- Speaker #0
Bonvenue dans l'Orient 2, le podcast qui dévoile les secrets des coulisses pour créer la trace d'un événement durable. Dans notre métier, un événement oublié dès le lendemain, c'est un budget qui s'évapore. Derrière le micro, je suis Arnaud Chevalier, fondateur de Banana Patata, maître d'oeuvre de l'éphémère et de Lustropholie, location de matériel événementiel.
- Speaker #1
Ce podcast est créé en partenariat avec Canal 7 Grand Dialogue, producteur d'événements interactifs en direct et en vidéo. Nous sommes dans leur studio TV au cœur de Paris. Ne créons plus seulement des événements, laissons une trace, installe-toi, dans l'oreille, ça commence.
- Speaker #0
Bonjour à tous et bienvenue dans cette nouvelle émission dans l'oreillette 2, le secret des coulisses, pour créer la trace d'un événement durable. Il a tenu un micro pour la première fois en 1995. C'était dans une galerie marchande du côté d'Angers. Pas par vocation, plutôt par défaut cette première fois-là. L'animateur habituel partit en urgence et juste avant de partir il dit il y a un gars qui déconne dans les coulisses, mettez-le. Ce gars-là était mannequin, il faisait des défilés. Il prend les fiches et Geneviève de Fontenay, qui n'était pas pour, a dit à la fin, « Ah ben là, c'était vraiment dynamique. » Joyeux. En 15 minutes, une personne qui défilait en costume de mariée devenait animateur. 31 ans plus tard, il n'a toujours pas rendu le micro. Mais entre les deux, professeur d'EPS pendant 20 ans dans les quartiers difficiles par choix, une boîte événementielle ouverte et puis fermée, Une année de provisoire adjoint de 2011, dans le 93, 9 ans de gestion de société, un spectacle né le jour de ses 15 ans, aujourd'hui directeur événementiel de deux salles parisiennes dont on va parler, bref un homme caméléon, un homme multifacette au 41 métiers. J'ai le plaisir d'accueillir aujourd'hui Olivier B. Olivier bonjour, comment ça va ?
- Speaker #1
Bonjour Arnaud, ça va très bien.
- Speaker #0
Bon aujourd'hui on ne va pas présenter le loto, mais on va te présenter toi. L'animateur qui passe... derrière le micro, mais ce coup-ci en invité. Le présentateur présenté. Voilà, le présentateur présenté. Je suis vraiment ravi de te recevoir, parce qu'en plus tu démarres chez moi, à Angers en 1995, dans une galerie marchande. Est-ce que c'était l'espace Sanjou ?
- Speaker #1
Je crois.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Une grande galerie marchande, j'ai pas retenu le nom, mais effectivement il y avait 200-300 personnes dans un grand espace entre X boutiques différentes.
- Speaker #0
Et du coup t'as l'animateur, le titulaire on va dire, qui doit partir en urgence.
- Speaker #1
C'est ça, un cas d'extrême urgence, il rentre dans les coulisses, il dit Geneviève, il faut que je parte. Donc là, comment faire ? Tiens, Olivier fait des blagues, il va prendre des fiches, c'est pas compliqué. Joël-Yves n'était pas content du tout, et pas pour. Et puis ça s'est plutôt bien passé.
- Speaker #0
Parce que toi, en fait, tu étais là en tant que mannequin, tu défilais ?
- Speaker #1
C'est ça, je me mariais une trentaine de fois par jour avec des Miss France, des dauphines de Miss France. Alors mannequin, entre guillemets, c'était pas de la haute culture. Il fallait des grands mannequins, comme je fais une petite taille, 1m96. Sophie de Laman, à l'époque, 1m82 sans talons de mémoire. Si tu prends un mannequin pro, c'est un peu petit, donc en fait il fallait des basketeurs, des handballeurs, des volayeurs plutôt grands, et puis c'est comme ça, par bouche à oreille, je me suis retrouvé à faire ces pseudo mariages dans une galerie marchande.
- Speaker #0
Donc tu avais l'habitude de tourner un petit peu, là de défiler, tu te retrouves avec un micro dans la main à animer et à présenter, est-ce que tu as une prise de conscience, est-ce que c'est un moment de bascule ?
- Speaker #1
Je ne pense pas que j'ai une prise de conscience, parce qu'au début c'est un jeu, c'est un amusement, c'est une sorte d'opportunité vraiment inconsciente, et j'ai les fiches. Et je me retrouve à présenter ceux avec qui je défilais une heure plus tôt. On avait défilé toutes les heures environ. Et je lis ce qui est sur les fiches. Et puis, comme je les connais, je fais des petites blagues et j'improvise entre les marques, ce qui se passe sur scène, les petits clins d'œil. Et du coup, ça devient très conversationnel. Et je prends du plaisir à le faire. Et du coup, ça devient interactif aussi. Et puis, ça a plu parce que le format était très, pour le coup, décontracté. Je n'ai pas senti l'enjeu et je n'ai pas compris de la bascule que potentiellement, je pouvais continuer à faire ça.
- Speaker #0
Mais 15 jours après, rebelote, te revoici avec un micro.
- Speaker #1
Tout à fait, parce que le soir, l'animateur récurrent, lui, revient, on fait un petit bilan de journée. Alors, alors, là, je ne viens à mon sens. Il a une idée, il dit, et si on veut deux défilés ? Un pour lui, un pour moi. Et puis, effectivement, pendant deux, trois ans, j'ai continué le week-end à animer des défilés dans l'ouest de la France, Bretagne, Pays de Loire, Normandie, où je partais avec le petit minibus et cinq, six filles et trois, quatre garçons. Donc voilà, c'était parti avec cette vocation de micro que je n'avais pas vu venir.
- Speaker #0
OK, mais en parallèle, tu étais prof ?
- Speaker #1
La même année, effectivement, on m'a tendu un micro. donc là c'est un concours sur conscience le coup du prof c'est pas un concours sur conscience c'était un concours, le CAPEPS en 95 première promotion du STAPS de Nantes et donc je suis officiellement prof de PS en 95 et c'était le début de la fin de ma petite carrière de handball car j'étais blessé donc le temps libre je l'ai basculé de handball en animation et tous les week-ends je partais semaine prof de PS et puis le week-end animateur pour le comité de l'excellence du coup
- Speaker #0
Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne uniquement des établissements dits difficiles par choix. Il paraît que tu n'as jamais mis une heure d'école en 20 ans. Et j'ai entendu aussi dans une de tes interviews que tu as eu des élèves qui venaient en cours avec leur pitbull. Comment tu gérais ça concrètement ?
- Speaker #1
Alors, anecdote, effectivement, tu as bien cherché. Les pitbulls, c'était à Montreuil, limite Bagnolet. Ça surprend quand tu es plutôt un jeune prof et que tu arrives et un matin, j'avais quasiment autant de pitbulls que d'élèves. C'était des sixièmes ou cinquièmes, je ne sais plus. Ils ne sont pas méchants, ne vous inquiétez pas, ils ne vont pas mordre. Sauf que plus tu cours, plus ça excite les chiens. Donc il y a un vrai choix à faire. Je dis on fait court ou on s'occupe des chiens. Je n'ai pas vraiment fait court ce jour-là. Et comment j'ai géré ? Une sorte d'improvisation un petit peu. Pourquoi tu m'as fait vite ? On va d'abord s'occuper des chiens. On a géré les chiens, on les a attachés de mémoire je crois. Et on a fait une sorte de pseudo-cours. Mais voilà, c'était des choses qui m'arrivaient assez fréquemment avec ces élèves-là en tout cas.
- Speaker #0
Pendant ces 20 ans, on retrace un peu rapidement ta carrière. de recevoir Benoît et Maxime, mais pendant ta carrière, tu prends une disponibilité et tu vas créer ta première structure événementielle. Qu'est-ce que c'était cette activité ?
- Speaker #1
En fait, 100% de mon temps libre en tant qu'enseignant était l'animation. L'animation de Committee Miss France a duré presque trois ans. Et puis après, de rencontre en rencontre, le monde du sport est revenu dans mon réseau, dans mon parcours et j'ai beaucoup animé de matchs pour le handball. jusque des conférences de presse, des matchs de l'équipe de France de handball. Et puis un jour, il y a un premier événement corporate, une convention, une plénière, puis un deuxième, puis un troisième. Et du coup, 100% de temps libre occupé. Et un jour, je dis... Et si je fais une sorte de bascule, je prends une disponibilité, je crée une boîte événementielle et j'ai un client récurrent que je peux nommer la Française des Jeux et je suis animateur pour la Française des Jeux pendant un peu plus de deux ans, presque trois ans et quasi exclusif et ils me font beaucoup travailler, 16 jours par mois. Erreur de débutant, je me suis dit tiens, tous les deux dans le même panier, je ne m'en rends pas compte et je fais 16 jours par mois jusqu'au jour où en fait je perds le client.
- Speaker #0
Tu perds le client. Tu peux nous faire le lancement du loto ?
- Speaker #1
Oui je peux.
- Speaker #0
Je t'en prie.
- Speaker #1
Face caméra.
- Speaker #0
La scaméra.
- Speaker #1
Eh bien bonjour à tous, sans plus attendre, découvrons à présent les numéros gagnants de ce second tirage. Je n'ai pas les numéros, enfin bref.
- Speaker #0
Mais donc cette animation, pour la FDJ, pareil, comme le comité Miss France, tu tournais un petit peu en région. En région,
- Speaker #1
dans toute la France, des foires agricoles, des événements un peu de tout style, où il y a une petite magie, quand vous arrivez avec le trèfle de la France des Jeux, tout le monde arrive, puisque c'est des tournées promotionnelles, donc c'est assez sympa. Et c'est une bonne école, parce qu'il y a beaucoup d'interactions, beaucoup d'improvisations. Quand c'est dans un centre commercial, on y revient, c'était pas rangé, mais quand tu te fais insulter par des gens qui veulent juste le million, alors qu'il n'y a que des tickets à gratter cadeaux, c'est une bonne école d'animation.
- Speaker #0
Mais du coup, tu disais que c'était ton client unique, 16 jours de travail par mois, c'est pas mal. Tu n'as jamais vu le risque venir ? Jamais tu t'es dit, je suis dépendant uniquement de cette personne-là ?
- Speaker #1
Je pense que je n'ai pas voulu le voir en fait. Vraiment, quand je dis l'erreur du débutant, première boîte événementielle, et puis c'est très confortable d'avoir un client qui fait travailler 16 jours par mois dans l'événementiel. Sur plein d'événements différents. A l'époque, je crois qu'il y avait trois animateurs français des jeux en France. Donc, c'était un des trois. Et on se répartissait les régions, les demandes, les différents lieux. Donc, en fait, non, je ne l'ai pas vu venir. Et puis, un jour, comme ça peut arriver, tu perds ce client, ça s'arrête. Et là, j'appelle mon comptable. Qu'est-ce qu'on fait ? Il dit, on ferme.
- Speaker #0
On plie. Et du coup, il faut retourner à l'éducation nationale.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Vingt de la disponibilité. Et on est fin septembre, plus de place de prof disponible, et te voici proviseur adjoint.
- Speaker #1
C'est ça, on vous rappelle en trois jours, ça aurait pu être documentaliste, ça aurait pu être CPE, et je me retrouve proviseur adjoint en Seine-Saint-Denis. Retour à la case départ quasiment, à mon premier établissement, en tout cas la même commune, Montreuil dans le 93, et là 2000 élèves.
- Speaker #0
2000 élèves, 2005.
- Speaker #1
Année des émeutes.
- Speaker #0
Des émeutes, et tu te retrouves proviseur adjoint. Bon, évidemment... On ne va pas aborder cette question de comment tu gères. Je pense que c'était quelque chose d'assez engageant. Mais par contre, tu mets 9 ans à partir de cette date-là pour te dire l'éducation nationale, c'est fini. Je démissionne définitivement. C'est quoi ces 9 ans d'hésitation ? Est-ce que c'est parce qu'il y avait la vocation de l'enseignant ? Est-ce qu'il y avait la peur de basculer sur autre chose ? Ou est-ce que c'était un côté un peu prudent ? Je me suis fait avoir une fois avec un monoclient. Du coup, je reconstitue une base. et après j'y vais ?
- Speaker #1
C'est un petit peu tout ça, puisqu'en fait, je continue malgré tout à faire de l'animation sur mon temps libre, sur les soirées, sur les week-ends, dans le domaine sportif essentiellement. J'avais un peu moins de temps quand j'étais que prof. C'est très prenant, cette fonction de proviseur adjoint. Mais du coup, pourquoi je ne le fais pas plus tôt ? Parce qu'il y a cette réflexion, il y a une sorte de peur, effectivement. J'aime bien souvent opposer les deux notions de sécurité et de liberté. Pour moi, quand je prends deux plateaux d'une balance Robert Valle, sécurité, liberté, quand je... prends beaucoup plus de l'un, je perds de l'autre. Et donc, j'avais une sorte de sécurité de l'emploi en étant fonctionnaire, mais je n'étais pas libre. Alors, je n'étais pas non plus en prison, mais plus tu as de la sécurité, moins tu as de liberté. Et un jour, je fais ce choix de casser ma sécurité pour optimiser et développer ma liberté. Donc, je démissionne, puisque je suis passé par dispo, par détachement, par mi-temps, et je fais le choix, donc, en 2015, de tourner le dos à l'éducation nationale. Après une longue réflexion, effectivement, et je dis, je retourne dans l'événementiel, parce que je veux aussi des demandes qui étaient assez récurrentes, et je remonte une boîte, pour le coup, avec quelques associés.
- Speaker #0
Et tu repars, du coup, sur de l'animation micro à nouveau. Donc au total, parce qu'après on va accueillir Benoît pour notre première chronique, mais si on faisait un résumé vraiment pur micro, c'est combien d'années au total ?
- Speaker #1
de 95 à cette année, ça fait 31 ans de micro, je faisais mes 30 ans il y a 30 ans derrière le micro l'année dernière, et en fait c'est plein d'événements différents, je vois pas ce que j'ai pas animé, de petites réunions de codires intimistes à 10 personnes, à des événements de 6000 personnes qui se battent pour des portes-clés ou des frisbees, sur des tournées d'été donc c'est très varié très différent, et plein d'ambiances différentes donc un jour on est plus présentateur plus maître de cérémonie, plus modérateur parfois, monsieur loyal si c'est dans un cirque J'ai aimé, pendant 31 ans, multiplier ces formats d'animation, et je le fais de moins en moins aujourd'hui. Mais on ne dit pas pourquoi.
- Speaker #0
Non, on en parlera juste après la chronique de Benoît qu'on reçoit tout de suite. Eh bien bonjour Benoît, bienvenue.
- Speaker #2
Merci, bonjour à tous les deux.
- Speaker #0
Comment ça va aujourd'hui ?
- Speaker #2
Ça va, les yeux piquent un peu mais...
- Speaker #0
Ouais, on est en période de montage là tous, ça se voit, les traits sont un peu tirés.
- Speaker #2
On fait de l'événementiel.
- Speaker #0
Ouais, et puis il y en a d'autres qui sont en travaux mais ça on en reparlera aussi après. Quel va être le sujet du jour Benoît ?
- Speaker #2
Le sujet du jour c'est surprise.
- Speaker #0
Ah, ah, je me suis fait un avis.
- Speaker #2
Attention. Non, ma chronique souvent en fait on se dit, avec Olivier on se connaît bien, on a travaillé... régulièrement ensemble, et c'est un de ces moments-là que j'ai envie de prendre. En fait, dans nos métiers, on vend des concepts, des scénographies, on vend des programmes, on vend des lieux, et tout ça, c'est calé au millimètre. Mais en fait, on arrive avec des conducteurs, des timings, tout va bien, et puis, il y a des moments dont les gens parlent encore six mois après, c'est pas celui qu'on avait écrit. Et sans doute, là, dans le podcast qu'on a fait, il y a des choses qui ont été écrites, et en fait, c'est pas ça. qui va retenir l'attention de ceux qui vont participer. Et en fait, ce type de moment-là, je l'ai vécu avec Olivier.
- Speaker #1
Je le vois venir.
- Speaker #2
Oui, je sais. Il va chier. C'était pour les 50 ans de Picard. On avait 1900 personnes en salle et au début de la soirée, on a parlé amour. Et pour parler amour, on a fait venir des clients. Et ces clients, donc des clients de la marque Picard, qui sont venus, qui sont descendus, et un de ces clients... En fait, il avait la motivée, on peut dire ça comme ça, à faire sa demande en mariage à sa compagne. Donc, c'était quelque chose qui n'était pas écrit, qui n'était pas prévu, et pourtant qui a créé dès le début de l'événement, alors du temps pris sur bien d'autres choses, mais en fait, même si on a perdu un peu de rythme, on y a gagné en énergie. On y a gagné de manière assez folle là-dessus. Et en fait, je trouve que la salle, à ce moment-là, elle a vécu quelque chose qui était de l'ordre de l'intime, quelque chose où on était vraiment hyper proche de ce qui était sur scène alors qu'on était 1900 dans la salle. Et tout ça, c'était un truc qui était vrai, en fait. C'était pas juste une question de programme et tout ça. On a traversé le programme, on l'a transcendé d'une certaine manière. Et puis, il y a eu d'autres moments, évidemment, là-dessus. Et en fait, je pense que la compétence qu'on vend jamais dans notre métier, enfin, on vend la conception, on vend la créativité, l'organisation, mais on vend jamais cette capacité à attraper l'imprévu et d'en faire le sommet de la soirée, ou d'en faire le sommet de l'événement. Et je pense qu'on devrait essayer de se laisser plus de temps dans l'écriture non écrite, une phrase de concepteur, pour se dire comment est-ce que j'arrive à capter ça ? Comment est-ce que j'arrive à gérer ça ? Et ça, je pense que, et c'est ce que tu expliquais, tout à l'heure sur ton parcours, avec la FDJ, quand tu arrives dans un supermarché, tu joues avec cette contrainte-là, comment tu viens attraper ces éléments-là ? Et ça, je pense que ça s'apprend, ça se travaille, ça demande un certain type de présence dans la salle, et puis ça demande surtout une écoute qui est importante. Et donc ma question, Olivier, pour toi, c'est ce moment sur la piste des 50 ans de Picard, Qu'est-ce que ça a confirmé ou affirmé aujourd'hui dans ton métier de tous les jours ?
- Speaker #1
Alors tu as quasiment tout expliqué, je vais le dire avec mes mots à moi. Effectivement, ce n'était pas écrit. Et effectivement, je me rappelle très très bien de la situation, du moment que tu évoques. En fait, ce client qu'on avait senti dans la séquence de préparation, qui était un petit peu chaud comme on dit, ça va être un bon client au micro. Il a géré, et effectivement, il fait cette demande, cette idée, l'intention de faire sa demande devant 1900 personnes, sauf qu'il ne se rend pas compte que 1900 personnes, c'est quand même impressionnant. Une fois sur la piste du cirque, là, il perd un peu ses moyens, il nous fait une sorte de malaise, et j'étais en co-animation, j'avais une animatrice qui était dans le public, faire une sorte de ping-pong d'animation, et là, je décide de couper mon micro, et de gérer le client, en commençant à le masser, à l'asseoir sur la cursive du cirque, et à parler avec lui, et ce que ça a affirmé, c'est qu'en fait, il faut être à l'écoute. Et voir ce qui se passe, j'ai une petite phrase que je dis souvent, quelle que soit ma casquette professionnelle, les meilleures improvisations sont toujours préparées. En amont, il y avait tout ce qui était écrit, et c'était très écrit, il y avait 70-80 pages de script, il y avait le confort de l'oreillette ici pour échanger avec la régie, et effectivement, il y a ce moment où là, c'est pas écrit du tout. Qu'est-ce qu'on fait ? On est en direct, il n'y a pas à couper, on recommence dans 5 minutes, et donc je décide de partir en blague, off, en coupant le micro, avec le fameux qui demande cette demande de mariage. parce que sa compagne dans les tribunes ne comprend pas. Ma collègue animatrice prend le relais et le meuble. Moi, on continue de me parler. Qu'est-ce qui se passe ? Tu reviens quand ? Et je fais comprendre que je reviens quand je pourrai revenir. Et puis, je reviens en faisant une sorte d'improvisation, puisque nos picards surgelés montent des surgelés. Tout le monde connaît. Tout le monde a déjà été dans un magasin. Et pour la petite histoire, ce monsieur qui fait cette demande en mariage avait rencontré sa future compagne en se tapant la tête, en ouvrant un congélateur. Donc, du coup, je repense à ça et je dis, comment je vais raccrocher Sachant que je sais ce qui se passe après, il faut quand même qu'il puisse faire sa demande. Donc pendant qu'il récupère, je me mets à imiter un congélateur.
- Speaker #0
D'accord,
- Speaker #1
donc c'est très simple, je suis comme ça, et je me tourne, je fais la porte du congélateur, il y a quand même 1900 personnes qui regardent, on me dit qu'est-ce que tu fais, je gère, et du coup j'explique à la place du monsieur qui devait parler, ce qu'il devait expliquer, rappelle-toi, on s'est cogné la tête dans un congélateur, et je m'invite à venir dans le congélateur, plonger sa main, là ça le fait rire, il reprend un petit peu d'aisance, il remonte un peu la surface, il revient, je rallume mon micro, et je lui donne la parole, quelque part j'écris le lien. Un animateur, pour moi, il fait des traits d'union entre des phases écrites. Contra et Benoît, il y a plein de séquences qui sont écrites. Après, c'est comment on fait, c'est la couture. Comment on passe d'une séquence à l'autre ? Et quand il y a un souci, j'adore, ou j'adorais, parce qu'on va peut-être expliquer, je fais de moins en moins d'animation, mais j'adorais rebondir parce que la richesse de l'instant, c'est ce que vont retenir les gens après. Je l'ai vécu sur plusieurs types d'événements, je pourrais donner plein d'exemples, mais ce n'est pas l'enjeu là tout de suite. C'est qu'en fait, les gens, après, dans la soirée, au cocktail, ils vous parlent forcément de ce moment. qui n'est pas écrit. Ah, j'adorais l'impro, j'adorais ceci. Avec le DG, tu as dit ça, c'était drôle. Mais en fait, ce n'est pas pour être drôle. C'est juste qu'il faut faire quelque chose. Et ce moment, il devient d'un seul coup très humain. Il devient conversationnel. Il devient interactif. Il devient authentique. C'est un mot que tu as employé. Et en fait, les gens ont besoin de ça parce qu'un séminaire, c'est forcément très écrit. Et on va retenir le moment différent qui n'est pas écrit et qui fait rire. Cette écoute active,
- Speaker #0
cette... Attitude, cette manière d'être, est-ce que tu as fait du théâtre ? Est-ce que tu as fait des formations ? Qu'est-ce que tu as travaillé sur toi ? Forcément, tu as travaillé quelque chose sur toi avant pour avoir cette capacité comme ça à rebondir. Tout le monde peut avoir un talent, mais le talent, c'est le travail. C'est parce qu'on a du talent qu'on réussit.
- Speaker #1
Peut-être, je pense que c'est lié à ma personnalité et à mon parcours professionnel. J'ai effectivement essayé aussi comédien. J'ai eu dans quelques comédies, quelques pièces de théâtre sur Paris. Pas énormément, quelques-unes, quelques courts-métrages, donc école de théâtre. Je suis une formation de sophrologue-relaxologue, donc de l'accompagnement sur la capacité et le fait de s'autoriser à être soi, dont j'aime travailler sur l'autre. Mais pour travailler sur l'autre, il faut d'abord travailler sur soi. Donc je pense, dans mon parcours, beaucoup de réflexion sur qui je suis. Et je continue d'ailleurs, c'est de savoir qui je suis. Et en fait, c'est tout ça mélangé. J'adore les métaphores culinaires, avoir plein d'ingrédients pour faire une recette. Lorsqu'on est dans un événement, on a déjà plein d'ingrédients écrits. Et qu'est-ce... sont les autres ingrédients qui vont arriver pour épicer, pour redonner un petit goût, pour impulser une séquence. Et j'adore m'amuser, j'adore cuisiner dans la vie et j'adore cuisiner dans l'instant T avec l'humain qui est là au moment où il se passe quelque chose.
- Speaker #2
Je pense que c'est important qu'on arrive à concevoir et à organiser, travailler les événements comme on travaillerait une recette de cuisine. J'ai l'analogie, pareil sur la cuisine, mais en disant, je pense qu'un organisateur d'événements, c'est comme un maître sushi. où il va travailler précisément chaque geste en amont et il va énormément travailler les produits pour que le moment donné où il doit réagir il doit servir le client avec la plus belle émotion possible, et bien il arrive à faire le sushi en moins d'une minute parce que tout est prêt, tout est cisé, tout est préparé et je pense que c'est ça qu'on doit réussir à mettre davantage surtout dans les événements où on entend parler d'une place de l'IA beaucoup plus importante Donc... etc. C'est des vrais questionnements de fond. Et je pense qu'on peut aller en arrivant à travailler ces aspects-là de « j'y mets plus de force, j'y mets plus de travail, plus de ciselage, etc. Eh bien, je vais me laisser, d'une certaine manière, plus d'espace. » Je parlais d'authenticité. « Je vais me laisser plus d'espace pour cette authenticité-là, en fait. Et ça peut paraître antinomique ou difficile à appréhender, mais en fait, toute cette écriture qui est ultra précise va aider. » à laisser la place et après c'est l'importance des répétitions de l'expérience et c'était une de mes questions qu'est-ce que tu peux avoir et comment tu travailles la connaissance du corps, tu parles de sophrologie tu parles de tout ça,
- Speaker #1
il y a forcément une connaissance du corps et une connaissance des gestes bien sûr ce qui est intéressant si je reprends l'événement Picard sur lequel on avait travaillé ensemble et que tu as évoqué j'avais la chance en amont de passer beaucoup de temps avec différents intervenants en sorte d'accompagnement qui était plutôt prise de parole au début Merci. mais qui s'est transformée en coaching de posture, d'énergie, de gestion du stress par exemple. Et j'avais des jeunes intervenants qui étaient les jeunes employés de Picard, il y avait aussi la direction, il y avait aussi le codire. Et selon la posture et le ressenti de cette séquence de préparation, c'était déjà la meilleure façon pour moi d'anticiper ce qui est écrit. Pour moi, la richesse d'un événement réussi, c'est tout ce qui n'est pas écrit. Et tout ce qui n'est pas écrit, c'est facile à jouer comme partition à partir du moment où on en a un mot. On a pu passer du temps avec les différents orateurs, et ce n'est pas aussi fréquent que ça qu'on puisse avoir ces moments d'échange. Et donc, peut-être que ma casquette de sophrologue, de coach de vie, dans ces moments de préparation, ce n'était pas que du coaching de prise de parole. C'était une mise en situation, c'était beaucoup de visualisation pour leur permettre de se rassurer et de se dire, mais attendez, OK, c'est écrit, mais il va se passer des choses, et dans la vie de tous les jours, rebondir sur ce qui se passe, c'est ça la richesse.
- Speaker #2
Est-ce que ça change la manière de... d'organiser les événements ? Là, ce que tu dis derrière, et peut-être que c'est la question que je vous pose aussi à vous qui écoutez le podcast, c'est est-ce que selon vous, et Arnaud pareil, est-ce que ça change la manière d'organiser l'événement, de travailler ces postures un peu nouvelles et de se laisser peut-être d'avoir des choses encore plus écrites pour se laisser encore plus de place pour l'échec et la magie ?
- Speaker #1
Moi, je suis persuadé que oui, mais on ne se donne pas l'occasion de passer du moment pour ces moments-là. Je ne sais pas. Je pose souvent visible et invisible. Le visible, c'est l'événement, mais le secret de l'événement réussi, c'est tout le travail de l'invisible. Notre métaphore sportive, le plus important, c'est quoi ? C'est le match, l'entraînement. Tout se joue à l'entraînement et en match, on ne fait que reproduire. Si on ne va pas à l'entraînement, il y a un jour où le match, c'est compliqué. Et je pense qu'il y a encore beaucoup d'événements où l'invisible, la prépa, non mais c'est bon, on a écrit, ça va bien se passer. Et non, et non, parce que tout se passe dans la préparation. Et quand on a la chance d'avoir des interlocuteurs, des agences, des clients qui comprennent que l'invisible, que le travail en amont, c'est l'essentiel, le jour J, il y aura moins de stress, il y aura toujours de l'imprévu. Mais forcément, pour rebondir, c'est plus simple, quel que soit le poste.
- Speaker #0
Je vous rejoins tous les deux. L'écriture, il n'y a rien de tel. Tu parlais d'être monté sur scène et tout. Pour le coup, c'est une expérience qu'on partage, puisque moi, j'ai été à un moment donné compteur comédien semi-professionnel. J'emmenais les gens dans Paris. se promener, glisser des comptes à l'intérieur de la promenade. Il y a eu tout un repérage, toute une écriture, toute une mise en scène justement de la promenade, un peu de scène aussi. Et du coup, c'est vrai qu'à partir du moment où tu as la base, et ce que je disais tout à l'heure, on peut avoir le talent, mais si on ne travaille pas le talent, si on ne travaille pas l'écriture, ça ne sert à rien. On va tomber pendant sur quelque chose qui tourne en rond et au moment où tu vas te retrouver avec un micro. Et là, il n'y a rien de pire, parce que même si tu as beau avoir un kit trois éponges dessous les aisselles, sous les bras, Elles ne vont pas suffire à aspirer tout ce qui va couler en termes de transpiration et de stress. Donc du coup voilà. Et en parlant justement d'écriture et de théâtre, en novembre 2016, tu reviens dans le calendrier, tu as choisi une date, tu as choisi le 27 mai 2017, qui était donc les 15 ans de ton fils.
- Speaker #1
Jour J.
- Speaker #0
Son jour J. Et ce jour-là, tu as décidé de monter sur scène avec 21 métiers, avec un portant de costume. Alors le studio n'est pas assez grand parce qu'aujourd'hui on en est à 41, donc on ne pourra pas mettre le portant. Tu montes devant près de 200 personnes et il y a un portant qui était vide qui représentait le métier d'après. Avant de te poser la question du portant vide, comment t'es venu cette idée de spectacle et de cette mise en scène ?
- Speaker #1
Quand je démissionne en 2015 de l'éducation nationale, je me retourne sur mon parcours à l'époque 21 métiers en 20 ans. Je me dis tiens, qu'est-ce que je fais de ces 21 métiers ? Quel est le lien de ce parcours ? Quel est le fil rouge ? Quel est le point commun ? Et je trouve comme point commun l'humain, je retrouve les relations, je retrouve les connaissances en deux mots, le fait de l'effet miroir, de me retrouver dans des échanges, dans des rencontres, dans des opportunités, des discussions. Et métaphoriquement, si je posais mes costumes de travail sur un portant de vêtements, et je dépose la marque, la vie c'est un portant, comme un portant de vêtements, et c'est le nom du spectacle que j'écris, il me fallait une date symbolique pour créer à la fois un levier, un ancrage, un engagement, il ne faut pas que je loupe cette échéance, et en gardant à... le 27 mai 2017, c'est un samedi, parfait, et c'est les 15 ans de mon fils, le jour J. Donc, je dis à mon fils, qui était déjà un très bon guitariste à l'époque, j'y prépare trois chansons pour ton anniversaire et il y aura une surprise. Donc, ce spectacle, c'était son cadeau d'anniversaire et c'est une sorte d'accouchement artistique où je me suis dit, chacun des vêtements, chacun des personnels en termes de storytelling que je vais incarner, sont là pour capter l'attention et pour amener le public à une méthode de travail sur lui. Donc en fait, j'ai cassé un peu les codes du développement personnel et ce spectacle, je l'ai depuis traduit en conférence-spectacle, en masterclass, en séminaire d'une journée où là j'ai 15 personnages. Et là bientôt, je donne encore une conférence avec 4 personnages sur ma conférence signature. Donc l'idée m'est venue comme ça. Et pour répondre à ta question, le cintre vide sur ce porte-manteau, que ce soit à la fin du spectacle, à la fin d'une conférence, d'une intervention dans l'entreprise, il symbolise l'après, le demain, le plus tard, les envies. les rêves, les désirs, inspirés de tout ce qu'on a fait avant, puisqu'en fait, on s'est construit dans une vie par rapport à ce qu'on a fait avant, mais qu'est-ce qu'on va faire après ? Où est-ce qu'on veut aller ? Et pour savoir où on va, je pense qu'il faut savoir d'où on vient. Donc, c'est un support qui invite à réfléchir sur qui on est.
- Speaker #0
Et cet accouchement artistique, est-ce qu'il n'aurait pas été aussi, quelque part, peut-être inconsciemment ou pas, un père qui montre une voix pour son fils ?
- Speaker #1
Forcément, forcément. Attention.
- Speaker #2
Mettez les violons.
- Speaker #1
Attention, je suis sensible. Oui, forcément. puisqu'en fait, pour la petite histoire, je ne voyais pas beaucoup mon fils. Donc, c'était aussi un moyen de relancer un trait d'union, plus comme l'animateur qui crée un trait d'union entre deux séquences.
- Speaker #0
Tout à fait,
- Speaker #1
oui. Mon spectacle était un trait d'union entre le papa et le fils. Et je sais qu'il s'en rappelle, ce spectacle, pour le coup, qui a évolué depuis. En tout cas, le concept est toujours existant.
- Speaker #0
Qui restera comme un grand moment aussi pour lui. Et donc, ce fort temps, cet après, aujourd'hui, tu gères deux salles parisiennes. En plus... deux identités différentes, chacune, avant de les nommer, qu'est-ce que ça change de passer de l'autre côté, d'être celui qui venait, à qui on lui donnait, tiens, c'est le micro, monte sur scène, maintenant, en fait, c'est toi qui gères la scène.
- Speaker #1
À la fois, ça change tout et à la fois, c'est la même chose, mais différemment. C'est juste un angle de vue qui change. Je n'ai pas quitté la scène, juste que j'ai agrandi la scène dans mon focus et j'adore accueillir des clients dans ces deux salles, en tout cas dans une, parce que l'autre est en travaux, en me mettant à leur place. Et pour revenir à ce qu'on disait juste avant, Pourquoi vous faites un événement ? Pourquoi vous faites un séminaire ? Faire un séminaire pour un séminaire, souvent c'est chiant, les gens viennent en reculant, ils n'ont pas envie, c'est la convention de l'année. Ben non, justement. Offrez-vous l'occasion de faire vivre une expérience à ceux qui vont être dans la salle. Quel est le parcours client ? J'appelle ça le parcours client. Il rentre, comment il est accueilli ? Est-ce qu'il y a de l'immersion, du son, du visuel ? Avec quoi il reparte ? Est-ce qu'il y a un message à retenir ? Essentiel, s'il n'y a pas de questions, l'œuvre de réponse à cette question, je pense qu'il ne faut pas faire l'événement. Et souvent, je crée des objections.
- Speaker #0
Au lieu de faire juste visiter la salle, je dis mais pourquoi l'événement ? Ne pensez pas que vous allez faire ça, Et du coup, mes casquettes d'avant me permettent d'accueillir peut-être différemment. Et j'essaie d'être force de proposition dans l'écriture, même si je n'écris pas à la place du client, mais leur dire pensez à ceci, pensez à cela, pensez à créer un effet, à créer de l'émotion, parce que c'est l'émotionnel qui vous fera passer un message, et le retenir.
- Speaker #1
Est-ce que ça veut dire que le lieu aujourd'hui, pour toi, en étant presque effectivement comme le diarno de l'autre côté du miroir, Est-ce que le lieu doit avoir et retrouver une dimension conseil beaucoup plus forte que ce qu'il pouvait avoir auparavant ? Enfin, une dimension conseil créative…
- Speaker #2
Moins commerciale.
- Speaker #1
Oui, moins commerciale, exactement. En tout cas… En vrai, la question, elle est vaut pour tous les prestataires.
- Speaker #2
Exactement.
- Speaker #0
En tout cas, sans prétention, moi, je m'autorise par rapport à mon parcours. Et à l'inverse, si je ne suis pas à force de proposition, je vais m'ennuyer dans mon travail. Je n'ai pas envie d'être juste un loueur de salle, de mon entente, un devis. Merci, au revoir, on se revoit à l'événement. Je pense que le lieu doit être force de conseil, en tout cas moi je le suis naturellement, et je me projette comme si j'allais l'animer, comme si c'était mon événement, qu'est-ce qui va se passer dans cette salle, qu'est-ce que vous voulez faire vivre aux participants.
- Speaker #2
Mais justement tu vois dans ta conférence, ta formule de fin c'est « prenez soin de vous pour pouvoir prendre soin des autres » . Dans l'événementiel on est plutôt dans la culture inverse, mais bon c'est pas le sujet du jour, on s'efface pour que l'événement existe, mais on pourrait. Mais par contre, la question, elle est... Maintenant, t'es dans... Appelez-moi le directeur, hein, t'es dans le bureau du directeur. Ce message, comment tu le portes, justement, par rapport à ce que t'es en train de nous expliquer ?
- Speaker #0
Ben, je pense que ce message est essentiel. On peut pas s'occuper des autres si on s'est pas occupé de soi. Y a une métaphore qui marche très bien, que tout le monde a connue, c'est... Pas connue, mais en tout cas connaissent, c'est le fameux masque à oxygène qui tombe dans l'avion. Y en a un pour deux. À côté, vous avez votre fils, par exemple. Il est pour votre fils ou pour vous ? S'il est pour votre fils, ben, il devient enfelin. Le masque est forcément pour vous, pour... je puisse m'occuper de lui. Et ceux qui ne comprennent pas, et encore plus simple, c'est le premier niveau en plongée. Quand on est comme ça, on est sous réserve. On a une bouteille pour deux, on est à 20 mètres de profondeur. Forcément, c'est pour moi, pour que je puisse aider mon partenaire de plongée et remonter ensemble. Si je donne à l'autre, on n'a pas remonté. Et donc, pour remettre à ta question, prenez soin de vous pour pouvoir prendre soin des autres. Je pense que justement, dans l'événementiel, il faut d'abord qu'on pense à nous pour pouvoir mieux s'occuper de nos clients. Et si, quelle que soit la casquette, quel que soit le moment de l'écriture, On a pensé ce qu'ils allaient vivre, on l'a forcément pensé, est-ce que nous on pourrait vivre à leur place ? Donc j'aime avoir cette réflexion opposée, parce que du coup si dans l'événement précis je me suis mis à la place de mon client, c'est qu'en fait le client n'est plus mon client, je suis mon propre client, qu'est-ce que je ferais moi dans cette situation ? Et si j'ai la réponse pour moi, pour le client c'est facile.
- Speaker #1
Ça je pense que c'est une vraie, il faudrait qu'on récupère un peu tous, à tous les niveaux, prestataires, partenaires. etc. tous ceux qui travaillent sur l'événement qu'on arrive à avoir cette logique là de plus en plus parce que c'est comme ça qu'on arrivera à remettre de la valeur à l'événement tel qu'il est parce que sinon on reste enfermé dans des vases clos de réflexion de en fait on a toujours fait comme ça et j'ai pas de vision sur ce qui est possible de faire, or si on arrive à venir piocher et à s'appuyer sur les ressources extraordinaires que sont les différents prestataires avec leurs connaissances, leurs visions. Ils ont vu un nombre d'événements colossal. Et je pense que là, en fait, on va avoir des événements qui viendront battre l'IA, qui viendront retrouver de l'authenticité et qui viendront surtout créer des expériences qui sont, même si elles ne sont pas immersives, mais en tous les cas, elles seront vraiment fortes. Et derrière, on s'en souviendra.
- Speaker #2
Mais c'est là le rôle du professionnel. Quel que soit la profession, en tant que professionnel, tu as un devoir de conseil pour ton client. pas qu'un devoir de vente, mais tu as aussi un devoir de le conseiller pour faire le bon choix de manière à son besoin et à faire la compréhension de son besoin pour rebondir sur ce que tu dis. On va accueillir un petit nouveau aujourd'hui. On va accueillir Maxime Cousteau qui va nous faire une chronique à la place d'Ophélie. Et donc on a créé notre petit nouveau Maxime, Maxime Coustez de l'agence Fine Service Paris, agence de placement d'hôtes et d'hôtesses événementielles. Tu fais ta rentrée aujourd'hui sur le podcast, comment ça va ?
- Speaker #3
Eh bien ça va très bien, merci pour l'invitation, ravi d'être là avec vous messieurs. Et enchanté Olivier parce qu'on ne se connaissait pas.
- Speaker #2
Non, exactement. Mais en tout cas, on s'est eu l'année dernière en invité, puis tu m'avais dit que pourquoi pas si un jour il y avait besoin. Donc aujourd'hui tu es là, tu es présent, et donc on va écouter ta première chronique.
- Speaker #3
Eh bien avec plaisir, merci en tout cas pour l'invitation. Alors, comme tu l'as mentionné, Arnaud, nous, on est une agence d'hôtes et hôtesses d'accueil. On travaille avec des clients réguliers, mais également sur des lieux événementiels. Et je trouvais ça un peu sympa pour ma première chronique et facile de faire le lien avec ta nouvelle activité. Quand l'UE décide de nous faire confiance, nous, ce n'est pas seulement du staff qu'on va placer sur les événements, c'est toute une équipe qui va devenir les ambassadeurs et les ambassadrices du lieu. Et nous, c'est important d'incarner le lieu, même si on est juste mobilisés pour faire du vestiaire, pour faire de l'accueil. C'est accueillir les prestataires, mais aussi accueillir les clients. Et dans notre position de prestataire d'accueil sur le vestiaire, on entend des choses que personne n'entend. Et dans ce qui a été évoqué tout à l'heure, le côté imprévu, le côté aussi humain. Nous, on y a accès avec des gens qui vont passer peut-être un très bon moment, voire un moins bon moment. Et l'idée, c'est de voir à chacun un autre niveau, comment on va faire pour que tout le monde puisse trouver sa place dans cette partition, que ce soit les prestataires qu'on va accueillir, qui vont venir nous voir, et que ce soit les participants pour qu'ils puissent passer un bon moment, être accueillis dans les bonnes conditions. Et c'est aussi un peu faire en sorte que tout le monde trouve sa place dans cette partition, parce qu'on est tous acteurs d'un moment qui va être éphémère et avoir des vrais référents et des vrais... repères sur de l'éphémère, ça a de la valeur pour nous. C'est aussi un vrai levier RSE, puisque je remplace Ophélie, donc c'était important aussi pour moi d'avoir un petit clin d'œil sur l'RSE, mettre des équipes régulièrement sur des lieux, pour moi c'est un levier RSE en tant qu'entreprise, puisque les équipes sont contentes de venir régulièrement sur un lieu, ils sont un peu comme à la maison, généralement ils sont dans un périmètre géographique qui n'est pas très loin de chez eux, ils ont leurs habitudes, ils connaissent les lieux comme leur poche, et encore une fois c'est un vrai atout pour le lieu. Et il ne faut pas oublier que les participants sur un événement, que ce soit un événement en grand public ou un événement corporate, ils vont tous avoir une expérience, ils vont tous consommer l'expérience de manière différente et que le participant d'un soir est peut-être le client de demain parce qu'il va vouloir lui aussi organiser son événement ou avoir un lieu qui lui ressemble. Et donc tout ça pour ma question, Olivier. En 30 ans derrière le micro et aujourd'hui où tu gères des lieux, tu as dû voir différentes... problématiques, différentes situations, ou peut-être que l'équipe d'accueil a pu agir comme une force vive sur le terrain et trouver des solutions à une situation et faire de ce que j'aime bien dire, d'un pépin une pépite.
- Speaker #0
Tu veux des exemples ?
- Speaker #3
Peut-être.
- Speaker #0
En tout cas, tu as tout dit, parce qu'effectivement, c'est en rejoint ce qu'on a partagé juste avant sur l'imprévu, sur l'invisible. Pour moi, tout se passe par l'accueil. On en parlait hors caméra tout à l'heure. J'ai pris un café ce matin, je n'ai pas été très bien accueilli. Et pour moi, que ce soit pour un café, que ce soit dans un grand restaurant ou un petit sans être péjoratif, tout se passe par l'accueil. Après, c'est quoi l'accueil ? C'est l'humain, c'est un mot qu'on emploie partout. Il y en a même qui ont ça dans leur charte, mais que ce n'est pas incarné du tout. C'est qu'en fait, sur le terrain, on se rend compte qu'en pratique, ce n'est pas humain du tout. Et pour moi, le secret, il est là. Et en fait, si on amène de l'humain, si on amène de l'accueil, si on amène de l'écoute, forcément, on aura des réponses pour être interactif, pour avoir une solution qu'on aura anticipée. On a parlé de l'improvisation tout à l'heure. plus je vais être à l'écoute, plus je vais être... dans le conversationnel une fois de plus, dans la solution et en écoutant ce qui se passe, et plus je vais pouvoir réagir. Petite anecdote qui me vient en t'écoutant, quand j'étais prof de PS, on a beaucoup de déplacements prof de PS, on quitte l'établissement scolaire pour aller au gymnase, à la piscine ou au stade, et c'est hallucinant ce que j'ai pu entendre en 30 ans, sur le trajet, vous avez un élève qui est à 1 mètre de vous, tant que vous ne le regardez pas, vous ne l'écoutez pas pour lui. Le nombre de fois où un élève m'a dit « M. vous m'écoutez ou quoi ? » Je dis non, non, je ne t'écoute pas. Et hop, je continue, mais il est toujours à un mètre de moi et j'entends des trucs de dingue. Pour revenir au vestiaire, hop, on accueille, on place, on donne un ticket et on entend plein de choses. Et dans toutes les séquences de l'événementiel, on entend des choses. Qu'est-ce que je fais de ce que j'entends ? Si je m'en sers pour optimiser, pour améliorer, pour trouver une solution, le client, ah bah tiens, je n'ai pas demandé, mais on offre une solution, on offre une réponse à une question qui n'est pas posée. Et pour moi, le bon accueil, c'est ça, c'est offrir ce qui n'est pas demandé.
- Speaker #2
Mais bien, le participant d'un soir peut devenir le client de demain. Pas mal, vraiment très sympa comme punchline. Et du coup, tu es donc maintenant directeur du Palais des Glaces et du Palais. Événementiel. Et du Palais, pardon, directeur événementiel. Attention. On ne va pas prendre la place encore du calife.
- Speaker #0
Donc directeur événementiel, effectivement.
- Speaker #2
Exactement. Avant d'en parler, on va envoyer une petite vidéo de présentation. De quel lieu ? Du Palais des Glaces. Du Palais des Glaces. Allez, c'est parti, on regarde.
- Speaker #3
Alors Olivier, depuis que tu diriges le Palais des Glaces et le Palace bientôt, est-ce que ton regard sur les équipes de l'accueil ont changé, que ce soit tes attentes, mais aussi, pour aller un peu plus loin, sur les attentes qu'auraient les clients ? de demain.
- Speaker #0
Alors je sais pas si mon regard a changé, en tout cas sur le Palais des Glaces, dont je m'occupe, la direction événementielle, le Palace est en travaux, ça va réouvrir fin 2026 je pense. Sur le Palais des Glaces, j'ai la chance d'avoir une personne incroyable qui a quasiment 40 ans d'accueil sur le lieu. Le Palais des Glaces, c'est d'abord une salle de spectacle, identifiée comme temple de l'humour, et je ne savais pas moi-même il y a un an qu'on faisait autant d'événementiels, en tout cas qu'on pouvait en faire, et on en fait deux à trois par semaine, donc je travaille pour que ça se sache de plus en plus. Et c'est un espace qui est assez modulable, on fait plein plein de choses. Et dans le package du devis que j'envoie à un client, il y a trois postes qui sont imposés et qui n'impactent pas le devis. C'est régisseur ou régisseuse, on n'offre pas la salle sans la technique. C'est l'agent de sécu à partir de certaines jauges. Et c'est ma chef de salle, la fameuse Françoise, c'est une horgarde, qui a toutes les habitudes et qui a cette capacité à anticiper, à observer comme un serveur, comme n'importe quelle personne qui accueille du monde, et à voir ce qui ne va pas et à répondre aux questions qu'on ne lui pose pas. Et du coup, après, on va aller sur des plateformes de serveurs où dans son réseau L, on va prendre des postes multiples qui sont accueil, contrôle, placeur. Ça dépend du type d'événement. Et ça peut être aussi serveur. Et elle a ses équipes, elle a ses affinités. Elle connaît parfaitement le lieu. Et donc, du coup, pour moi, c'est une vraie facilité. Je me repose sur elle sur beaucoup de choses. Pas plus tard que demain, on a un événement. On a échangé au téléphone tout à l'heure. Elle m'a dit ça, ça, ça, c'est prêt. Pense à mettre les tables, pense à allumer le frigo. Et du coup, je t'ai préparé tel élément. J'ai prévenu un tel qu'on commence à 7h30 pour préparer le petit-déj. Donc, l'événement commence effectivement bien avant l'événement, qui commencera à 9h. Mais à 7h15 demain matin, François sera là. On ouvrira le théâtre ensemble. Donc, pour le coup, c'est une richesse d'avoir dans ces équipes une personne qui a l'historique du lieu et qui sait à la fois accueillir pour de l'artistique et pour de l'événementiel. Ce n'est pas forcément le même type d'accueil. et la capacité à s'adapter et à adapter son accueil, je pense que c'est assez important pour le client.
- Speaker #2
Benoît, une question par rapport au lieu, puisqu'on en parlait tout à l'heure.
- Speaker #1
Sur le lieu, c'est plutôt comment tu arrives à... Sur un lieu où on ne connaît pas, où on ne maîtrise pas, où on ne se dit pas, tiens, on peut faire de l'événementiel corporate, d'entreprise ou autre, comment tu arrives à changer et à transformer cette perception ? Et donc, en fait, à partager ce message qui est un peu nouveau et donc à repositionner. Ce lieu-là, c'est quoi tes astuces ?
- Speaker #0
Il y a plusieurs leviers de communication. Aujourd'hui, je me rends compte qu'il y a beaucoup d'événements ou de clients qui nous appellent à part bouche à oreille, soit des clients récurrents qui, depuis quelques années, font leurs événements en Palais des Glaces, donc ça, quelque part, on entretient cette fidélisation. Je communique de plus en plus sur LinkedIn, parce que c'est un réseau que j'adore et où je suis le plus présent possible. J'ai un poste tous les lundis événementiel. J'ai aussi lancé les LMDP, c'est un feuilleton, les mercredis du Palace, tous les mercredis. Et je pense que le levier LinkedIn est encore sous-exploité pour le corporate, pour l'événementiel. Et l'une de mes priorités, c'est que ça se sache. Donc, c'est parler à mon réseau de 30 ans d'événementiel, même si ma casquette a changé. J'ai dit, attendez, venez visiter. Et le levier, il se passe pendant les visites parce que beaucoup de gens rentrent. L'effet Wahou, on l'a dans la salle. Ce n'est pas un petit film, ce n'est pas une photo. C'est un théâtre qui a été entièrement refait en 2022. Donc, il a été créé en 1876. Il y a un aspect historique qui est très, très présent. Et puis, il y a de l'équipement qui est très actuel, qui est très moderne. Et du coup, le client vient, il est assez impressionné. Et après, mon rôle à moi, c'est de l'aider à se projeter. Je pense qu'il n'y a pas mieux qu'une visite de repérage pour s'imaginer dans un événement, écrit ou pas écrit, on y revient. Et en fait, aujourd'hui, c'est démarcher, c'est prospecter et donner envie de venir voir le lieu. Là, dans deux jours, je reçois un petit groupe mercredi matin de 20 personnes. d'associations, les freelancers de l'événementiel, on peut les citer. Ils viennent, venez pas un par un, venez 20 d'un coup. Et puis, je veux leur donner envie d'imaginer leur propre casquette, leur propre métier dans ce lieu-là.
- Speaker #2
Et justement,
- Speaker #3
tu parles de casquette, et ta nouvelle casquette aujourd'hui, la 41e, qui est directeur événementiel de lieu. Qu'est-ce qui, aujourd'hui, parce que tu en as parlé largement, sur toutes les casquettes que tu as occupées, avec celles que tu as aujourd'hui, qu'est-ce qui change ton regard aujourd'hui sur... un lieu et sur la façon dont tu vas organiser les événements dans ces lieux-là.
- Speaker #0
Moi, ce que j'ai envie de changer, dans le cas, c'est d'amener ce que je suis, sans prétention. Ça fait peut-être dix ans que je signe 100% de mes mails, voire même mes SMS, joyeusement. Mais je ne me rends même plus compte maintenant. Ce n'est pas que je ne suis pas cordial, mais je suis plus joyeux que cordial. Et du coup, j'ai envie d'amener ma joie, mon énergie, ma patte, quelque part. Et je n'ai pas envie, comme je disais tout à l'heure, d'être un loueur de salles, simplement. Et donc, toutes mes casquettes historiques... Je fais en sorte qu'elle soit aussi présente dans ma relation client et de recherche de salles et de préparation d'événements. Et cette touche personnelle, je l'amène pour... proposer un parcours de création et d'écriture d'événements différents. Et si je m'amuse, je suis moi. Si je suis moi, je pense que la relation client est sympa. Si je ne m'amuse pas d'un seul coup, je dis, prépare un événement pour un événement, ce ne sera pas sympa pour le client avant d'être pas sympa pour moi.
- Speaker #2
On arrive justement aux dernières questions de cette interview. Et après, c'est 41 métiers que tu as pu faire, notamment dans l'événementiel. Là, tu viens de dire quelque chose d'important. Qu'est-ce que tu as comme vision aujourd'hui entre... Quelle va être la différence ? Qu'est-ce qu'on va faire ? Qui fait qu'un événement va être oublié dès le lendemain ? Ou alors, un événement va laisser une trace dans le temps et va avoir un impact sur ceux qui ont participé ? Je ne parle pas d'impact émotionnel, je parle d'un impact de transformation, d'activation, etc., de différentes choses qu'on peut viser avec un événement.
- Speaker #0
Alors justement, je vais parler d'émotion pour répondre à tout le reste. J'ai été prof, comme on l'a dit, on se rappelle tous du prof qu'on a adoré, on se rappelle tous du prof qu'on a détesté. Dans les deux cas, c'est de l'émotionnel. Et je pense que ce qui va marquer, au-delà de l'émotion sur un événement, c'est que l'émotion, elle est véhicule pour passer des messages. S'il n'y a pas d'émotionnel dans un événement, on ne va pas retenir grand-chose. S'il y a de l'émotionnel lié à un moment, à un prévu, lié à une petite catastrophe qui a été gérée, lié à une surprise auditive, lié à un effet scénique, lié à une façon originale de passer un message, il va rester quelque chose le lendemain, dans six mois, dans un an. Et les événements dont on parle plusieurs années après, c'est des événements qui ont su... faire différemment je ne sais plus la fameuse citation d'Einstein c'est refaire toujours la même chose en espérant un résultat différent c'est de la folie et bien je pense c'est de la folie de faire des événements en ne se réinventant pas et en pensant que ce qui marche depuis tout le temps va encore marcher et du coup qu'est-ce qui va retenir le client ? pas grand chose et encore plus le participant aujourd'hui ce n'est pas le client le client il a investi dans la préparation il sait où il veut aller raison de plus pour l'accompagner pour aller un petit peu ailleurs casser le cadre explorer d'autres chemins
- Speaker #2
Et justement, cet accompagnement, ce parcours, cette traversée pour toi, aujourd'hui, être directeur événementiel de ces deux salles, ça représente quoi dans ton parcours ? C'est quel symbolique ?
- Speaker #0
C'est peut-être une façon, il y a un mot que j'aime beaucoup, un verbe que j'aime beaucoup, c'est le verbe relier. Peut-être qu'on le retrouve dans chacun de mes différents métiers. Et pour moi, c'est important de relier les gens. Et c'est important pour le coup, c'est les genres d'événements que j'affectionne, des événements qui permettent de relier les personnes entre elles. On parle d'accompagnement, on parle d'anticipation, il y a encore beaucoup de clients. qui ne veulent pas être accompagnés, parce que soit ça leur fait peur, je ne discute pas là-dessus, mais parce qu'ils ne comprennent pas forcément le besoin de l'être. Et je trouve que c'est dommage, parce que quel que soit notre casquette dans l'événementiel, il faut qu'on amène le plus. Et aujourd'hui, j'ai envie de dire que ma casquette de directeur événementiel, elle est nourrie par mes autres casquettes d'avant, comme je disais, et il faut savoir d'où je viens, pour savoir où je vais. Je ne sais pas forcément où je vais, mais à l'instant T, c'est qu'aujourd'hui, je veux proposer des événements différents, et j'en vois encore qui sont trop. classique, trop basique, trop minimaliste, alors qu'on pourrait faire plein de choses. Rien de pire que de terminer un événement, de dire merci, c'était bien, et de se dire pourquoi elle n'a pas fait ci, pas ça. Et tout le monde ne veut pas être accompagné. Et j'essaie d'apporter ce petit accompagnement en plus pour casser les cadres et casser le cadre qu'on a créé en écriture.
- Speaker #2
Maxime, Benoît, est-ce que vous avez une dernière question à poser à Olivier avant qu'on conclue ?
- Speaker #3
Plutôt un commentaire sur ce que tu viens de dire, ça me fait penser à un commentaire, un compliment qu'on m'avait fait en 2019 sur une prestation. d'accueil sur un salon, rien de plus classique. Et notre cliente, c'était la première fois qu'elle travaillait avec nous, et nous, notre ADN de service, c'est penser l'accueil différemment. Et en rétex, je discute avec la cliente et elle me dit « Écoutez, vous ne savez pas que ce type de prestation existait, donc je ne savais pas que j'en avais besoin. » Et maintenant, je souhaite tendre que vers ce type de prestation. Et donc, quand tu dis qu'il y a plein de gens qui ne souhaitent pas être accompagnés parce qu'ils ne savent pas qu'ils en ont besoin, ça m'a fait penser à cet exemple-là. Et je pense que peu importe les métiers qu'on fait autour de la table, on fait tous des métiers différents. Il faut tendre vers cette dépassée des attentes. On est tous consommateurs aujourd'hui d'expérience et aller justement vers cette expérience le plus immersive possible, chacun dans son domaine d'expertise.
- Speaker #0
Tout à fait. Le client ne sait pas qu'il peut être aidé. D'ailleurs, on ne sait pas qu'on ne sait pas.
- Speaker #3
Benoît ?
- Speaker #1
Pareil, plutôt une remarque par rapport à ce que tu as dit et ce qu'on a échangé. Je ne sais pas si vous connaissez la théorie des 3D d'Alain Chabat. Non,
- Speaker #2
je ne crois pas.
- Speaker #1
Le premier D, c'est D pour déconne, D pour danse, et le troisième D, c'est le D pour dénonce. En fait, je pense que ça résume un peu ce qu'on a partagé et ce que tu nous as partagé. Si on arrive à mettre ces éléments-là, donc la danse, du mouvement, bref, le côté dénoncé de ces choses auxquelles on ne s'attend pas et qui ne sont pas préparées, et surtout de la déconne, parce que c'est quand même ce qu'il y a de bien plus sympa.
- Speaker #0
Je vais rebondir sur la déconne. La bonne humeur n'est pas incompatible avec le travail sérieux que j'ai amené partout. Et souvent, ça fait peur parce que déconne, on sort des cartes, mais non, déconne, c'est légèreté, c'est humanité une fois de plus, et c'est s'autoriser à être et ne pas avoir peur de...
- Speaker #2
Mais vous avez été très sérieux, je trouve, quand même, par rapport aux hors-caméras.
- Speaker #1
Je ne suis pas chasseur, mais il y a quand même eu des balbertus.
- Speaker #2
J'ai été chassé en juin 2025 pour les nouveaux postes. En tout cas, merci à vous trois. Merci Olivier d'être venu aujourd'hui. L'événementiel t'a choisi au détour d'une galerie commerciale à Angers en 1995. Un micro, quelques fiches. Et 31 ans plus tard, te voici à la tête de deux belles salles, le Palace.
- Speaker #0
Rendez-vous fin 2026 pour l'ouverture du Palace. Des gros, gros, gros travaux et un magnifique jouet événementiel.
- Speaker #2
Et le Palais des Glaces qui, lui, est déjà en fonctionnement. Ce que tu as compris, c'est que pour faire un événement qui laisse une trace, On arrive... on crée, on vient avec des recettes on prend soin de soi avant de prendre soin des autres pour pouvoir bien les accompagner on crée des sociétés, on crée des activités parfois on est obligé de pivoter, on est obligé de fermer on passe d'une salle de classe au micro et du micro à une salle de classe, bref aujourd'hui tu es directeur événementiel c'est ton nouveau rôle et je te souhaite une très belle aventure avec ces deux salles je pense que dans tous les cas, un micro ne va pas rester très loin de toi merci Olivier pour ta présence Merci à vous qui nous avez écoutés. Retrouvez cet épisode sur toutes les plateformes audio, YouTube, LinkedIn, Deezer, Spotify. Et je vous donne rendez-vous dans 15 jours pour un nouvel épisode d'En l'Oriette 2, notre prochain invité. Un immense merci d'avoir écouté Dans l'Oriette 2, le podcast qui dévoile les secrets des coulisses pour créer la trace d'un événement durable. Nous croyons pouvoir des idées, des rencontres et de la transmission pour faire évoluer notre secteur. Merci également à nos invités pour leur partage ainsi qu'à nos chroniqueurs. Un gros merci. à notre partenaire CanalSat Grand Dialogue, producteur d'événements interactifs en direct et en vidéo, qui nous accueille dans leur studio TV, au cœur de Paris. Ce podcast est produit par Valerna Patata, maître d'œuvre de l'éphémère et soutenu par Lustrophonie, location de matériel événementiel. Retrouve-nous sur valernapatata.fr, en podcast, et sur tous nos réseaux sociaux. Rendez-vous très prochainement pour un nouvel épisode dans l'oreiller de notre prochaine émission.