien dès le départ. Il accroche le public. honnêtement il l'accroche et puis d'un coup son cri égard elle fait tourner 5 anneaux avec une puidité parfaite avant d'enchaîner avec 3 balles alors il faut savoir qu'avec ces 3 balles il se déforme le visage il fait des grimaces mais hilarantes de toute façon à chaque fois que je vois Steve Leky je m'en rends de rire un peu comme Fomagali c'est incroyable Pour toi, Fumagali, pour moi, Steve Vellecchi. Ok, je comprends maintenant. Alors, il faut savoir que faire croire qu'on rate pour ensuite réussir une prouesse technique, c'est un art extrêmement difficile au cirque. Ça demande une maîtrise absolue de son corps et du tempo.
- Speaker #2
Du tempo, oui.
- Speaker #0
Pour fin de la maladresse, il faut être deux fois plus précis qu'un jongleur classique.
- Speaker #2
C'est ça. C'est vrai,
- Speaker #0
comme quoi. Et puis l'humour, il ne s'arrête pas là. Quand il annonce fièrement qu'il va jongler avec 10 balles de tennis, c'est quand même un exploit, digne des plus grands records du monde, le public y retient son souffle pour finalement découvrir qu'en fait, elles sont collées avec un bloc de 6 et un bloc de 4. donc c'est bête c'est visuel mais ça marche à tous les coups bah oui mais il fait pareil il est toujours avec ses effets de manche plus c'est gros plus ça passe exactement et donc on rigole on rigole il termine sa session de jonglerie en beauté avec la manipulation frénétique pardon de boîte de cigare un peu à la Chris Cremo un grand classique du genre qu'il exécute en tournant sur lui-même avec une agilité quand même assez déconcertante.
- Speaker #1
Et ça fait tourner le kilt.
- Speaker #0
Et ça fait tourner le kilt.
- Speaker #1
C'est excellent. Mais oui. Des fois, tu as quelques mamies au premier rang qui essayent de pencher un peu.
- Speaker #0
Non, mais si. Alors, je précise, il a un caleçon blanc.
- Speaker #2
Il faut que je fasse un petit big up à Francesco et il fait, c'est pas vrai. Mamie !
- Speaker #1
Donc une première partie plutôt en jonglerie. Et en seconde partie ?
- Speaker #0
L'illusion avec sa fameuse... Magic Box !
- Speaker #1
A Capelmeister, press the magic button.
- Speaker #0
Exactement. Et là, l'orchestre, même l'orchestre est avec lui et d'où l'importance de l'orchestre. Il prend le contre-pied de la magie traditionnelle. Pas de paillettes, pas de grandes illusions mystérieuses et une déconstruction joyeuse des tours de notre enfance. Le foulard qui disparaît, le vase écrasé, Tout est prêt. texte à la dérision. Le summum, il est atteint quand même quand son numéro de manipulation d'animal fictif. Il prend un lapin blanc, il le met dans la boîte, il sort un lapin noir, il le remet dans la boîte et il sort un lapin bicolore. Ah ah, noir et blanc.
- Speaker #1
il a cassé tous les tours que je faisais pour les anniversaires d'enfants exactement je peux plus travailler à cause de lui donc
- Speaker #0
Steve Elecchi il cherche pas à nous faire croire qu'il a des pouvoirs magiques il nous montre la ficelle avec tellement de malice et d'auto-dérision que le public l'est conquis ce qui est formidable avec ce numéro c'est qu'il coche toutes les cases du grand cirque populaire les novices rient de bon coeur face au gag visuel et à l'expressivité de l'artiste. Super expressif. Les passionnés, eux, admirent le sens du rythme, la technique de jonglage, dissimulée derrière le rire et cette capacité unique à moderniser la figure du clown. Malgré tout, il a cette touche de modernité. Tout à fait. Steve Elecchi au Cirque Crone, c'est la preuve vivante que le cirque traditionnel sait se renouveler. avec une intelligence folle. Et c'est mon coup de cœur. Même que ce soit Villers-Nicolodon,
- Speaker #1
le changement, c'était vraiment du poste pour poste. On avait que ce soit Villers-Nicolodon, Steve et Leky, deux artistes avec des numéros vraiment avec un gros potentiel comique. Et ça fonctionne super bien dans les deux cas, le public et Konki, et puis nous aussi. On adore. Alors maintenant, on va passer à une troupe. Alors, c'était la troupe mongol-jingo, avec de l'équilibre, contorsion et du tir à l'arc. Dis donc, tout ça mélangé.
- Speaker #0
Je ne suis pas très fan de ce numéro. Après, vous l'avez entendu. Il pourrait être très beau au niveau de la contorsion, parce que les filles s'y prêtent.
- Speaker #1
Le corps des filles s'y prêtent. J'aurais préféré aussi uniquement un numéro de contorsion. Parce que là, le fait de rajouter le tir à l'arc... On a le placement des cibles. C'est le tir à l'arc par les pieds, je tiens à le préciser. On précise, alors que ce n'est pas une chose aisée. Mais j'ai trouvé que le rajout du tir à l'arc, c'est quelque chose qui a été fait pour être original. Mais finalement, le temps de bouger les cibles, de réarmer les arcs, de reprendre la position, ça fait que le numéro traîne un petit peu.
- Speaker #2
Ça fait un numéro un peu long.
- Speaker #1
Je trouve que le numéro est un peu long. J'aurais préféré voir... uniquement un numéro. Alors certes, j'aurais peut-être dit, c'est trop traditionnel, mais j'aurais préféré effectivement voir uniquement un numéro de contorsion.
- Speaker #2
Ça fait partie des numéros où on mélange plusieurs disciplines par rapport à l'évolution du cirque.
- Speaker #1
Ça change aussi un petit peu.
- Speaker #0
Je peux entendre qu'on veuille moderniser un numéro, qu'on veuille trouver de l'originalité dans les choses. Je pense qu'on pourrait trouver de l'originalité dans un numéro de contorsion sans rajouter ce tir à l'arc qui en fait alourdit le numéro et le rend moins fluide tout simplement et du coup c'est dommage parce que je pense que elles sont parce que ce sont des femmes elles Je pense que leur numéro pourrait être magnifique, mais soit dans l'un, soit dans l'autre. Parfois, on aime, parfois, on n'aime pas. Peut-être que vous verrez ce numéro et que vous l'aimerez beaucoup. C'est possible. Ça se peut également. Là, ce n'est que nos opinions.
- Speaker #1
Donc, juste après ce numéro, on a un nouveau passage du Circus Theater Bingo.
- Speaker #0
Tout à fait.
- Speaker #1
Pareil, encore un passage chanté. pour mon ami Florent.
- Speaker #2
Chantez, mimez plutôt.
- Speaker #1
Voilà, mimez. Et on en revient... Clébaqué. Ils interviennent pour le montage du filet de Trappez Volant puisque le numéro suivant, c'est les Flying Tabarets au Trappez Volant. Alors, très belle troupe. C'est vrai que quand on a vu le numéro, les figures... C'est un double trappez.
- Speaker #0
Oui, ça c'est assez original. C'est pas mal.
- Speaker #1
C'est original, ça permet des belles figures de groupe. Alors après, nous, malheureusement, on assiste à pas mal de chutes au filet lors de notre spectacle.
- Speaker #0
Des deux spectacles.
- Speaker #1
C'était les deux. J'ai retenu plus sur celui de mois de mai, mais je ne me souvenais plus. Mais c'est vrai que c'est le seul truc un petit peu dommage. Et apparemment, toujours du même côté, ça concernait toujours le même porteur. C'est ça.
- Speaker #0
Alors après, on sait qu'être apaisiste, c'est compliqué. Par contre, on aurait préféré une amélioration d'une année sur l'autre. Maintenant... Peut-être qu'on est tombé au spectacle. Sur des séances où c'était moins bon. Justement, où c'était moins bon. Ils enchaînent. C'est ça. Le numéro est sympa.
- Speaker #1
Ça permet de découvrir une troupe dans ce chapiteau-là, qui était un chapiteau totalement nouveau. Et c'est chouette. Alors, il travaille dans le sens gardine.
- Speaker #2
Comme chez Arlette.
- Speaker #1
Comme chez Arlette, oui.
- Speaker #0
Gardine entrée.
- Speaker #1
Ça peut être un petit peu déstabilisant. Ça dépend de l'emplacement où vous vous trouvez.
- Speaker #0
Tout dépend où vous vous trouvez.
- Speaker #1
Moi, je trouve que c'est bien. Et c'est vrai que quand on est en loge de face, là, vous avez forcément mal au cou. Et après, en deuxième, on était en loge, mais en loge balcon. Et là, on a toujours de face. Alors, on a mieux apprécié le numéro. Alors, on aurait quand même mieux aimé être de côté pour voir vraiment le... le détail du truc.
- Speaker #0
En fait, on n'est jamais content. Ou alors,
- Speaker #1
il faut avoir une troisième fois.
- Speaker #2
C'est exigeant, c'est tout. Je rebondis sur ce que tu dis et sur le placement du filet. Moi, je trouve que c'est bien parce que tu vois, au cirque, c'est une piste centrale, il y a du monde tout autour et il y a des numéros comme le trapèze volant où, en fonction de là où tu es placé, tu n'auras pas la même chose que les autres. Et je trouve quand même que c'est bien que dans certains cirques, tu aies... le trapèze dans un sens ou dans un autre. Parce que quand il n'est pas dans le sens entrée et gardine, c'est encore une fois ceux qui sont pile en face, qui ont la meilleure vue. Et quelque part, ça veut dire que dans un sens, c'est ceux qui mettent le plus d'argent pour venir. Or, le cirque, maintenant, on ne va pas se mentir, c'est devenu une sortie qui coûte très vite, très cher. Et du coup, moi, ça ne me pose pas de problème. Le filet, dans certains gros spectacles comme ça, il soit sur le côté, je pense aussi. Il doit avoir un côté pratique, mais il doit avoir aussi un côté aussi, peut-être, pour le public, pour dire, voilà.
- Speaker #0
Quelle que soit votre place, vous avez le droit aussi à une belle vie.
- Speaker #2
Au meilleur aussi, en fait. Bon, ben moi, effectivement, là, on était en loge au premier rang. On a levé la tête. C'est pas grave.
- Speaker #0
Ça fait partie du cirque.
- Speaker #2
Exactement.
- Speaker #0
Donc, après tout ça, l'entracte.
- Speaker #1
20 minutes d'entracte. je pense que c'est une vingtaine de minutes après tu as peut-être le détail tu as noté 22 minutes 22 minutes
- Speaker #0
22 minutes d'entracte parce que pendant cet entracte il monte
- Speaker #1
La cage, il faut... Oui, parce qu'on reprend après l'intervention de M. Doyal. On reprend par Alexis Laïcy-Crone et Martin Laïcy Jr. avec leur fauve. Alors moi, j'ai assisté effectivement à un grand moment d'histoire, un moment rare et magique qui incarne l'essence mène du cirque, la transmission. Imaginez une cage centrale impressionnante montée durant le spectacle. Le public trépigne, puis une longue séquence musicale et des jeux de lumière font monter la tension dans la salle. Et là, c'est le grand frisson. On oublie les traditionnels tunnels étroits, car ici, les fauves déboulent des coulisses par une immense ouverture de cage qui donne une sensation de liberté totale. Onze lions et un lion courent littéralement vers la piste sous les yeux du jeune Alexis Lacey, 18 ans. Car oui, le célèbre numéro de la famille Lacey est depuis peu confié aux mains de la nouvelle génération. Mais le regard du maître n'est jamais loin. Son père, l'illustre Martin Lacey Jr., est présent dans la cage, parfois assis. en bord de piste, parfois debout pour guider et conseiller son fils sur ses placements avec une complicité désarmante. Pendant dix minutes, Alexis mène ses fauves d'une main de maître. Il commence par un alignement en cercle restreint sur des socles métalliques posés à même le sol pour une image d'une puissance visuelle folle. Suivi par des sauts impressionnants de quatre lionnes en appui sur le pourtour de la cage, puis un coucher collectif spectaculaire avec dix lionnes. Pour finir la prestation d'Alexis, une liande s'élance pour sauter au-dessus de lui alors qu'il s'est penché, ce qui est absolument épatant. Alors pour les novices qui nous écoutent, il faut savoir que le nom de Martin Lessig Jr. est synonyme de légende absolue dans le monde du cirque. Issu d'une grande dynastie de dompteurs britanniques, il est l'un des artistes les plus récompensés de la planète, ayant décroché le prestigieux Clown d'Argent en 2000, puis... Le suprême clown d'or à deux reprises en 2010 et en 2019 au Festival international du cirque de Monte Carlo. Mais au-delà des trophées, Martine est reconnue pour son engagement sans faille pour la cause animale et le bien-être de ces bêtes qu'il considère comme les membres de sa propre famille. C'est précisément ce respect que nous raconte la seconde partie du numéro. Alors il est resté seul en piste. Martine prend le micro pour partager avec beaucoup de pédagogie la fierté de l'apprentissage de son fils et nous parler de ses animaux. S'en suivent alors quatre minutes d'émotions pures. Martine Leïcide Junior se retrouve face à son lion et une lionne pour un moment d'amour à l'état brut, fait de câlins et de fauves qui se couchent littéralement sur lui avant que la Lyon ne se dresse. pour poser ses pattes avant sur les épaules de son dresseur. Ce numéro de 14 minutes au total est un chef-d'œuvre de dynamisme et de transmission intergénérationnelle. Que l'on soit un aficionado de la piste ou un simple curieux, le grand art du cirque traditionnel est ici en de très bonnes mains. C'est vrai que c'était incroyable. Et puis là, nous, on a senti encore plus cette transmission. On a eu cette chance d'y aller en 2025 et 2026. Alors là, il a... quasiment pris tout le numéro.
- Speaker #0
Autant que la partie 2025,
- Speaker #1
il était en piste, mais c'était plus léger. Là, c'est vraiment lui qui dirige. L'année prochaine, il pourrait presque. D'ailleurs,
- Speaker #0
le père, Martin Lacey Jr., il est assis et il s'amuse avec ses lionnes sur le bord de piste. Il s'amuse avec elles, en fait. Pendant que son fils travaille. Il s'est assis dans la cage.
- Speaker #1
Il s'était assis devant sur le bord de piste.
- Speaker #0
il donne même presque... plus d'instructions à son fils. Parce que ça coule. Ça commence à être fluide.
- Speaker #1
Ça commence aussi à... Il y a une grosse évolution sur ses déplacements. Je l'ai trouvé beaucoup plus à l'aise ici cette année que l'année dernière. Il est moins sur la réserve. Il est très à l'aise.
- Speaker #0
Je pense que la relève est assurée pour lui.
- Speaker #1
Ça va devenir sympa, à mon avis.
- Speaker #0
Je crois que... C'est tout en complicité et en respect entre l'homme et l'animal.
- Speaker #2
Moi, je n'ai pas vu en 2026. Mais en 2025, la partie avec Martine Lassay, elle est exceptionnelle.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai que c'était...
- Speaker #2
Franchement, le moment où il jette par terre...
- Speaker #0
Ses aides au dressage.
- Speaker #2
Voilà. Et qu'après, il fait tout le reste juste à la voix en jouant avec les fauves et tout. C'est incroyable.
- Speaker #1
Ça fait partie des artistes qu'il faut voir. Une fois dans sa vie.
- Speaker #2
C'est ça. On en parle aussi un peu de cette cage.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #2
Parce que ça aussi, c'est la première fois que je vois... Le principe, non. Mais ce système-là, en fait, ce cirque-crone, pour ceux qui n'y sont jamais allés... il y a la piste et il n'y a pas qu'un bord de piste il y en a deux et donc là la cage habituellement soit c'est une cage qui est montée à l'intérieur du bord de piste soit c'est une cage qui avec un filet sort du bord de piste là c'est une cage filée mais elle ne sort pas du bord de piste autour de la piste elle sort du second bord de piste ce qui fait que les fauves lorsqu'ils sont en attente entre guillemets de... de travailler. Ils ne sont pas installés sur un tabouret. Ils sont littéralement couchés sur le bord de piste.
- Speaker #1
Affalés.
- Speaker #2
Ils sont pépères. Tu vois qu'ils sont bien. Mais du coup, on les voit de très près aussi. J'étais scotché par ça. Tu ne les sollicites pas.
- Speaker #1
Ils font leur meilleure sieste.
- Speaker #2
Ah oui, oui. Ils étaient trop bien. Et la dernière chose que je voulais ajouter, vous l'avez confirmé par rapport à ce que vous avez dit sur la différence entre 2025 et 2026. Pour moi, la partie de Martin Lesser, ce numéro-là, c'est un au revoir. Surtout la fin. Quand il part dans la lumière avec un des lions. Waouh ! L'image là. Et à la fin, je ne sais pas cette année, mais quand on était en 2025, à la fin, tout le monde, presque tout le chapiteau s'est levé. Moi j'en étais ému.
- Speaker #0
C'est une staging ovation.
- Speaker #2
C'est une belle leçon qui donne à tout le monde.
- Speaker #1
C'est chouette.
- Speaker #0
Donc après ce magnifique numéro, nous retrouvons encore une fois, pour la troisième fois, le Circus Théâtre Bingo. Un petit passage pour le démontage très rapide de la cage.
- Speaker #1
Ça va quand même très vite. Et là, on arrive à une partie que Florent a adorée, certainement. Où on retrouve le monsieur loyal Nikolai Tovaritch, Fumagalli et Daris dans l'entrée du miel et des abeilles. Ah oui.
- Speaker #0
A bloomen and bloom. Bloomen, c'est fleurs. En allemand. En français, c'est les abeilles qui vont de fleur en fleur.
- Speaker #2
Et moi, je suis la petite abeille qui bétine de fleur en fleur. Oui, c'est ça. Avec ses antennes.
- Speaker #0
On vient pour ça et on n'est pas des gens sexuels.
- Speaker #2
Mamamamamamamam ! Non, tu ne sais pas imiter la Vespa.
- Speaker #1
C'est pour ça que je...
- Speaker #0
Mamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamamam Qu'est-ce que tu fais, fou Magali ? Je prends la Vespa, ça va plus vite.
- Speaker #2
donc voilà pardon pour ceux qui nous écoutent ils n'ont pas du tout l'idée de ce que ça représente pas du tout mais c'est parce qu'il faut il faut pas qu'ils aient l'idée il faut qu'ils aillent il faut y aller il faut terminer l'épisode quand même avant il faut terminer l'épisode et ensuite vous foncez sur Youtube pour
- Speaker #1
Magali la reine des abeilles et là vous prenez votre ou encore mieux vous prenez votre voiture et vous allez le voir en vrai mais bon ça fait quand même pas mal de kilomètres ça fait un petit peu loin peut-être oui c'est vrai que Youtube vous risquez de trouver certainement un moins cher Merci. Ce sera certainement moins cher.
- Speaker #0
Et plus rapide.
- Speaker #1
Ça vaut le coup de le voir en vrai.
- Speaker #0
C'est un spectacle vivant,
- Speaker #1
le cirque.
- Speaker #0
Spectacle vivant veut dire le voir en vrai.
- Speaker #1
Ça va éveiller vos cinq sens.
- Speaker #0
C'est sûr que vous pouvez voir les cirques à la télévision, ça j'entends. Mais voir un vrai spectacle sous un chapiteau, avec les vrais artistes, les vraies odeurs, les vraies lumières. La vraie musique, c'est autre chose. C'est comme écouter un concert avec des écouteurs et aller à un concert. Ça n'a absolument rien à voir. Vous ne ressentez pas les mêmes choses. Enfin, allez au cirque. Et allez voir Fumagalli si vous avez l'occasion. Et vous comprendrez pourquoi nos imitations sont si importantes.
- Speaker #1
Voilà, donc après Fumagali, on s'en va, on reprend les chevaux. Puisque là, on a une droite, la haute école et puis du dressage en liberté.
- Speaker #0
Moi, j'ai adoré le numéro de haute école. Entre Tchana Mandana et Hans Ludwig Supmeyer. Parce qu'on sent la complicité entre les artistes et les chevaux. C'est impressionnant.
- Speaker #1
Oui, c'est bien mené. Même les chevaux en liberté. très bien et puis ils se partagent le travail entre lui et elle donc ça c'est un numéro qui est vraiment sympa c'est un beau duo, ça marche bien des chevaux de rappel également mais c'est vrai que c'était vraiment un très beau spectacle
- Speaker #0
Oh bah pardon il y avait encore le
- Speaker #1
Circus Théâtre Bingo et Brian c'était là où Brian revenait c'est ça donc on a 4 interventions au total sans compter après le final où ils sont présents également Alors chers amis je ne pouvais pas aller chez Krone sans m'arrêter sur le numéro qui m'a littéralement scotché à mon siège Mystery of Gentleman venu tout droit de Mongolie Pour comprendre la claque que j'ai prise, il faut d'abord parler du cerveau derrière cette merveille. Erden Nerghi, retenez bien ce nom. Dans le milieu du cirque, c'est un créateur de génie, un homme qui est en train de réinventer l'école mongole. Il a fondé en 2013 sa propre structure de production et de développement du cirque mongol, connue sous le nom de Mongolian Circus Production Erden. Les passionnés qui nous écoutent connaissent sûrement ses autres chefs-d'oeuvre, comme la vertigineuse troupe Zola et ses sauts à la bascule d'une puissance folle ou encore la plasticité poétique de Nergui du Haut en contorsion. Erden Nergui, c'est la griffe de l'excellence, et Mystery of Gentleman, c'est sa consécration. Quand le numéro commence sur la piste de Krone, le visuel vous attrape tout de suite. Oubliez les tuniques traditionnelles ici, on voit arriver une troupe d'une classe folle. Sept hommes et deux femmes, lookés comme de véritables gentlemen anglais, avec costumes sombres, cravates et chapeaux melons sur la tête. Et c'est là qu'intervient le premier coup de génie de la mise en scène, une vraie signature. Avant de démarrer, les acrobates ôtent solennellement leur chapeau melon pour le poser délicatement sur le bord de piste, le décor est planté. Là résonnent les premières notes de la musique. Nergis a choisi le morceau Romani Holiday de Hans Zimmer, tiré du film Sherlock Holmes. Ce rythme de cigane, saccadé, à la fois mystérieux et ultra dynamique, donne une impulsion folle au numéro. Ça trotte, ça s'accélère, ça crée une tension dramatique parfaite. Sur la piste... Il y a d'immenses boules blanches. Chez Erden-Nergui, la boule n'est pas un agré passif, c'est une plateforme de lancement mouvante. Les porteurs se tiennent en équilibre instable sur ces sphères qui roulent et par la seule force de leurs bras, ils catapultent les voltigeurs dans les airs. C'est un mélange hallucinant de main à main, de banquine et d'équilibre. Au rythme de la musique de Zimmer, on retient son souffle. Les artistes enchaînent des doubles sauts périlleux, des grands écarts aériens. pour aller atterrir sur une autre boule en mouvement. C'est de la voltige chirurgicale. Le clou du spectacle, qui leur a valu le clown de bronze au Festival international du cirque de Monte Carlo en 2023, c'est cette incroyable pyramide humaine. Une colonne à trois hauteurs, portée par l'énergie collective de la troupe, le tout en équilibre sur une boule qui continue de rouler sur la piste. Mais mon plus beau souvenir, l'instant qui m'a donné la chair de poule, c'est le final. Après avoir enchaîné toutes ces figures exceptionnelles, la boucle se boucle, les artistes retournent calmement sur le bord de piste, reprennent leur chapeau melon et le remettent sur leur tête. A la seconde exacte où les chapeaux sont ajustés, la musique s'arrête, la lumière se coupe instantanément, le noir complet, tout est terminé. Et là, dans l'obscurité... On entend juste le public de Krone exploser et applaudir à tout rompre. C'est théâtral, c'est millimétré, c'est juste génial. Ce numéro résume tous les génies d'Erdene Mergui. Il prend l'instabilité de la boule, la force déportée, et il enrobe le tout dans un écrin de poésie moderne et d'élégance absolue. Si vous passez près du Krone, foncez, c'est le genre de moment qui vous rappelle pourquoi on aime le cirque.
- Speaker #0
C'est bien dit.
- Speaker #2
J'ai pas les mots.
- Speaker #1
Moi, j'ai adoré ce numéro. D'ailleurs, la première fois qu'on l'a vu, c'était au Festival de Monaco. Et j'avais trouvé déjà ça. Tu l'avais déjà vu avant. On l'avait vu une fois à Monaco.
- Speaker #0
L'année où ils ont eu le clone de bronze.
- Speaker #1
Mais là, emballé dans un spectacle comme celui de Krone, c'est chouette avec les éclairages dont tu parlais tout à l'heure. Ça marche bien.
- Speaker #0
Moi, je trouve que c'est la grâce, la maîtrise de la technique et la rigueur en même temps. Ça résume. C'est un combo gagnant. qui nous dit que tout est possible et tout est réalisable au cirque. Moi, j'aurais préféré que l'on termine par ce numéro.
- Speaker #2
Oui, je trouve que c'est un bon numéro de clôture.
- Speaker #0
Sauf que ce n'est pas le numéro de clôture.
- Speaker #1
On avait encore Extreme Lights qui venait juste après. Comment on pourrait résumer ce numéro pour nos amis ?
- Speaker #0
C'est un numéro de danse, de danseur. Il y a des hommes et des femmes. qui se passe dans le noir sauf qu'ils ont des habits qui s'allument à certains moments pour valider leur mouvement et leur positionnement en piste eux pendant tout le numéro n'arrêtent pas de bouger donc il y a toute cette technologie qui est liée à leur mouvement soit illuminés par certains côtés, parfois entièrement, comme si c'était des robots, en fait, avec plusieurs couleurs, soit que leur visage, soit que leur bras ou que leur jambe. Alors, ça met quelque chose de très dynamique.
- Speaker #2
L'orage s'invite dans le podcast.
- Speaker #0
Oui, l'orage s'invite dans le podcast. Désolée, si vous entendez donner derrière. Alors, je peux comprendre le public, parce que c'est un numéro de... dans ce très dynamique et intriguant. Alors, pour moi, je dirais que ce n'est pas vraiment du cirque.
- Speaker #1
Même si je sais que je dois vivre à mon époque. Je suis mitigé.
- Speaker #2
Pourquoi tu me regardes quand tu dis ça ?
- Speaker #0
Je ne sais pas, parce que je pense que tu aimes bien ce numéro.
- Speaker #1
Ce n'est pas trop ma tasse de thé, mais force est de constater que le public est à fond. Il n'y a encore aucune objection. Le but, c'est que le public aime et le public adore.
- Speaker #0
Par contre, je n'aurais pas terminé le spectacle avec ça. Après, finir là-dessus,
- Speaker #1
oui. J'étais un peu aussi un petit peu triste de ça. J'aime bien le genre de numéro. C'est impressionnant, la première fois.
- Speaker #0
On l'a vu beaucoup de fois.
- Speaker #2
Comme nous, on l'a vu beaucoup de fois, mais c'est le problème d'aller voir beaucoup de spectacles.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #2
Mais bon...
- Speaker #0
Ah, ça se laisse regarder. On peut se laisser emporter par la musique qui est très dynamique, qui est très bien choisie. maintenant je...
- Speaker #1
Mais je n'aurais pas fini le spectacle par ça. Donc non, après tout ça, on a le droit au final du spectacle. Final qui, effectivement, on a noté un peu court peut-être pour nous. Ça nous a donné 4 minutes montrant en main. C'est quand même rapide. Est-ce qu'on peut en voir plus ? Ça nous permettrait ça. Ça manque un petit peu. Un dernier jeu avec le public aurait été apprécié. Mais là, c'est vraiment 4 minutes et c'est un peu court pour revoir tout le monde, mais bon. Là encore, c'est une dernière façon de clôturer le spectacle qui a bien été apprécié aussi par le public. La plupart des gens se lèvent en standing ovation à la fin du spectacle. Tu as peut-être quelques informations complémentaires ?
- Speaker #0
J'aime bien chronométrer un petit peu ce qu'on voit. La première partie avant l'entracte a duré quand même 1h14. On a eu donc 22 minutes d'entracte. la deuxième partie a duré 1h02, soit en tout 2h38 de spectacle.
- Speaker #1
C'est pas mal.
- Speaker #0
C'est quand même...
- Speaker #1
2h16 de spectacle. 2h16 de spectacle.
- Speaker #2
C'est pour ça que le final dure 4 minutes.
- Speaker #0
Peut-être aussi.
- Speaker #1
Au niveau des catégories de prix ?
- Speaker #0
Il y a 6 catégories de prix. Donc ça va de 20,50 euros à 62 euros. Alors, attention, j'indique ces tarifs-là avec les frais du site Eventime.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Donc, avec les frais. Après, vous pouvez toujours acheter vos places directement à la billetterie.
- Speaker #1
Vous les paierez certainement moins cher. Mais, attention, vous n'allez peut-être plus avoir la catégorie de places que vous souhaitez. Parce qu'il y a des places qui peuvent être de temps en temps assez prisées. Ou parfois,
- Speaker #0
si vous voulez y aller le samedi après-midi, enfin, qu'on appelle nous en matinée, avec vos enfants, si vous les prenez le jour même, peut-être que vous n'aurez pas de place. On ne sait pas. Même s'il y a 2000 places sous chapiteau.
- Speaker #1
Si vous venez de France, ça vaut quand même plus le coup de les prendre à l'avance et de jouer la carte de la sécurité quand même. Ça vaut mieux,
- Speaker #2
parce que ce serait dommage. T'imagines, on aurait fait 8 heures de route,
- Speaker #1
t'arrives,
- Speaker #0
plus de place. Nous connaissons, on prend nos places avant.
- Speaker #1
On a nos places 3 ans avant.
- Speaker #2
À peu près.
- Speaker #0
un peu comme certains concerts c'est ça on peut maintenant passer à la conclusion Florent, on a une question par rapport au dernier podcast qu'on a enregistré ?
- Speaker #2
Alors, ce n'est pas une question. Ce sont des confirmations de questions que l'on s'est posées pendant le dernier podcast sur le Cirque Arlette Grusse. Si vous vous souvenez bien, il y avait deux interrogations. Il y avait celle sur le programme à la fin.
- Speaker #0
Les artistes en doublons où j'ai échafaudé toute une théorie et où vous m'aviez dit t'es parti loin. Vous vous souvenez de ça ? Oui, tout à fait. J'avais raison. Et pour ça ?
- Speaker #1
Bravo. Vous le verriez. C'est parce qu'on ne filme pas, mais là, il est trop fier.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #2
Alors là, pour se lancer des fleurs, il y a du monde.
- Speaker #1
Fais gaffe au pot, ça fait mal.
- Speaker #0
Là, les chevilles, ça devient compliqué. La deuxième précision, C'est Vincent, tu m'as posé une question à ce podcast-là, est-ce que tu t'en souviens ? Non, du tout. Tu as voulu me piéger en disant tu connais le nom des chiens, le numéro d'Alexé Grus. Oui,
- Speaker #2
c'est vrai. Tu connais beaucoup de choses sur le cirque Arnaud Grus.
- Speaker #0
Pas tous, mais j'en connais un, c'est Diego. Et là, non. Il n'y a pas de Diego. Mais du coup, on m'a donné l'information donc je me suis dit que je vais la partager avec tout le monde. On n'a pas Diego, mais Django. ce qu'il a Dakota et Dicky et pour le chien au départ de Sarah qui intervient sur le poney il s'appelle Chance d'accord merci pour toutes ces précisions on a complété les informations de l'épisode précédent merci à la personne qui me les a transmises merci beaucoup alors Nathalie je pense que nos amis peuvent nous retrouver sur les réseaux sociaux
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Alors, Facebook.
- Speaker #2
Musée du Cirque itinérant des Hauts-de-France.
- Speaker #1
Instagram.
- Speaker #2
Musée du Cirque itinérant HDF. X. Arrobase espace-cirque.
- Speaker #1
TikTok.
- Speaker #2
Arrobase musée du Cirque itinérant.
- Speaker #1
Et notre page Tipeee. Culture Cirque.
- Speaker #2
Le podcast. Bien sûr, le podcast et bien sûr notre chaîne dédiée Culture Cirque sur YouTube et bien sûr toutes les autres plateformes.
- Speaker #1
Un immense merci à vous de nous avoir écoutés.
- Speaker #0
Merci beaucoup. Merci à vous. Et donc, fin de ce quatrième épisode de la saison 2. On se retrouve le mois prochain pour une nouvelle interview d'artiste.
- Speaker #1
Merci à vous.
- Speaker #0
Oui, merci à vous. Merci beaucoup. A bientôt.
- Speaker #2
A bientôt, au revoir.