- Speaker #0
Bienvenue dans Dire Mama, le podcast qui tend le micro aux mamans de l'ombre, aux mamans au parcours flamboyant, au parcours unique. Aujourd'hui, je reçois Magali, Mag pour les intimes. Elle se dit d'elle être incarnée par la douceur d'une maman et la force d'une femme. Donc, elle nous en dira un peu plus dans les minutes qui suivent. Installe-toi confortablement, respire, c'est parti ! Salut.
- Speaker #1
Salut.
- Speaker #0
Magali.
- Speaker #1
Salut Onique.
- Speaker #0
Ça va ?
- Speaker #1
Ça va.
- Speaker #0
Pas trop chaud ? Tout va bien ?
- Speaker #1
Non, c'est pas chaud.
- Speaker #0
Non ?
- Speaker #1
Un tout petit fond de stress mais ça va passer au fur et à mesure de la conversation.
- Speaker #0
J'espère bien. J'espère que tout va bien se passer. Merci d'avoir dit oui Magali.
- Speaker #1
Merci à toi de m'avoir proposé de venir.
- Speaker #0
C'est gentil. Alors Magali, pour commencer... Je ne te demande pas de me raconter toute ton histoire, d'où tu arrives, tout ce que tu as fait, parce qu'on est des mamans qui avons des parcours longs, qui avons des parcours intenses. Ce que je vais te demander, c'est de me raconter un bout d'histoire, un bout de quelque chose, on ne va pas appeler ça une péripétie parce que ce serait léger, mais un morceau de vie qui te représente et qui a fait de toi peut-être la femme que tu es aujourd'hui.
- Speaker #1
Ok, ça me va.
- Speaker #0
Super. Alors pour commencer, qui es-tu Magali, sans ton titre de maman, sans ton job, sans toutes ces étiquettes de la société ?
- Speaker #1
Qui je suis ? Oh c'est une grosse question ça dis donc ! Alors Magali, dans un premier temps, sans E c'est important. J'ai 45 ans, je suis esthéticienne, j'ai un institut de beauté. Oui, ça me représente aussi mon métier parce que je prends soin des autres. Et j'aime ça, c'est un vrai plaisir pour moi. Quoi d'autre ? J'ai deux filles, une de 25 ans, une de 23 ans. Et j'ai une troisième fille, depuis peu, c'est ma petite fille qui a un an et deux mois. Je suis grand-mère également.
- Speaker #0
D'accord, donc on peut t'appeler Mamie.
- Speaker #1
Non, toi tu ne peux pas. Ma petite fille, elle peut m'appeler Mamie avec grand plaisir et j'ai hâte de pouvoir l'entendre dire Mamie.
- Speaker #0
Elle parle pas encore, elle a un an ?
- Speaker #1
Elle a un an et deux mois.
- Speaker #0
Donc ouais,
- Speaker #1
elle est toute petite.
- Speaker #0
Ok, super.
- Speaker #1
Maintenant j'ai trois filles.
- Speaker #0
Alors là tu nous as quand même parlé d'étiquette, même si effectivement ton métier te représente parce que tu aimes ton métier. Donne-moi une petite caractéristique ou une émotion, quelque chose, un mot en tout cas qui pourrait parler de toi sans le travail, sans l'étiquette de maman.
- Speaker #1
Enjouée.
- Speaker #0
Ouais ?
- Speaker #1
Ouais, je suis quelqu'un d'assez enjouée. Oh c'est difficile ce que tu me demandes. Quoi d'autre ? Très curieuse, je suis très très curieuse. Et la curiosité chez moi elle va dans tous les sens. J'ai pas une curiosité sur un point spécifique. Tout ce qui peut piquer ma curiosité ou que je ne connais pas va m'intéresser.
- Speaker #0
Très bien. Oui. Ok, ben merci.
- Speaker #1
Je t'en prie.
- Speaker #0
On va compléter cette présentation par soit trois scènes du quotidien que tu aimerais me raconter, soit un mantra qui drive un peu ta vie, avec lequel tu avances, avec lequel tu traverses la vie.
- Speaker #1
C'est pas forcément un mantra, mais je me dis que je suis un peu comme un chat, je rebondis toujours, malgré les situations. J'en ai un peu marre de rebondir, mais j'aimerais ne plus sauter. Mais je rebondis toujours, constamment.
- Speaker #0
Toujours sur tes pattes ?
- Speaker #1
Je retombe toujours sur mes pattes, peu importe la situation. Et maintenant, justement, en plus avec le temps et les années, maintenant les situations font beaucoup moins peur parce que, je le sais, je retombe toujours sur mes pattes, quoi qu'il arrive.
- Speaker #0
Ok, super. Et où est-ce que tu en es aujourd'hui dans ta vie, Magali ? Dans quelle dynamique tu es ?
- Speaker #1
Dans quelle dynamique je suis ? Je suis dans une dynamique où je prends plein de possessions de mon féminin. Dans le sens où j'ose un petit peu plus, que ce soit par des tenues, ou dans mes postures, dans ma façon d'être, encore plus aller dans le féminin, je dirais. Là où je me limitais quelquefois étant un peu plus jeune.
- Speaker #0
D'accord. Est-ce qu'il y avait des raisons particulières ? Si tu veux en aborder peut-être une.
- Speaker #1
Je pense que c'est plutôt le jugement des autres. On grandit tous un peu avec ce côté où il y a les autres qui te regardent. Je m'assume beaucoup plus.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
En tant que femme, oui. Je m'assume vraiment beaucoup plus et encore plus cette année.
- Speaker #0
D'accord, parce que tu es devenue mamie ?
- Speaker #1
Je ne sais pas, mais je le prends comme le fait d'être devenue grand-mère. Je ne sais pas, c'est comme si le taf était terminé en tant que... J'ai fait ce que j'avais à faire, ma descendance est assurée. Je vois mes filles, et je parle des trois maintenant. qui sont totalement épanouies, et leur épanouissement me donne une certaine liberté. Je ne sais pas comment l'expliquer. C'est comme si le fait de voir que maintenant ce sont des femmes, qu'elles ont aussi maman, on est toujours maman quoi qu'il arrive, et même quand on est grand-mère. Mais ce lien qui fait qu'on s'inquiète toujours, on est toujours dans l'attente de où est-ce que ça, où ça, ça va bien se passer pour elles. Là maintenant, c'est un peu comme si j'en étais un peu libérée, et que Un nouveau chapitre se tournait et ce chapitre-là, c'est le mien. Ça ne veut pas dire, encore une fois, que je ne suis pas présente pour mes enfants ou pour ma petite-fille. Je suis très présente, mais c'est comme si là, maintenant, j'avais l'autorisation de vivre juste pour moi. Et que pour moi. Je n'ai plus à penser pour trois personnes, donc à savoir moi et mes filles. Je pense plus pour moi. Je ne les ai plus à la maison. Donc maintenant, c'est vraiment un nouveau chapitre, surtout que je les ai eus assez jeunes. J'en ai eu une à 20 ans, une à 21. Et donc du coup, je suis passée de chez maman à être maman. Je n'ai pas eu ce petit, justement, ce que je vais vivre là maintenant, pour moi, et de pouvoir me développer juste pour moi.
- Speaker #0
D'accord. Tu reprends pleine possession de toi, de ta vie, de ton corps.
- Speaker #1
De qui je suis, totalement. De mon identité. Parce que l'identité, c'était maman. C'était vraiment juste maman. Le peu de fois où j'ai pas eu mes filles, où elles étaient en vacances et pas avec moi, je me retrouvais dans des situations où je savais pas quoi faire, en fait. Je savais pas qui était Magali. De quoi elle a envie ? Parce que les enfants sont pas là, y'a pas à réfléchir pour elle. Donc, ouais, je me... Quand j'étais... Avec elles et qu'elles étaient chez moi, je me posais des fois cette question. Ouais, mais Mag, en fait, quand elles ne sont pas là, tu ne sais pas quoi faire. Tu as envie de quoi ? Et là, maintenant, je sais un peu plus et je suis en train de l'expérimenter.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
C'est surtout ça, oui.
- Speaker #0
Ok. Alors, quelle est la partie, quel est l'épisode que tu souhaites partager avec moi, avec nous ?
- Speaker #1
Alors, l'épisode, c'est l'épisode où je me suis séparée du père de mes enfants et où j'ai vécu un harcèlement qui a duré presque sept ans. Et qui a été très long, très très long. Là où je pensais que me séparer de lui, c'était une libération, en fait, ça n'a pas été forcément une libération. Puisque au final, je me suis enfermée dans... Non, il m'a enfermée dans autre chose. Et donc, il m'a enfermée dans de la peur, dans de la crainte et dans sa présence tout le temps avec moi finalement. Plus que quand on était ensemble.
- Speaker #0
Et comment on passe de papa des enfants à harceleur ?
- Speaker #1
La séparation, elle a été voulue de moi, donc pas de lui. Ce qui faisait que monsieur, quand on a vraiment décidé de se séparer, quand il revenait après pour pouvoir voir les enfants, soi-disant, souvent après il me disait « non, je ne vais pas partir en fait, je reste là » . Et donc, soit il allait m'enfermer dans la maison avec les enfants et lui-même, et ça devenait tout un théâtre pour pouvoir le faire ressortir de la maison. de reprendre possession de la maison et de faire en sorte qu'il arrête, qu'il parte. Et ça arrivait que c'était la séquestration carrément.
- Speaker #0
D'accord. En fait, à quel moment ça a été quoi le point de bascule ? C'est-à-dire, vous vous séparez, donc j'imagine que c'est la séparation qui l'a rendu comme ça, ou il était déjà un peu comme ça ? Qu'est-ce que toi, tu... analyse de cette situation comment est-ce que ça a basculé
- Speaker #1
Je n'étais pas pour cette séparation il n'en avait pas envie donc déjà ça a pris beaucoup de temps avant que vraiment qu'il accepte que ça se tait Et donc pour lui je pense qu'il a accepté pour moi mais pas pour lui et donc quelquefois il avait des petits relents de bah non en fait moi j'ai pas envie et donc bah non je vais rester là je n'accepte plus donc il basculait de ok à non en fait je n'accepte pas c'est pas moi qui veux c'est elle et donc non je reste là Moi je t'aime, je veux rester avec toi, et donc non, je reste là.
- Speaker #0
D'accord. Et à quel moment t'as senti en fait que c'était plus possible et qu'il y avait peut-être quelque chose qui se brisait en toi, ou en tout cas que tu ne supportais plus cette situation ? Parce que tu me dis que ça a duré 7 ans, 7 ans c'est long. Les débuts se traduisent et commencent, est-ce que c'est monté d'un coup ? Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus ?
- Speaker #1
Je prenais en considération sa peine. Je prenais en considération le fait que lui m'aimait toujours et qu'il n'avait pas envie qu'on se sépare. Et donc, au fur et à mesure du temps, moi, je me disais, ça va s'arrêter. Ça va s'arrêter. Ça se traduisait par de me suivre dans la rue, de m'attendre cachée dans les escaliers de mon appartement. Ça se traduisait par s'introduire chez moi. Et moi, je me disais, il va se calmer. Ça va s'arrêter. Ça va s'arrêter. et je ne voulais pas en passer par... Je vais appeler la police. Je ne voulais pas passer par là parce que c'est le père de mes enfants. J'avais envie qu'il continue de voir ses enfants et qu'il ait un lien avec elle. Donc, j'acceptais quand même qu'il vienne. Jusqu'à un moment donné où non, ce n'était plus possible. Parce qu'il y a eu l'heure de question de me faire séquestrer dans mon propre appartement. Ce n'est ni vivable ni pour lui, ni pour les enfants, ni pour moi. À un moment donné, je me suis dit, non, en fait, j'en peux plus. Donc, j'ai commencé à poser des mains courantes.
- Speaker #0
Ok. Ça a été quoi, la goutte d'eau ? Quand tu t'es dit vraiment, j'en peux plus, ça a été quoi, le harcèlement de trop ou la faute de trop ?
- Speaker #1
Un soir, je dormais et puis je sens une odeur d'encens. J'étais dans ma chambre et je sens une odeur d'encens dans la maison. Et là, je me dis, mais je n'ai pas allumé d'encens. Qu'est-ce qui se passe ? Et tout ça vient d'où ? Donc, je me lève. Je me lève et je traverse un petit couloir qui mène à ma porte d'entrée. Et sur ma porte d'entrée, je retrouve une photo de lui avec un cœur écrit « Tu me manques » . Et donc je tourne en rond dans mon entrée en me disant « Mais qu'est-ce qui se passe ? » Je suis en train de vivre un rêve, je pète un câble, qu'est-ce qui se passe ? Et donc j'entends un petit bruit dans mon salon, je pousse la porte et je le vois qui est allongé sur mon canapé et mort de rire. Parce que pour lui, de voir ma peur de ce qui se passe, lui ça l'a fait rire. Il s'était introduit chez toi pour faire ça ? Il s'était introduit chez moi. Comment il faisait pour faire ça ? J'habite au deuxième étage et il y avait une gouttière qui montait le long d'une de mes fenêtres de salon. En fait, il a grimpé. Il a grimpé, il s'est retrouvé là et il est rentré. En fait, je n'aurais jamais pensé que quand quelqu'un s'introduit chez toi... C'est comme un viol presque, parce qu'après c'était vraiment la panique totale.
- Speaker #0
C'est exactement ce que j'allais te demander, comment tu te sentais à cette période-là ?
- Speaker #1
Comment je me sentais ? J'ai vécu une période où à chaque fois, je fermais déjà toutes mes fenêtres, que ce soit l'été, enfin peu importe, toutes mes fenêtres étaient fermées. Et j'avais pris un petit rituel où à chaque fois que je rentrais chez moi, je laissais mes filles à l'extérieur, je rentrais, je fouillais toute la maison. Et après, je leur disais de rentrer. Sauf qu'à un moment donné, en fait, je me suis dit, Max, ça ne va pas du tout. Tu ne peux pas continuer de faire ça. Déjà, un, tu sais que les portes sont fermées, les fenêtres sont fermées, que tout est fermé. C'était pour me rassurer intérieurement. Mais ce n'est pas sécure pour tes enfants de leur dire, tu restes à la porte, tu attends, maman va vérifier et tout. Bon, vas-y, maintenant, tu peux y aller. Et en fait, le fait de faire ce petit processus à chaque fois. Je me suis dit, je ne peux pas vivre comme ça en fait, je ne peux pas continuer de vivre en me disant, je suis tout le temps en panique, que ce soit dehors, que ce soit dans mon propre appartement, parce que mon appartement à la base c'était vraiment le lieu où je suis en sécurité. On se sent en sécurité chez soi, normalement. Mon cocon, je suis chez moi, et là il avait réussi à faire en sorte que même mon chez moi ne soit plus mon cocon. et donc de prendre conscience que j'étais en train de rentrer dans un processus de peur panique en permanence. Alors je me suis dit, non, il faut arrêter. Ça suffit. Donc j'ai arrêté de faire ce truc de dire à mes filles, attendez avant de rentrer, je vais vérifier toute la maison, comment ça se passe. Et à un moment donné aussi, je me suis dit, maintenant je vais appeler la police. Je vais appeler la police. Donc j'ai posé plein de mains courantes. Et là, oui, je veux parler à cette caméra-là parce que, mesdames, les jeunes filles, celles qui vivent ce type de situation, franchement, il ne faut pas attendre. Il ne faut pas attendre parce que ça ne s'arrête pas. Tant que lui, il n'a pas envie, ça ne s'arrête pas. Ce qu'il faut... Pardon, c'est en train de m'émouvoir. Il faut vraiment appeler la police, il faut vraiment le faire, parce que la police, quand vous l'appelez, il vous pose des mains courantes, et il faut plusieurs mains courantes avant qu'il fasse quelque chose, avant qu'il prenne les choses en main. Et en plus, c'est vraiment un processus où vous vous dites « Oh, ben j'appelle la police, je vais être en sécurité » . Non, ça ne marche pas comme ça. Il faut le faire plusieurs fois. Durant ces 7 ans, il y a eu au moins 5 ou 6 mains courantes avant qu'ils interviennent, avant qu'ils fassent quelque chose.
- Speaker #0
Et qu'est-ce que tu faisais semblant de gérer ? Tu me disais que tes filles, tu avais un petit procès, ça manquait rentre, etc. Mais comment tu faisais pour ne pas faire transparaître ta... peur et tes angoisses ? Parce que là, en en parlant quelques minutes, ça remonte tout de suite. Donc, comment tu faisais pour gérer ça à l'époque avec les filles ?
- Speaker #1
Il était hors de question qu'elles le voient. C'était hors de question. C'était hors de question qu'elles ressentent de la peur. Parce que quoi qu'il arrive, je savais qu'elles en avaient déjà ressenti. Et il est hors de question. Mes filles vivent dans la peur. Donc, qu'est-ce qu'on fait ? On se relève. On lève le menton et on avance et puis c'est tout. On avance, on fait des choses, on essaye de sortir justement, d'aller voir des amis, de les sortir elles aussi de ça, de faire, je ne sais pas moi, d'aller au parc, de faire d'autres choses. Et quand le soir il arrive, là on reprend sa petite peur et sa panique. C'est quand le soir il arrive et qu'elle laisse en coucher, parce qu'on fait semblant en fait. On fait semblant en permanence. Mais de faire semblant aussi, on se convainc à l'intérieur que ça va. Donc c'est pas forcément une mauvaise chose que d'essayer de se convaincre que les choses vont bien et de sourire. Que ce soit pour lui ou dans d'autres situations, je dis un truc à la con ou par exemple, je sais pas, il y a une grosse araignée dans la maison, j'ai peur des grosses araignées, mais mes filles sont là, ah maman !
- Speaker #0
Oui, c'est toi qui prends le... Ok,
- Speaker #1
bon, qu'est-ce que je fais ? Je vais faire quelque chose, les filles, attendez, maman elle s'en occupe, je vais le faire. Je vais mettre ça dans une boîte, on était en panique, mais si elles n'avaient pas été là, l'araignée...
- Speaker #0
Je suis pas sûre que je m'en serais occupée ! C'est elle qui t'aurait mangé !
- Speaker #1
Je sais pas si elle m'aurait mangé, mais j'aurais été là ! Donc concrètement, les enfants nous donnent de la force et du courage. Beaucoup de courage. Elle nous donne de la force et du courage. En tout cas, moi je sais que devant mes filles, il faut que je lève le menton. Par contre, si je pleure, si j'ai pleuré, si elles m'ont vue, je vais pas forcément me cacher. Et je ne vais pas non plus dire, c'est rien. Je ne vais pas non plus aller expliquer la situation qui fait que je pleure. Mais là, tout de suite, j'en ai besoin. Donc,
- Speaker #0
elles sont quand même confrontées à la réalité.
- Speaker #1
Oui, elles ont été quand même confrontées à ça. Mais là, je pleure, j'en ai besoin, ça me fait du bien. Et puis après, je me relève et je fais sécher mes larmes et on avance. Ça, par contre, c'est important pour moi. Ça a toujours été important qu'elles... Bah ouais, des fois, on craque.
- Speaker #0
Et ton entourage dans tout ça ? Est-ce qu'il y avait des personnes à qui tu cachais cette situation ? Est-ce que tu as toujours été à ton compte en tant qu'esthéticienne ? Non,
- Speaker #1
je n'ai pas toujours été à mon compte. J'ai été esthéticienne, j'ai été auto-entrepreneur, j'ai fait diverses choses, mais toujours dans mon métier.
- Speaker #0
Donc tu avais un entourage quand même dans ce que tu vivais en journée, même si en soirée c'était compliqué, mais en journée tu faisais semblant, j'ai bien compris. Mais qu'est-ce que tu ne disais pas aux gens ? Qu'est-ce que tu cachais justement ?
- Speaker #1
Je crois que j'avais la même attitude que devant mes filles. Je crois que c'est une question de... Je ne sais pas si c'est de la fierté ou autre. J'allais en parler aux amis, mais je n'allais pas laisser transparaître que ça me touchait autant.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Je... Ouais. Je pense que j'ai toujours été dans ce côté... Non, je suis une femme forte, je tiens le coup, je ne flanche pas. Et donc, avec les amis... J'en parlais, mais je n'allais pas laisser transparaître que ça me touchait autant.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Rarement.
- Speaker #0
Ok. Oui. Merci pour ce partage. Alors, est-ce que tu saurais expliquer pourquoi ça t'est arrivé, pourquoi tu t'es retrouvée dans cette situation, Magali ?
- Speaker #1
Parce que j'ai joué la femme forte. Moi je le traduis comme ça.
- Speaker #0
Dans cette situation de harcèlement, j'entends.
- Speaker #1
Un peu des deux alors. Pourquoi je me suis retrouvée dans cette situation ? Parce que tu saurais l'expliquer. Parce que dans un premier temps, j'ai pris sa peine en considération plus que la mienne. C'est-à-dire que, vu que lui, il en souffrait plus, j'ai espéré que ça se tasse et que ça se calme et que lui-même, à un moment donné, reprenne du poil de la bête et se relève. Sauf qu'en fait, il ne s'est jamais relevé. Et ouais, comme on disait tout à l'heure, de ne pas... De ne pas aller l'exprimer avec les amis, de ne pas aller l'exprimer avec les autres, c'est se convaincre soi-même que non, ça va aller, non, je suis forte, non, je suis...
- Speaker #0
Ça, c'est comment tu as tenu dans la situation. Vraiment, ma question est peut-être un peu plus profonde, mais vraiment savoir comment... Alors, tu as pris plus sa douleur en considération que la tienne, mais comment est-ce que tu te dis, Magali, je suis maman de deux enfants, avec cet homme-là... Comment est-ce que je me retrouve dans cette situation d'une personne qui me harcèle en fait ? Comment tu te retrouves comme ça ? Pourquoi ? Est-ce que tu as un peu analysé tout ça aujourd'hui, après tout ce temps-là, et te posé la question en te disant avec un peu de hauteur, mais pourquoi ça m'est arrivé en fait ? Est-ce que tu l'avais déjà vu dans ton entourage ? Est-ce que ça réveille un schéma ? Enfin, tu vois, un schéma, je ne sais pas, que tu aurais vu, entendu, subi déjà, tu vois ? Comment est-ce que tu expliques ça ?
- Speaker #1
Je ne dirais pas que... Je ne sais pas si c'est peut-être un schéma. Peut-être que c'est un schéma. Je viens d'une famille matriarcale où, effectivement, la plupart des femmes, on se retrouve assez seules et sans hommes. J'ai choisi un homme... où, bien sûr, j'avais 20 ans, donc j'étais beaucoup plus jeune, j'ai choisi un homme qui, j'avais l'impression qu'il allait tellement m'aimer que jamais il me quitterait. Je ne sais pas comment l'expliquer. Le fait d'avoir choisi aussi pour ça, je me suis retrouvée dans une situation où, effectivement... Il n'acceptait pas de me quitter. C'est moi qui voulais le quitter, pour des raisons diverses. Mais il y a une part de moi qui croit que je me le suis un peu infligée toute seule, que je me le suis choisie aussi d'une certaine manière. Il y a une part de moi qui croit que je me le suis choisie, qui pense que je suis allée dedans. Sans bien sûr prédire que ça allait finir comme ça. Oui, inconsciemment. Mais inconsciemment, je voulais un homme qui ne me quitte pas, qui m'aime tellement, qu'il ferait tout pour moi, qu'il serait là tout le temps pour moi. Et d'une certaine manière, ça a été un peu le cas. Mais pas de la manière dont je le voulais. Je le traduis un peu comme ça.
- Speaker #0
Ok. Oui. C'est bien de mettre le doigt dessus. Tu l'avais déjà mis ce doigt là dessus ?
- Speaker #1
Ouais mais j'aime pas le laisser transparaître. C'est les résidus de je laisse pas transparaître.
- Speaker #0
Qu'est ce que tu as avec cette idée de pas laisser transparaître ? Pour toi ça renvoie quoi comme image de laisser transparaître que ça va pas, qu'on a besoin d'aide ou que...
- Speaker #1
La faiblesse.
- Speaker #0
Ouais ? Tu penses ?
- Speaker #1
et d'accepter sa faiblesse, pour moi, avant, c'était... Être faible, je ne le traduis plus comme ça maintenant. Maintenant, je n'ai plus cette vision des choses. Mais étant plus jeune, j'avais cette vision que si je montre que je suis faible, c'est que je suis faible. Et d'une famille matriarcale où toutes les femmes sont en mode « Non, je tiens, il faut être indépendante, oui, il faut tenir, la vie c'est dur, il faut s'occuper de ses enfants. » elles-mêmes ne laissaient pas place à leur propre faiblesse. Et se cachaient quand elles pleuraient.
- Speaker #0
Contrairement à toi qui maintenant, enfin qui en tout cas a réussi à pleurer. Moi j'ai accepté de pleurer devant mes filles.
- Speaker #1
Voir même qu'elles me fassent un câlin et qu'elles me disent maman ça va aller. Et je leur disais oui je sais que ça va aller mais là tout de suite j'ai besoin de pleurer. Et voilà. Ça c'est ok. Et elles acceptent de pleurer elles-mêmes.
- Speaker #0
Alors je vais revenir au déclic. Au, peut-être, j'ai dit tout à l'heure au harcèlement de trop, mais au comportement de trop qui a fait que stop, t'en pouvais plus. Donc tu as dit tout à l'heure, une main, deux mains, trois mains courantes, c'est pas suffisant, il en faut quelques-unes avant que la police prenne peut-être les devants, ou en tout cas prenne le dossier en considération. Qu'est-ce que toi t'as mis en place justement en attendant que la police prenne justement son rôle ?
- Speaker #1
Je suis rentrée dans un processus de c'est toi ou moi et en fait on va se battre.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
En fait je m'étais dit j'ai tellement subi, j'ai tellement attendu, j'ai tellement ceci que alors là à l'heure d'aujourd'hui je suis rentrée dans un processus où j'avais plus peur de lui. Ou s'il fallait que je lui rentre dedans, j'allais y aller quoi.
- Speaker #0
Comment ça s'est débloqué ça ?
- Speaker #1
Comment ça s'est débloqué ? Au fur et à mesure du temps, c'est plutôt quand le vase est plein. Le vase est plein, à un moment donné, je me retrouve à me mettre à chialer toute seule chez moi, limite en position fœtus parce que je n'ai plus de force. Et le fait de prendre conscience de ça, je n'ai pas accepté. En fait, je n'aime pas la faiblesse. Le mot ressort assez souvent. Et donc, il y a un moment donné où je me suis trouvée tellement faible que non, je n'ai pas accepté. Et en fait, j'allais lui rentrer dedans. Et j'étais vraiment rentrée dans un processus où c'est toi ou moi. C'est toi ou moi. Et en fait, je pense qu'à un moment donné, ça se sentait. Même lui, il le sentait que je m'en fous. Je peux mettre un pain dans la tronche. Même si avec mes tout petits poings. Je ne vais pas te faire bien mal, je m'en fous.
- Speaker #0
Ça a été jusqu'à la police ou pas ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr.
- Speaker #0
C'est la police qui a stoppé ça ? Ou lui, il a enfin entendu que ce n'était plus possible, que tu n'acceptais plus cette situation ?
- Speaker #1
La police a joué, mais après beaucoup de temps. Mais je pense qu'à force de sentir qu'à l'intérieur de moi, je vais rentrer dedans, lui-même, à un moment donné, il s'est un peu épuisé. Je pense qu'il s'est épuisé. On n'est pas souvent partis dans de la violence, lui et moi. C'est arrivé, mais il était hors de question que je me couche. Je me couche pas Peut-être qu'au début je me serais couchée Mais en fait je sais pas Il y a vraiment eu un truc J'ai trop subi En fait tu vas pas continuer de me faire subir C'est mort Stop
- Speaker #0
Même si t'en as pas souvent parlé Dans ton entourage Est-ce qu'il y a eu des femmes, des soeurs, des amis Qui ont été là pour te soutenir dans cette épreuve ?
- Speaker #1
Oui bien sûr j'ai eu des amis Mais je pense que Comme... Je pense que je réussissais à vraiment faire passer le côté où non en fait ça va je m'en sors. Donc oui j'ai été soutenue, oui j'ai eu mes amis, mais pas beaucoup parce que je voulais pas m'étaler. C'est toi qui n'en parlais pas en fait. Ouais c'est moi qui voulais pas laisser trop la porte ouverte à ça.
- Speaker #0
Ok, aujourd'hui alors qu'est ce qui a changé depuis cet épisode en tant que femme d'un côté et en tant que maman ? En tant que femme, je ne peux pas supporter qu'un homme essaye de me bloquer. Les côtés jalousie aussi, c'est vraiment insupportable pour moi. Je suis toujours célibataire et si j'en ai trouvé un, je ne dis pas non. Mais ça ne me pose pas non plus un gros problème dans ma vie de femme. Je ne vais pas dire que je ne fréquente pas les hommes. Mais pour en trouver un qui va me permettre de vraiment me sentir... À l'heure d'aujourd'hui, j'aurais besoin d'un homme qui me laisse vraiment... Qui me fasse sentir que je suis libre et qui ne me bloque pas. Parce que le côté séquestration, c'est plus... Non, c'est... Ouais, c'est traumatisant. Je pense que... Là,
- Speaker #1
c'était l'amour de trop, trop d'amour.
- Speaker #0
Ouais, non, c'était trop. En fait,
- Speaker #1
c'est même pas trop d'amour, c'était mal géré, en fait. Enfin, tu vois, il ne t'aimait pas de la bonne manière, peut-être.
- Speaker #0
C'était malsain, c'était trop, c'était un amour où... Moi j'avais l'impression plutôt que son petit garçon intérieur, il perdait sa maman. Plus que moi, pour Magali, j'avais vraiment cette impression que c'est pas moi que tu pleures en vérité, il y en a une autre que tu pleures et c'est pas moi. C'est entre lui et ses propres problèmes affectifs qu'il a pu avoir étant enfant qui font que... En vérité, c'était entre lui et lui-même, ce n'est pas moi réellement, mais il s'est accroché à moi de cette manière. Encore une fois, j'ai dit que je votais ça. Mais je n'en veux même pas en fait, entre la jeunesse, les problèmes affectifs qu'on peut avoir et qui nous sont propres à chacun. Voilà, c'était l'expérience qui a fait que c'était comme ça.
- Speaker #1
Et en tant que mère, qu'est-ce que ça a changé pour toi, cette expérience, cet épisode de vie ?
- Speaker #0
Depuis qu'il était rentré un homme dans ma vie, tant que mes enfants ne sont pas adultes et femmes, j'ai essayé, je suis retombée sur un comme ça, j'ai vite arrêté. Donc je me suis dit que le problème c'était moi, et que c'était moi qui cherchais des hommes qui allaient vraiment me harceler, ou être dans la jalousie, ou dans le côté, je m'accapare ma galie et je la garde que pour moi, c'est pas possible. Donc, je ne l'ai pas fait. J'ai évité de trouver des... Et j'en ai encore peur. J'en ai encore peur. Donc, il faudrait vraiment que je tombe sur quelqu'un de très conciliant et qu'il prenne vraiment en considération que j'ai vraiment besoin qu'on me montre que je suis libre et pas séquestrée.
- Speaker #1
Tu en as encore peur de quoi ? De tomber sur ce type de personnes ? Ou tu as encore peur ? Tu as encore des résidus de ce harcèlement ?
- Speaker #0
J'ai peur de la jalousie. qui amènent à la séquestration. Donc le moindre petit truc de jalousie, on a tous un côté jaloux, j'en suis parfaitement consciente. Mais le moindre petit truc de jalousie, ça me fait flipper. J'ai tendance à...
- Speaker #1
Tourner les talons. Moi je m'en vais. Salut ! Ok. Et donc ta relation à toi aujourd'hui, ton corps, tu le disais en début d'interview, ta relation à ton corps, à ta féminité, à tes ambitions, à ton parcours professionnel, t'en es où toi aujourd'hui à ce niveau-là ?
- Speaker #0
Relation à mon corps, on a toujours été en accord, lui et moi, mais c'était entre lui et moi, on ne voulait pas le montrer aux autres. Donc là, à l'heure d'aujourd'hui, je vais un petit peu plus le montrer, je vais accepter de me faire jolie, parce que les côtés jalousie... ça t'efface aussi ce côté où tu vas aller t'apprêter de faire joli, tu veux pas trop parce que l'autre risque de mal le prendre donc pour le rassurer tu vas pas trop le faire là non je vais me maquiller oui je vais accepter de me remettre des toutes petites jupes que je faisais pas avant de sortir des talons vraiment dans le côté apparence je le laisse beaucoup plus sortir je Euh... Je suis plus dans un côté, en fait j'ai le droit. J'ai le droit, c'est entre moi et moi-même. Et si entre moi et moi-même, on a envie d'être comme ça, on va être comme ça. D'accord. Et c'est accepté.
- Speaker #1
Et émotionnellement, ça c'est le côté apparence, et émotionnellement, psychologiquement, ton rapport à toi, ton rapport à ta psyché, alors à ta psyché c'est un grand mot, mais émotionnellement, comment tu te sens aujourd'hui ?
- Speaker #0
J'ai l'impression qu'il y a plein de verrous qui ont sauté et qui continuent de sauter petit à petit.
- Speaker #1
Est-ce qu'il y a celui de la faiblesse qui a sauté ?
- Speaker #0
Alors celui de la faiblesse, il est encore là, mais je le sens et je le vois plutôt comme un résidu.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Je suis plus dans l'acceptation de « ouais, je suis faible quelquefois » et ça ne veut pas dire que je suis une personne faible en permanence. Ouais, je peux pleurer et j'ai le droit aussi. Ça ne fait pas de moi une mauvaise personne et ça ne veut pas dire que je n'arriverai pas à me relever après. Avant, je pensais que si je me mettais à pleurer et que j'étais trop dans cette faiblesse, que j'allais rester comme ça. C'était compliqué de remonter. De remonter à la surface. et j'ai pu prendre conscience que Non, en fait, je peux le faire. Et oui, il y aura toujours une part de moi qui va se relever. Il y aura toujours une part de moi qui va dire, ah non, là, en fait, viens, on se lève.
- Speaker #1
Ok. Est-ce que tu réalises à quel point tu reviens de loin ?
- Speaker #0
Pas toujours.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Des fois, oui. Il y a d'autres fois où on est dans sa vie tous les jours, on n'y pense pas forcément. Là, le fait d'en parler, je sens que ça m'émeut un peu. Donc oui, je sens que c'est encore... C'est encore là, mais j'ai accepté que ce soit là, sans que je ne vais pas faire semblant maintenant que c'est là. C'est ok que ce soit là, mais on avance.
- Speaker #1
Bravo en tout cas, parce que tu t'en es sortie. Il faut. Oui, carrément, tu as gardé le moral, tu as gardé la pêche. Donc moi je tiens à te féliciter et à célébrer ce parcours. Merci. Bravo. Merci. Alors si tes filles regardaient tomber sur le podcast, qu'est-ce que tu aimerais leur dire ?
- Speaker #0
Les filles, vous êtes déjà au courant de tout ça. Parce que je ne dis pas ça devant des gens sans que vous soyez au courant. Le seul conseil que je peux vous donner, c'est vraiment de continuer ce que vous êtes en train de faire là maintenant. Parce que j'ai l'impression que ce que j'ai pu vivre... Vous l'avez pris et vous en avez fait une force et je le vois, pardon, je le vois chaque jour à travers vous, je le vois tout le temps et je suis tellement fière, ça me fait plaisir que vous acceptiez d'être faible, que vous acceptiez de pleurer et que vous releviez tout le temps. Ashley, t'es une merveilleuse maman, la maman que tu aimes me ravit et je... comment dire... J'aime voir la maman se développer à l'intérieur de toi pour Kélani. C'est très beau et je te souhaite que ta fille puisse te faire pleurer comme je pleure là maintenant. Lindsay, tu es une merveilleuse jeune femme et chez toi j'ai appris que oui, la faiblesse, non pas que tu es faible, tu le sais, mais le fait d'être sensible tel que tu l'es, Ta sensibilité, tu me l'as transmise et elle m'a permis de m'épanouir. Mes filles m'ont vraiment permis de m'épanouir. Vous avez vraiment permis ça et je vous en remercie.
- Speaker #1
Bravo.
- Speaker #0
Et je souhaite à toutes les femmes de pouvoir être aussi épanouies par les caractères de vos enfants. C'est très beau et ça continue même quand elles sont adultes. Voilà, bon allez j'arrête.
- Speaker #1
Merci Magali. Un dernier mot rapide aux mamans qui nous écoutent. Peut-être un dernier conseil à une maman qui serait dans cette situation. Un dernier mot.
- Speaker #0
Une maman qui serait dans une situation de harcèlement, ne laissez pas montrer un peu votre faiblesse, montrer autour de vous que c'est dur. Dites-le et surtout... N'attendez pas des années avant de faire intervenir la police. S'il doit aller en prison, quand bien même c'est le père de vos enfants, il vous empêche de devenir la mère que vous devez être. Et de ce fait, vous ne pouvez pas laisser faire ça. Appelez la police, faites tout ce qu'il faut pour vous débarrasser du problème.
- Speaker #1
Waouh ! Merci Magali Merci notre échange touché à sa fin merci pour cette émotion pour toute cette émotion merci pour notre échange merci de nous avoir partagé un bout de ton histoire merci de m'avoir donné la parole et de pouvoir exprimer
- Speaker #0
et pourquoi pas partager avec les autres et de les aider aussi merci beaucoup en tout cas merci
- Speaker #1
A toutes les Dire Mama, merci d'avoir écouté cet épisode. S'il vous a touché, s'il vous a parlé, s'il vous a chahuté quelque part, n'hésitez pas à le partager à une maman qui en aurait besoin. Sachez que vous n'êtes pas seul, que vous avez le droit de tomber, de vous relever et de recommencer.
- Speaker #0
Et oui.
- Speaker #1
Abonnez-vous au podcast Dire Mama, le podcast. Mettez 5 étoiles sur les plateformes de podcast, ça compte vraiment. Et comme j'aime le dire à chaque épisode, sachez qu'il n'est jamais trop tard pour écrire un nouveau chapitre.
- Speaker #0
Jamais. Jamais.
- Speaker #1
Ciao.