Description
Il m'aura fallu créer le Décodeur de la Com pour enfin rencontrer mon cousin Emmanuel François-Eugène, directeur de création chez Hungry & Foolish. Vous le verrez, Manu est un homme charmant, loin du cliché du pubard mégalo.Nous abordons dans cette première partie d'interview la saga publicitaire d'Aésio Mutuelle dont voici un des derniers spots télé : https://www.youtube.com/watch?v=oXamjT27H2c
La créativité est-elle vraiment morte ?
Depuis trente ans, le paysage publicitaire a profondément changé. Les campagnes qui entraient autrefois dans la culture populaire semblent plus rares et les annonceurs parfois plus prudents. Pourtant, Manu refuse de céder au « c’était mieux avant ».
Selon lui, il n’y a pas moins de talents. Il y a surtout moins d’occasions de leur permettre de s’exprimer. Contexte économique, multiplication des contraintes, frilosité de certains annonceurs : la créativité doit aujourd’hui se battre davantage pour trouver sa place.
Et lorsqu’une grande idée parvient à émerger, elle se remarque d’autant plus.
Aésio Mutuelle : une saga publicitaire comme on les adore
La saga imaginée par Hungry & Foolish pour Aésio Mutuelle en est un excellent exemple. Sur le papier, difficile d’imaginer sujet plus compliqué à transformer en terrain de jeu créatif qu’une mutuelle.
L’agence décide pourtant de remonter aux origines du mutualisme et d’installer la marque dans une Grèce antique revisitée, peuplée de personnages confrontés à des problématiques très contemporaines. Un territoire volontairement décalé, bourré d’anachronismes et surtout suffisamment large pour devenir une véritable saga.
La réalisation est confiée à Éric Judor, dont l’univers absurde et le sens du rythme vont progressivement nourrir la campagne. Au fil des années, réalisateur, agence et annonceur travaillent de plus en plus étroitement, jusqu’à coécrire les nouvelles histoires.
Une idée, ça se vend aussi
Manu raconte également les coulisses du pitch qui a permis à Hungry & Foolish de remporter Aésio. Pas question de simplement projeter quelques slides en attendant que le client comprenne l’idée.
Il joue les personnages, raconte les dialogues, donne du rythme, fait vivre les films avant même qu’ils existent. Parce qu’une bonne création ne se résume pas à une recommandation PowerPoint : il faut lui donner envie d’exister.
Et c’est peut-être là que se trouve encore toute la beauté de ce métier.
Manu le compare au surf. On peut rester longtemps dans l’eau, attendre, rater plusieurs vagues… puis en prendre une. Quelques secondes de plaisir peuvent alors suffire à donner envie de recommencer.
La publicité, finalement, c’est peut-être exactement ça : attendre la prochaine bonne vague.
Manu revient dans une seconde interview vous parler de son métier de directeur de création.
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Laurent FRANCOIS, papa de l'agence Maverick & du Décodeur de la com
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