- Speaker #0
Bienvenue dans ma coop, le podcast de la coopérative sodiale qui part à la découverte des producteurs et des productrices de lait, des collaborateurs et collaboratrices partout en France. Grâce à leurs témoignages, vous plongerez dans les coulisses de leur quotidien. Je suis Christine et je vous invite à sillonner avec moi les routes de France, à la rencontre de celles et ceux qui font la richesse et la diversité de notre coopérative. Pour ne louper aucun épisode, je vous invite à vous abonner. Bonjour et bienvenue dans le podcast de la coopérative Sodiale. Aujourd'hui, événement exceptionnel, alors... invité exceptionnel avec Antoine Collette, le directeur général de Sodial. Depuis plusieurs mois, nous avons à cœur de révéler que notre modèle n'est pas comme les autres. Et aujourd'hui, Antoine va nous dire pourquoi celui-ci est vraiment différent et pourquoi acheter nos marques entre Montcandia et Yoplait, mais toutes les autres marques aussi de région, de territoire, c'est faire un acte militant. Allez, bonne écoute à tous et on se dit à très vite. Bonjour Antoine.
- Speaker #1
Bonjour Christine.
- Speaker #0
Comment vas-tu ?
- Speaker #1
Super bien, c'est le retour des vacances, donc c'est le bon moment pour reprendre plein d'énergie et avec tous les chantiers de la rentrée.
- Speaker #0
Bon, tu sais qu'on est dans le podcast Dans ma cop, c'est le podcast de la coopérative sodiale, de notre coopérative. On s'adresse à un grand public et aujourd'hui je crois que tu as un grand message à passer à l'ensemble. Mais avant, il y a des personnes qui ne te connaissent pas. Est-ce que tu peux te présenter de la manière dont tu le souhaites ?
- Speaker #1
Alors moi je m'appelle Antoine Collette, je suis arrivé il y a deux ans maintenant, l'été il y a deux ans, au poste de directeur général de la coopérative. C'était un projet qui me tenait vraiment à cœur, j'ai travaillé avant dans beaucoup de pays, j'ai travaillé dans huit pays différents. J'ai déménagé ma famille de cinq enfants avec mon épouse et mes cinq enfants huit fois pour travailler dans des domaines de la grande consommation et je me définirais comme un marketer qui a grandi comme directeur général. Et j'ai toujours travaillé au service des marques, du consommateur et du développement des produits et de la croissance. Et donc j'avais très envie de venir travailler pour Sodial pour mettre à profit toute mon expérience pour développer vraiment les projets autour du lait français, autour de l'agriculture française et autour du modèle absolument unique de la coopérative.
- Speaker #0
Alors tu as travaillé dans de grands groupes multinationaux, est-ce que tu peux nous révéler la différence, sans dire du mal, parce qu'en fait ça a construit ta carrière et on apprend plein de choses dans les grands groupes, mais quelle est la différence entre les grands groupes, les grandes multinationales que tu as connues et le modèle coopératif, celui de Sodiel ?
- Speaker #1
Alors à la fois énormément de différences et à la fois il y a quand même des similarités, c'est-à-dire que le business ça reste le business, c'est-à-dire que le consommateur, les marques et... comprendre vraiment pourquoi un consommateur va aimer une marque, va acheter un produit, qu'on soit dans un grand groupe ou dans un groupe coopératif, c'est très similaire, les mécanismes de compréhension sont les mêmes, et même pour avoir travaillé dans beaucoup, beaucoup de pays différents avec des consommateurs de tous les continents, au bout du bout, la relation d'un consommateur avec sa marque, avec son produit, avec le produit de façon gustative, nutritif, et puis le lien à la marque, ça ne change pas, c'est juste de... des différences culturelles, je dirais. Ensuite, ce qui est particulièrement intéressant dans le modèle coopératif, c'est tout d'abord le modèle long terme. C'est-à-dire que nos actionnaires sont là pour rester, ils sont là pour transmettre la coopérative aux générations futures. Et donc, on est beaucoup dans une logique de travailler sur le long terme, de réfléchir à comment on va pérenniser, développer, enrichir notre modèle et enrichir notre groupe coopératif. et donc on évite la plupart du temps de faire des coûts, de faire des petites décisions, souvent peu stratégiques et court-termistes. Donc ça, c'est une vraie grande différence. La deuxième grande différence, effectivement, c'est autour de l'actionnariat. C'est-à-dire que, oui, on est à vouloir développer le business, gagner des parts de marché, développer nos relations avec les consommateurs, comme dans la plupart des groupes de grande consommation. Pour autant, nos actionnaires sont... et nos propriétaires sont aussi nos producteurs de lait et nos fournisseurs de lait. Et ce sont des gens qui sont tous des entrepreneurs. Donc nous sommes détenus par une multitude d'entrepreneurs, 15 000 en l'occurrence. Et ça, c'est particulièrement différent. C'est-à-dire que ce n'est pas un choix qui peut être financier. On n'est pas possédé par des banques. On n'est pas possédé par des gens qui vont ne pas avoir de relation avec la société. on est possédé par des agriculteurs qui gèrent au jour le jour, comme des entrepreneurs leur ferme, et qui en plus ont ce petit quelque chose en plus d'être propriétaire de la coopérative et d'avoir une responsabilité collective avec tous les salariés pour la développer.
- Speaker #0
Alors maintenant, le modèle, ça y est, on commence à bien l'imaginer et bien l'appréhender. Mais est-ce que tu peux nous dire quels sont les enjeux que tu identifies pour cette filière laitière de l'amont à l'aval ? Parce qu'on sait qu'on est dans un monde qui bouge, qui change. On a une chance incroyable, c'est finalement, comme tu le dis souvent, je vais te laisser le dire, mais...
- Speaker #1
Nous, on a les vaches.
- Speaker #0
Voilà, et on a aussi de magnifiques marques comme Entremont, Candia, Yoplait. Est-ce que tu peux nous dire quels sont nos grands défis à venir ?
- Speaker #1
Je dis souvent effectivement nous on a les vaches, mais nous on a aussi les usines, nous on a aussi les marques. Et en fait les enjeux sont multiples sur effectivement les vaches, donc les fermes, donc le sourcing du lait, mais aussi sur les usines, sur les marques et sur le développement du business en général. Mais une de nos grandes problématiques c'est s'il n'y a plus de lait français, il n'y aura plus de sodium, et il n'y aura plus d'existence de ce que nous sommes. Donc, naturellement, Notre première problématique, c'est de se dire comment la production de lait française peut continuer à se développer, continuer à exister avec beaucoup de challenges que nous avons aujourd'hui. Nous avons des challenges au niveau du climat, bien sûr, on le voit, au niveau de la pérennité d'une exploitation et des exploitations dans le temps. C'est-à-dire que pour qu'une exploitation soit pérenne, il faut d'abord qu'elle soit financièrement viable. Il faut ensuite qu'elle puisse opérer dans un climat qui change. Il faut qu'elle se transforme. on parle aussi beaucoup de... de décarbonation. Et puis après, il y a toute l'idée de la transmission d'une génération à une autre. On sait qu'on a à peu près la moitié des producteurs de lait français qui ont plus de 50 ans et qui, dans les 10 prochaines années, vont se poser la question de la retraite et de la transmission de leurs fermes. Et si on n'arrive pas à créer un système vertueux et économiquement attractif pour les jeunes générations, ces fermes et cette production vont s'arrêter. Donc nous, notre mission sur la production laitière, c'est vraiment une mission sociétale. Une mission d'abord de développement des territoires, de maintien de l'emploi dans les territoires, mais aussi de maintien de la production de lait française tout au long des générations et dans les années qui suivent.
- Speaker #0
Alors, merci pour ces enjeux. Et en fait, les consommateurs ne les connaissent pas ou ne les appréhendent peut-être pas suffisamment bien. On sait qu'aujourd'hui, on a 9 foyers sur 10 qui consomment nos marques. Merci. Mais finalement, savent-ils en fait qu'ils achètent des marques qui appartiennent à des éleveurs ?
- Speaker #1
Pas suffisamment, et ça c'était vraiment dans mon rapport d'étonnement quand je suis arrivé et que j'ai rencontré le conseil d'administration, je leur ai vraiment dit mais dans beaucoup de cas nous ne le savons pas. Et beaucoup de mes proches, de ma famille me disent exactement la même chose. Dites-le nous, nous ne savions pas que ce n'était pas la même chose d'acheter du Yoplait par rapport à du Danone ou autre marque, ce n'est pas la même chose. C'est exactement ce que nous sommes en train de faire, d'expliquer aux consommateurs que, en plus d'être des produits excellents, des produits abordables, comme sont tous les produits de la coopérative, ils sont en plus rémunérateurs pour les producteurs de la coopérative. C'est-à-dire que l'argent qui va être généré par la vente de ces produits va être reversé dans la coopérative et dans les fermes. Une sorte de circuit court ou fermé et donc vertueux. Et ça... C'est vraiment de notre responsabilité de le dire, de l'expliquer et de le rendre très facilement accessible pour tous les consommateurs. Donc là, c'est un chantier qu'on vient de lancer, qui moi me tient particulièrement à cœur, mais qui tient particulièrement à cœur aussi à tous nos éleveurs et à tous nos salariés, pour pouvoir dire, nous ne sommes pas une entreprise comme les autres et nos produits ne sont pas des produits comme les autres.
- Speaker #0
En résumé, on est un modèle coopératif, on garantit 100% de lait français. Une juste rémunération qui est décidée par et pour les éleveurs et 100% des bénéfices reviennent aux éleveurs et à la coopérative. Est-ce qu'on pourrait rêver mieux ?
- Speaker #1
Non, je crois que je ne l'aurais pas mieux dit. Donc bravo Christine, c'est effectivement une très belle façon de le résumer. Et c'est pour ça que je parle très souvent de modèle unique. Ou c'est aussi pour ça que je parle d'acte militant. C'est-à-dire que je souhaiterais que... Quand les consommateurs ont le choix dans un rayon, ils, en conscience, choisissent nos produits en se disant « je le choisis parce que c'est un bon produit, parce que j'aime la marque, mais aussi parce que je sais que je fais un petit geste pour aider tous les jours des agriculteurs français qui travaillent dur, puisqu'on sait que l'élevage laitier est un métier qui demande beaucoup de travail, puisqu'il y a de la traite deux fois par jour, pour ceux qui sont en traite. » sans robot et donc c'est vraiment un travail qui est important et donc je rémunère et je soutiens surtout la pérennité du lait français. Voilà donc c'est vraiment pour ça que je parle d'actes militants dans l'achat de nos produits.
- Speaker #0
Très bien Antoine, alors je vais dévoiler... Tu as un petit secret, tu as un amour pour les vaches.
- Speaker #1
C'est vrai et j'ai beaucoup de races de vaches que j'aime beaucoup effectivement.
- Speaker #0
Alors parce que quand on te voit au Salon d'agriculture, on invitera les auditeurs à venir te rencontrer et si vous avez des vaches en concours pour nos éleveurs adhérents, n'hésitez pas à passer. Tu aimes regarder les concours, aller parler avec les éleveurs de leur métier passion. Tu peux nous raconter pourquoi cette passion autour des vaches ?
- Speaker #1
Alors moi, généralement, j'aime beaucoup les animaux. De toute façon, c'est quelque chose qui, depuis que je suis tout petit, m'a toujours beaucoup intéressé. Et c'est vrai que j'avais des amis proches qui étaient agriculteurs. J'allais les aider quand j'étais plus jeune dans leur ferme et à s'occuper du troupeau. Et c'est vraiment quelque chose que j'ai gardé. Et donc, je trouve en plus qu'esthétiquement, la plupart des races de vaches sont absolument magnifiques.
- Speaker #0
T'as préféré ?
- Speaker #1
Alors moi je dois avouer que j'ai une petite préférence pour les vaches allaitantes. Et donc c'est vrai que les éleveurs laitiers ici me disent Antoine il va falloir que ton goût change un petit peu pour que tu préfères la Holstein ou la Cimental. Mais c'est vrai que j'aime beaucoup les magnifiques charolaises par exemple qu'on peut voir au salon de l'agriculture. Et c'est vrai qu'au salon de l'agriculture on est gâté parce qu'on a la crème de la crème qui vient nous rendre visite dans les allées de la... du salon, donc c'est absolument magnifique. Et ce que je trouve encore plus beau, c'est de pouvoir discuter avec les propriétaires et éleveurs de ces animaux, parce qu'il y a vraiment une relation d'amour entre le propriétaire et sa vache ou son taureau.
- Speaker #0
Dans notre coopérative, en fait, on se mobilise pour travailler justement à ce que l'élevage laitier réduise son impact. On s'est fixé une ambition de moins 20% par litre de lait à horizon 2030. On est déjà à moins 6,6%. La coopérative accompagne, mais on sait bien que c'est un sujet où il va falloir financer les transitions. Et aujourd'hui, on ne peut pas financer seul. Les producteurs de lait ont déjà beaucoup de choses à faire. Est-ce que tu as un appel à lancer, Antoine ?
- Speaker #1
Tout à fait. Tout le monde voudrait qu'on décarbone tout, effectivement. Et dans certains cas, la décarbonation a un coût particulièrement limité, où ça peut être une source de productivité. Mais dans certains cas, la décarbonation va avoir un coût, effectivement. Un coût d'équipement, un coût de surcoût, par exemple, pour certains aliments, certains par rapport à d'autres. Et donc, pour nous, c'est très important de dire, nous prenons notre part de responsabilité de la décarbonation de la filière laitière. Pour autant, nous croyons que la répartition de la charge financière doit être équitable entre les différentes parties prenantes, y compris les consommateurs. Et c'est aussi pour ça qu'on essaye d'expliquer que notre modèle est unique et que notre responsabilité de coopérative doit être aussi soulignée pour qu'elle aide le consommateur à comprendre qu'en faisant le geste d'acheter des produits de la coopérative, il fait un acte militant pour défendre la filière laitière, mais pour aussi financer la décarbonation. Et donc ça, c'est vraiment important. C'est très important de défendre le lait français parce que dans la plupart des cas, le lait français est moins carboné que beaucoup de lait qui sont importés. et de produits laitiers qui sont importés. Donc d'une certaine manière, en défendant le lait français, on défend aussi un lait plus bas carbone que le lait de certains de nos voisins. Et donc il y a un double effet. Il y a un effet de souveraineté, mais il y a aussi un effet de défense finalement et de décarbonation mécanique en achetant du lait français. Donc c'est pour ça que j'ai un appel aussi à tous les consommateurs à vraiment se mobiliser pour consommer du lait français. et encore mieux, du lait de la coopérative saudienne.
- Speaker #0
C'est pour ça qu'on dit oui au lait de notre coopérative d'éleveurs.
- Speaker #1
Exactement, et c'est pour ça que nous allons faire apparaître aussi ce pictogramme sur tous nos produits, pour pouvoir créer vraiment un lien entre toutes nos grandes marques, mais aussi nos marques de taille moyenne que nous avons aussi, mais que les grandes marques emblématiques de consommateurs français, que sont Entremont, Yoplait et Candia, vont porter ce petit pictogramme qui montrera bien que... ce sont des produits de la coopérative Sodiale et qu'il y a tous ces engagements dont j'ai parlé avant qui sont derrière tous ces produits.
- Speaker #0
C'est quoi ton produit de la coop préféré ?
- Speaker #1
Alors j'en ai beaucoup, moi je suis un grand consommateur de fromage et là je pourrais en citer beaucoup dans les produits. J'aime beaucoup le Cantal par exemple et j'aime beaucoup le Saint-Nectaire. En ce moment je suis un très gros consommateur de skir.
- Speaker #0
T'as besoin de protéines ?
- Speaker #1
Voilà. J'ai besoin de protéines, je sors d'une opération du genou, il faut refaire des muscles, donc c'est parfait la protéine. Et en plus, je trouve que le produit est vraiment extrêmement bon et très versatile. C'est-à-dire qu'à un skier, on peut mettre différentes choses, du miel, de la confiture, suivant les envies. Et donc, c'est sans doute, en ce moment, mon produit préféré.
- Speaker #0
Bon, allez, Antoine, on va bientôt terminer ce... podcast. Est-ce que tu aurais une phrase, un motto, quelque chose qui t'anime, que tu pourrais transmettre à notre communauté qui nous écoute, que tu as envie de dire, quelque chose qui te motive ou que tu as envie de transmettre ?
- Speaker #1
Moi ce qui me motive c'est de réaliser qu'on peut tous en communauté développer, pérenniser et développer le lait français qui en plus est un lait de meilleure qualité et un lait décarboné. Donc c'est pour ça que je dis et redis cette phrase « Oui au lait français » « Oui au lait français de notre coopérative » Ça c'est la première chose vraiment que je voulais dire La deuxième chose c'est vraiment un sentiment que je voudrais passer à tout le monde et tout le monde qui va écouter le podcast de responsabilité C'est-à-dire qu'en fait il y a quand même, on parle aussi de l'effet colibri mais c'est vraiment tout le monde peut faire un petit geste et en fait en achetant des produits de la coopérative on fait tous un petit geste pour pérenniser un modèle qui est différent, qui est unique qui est plus humain, qui est plus respectueux, qui est à mon avis plus créateur de valeur dans le long terme et qui fait tout ce travail de décarbonation qui est quand même quelque chose de très important. Je dirais oui au lait français et oui à notre responsabilité collective pour défendre le lait français.
- Speaker #0
Merci Antoine.
- Speaker #1
Merci Christine. A bientôt.
- Speaker #0
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