- Speaker #0
Hop ! Prochez, approchez, laissez-vous éblouir par les lumières éclatantes et laissez la magie de la piste opérer. Chers auditeurs, amoureux de l'éphémère et chasseurs d'étoiles, soyez les bienvenus sur notre immense chapiteau virtuel. Vous êtes bien à l'écoute de Culture Cirque, l'émission officielle du Musée du Cirque itinérant des Hauts-de-France, la boussole qui vous guide à travers les âges et les merveilles de la piste. C'est Vincent qui vous parle, toujours aussi impatient et émerveillé de vous retrouver pour cette nouvelle aventure sonore. Et bien sûr ! Je ne suis pas seul dans cette caravane, mes fidèles acrobates de la chronique Nathalie et Florence sont à mes côtés, prêts à vous en mettre plein la vue ou plutôt plein les oreilles. Au programme d'aujourd'hui, nous allons remonter le temps pour dépoussiérer les légendes oubliées de l'itinérance avant de braquer nos projecteurs sur les numéros époustouflants qui réinventent le cirque contemporain. Installez-vous confortablement, que vous soyez dans les bouchons, en plein footing ou tranquillement sur votre canapé. Sentez l'odeur de la barbe à papier. pas, écoutez le frisson de la foule et laissez-vous emporter par cette symphonie nomade. Mais avant que le rideau ne se lève, un petit rappel fondamental. Ce podcast vit grâce à votre énergie. Abonnez-vous, partagez nos émissions, parlez-en autour de vous. C'est grâce à vos applaudissements virtuels que notre passion continue de voyager. Le chef d'orchestre lève sa baguette, les fauves retiennent leur souffle. Accrochez-vous bien car l'épisode du jour est suis le point de commencer. Place à la magie et que le spectacle... commence !
- Speaker #1
Le cirque, c'est l'art de l'équilibre et du vertige. Mais c'est aussi celui des personnalités haute en couleur. Si nous passons nos journées à dépoussiérer des souvenirs de chapiteaux, nous avons tous, une fois le rideau tombé, des jardins secrets, parfois inattendus. Laissez-moi vous présenter notre... votre incroyable ménagerie humaine et leur passion dévorante.
- Speaker #2
Commençons par la personne qui pourrait transformer n'importe quel inventaire en aventure épique. Sa vie est un carrefour où se croisent les briques et les étoiles. Quand il n'est pas à l'association, il s'évade dans des mondes de science-fiction ou se plonge dans un bon roman. Mais attention, c'est aussi un bâtisseur. Donnez-lui des Legos, surtout s'ils viennent de Poudlard. et il vous reconstruit le monde pièce par pièce. Photographe à ses heures, amateur de grands écrans depuis son canapé, il a une icône absolue qui guide ses pas, l'indétrônable Mylène Farmer. Entre un jeu de société et une mélodie désenchantée, cette personne, où vous pensez tous que c'est Vincent, parce que je vous ai tous bien roulé, c'est notre présidente Nathalie. Bonjour Nathalie.
- Speaker #1
Bonjour à vous.
- Speaker #2
Alors comme ça on fait des dégâts.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #2
Et on est fan de Mélène Farner.
- Speaker #1
Oui, à mes côtés, nous avons l'homme qui fait battre le cœur de la ville de Valenciennes depuis le studio. S'il aime la piste circulaire, il a une passion encore plus grande pour le rectangle vert. Vous imaginez ? C'est le supporter numéro un, celui qui vibre, qui tremble et qui chante pour son club de cœur, le VAFC. Pour lui, un tacle bien réussi est aussi précis qu'un saut périlleux. Et un but à la dernière minute vaut tous les applaudissements d'un soir de gala.
- Speaker #2
Bienvenue en Ligue 2 !
- Speaker #1
Le foot, c'est son adrénaline, son oxygène, sa ferveur. C'est Vincent, notre responsable des collections. Alors Vincent ?
- Speaker #0
Bonjour à toutes et à tous.
- Speaker #1
Prêt pour le prochain match ?
- Speaker #0
Oui, il a eu lieu hier. Et on a battu l'équipe du Roi Soleil, on a battu Versailles.
- Speaker #1
Ah ah !
- Speaker #0
Vous allez comprendre pourquoi. J'aimerais bien être en Ligue 2 parce qu'on n'en est pas encore. Non,
- Speaker #1
c'est vrai, en plus.
- Speaker #2
Ça montre bien que je ne connais rien au foot.
- Speaker #1
Chacun ses passions.
- Speaker #0
Non, ça s'est bien passé. Je n'ai pas trop crié hier parce que je savais qu'on avait enregistrement aujourd'hui. Enfin, voici notre magicien des ondes, l'homme qui murmure à l'oreille des câbles. Pour lui, la vie doit être en haute définition ou ne pas être. Esclave volontaire de la marque à la pomme, il ne jure que par le design épuré et la technologie de pointe. Son monde est fait de flux vidéo, de faisceaux lumineux et de courbes sonores parfaites. Mais ne vous y trompez pas, sous ses airs de geek ultra connecté se cache un courtisan du 17ème siècle. Ta grande passion ? Louis XIV et le château de Versailles. Il connaît les intrigues du roi Soleil aussi bien que ses réglages de console. C'est notre monsieur loyal de la technique, Florent ! Alors, comment ça va Florent ?
- Speaker #2
Bonjour à toutes et à tous, ça va Nathalie ? Ça va, ça va. J'adore le esclave volontaire.
- Speaker #1
C'est marrant qu'on puisse parler du match en même temps. C'était le bon moment. Alors, entre les Legos, le VAFC et Versailles, de quoi allons-nous parler pour ce troisième épisode de notre saison 2 ?
- Speaker #2
Eh bien, cette fois-ci, en plus de notre actualité et de ta pièce de collection, Vincent, nous allons vous parler d'un grand spectacle, mais d'une manière un peu différente cette fois-ci, car oui, c'est le troisième épisode que l'on consacre à ce cirque. Alors, vous avez une idée ?
- Speaker #0
Euh...
- Speaker #1
Troisième... Peut-être âgé ?
- Speaker #2
Agé, oui. Mais encore, il y a de plusieurs.
- Speaker #1
Bah vas-y, dis-nous.
- Speaker #2
Eh bien oui, c'est le cirque de notre marraine, celui qui fête son anniversaire tout comme nous. Oui. Au mois d'avril, j'ai nommé le cirque Arlette Gruss. Et oui les amis, on va vous parler de la parenthèse Arlette Gruss, mais d'une façon un peu différente cette fois-ci. Mais tout de suite, place à l'actualité du musée !
- Speaker #1
Alors maintenant que les présentations sont faites et avant d'entrer dans le vif du sujet, je ne peux pas commencer cette chronique sans une immense émotion. Le 2 avril dernier, notre beau musée du cirque itinérant des Hauts-de-France a soufflé ses 25 bougies !
- Speaker #2
Joyeux anniversaire !
- Speaker #1
Un quart de siècle a sauvegardé l'âme des chapiteaux, à chiner des trésors et à raconter l'histoire de ces familles nomades qui nous font rêver. C'est une étape magnifique pour notre association et c'est surtout grâce à votre fidélité que cette aventure continue de plus belle en 2026.
- Speaker #2
Merci beaucoup à tous.
- Speaker #1
Tout à fait. En tous les cas, je peux vous dire que le musée du cirque itinérant des Hauts-de-France ne connaît pas de trêve hivernale. Bien au contraire, les projets fourmillent. Notre musée du cirque, par l'intermédiaire de Florent, a remis son trophée coup de cœur. Le grand gagnant de cette année est le clown... Francesco Fratellini !
- Speaker #0
Félicitations à lui.
- Speaker #2
Bravo à lui.
- Speaker #1
Bravo.
- Speaker #0
Et bravo Florent pour cette belle remise en piste du professeur qui restera dans les annales. Non, non,
- Speaker #2
mais quand vous aurez vu la vidéo, vous comprendrez pourquoi.
- Speaker #1
Non, non, tu t'es très bien débrouillé. C'était parfait. Alors, si vous souhaitez en savoir un peu plus sur Francesco Fratellini, n'hésitez pas à écouter notre podcast hors série. sur son interview que Florent a faite récemment.
- Speaker #0
D'autant plus qu'il y a apparemment un épisode hors série qui bat déjà des records.
- Speaker #2
Oui, carrément, oui.
- Speaker #1
C'est une très, très bonne chose.
- Speaker #2
Plus de 250 écoutes uniques, là.
- Speaker #0
Wow,
- Speaker #1
beau record.
- Speaker #0
Merci beaucoup.
- Speaker #2
Merci, oui.
- Speaker #1
Merci à toi et à lui.
- Speaker #2
On a pris beaucoup de plaisir à l'enregistrer. C'était vraiment sympa comme... Oui,
- Speaker #0
ça se ressent.
- Speaker #1
Ça se ressent bien, oui.
- Speaker #0
Dans l'écoute.
- Speaker #1
Maintenant, je voudrais partager... avec vous les coulisses d'une de nos missions les plus gratifiantes. La mise en place de nos expositions pédagogiques. Vous savez, le cirque ne se contente pas d'éblouir. Il transmet aussi un savoir incroyable. En ce moment, nous travaillons main dans la main avec nos amis du Cirque Ruby. Ensemble, nous proposons une immersion unique au cœur des écoles. Une exposition qui s'installe pour une durée d'une semaine complète. Mais alors, comment passe-t-on d'une idée à un chapiteau de culture dans une cour de récréation.
- Speaker #2
Mais oui !
- Speaker #1
C'est une véritable chorégraphie logistique en plusieurs actes. Tout commence par l'appel d'une structure ou d'une école désireuse de faire rêver ses élèves. Une fois le contact établi, nous nous rendons sur place pour une visite technique. On sort les maîtres rubans, on prend des mesures, on observe le volume, car chaque lieu impose ses contraintes. De là, nous dessinons un plan précis et nous imaginons la composition. idéal de l'exposition pour que la magie opère. À quelques jours du départ, c'est l'effervescence. Nous préparons le matériel avec soin et nous louons les véhicules nécessaires au transport de ces trésors. Vient ensuite le moment physique, le déplacement et le montage, où chaque affiche et chaque costume retrouve sa place. Mais notre rôle ne s'arrête pas là. Nous intervenons directement auprès des classes pour échanger avec les enfants, recueillir leurs impressions et répondre à leurs questions après leur visite. Puis, comme tout voyage circassien, il y a le démontage, le retour au dépôt et le rangement minutieux du matériel avant de clore le dossier par la partie administrative et l'envoi de la facture.
- Speaker #2
C'est bien important, c'est bien.
- Speaker #1
Non, c'est pas forcément le plus important. Ça clôture une aventure.
- Speaker #0
C'est vrai.
- Speaker #1
En parallèle de tout ça, nous n'avons pas chômé durant les vacances de février. Vincent est allé à la rencontre d'un public d'enfants âgés de 3 à 12 ans au sein des centres de l'Oisille.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai.
- Speaker #1
Je vous expliquerai d'ailleurs en détail, lors de notre prochain rendez-vous, comment se déroulent ces animations si particulières.
- Speaker #2
Ah oui ?
- Speaker #0
Oui, d'ailleurs un petit coucou à nos amis de l'auberg où on s'était déplacés.
- Speaker #1
Oui, où tu t'es passé toute une journée.
- Speaker #0
Je me souviens avoir fait des animations dans une salle et mon portable était resté à l'extérieur du bâtiment pour que je puisse avoir une connexion. C'était très bon. Oui,
- Speaker #1
le bâtiment était... en béton armé. Et donc, les ondes ne passaient pas. Et comme on essaye d'être un peu connecté, on passe par le Bluetooth, mais parfois, ça ne passe pas. C'est une chose à vérifier avant les animations. C'est la magie du ciel.
- Speaker #2
Encore plus quand tu es itinérant, mais dans des bâtiments que dans un chapiteau.
- Speaker #0
On en a hérité superbement bien.
- Speaker #1
Enfin, sachez que nous continuons d'enrichir notre patrimoine. Nous chinons sans cesse de nouvelles pièces de collection pour nos futures expositions et nous prenons grand soin de nos fonds actuels.
- Speaker #0
Florent, il y aura même des choses qu'on pourrait te faire essayer. On a trouvé une ancienne perruque de clown. On a trouvé un casque de légionnaire romain.
- Speaker #2
Excellent !
- Speaker #1
Oui, comme quoi !
- Speaker #2
Je sens que je ne suis pas rentré chez moi encore.
- Speaker #1
Et nous menons également un important travail d'entoilage et d'encadrement en faisant revivre les affiches. anciennes comme récentes, pour qu'elles traversent le temps sans prendre une ride.
- Speaker #0
C'est vrai, on va repartir sur une petite sélection d'affiches qui vont regagner les ateliers d'entoilage. Et puis on a confié à notre ami qui tient un bel établissement d'encadrement en métropole lilloise la charge de pouvoir encadrer des costumes, ce qui n'est pas forcément évident. Une chose un peu particulière. On va pouvoir encadrer des éléments de costumes et le projet est vraiment très chouette. Donc là, ils ont eu l'instant entre les mains, mais il a besoin de temps, bien sûr.
- Speaker #1
Un peu de temps et c'est beaucoup de travail. Ils cherchent des solutions pour faire tenir ce costume dans un encadrement. Ce n'est pas forcément évident. Donc, le musée bouge, le musée vit et c'est grâce à vous.
- Speaker #2
Sans abîmer le costume, du coup.
- Speaker #1
Ah bah oui, bien sûr.
- Speaker #2
C'est bien. C'est mieux.
- Speaker #1
C'est bien. Merci à vous de m'avoir écouté concernant les actualités du musée. Et maintenant, place à la pièce de collection.
- Speaker #0
Alors, aujourd'hui, j'ai posé sur la table de notre émission de podcast un objet qui semble vibrer encore de l'effervescence de la Belle Époque. C'est un livret léger, d'une dimension de 20 cm sur 10 cm environ, un peu jauni, dont la couverture explose d'un bleu profond et de dorure délicate. Sous mes yeux, je lis « Hippodrome, programme » . Prenons un instant pour contempler cette couverture, car elle est en soi une leçon d'histoire, du spectacle et capture l'essence même de l'établissement qui nous intéresse aujourd'hui. Le regard est d'abord attiré par une immense lettre H, ornementé en Ausha gauche, entouré d'un cercle portant l'inscription « Anneau MD4C pour année 1900 » . Au cœur de ce blason, le profil d'un cheval de race noble et harnaché, nous rappelle que nous entrons ici dans le temple de la réquestre. L'illustration centrale est une gravure d'une finesse incroyable, une écuyerre, debout sur un char, tiré par quatre chevaux, lancé au galop, tient ses rênes avec une autorité calme. Sa chevelure et son costume flottent dans le vent de la vitesse. Derrière elle, on devine les tribunes de la salle, remplies de centaines de petits visages, de haute forme et d'élégante. Ce contraste entre la noblesse du blason et la puissance brute du galop résume tout. Nous sommes à Paris, en pleine exposition universelle, et pour 20 centimes, vous teniez entre vos mains la promesse d'un voyage extraordinaire. Mais avant d'ouvrir notre programme, arrêtons-nous sur ce mot, hypodrome. Pour ne pas commettre d'erreur, il nous faut définir précisément ce qu'il signifie dans l'univers du spectacle, car il ne s'agit pas ici d'un simple champ de course de banlieue. Tournons-nous donc vers notre encyclopédie spécialisée. Elle nous rappelle que si le sens premier vient du grec « hypos » , le cheval, et « dromos » , la course, désignant un lieu de compétition, le monde du spectacle s'est réapproprié le terme au XIXe siècle. Dans notre contexte, un hippodrome est un vaste établissement de forme oblongue, c'est-à-dire plus long que large, dans lequel sont présentés des spectacles hippiques à grande mise en scène. Retenez bien ce mot « oblongue » . Contrairement au cirque traditionnel qui s'articule autour d'une piste circulaire de 13 mètres de diamètre, l'hippodrome est allongé comme une ellipse étirée. Cette forme est cruciale, elle permet les galops de charge, les courses de chars et les défilés militaires que l'exécuité d'un manège circulaire rendrait impossible.
- Speaker #2
Ou les batailles cow-boy là.
- Speaker #0
Effectivement, les batailles cow-boy, on en reparlera.
- Speaker #2
Ça ne doit pas s'appeler batailles cow-boy.
- Speaker #0
Non mais dans ce bâtiment là, ils ont accueilli également des... Buffaloville. Oui, Buffaloville. Et également, c'est découverte du Grand Ouest.
- Speaker #2
Comme les courses de cow-boys. Comme les courses de cow-boys, oui.
- Speaker #0
Alors, cet hippodrome de la place Clichy dont nous tenons le programme est le dernier né d'une lignée de géants parisiens. Pour bien situer notre document, rappelons que Paris a été la capitale mondiale de ces temples du gigantisme. Souvenons-nous de l'Hippodrome de l'Étoile en 1845, situé près de l'Arc de Triomphe. Il lança la mode des spectacles équestres monumentaux. Les Arènes Nationales en 1851, place de la Bastille, un lieu de fête populaire grandiose. L'Hippodrome du Champ de Mars et celui de la Pote Dauphine. L'Hippodrome de l'Alma en 1877, sans doute le plus célèbre avant le nôtre. Un palais de fer et de verre majestueux près du pont de l'Alma. Et n'oublions pas les projets éphémères du côté du pont. parc de Bercy. Notre hippodrome de 1900, aussi appelé hippodrome de Montmartre, est l'aboutissement de cette tradition.
- Speaker #1
Il y en avait beaucoup à l'époque, des hippodromes dans Paris.
- Speaker #0
On avait énormément de bâtiments en pierre, notamment les cirques Stable, comme on en avait parlé, que ce soit le Nouveau Cirque, que ce soit également le Cirque Napoléon, le Cirque de l'impératrice, mais on avait également des bâtiments qui avaient cette... Cette forme un peu particulière qui permettait des spectacles à grande échelle.
- Speaker #1
Tout était à disposition à l'époque et il n'y avait pas beaucoup de chemin à parcourir pour pouvoir aller soit d'un hippodrome à un cirque ou d'un hippodrome à un autre hippodrome. Franchement, c'était la belle époque.
- Speaker #0
C'était la belle époque.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #0
Alors inauguré le 13 mai 1900, ce bâtiment est l'œuvre des architectes Cambon, Galeron et Duré. Imaginez une structure métallique. colossale, une charpente de fer digne de Gustave Eiffel. Sa forme oblongue et sa signature. Une piste de 70 mètres de long sur 35 mètres de large. C'est une arène monumentale prolongée par une scène de théâtre de 35 mètres de large sur environ 17,5 mètres de profondeur. Cette magnifique salle pouvait accueillir 7000 spectateurs dont 5000 places assises. Le public s'y répartissait sur 5 niveaux. On y trouve des écuries modernes, des ascenseurs hydrauliques capables de faire monter 300 figurants d'un coup et même un restaurant de 2000 couverts, le Grand Restaurant, décoré par Nirmans, le célèbre décorateur du Moulin Rouge. Alors tout à l'heure, on reparlera nourriture.
- Speaker #2
Je pensais que tu allais dire tout à l'heure on va manger.
- Speaker #0
Je savais que ça allait te plaire, donc on parlera nourriture tout à l'heure. Ce programme de septembre 1900 nous place au sommet de la gloire du lieu sous la direction artistique d'Ernest Mollier.
- Speaker #1
grand nom du cirque.
- Speaker #0
Dont on reparlera certainement, puisqu'on a la chance dans les collections d'avoir plusieurs programmes de Mollier. Tout à fait. Et donc, oui, ce nom-là, qui est extrêmement célèbre, on en reparlera certainement.
- Speaker #1
J'ai souvenir d'une décoration dans le musée avec un fer à cheval, dont les programmes Mollier formaient la forme du fer à cheval.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Et effectivement, c'était une très belle présentation pour ces programmes.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Alors, si l'on feuillette le programme, on découvre que la soirée était une véritable épopée de variétés. Avant la grande pantomime, le public assistait à une première partie variée, typique des grands cirquipodromes de la belle époque, mêlant prouesse équestre, acrobatie, sans oublier l'humour. On a notamment le plaisir de découvrir un véritable steeplechase de dames. C'est en fait une course d'obstacles hippiques où les femmes montaient en amazone, un exercice de haute voltige et d'élégance. Le tout sous la direction de deux chefs d'orchestre, Patusset et Diodé. Arrêtons-nous également sur deux visages qui illuminent les pages de notre document. Parce qu'il faut bien comprendre qu'à cette époque-là, ces documents étaient essentiellement du texte. On avait très peu d'images. Et donc là, en plus des images de Vercingétorix, dont on parlera dans un instant, la grande pantomime, on retrouve également l'image de deux artistes. La première s'appelait Mademoiselle Alice Soqueti. C'était une élève de la Scala de Milan. Elle est une danseuse travestie. Alors à l'époque, il était très courant et très apprécié. que des femmes jouent des rôles masculins avec une grâce infinie apportant une dimension lyrique au spectacle. La seconde, Mademoiselle Antoinette Ferreiro, première danseuse étoile venue de Turin. Sa présence souligne que l'hippodrome est aussi un palais de la danse. C'est enfin le moment que tout le monde attend, le passage au théâtre. Écrit par Victorin Jassé sur une musique de Justin Cléris, vers Saint-Gétorix. est une pantomime à grand spectacle en trois actes et quatre tableaux. Alors pour résumer un petit peu ce grand spectacle, l'acte 1, la Gaule insoumise, on y voit la forêt des druides, la fête du gui et l'irruption des soldats romains. C'est un tableau pastoral qui bascule dans la guerre. L'acte 2, le siège d'Alesia, c'est ici que l'espace oblong de la piste devient indispensable. Des centaines de figurants... Des charges de cavalerie gauloise contre les boucliers romains, le réalisme est tel que le public frémit au bruit des sabots et des épées. L'acte III est l'apothéose. Après la défaite, le spectacle ne se termine pas sur une note triste. Pour flatter le patriotisme des visiteurs de l'exposition universelle, on assiste au triomphe de César, suivi d'un défilé anachronique mais grandiose de tous les héros français. Clovis, Charlemagne, Jeanne d'Arc, jusqu'à l'image. de la République. Le programme mentionne 850 figurants et 120 chevaux pour cette seule scène finale. Pour que le public ne suffoque pas, le livret précise fièrement que des ventilateurs d'une grande puissance donnent un régime.
- Speaker #2
C'était le plus du fou avant l'heure en fait.
- Speaker #1
C'est un peu ça, oui.
- Speaker #0
Alors ce qui rend également ce document si précieux, c'est aussi ce qu'il y a autour du spectacle. Les 18 pages sont truffées de publicités qui nous prolongent véritablement dans le... Paris 2900. On y trouve les restaurants, je t'en reparlais, on arrive à la nourriture. Le nom là, ça ne mène pas forcément, c'était des grands restaurants de l'époque. On y trouve effectivement des publicités pour le restaurant comme le Ramor ou la Nouvelle Athènes, Place Pigalle où l'on se rend après le spectacle pour des soupers ouverts toute la nuit. On y vante la choucroute, les écrevisses et bien sûr l'absinthe berger ou le champagne Mercier, fournisseur officiel de l'hippodrome.
- Speaker #2
Moi, je suis plutôt choucroute.
- Speaker #0
Quoique les écrus,
- Speaker #2
ça ne doit pas être mauvais quand même.
- Speaker #0
Alors, les réclames pour la santé sont particulièrement insolites pour nous. Le fameux Ritles, l'alcool demande souverain, le remède d'Abyssinie Exibar pour l'asthme et mon préféré, peut-être même le plus drôle, le vin à roue, composé de viande, de quina et de fer pour les personnes, entre guillemets, débiles. dont le sang est appauvri par le surmenage.
- Speaker #2
Non mais c'est pas possible.
- Speaker #0
C'est terrible.
- Speaker #1
C'est terrible.
- Speaker #2
C'est terrible, c'est affreux. Ils se moquent de tout, c'est ça.
- Speaker #0
Alors la mode n'est pas en reste avec des corsets, les corsets de Lucie Labrousse, censés donner la taille de guêpe tout en restant souples pour les écuyères et les spectatrices.
- Speaker #1
Oui, elles avaient quand même beaucoup de mal à respirer parce que les corsets à l'époque, c'était très, très serré.
- Speaker #0
Alors, ces pages nous rappellent que venir à l'hippodrome était une expédition sociale. On y venait voir, certes, vers Saint-Gétorix, mais on venait surtout montrer son nouveau chapeau et boire un verre au bar Fumoir.
- Speaker #2
Même le venu était social.
- Speaker #0
Malgré cette splendeur, ce programme de septembre 1900 porte en lui les germes de sa propre fin. L'exploitation de cet établissement est un gouffre financier, les nombreux artistes et figurants, les animaux. L'éclairage électrique et l'entretien de la charpente métallique entraînent des frais généraux exorbitants. La société fera faillite rapidement. Le bâtiment sera par la suite repris par le grand dresseur Albert Schumann, qu'il renommera d'ailleurs Hippo Palace, puis par l'américain Frank Bostock, qui installera son promenoir zoologique, un véritable zoo décoré servant de vestibule à la salle. On y verra même le Wild West Show de Buffalo Bill. en 1905.
- Speaker #1
Donc tu vois, tes cow-boys étaient indiens.
- Speaker #0
Ils y étaient. On y vient. En 1911, le destin de ce gigantesque palais bascule. Léon Gaumont rachète le lieu pour le transformer en Gaumont Palace, le plus grand cinéma du monde. La piste d'issueur disparaît sous un plancher et le cirque s'efface devant le 7e art. Le bâtiment sera démoli en 1973 marquant la fin définitive de l'ère des grands hippodromes. parisien. Alors en refermant ce joli programme bleu et or, j'ai presque l'impression d'entendre encore le galop des chevaux sur la piste oblongue. Ce programme est bien plus qu'une liste de prix ou de noms. C'est le témoin d'une époque où le divertissement ne connaissait aucune limite de taille ou d'ambition. Si vous passez d'ailleurs aujourd'hui à l'angle de la rue Colin Court, cherchez la petite plaque commémorative. Elle est le seul vestige de ce temple où le... temps d'une soirée de septembre 1900, Paris se croyait redevenue la Gaule d'Alésia.
- Speaker #2
Bravo Vincent. C'est pas le seul bâtiment en dur comme ça, cirque, qui est transformé en cinéma dans l'histoire.
- Speaker #0
Il y en a eu d'autres. Oui, il y en a eu d'autres.
- Speaker #1
C'était des lieux gigantesques qui permettaient de pouvoir mettre des salles et beaucoup de spectateurs. Donc c'est sûr que ça a permis de créer des cinémas importants. Et Gaumont est une marque de cinémas très connue.
- Speaker #0
Il ne faut pas hésiter à se rendre sur les lieux. Alors déjà sur les lieux, pour voir la petite plaque. Et puis pour se promener dans Montmartre, c'est toujours agréable également. Mais également, vous pouvez vous rendre sur Internet et vous allez avoir... notamment des cartes postales sur ce bâtiment qui a évolué au fil des siècles. C'est assez sympathique de le voir, son évolution extérieure comme intérieure. Et puis, regardez les affiches de l'époque aussi, c'était assez sympathique et ça donnait vraiment envie de voir ces spectacles formidables.
- Speaker #1
En tous les cas, c'était très parlant, je trouve. Les affiches montraient bien ce qu'on allait voir. Et ça, c'est important, je trouve. Merci Vincent pour cette superbe description du programme de l'Hippodrome de Montmartre. Pour les plus curieux et curieux d'entre vous, vous pourrez retrouver ce document sur nos réseaux sociaux. Dites-nous si cela correspond bien à la présentation que Vincent vous a faite. Et maintenant, place au focus spectacle.
- Speaker #2
Bon, Nathalie, Vincent, j'ai dit qu'on allait faire un épisode un peu différent, mais je tiens d'abord à parler un peu de la fiche technique, en tout cas des changements de personnel par rapport au spectacle des 40 ans du Cirque Arlette Grusse. Dans un premier temps, la création a débuté, comme souvent, en octobre 2025 à Aix-les-Bains, et le cirque poursuit sa tournée jusqu'à fin mai, où il jouera pour la première fois dans son fief à la Fontaine Saint-Martin. Et ça, c'est trop cool ! Les gens du secteur, parce que c'est la première fois. La première fois,
- Speaker #1
ils vont se produire là-bas. Donc ça, c'est bien.
- Speaker #2
Les pères d'année qui sont paléomans, l'année dernière, ils ont dû annuler Angers. Donc c'est très, très bien qu'ils puissent se produire.
- Speaker #0
Dans ce secteur-là, le chapiteau reste le même.
- Speaker #1
On est vraiment déçus. Il n'a pas changé son chapiteau.
- Speaker #0
Tu n'es jamais content, toi. Ce n'est pas possible. J'allais justement dire qu'il reste le même et donc c'est l'occasion de retourner écouter nos premiers épisodes sur le Cirque à la Jupeuse. C'est vrai, c'est l'installation. Oui, c'est vrai. Oui, oui. Ça permet de faire plus court. Non, de faire tout aussi long mais de parler d'autre chose.
- Speaker #1
C'est vrai.
- Speaker #0
Avec cette année, une grosse nouveauté côté lumière. Un parc entièrement renouvelé. Le cirque change intégralement tous ses éclairages tous les deux ans. Et avec ces superbes anneaux kinétiques.
- Speaker #1
C'est vraiment impressionnant.
- Speaker #2
Ce sont des grands anneaux lumineux qui sont mis au niveau de la coupole du cirque.
- Speaker #0
C'est ça, il y en a 28 d'installés. Chaque anneau a trois moteurs qui sont totalement silencieux et qui permettent de le faire descendre, monter, s'incliner. Et donc de changer une ambiance. L'ambiance lumineuse du spectacle, d'une manière tout à fait originale, puisqu'on avait l'habitude de voir les boules kinétiques, mais pas les anneaux. Donc c'est une très belle trouvaille de la part du cirque. Et donc maintenant, pour la création et la production, on retrouve bien entendu Gilbert Gruss, c'est toujours lui qui est aux commandes, avec toujours Linda et Laura Maria, la direction du casting. Pour la musique, on retrouve également Anthony Sauget, qui a fait encore un boulot remarquable, on est d'accord. J'ai bien aimé les petites touches à la fois de nouvelles compositions mais aussi des petits rappels de thèmes d'anciens spectacles aussi. Moi qui suis toujours un peu nostalgique, j'aime bien ça. Cédric Pontieux, ingénieur du son, qui s'est occupé de cette partie-là sur le spectacle. Julien Lambotte que l'on retrouve pour les Lumières aussi. Pour la partie costume, qui sont signées par... Ils ne m'aident pas. Je m'excuse si je prononce mal certains prénoms ou noms. Lyudbov Drohobitska, Lady Obando Acero et Sarah Odoero, qui signent la partie costumes, avec à noter aussi, cette année, l'intégralité des costumes ont été renouvelés. Ce qui faisait une paire d'années chez Arlette, où de temps en temps, on avait un costume qui ressortait. Sur cette création, parenthèse 2025-2026, l'ensemble des costumes... a été renouvelée et ça fait plaisir aussi.
- Speaker #1
Ça fait plaisir et il ne faut pas oublier, il faut rappeler quand même que fabriquer comme ça des costumes, ça a un coût qui est immense. On comprenait que certains costumes soient ressortis de temps en temps parce que c'est vrai que les utiliser que pour une seule saison, ça aurait été vraiment... Oui, carrément. C'est sympa aussi d'en revoir certains, ça rappelle... Aussi pour le côté nostalgique, ça fait plaisir d'en revoir certains.
- Speaker #0
En tout cas, c'est appréciable de voir que tout a été renouvelé pour cette année.
- Speaker #2
Tout à fait.
- Speaker #0
Ça ouvre une nouvelle ère, je pense. À la Régission et Lumière, on a retrouvé Valentine, Cyril, Patrice, Robin, Simon, Lionel et Johan Vincent. Je pensais que tu allais dire ça fait du monde.
- Speaker #1
J'allais dire quelque chose, mais pas ça. C'est marrant parce que je ne sais pas, toi c'est ton domaine professionnel, c'est rare de voir une femme en Régition et Lumière. Là, je vois le prénom Valentine. Oui,
- Speaker #0
c'est rare. Ce n'est pas que c'est rare. Sur des grosses productions, ce n'est pas courant. Mais c'est très bien. C'est très bien, effectivement. C'est pour ça, d'ailleurs, pour tout vous dire, j'ai même été redemandé son prénom pour ne pas l'oublier et pour le notifier parce que ça me semblait important.
- Speaker #2
Donc, ils tournent au niveau de la régie son et lumière,
- Speaker #0
c'est ça ?
- Speaker #2
C'est pour ça qu'ils sont aussi nombreux. Exactement.
- Speaker #0
En tant que chef de piste, on retrouve cette année Eros Gruss, qui fait encore un sacré boulot tout au long du spectacle. C'est impressionnant. Et bien sûr, le grand chef d'orchestre que l'on adore au Musée du Cirque, M. Igor Milita. Voilà, j'ai fini pour l'affiche technique.
- Speaker #2
C'est bien. Ça nous permet de savoir qui est aux commandes de tout ce qui se passe pendant le spectacle. Merci à toi pour toutes ces informations.
- Speaker #0
Mais de rien, avec plaisir. Bon, Nathalie et Vincent, vous êtes d'accord, on ne va pas refaire le coup de cœur, le coup de pouce, parce que de toute façon, on a les mêmes chouchous tous les ans. Toi, c'est Francesco, moi c'est... Donc bon, on va essayer de proposer autre chose à nos auditeurs. Vous en pensez quoi ?
- Speaker #2
On va essayer.
- Speaker #0
On va essayer, très bien. Et bien du coup, c'est parti, allons-y. Alors comment on s'organise ?
- Speaker #2
Je vais... peut-être commencer et puis vous... Numéro par numéro, si c'est possible.
- Speaker #0
C'est bien.
- Speaker #2
On essaye ?
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #2
Allez,
- Speaker #0
on essaye.
- Speaker #2
Donc, on commence ce soir avec la Compagnia Havana et leur numéro de banquine. Donc, c'est la toute première prouesse que l'on découvre juste après la grande parade d'ouverture. C'est un numéro techniquement impeccable. Les seaux sont maîtrisés, la précision est au rendez-vous. Cependant, j'ai été un peu déroutée par l'ambiance générale. Les artistes affichaient un sérieux presque solennel. sans un sourire, ce qui donnait une impression un peu de froideur, presque comme s'il s'agissait de robot. Si c'était un parti pris esthétique, j'ai trouvé que les costumes ne soulignaient pas assez ce côté mécanique. C'est un numéro qui mise tout sur la puissance brute et la rigueur. Mais il m'a manqué ce petit grain de chaleur humaine qui vraiment vibrait avec eux en ce début de spectacle. Je ne sais pas ce que vous en avez pensé. peut-être voir vos ressentis à vous par rapport à ce numéro.
- Speaker #0
T'es prêt ou tu veux que je commence ? Moi, j'ai bien aimé ce numéro d'intro. Je comprends ton ressenti par rapport à l'ambiance. Après, je pense que c'était vraiment voulu. Pour moi, l'idée, c'est vraiment le côté robotique. Ils sont tous dans un personnage. Après, effectivement, peut-être que les costumes Et... dénoté avec l'ambiance. Ça, effectivement.
- Speaker #2
Et du coup, j'aurais peut-être mieux compris.
- Speaker #0
Oui, s'il y avait eu des costumes.
- Speaker #2
S'il y avait eu des costumes qui s'alliaient avec cette mise en scène.
- Speaker #0
Oui, parce qu'on est sur quelque chose de très électro quand même, en termes de musique et même d'éclairage.
- Speaker #2
Du coup, j'ai eu ce petit décalage. Alors, le numéro est superbe. En parlant, c'est très, très beau. De très beaux sauts. Très bien maîtrisé. Donc la compagnie Havana est très très bonne techniquement. Mais c'était du coup ce petit décalage, je dirais, entre ce qu'ils auraient voulu montrer et ce que l'on voit.
- Speaker #0
Moi personnellement, ce que je disais, c'est un bon numéro d'ouverture. Un bon premier numéro. Un bon premier numéro, j'ai bien aimé, mais effectivement...
- Speaker #1
Bon, premier numéro, mais je te rejoins un peu sur le visage. Moi, effectivement, des artistes, j'ai trouvé ça un peu... Ça manquait un petit peu d'enthousiasme, mais bon, c'est peut-être voulu, effectivement, dans la façon... Oui, je pense que c'est de la mise en scène. De la mise en scène, oui, tout à fait. Parce que c'est vrai que j'attire beaucoup d'importance au visage à chaque fois. Mais là, c'est vrai que ça manquait un petit peu pour moi d'expression, mais sinon, techniquement, le numéro est un bon premier numéro.
- Speaker #0
Et donc, pour conclure sur ce premier numéro, on va quand même citer les artistes, parce qu'à chaque fois, on parle de la compagnie, mais ce sont quand même des vraies personnes derrière, et on tenait à les remercier et à les féliciter pour leur travail depuis tant d'années aussi, sous le chapiteau à l'aide grusse, donc la compagnia Havana, composée de Norma, Carlos, Dariel, Carlos alias 50, et Yampierre, qui sont accompagnés sur ce numéro-là de Jonathan.
- Speaker #1
Merci. Voilà,
- Speaker #0
bravo à eux.
- Speaker #2
Merci. D'accord.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #2
Merci à toi pour cette précision.
- Speaker #1
Même les durs noms.
- Speaker #2
Tu es bien renseigné.
- Speaker #0
Écoute, j'ai embêté les gens pour avoir les infos, il faut bien que je les place.
- Speaker #2
C'est très très bien. Merci d'ailleurs à...
- Speaker #1
Caravan était parti là-bas. Je suis tout.
- Speaker #2
C'est ça. D'accord. Pardon. Alors, on va garder le secret. En tous les cas, merci à toi et aux personnes qui t'ont donné toutes ces informations. On va enchaîner avec un moment de pure tendresse et de dynamisme. La présentation des chiens et des poneys par Alexis Gruss et Sarah Hou. Ce qui saute aux yeux immédiatement, c'est le rayonnement d'Alexis.
- Speaker #0
Oh oui.
- Speaker #2
Elle est d'une solarité incroyable. Et on sent une... complicité absolument sincère avec ses chiens. C'est un vrai plaisir de la voir évoluer avec autant de plaisir partagé. À ses côtés, Sarah Hook, que l'on connaît pour son rôle précieux de directrice du zoo, se fait un peu plus discrète, presque en retrait, laissant la lumière à cette joyeuse troupe à quatre pattes. C'est un numéro qui manque pas de rythme et qui apporte une belle bouffée d'énergie sous le chapiteau. Un passage très vivant qui a le mérite de donner le sourire Merci. à toute la famille. Puisque j'étais, à ce moment-là, assise à côté d'une famille et les enfants étaient... Ma cousine,
- Speaker #0
quoi !
- Speaker #2
...étaient enthousiasmés par ce numéro. Et je pense que c'est quelque chose que l'on peut très vite ressentir, puisque ce sont des animaux de compagnie, les chiens. Et donc, du coup, on peut vite se comparer. aux artistes qui présentent ces numéros. Alors bien entendu, les chiens ne sont pas forcément dressés comme cela, mais en général, quand on s'amuse avec eux...
- Speaker #1
Oui, c'est une cour de récréation très organisée. Il y a une technique quand même. Mais bon, il y a de la joie de vivre chez les chiens, il y a de la joie de vivre, tu le disais, dans le sourire qu'on vous remplisse. Là, on s'en prend plein la tête tout de suite. Autant le premier numéro ou la banquine, vous avez trouvé ça un peu plus... figée sur le visage. Autant là, oui, elle est réelle. Là, ça respire. Ça respire la joie et la joie de vivre. Moi, j'ai particulièrement aimé le costume. Je l'ai sous les yeux, encore en photo. Les deux costumes qu'elles ont, qu'elles portent, sont vraiment magnifiques. Ces queue-de-pille avec le Brandebourg, juste là, c'est vraiment très classe. Et puis, souligner également la présence à la barrière de Laura Maria. Oui, aussi. Elle est présente aussi pour les chiens. Donc, c'est chouette. Un beau deuxième tableau.
- Speaker #2
Oui. Et vraiment de la complicité entre les animaux et les humains.
- Speaker #0
A noter que même en dehors de la piste, les chiens, Alexis, elle les promène à la voix. C'est impressionnant.
- Speaker #2
Comme quoi, on peut vraiment se représenter.
- Speaker #1
Des chiens. Je pensais te...
- Speaker #0
Je pensais que tu me pensais. Alors ça, je ne suis pas allé jusqu'à demander ça quand même. J'étais très chiant, mais pas à ce point-là. mais effectivement il y en a un je le sais parce que chaque fois je le rappelle à chaque fois ça fait un Diego donc il y a un Diego parmi les chiens grande caresse à Diego moi j'aime beaucoup le numéro plein d'énergie même la musique aussi alors ça fait partie des numéros qui rappellent d'anciens thèmes et qui rappellent aussi d'anciens numéros c'est un mixte de deux anciens numéros qui ont été présentés, un sur Eternel et un sur Extravagant. Mais du coup, effectivement, le fait de recomposer ces deux numéros-là et d'en faire un seul avec ces thèmes retravaillés qui sont réactualisés par rapport aux numéros, je trouvais ça vachement sympa aussi, le rendu bien dynamique. Donc, un très très bon numéro proposé par Sarah Houck et Alexis Grussom. Bravo à elles.
- Speaker #2
Alors place maintenant à un artiste qui porte bien son nom, puisqu'il nous offre une véritable respiration dans ce spectacle, le clown Francesco.
- Speaker #0
Génial. Il y a beaucoup d'applaudissements.
- Speaker #2
Oui, c'est vrai. Ce que j'ai adoré, c'est sa polyvalence absolue.
- Speaker #0
Ah oui.
- Speaker #2
Qu'il soit seul en piste, en duo avec Monsieur Loyal, qui s'appelle Arthur. où, en pleine interaction avec un spectateur improvisé partenaire, il occupe l'espace avec une aisance remarquable. Il ne se contente pas de faire rire, il apporte une touche de finesse et une sensibilité qui vraiment touche droit au cœur. Franchement, c'est plein de choses. Le public, d'ailleurs, ne s'y trompe pas. Il a été complètement conquis par ce mélange de drôlerie et de poésie. D'ailleurs, chez nous aussi, l'enthousiasme a été tel que notre association a décidé de lui remettre le coup de cœur du musée cette année. Et oui, c'est notre manière de saluer un immense talent qui perpétue la grande tradition clownesque avec une modernité et une tendresse irrésistibles.
- Speaker #0
Oui, et en plus, à chaque fois que tu peux revoir ces interventions plusieurs fois, tu es toujours émerveillé. Moi, à chaque fois, je suis plié. alors que je commence à le connaître par cœur.
- Speaker #2
Et puis, sa grande force, c'est que ça fait plusieurs années qu'il est au cirque maintenant, et il nous montre à chaque fois des numéros différents.
- Speaker #0
C'est ça, il sait parfaitement bien renouveler.
- Speaker #2
Il sait jouer avec le public, vraiment s'approprier son moment, que ce soit court, long. Vraiment, c'est un artiste complet.
- Speaker #0
Et il sait prendre aussi des gros risques parce que cette année, il a voulu revenir à ses premiers amours avec la jonglerie. Mais le fait qu'il prenne quelqu'un du public, c'est quand même ultra risqué pour prendre quelqu'un du public, arriver à faire rire. Faire de la jonglerie,
- Speaker #1
c'est... C'est très fort, bravo à lui. On le voit d'ailleurs dans le but du spectacle, un petit peu dans les omitoires de la salle, mais bon, effectivement, le choix de la personne est vraiment capital.
- Speaker #2
C'est ça. Alors, soit on tombe sur une personne géniale, soit parfois, on peut avoir une personne un peu moins engageante.
- Speaker #1
Le spectacle, justement... Le choix est souvent bon ou de temps en temps, la personne qui choisit ne joue pas trop le jeu ?
- Speaker #0
Je ne vais pas me prononcer parce que parmi toutes les fois où j'ai vu le spectacle, une fois c'était moi. C'est dire qu'on n'a pas vu ça. Il y a des photos. Ça a été un peu filmé. Il y a des photos. Et tout le long du truc, il a arrêté de me dire « Allez, on sourit pour la photo » .
- Speaker #2
Il y a du dossier.
- Speaker #0
Il y a du dossier, effectivement. Et il y a une autre fois où c'était mon père, donc c'est pareil. Mais en tout cas, je ne peux pas me prononcer là-dessus.
- Speaker #1
C'est vrai. Le temps passant, c'était impressionnant. Ça n'arrête pas.
- Speaker #0
Il est tout le temps là.
- Speaker #1
C'est chouette, c'est un sacré fil conducteur.
- Speaker #2
En plus, il sait autant être... Alors, vous avez utilisé le mot vomitoire. En fait, c'est le lieu de passage où on peut entrer et sortir du chapiteau. Alors, j'explique un petit peu, justement, encore une fois, pour les non-initiés. Et donc, il peut être dans ces endroits. Il peut être au milieu du public. Il peut être sur la piste. Il peut être... Enfin, il est partout. C'est impressionnant.
- Speaker #0
Il est partout, mais il est tout le temps là, tout au long du spectacle. Mais tu vois, il y a d'autres spectacles qu'on a vus. Quand tu vois revenir le clown, parfois, je me dis, oh purée. Et là, il arrive à... Il est tout le temps là, mais à chaque fois, il te surprend. Tu es content de le voir. Et tu sais que du coup, tu vas passer un bon moment. Et il arrive surtout à jouer avec l'actualité aussi, à faire des échos sur ses reprises. C'est vraiment sympathique. Cette année, je trouve, déjà l'année dernière, je l'avais souligné, mais... Le petit duo qu'il a fait sur certaines interventions avec le monsieur loyal Arthur Verano-Huard marche vachement bien. Et mutuellement, tu vois qu'ils s'apportent tous les deux quelque chose. Et c'est vachement cool de les voir évoluer à deux. Ça va me manquer, ça.
- Speaker #2
C'est sûr, oui. C'est sûr. Après, on le reverra sans problème. Dans d'autres chapiteaux ou même peut-être même Charlotte Gruss. On verra en tous les cas, mais l'avenir nous le dira. Mais en tous les cas, ça reste un grand professionnel qui pourra travailler, je pense, partout. Ah oui,
- Speaker #0
bien sûr. On lui souhaite en tout cas une très belle carrière encore pour la suite. Aussi belle que jusqu'à maintenant.
- Speaker #2
Tout à fait. Alors, on va passer ensuite à une discipline que l'on voit revenir en force sur de nombreuses pistes actuellement. La suspension par les cheveux ou air-hunting. Mon anglais est très bon, n'est-ce pas ? Ici présenté par Daria
- Speaker #1
Charamet. Elle est trop tirée par les cheveux.
- Speaker #2
Alors, comment continuer après ça ? Daria propose une mise en scène intéressante en jouant avec un cadre, ce qui structure joliment l'espace aérien. C'est une discipline qui demande une résistance et une... concentration hors du commun. Pour ma part, je vous avoue que c'est un numéro que j'apprécie moins personnellement. C'est une esthétique très particulière qui peut parfois créer une certaine tension chez le spectateur. Surtout quand on a des cheveux. Alors pardon pour ceux qui n'en ont pas beaucoup. Mais voilà, on peut sentir quand même la douleur. On sait très bien, j'ai des souvenirs de petites filles avec cheveux longs où ma maman me... brosser les cheveux et ça faisait quand même très très mal quand elle tirait dessus. Donc je me dis que ça peut créer parfois une tension chez les spectateurs. Cela dit, on ne peut que saluer quand même le retour de cet art ancestral et la maîtrise technique fait preuve d'Aria sous la coupole. Elle exécute sa performance avec une précision qui impressionne toujours une partie du grand public.
- Speaker #1
Je suis un peu comme toi. Ce ne sont pas des numéros que j'apprécie énormément. Cela dit, elle se mérite de faire son numéro avec ce cadre qu'elle tient dans ses mains. Je trouve que ça amène quelque chose à sa prestation. Et je trouve que ce sont des numéros qui sont quand même assez délicats. Parce que dans l'histoire, ces numéros-là ont commencé par exemple le temps qu'on changeait du matériel, notamment le temps qu'on démontait une cage. on faisait intervenir une artiste qui faisait de la suspension capillaire. Donc c'était pour occuper l'œil du public le temps qu'on avait fait ce changement de matériel. Maintenant, on amène ces numéros pour en faire de véritables numéros. Il n'y a plus de changement de matériel. Et là, forcément, c'est toujours un peu plus complexe, parce que quand vous êtes suspendu par les cheveux et dans les airs, après, il faut trouver à occuper le temps que va durer votre numéro, à savoir, je ne sais pas combien de temps dure son numéro, mais...
- Speaker #0
Merci.
- Speaker #1
3-4 minutes, c'est pas forcément évident de tenir en haleine le public pendant 3-4 minutes et j'ai trouvé qu'elle le faisait plutôt pas mal par l'intermédiaire de ce cadre. Parce que bon, on en a vu des numéros dessus. C'est souvent un peu long, toujours assez redondant dans les figures. Et là j'ai trouvé que ça a amené un petit quelque chose supplémentaire, le fait d'utiliser ce cadre.
- Speaker #0
Tu vois, tu vous disais qu'on n'allait pas être d'accord, mais finalement... Moi, je suis d'accord aussi.
- Speaker #1
Ce n'est pas des numéros qui me font lever de mon siège, mais il faut reconnaître qu'elle a eu cette capacité à amener un petit plus. Je trouve qu'elle est plutôt intéressante.
- Speaker #0
Elle a une très belle technique, très belle musique aussi. Le tableau plastique également.
- Speaker #1
Non, mais il faut dire ce qui est.
- Speaker #2
C'est important.
- Speaker #0
Oui, ça joue aussi, c'est vrai. Du coup, on est perturbés. Je ne sais plus quoi dire. Très beau tableau, en général. Effectivement, c'est vrai qu'on en voit beaucoup en ce moment. Et là, pour une fois, par rapport à ailleurs, j'ai apprécié le numéro d'autant plus parce qu'il y avait ce fameux cadre et cette mise en scène qui, du coup, vous pouvez dire simplement que ça a changé. Un numéro à la sauce Arlette Gruss.
- Speaker #2
C'est ça. L'emballage, la musique, le costume, l'éclairage, tout fait... que ça peut donner quelque chose de beau et de différent. Et en plus, comme vous l'avez dit, esthétiquement, c'est une très jolie femme. Elle amène un plus avec ce fameux cadre. Donc je pense que du coup, ça peut plaire à beaucoup de monde. Après, comme je vous l'ai dit, personnellement, j'aime moins, mais ça reste un magnifique numéro.
- Speaker #0
Ah oui, c'est un très très beau numéro.
- Speaker #1
Là encore, je me retourne vers toi. vu le spectacle plusieurs fois et je ne me souviens pas si c'était présent ou pas. On avait un lâcher de paillettes ou pas pendant ce numéro-là ? Non,
- Speaker #0
il n'y a pas de lâcher de paillettes.
- Speaker #1
Là encore, je trouve ça plutôt pas mal. Bien vu parce que ça aurait été encore un cliché de revoir un artiste qui faisait rien, faire tomber un lot de paillettes parce qu'on le voit aussi beaucoup, souvent. Alors peut-être qu'il y a un effet. Les gens qui vont au cirque pour la première fois et qui voient toutes ces paillettes tomber en même temps que l'artiste va redescendre et prendre une pause finale avant qu'on fasse le noir total. C'est vrai que c'est impactant par rapport au public, mais le fait qu'elle n'utilise pas ça, c'était plutôt chouette aussi. Elle n'a pas pris non plus tout ce qui pouvait exister de cliché. Elle est sortie un petit peu des sentiers battus. Rien que pour ça, ça mérite un intérêt à ce qu'elle a fait. Franchement,
- Speaker #0
il fait partie des numéros que j'apprécie beaucoup sur le spectacle. En grande partie grâce à la mise en scène et à l'histoire qu'elle transmet aussi. Ça change vraiment de ce qu'on peut voir ailleurs. Donc, c'est très bien. Bravo à elle. Merci à toi.
- Speaker #2
Alors, on va rester dans la plus pure tradition de la piste, avec la cavalerie, présentée par le duo complice de Laura Maria et Linda Gruss. Donc, elles nous ont offert un moment équestre complet. donc mêlant de la rigueur de la haute école à la grâce des chevaux en liberté. Ce qui est frappant cette année, c'est la richesse technique du numéro. On y voit plus de figures, le tout soutenu par un accompagnement musical et une mise en scène qui mettent vraiment les chevaux en valeur. Mais au-delà de la performance, moi, c'est la dimension humaine qui m'a touchée, vraiment. Le duo mère-fille semble se bonifier avec le temps, parce que ça fait quand même quelques années qu'on les voit évoluer à deux. et Et il y a une harmonie naturelle entre elles, qui se ressent dans le calme et la précision de leurs animaux. Vraiment, c'est une belle démonstration de savoir-faire familial. Donc, tout en douceur et en élégance par ces deux magnifiques femmes, qui a vraiment ravi mon regard de passionnée. J'ai vraiment apprécié la cavalerie cette année. Plus même que les autres années.
- Speaker #0
Moi, c'est vraiment un numéro, ça fait une paire d'années que je vais voir le Cirque Arlengrus, c'est vraiment un des numéros de cavalerie qui ressort du lot, surtout sur ces dernières années. C'est même un numéro qui pourrait être présenté à un anniversaire, dans sa mise en scène. On a de tout dedans. Non, franchement, j'ai... J'ai bien aimé ce numéro aussi.
- Speaker #2
Allez, j'aurais même aimé un tout petit peu plus de haute école parce qu'elles ont fait au début du numéro.
- Speaker #1
Autour de costumes qui sont vraiment magnifiques. Je ne sais pas comment on pourrait appeler ce type de costume.
- Speaker #0
Des nénuphars. C'est bien des nénuphars.
- Speaker #1
Les nénuphars sont vraiment très bien exécutés. C'est vraiment très joli.
- Speaker #0
Et avec aussi... Francesco au centre qui monte sur la plateforme surélevée.
- Speaker #2
Et qui fait un numéro musical sur un xylophone.
- Speaker #0
Vraiment,
- Speaker #2
ça amène une ambiance, une harmonie et un très beau tableau. C'est un peu une parenthèse. C'est une très jolie parenthèse. Oui, Florent, bravo.
- Speaker #0
Je voulais le placer, j'ai réussi.
- Speaker #2
Vous avez quelques expressions autour de la parenthèse. C'est assez sympathique de pouvoir les mettre au fur et à mesure de la présentation. Autre chose à dire par rapport à ce numéro ?
- Speaker #1
Je suis de votre avis également. J'ai trouvé que cette année, la mise en piste, notamment avec les lumières utilisées, et également la musique, m'ont fait préférer le numéro, là encore, aux autres années. Je suis un passionné de chevaux, j'adore les chevaux, mais là, plus particulièrement cette année, tout leur chapiteau, j'ai trouvé que la lumière choisie, la lumière était quand même un peu moins tamisée. Je n'ai pas trouvé ça spécialiste.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai que...
- Speaker #1
J'avais toujours eu l'impression que les musiques étaient très calmes, très douces, voire même pas inaudibles, mais presque quand les chevaux rentraient les autres années. Et là, j'ai trouvé que ça jouait déjà un peu plus fort au niveau du son. Et puis, au niveau de la lumière, c'était totalement différent également. Et j'ai trouvé ça mieux, moi.
- Speaker #0
Ça peut peut-être s'expliquer aussi parce que c'est des frisons et que c'est des chevaux qui sont très sensibles à la lumière et à la musique. Et que forcément, avec le temps, avec le travail, ils grandissent aussi. Donc, je pense que ça joue aussi.
- Speaker #1
Et non, franchement, cette année, ça m'a bien plu.
- Speaker #0
Oui, franchement. Bravo.
- Speaker #2
à elle et aux cheveux. Alors là, préparez-vous, car on touche au sublime avec le numéro de tissu aérien de Kevin et Yulia Gruss. Que dire si ce n'est absolument génial ?
- Speaker #0
Oh oui !
- Speaker #2
Nous avions déjà eu le privilège de découvrir cette performance sous un autre chapiteau, par le passé. Et je dois dire qu'aujourd'hui, ils ont encore franchi un cap. On monte d'un cran dans la maîtrise technique et surtout la grâce et l'émotion pure. C'est un moment suspendu, c'est le cas de le dire avec le tissu, mais presque hors du temps. Vraiment, il faut le dire, les craintes offertes aussi par le Cirque Arlette Grusse font des merveilles.
- Speaker #0
Ah oui, carrément.
- Speaker #2
L'enrobage des éclairages, la puissance de la musique autour de ce numéro, ça apporte un plus indéniable qui magnifie tout. Chaque moment, chaque mouvement, c'est incroyable. Vraiment, j'ai adoré ce numéro. Je pense que c'est quelque chose qui va rester. En tous les cas, dans les mémoires. En tous les cas, dans la mienne,
- Speaker #0
oui. C'est un numéro incroyable. Et même le public, tu sens une montée en puissance au niveau des applaudissements, des réactions du public. À ce moment-là, ce numéro est hyper bien placé dans le spectacle. Franchement,
- Speaker #1
moi, c'est mon numéro des numéros que j'avais déjà vu sous des chapiteaux. Et ce numéro, je l'avais déjà vu des numéros que j'avais déjà vu. C'est mon préféré de la première partie. Après, certes, on l'avait vu au cirque Charles Knie en Allemagne, où j'avais trouvé la présentation géniale. Et puis, on avait aussi la présence de les Gédo et les Gédo. Si j'ai à choisir entre... voir ce numéro-là avec des jets d'eau. Et il y avait quelques belles figures avec des jets d'eau. Mais je préfère quand même l'emballage de Lucille Carlet. Ça n'a rien à voir.
- Speaker #2
On est dans un cocon.
- Speaker #1
Oh là là,
- Speaker #2
c'est un moment de pure poésie, de pure tendresse. Alors que derrière, il y a quand même une sacrée technique. Une belle tactique. Mais voilà, un moment hors du temps.
- Speaker #0
il y a des belles figures aussi même parfois où ils inversent les rôles avec
- Speaker #2
Julia qui devient c'est elle qui va porter et donc c'est vrai que c'est pas mal et il faut dire qu'au niveau du gabarit ils n'ont pas du tout le même gabarit parce que parfois on a des femmes qui portent mais qui ont parfois le même gabarit que leurs compagnons là c'est pas le cas Kevin est quand même beaucoup plus grand que Julia, plus costaud et donc Merci. Il y a quand même une belle technique derrière pour qu'elle puisse le porter et faire la figure avec lui.
- Speaker #1
J'ai trouvé qu'ils se bonifiaient tous les deux avec le temps. J'en parle souvent, mais un peu comme les grands vins. On laisse mûrir, on laisse vieillir en cave. Ça a toujours beaucoup plus de faveur. Mais là, c'est un peu le cas. J'ai trouvé que j'ai eu la chance de connaître Kevin quand il était enfant. c'est le voir évoluer en piste où on avait déjà un bon... côté artistique qui était génial, mais on avait un Kevin qui allait peut-être haranguer de temps en temps la foule pour faire applaudir les gens. Là, on n'a plus ça du tout. On sent qu'il a pris vraiment... De la maturité. Il n'y a plus besoin de faire ça. Tellement le numéro est beau, il se suffit à lui-même. Et ça, j'aime beaucoup voir ce côté-là de Kevin aussi. Sans être... On n'a pas obligé de lever les deux bras ou un bras pour se faire... C'est un numéro qui est vraiment chouette. Ça me laisse sans voix parce que c'est vrai que ça fait partie des plus beaux numéros aériens qu'on voit actuellement sur tournée, que ce soit en tissu aérien, que ce soit en sangles aériennes. Quand on voit un petit peu tout ce qui passe dans le monde du cirque actuellement, il est très bien placé.
- Speaker #2
En tous les cas, une belle parenthèse.
- Speaker #0
Oui, du coup, je souhaitais ajouter quand même dessus. Moi, c'était la crainte que j'avais parce que ce numéro-là, je l'avais déjà vu. chez Arlette je l'avais vu chez Charles Cny j'avais adoré avec les Gédeaux et je me suis dit quand il va revenir chez Arlette les Gédeaux vont peut-être me manquer et en fait non justement parce que l'écrin comme tu disais il y avait des figures qui étaient originaux avec les Gédeaux aussi c'est capable de le voir mais bon là non et tu vois sur ce numéro là, le lâcher de paillettes moi du coup à la fin ça m'a pas du tout dérangé je trouvais que ça marchait vachement bien avec Et en plus, j'ai eu la chance de voir ce numéro-là lors du dîner spectacle à Lille le soir de l'anniversaire de Kevin et le numéro avait encore une force beaucoup plus importante parce que justement, à la fin, il y a Arthur qui lui a souhaité son anniversaire, tout le monde lui a souhaité son anniversaire. Il y a eu une belle complicité avec Julia, encore plus présente qu'habituellement et franchement, incroyable. leur numéro est vraiment top en tous les cas,
- Speaker #1
merci à eux félicitations c'est un réel plaisir à chaque fois de les admirer en piste et on est content qu'ils soient revenus à la maison aussi on va passer maintenant à une découverte qui
- Speaker #2
m'a laissé sans voix le numéro de corde à sauter de Toa Aturi alors là Je vous l'avoue, je ne savais absolument pas qu'on pouvait atteindre un tel niveau de virtuose avec un objet aussi simple. En le regardant, je n'ai pas pu m'empêcher de faire un bond dans le passé. Bon, alors, direction la cour de récréation de mon école primaire. Je m'y revoyais encore, essayant de sauter le plus fort possible.
- Speaker #1
Avec les jantes rouges.
- Speaker #2
C'est ça, en tentant des figures improbables avec ma meilleure copine, enfin bon. Le truc que tout le monde a essayé, je pense, en tous les cas. Mais ici, on oublie complètement les jeux d'enfants. Toa transforme cet accessoire du quotidien en un instrument de haute précision. C'est une véritable démonstration technique. se mêle la vitesse, l'agilité avec une facilité déconcertante. C'est la magie du cirque, c'est nous faire redécouvrir, sous un angle incroyable, un objet que l'on pensait tous connaître par cœur. Vraiment une très très belle surprise.
- Speaker #1
Oui, effectivement, si ce nom ne vous dit rien encore, retenez-le bien car Toa est en train de redéfinir ce que l'on appelle le freestyle jump rope. ou la corde à sauter artistique. On est très loin de la cour de rédaction dont tu parlais. Ici, on parle d'une discipline où le corps et la corne ne font qu'un, entre acrobatie pure et haute précision. Alors, pourquoi Toa Hattori ? Parce qu'il est l'un des fers de lance, et ça, je me suis un petit peu renseigné, il est l'un des fers de lance de cette incroyable école japonaise qui domine actuellement la planète de la corde à sauter. Alors son style, une technique chirurgicale, tu l'as rappelé, une vitesse folle et une élégance qui ferait palir les meilleurs circassiens. C'est vrai que c'est des numéros, moi personnellement, c'est le numéro que je ne connaissais pas, que j'ai adoré en première partie. C'est bien lui et d'ailleurs à la fin, je suis allé lui dire, puisqu'il était dans l'entrée, donc j'ai pu aller me permettre quelques mots d'anglais pour le féliciter. Alors qu'est-ce qui rend son travail si spécial ? C'est ce qu'on appelle dans le jargon les multiples. Alors, on va faire un petit peu de pédagogie pour expliquer à tout le monde. Comment fonctionnent les cordes à sauter ? Alors, au côté pédagogique, un saut classique, c'est un tour de corde. Toi, lui, jongle avec les triples, les quadruples et même des tentatives de quintuple under. Cela signifie qu'en un seul petit bond, la corde passe cinq fois sous ses pieds. C'est le sommet absolu de la discipline, un exploit physique qui demande une puissance explosive au niveau des jambes et une vitesse de rotation des poignées quasi supersonique. Ce qui m'a fait craquer chez cet artiste, c'est vraiment sa fluidité. contrairement à certains sauteurs très bruts, Toa intègre des MIC. Ce sont des manipulations de poignées extrêmement complexes. Il croise, décroisse, lâche une poignée pour la rattraper en plein vol tout en maintenant un rythme vraiment effréné. C'est là que le lien avec le cirque devient vraiment évident. Cette capacité à transformer une contrainte technique en une danse aérienne. En freestyle, la moindre erreur de millimètre, le moindre décalage dans le le placement des mains, et c'est le catch, la corde bloc. Le rêve s'arrête, mais chez toi, ça n'arrive presque jamais. Sa signature, utiliser une corde très courte pour maximiser la vitesse, ce qui demande une précision de métronome.
- Speaker #0
Ah ouais ? C'est plus courte que... Oui. Un petit peu plus courte apparemment.
- Speaker #1
En fait,
- Speaker #2
elle passe tout juste à sa taille.
- Speaker #0
Ok, d'accord.
- Speaker #2
Donc ça permet des sauts et des rotations plus rapides.
- Speaker #0
Plus rapides, oui. D'accord.
- Speaker #1
Si vous voulez prendre une claque visuelle, allez jeter un œil à ces combos sur ces réseaux sociaux. C'est ce que j'ai fait. C'est vite, c'est moderne. C'est la preuve que même avec un objet aussi simple qu'une corde, on peut atteindre le sublime. Toa Hattori, un nom à suivre et une discipline qui mérite toute sa place sous les projecteurs de la piste aux étoiles. C'est vraiment quelque chose qui m'a intéressé. Au même titre que d'autres artistes japonais. C'est vrai que les écoles japonaises sont superbes. On a vu notamment au Festival mondial du siècle de demain un duo au Diabolo. qui était vraiment magnifique. On a vu également un endroit avec des yo-yos.
- Speaker #2
Des yo-yos,
- Speaker #1
incroyable. Ça sort du commun et ça amène une fraîcheur nouvelle, un nouvel esprit au cirque.
- Speaker #2
Tu voulais faire aussi un petit clin d'œil pour les fans de pop culture.
- Speaker #1
Je ne suis pas fan de pop culture, mais apparemment, pour les fans de pop culture, ne faites pas l'erreur. Son nom n'a rien à voir avec le Hattori, le pigeon de One Piece. Notre Toa est bien un athlète de chair et d'os qui défie les lois de la physique.
- Speaker #0
Je suis totalement d'accord avec vous sur le fait qu'il y a une technique impressionnante. Après, pour être tout à fait honnête et ne rien cacher à nos chers auditeurs, c'est le numéro auquel j'ai été le moins sensible sur ce cru 2025-2026. Je trouve que c'est un spectacle très homogène dans la qualité des numéros, qui ont tous un très bon niveau, mais effectivement c'était...
- Speaker #1
Oui, alors... Peut-être le seul qui...
- Speaker #2
Sauter à la corde à son tour.
- Speaker #0
Mais pourquoi tu racontes ma vie ?
- Speaker #1
La seule chose qui m'a peut-être... C'est très légèrement dérangé, mais bon. C'est parce que j'ai tellement été captivé par ce qu'il était capable de faire, les mouvements qu'il effectuait en piste, que j'ai peut-être regretté les seuls instants où il était avec les danseurs. J'aurais préféré l'artiste seul. sans le voir éventuellement avec d'autres danseurs, mais ça, c'est mon goût personnel. Parce que les danseurs font un boulot remarquable. C'est vrai que les tableaux, où ils interviennent, c'est vraiment très joli. Alors là, j'ai été tellement captivé par cet artiste. Et puis je savais que l'école japonaise était une école assez impressionnante, que je me suis laissé captiver par l'artiste seul. Et donc, de voir bouger en même temps derrière, ça m'a peut-être un peu choqué. Mais bon, c'est vraiment un grand mot. Non, chapeau, moi, j'ai bien aimé. Mais après, je peux comprendre aussi la position de chacun. l'autre c'est vraiment... Les goûts et les couleurs, c'est quelque chose.
- Speaker #2
C'est l'avantage de pouvoir en discuter. C'est que chacun a ses options différentes.
- Speaker #1
C'est bien que le cirque puisse prendre des numéros comme ça aussi différents. Parce que ça permet à certaines personnes de se trouver dans certains numéros. Et puis, pas forcément dans d'autres. Mais ils vont garder comme ça en tête certains numéros du spectacle. Et ils vont se souvenir de ça. Et moi,
- Speaker #0
je n'aurais jamais pensé un jour voir un numéro de Corda Soté. dans un cirque, mais tu vois, c'est ça la force aussi du truc, parce que c'est le numéro auquel j'ai le moins accroché, mais en réalité, le spectacle, je l'ai déjà vu une paire de fois et je vais encore le revoir. Plus je le vois, plus je l'apprécie, malgré tout, tu vois.
- Speaker #2
Place maintenant à une création hybride, assez audacieuse, qui a réuni sur la piste la compagnia Havana, aux côtés d'Alexis et Ros. Donc c'est un numéro original qui combine deux disciplines, les élastiques Merci. et la planche coréenne. Donc d'un point de vue purement logistique, l'idée est très maligne, les séquences aux élastiques permettent aux sauteurs à la planche de récupérer physiquement entre deux envolées, ce qui assure une certaine continuité dans l'effort. Donc on y voit des sauts techniquement très intéressants et une belle énergie collective. Cependant, si l'on parle de ressenti artistique, je vais rester un peu plus mitigée sur ce marquage. Le mélange des deux disciplines m'a laissé un sentiment partagé. Comme si les deux univers avaient parfois un peu de mal à fusionner totalement pour créer une harmonie fluide. C'est une tentative de renouveler le genre qui, elle, mérite d'exister et de montrer de belles prouesses. Même si, pour moi, la mayonnaise, on parle de nourriture, n'a pas totalement pris, en tous les cas, à mes yeux, ce soir-là.
- Speaker #1
Je rejoins un peu Nathalie sur le fait de mêler deux disciplines comme ça. c'était j'ai eu Je pense, moi, que le fait d'alterner l'un et l'autre, ça permet aux artistes de reprendre leur souffle. Il y a de ce côté-là. Maintenant, le mélange, j'ai un peu de mal aussi sur ce mélange-là, même si les deux disciplines sont très bien exécutées. J'ai eu un peu de mal également sur le mélange, personnellement. Je ne sais pas ce que tu en as pensé. Moi,
- Speaker #0
j'adore.
- Speaker #1
Tu as adoré. J'ai aussi une deuxième petite chose, c'est que je revois quelques photos du spectacle. en même temps que je vous parle. Les danseurs sont également présents avec des costumes lumineux.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Je trouve que le côté lumière des costumes, plus les kinétiques, plus effectivement le mouvement, ça fait beaucoup. C'est très riche comme tableau. Au niveau visuel, oui.
- Speaker #0
De toute façon, quand tu regardes, et tu viens de le souligner même sur le numéro de toi, Thori, le spectacle, en termes de tableau ou du long, Merci. numéros est très riche. Il se passe des choses. Là, ils ne sont pas... Et alors là, c'est l'apothéose pour la fin de...
- Speaker #1
Moi, j'ai trouvé peut-être un peu trop pour l'œil, mais bon, après c'est...
- Speaker #2
Peut-être que j'ai un côté archaïque, je n'en sais rien, mais j'aime bien voir un numéro à la fois, c'est-à-dire voir tout ce que l'on peut faire avec une planche coréenne, tout ce qu'on peut faire avec un numéro d'élastique. Et du coup, mon œil ne va pas être attiré par telle ou telle chose. Et du coup, on en perd un peu l'essence du numéro. C'est ça surtout que je voulais dire dans mon ressenti. J'ai énormément apprécié, mais je ne savais pas si je devais regarder que la planche coréenne, que les élastiques ou voir tout ensemble, mais du coup, ne pas voir une chose.
- Speaker #1
Tu as eu du mal à digérer le numéro.
- Speaker #2
C'est ça. Trop de choses, en fait.
- Speaker #0
C'est parce que tu es allé chercher des pop-corn après.
- Speaker #2
C'est ça. J'aurais peut-être dû. Mais ça n'enlève en rien que ce numéro est magnifique. C'est juste que, personnellement, il y avait trop de choses à regarder. Et du coup, je n'ai pas pu m'arrêter sur quelque chose qui m'aurait plus plu qu'une autre.
- Speaker #0
Pour moi, c'est vraiment l'apothéose de toute la première partie. Où justement, on t'en met plein partout, on t'en met plein les yeux. Je peux comprendre le côté... le côté où tu ne sais pas où regarder parce que tu as à la fois de l'aérien, tu as à la fois... Alors oui, ils appellent ça la bascule.
- Speaker #1
Alors oui, les numéros de bascule. Enfin, moi, j'appelle ça planche coréenne aussi. J'appelle ça bascule quand on est sur un numéro de troupe traditionnelle, d'acrobates à la bascule. Où là, en regardant les photos, je trouve que c'est plus une planche coréenne.
- Speaker #0
Tu peux avoir l'impression entre les élastiques, la bascule et les danseurs. mais en fait j'ai eu la chance de l'avoir vu plusieurs fois chaque partie du numéro est vraiment segmentée en plusieurs parties avec des temps de pause justement pour tous les artistes et en fait le thème musical et
- Speaker #1
même la lumière changent entre chaque partie du numéro et donc peut-être que le soir même si tu le vois une fois tu peux t'en je pense qu'il y a de ça aussi le fait d'avoir vu qu'une seule fois une seule fois oui Merci. Florent a eu l'occasion de le voir plusieurs fois.
- Speaker #2
Ça peut jouer aussi sur le fait de ne pas savoir où regarder. Enfin, entre guillemets, c'est juste que du coup, je ne m'attendais pas à voir plusieurs numéros en un seul.
- Speaker #0
C'est juste ça. Ça peut être ça, effectivement.
- Speaker #2
Mais ça reste positif.
- Speaker #0
Oui, bien sûr.
- Speaker #2
C'est juste que mon œil ne savait pas où regarder, réellement.
- Speaker #1
Mais tu l'as peut-être. C'est ce qui est marrant. ce que tu dis, parce que les numéros comme ça d'élastique, on en a vu l'an dernier chez Kni, mais ça a accompagné également un autre numéro.
- Speaker #0
Tu n'as pas eu ce ressenti là ?
- Speaker #1
Non,
- Speaker #2
je n'ai pas eu ce ressenti là.
- Speaker #0
Mais tu vois, pour faire le parallèle avec ce qu'on a vu chez Kni l'année dernière, là on a vu un vrai numéro.
- Speaker #1
Je suis d'accord avec toi. Parce que pour moi, Bingo, ça fait très longtemps qu'ils sont là aussi, mais techniquement parlant, je trouve meilleur de voir ce qu'on a vu là, technique, que ce que j'ai vu chez Kni avec Bingo.
- Speaker #0
Pour revenir dessus, tu vois, par exemple, Bingo, je les ai vus deux fois, dans deux séries différentes, et en fait, j'ai déjà tout vu. Pour moi. C'est méchant ce que je dis, mais pour moi, j'ai... Enfin, pas méchant, mais voilà, c'est...
- Speaker #2
C'est un ressenti généreux. Ça reste une troupe.
- Speaker #0
C'est une troupe qui t'apporte un effet de groupe qui fait plein de choses, mais c'est jamais quelque chose entre guillemets d'entier, en fait. C'est pas un vrai... C'est pas quelque chose que tu peux prendre, comme tu disais, tout seul. Là, je trouve que la force de ce numéro-là, c'est que justement, pour clôturer cette fin de premier entracte, qui est déjà quand même bien chargée avec tous les numéros que tu as eus, on t'en met plein les yeux.
- Speaker #1
C'est une sorte de feu d'artifice.
- Speaker #0
C'est un peu un florilège de première partie. Et effectivement, par contre, l'idéal, c'est de le voir plusieurs fois parce que tu as quatre élastiques, tu as deux voltigènes.
- Speaker #1
Vous savez ce qu'il vous reste à faire.
- Speaker #0
Il faut réserver des places.
- Speaker #2
Il faut voir au moins deux fois.
- Speaker #0
peut-être que la prochaine fois que je verrai le spectacle je le verrai différemment il y a tellement de détails que vous pouvez effectivement et puis on s'y retrouve à chaque fois les uns et les autres bien sûr de toute façon tu peux n'importe quel spectacle de cirque mais surtout là on parle de celui-ci surtout sur celui-là tu vas le voir plusieurs fois tu ne vois jamais le même spectacle même si c'est la même base il y a toujours tu te rends compte de détails par-ci par-là que tu n'avais pas encore vu c'est impressionnant ça montre la richesse de tout ce qui est proposé
- Speaker #2
En tous les cas, merci à eux tous. Oui,
- Speaker #0
à la récitation.
- Speaker #2
On va prendre un peu de hauteur après cette première partie avec une proposition très originale, les spirales aériennes avec Sarah Flores et Eléa Projet. Donc c'est un agré que l'on ne voit pas partout. Et j'ai trouvé l'esthétique vraiment superbe, notamment grâce à ce jeu de miroir entre les deux artistes. Leurs figures se répondent avec une belle synchronicité. créant une sorte de ballet graphique dans les airs. C'est gracieux, fluide et très agréable à l'œil. Sur la piste, la présence de danseurs apporte un vrai dynamisme à l'ensemble, mais j'y apporterai un tout petit bémol. Oui, il faut bien. Donc, par moments, moi, j'ai trouvé que leur costume argenté captait tellement la lumière qu'ils finissaient par voler la vedette aux deux voltigeuses.
- Speaker #0
Et ça, c'est parce qu'il faut revenir le voir ?
- Speaker #2
Vraiment, le numéro où la scénographie est très riche, ça peut parfois détourner l'attention de la performance de Sarah et Léa, qui méritent pourtant toute notre attention. Parce que vraiment, ce qu'elles font, c'est vraiment magnifique. Alors, je ne dénigre pas du tout les danseurs. Les danseurs dansent très bien. C'est ce costume argenté qui prend toute la lumière. Et du coup, c'est ça qui a fait que... Encore une fois, mon œil a été attiré peut-être un peu trop par la lumière et du coup, j'en ai oublié. et Léa et Sarah et c'est quand même dommage parce que vraiment leur numéro est magnifique le numéro il est incroyable moi j'adore c'est un très très beau numéro très original la musique elle est exceptionnelle un bel ensemble pour reprendre la deuxième partie moi le
- Speaker #1
fait de voir les danseurs avec au contraire j'ai apprécié énormément ce que j'ai apprécié beaucoup également c'est le Merci. C'est la première fois que je voyais ce type de matériel utilisé. Je n'avais jamais vu cette espèce de spirale en tire-bouchon. Et ça m'a vraiment intéressé. Je n'avais jamais vu. Donc franchement, non. Très positif. Et puis ça donne un bon départ pour une seconde partie. C'est chouette.
- Speaker #0
Ça relance. Ça fait un peu écho au numéro qui a clôturé. La première partie, franchement, ce numéro-là aussi, j'aime beaucoup. Et j'aimerais ajouter un truc, c'est que sur ses réseaux sociaux, elle a recréé un numéro solo par rapport à ces spirales-là, que vous pouvez voir sur son compte Instagram. Le rendu est vraiment sympa. C'est vraiment très propre.
- Speaker #2
Donc, voilà, une belle surprise.
- Speaker #1
Une belle exposition, oui. Très intéressant.
- Speaker #0
Moi, j'adore la musique.
- Speaker #2
Alors, on va rester avec la famille Gruss pour un moment de force et de douceur. Le main à main d'Alexis et Eros. Alors, ce qui frappe immédiatement, c'est la complicité indéniable entre le frère et la sœur. Ils rayonnent, ils sourient, on sent une vraie confiance mutuelle sur la piste, ce qui rend le numéro très beau à regarder dans son ensemble. Les portées acrobatiques sont déjà de très très haut niveau. Même si j'ai un oeil un petit peu pointu, j'ai noté qu'il restait encore une petite marge de progression dans la tenue et la maîtrise du temps de chaque figure pour atteindre la perfection absolue. Mais bon, ce numéro est magnifique. Une petite remarque quand même sur la mise en scène, la présence des danseurs qui ne m'a pas forcément semblé nécessaire. Le numéro se suffit en lui-même. le talent d'Alexis et Eros et la pureté de leur discipline suffisamment à eux-mêmes. C'est un numéro qui gagne à être vraiment dépouillé pour laisser vraiment la place à l'émotion et la performance de ce duo très prometteur. Ils ont déjà travaillé ensemble sur d'autres numéros, mais vraiment, ce numéro de main à main, il est vraiment incroyable.
- Speaker #1
Je te rejoins également. Moi, j'ai trouvé, là aussi, je reparle toujours de la partie des danseurs, qu'on les amène avec des danseurs, qu'on vienne les rechercher avec des danseurs après leur figure finale, pourquoi pas. Le fait de laisser les danseurs pendant une bonne partie du numéro, je suis moins fan aussi. On parle sur un numéro de main à main, ce qu'on appelle main à main dynamique, pour les personnes qui ne connaissent pas, on n'est pas sur un équilibre du main à main sur un podium, donc vous êtes à même la piste. Vous avez un espace de travail qui est délimité par un cercle rouge. Mais on pourrait très bien penser que les acrobaties puissent se dérouler en dehors de son cercle et qu'on utilise vraiment toute la piste. Certains artistes qui font du main à main dynamique utilisent vraiment toute la piste. Là, on est quand même sur un beau diamètre utilisé. C'est un numéro qui est fortement physique, puisque là, on est amené aussi à se déplacer au niveau du sol. Ce qui peut expliquer effectivement de temps en temps, on voit vibrer les jambes de l'artiste ou les bras de l'artiste. Ça ne peut pas être parfait non plus. On note ça aussi, mais c'est beau de voir ça. Oui, ça montre l'effort. Il y a un effort qui compte des ralentis. Sans oublier que, tu l'as dit tout à l'heure, Florent, Eros est chef. C'est ce que j'ai dit. Tu nous as dit qu'il était chef de piste.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
oui. Donc, chef de piste, tout ce qu'ils font. Avant, elle participe au numéro de chien. Ils sont présents dans différents tableaux. On est là en début de seconde partie, au niveau physique, ils ont déjà donné. Chapeau, très très beau numéro. Ils sont là encore très polyvalents, ils savent tout faire. Et là, de nous proposer un numéro comme ça, autant j'avais, j'ai adoré le numéro d'Icarien qui nous avait proposé l'an dernier, qui était techniquement magique, et avec l'artiste, l'usine, tout ça. Là, j'ai trouvé peut-être la proposition technique aussi. On pourrait... presque les équilibrer, mais là, ça leur en demande encore plus. Je ne sais pas si je m'exprime bien, mais je trouve que là, franchement, ils avaient mis la barre très haute. Ils ne sont peut-être pas arrivés au niveau qu'était leur numéro d'Icarien, même si c'est très compliqué de comparer un numéro d'Icarien à un numéro de main dynamique. Mais j'ai trouvé qu'honnêtement, ils s'étaient mis la barre haute et ils ont presque atteint ce qu'ils avaient posé. Le numéro est très clair, très lisible et c'est chouette.
- Speaker #0
Après, le numéro d'Icarien, c'est vraiment leur numéro. Il a fait des années qu'il travaille. Il est déjà présenté dans d'autres créations. L'année dernière, c'était quand même la troisième fois qu'on le... qu'on le voyait. Ça peut s'expliquer aussi comme ça.
- Speaker #2
Leur numéro est très beau.
- Speaker #0
C'est mon numéro préféré du spectacle. Dans ce genre,
- Speaker #1
pareil, tu as bien aimé le fait qu'il soit présent tout le temps ?
- Speaker #0
Moi, c'est mon numéro préféré de ce spectacle-là. Je le connais par cœur, même la musique et tout. Pendant le numéro, j'ai la tête qui bouge et je sens toutes les paroles. J'en suis à ce niveau-là. Ça devient compliqué. Il y a la partie danseur. et j'aime... Alors, ce que j'adore dans ce numéro-là, c'est qu'il y ait les danseurs. Moi, ça ne me dérange pas du tout sur le principe. Après, c'est vrai qu'en fonction de là où tu es placé dans le chapiteau, parfois, il te cache la vue. Et donc, pour moi, le numéro m'éloignerait peut-être qu'Alexis et Rose soient sur une plateforme un peu surélevée. Mais en même temps, tu vois, pendant tout le numéro, pareil, encore une fois, je l'ai vu plusieurs fois, et à des endroits différents de la salle, en bord de piste, tout en haut du chapiteau, gradins sur le côté et compagnie tu vois que tout au long du numéro ils ont des échanges de regards, il y a une complicité entre Eros et Alexis mais aussi une complicité entre eux et les danseurs, tu sens vraiment une synergie entre tous les artistes en piste et il y a un moment de chorégraphie dedans qui n'est pas une figure c'est vraiment de la choré entre Alexis, Eros et les danseurs à la limite c'est même cette partie là que moi je préfère dans le truc parce que tu vois vraiment que ça a presque un effet de troupe dans le numéro, et j'aime beaucoup ça. Après, c'est vrai qu'en fonction de là où tu es installé dans le chapiteau, parfois, tu peux louper des figures dans le numéro, et ça, c'est dommage. Après, il n'y a pas de bonne formule. Tu vois, pour moi, ce numéro-là, il résume parfaitement ce que je pense du Cirque Arlène Grusse, et en fait, pour moi, le Cirque Arlène Grusse, c'est le meilleur des deux mondes. C'est-à-dire que tu as à la fois le côté moderne, à la fois le côté traditionnel. c'est pas forcément... parfait et à 100% parce que il y a plein de choses qui viennent, mais voilà, tu prends ce qu'il y a de mieux de chaque côté et tu le refais à leur sauce pour compléter ce que tu disais aussi Vincent et Nathalie aussi, au niveau de la technique, il ne faut pas oublier aussi et ça c'est important, même si on parle que du spectacle, ça reste quand même, enfin, Eros c'est son deuxième numéro, Alexis c'est son troisième numéro sur le spectacle.
- Speaker #1
Ça promet.
- Speaker #0
Non, sur ce spectacle-là. C'est quand même la troisième fois qu'on la voit en plus. Eros, c'est la seconde fois. Hormis, en plus, tous les passages où ils sont dans les danseurs et compagnie. Mais à côté de ça, ils peuvent faire ce spectacle-là jusqu'à trois fois par jour. Donc, ça fait énormément de passages.
- Speaker #1
Ah,
- Speaker #2
mais je ne dénigre absolument pas le numéro, bien au contraire. C'est superbe ce qu'il fait.
- Speaker #1
Je vais oublier de dire également, parce que je revois tes photos en même temps, que l'on parle, l'amplitude des sauts est remarquable. Il y a des amplitudes. Donc là aussi, côté technique, j'ai trouvé mon compte parce que j'adore ça. L'amplitude, les lâchés sont vraiment formidables.
- Speaker #0
C'est très beau avec la musique en plus.
- Speaker #2
Je pense que le fait qu'ils s'entendent aussi bien amène
- Speaker #0
un gros plus au numéro ça se ressent ça se ressent du coup c'est d'autant plus il y a ça et tout ce qu'on disait juste avant d'autant plus impressionnant d'avoir ce rendu là et cette qualité là même s'il y a encore des petits détails quand tu vois Eros ils font tous les deux un peu les garçons de piste tu vois moi j'ai vu sur certains spectacles c'était Alexis et Rose qui a fixé le tissu aérien pour Kevin et Julia tu les retrouves en tout cas pour Alexis et Rose, j'ai pas souvenir cette année qu'ils soient au niveau des boutiques et des bars mais Alexis elle est au Popcorn avant, ils ont après leur vie à côté, ils ont Alexis elle est encore en études, elle est en secondes et donc quand tu vois, quand tu sais tout ça moi je suis vraiment impressionné parce qu'ils sont capables de produire comme nouveau numéro chaque année, différent
- Speaker #2
Et puis, on sent qu'il y a du travail, qu'il y a l'envie. Du plaisir aussi,
- Speaker #1
parce que malgré tout ce travail, on reparlait tout à l'heure du sourire, mais bon, on voit ce plaisir transpirer en eux. C'est ça.
- Speaker #0
Et même, tu vois, au niveau de la musique, il n'y a pas de danse de leur part aussi, en rythme avec la musique. Tu sens qu'ils kiffent leur moment, en fait. C'est ça, et ça, c'est important.
- Speaker #2
Très important.
- Speaker #0
Bravo.
- Speaker #1
Félicitations, c'est super. On reviendra.
- Speaker #0
Avant de passer à la suite quand même, Nathalie, je voudrais quand même citer les danseurs. au-delà au moins leur prénom et les remercier et les applaudir. Oui,
- Speaker #1
bien sûr. Ce n'est pas parce que je trouve que le numéro aurait suffi à lui-même. J'ai énormément apprécié les danses et les chorégraphies proposées. Ça n'enlève en rien mon admiration par rapport à ces danseurs. Bien au contraire, ils mériteraient même Merci.
- Speaker #0
peut-être un numéro à eux-mêmes ils ont pas un numéro mais leur moment rien qu'à eux dans le spectacle je trouve qui est l'introduction du numéro suivant donc on a Vania le chorégraphe Olexei excusez-moi si je prononce mal et Léa Olga et Sarah Berouzek qui fait son retour dans la troupe du Cirque Arlette Grosse aussi donc voilà un grand bravo à eux en tout cas ils font un sacré boulot et il faut le souligner c'est important c'est très important
- Speaker #1
On arrive maintenant à un instant de pure poésie avec Arzoumane Aritouniane et son numéro d'équilibre sur socle. Alors, ce n'est pas seulement une démonstration de force, c'est une véritable narration. Le numéro est construit comme un voyage initiatique au fil des pages d'un livre que l'on feuilleterait avant de revenir parfois en arrière. C'est fluide, c'est narratif. C'est d'une élégance rare. Vraiment, la mise en scène, elle est envoûtante. On en oublierait presque la prouesse athlétique incroyable qu'il y a derrière. Tenir un équilibre sur une ou deux mains, tout en enchaînant des figures aussi artistiques, c'est un défi physique colossal. Pour les connaisseurs, Arzuman m'a semblé être un digne héritier du grand Anatoly Salievski. Donc, il possède cette même capacité à transformer la techniculture en une émotion suspendue. Vraiment un moment de calme et de beauté absolue qui nous rappelle que le cirque, c'est avant tout un art total.
- Speaker #2
C'est vrai, oui. Si vous avez eu la chance de croiser récemment la route du chapiteau rouge et blanc du cirque Arlène Gauze, vous avez forcément été hypnotisé par sa silhouette arzoumane. n'est pas juste un gymnaste, c'est un architecte du corps. Alors moi, c'est vraiment là, oui, des numéros que je ne connaissais pas. C'est la première fois que je voyais ce jeune homme. C'est mon deuxième gros coup de cœur. J'ai adoré la corde à sauter et j'ai aimé également son numéro. Alors, pour bien comprendre sa prouesse, il faut parler de sa spécialité. On va refaire un peu de pédagogie. L'équilibre sur les mains, ce qu'on appelle en anglais « balancing » . mais avec une difficulté supplémentaire, tu l'as dit Nathalie, qui donne le vertige, la rotation. Alors, imaginez plutôt, maintenir un équilibre parfait sur une seule main, c'est ce qu'on appelle une canne, demande déjà une force gainée monumentale. Arzoman lui effectue des figures de force alors que son support est en plein mouvement circulaire. C'est ce que l'on appelle l'équilibre dynamique, comme tout à l'heure on parlait de portée dynamique. il doit compenser permanence la force centrifuge qui cherche à l'éjecter tout en gardant une ligne de corps absolument impeccable. Chaque muscle est sous tension mais son visage reste d'un calme olympien, c'est là que réside toute la magie du numéro, rendre l'impossible d'une simplicité désarmante. Alors ce qui me touche chez cet artiste c'est cette capacité à libérer les mots en équilibre, comme on aime le dire sous le chapiteau, il ne se contente pas... de tenir sur ses mains, il dessine des formes, il joue avec les lignes de sa structure, il incarne cette nouvelle garde du cirque où la performance athlétique pure s'efface derrière une esthétique presque cinématographique. On ne voit plus l'effort, on ne voit plus la sueur, on ne voit qu'une statue de marbre qui s'anime et qui tourne tel un derviche tourneur des temps modernes. Si vous allez le voir, observez bien ses mains, c'est là que tout se joue, les micro-ajustements de ses doigts sur les plateformes sont... vraiment le cerveau de son équilibre. C'est fascinant, c'est presque organique. Et ce qui rend ce moment suspendu encore plus fascinant, c'est l'objet qu'il utilise, un livre. Alors, voir Arzuman s'élever au-dessus des pages, c'est voir l'intelligence humaine se transformer en mouvement, comme si, à force de lecture et de réflexion, son corps finissait par s'alléger au point de ne plus toucher terre. Ce n'est plus un athlète que nous avons devant nous, c'est un poème qui s'écrit dans les airs. et là franchement c'est beau ce livre j'ai adoré son numéro c'est techniquement irréprochable l'utilisation de ce livre surtout aller voir le spectacle parce que rien que pour voir ça c'est génial de pouvoir mêler comme ça un objet à un numéro et
- Speaker #1
j'ai trouvé ça vraiment de très qualité les deux sont des artistes c'est impressionnant et puis il faut savoir qu'il y a une rotation il y a deux rotations sur sa plateforme et ce qui fait que le central parfois tourne dans un sens et l'extérieur tourne dans un autre. Et lui arrive à garder cette harmonie. entre les deux et il est gainé tout le temps. C'est impressionnant, c'est bluffant. Et c'est vrai, tu as raison de dire que c'est toi, le positionnement de ses doigts et de ses poignets sont la maîtrise complète de son numéro et c'est magnifique à voir. Et c'est vrai qu'on a cette impression que c'est facile.
- Speaker #2
Et la musique aussi, elle est très bien.
- Speaker #0
Et pareil, les mouvements que tu as avec les anneaux, les montées, les descentes, que tu as pendant le numéro, tout marche.
- Speaker #2
C'est un magnifique ensemble.
- Speaker #0
C'est très très beau. Il y a un beau placement de produit dans ce numéro-là. Est-ce que vous l'avez vu ?
- Speaker #2
Il dit ça avec un petit sourire en coin.
- Speaker #1
C'est-à-dire ?
- Speaker #0
Les grusses, à chaque fois, me font trop marrer parce qu'ils sont trop forts pour faire des trucs comme ça. Le numéro, il est introduit par Arthur. Arthur qui compte une histoire avant l'histoire de Francesco. Il lit un livre ? Vous savez quel livre il lit ?
- Speaker #2
Le livre de Mme Arlette Grus. Ah oui, maintenant que tu le dis. C'est vrai,
- Speaker #0
c'est vrai. Quand j'ai capté ça, j'ai dit que c'est génial. Même dans le spectacle, ils arrivent...
- Speaker #2
C'est vrai, j'ai la photo.
- Speaker #0
Et moi, j'ai une photo d'Arthur comme ça, de près, que j'aime beaucoup. Tu le vois en train de lire les pages avec le truc livre de Mme Arlette Grus. C'est génial d'avoir pensé à ça. le clin d'oeil transition directe avec le numéro d'Arzoman où là il te sort le livre du numéro d'Arzoman que t'as pas capté avant pendant le truc et du coup à partir de ce moment là tu ne vois plus du tout le livre il a fait de la magie franchement c'est bien comment t'as fait mais oui en termes de mise en scène c'est vraiment génial et c'est pour ça que je trouve ça génial c'est tout
- Speaker #2
Rien à dire, Pop.
- Speaker #1
Oui, ce numéro est magnifique. Merci à lui.
- Speaker #0
Merci à vous.
- Speaker #1
Franchement. Et puis, on va terminer sur le grand classique qui fait toujours frissonner les tribunes. Le Globe of
- Speaker #0
Speed. Qui déchaîne les enfants aussi.
- Speaker #1
Globe de la mort. Même si pour les habitués des chapiteaux comme nous, c'est une discipline que l'on a souvent eu l'occasion d'admirer. Force est de constater que la magie opère à chaque fois. C'est un numéro dont le public ne se lasse pas.
- Speaker #0
Le public et même les enfants.
- Speaker #1
On comprend pourquoi quand même.
- Speaker #0
Le plus grand, Maël, il a vu le spectacle trois fois. Ce qui est la retenue du spectacle, c'est les popcorns. Il vient seulement d'avoir 7 ans. Les popcorns, Francesco et les motos.
- Speaker #2
C'est gagnant. C'est vrai que quand on pose la question on a plusieurs amis qui sont allés voir le spectacle et c'est vrai qu'il ressort souvent ce numéro-là C'est de la pénaline pure c'est le froupissement des moteurs,
- Speaker #1
ça fait vibrer le sol et puis c'est un exploit quand même enfin voilà c'est... il y a tout un jeu de mise en scène c'est... Bah... où chaque moto arrive au fur et à mesure. On en rajoute.
- Speaker #2
On ne sait pas où ça va s'arrêter. À chaque fois, il y a ce bruit, cette odeur. L'odeur de faire tourner des motos. Même si on fait attention maintenant. C'est un système d'extraction qui est vraiment très bien. C'est vrai qu'on a certains souvenirs sous chapiteau.
- Speaker #1
était un peu aspiqué par les gaz d'échappement alors là c'est pas du tout le cas non de toute façon que les motos elles soient soulignées par des bandes lumineuses ou plongées dans l'obscurité que le globe il reste fermé ou qu'il s'ouvre de manière spectaculaire l'impact il est là l'impact visuel il est là déjà la sphère est immense elle prend 8 mètres de diamètre c'est ça 8 mètres sur 13 mètres de la piste vous imaginez il reste pas grand chose autour c'est énorme C'est une force pour le cirque. Ça reprend un côté quand même traditionnel, une valeur sûre de l'extrême, parce que c'est un sport extrême, ça reste un sport extrême. Je sais que dans le cœur de chaque spectateur, on repart le cœur qui bat beaucoup plus vite, parce qu'il y a eu cette montée d'adrénaline par ce numéro. C'est un final qui est efficace. qui fait monter la température au maximum.
- Speaker #2
C'est aussi un des numéros comme quoi ça touche les gens. C'est aussi un des numéros où tu vois le plus de gens essayer de prendre une vidéo de ce numéro alors que c'est interdit.
- Speaker #1
C'est ça. C'est vrai que les gens veulent prendre ce moment pour l'emmener avec eux.
- Speaker #2
Oui, c'est ça mon avis.
- Speaker #1
Parce que je pense que c'est le clou du spectacle. Comme je dis, cette fameuse montée d'adrénaline avec ce bruit, cette musique, cette performance, c'est ce qui reste. C'est ce qui termine, c'est ce qui clôture le spectacle.
- Speaker #2
Moi j'ai adoré, j'aime bien ce numéro. C'est pas celui que j'ai préféré du spectacle mais je pense aussi que c'est parce qu'on a beaucoup vu. et qu'on a envie aussi de voir autre chose. Ça fait un moment. Ça fait un moment que ça tient. Et puis, le public en redemande.
- Speaker #0
Alors, il y a un truc qui est très fort, cher Alette, aussi, par rapport à ça, c'est que dans mes souvenirs, le premier Globe des motos, c'était en 2012, voire peut-être même 2011. Pour moi, c'est 2011-2012, c'est dans ces eaux-là. Après, il y a eu un moment où il n'y en avait plus, c'est revenu dans les années 2017-2015. 2015,
- Speaker #2
là c'est revenu on a même vu des motos sauter au-dessus de ce fameux et à chaque fois le quad même, non ? le quad ne sautait pas au-dessus de la boule il y a eu le quad ah non,
- Speaker #0
le quad il était seul mais ce que je voulais dire par là pour l'année prochaine ils ne peuvent plus le faire dans le nouveau chapiteau ce que je voulais dire par là c'est que parmi le nombre de fois impressionnants où on a eu ce numéro-là cher Alain de Gruss À chaque fois, ils arrivent à introduire la boule d'une façon différente. Cette année, l'arrivée de la boule, elle est presque sacralisée, avec ces espèces de moines qui passent avec la cloche, tous ces éléments-là.
- Speaker #1
En tous les cas, c'est vrai que le Cirque Arlette Grosse connaît bien son public. Le public en redemande et il donne au public ce qu'ils ont envie de voir. Et ils arrivent à chaque fois à l'introduire de manière différente. Tu as raison. Et du coup, à amener
- Speaker #2
ce numéro en dernier et ça plaît à la majorité du public et surtout à un public assez jeune également. Il ne faut pas oublier que les futurs visiteurs des salles de spectacle, ce seront ces jeunes-là. Donc forcément, c'est bien aussi de les tenir en haleine dès maintenant parce que plus tard, ce seront peut-être eux qui emmèneront leurs enfants ou leur famille au Cirque Arlène Grosse. Donc, ils ont tout intérêt à bien écouter, à avoir le ressenti de leur public pour pouvoir justement adapter les spectacles faire comme ils font actuellement, c'est-à-dire un travail d'extrêmement grande qualité, parce qu'il ne faut pas oublier qu'on a de la chance en France d'avoir ce cirque-là, qui est l'un des plus beaux cirques en Europe, et il est français, donc ça c'est chouette de le voir sur les routes de France.
- Speaker #1
Donc pour conclure cette parenthèse, offerte par le Cirque Arlette Gruss, mon impression globale est celle d'un très beau moment de spectacle, riche et généreux. Voilà, il faut le souligner. Même si, pour être tout à fait honnête avec vous, mon cœur penche un peu plus sur la création de l'année dernière, cette édition 2026 reste un rendez-vous incontournable pour tous les amoureux de la piste. Il y a cependant une image que je vais retenir par-dessus tout. Je tiens à donner une mention très spéciale à Alexis Gruss. Elle est pour moi le véritable fil rouge de ce spectacle. Son sourire permanent, sa gentillesse naturelle et cette envie de mordre dans la piste son communicatif. Ce qui est fascinant chez elle, c'est la maîtrise pluridisciplinaire. Elle passe d'une spécialité à une autre avec une aisance et une technique admirables. On sent qu'à chaque seconde, il y a cette passion dévorante qui transperce le rideau et qui vient toucher le public. cette flamme-là, cette authenticité, c'est le sel que l'on recherche quand on va au cirque et qui donne envie, encore et encore et encore, de prendre place sous un chapiteau. Et sous le chapiteau d'Arlette Grusse, spécifiquement, en tous les cas.
- Speaker #2
Elle est effectivement solaire et elle nous donne toujours... C'est des artistes comme ça qui nous donnent envie de continuer d'être passionnés de cirque et qui nous font vibrer au quotidien. Un grand merci à elle.
- Speaker #1
Tout à fait. Je tiens, alors je sais qu'on en a discuté un peu avant, mais il faut aussi voir tout l'arrière et toutes les personnes qui sont dans l'ombre de ce spectacle, à qui il faut rendre hommage aussi, parce que sans eux, le spectacle n'existerait pas. Et la famille Gruss entière est derrière. Bien sûr, il y a d'autres personnes. Mais je tiens à souligner aussi cette symbiose familiale et cette envie de montrer quelque chose de beau et de différent. Chaque année. Oui. Je tiens à les remercier pour ça parce que j'ai toujours autant envie d'aller voir leur spectacle.
- Speaker #2
Et nous aussi. Tu ne seras pas toute seule.
- Speaker #1
Non, ça va alors.
- Speaker #2
Alors à toi Vincent, ton ressenti ? Comme Nathalie. On m'a pris de course. Non, mais non, c'était... C'est un très très beau spectacle. Moi, effectivement, j'ai préféré ce spectacle-ci également à celui de l'an dernier. J'ai bien aimé celui-ci. J'ai bien aimé à cause de mes deux belles découvertes. J'ai mes numéros coup de cœur habituels. Là, c'est vrai qu'on a remis le coup de cœur à Francesco. Francesco, c'est un de mes coups de cœur. Kevin, c'est un autre de mes coups de cœur. J'ai aimé le sourire d'Alexis. Et j'ai aimé découvrir des choses. C'est ça qui me fait vibrer quand on est... Quand on est passionné de cirque, c'est que malgré notre âge et on avance dans l'âge, on découvre toujours des choses. On apprend toujours des choses quotidiennement. Et là, de voir des nouveaux, on parlait tout à l'heure des fameuses spirales, des fameux tire-bouchons. Je n'avais jamais vu ça, mais j'étais content de le voir. De voir, de découvrir un numéro de corde à sauter, c'était chouette parce que je n'en avais jamais vu. Et puis de voir ce magnifique équilibre sur ce disque qui tourne, c'était génial. Merci. Oui, c'est cet ensemble qui me fait dire que c'est un très, très beau spectacle et qu'il ne faut pas hésiter à franchir le pas de la toile pour aller assister à des belles choses comme ça. Parce qu'on a cette chance, n'oubliez pas que, loin de vous dire en regardant sur Internet ce que peuvent dire les gens, le prix demandé n'est pas cher. Il faut tout remettre aussi à la qualité qu'on a. Ce n'est pas cher de voir des tarifs que les grues pratiquent, honnêtement. Ça vaut largement. Donc n'ayez pas peur de mettre un petit peu de côté, même si vous avez une famille nombreuse, mettez de côté pour aller voir des spectacles comme ça. Vous êtes sûr d'avoir un spectacle de grande qualité et de voir, vous verrez des étoiles dans les yeux. Plus de spectacles. Oui, c'est génial. C'est ça.
- Speaker #1
Il faut aussi remettre les choses dans l'ordre. C'est important.
- Speaker #2
C'est notre rôle aussi de donner un petit peu nos impressions, alors qu'on trouve que c'était assez équilibré. Oui, très bien Sans même te rencontrer
- Speaker #0
Carrément
- Speaker #2
Et toi Florent ?
- Speaker #0
Avant de donner l'avis global Je vais passer un petit message Parce qu'il y a un truc qui m'a dérangé Il va falloir revenir s'il vous plaît Parce que moi la bande son j'en peux plus Non non Pour précis Pas forcément revenir, vous avez vos vies, vous faites ce que vous voulez Merci Non, plus sérieusement, pour moi, ce spectacle aurait été parfait parce que vraiment, j'adore ce spectacle-là. Mais ça manque de la présence d'une chanteuse et de chant en live. Après, c'est difficile de remplacer les deux artistes de la saison précédente. Effectivement, il y avait déjà un très, très bon niveau. Donc, je peux l'entendre.
- Speaker #2
On tient compte aussi du contexte actuel. Les chanteurs live sont très présents sous les toiles de chapiteau.
- Speaker #0
Les chanteurs live très présents, honnêtement...
- Speaker #2
Mais après, la qualité...
- Speaker #0
Il y a la qualité et il y a un truc aussi. Si on parle des trois derniers gros spectacles que l'on a vus ensemble par rapport à la saison de l'année dernière, Arlette Grue, c'était le seul spectacle qui proposait du chant en live. Les autres, c'était du playback. C'était leur force. J'aimerais que ça le redevienne.
- Speaker #1
Alors, c'est une performance. Peut-être chanteur live. Parce que quand vous avez trois spectacles par jour, il faut que votre voix tienne.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
C'est quand même deux heures de spectacle, on le disait. Je peux comprendre parfois qu'il y ait du playback. Je peux l'entendre.
- Speaker #0
De temps en temps, oui.
- Speaker #1
Peut-être pas un spectacle complet.
- Speaker #0
Comme j'expliquais dans d'autres épisodes, c'est même signe de bonne gestion de la part de l'artiste de temps en temps à demander du playback. Ça, il n'y a aucun problème. Par contre, quand c'est 100% playback toute la tournée comme dans d'autres grands cirques... Donc voilà, la conclusion. Eva, Clara, René, même si Clara Porio a travaillé sur la production, en coaching, trouvez quelqu'un pour l'année prochaine, s'il vous plaît, pour le reste du spectacle, j'ai adoré. Génial. Et comme vous deux, je prends plaisir à voir la famille Grusse évoluer sur tous les postes de l'entreprise. C'est important aussi qu'ils prennent leur place et qu'ils progressent, de les voir évoluer. Moi, j'ai trouvé beaucoup plus de sourire de la part de l'ensemble de la famille sur... tous les postes où on les croisait j'ai vu, j'ai une image qui me vient en tête c'est au dîner spectacle d'ailleurs que j'ai fait, je vais peut-être faire un petit mot dessus de Laura Maria qui passait entre le public qui checkait que tout se passait bien et qui avait un petit mouvement d'épaule sur la musique qui était en train d'être jouée j'ai vu ça, je trouvais ça sympathique tu vois le plaisir qu'ils ont même hors de piste et ça, il n'y a rien de plus beau à voir quand tu es passionné et que tu suis ces gens-là depuis des années et C'est vraiment exceptionnel. Pour conclure sur le spectacle, quand même la partie dîner-spectacle que j'ai pu voir aussi. Cette année, un très bon cru aussi, différent des autres années, puisqu'il n'y a plus de chanteuses en live.
- Speaker #1
Il insiste.
- Speaker #0
Mais par contre, j'ai quand même pris beaucoup de plaisir à redécouvrir Mehdi Riben, qui était accompagné de Michael Kipp, avec qui il faisait un... plusieurs interventions de mentalisme durant le dîner spectacle, ça change. C'était très très bien. Et tu as bien mangé. Et j'ai très bien mangé aussi. C'est important aussi. C'est vraiment, enfin voilà, si vous avez déjà vu le cirque Arlette Gruss, essayez vraiment de tester l'expérience dîner spectacle parce que c'est encore une autre manière de découvrir le... le cirque. Et voilà, on peut remercier, je pense, la famille Gruss pour ce spectacle-là,
- Speaker #2
pour clôturer le spectacle. Merci de leur accueil également. On les a chaque année pour notre association sur la ville de Lille. Donc vraiment, de tout cœur, un très grand merci à l'ensemble de la famille Gruss. Et un joyeux anniversaire au Cirque Arlette Grusse qui fête ses 41 ans aujourd'hui. Joyeux anniversaire. Joyeux anniversaire.
- Speaker #1
On n'était pas très synchro, mais ce n'est pas grave.
- Speaker #0
Ce n'est pas grave. On n'est pas chanteurs, nous. Non.
- Speaker #1
Je ne te les cache pas, je ne serai pas embauchée l'année prochaine. Alors, on va passer à la conclusion.
- Speaker #0
Eh bien, c'est parti.
- Speaker #2
Alors, on va terminer en posant une question.
- Speaker #1
C'est toi qui as posé la question.
- Speaker #2
Non, ce n'est pas moi qui ai posé la question. Effectivement, cette question nous vient d'Instagram. C'est une question de Romain qui habite Romand-sur-Isère. Alors, pourquoi, nous demande-t-il, sur la double page centrale du programme d'Arlette Gruss, quasiment toutes les personnes, tous les artistes, apparaissent plusieurs fois ?
- Speaker #0
Ah,
- Speaker #2
alors je suis allé voir. Je n'avais pas cette information. Je me suis dit, que nous dit Romain ? Romain a raison.
- Speaker #1
On a ouvert le programme.
- Speaker #2
On l'a ouvert. J'en profite pour donner quand même un petit avis qui m'a fait quand même plaisir parce que j'ai connu ce monsieur-là. C'était le papa de Linda auquel on a une double page qui lui est consacrée au début du programme et qui m'a fait extrêmement plaisir d'avoir cet hommage parce que c'est un monsieur qui a beaucoup donné pour le cirque. et cet hommage était vraiment très joli mais après, effectivement j'ai feuilleté l'ensemble du programme pour arriver jusqu'à la double page centrale et il est vrai de constater que les visages reviennent plusieurs fois notamment 2 à 3 fois 2 à 3 fois en moyenne moi je ne l'avais pas vu et quand j'ai ouvert le programme je me suis dit wow quelle troupe, ça fait du monde en piste et c'est le réflexe que j'ai eu et après quand j'ai vu la réaction de Roma je me suis dit ils ont fait ça simplement pour gonfler un peu le nombre de personnes en piste. Je n'ai même pas prêté attention à ça. Je me suis dit, c'est le nombre d'artistes qui est en piste. Je ne sais pas toi, comment tu l'as ressenti, Nathalie ?
- Speaker #1
Oui, cette impression de grande troupe. Du coup, je me suis un peu arrêtée. Je me suis dit, mais pourquoi ont-ils fait ça ?
- Speaker #2
Oui, parce que moi, je n'ai pas la réponse. Peut-être que toi, Florence, tu vas pouvoir me régulier davantage.
- Speaker #0
Alors moi, je n'ai pas eu de réponse officielle. D'accord. rapport à cette question. Je vais arrêter à donner mon avis. Pour moi, ça fait écho à tout spectacle. C'est une parenthèse dans une parenthèse.
- Speaker #2
Je m'explique. Ah oui,
- Speaker #0
je suis pas allé jusqu'à là. Moi, je vais loin dans mes trucs. Quand vous regardez cette page-là, vous retrouvez les artistes plusieurs fois. Une fois dans leur tenue de parade pour l'intro du spectacle, une fois dans leur tenue du final, et une fois dans la tenue de leur numéro. leurs différents numéros et du coup quand on voit l'ensemble déjà ça fait un effet de masse comme tout le spectacle on s'en prend plein la vue Et on a un effet de monde en piste entre ce qui se passe en aérien, les danseurs, ce qui se passe au sol, les lumières. Et les lumières sont présentes aussi sur la photo. Et il y a l'orchestre aussi. Donc c'est vraiment l'ensemble de la troupe qui est représentée. Et je pense que c'est, enfin voilà, moi je l'ai compris comme ça, c'est la parenthèse dans la parenthèse. Chaque artiste a sa propre parenthèse dans le spectacle.
- Speaker #2
C'est très joli, il m'en dit, on a envie que ce soit la réponse officielle. Je ne sais pas si on pourrait.
- Speaker #0
On donne rendez-vous au Cirque Arlégrus.
- Speaker #2
Pour qu'il nous donne la raison. La tienne est vraiment très jolie.
- Speaker #1
La tienne est très belle.
- Speaker #2
Définitivement, Florent n'est plus passionné du Cirque Arlégrus, il est ravagé du Cirque Arlégrus. Parce que là, il faut aller la chercher. Il faut aller la... Ah oui, c'est beau.
- Speaker #1
Mais c'est vrai que, pour rendre quand même hommage à tous ces artistes, ils sont présents quasi tout le temps, tous. Donc c'est aussi leur rendre hommage que de les mettre plusieurs fois dans le programme et sur cette photo peut-être. C'est ce que je te disais,
- Speaker #0
c'est vraiment pour moi un écho au spectacle. Toi tu l'avais repéré avant l'intervention.
- Speaker #2
Oui,
- Speaker #0
je l'avais repéré tout de suite quand je l'ai vu.
- Speaker #2
Non, honnêtement, si on veut être honnête, je ne sais pas si tu ne l'avais pas vu. Non, je ne l'avais pas vu. On avait passé rapidement la page, mais en se disant, ça fait quand même une belle trompe. Ça fait du bon. C'est normal,
- Speaker #0
vous avez consulté le programme, moi je l'ai dévoré. Il m'a même dû en racheter un d'ailleurs.
- Speaker #1
Le goût de papier.
- Speaker #0
C'était par contre, il faudrait dire à Fabrice Vallon que très beau programme, mais gustativement, c'est pas comme le dîner spectacle.
- Speaker #1
Sur ces magnifiques paroles. Nous vous remercions de nous avoir écoutés. Et puis, vous pouvez nous retrouver sur nos différents réseaux sociaux. Facebook.
- Speaker #2
Musée du Cirque itinérant des Hauts-de-France.
- Speaker #1
Sur Instagram.
- Speaker #2
Musée du Cirque itinérant HDF.
- Speaker #1
X.
- Speaker #2
Arrobase espace-cirque.
- Speaker #1
TikTok.
- Speaker #2
Arrobase musée du Cirque itinérant.
- Speaker #1
Et enfin, notre page Tipeee.
- Speaker #2
Ah là, il est marqué. Bien insisté dessus. Florent peut le faire. Vas-y.
- Speaker #0
Tu viens de me jeter sous le bus, là. Donc, allez, on y va. Notre page Tipeee, donc Culture Cirque, le podcast. Oui, insistez dessus, parce que c'est important de nous... Si vous appréciez le contenu qu'on vous crée, qui est un contenu totalement gratuit, et qui, je vais reprendre les termes de Francesco, qui a mis une option dessus, donc c'est pour ça qu'il faut participer à Tipeee. Nous sommes, selon lui, un musée d'émotions. Et c'est vraiment ce qu'on essaie de vous transmettre à partir de tout ça. Nos ressentis sur le spectacle, présenter nos collections. expliquer un petit peu notre passion pour le monde du cirque. Si vous êtes plusieurs à nous faire des retours comme quoi vous adorez le contenu. J'ai eu ma petite larme qui monte. C'est trop beau. Par contre, tu dis la mine d'options. Je peux que ça vous plaît ? Donnez-nous des sous sur le Tipeee. Non mais vraiment, c'est important de nous soutenir. Déjà, ne serait-ce juste que s'abonner à nos différents réseaux sociaux ou aux podcasts. Et après, vraiment, l'expérience ultime, c'est de nous soutenir via cette plateforme-là. Ça nous permet, nous, de couvrir les frais liés au podcast, qui sont quand même assez conséquents sur l'année, entre l'hébergement et le matériel. Et surtout, vous êtes plusieurs à nous dire que ce qu'on propose, c'est très bien et que vous aimeriez nous voir en vidéo. Si vous voulez nous voir en vidéo, il faut nous aider un petit peu. Ah oui, là,
- Speaker #1
parce que c'est une autre dimension.
- Speaker #0
C'est ça. J'en profite aussi pour vous annoncer, là, on a dépassé la barre hier. Nous avons officiellement dépassé les 5000 auditeurs uniques sur le podcast depuis qu'on l'a lancé. Merci à vous.
- Speaker #2
Merci à vous.
- Speaker #1
Merci beaucoup. Un immense merci à vous tous de nous avoir écoutés.
- Speaker #0
Et oui, c'est la fin de ce troisième épisode de la saison 2. On espère que ce... format un petit peu différent vous aura plu. N'hésitez pas à nous faire des retours. Deucanon a passé un bon moment en votre compagnie. On vous donne rendez-vous le mois prochain pour une nouvelle interview d'artiste. A bientôt ! Merci à tous.