Speaker #0Dans la première partie de cette thématique sur comment choisir son praticien, son accompagnant, je vous avais présenté un petit peu les différentes professions de la santé mentale, les différents professionnels auxquels il est possible de faire appel. Aujourd'hui, je vais aller un peu plus dans la précision pour vous donner quelques recommandations, quelques idées pour choisir la personne spécifique, l'accompagnant ou l'accompagnante avec laquelle ou lequel vous souhaitez travailler pour votre mieux-être. Donc la clé du choix pour vraiment trouver la personne qui vous correspond, la personne qui vous convient, en fait c'est tout simple, c'est la personne avec laquelle vous vous sentez bien. Qu'est-ce que ça veut dire se sentir bien ? C'est-à-dire la personne auprès de laquelle vous vous sentez vraiment écouté, entendu, la personne avec laquelle vous avez l'impression d'être compris ou comprise, ou en tout cas avoir la compréhension la plus précise. et puis surtout une personne avec qui vous vous sentez en totale sécurité. Alors ça peut être normal, bien sûr, d'avoir des moments difficiles parce que parfois, lorsqu'on fait une thérapie, il y a des choses qui vont être remuées, il y a certaines séances qui peuvent être plus dures parce qu'on peut y aller un petit peu à reculons parce qu'on sait qu'on va aller creuser, on va aller gratter là où ça fait mal. Ça, c'est normal. En revanche, si vous appréhendez votre séance parce que vous vous sentez mal à l'aise avec la personne, vous sentez qu'il y a quelque chose qui coince, quelque chose qui grince, C'est à ce moment-là que vous pouvez vous poser la question de savoir si vous avez choisi, si vous êtes en présence de la bonne personne. Pour savoir si c'est la personne ou le travail que vous faites qui est difficile, il suffit de voir si vous avez l'impression d'avancer. Est-ce qu'au fil des séances, vous vous sentez mieux ? Est-ce que même si parfois certaines séances peuvent être plus difficiles, peuvent gratter, peuvent aller creuser, peuvent remuer des choses et faire en sorte que vous avez des coups de moins bien, Est-ce que quand même, en termes de généralité, vous avez l'impression que cette thérapie, tout de même, malgré tout, vous fait avancer ? Est-ce que vous avez l'impression de faire chaque jour un pas en direction de votre objectif ? Une autre chose importante, c'est le sentiment de liberté. C'est-à-dire, est-ce qu'en séance, avec le praticien, avec l'accompagnante, est-ce que vous avez un sentiment de liberté ? C'est-à-dire, est-ce que vous vous sentez libre de pouvoir exprimer, dire tout ce que vous avez besoin de dire, sans jugement ? et avec un sentiment de sécurité. Si la personne qui est en face de vous, l'accompagnant ou l'accompagnante que vous avez choisi, si ses propos ou son attitude bousculent vos valeurs, c'est-à-dire si vous sentez des choses qui vous semblent inacceptables. Alors je prends des exemples. Si la personne a des comportements homophobes, si elle fait preuve de sexisme, de validisme, de racisme, de transphobie, ou des choses qui vraiment touchent à vos valeurs personnelles, même si parfois ça peut être fait sur le ton de l'humour, S'il y a quelque chose qui grince, si ça heurte quelque chose à l'intérieur de vous, c'est un signal d'alarme que quelque chose ne va pas, que quelque chose dysfonctionne. Évidemment, il peut y avoir des thérapeutes qui ont un fonctionnement un peu rentre-dedans, où vous avez l'impression d'être un peu secoué. Mais attention, il y a secoué et secoué. Déjà, est-ce que vous, cette manière de vous secouer, elle vous convient ? Si ce n'est pas le cas, il y a quelque chose qui dysfonctionne. J'ai une cliente qui m'a parlé une fois d'un thérapeute. qui lui a dit quelque chose de tellement violent qu'en sortant du cabinet, elle a eu des vomissements. Bon ben là, clairement, si ça va à ce point-là, si ça va taper à ce point-là dans le corps, c'est qu'il y a quelque chose de trop violent. Si vous ne vous sentez pas libre de dire tout ce que vous voulez, si vous ne vous sentez pas libre de fixer des limites, de pouvoir fixer les limites que vous voulez. Si vous ne vous sentez pas à l'aise pour dire stop ou pour dire non à une proposition de votre accompagnante ou de votre accompagnant, c'est aussi un signal d'alerte. Si la personne a des croyances qui ne sont pas les vôtres et que vous sentez qu'il y a une tentative de vous imposer ces croyances, ça aussi c'est un signal d'alerte. Si la personne vous donne un conseil radical sur votre vie, qu'elle s'immisce dans des domaines qui ne la concernent pas, qui ne la regardent pas et qu'elle vous conseille, des choses sur votre fonctionnement, sur votre manière de vivre, là aussi ça peut être un signal d'alerte. Voilà, normalement le thérapeute, l'accompagnant, son travail c'est d'avancer avec vous. C'est de s'assurer en permanence que vous avez compris ce qui se passe. C'est aussi de tout le temps vous demander votre consentement à chaque étape, à chaque nouvelle étape. Et puis il doit s'établir une forme d'échange. Vous devez évoluer ensemble. pouvoir sentir que votre parole est accueillie, que lorsque vous avez des questionnements, on vous répond, que lorsque vous avez des limites, elles sont respectées, elles sont entendues et qu'il n'y a pas de jugement. Voilà, ce n'est pas... Et puis un dernier détail, ce n'est pas parce que quelqu'un vous a conseillé un thérapeute ou une accompagnante ou un compagnon ou une thérapeute et que, par exemple, votre copine a adoré sa thérapie avec cette personne, a trouvé que c'était quelqu'un de très bien. Ça ne veut pas dire que cette personne sera bien pour vous. Voilà, on peut arrêter à tout moment une thérapie. C'est votre droit. On peut en tester plusieurs également. C'est tout à fait légitime de tester plusieurs thérapeutes. Et ce n'est pas parce qu'un accompagnement n'aura pas fonctionné avec quelqu'un que cela ne fonctionnera pas avec une autre personne. En fait, tout ce qui est thérapie, accompagnement, la base, c'est d'avoir un lien de respect, un lien avec... Cette personne a un lien qui vous permet de vous sentir à l'aise et que vous avez l'impression d'avancer. Et puis rien ne vous empêche aussi d'avoir plusieurs thérapeutes pour différents domaines de votre vie. Voilà, il n'y a pas une clause de fidélité avec la personne qui vous accompagne. Vous pouvez très bien faire un bout de chemin avec quelqu'un, et un autre bout de chemin avec quelqu'un d'autre, ou même avoir plusieurs praticiens en même temps, correspondant à différents domaines de votre vie. Voilà, j'espère que cette deuxième partie vous aura été utile, et vous permettra de choisir de manière plus éclairée, la personne avec laquelle vous vous sentez sécurisé, non heurté dans vos valeurs, respecté et puis vous avez l'impression d'avancer. Voilà. N'hésitez pas pour toute question à me contacter via ma page Facebook ou directement par téléphone. Vous pouvez également consulter mon site internet pour en savoir plus et prendre rendez-vous via ma page Resalib. Merci pour votre attention. À bientôt. J'espère que cette écoute t'a plu, que tu as appris des choses. qu'elles t'ont intéressé, je t'invite à faire le tri dans ce qui est intéressant pour toi, dans ce que tu souhaites garder ou dans ce qui ne correspond pas à tes valeurs. Et puis, si ce podcast t'a plu, n'hésite pas à t'abonner à ma chaîne, à liker, à partager, enfin, à faire tout ce que tu souhaites pour soutenir Deep Impact. À bientôt !