Description
Avec "La Question de Marc", Marc Thébault pose une interrogation aussi simple qu’inconfortable : le métier de communicant consiste-t-il à faire aimer l’autre… au point de vivre l’amour par procuration ?
Autrement dit : sommes-nous des Cyrano modernes, œuvrant dans l’ombre, espérant une reconnaissance qui ne viendra peut-être jamais ?
Les réponses croisées dessinent un portrait bien plus nuancé – et beaucoup plus mature – du métier.
Le communicant n’est pas un ventriloque
Pour Bertrand Ribière, la réponse est sans appel : le communicant ne parle pas à la place, il rend possible la parole. Son rôle n’est pas d’écrire pour l’autre, mais de lui permettre d’exprimer sa propre voix, avec sincérité.
Une vision partagée par Charlotte Crozier, qui compare le communicant à un chef d’orchestre : ni sur le devant de la scène, ni frustré, mais pleinement à sa place dans la mise en cohérence de l’ensemble.
L’ombre, un choix assumé
Être dans l’ombre n’est pas synonyme d’effacement. David Bessis revendique une position claire : faire briller les autres peut être une source de satisfaction en soi. L’enjeu n’est pas la lumière, mais le résultat.
Jean-François Granat complète cette idée : la communication est un acte de transmission. Donner, relier, faire circuler. Pas de névrose ici, mais une fierté simple quand le travail est reconnu.
Ni amour, ni bisounours : le réel du métier
Pour Florence Elbaz, parler d’amour est presque un contresens. Le cœur du métier, c’est d’expliquer, de faire adhérer, de rendre lisible une stratégie. L’ombre n’est pas un problème ; elle fait partie du jeu. La reconnaissance, elle, passe par l’utilité et la pédagogie.
Hypersensibilité et quête de reconnaissance
La réponse de Juliette Rogé apporte une profondeur supplémentaire. Le communicant est souvent hypersensible, attentif aux regards, en tension permanente entre effacement et désir de reconnaissance. Pas une névrose, mais une fragilité qui, bien maîtrisée, devient une force.
L’amour comme conséquence, pas comme objectif
Enfin, Ouerdia Ousmer replace le débat à sa juste hauteur : la communication ne cherche pas l’amour. Elle cherche l’impact, la confiance, l’ancrage. L’amour, s’il arrive, n’est qu’une conséquence heureuse d’un travail sincère et cohérent.
En creux, une conclusion commune
Les réponses convergent : le communicant n’est pas un Cyrano en quête d’amour. Il est un professionnel de la relation, de la clarté et de la posture. Et si reconnaissance il doit y avoir, elle passe moins par l’affect que par la crédibilité et le respect du travail accompli.
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Laurent FRANCOIS, papa de l'agence Maverick & du Décodeur de la com
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