- Speaker #0
What's up y'all, you're tuning in to the Dedicated Podcast. Ouais, excuse-moi. Ouais, ça claque, hein ? 1993 initial.
- Speaker #1
C'est encore plus stylé qu'en français. C'est plus fluide.
- Speaker #0
C'est plus fluide parce que 1993.
- Speaker #1
Ouais, c'est un peu long.
- Speaker #0
C'est long, hein ? Merci d'avoir accepté l'invitation. Donc, on va parler de plein de choses. Je vais faire une mini-intro. Après, on va démarrer. Encore une fois, merci pour ton temps. Avec plaisir. Alors, comme je disais, on ne va pas refaire tout ton parcours, mais comme expliqué quelques fois dans pas mal d'émissions, tu démarres dans la culture, on va dire. le mot vraiment euh selon son étymologie dans le dictionnaire, avec la photographie. Après, la passion de la musique a toujours été là. Donc, tu as fait plusieurs formats dans ce registre-là de la musique. Et tout ça, ça t'a amené jusqu'à chef ou responsable de la rubrique culture chez Combini. C'est quelque chose d'assez récent déjà. Félicitations. C'est un grand raccourci, ce que je viens de faire. Mais c'est vrai que tu as pas mal parlé. Donc, les gens, je les invite à écouter tout ce que tu as fait auparavant. Je pense qu'il y a tout qui est expliqué plusieurs fois. Moi je trouve que t'as un ADN, le mot on est d'accord ou pas, mais qui est assez underground. Ouais carrément. Et plutôt sous les radars. Quand tu regardes ton parcours aujourd'hui, est-ce que t'as l'impression d'avoir réussi à entrer dans le système ou plutôt d'avoir réussi à faire entrer ta vision dans le système ?
- Speaker #1
Plutôt la deuxième. La deuxième ? Ouais plutôt la deuxième. Mais je pense que le système est de plus en plus friand des gens comme nous. Des gens justement qui ont une vision, on regarde ailleurs. on regarde pas tous au même endroit c'est ça qui est enrichissant parce qu'à un moment on fait le tour des mêmes sujets on a besoin de sang frais de nouvelles choses et non moi je suis pas rentrée dans le système j'ai un pied dedans mais qu'est-ce que ça veut dire finalement c'est quand t'as un poste un peu incontournable moi je pense qu'aujourd'hui j'ai des responsabilités mais c'est surtout ma vision que j'arrive à intégrer un peu partout
- Speaker #0
Oui, totalement. Et d'ailleurs, je pense que, comme on disait tout à l'heure, je pense que vous êtes devenus des acteurs très importants pour tous les artistes, toutes les communautés qui sont un peu moins, enfin, qui sont un peu sous les radars de manière générale. Et vous êtes des super ambassadeurs, d'ailleurs. Est-ce qu'il y a un moment précis, toi, où tu t'es dit OK, maintenant, je suis dans une position où je peux influencer ce que j'aime culturellement ? Parce que tu vois, il y a plein d'exemples et on revient souvent à Théodora, mais c'est pas, c'est pas, moi je trouve que c'est l'exemple le plus criant, mais tu vois, on peut parler d'Oquis, moi je connaissais pas du tout, tu vois, et je suis de Genève et pourtant Lyon, tu vois, c'est à côté, et tous les rappeurs suisses et plein d'autres artistes en fait dont tu parles.
- Speaker #1
pour le coup où je parlais de lui, il avait trois mecs qui l'écoutaient, tu vois. Exact. Donc il y avait Saïd, moi et je sais pas, peut-être son poteau, tu vois. Mais... L'exemple le plus parlant c'est Théodora, mais Théodora on peut aussi considérer que c'est une anomalie, parce qu'il y a tellement d'artistes dont je parle au quotidien qui ne rencontreront jamais le succès qu'elle a rencontré, et que pourtant je trouve tout aussi talentueux et qui mériterait d'avoir un large public. Après Théodora, elle est tellement forte et elle est tellement multiple qu'à un moment donné c'est devenu inévitable, et moi je pense que c'est écrit aussi pour elle. Mais tous les artistes dont je parle, c'est parce qu'il y a un truc, ils provoquent chez moi un truc de découverte, de curiosité. Moi, c'est ça qui m'anime, en fait. Elle a quelque chose que les autres n'ont pas. Et ça mérite que j'en parle. Parce que je ne suis pas non plus pour une omniprésence de ma parole absolument partout. Parce qu'il y a des gens qui parlent déjà de musique très bien. Il y a des médias institutionnels, il y a plein de choses qui existent déjà. Si j'ai eu envie de donner mon avis, de porter ma voix, c'est pour parler de gens qui n'étaient pas déjà exposés d'une manière.
- Speaker #0
C'est quelque chose que tu as dit là. Tu arrives le déceler ou pas ? Parce que des fois on... C'est juste, je sais pas, une sensibilité à un truc qu'on n'arrive pas à expliquer, tu vois ?
- Speaker #1
Je sais pas, c'est une façon... Bah déjà, c'est une authenticité, c'est hyper galvaudé comme moi, tu vois, mais j'ai l'impression qu'il y a certains artistes, on sent qu'il n'y a pas de faux semblants derrière. Même s'il peut y avoir de la stratégie, de la réflexion, ça veut pas dire que c'est complètement... Tout est spontané, mais l'intention, elle est hyper pure. C'est ça, le dénominateur commun des gens que j'écoute, c'est que... Il y a une intention très claire, très limpide de faire la meilleure chose possible et qui sort du ventre. Et peu importe la forme que ça prend, parce que ce qui est intéressant, c'est qu'il n'y a aucun point de comparaison entre Théodora et Okis. C'est deux trucs totalement différents. Et pourtant, je suis autant passionnée par l'un que par l'autre. Et ça aussi, c'est un truc qui m'a beaucoup animée, qui m'a donné envie de parler. C'est que je trouve que les publics rap étaient vachement fractionnés et les publics musicaux même, on va dire, étaient vachement fractionnés. il y avait Il y a ceux qui écoutent tel type de rap, ou tel type de rap, ou tel type de musique. Et en fait, moi je me suis jamais retrouvée là-dedans parce que j'ai toujours écouté des choses qui sont très très différentes. Et je sais que je suis pas la seule, je sais que vraiment on est plein à écouter des choses, des fois ça peut être très girly, des fois ça peut être très deep, des fois très engagé, des fois très festif. Et en fait, on est tous comme ça. Tu peux avoir une appétence pour un style un peu plus prononcé. Mais moi, ce n'est pas ça qui me donne vraiment envie d'écouter quelqu'un. Comme je te dis, c'est le côté soit mec un peu bizarre, meuf un peu bizarre. Ça, j'aime bien les gens qui, justement, tu parles d'Underground, c'est ça qui m'anime. Les gens qui sortent du sous-sol. On n'a pas vu venir, ils proposent un truc différent. C'est ça qui me fascine chez les gens. Mais peu importe l'esthétique que ça va prendre.
- Speaker #0
Je trouve que tu as une manière très suisse d'écouter de la musique parce qu'en Suisse, on a vraiment ça. On écoute de tout, en fait. On a notre sensibilité à la France, évidemment, la proximité. Mais par exemple, moi, je me suis retrouvé à un moment, j'écoutais du rap allemand à l'époque, des Sido, tout ça. Là, j'écoutais, j'étais là-dessus. Et puis, on a toujours été partagé entre Qu'un Riz et Français, en fait. Même en Europe, je trouve qu'on a très vite écouté tout ce qui se passait en Angleterre, même aux Pays-Bas. C'est peut-être aussi cette chose qui fait que...
- Speaker #1
Moi, je suis d'accord avec ça. Je me retrouve beaucoup chez les Suisses par rapport à ça. C'est le petit pas de côté et le petit grain de folie aussi. J'aime bien parce que j'ai l'impression que c'est presque un truc qui se cultive. Moi, je le cultive. Quand j'ai l'impression de devenir trop mainstream, je me dis non, Il y a un truc où je me perds. Ça ne m'excite plus trop. J'ai besoin de retrouver ce petit truc-là. Et j'ai l'impression que chez les Suisses, il y a aussi cette envie. d'être différent. Ça, vraiment, c'est un truc que j'ai vraiment envie de cultiver.
- Speaker #0
Est-ce que tu as toujours ce truc où tu avais ce truc du « il faut que j'écoute un artiste que personne ne connaît » ?
- Speaker #1
Alors, ça m'arrive très souvent, mais ce n'est même pas une quête. Je te jure, ce n'est pas une quête, ce n'est pas une recherche du tout. Mais limite, moi, je suis dans le truc inverse. C'est que des fois, je rate des trucs qui sont hyper mainstream et qui sont trop bien. Je me dis « purée, mais pourquoi je n'écoute pas ça ? » J'étais où ? Tu vois, j'étais ouf pendant ce temps-là, mais c'est pas une recherche vraiment, parce que moi je suis vraiment contre toute forme de posture et d'élitisme, ça c'est aussi un truc qui m'habite énormément, c'est que je veux vraiment que quand les gens parlent de musique avec moi ou m'entendent parler de musique, ils se sentent toujours à l'aise par rapport à leur bagage culturel, on s'en fout de tout ça, on s'en fout de ce que t'as écouté avant. Bien sûr, c'est super enrichissant si t'as plein de trucs à apprendre aux autres et que t'as une culture hyper large. Mais la musique, c'est des émotions. C'est-à-dire que tu dois me parler de ce que tu ressens quand tu écoutes le truc, de ce que ça provoque en toi. Et si tu ne sais pas me parler de ça, je m'en fous de tous les albums que tu as écoutés, que tu connais tous les rappeurs, tous les mecs qui ont tenu un micro depuis les années 90. Je pense que l'un et l'autre doivent se compléter. Mais il ne faut jamais oublier les émotions. En tout cas, moi, c'est mon parti pris personnel.
- Speaker #0
On le ressent, de toute façon, même dans l'intensité de ce que tu dis là. Ça me dit un coeur, oui. Évidemment. Alors, on t'a vu auparavant sur Twitch, par exemple, tu faisais tes lives, sur d'autres formats, même podcast. On t'a vu chez Apple. Aujourd'hui, on est chez Konbini. Comment on fait pour venir parler d'underground et de choses qui sont un peu sous le radar quand on est dans des institutions ? où la data, elle est très importante.
- Speaker #1
Franchement, j'ai eu de la chance. Alors, j'ai beaucoup travaillé, mais je me suis lancée solo en faisant mon petit podcast et tout. Mais c'était un timing qui était aussi favorable parce qu'on va dire 2018-2019... Il y avait tout un renouveau au niveau du rap et il n'y avait pas énormément de médias, tout genre confondus, podcasts, émissions, YouTube, etc. qui parlaient de plein d'artistes qui étaient en train de faire des trucs trop cool. Et du coup, je suis arrivé à ce bon moment-là. Donc, on a créé des podcasts et j'ai commencé à prendre la parole sous diverses formes parce que c'était aussi parfois juste des tweets, des partages sur les réseaux sociaux et tout. Mais tu sentais qu'il y avait un engouement et qu'il y avait quelque chose. un public qui était super réceptif à ça donc je dirais que c'était le moment pour le faire et après j'ai eu la chance aussi d'avoir mais je pense que c'est la confiance des gens qui m'ont suivi à travers tous les endroits où je suis allée ça commence par des tweets cryptiques que personne ne comprend quand on parlait du 667 personne ne captait encore tous les rêves de ce truc-là, que c'était du sombre rap vraiment de sous-sol. Petit à petit, ça a pris de l'ampleur. Nous, notre parole, elle a pris de la crédibilité aussi. Parce qu'ils se sont dit « Ah ok, t'en parlais il y a déjà 3-4 ans, je vais peut-être suivre ce que tu dis, t'as peut-être un flair qui est intéressant. » Et donc, c'est là où, à la fois, moi, ma communauté, elle a grandi, elle m'a suivi de plus en plus. Et il y a aussi des personnes influentes et et qui avaient du crédit et qui étaient plus installés qui m'ont fait confiance, notamment Mehdi qui m'a proposé de faire un premier podcast avec lui, puis un second chez Apple et là après les choses se font, tu vois, t'aimes le rap, tu vas suivre les gens qui sont pertinents et qui ont du flair parce que c'est ça moi qui a fait que les gens ont eu envie de m'écouter même si on n'avait pas forcément les mêmes goûts c'est que tu sais que je suis dans une recherche du son de demain du truc qui va marcher demain ou qui est intéressant en ce moment même avant que ça explose donc je pense qu'il y avait une curiosité dans ce que je proposais et c'est ça aussi qui a créé qui a cultivé ta confiance parce que je pense qu'on peut parler des heures sur le syndrome de l'imposteur mais tu vois là c'est
- Speaker #0
des postes très intéressants très influents d'une certaine manière et très importants très regardés etc moi je te dirais que
- Speaker #1
Si on commence à rentrer dans qui est légitime ou pas, on peut questionner la place de tout le monde, mais on n'avance pas. Et en fait, moi, ma légitimité, elle a été constamment remise en question à partir du moment où, déjà, tu es simplement un genre sous-représenté dans une culture. Forcément, on va te remettre en question, mais c'est des choses qu'il faut vite balayer, sinon tu ne fais rien. Moi, je suis assez juste honnête envers moi-même. si demain je lance un podcast sur le foot et que je commence à être tu vois avoir un poste sur TF1 et que je commente la coupe du monde là je vais peut-être me dire bon peut-être là j'ai mis une douille et je devrais pas être ici il y a des gens qui sont plus talentueux que moi mais moi le rap j'en écoute depuis que j'ai vraiment 9-10 ans, j'ai grandi avec ça ça a toujours fait partie intégrante de ma vie s'il n'y avait pas les micros et les caméras ma vie serait pareille, je parlerais de rap tous les jours donc en fait ma légitimité Et... je me suis checkée et je me suis dit je suis totalement légitime et en vrai je me suis même pas vraiment posé la question je pense que c'est un état d'esprit une honnêteté vis-à-vis de moi-même que j'ai je vais pas m'aventurer dans des terrains où je me sens moi-même pas légitime, c'est pour ça que moi j'ai toujours été en confiance je suis sûre d'être passionnée par cette musique et pour moi c'est une raison valable et comme je te disais je suis aussi contre les formes d'élitisme parce que je trouve que Merci. Dans le parcours de vie de chacun, les institutions vont nous mettre dans tous les cas face à nos différences, face à le manque de moyens, le manque de facilité, le manque de privilèges qu'on peut avoir. Ce n'est pas quand on parle de culture qu'on doit être dans cette position-là, de se rajouter encore des barrières, de se rajouter une hiérarchie, une certaine forme d'étape à franchir pour mériter. en fait aujourd'hui tu achètes un micro tu parles dedans, si les gens veulent t'écouter je te dis pas que tout le monde doit ou a vocation à faire des podcasts mais si au bout d'un moment c'est qualitatif pour suffisamment de personnes et que tu es accepté par tes pairs et que les gens te proposent justement de te tendre un micro pour parler pour moi c'est que ta voix elle compte Oui c'est vrai
- Speaker #0
C'est une bonne analogie du truc.
- Speaker #1
D'autant plus dans le rap, je te dirais.
- Speaker #0
C'est vrai, c'est ça aussi.
- Speaker #1
D'autant plus dans le rap. C'est toujours compliqué, je trouve, de demander et d'installer des personnes à des certains rangs pour étudier une musique qui est hyper populaire et qui retranscrit vraiment la vie de tout un chacun. Je trouve ça, j'ai toujours trouvé ça curieux et moi j'ai toujours eu suffisamment d'orgueil pour me dire mais c'est pas, je vais pas attendre d'avoir un diplôme. Il n'y en a pas de toute façon. Non mais le diplôme du rap, le diplôme de, enfin non, si t'es en face de personne et que t'es suffisamment solide sur tes appuis pour échanger avec des gens tout aussi passionnés que toi, qui ont parfois 15 ans de plus que toi, qui ont des expériences hyper différentes de la tienne, ça suffit. Et je te dirais aussi que ça permet à vous. d'avoir un univers médiatique plus représenté. Je suis une meuf, j'ai l'âge que j'ai, j'ai grandi là où j'ai grandi. En fait, tout ce qui me compose, ce font que c'est une raison de plus d'occuper un espace médiatique où peut-être il n'y avait pas beaucoup de personnes qui représentaient.
- Speaker #0
Ça met une pression ou pas du tout ? Genre te dire, je représente ça là ? Non,
- Speaker #1
Franchement, en vrai, je ne représente rien du tout. C'est ce que... En fait, les gens... Si ça leur parle particulièrement parce que je suis une voix qu'ils n'ont pas eu l'habitude d'entendre, je trouve que c'est très positif. Mais moi, je ne représente que moi-même et je représente à la limite ce que je te disais tout à l'heure, plus les gens passionnés, très curieux et très ouverts d'esprit sur les appétences musicales. Elles sont hyper riches et variées. Ça, c'est eux que je représente.
- Speaker #0
Selon toi, aujourd'hui, est-ce que les médias ou même le public... découvrent encore des artistes ou ils attendent que TikTok fasse des trends ?
- Speaker #1
C'est drôle. Moi, je découvre toujours des gens, mais après, c'est un taf. Il faut le faire.
- Speaker #0
Tu fais quoi ?
- Speaker #1
J'ai un temps d'écran inquiétant. J'ai un temps d'écran inquiétant. Je passe énormément de temps sur mon téléphone. Les gens qui vivent à mes côtés peuvent en témoigner. parfois en souffrir.
- Speaker #0
Tu voulais t'excuser du coup ?
- Speaker #1
Je m'excuse un peu, c'est vraiment mon métier. Non, en fait, je suis passionnée par... Internet, c'est une partie intégrante. C'est même fondatrice de ma vie. Le jour où j'ai eu Internet, ça a changé littéralement ma trajectoire de vie.
- Speaker #0
T'as pu écouter de la musique, en fait ?
- Speaker #1
J'ai pu écouter de la musique. Enfin,
- Speaker #0
découvrir, parce qu'écouter, on pouvait déjà avant.
- Speaker #1
On pouvait écouter, mais découvrir, et même avoir... Voilà, comme tu dis, c'est le moment où tu as un pouvoir.
- Speaker #0
Exact.
- Speaker #1
Tu as un pouvoir et tu ne subis plus. La culture qu'on te montre à la télé, etc. Tu as un pouvoir. Ça, ça a changé ma vie. Mais aujourd'hui, comment je le découvre ? De la même manière qu'avant. C'est-à-dire que je me balade sur Internet. Dat pif ! Je me balade sur Internet et je perds du temps. Je gère sur Internet. Je passe de site en site, de tweet en tweet. Je vois des gens bizarres parler d'un truc, je me dis oh là là, il a l'air chelou ce type, je vais aller regarder sur quoi il a tweeté, il a partagé ce lien sombre, ok ça a l'air intéressant. Et c'est comme ça que se font les choses, c'est vraiment la curiosité, mais j'avoue qu'il faut vraiment être proactif à ce niveau-là.
- Speaker #0
Donc proactif sur différentes plateformes, différents combats quoi.
- Speaker #1
Ouais, Youtube, TikTok, Insta, les gens qui te parlent aussi.
- Speaker #0
C'est fou parce que tu viens... Moi, j'arrivais pas à... pas nommer un peu comment je découvre de la musique, c'est vraiment comme ça, il n'y a pas de sens. Des fois, je clique sur un tweet qui va m'amener sur un autre tweet, d'un coup, je vois un lien, je vais sur le lien et je tombe sur autre chose sur ce lien et là, je découvre.
- Speaker #1
C'est ça qui est merveilleux dans Internet et c'est des choses qui ont tendance à se perdre justement parce qu'aujourd'hui, on a une consommation d'Internet qui est très différente à la base, c'est qu'aujourd'hui, on utilise des réseaux sociaux qui sont vachement conditionnés à... parcours en fait, t'as vraiment un parcours et ça laisse plus vraiment la place à la découverte vraiment hasardeuse mais c'est toujours possible mais il faut avoir ce petit truc d'aller fouiller justement le truc caché c'est
- Speaker #0
vrai que ça disparaît, après même maintenant les festivals reviennent un peu à ça avec des scènes découvertes etc mais c'est un job en fait ouais c'est ça,
- Speaker #1
il faut avoir envie de le faire parce que Là, on en parle et c'est cool pour moi et tout, genre, tout roule. J'ai du taf. Mais il faut assumer aussi ce côté « Ah, toi, c'était la meuf qui parle des rappeurs à 30 abonnés. » C'est pas ça qui te ramène des vues, c'est pas ça qui te ramène... Parce que, voilà, quand tu vas faire une vidéo sur, je sais pas, Okis au début, tu fais pas ça pour que ça perce. Et ça aussi, c'est une dimension qui change beaucoup aujourd'hui. Moi, je n'ai jamais eu aussi l'optique d'en faire mon métier, ce que je fais aujourd'hui.
- Speaker #0
Ce n'est pas comme ça que tu as démarré en tout cas.
- Speaker #1
Non, c'est arrivé par la force des choses et parce que j'ai compris que ça pouvait être un métier. À la base, ce n'était pas ça. C'est aussi ce pourquoi les gens ne sont pas trop sur ces branches-là, sur ces terrains de niche. C'est parce que ça ne ramène pas énormément de monde. Après, je peux comprendre aussi, il y a des gens qui sont dans une optique de développement. Ils se disent, je vais plutôt parler du dernier album de Lamano parce qu'il y a plus d'intérêt autour de cette personne. C'est aussi des choix qui sont faits de manière stratégique.
- Speaker #0
T'as démarré avec la photo, ça te manque ou t'en fais encore ? Ouais,
- Speaker #1
j'ai repris là un petit peu, j'ai toujours des appareils sur moi. Aujourd'hui, je suis dans une approche beaucoup plus différente, c'est que du plaisir. Je m'amuse avec des appareils un peu différents, des vieilles choses, des choses qui sont faciles à transporter.
- Speaker #0
C'est marrant parce que ton job est devenu ta passion et ta passion est devenue ton job. C'est un peu ça.
- Speaker #1
T'as échangé les rôles. Franchement, c'est un peu ça. C'est un peu ça, mais c'est jamais loin, parce que j'aime m'exprimer aussi de cette manière à la photo. Mais au bout d'un moment, c'est vrai que c'était vraiment uniquement mon job. Là, maintenant, je reprends du plaisir à juste avoir un appareil, prendre des gens cools que je croise en photo et tout. Et ça fait toujours partie de ma vie, c'est clair. Et je me suis toujours dit même que le jour où je prends plus de plaisir à faire ce que je fais actuellement, Je me forcerai jamais à le faire et je retournerai faire des photos.
- Speaker #0
C'est une bonne porte de sortie.
- Speaker #1
C'est une façon aussi de rester dans un truc sain. Jamais se forcer à parler. Là, ce que je fais, parler de musique, si demain ça me fait chier de le faire, j'arrêterai. Je préfère arrêter plutôt que de me forcer parce que je me dis ça y est, maintenant c'est mon job. Jamais je gâcherai un truc qui m'a vraiment passionné à un moment.
- Speaker #0
C'est beau d'avoir ces différentes palettes et de continuer à les utiliser, mais en tout cas, courage pour la reprise de la photographie.
- Speaker #1
J'espère pas, j'espère que je vais pas le faire. Non, non, bien sûr, je dis en hobby. Sérieusement.
- Speaker #0
Bien sûr. Là, aujourd'hui, t'es, alors t'étais, on va commencer par ce que tu as appris comme premier poste chef de la rubrique musique. Ouais. Ça veut dire quoi ? Qu'est-ce qu'on fait ?
- Speaker #1
Concrètement, Combini, c'est un média où sont représentés tous les pans de la pop culture. Il y a le cinéma, la mode, le sport et la musique, grossièrement, on va dire, avec culture internet, etc. Mais la musique, c'est une grosse partie. Donc, mon job, c'était d'être au lead de la rubrique musique. Donc, tous les artistes musicaux, tous les sujets qui traitaient de la musique, c'était moi qui les pilotais avec des journalistes qui travaillaient dans mon équipe. On décidait de quel format on allait faire, de créer des nouveaux formats aussi, de choisir les invités qu'on allait recevoir, etc. C'est vraiment piloter toute une rubrique dans un gros média.
- Speaker #0
Et du coup, vous avez créé des nouveaux formats ?
- Speaker #1
On a créé des nouveaux formats, on a fait plein de choses. Franchement, on est constamment en train de créer. C'est ça aussi qui est intéressant dans des médias digitaux comme chez Combini, c'est qu'on est constamment amené à... Avoir des nouvelles idées, à les mettre en pratique assez rapidement, à les tester, à voir un peu comment ça prend, comment les gens réceptionnent le truc. Et on est assez libre aussi pour avoir cette carte blanche pour le faire. Donc ouais, on a créé des nouveaux formats. Et moi, mon envie, c'était... C'était la question d'après. Combini, c'est toujours un média que j'ai consommé et que je voyais comme étant un mastodonte Merci. du mainstream cool c'était mainstream mais c'était pas mainstream chiant c'était mainstream avec le pas de côté décalé et donc je me suis toujours identifiée un peu à ce média là mais tout en me disant moi les trucs que je kiffe c'est encore trop trop petit pour plaire à ce genre de média là et finalement on s'est rejoint et quand ils sont venus me voir j'ai vu qu'on avait le même état d'esprit sur énormément de choses. Justement, tu vois, moi je te disais que je cherchais toujours à être différente, à chercher un peu les gens étranges, les gens qui faisaient les choses différemment. C'est vraiment la culture de Konbini. Donc là-dessus, on s'est complètement rejoints et ça a matché tout de suite, tu vois. Donc finalement, je trouve qu'on a un ADN en commun entre le média et moi, tu vois.
- Speaker #0
Et quand tu démarres là-bas, c'est quoi que tu as en tête ? Est-ce que... Tu te dis, non, mais j'aimerais vraiment apporter ça, cet aspect-là.
- Speaker #1
Je te dirais que j'avais la préoccupation de ramener quand même la musique au centre et de ne pas seulement inviter des artistes. pour la notoriété qu'ils ont, pour faire des trucs rigolos, mais aussi apporter leur spécificité, leur particularité, montrer ce qui les rend différents, montrer ce qui les rend aussi populaires, et pas simplement surfer sur une notoriété. Donc, ramener un peu de crédit à leur musique, ramener une espèce d'expertise aussi qui était intéressante, tout en gardant un ton accessible à tous. Et pour moi, c'était ça mon challenge, c'était apporter de l'expertise mais tout en la rendant super accessible et super populaire.
- Speaker #0
Moi je trouve qu'il y a, j'ai pas envie de dire de bêtises, est-ce que le format c'est dans le club ? Musique Club.
- Speaker #1
Ouais, on est chez un disquaire. L'interview préférée de Myro, je tiens à le dire, parle de lui-même.
- Speaker #0
C'est vrai ? Il te l'a dit ?
- Speaker #1
Il l'a dit en story, je crois qu'il l'a dit plusieurs fois et je me suis dit ok, ok, ok.
- Speaker #0
Je lui poserai la question. Mais moi, je trouve que tout au début de l'épisode, tu as dit, toi, ce qui te fait... Enfin, quelque chose que tu recherches chez les artistes, c'est l'authenticité. Et je trouve que le Music Club, en fait, l'artiste, il ne peut pas être plus authentique que ça. Parce qu'il parle de ce qu'il écoutait quand il était gamin. Il me semble qu'il y en a un avec Thomas N'Jijol aussi. Oui, carrément. Il parle de ce qu'il écoutait quand il était gamin. Il parle de leur pas de côté, tu vois. Aéro il parle de tu vois le tu vois le du disque de Noël, tu vois. Donc, on a tous des trucs comme ça qu'on écoutait en scred ou tu vois. C'est ça qu'on va chercher, ouais. Exact, et je trouve que t'as réussi à apporter ce... Moi, je consommais pas... Je suis pas là pour faire un scan de Konbini du tout, mais je consommais un petit peu, mais sans plus, tu vois. Et je trouve que ces formats-là, ils m'ont donné envie de découvrir la personne ou découvrir l'artiste ou découvrir... Et en parlant de musique et de vinyle... Du coup, tu viens intéresser un mec vieux comme moi. Donc, ça rend le truc très authentique.
- Speaker #1
C'est ça qu'on voulait, c'est de ne pas faire les mêmes interviews que partout ailleurs ils vont faire. Exact. Et faire appel aux souvenirs, à la passion des gens, etc. Je veux aller creuser un peu des... Nous, vraiment, notre ADN, c'est de faire le truc un peu décalé. et justement parler de musique à un artiste qui sort un album on va pas lui parler de son album, on va lui parler des albums qu'il a écouté quand il était petit et ça c'est en général tous les artistes qui passent chez nous ils apprécient le moment aussi parce qu'ils font des trucs un peu différents et ça fait partie de ce format là, il fait partie de ceux qui sont appréciés autant par le public que par les artistes qui viennent le faire
- Speaker #0
J'ai pas tous les formats en tête mais je trouve comme tu l'as répété plusieurs fois c'est des gens différents, c'est des gens étranges Hum ! Dans vos formats, ils peuvent s'exprimer. On les comprend.
- Speaker #1
Carrément. Si tu as une audience, s'il y a des gens à qui tu parles, tu as ta place ici. Peu importe la musique que tu fais, si ça parle à des gens, tu es le bienvenu. Et si en plus de ça, ta proposition est différente, je veux absolument que tu viennes. Pourquoi ? pourquoi ça parle aux gens alors que tu fais un truc nouveau qu'est-ce qui intéresse les gens moi j'ai vraiment besoin de comprendre ça et je trouve que c'est la meilleure façon d'analyser aussi l'époque dans laquelle on vit, c'est de voir quels sont les artistes que les gens écoutent aujourd'hui et pourquoi ils les écoutent, donc ils sont tous les bienvenus chez nous et nous il n'y a pas de regard il n'y a pas de regard sur la qualité intrinsèque de la musique en tout cas pas de jugement si on estime que tu fais les choses avec authenticité, sincérité et qu'en plus tu plais à des gens,
- Speaker #0
peu importe le style que tu as t'as ta place sinon donc là tu viens de nous parler de l'aspect musique et là Depuis quelques mois, tu es la responsable, la chef de la rubrique Culture.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Donc, dans ta réponse pour la musique, tu as dit qu'il y avait combiné avec les pôles cinéma, mode, etc. Est-ce que Culture, ça veut dire que tu reprends tout ça ?
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Ouais, tout simplement.
- Speaker #0
Big boss.
- Speaker #1
Ça y est, j'ai mis un pied dedans, comme tu le disais tout à l'heure, maintenant je m'installe.
- Speaker #0
La porte, elle a été entre-ouverte.
- Speaker #1
Non mais l'idée c'est que, comme je te disais, il y a une histoire d'ADN qui matche bien entre Combini et moi. Et la manière dont j'ai traité la musique jusque-là se prête totalement au cinéma, à la mode, etc. Et ce sont des sujets qui m'intéressent et qui me passionnent tout autant. Jusqu'à présent, je n'avais pas eu forcément l'occasion de m'y intéresser. Mais ce qui est le plus important, c'est de collaborer avec... des journalistes qui sont hyper passionnés, qui s'y connaissent dans ces domaines-là, et après d'appliquer la même méthode, c'est-à-dire la curiosité, le bon sourcing, aller chercher les bonnes personnes à ramener chez nous, le pas de côté, l'angle différent, le ton, le ton aussi des questions, etc. Et ça, j'ai envie de dire, c'est un peu plus simple même d'instaurer une homogénéité dans tout le pôle culture quand on est à la même personne qui dirige ça. Mais après, on bosse toujours en collaboration. Il y a beaucoup de créatifs chez Konbini. Il y a beaucoup de postes qui sont hyper importants. On va dire que je drive vraiment les équipes le jour par jour. La création de format, je suis avec d'autres personnes là-dessus. Mais vraiment, on est tous à des pôles super utiles sur différentes tâches.
- Speaker #0
On a parlé du syndrome de l'imposteur. Je vais... peut-être un peu revenir là-dessus, mais tu disais dans la réponse sur le syndrome de l'imposteur que au final, ton karaté, tu le connais, donc la musique, c'est ta passion. Là, on parle de mode, on parle de cinéma, qui sont peut-être aussi des passions, bien sûr, mais c'est beaucoup plus large. Si je fais un peu l'avocat du diable, du coup, là, tu vois, on va vraiment sur certains aspects que tu connais probablement moins que la musique.
- Speaker #1
Mais même dans mon rôle de chef de rubrique, Au final, j'avais certains formats que j'incarnais moi, mais je faisais très peu d'interviews. Mon rôle aujourd'hui, ce n'est pas d'être en direct avec les personnalités, c'est d'être à l'écriture, à la vision, à la direction de tout ça. Mais mon rôle, il est plus sur la connaissance de ce que les gens ont envie de voir chez Konbini et ce qu'ils ont envie d'entendre des artistes qu'on ramène, peu importe la discipline. Et aussi, justement, quelle personnalité on va ramener à cette audience-là, tu vois.
- Speaker #0
C'est un peu faire de la, comme ils aiment bien dire, faire de la DA.
- Speaker #1
Ah ouais, le mot interdit. C'est même pas ça, en vrai, c'est plutôt aller dans une direction. On va tous dans la même direction.
- Speaker #0
Dans le monde professionnel, on parlerait de stratégie.
- Speaker #1
Ouais, c'est ça. C'est ça, c'est ça. C'est l'idée, une façon de voir la culture. et notre façon de voir la culture c'est parler de la culture populaire, ce que les gens apprécient ce que les gens consomment ce qui fait parler les gens ce qui les intéresse à sa place chez Combini et ça peu importe si c'est en musique en cinéma, en mode, en sport ou autre pour moi c'est la même recette qu'on peut appliquer à toutes les disciplines le dénominateur commun c'est vraiment la culture qui touche les gens, qui est intéressante, qui est un peu différente de ce qui se fait dans les sentiers battus actuels.
- Speaker #0
C'est quoi un bon média culture ?
- Speaker #1
Je pense qu'il y en a pour tous les goûts déjà. Il n'y a pas à avoir une espèce d'hégémonie d'un seul média.
- Speaker #0
Une formule magique.
- Speaker #1
Et puis même, on n'est pas dans un pays... Enfin voilà, ce n'est pas une dictature. Il n'y a pas un seul média qu'on doit consommer et qui dit... voici le bon goût, voici la bonne culture à consommer. L'idée chez nous, en tout cas, c'est que tout le monde puisse se sentir représenté et c'est d'apporter aussi une touche un peu fun, décalée, un regard différent. Parce que ce n'est pas toujours fun, mais au moins un regard différent, peu importe le ton qu'on emploie. Et donc ça, nous, c'est notre parti pris, c'est notre angle. Il y a d'autres médias qui font des choses plus esthétiques. Il y a d'autres médias qui sont plus restreints sur... Ce qu'ils vont couvrir dans la culture. Nous, on est assez large, mais la culture populaire, ça comprend beaucoup de choses, mais pas tout non plus. C'est sur le ton qu'on va employer qui va être différent. Mais un bon média, nous, on essaye d'être un média qui parle à la personne. au plus de monde possible, forcément. C'est assez limite. On essaye de plaire au plus de monde possible, tout en ayant une identité. C'est ça qui est la force de notre média. C'est d'être reconnaissable. Quand on voit un truc de Konbini, on reconnaît soit par le ton, soit par l'ADH, soit par l'image, soit par la personne qui vient chez nous. Il y a plein d'éléments qui font qu'on nous reconnaît.
- Speaker #0
C'est vrai, c'est très vrai. C'est la première fois que tu as, parce qu'avant j'ai parlé de plein de formats que tu as fait, un job CDI stable où tu peux te projeter à long terme, dans la culture je dis pardon.
- Speaker #1
Dans la culture, oui tout à fait, bien sûr, parce que ce n'est pas évident non plus, ce n'est pas un secteur d'activité. Oui bien sûr,
- Speaker #0
c'est très compliqué.
- Speaker #1
Oui, c'est compliqué d'avoir un poste stable dans ce milieu-là, mais oui c'est ma première expérience un peu plus stable. après Pour le coup, jusqu'à présent, avant ça, j'avais ma société, je travaillais en free. Et on va dire que la stabilité, tu peux te la créer aussi en charbonnant. Tu travailles énormément, tu as une certaine forme de stabilité. Donc ce n'est pas non plus une vie de bohème que tu vis si tu n'as pas un CDI. Tu peux totalement avoir une vie stable tout en travaillant en free. Mais c'est une autre expérience. c'est-à-dire que que c'est des projets plus court terme quand tu travailles en free. Là, tu peux faire du long terme. Ce que je voulais, c'était deux choses super importantes qui m'ont fait venir, c'est le long terme. Se créer quelque chose qui rentre un peu dans l'histoire, dans la culture, de manière un peu plus ancrée, on va dire. Et travailler avec des gens. Parce que c'est ça aussi qui change quand tu bosses en free. Souvent, tu vas t'intégrer soit à des équipes de manière très ponctuelle, soit tu vas bosser seul pour un projet. Mais tu ne bosses pas avec une équipe. Là, moi, aujourd'hui, mon travail, il n'est qu'avec des gens. Et ça, je trouve hyper enrichissant. Donc, c'est ces deux points-là qui ont fait que je suis venue. Mais la stabilité, je trouve que c'est à double tranchant, tu vois. Parce que c'est une quête pour beaucoup. Et je peux le comprendre. Moi, c'était ma première quête quand je suis rentrée dans le monde du travail. Mais pour moi, ce n'est pas une fin en soi. L'idée n'est pas absolument de décrocher un CDI parce qu'on peut aussi s'ennuyer dans son travail. Et dans le free, tu peux totalement acquérir une certaine forme de stabilité, mais ça dépend vraiment de ce que tu cherches et de ton tempérament aussi. Parce qu'il y a aussi une très grande rigueur qui va avec le fait de travailler en free, que parfois tu n'as pas quand tu as uniquement travaillé dans des boîtes, parce que tu es vraiment driveé par un circuit tout fait. Tu as des horaires, tu as un patron, si tu es en retard, quelqu'un qui te dit que tu es en retard. Quand tu es en frie, il n'y a pas tout ça, donc tu es obligé d'être totalement exigeant.
- Speaker #0
Après, ce qui est cool, c'est qu'en termes de développement d'idées, tu es dans une position où tu peux prendre le temps, on s'entend, mais au moins développer des choses sur du long terme. Et surtout,
- Speaker #1
il y a des gens qui sont experts dans des domaines que moi, je ne maîtrise pas. C'est-à-dire que la DA, justement, comment faire pour qu'un truc soit beau, joli, que les gens aient envie de rester visuellement. c'est pas mon métier tu vois et là j'ai des experts qui sont là pour ça je leur pitch une idée, ils me disent ok on va faire ça, créer des concepts, créer des jeux, avoir une stratégie de diffusion développer une communauté, ça c'est des choses où chaque poste est hyper utile moi mon expertise elle va être sur qu'est-ce que les gens ont envie de voir, quelles sont les personnalités qu'il faut avoir chez nous aujourd'hui, sur quoi il faut miser, sur quel type de profils il faut miser sur quel ton de quoi il faut parler ça c'est mon métier c'est mon expertise mais ça suffit pas à faire une émission qui marche ça suffit pas à faire un média et c'est ça qui est trop bien aussi de travailler dans un média comme celui-là c'est que il y a des talents qui t'apportent énormément et qui font des choses que toi tu pourrais pas faire c'est
- Speaker #0
ça aussi c'est la force du travail d'équipe et la force des entreprises il y a une question que j'ai oublié de te poser tout à l'heure la musique tu la connais t'arrives à consommer hors travail dans le sens où t'es pas en mode travail t'écoutes juste de la musique tout le temps ma vie sans musique ça n'existe pas j'ai jamais pas écouté de musique mais quand t'en écoutes t'as quand même toujours ah
- Speaker #1
ça ça peut être bien pour le boulot ou que ça bien sûr mais parce que c'est comme ça que c'est devenu mon travail j'aimais tellement un truc que j'avais tellement envie d'en parler que j'ai fini par en parler, après j'ai créé un podcast pour en parler, après j'ai fait des articles pour en parler, etc. Donc c'est un peu naturel. Mais j'arrive à être 100% en détente en écoutant de la musique, mais du coup c'est assez restreint. J'écoute pas, juste pour le plaisir, j'écoute pas énormément de trucs. Il y a des artistes que j'aime bien, c'est mon confort, je reviens souvent sur les mêmes. et on va dire la soif de découvrir des nouvelles choses. Aujourd'hui, je l'ai plus au niveau du travail parce que j'ai cette curiosité qui me nourrit et je trouve que c'est vraiment très stimulant de se dire, là, je vais faire découvrir à des gens un mec que personne ne connaît encore. C'est stimulant, mais moi, pour mon plaisir personnel, comme je te disais, ce n'est pas une quête personnelle, tu vois, ce truc-là. Aujourd'hui, j'ai plein de... Vu le rythme aussi de sortie, j'ai plein de trucs à écouter. Là, récemment, j'ai écouté Asinine. C'est sorti, je pense, il y a trois semaines, peut-être un mois. Je n'avais pas encore écouté. Il n'y a que trois titres. Et là, je n'écoute que ça depuis quelques jours. Et mon plaisir, il est là. Je n'ai pas besoin d'écouter énormément de trucs. Quand l'album de Jeune Mortier est sorti, je n'ai écouté que ça pendant un mois. Et je ne suis pas dans une soif non plus. Il faut que j'écoute plein de trucs aujourd'hui. Non, pas trop.
- Speaker #0
C'est tranquille par rapport à ça. Dans le cadre de Konbini, Tu as aussi le format Processus, qui est un podcast.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
podcast et émission. Émission, oui. Donc c'est un format assez long. Je trouve les invités, j'allais dire surprenants, mais ce n'est pas le bon mot, mais très variés. Ça va de Adèle Castillon à Niro. je trouve ces deux mondes vraiment en passant par Zao de Sagazan et Baby Solo 33 exactement d'ailleurs j'ai trouvé très fort par exemple en ce moment ce que DCZ fait ça me parle pas trop mais l'épisode, tu m'as eu je me suis fait piéger parce que c'est un épisode où vous décryptez 4 sons et puis évidemment vous passez un bon 15-20 minutes sur chaque son et il y a le beatmaker ou il y a quelqu'un qui vient en parler c'est quoi le but avec ce format c'est de faire d'avoir des discussions qui vont créer ou informer les gens sur des choses différentes dans quel sens vous essayez ? En fait c'est vraiment créer des moments satisfaisants d'où moi je te jure la partie sur En fait, je suis désolé, mais la partie sur « Je pète les plombs » , elle est trop importante pour moi parce que « Je pète les plombs » , c'est le premier single que j'achète de ma vie.
- Speaker #1
Incroyable.
- Speaker #0
Et je me fais engueuler par ma mère parce qu'évidemment, ce qu'il dit là-dedans, ça ne va pas du tout. Et quand il a parlé de ça, je me suis dit « purée, mais je ne savais rien de ce son. Je n'avais jamais fait de recherche. » Et là, il vient et il explique tout. Je me suis dit « Ah non, c'était… »
- Speaker #1
Mais c'est ça qui est incroyable. Ces formats-là, on les fait pour provoquer un truc de physique. Si t'aimes la musique, t'es passionné, forcément ça va faire écho en toi, de voir comment les choses se créent, même si tu connais pas les morceaux dont on parle. Il y a un truc hyper ludique aussi, de voir d'abord, il y a eu cette note de piano, après il y a eu cette idée, après il y a eu cette guitare. Et en fait, ça s'est un peu démystifié d'être La création artistique et de montrer comment un tube s'est créé ou comment un morceau s'est créé, c'est une opportunité qu'on ne peut pas avoir tous les quatre matins, se mettre en studio avec This Is, avec Pomme ou quiconque. On n'a pas trop l'opportunité de faire ça. Donc moi, c'est un rêve pour moi de pouvoir créer cet écran où on se met pendant une heure et demie avec un artiste dans un studio et il nous montre comment il fait parce qu'on n'a pas accès à ça. Donc il y a un truc vraiment de... révéler une partie vraiment ignorée d'habitude et aussi juste créer un moment vraiment des effets satisfaisants. Quand la musique se met en forme et que ça devient ce que ça devient, c'est là où la magie opère et que c'est presque inexplicable. Autant il y a des trucs techniques que tu expliques, autant il y a de l'inexplicable. Il y a de la chance quand dans l'épisode de DC, on ramène trois beatmakers avec qui il a bossé, dont JMD qui a bossé dans les années 90. En France, je te dis la vérité, c'était dur de le laisser partir parce que c'était tellement intéressant tout ce qu'il racontait. Et ce mec, carrément, je me suis dit mais il faut faire un format avec lui. Il faut qu'il nous parle pendant trois heures du rap des années 90 parce que c'est des mecs, on a tellement à apprendre d'eux et surtout ils ont... Tu vois, ils ont vécu des choses, ils sont témoins de trucs qui n'ont pas été racontés. Il n'y avait pas de podcast à l'époque, il n'y avait pas d'émission, donc si lui il ne raconte pas les trucs et qu'il ne nous les donne pas à nous, peut-être que ça va mourir avec lui, tu vois.
- Speaker #0
Rien que le fait qu'ils disent qu'il avait oublié le sample qu'il avait utilisé, si je ne me trompe pas, c'est ça qu'il dit, il a oublié le sample et il a dû rechercher. pour retrouver la boucle.
- Speaker #1
C'est trop intéressant. Tu te rends compte aussi que souvent, les grands succès, ça se fait de hasard, de bricolage, d'idées comme ça qui viennent et qu'il n'y a pas vraiment de recettes préétablies. C'est ça que j'aime bien, c'est montrer l'envers du décor et surtout un peu comment la magie opère dans la musique.
- Speaker #0
En tout cas, à toutes les auditrices et auditeurs, je vous recommande cet épisode parce qu'on est toujours là à essayer de trouver des nouveaux concepts. Et puis là, en fait, c'est juste... C'est juste simple, c'est là, t'as pas révolutionné quoi que ce soit mais t'as ramené quelque chose qu'on avait pas. Et même celle de Nero,
- Speaker #1
j'ai trouvé qu'il était trop touchant de ouf. La manière de parler de son amour du rap, c'était trop impressionnant même de le voir revenir sur toute sa carrière.
- Speaker #0
Il en avait besoin j'ai l'impression, mais il a vraiment parlé. Et tu vois, du coup, moi tu m'as vu comme ça. Evidemment, mais après, Adèle Castillon, je ne connais pas du tout. Moi, tu vois, tu as dit tout à l'heure, je ne sais pas comment je fais pour louper cet artiste, mais moi, Adèle Castillon, 100%.
- Speaker #1
Moi,
- Speaker #0
je la découvre il y a trois mois. C'est normal.
- Speaker #1
Et personne n'est obligé de tout écouter. Oui, bien sûr. Et c'est ça que j'aime bien aussi, c'est qu'aujourd'hui, il y a beaucoup de gens qui me suivent et qui me font confiance et ils savent que si je parle avec quelqu'un, c'est qu'il y a un truc intéressant à découvrir. Même si tu ne vas pas kiffer la musique, c'est que j'ai quand même réussi à trouver quelque chose. Donc, ils me font confiance. Franchement, ça, c'est un peu une satisfaction personnelle.
- Speaker #0
Je crois que ta review mensuelle d'Apple Music, elle est attendue. De tout, de tout. Elle a écouté quoi ce mois ? Franchement,
- Speaker #1
j'ai grave des réactions. J'ai grave des réactions à chaque fois. Mais pour tout te dire, je ne sais pas quand sera diffusé cet épisode, mais je suis en train de créer un podcast perso.
- Speaker #0
Ok, trop bien.
- Speaker #1
dans lequel je vais vraiment revenir un peu au... à ma première histoire, tu vois, comment tout ça a commencé, c'est moi qui parle dans un micro des trucs que j'aime.
- Speaker #0
Tu te racontes.
- Speaker #1
Et je raconte surtout les trucs que j'écoute et pourquoi j'ai kiffé ça, tu vois. Et de manière très simple et sans concept et sans attente et sans rien du tout. Mais justement parce que je voyais que quand je partage les trucs en story que j'écoute, j'ai beaucoup de réactions, j'ai beaucoup de questions. Ah ouais, t'aimes ce truc-là ? Et qu'est-ce que t'as pensé de ce truc-là ? Et du coup, il me manque quand même aujourd'hui dans ce que je fais. Un espace où je suis totalement libre et je peux parler sans analyser forcément, mais juste en disant ce truc-là, j'arrête pas d'écouter. Peut-être même des fois je vais vous dire, j'ai pas d'explication de pourquoi j'aime ça, peut-être c'est nul, mais moi j'écoute que ça. Et en fait c'est un peu un journal de bord, tu vois, de ma passion, de comment mes goûts...
- Speaker #0
Attention les journaux de bord, faut pas les donner à Netflix après.
- Speaker #1
C'est ça, c'est sûr.
- Speaker #0
J'ai la ref. T'as la ref, ouais.
- Speaker #1
Non, non, y'a rien de problématique. Non, mais tu vois, c'est même... Tu vois, les goûts, ils sont censés évoluer. Et moi, je suis trop... J'ai trop de tendresse pour les premiers podcasts aussi que j'ai écoutés. Le premier podcast que je suis enregistré, je crois, ça parle du 6-6-7. Vraiment, c'est en 2019. Et voilà, on était trois allumés dans une cave. sans ambition aucune et tout. On se disait, ah putain, mais ces mecs-là, ils sont trop forts, il faudrait qu'on fasse quelque chose dessus. Ok, ok, on en parle, on fait un podcast, et à la fin, on fait un tour de table, c'est quoi votre recours du moment ? Ouais, bah moi, je vous parlais de Saut la Lune, et quand j'ai réécouté ça plus tard, je me suis dit, purée, en fait, aujourd'hui, 6 ans, 7 ans plus tard, Saut la Lune...
- Speaker #0
Il sort quelque chose cette semaine, non ?
- Speaker #1
Ouais, et il a fait un Zénith, le 6-6-7, je t'en parle même pas, enfin voilà... personne ne les présente aujourd'hui. Et en fait, j'ai trop de tendresse pour ce... d'avoir cru en nous, tu vois.
- Speaker #0
C'est satisfaisant de ouf.
- Speaker #1
D'avoir cru en nos goûts. Et ça me rappelle, tu vois, c'est un peu un rappel quotidien aussi, de dire que t'as pas besoin d'attendre que les gens disent, ah, tu devrais faire ça. Si tu kiffes le truc, parle-en, parce que t'as forcément une raison pour laquelle t'as aimé ça, tu vois. Donc parle-en. Peut-être que ça parlera pas beaucoup, mais... Il y a des chances pour que ça parle, tu vois.
- Speaker #0
Toi, t'as eu la chance que ça t'amène là.
- Speaker #1
Ouais, ouais, c'est ça. Tu vois,
- Speaker #0
et que ça te donne raison.
- Speaker #1
Et aussi que ça justifie juste... Moi, je kiffe faire ça, tu vois. Je kiffe l'exercice. Pour moi, c'est une raison suffisante, tu vois. Tant que tu causes de tort à personne... que tu dis pas des contre-vérités je pense que t'as ta place et si tu prends du plaisir à le faire tu le fais mais c'est important aussi de justement prendre le chemin que t'as envie de prendre sans qu'on te dise il
- Speaker #0
faudrait parler de ce truc là il faudrait créer un média en fait j'ai l'impression que ce nouveau format je pense que c'est la tournure moins contraignante de Twitch pour toi c'est exactement ça Twitch, tu vois... Mais le problème, c'est que tu dois être là.
- Speaker #1
C'est exactement ça. Tu as tout compris. En fait, Twitch, c'était trop des belles années. Et je ne te dis pas que c'est fini, tu vois. Mais concrètement, aujourd'hui, j'ai des journées de fou. Et je rentre chez moi le soir pour ma santé mentale aussi. Je débranche parce que sinon, je n'arrête jamais. Et donc, Twitch était un peu demandant parce que tu ne peux pas faire un live de 45 minutes. Ça ne sert à rien. Le temps que les gens arrivent, l'ambiance, elle se pose et tout. Et moi, mes meilleurs lives, ça dure 3, 4, 5 heures, tu vois. Et... On n'a pas tout ce temps-là, heureusement. Tu vois, on a d'autres choses à faire. Mais du coup, c'est un peu exactement ça, l'alternative d'avoir des petits épisodes de 30 minutes, mais une fois par semaine. J'écoute quoi en ce moment ? Les gens, je sais qu'il y a des gens qui attendent ça, ça leur fera plaisir, ça leur donnera des idées, ça leur recommandera des trucs, ça les confortera dans un truc et tout, ou juste passer un moment agréable, tu vois. Moi, je consomme énormément de podcasts. Pas trop de podcasts qui parlent de musique spécifiquement. Mais juste les gens que je trouve cool, qui parlent de choses et d'autres. Ça peut être culture, mais autres aussi. Tu vois, dans mes trajets quotidiens et tout, ou même au taf pendant que je travaille et tout, je trouve ça agréable. Donc je me suis dit, en vrai, moi j'aime ça. Les gens me demandent de revenir sur Twitch ou de refaire des trucs, je vais le faire. Et je vais essayer de m'y tenir. Mais là, je vais le faire dans une forme où justement, c'est plus agréable. C'est juste moi, un micro, je parle, et après, on plie bagage, tu vois. c'est posté, c'est en ligne et on passe à autre chose magnifique,
- Speaker #0
écoute on se réjouit de voir tout ça qu'est-ce que tu écoutes en ce moment ? t'as parlé de Jeune Morty ?
- Speaker #1
ouais Jeune Morty j'adore j'adore depuis quelques temps, j'avais beaucoup écouté en attendant Eponyme je crois que c'était ça, après il y a eu Eponyme je me souviens,
- Speaker #0
j'ai pas un souci je me souviens pas des titres d'albums je suis pareil que toi t'inquiète,
- Speaker #1
je suis vraiment pareil C'est bon. Mais Jeune Morty, ça fait partie des artistes que j'aime beaucoup. Donc là, le dernier, Jeune Morty, volume 1, je le trouve très réussi. Donc j'écoutais beaucoup ça. J'ai découvert aussi une artiste un peu particulière, Crime de Gouerre, que j'aime beaucoup aussi. Wow, quel nom ! Ah ouais, si t'as jamais entendu... Je n'étais pas prêt. Ah bah, t'es vraiment pas prêt non plus pour la musique que cette personne fait. Et c'est très particulier. Justement, ce sera l'occasion d'en parler dans un podcast en longueur pour le présenter. Mais c'est complètement différent. C'est très étrange. Et c'est ça qui m'a attiré. Je ne sais pas exactement pourquoi j'aime ça. Enfin, toutes les raisons pour lesquelles j'aime ce truc. Mais je kiffe. Vraiment, je trouve ça trop bien. En tout cas, c'est vraiment le produit de son époque. Donc, je trouve ça cool. Après, moi, j'ai toujours mes valeurs sûres. J'ai mes rappeurs préférés. O'Keefe, j'écoute toujours autant. Hurd, c'est un rappeur que j'aime trop aussi. Un rappeur qui est à Bruxelles aujourd'hui, que je trouve vraiment trop fort, qui a une poésie de fou et qui met le rap, musique électronique. Aujourd'hui même, je trouve que c'est compliqué de vraiment définir, d'enfermer en tout cas un artiste dans un seul genre. J'aime bien les artistes qui vont sur... plein de terrains différents qui expérimentent à C9 je te disais le dernier trois titres je le trouve extraordinaire donc voilà ça c'est un peu mes valeurs sûres qui changent jamais et après comme je te disais tout à l'heure je suis un peu dans le contraire du commun des mortels c'est à dire je vais écouter des trucs ultra mainstream et découvrir et me prendre une tarte alors que j'ai jamais écouté ça donc Zara Larsson dernièrement son album j'ai trop kiffé Merci. Une artiste que j'écoute depuis très longtemps, que je prends trop de plaisir à kiffer, en dehors du rap, Pink Pantresse.
- Speaker #0
Mais c'est une dinguerie que tu me parles de ces deux artistes. Parce que tout à l'heure, j'enregistrais avec Farah, et en fait, je lui parlais du Montreux Jazz, on va parler du Montreux Jazz, puis il me disait, oh il y a Zara Larsson, oh il y a Pink Pantresse, puis moi j'étais là genre, je connais pas du tout. Et tu me cites les deux qui viennent au Montreux Jazz.
- Speaker #1
C'est trop de la musique satisfaisante ça. Là, je ne suis pas dans mon terrain rap. Je n'ai pas d'attente autour du rap. C'est vraiment... Pink Panther, je pense vraiment que c'est une des plus grandes artistes de cette époque-là parce qu'elle a un talent extraordinaire de production. d'interprétation. Elle est extraordinaire. Zara Larsson, c'est particulier parce que c'est une artiste qui est là depuis très longtemps, mais son dernier album, il a complètement explosé. C'est très pop. C'est vraiment pop. Donc, si tu es réfractaire à ça, ça peut être... Franchement, je te conseille. Je l'ai vu en live. C'était extraordinaire. Je pense que là, je suis dans une période où ce que je recherche, c'est de la musique expressive et satisfaisante. Dans le sens où... Je ne dirais pas positif, c'est trop simple de dire positif, mais tu vois, un peu solaire. Comme Jeune Mortier, son dernier album, il est solaire. Et il y a un truc un peu de fête, mais sans que ce soit de la fête un peu forcée. Ce n'est pas des rythmiques, on n'a pas voulu faire le son qui va tourner absolument, pas évident. Mais en vrai, c'est un peu Théodora qui a lancé cette énergie-là aussi dans mes goûts. ou en tout cas de... vouloir entendre de la musique vraiment joyeuse dans un sens assez noble. Pas légère, mais libératrice un peu. Je suis un peu dans cette musique-là.
- Speaker #0
C'est bien écrit quand même parce que je vois tout à fait le type de musique. On a mentionné le Montreux Jazz. Je l'ai fait. C'était l'année passée ou il y a deux ans ?
- Speaker #1
C'était l'année dernière. Franchement, c'était un très bon moment. J'ai trop kiffé.
- Speaker #0
T'étais venue pour le boulot ?
- Speaker #1
Oui, parce que j'étais venue avec Combini, parce qu'on est partenaire.
- Speaker #0
C'est juste, bah oui en fait.
- Speaker #1
On est partenaire et du coup, je me suis dit pourquoi pas, parce qu'en fait, on est amené à couvrir énormément de festivals, mais souvent j'envoie des équipes, parce que moi je reste souvent à Paris pour piloter ça depuis Paris. Mais de temps en temps, je me fais des petits kiffs, surtout pour découvrir soit des endroits que je ne connais pas, soit des festivals que je ne connais pas. Et là, en l'occurrence, je ne connaissais pas le Montreux.
- Speaker #0
La Riviera, si jamais c'est le plus bel endroit en Suisse, à mon avis. Il n'y a pas plus beau. Le lac et les montagnes derrière, c'est irréel. Non,
- Speaker #1
mais je te jure, j'en parle avec des gens autour de moi. Et je leur dis, vous m'auriez pris pour une folle si vous m'aviez vu là-bas. Je marche dans la rue, je regarde dans l'air, je n'ai pas de musique. Je suis comme dans un rêve, comme dans un film. Tout est calme, tout est propre, beau, les gens sont cool. Je pense que ce n'est pas du tout un descriptif précis de ce qu'ils vivent les gens. Mais en tout cas, j'ai l'impression que pendant ce temps-là, il se passe un truc un peu magique, un peu irréel. Surtout quand tu sors de Paris, tu arrives là-bas. Je me rappelle vraiment, je me suis allongée dans l'herbe, j'ai fait une sieste et tout. jamais de la vie je ferais ça ni à Paris ni à Lyon et en vrai c'est une détente qui est assez folle et en plus la programmation musicale elle est extraordinaire, elle est hyper qualitative moi j'avais vu du coup George Jasmis l'année dernière Ray Theodora donc voilà c'était la programmation ils sont trop forts et cette année encore j'y retourne je vais y retourner et ça va être encore une fois extraordinaire
- Speaker #0
J'ai trop hâte carrément. Ils ont fait des très belles soirées. En fait, ils ont l'art de nous surprendre. Pour moi, tu vois, la soirée Sacha Keeble-Tyla, j'ai envie d'y aller. Mais dans le sens où ce ne sont pas les mêmes publics du tout. Mais c'est les mêmes publics d'une certaine manière. Ils sont trop forts.
- Speaker #1
La curation, elle est extraordinaire au Montreux Jazz Festival. Quand tu entends Montreau Jazz Festival, tu peux avoir l'impression que c'est un truc un peu pompeux, un peu jazz pour les anciens. Pas du tout. C'est hyper jeune. Et surtout, il y a le dénominateur commun. C'est un peu une excellence dans chaque domaine. Rap, pop, jazz. Mais il y a plein de trucs super populaires cette année. Il y a R'n'Boy. Il y a vraiment des trucs hyper appareils.
- Speaker #0
Ils n'ont pas peur d'aller dans des trucs totalement différents et pour que un peu plus de contexte, c'est vrai que c'est très élitiste parce qu'au final, les prix des billets et des concerts sont très chers mais en fait, ils ont fait un truc qui est incroyable, c'est qu'il y a une énorme partie gratuite donc tout le monde peut y aller il y a des concerts gratuits il y a des stands il y a des plateformes où il y a des concerts, DJ, etc donc en fait, c'est probablement l'un des festivals les plus élitistes du monde, mais en fait, il y a aussi le truc le plus gratuit parce que Merci. tous les autres festivals, tu dois payer ton entrée pour être dans la zone. Montre jazz, pas. T'es dans la ville et t'es dans le festival, en fait.
- Speaker #1
C'est trop bien. Et en plus, le cadre est extraordinaire. Même si t'es jamais venu en Suisse et que t'as rien à faire là-bas, c'est l'occasion pour découvrir la région. Ouais, franchement,
- Speaker #0
ouais. T'arrives pas à y croire. Bon, bah écoute, je te souhaite de passer un très bon MJF, un très bon jazz, comme on dit chez nous. Ça fait les deux premières semaines de juillet. Sandra, on arrive à la fin.
- Speaker #1
Ok, ok, déjà. On a bien parlé.
- Speaker #0
On a bien parlé, t'inquiète pas. Avant qu'on termine, j'ai deux questions pour toi. Du coup, la première, c'est ton son du moment ?
- Speaker #1
C'est un son de Hurd, justement, et je ne vais pas déroger à ma réputation. C'est un artiste que peu connaissent, mais les vrais savent. Je vais dire que les vrais savent. Si tu aimes la musique, si tu aimes le rap, si tu aimes un peu justement découvrir des nouvelles choses, tu es tombé sur moi, et donc tu es tombé sur moi qui parle de Hurd. Voilà ça que j'ai envie de dire Et il y a un morceau qui vient de sortir Dans son dernier album qui s'appelle Sexy Red Et franchement c'est une très belle Expression de ce qu'il sait faire J'ai l'impression à chaque fois Que j'écoute Hurd Ma définition la plus simple c'est que C'est un artiste qui est comme un ami Que tu vas retrouver Dans un projet Où il va te raconter ses dernières années Ses aventures Comment il traverse la vie Et ses méandres évidemment Mais il y a un truc vraiment d'ami quand tu écoutes sa musique. C'est un mec trop attachant et trop, trop cultivé, passionnant. Il produit aussi pas mal sa musique. Il est entouré de très belles personnes et de personnes très talentueuses. Franchement, j'ai trop d'attachement pour sa musique. Et vraiment, quand je l'écoute, ça me fait un effet de « Ah, je suis avec un pote, là » . Et donc, le morceau « Sexy Red » , il est à la fois, comme je te disais, un peu joyeux, léger. Mais tout en ayant une exigence dans la production. Donc je recommande ce morceau.
- Speaker #0
URDE, sexy red. URDE, ça s'écrit comment ?
- Speaker #1
U-R-D-E.
- Speaker #0
Ah oui, simplement.
- Speaker #1
Tout simplement.
- Speaker #0
Ok. La deuxième question, c'est si tu peux avoir cinq personnes à ta table pour manger, célébrité ou pas, vivante ou pas ? J'ai eu des tables, vraiment, c'est n'importe quoi.
- Speaker #1
Moi, j'ai une table qui va faire appel à mes origines lyonnaises. Il y aura Karim Benzema.
- Speaker #0
Évidemment.
- Speaker #1
Parce que je rêve de parler avec lui sans caméra, sans micro, sans rien. Juste pour avoir le pélo de Lyon. Parce qu'il est trop mystérieux en plus dès qu'il poste un truc,
- Speaker #0
il y a une caption que tu n'arrives pas à comprendre. Il m'énerve.
- Speaker #1
C'est vraiment un ringard mais comme on aime être à Lyon. Je mettrais Karim Benzema. Puisque tu me donnes l'opportunité de ressusciter des gens, je mettrais Tupac. Pourquoi ?
- Speaker #0
Ça va ensemble.
- Speaker #1
Ça va ensemble, merci. Ça va ensemble. Pour comprendre pourquoi justement ce lien entre la West Coast et la ville de Lyon, et particulièrement Tupac et la ville de Lyon et Karim Benzema. Il y a un lien d'âme entre toutes ces personnes, toutes ces choses. Après, je te dirais Théodora parce que je suis fascinée par elle, par ce qu'elle fait, par son talent, par sa personnalité. Mylène Farmer.
- Speaker #0
La discussion Benzema-Mylène Farmer. Je veux la voir.
- Speaker #1
Franchement, ça ne pourrait pas être extraordinaire.
- Speaker #0
De ouf.
- Speaker #1
J'ai envie de créer ce moment. Mylène Farmer, parce que trop mystérieuse et en même temps, c'est tellement un poids lourd. C'est un poids lourd de la musique.
- Speaker #0
Elle revient, elle fait 10 stades de France.
- Speaker #1
Oui, mais elle n'est jamais partie. Elle est toujours là. Elle a trop influencé la musique. Justement, le fait qu'elle ne s'est pas beaucoup exprimée. J'aime bien. Elle est la cinquième personne. C'est compliqué, mais je te dirais pareil, quelqu'un qui est parti dans des circonstances dramatiques, Lady Di. Lady Di, j'ai envie de savoir.
- Speaker #0
Qu'est-ce que t'as vécu dans la famille royale ?
- Speaker #1
Pourquoi t'as pété un câble ? Qu'est-ce qui t'ont fait subir ? Est-ce qu'on a saboté ta voiture ou pas ? Je veux tout savoir. Et en fait, je me dis, ouais, ça c'est une belle image de la pop culture que j'aime, tu vois.
- Speaker #0
Incroyable, incroyable. Mais c'est fou parce que Benzema, à chaque fois qu'il fait des trucs mystiques, il y a du Tupac.
- Speaker #1
Mais bien sûr !
- Speaker #0
C'est genre... Il utilise la street cred de Tupac pour dire
- Speaker #1
« Je peux balancer à tout moment » .
- Speaker #0
Mais balance !
- Speaker #1
Balance, oui, il a déjà eu des problèmes. Balance plus trop, reste sage. Mais je te jure que Tupac, pour le coup, c'est un des premiers albums que j'ai écoutés. Ah ouais ? Mais trop bizarre. Vraiment, j'étais très jeune, j'étais en primaire. Mais je sais pas. Je ne sais pas te dire comment c'est arrivé jusqu'à moi, mais c'est juste que c'était... Tu vois, c'était...
- Speaker #0
C'est pas logique. Enfin, c'est logique, mais c'est pas logique. Non,
- Speaker #1
mais pour moi, c'est un peu, tu sais aussi, la culture de la ville dans laquelle tu grandis. Moi, j'écoutais beaucoup de funk aussi, parce qu'à Lyon, on écoutait beaucoup de funk. Et on écoutait beaucoup de sons West Coast.
- Speaker #0
Et du coup,
- Speaker #1
je ne sais pas qui a mis ça dans ma tête, mais je me rappelle un souvenir très clair. J'étais chez ma copine Kayna, elle avait un ordinateur, elle avait YouTube, et on avait mis l'album de Tupac. Et on téléchargeait... Je ne sais même pas si on y avait eu... Il n'y avait même pas YouTube. Non, Il n'y avait pas YouTube. On avait téléchargé l'album de Tupac et on l'écoutait comme ça et on regardait l'écran. Parce qu'à l'époque, l'ordinateur, c'était une activité à part entière. Donc on regardait l'écran et on écoutait ça. Je pense que c'est les bruits de la ville. T'entends des noms comme ça et tu les écoutes. Donc le lien d'âme avec Tupac, j'aimerais discuter avec lui en vrai.
- Speaker #0
C'est une très belle table.
- Speaker #1
Vous mangez quoi ? Franchement, une pizza classique. populaire, accessible, ça peut aller à tout le monde. Personne ne peut dire « j'aime pas la pizza » .
- Speaker #0
Oui, et puis surtout, la pizza, c'est vraiment une nourriture où tu continues à parler pendant que tu manges. Oui, et on partage.
- Speaker #1
Chacun prend dans la pizza de l'autre et tout. C'est bien, c'est convivial.
- Speaker #0
Donc Benzema, Mylène Farmer, Tupac,
- Speaker #1
Théodora,
- Speaker #0
les Didi. Théodora, les Didi.
- Speaker #1
Ça aussi.
- Speaker #0
Théodora qui restylise les Didi.
- Speaker #1
Ça pourrait être incroyable. Je le vois aussi. Le feat de fou.
- Speaker #0
Incroyable. On arrive à la fin, à la fin. Avant, évidemment, je viens de Genève, je viens de Suisse et j'ai quelques cadeaux suisses pour toi.
- Speaker #1
Arrête ! Trop bien !
- Speaker #0
Alors on va commencer par un de mes partenaires. T'aimes bien cuisiner ou pas ? Ouais,
- Speaker #1
carrément.
- Speaker #0
Alors ça c'est du sel pimenté. T'aimes bien le piment ?
- Speaker #1
Ouais, carrément.
- Speaker #0
Alors c'est du sel pimenté LVDD. Trop bien ! Pour toi, tu goûteras, tu me diras.
- Speaker #1
Carrément, trop bien, merci beaucoup.
- Speaker #0
C'est un artisan suisse qui fait différents produits, des pâtes pimentées, des miels pimentés. Et là aussi, Griot qui est... Pas un fast-food. Oh, attention. Qui fait des chicken burgers en baguette. Donc, c'est magnifique.
- Speaker #1
Trop bien.
- Speaker #0
Donc,
- Speaker #1
peut-être que... Je vais grave goûter ça avec un bon. Voilà,
- Speaker #0
exactement. Ensuite, j'ai du café. Alors, les produits ne sont pas suisses, mais viennent de Suisse, les artisans. Là, tu as du café. Tu bois du café ?
- Speaker #1
Oui, à fond.
- Speaker #0
Donc là, tu as du café qui vient... Celui-ci vient du Rwanda.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
Si je ne me trompe pas, c'est de l'Arabica. Donc, il a été fait à plus de 2000 mètres. Attends, je peux jeter un oeil ?
- Speaker #1
1700 mètres. d'altitude.
- Speaker #0
C'est mis Arabica dessus ? Robusta. Arabica, ouais, c'est ça. Bon, d'habitude, Arabica, c'est près de 2000 mètres, mais bref. Il suffit de le moudre ou bien, je ne sais pas si vous avez une machine magnifique, donc tu goûteras. Et finalement, évidemment, est-ce que je dois répondre au cliché ? Oui.
- Speaker #1
Là, franchement, j'aurais été déçue. Si tu me ramènes des cadeaux, tu ne me ramènes pas de chocolat.
- Speaker #0
Voilà, j'ai du chocolat, donc de Praline Chocolaterie à Neuchâtel. Et il y a eu Donc... Attends, je vais t'ouvrir l'autre. Ah non, c'est celui-là. Donc voilà pour toi. Je te laisse. Arrête !
- Speaker #1
Ah, c'est trop stylé !
- Speaker #0
Voilà, mais t'en as deux comme ça. Tu sais, c'est comme quand on mange des gâteaux avec une photo de nous dessus. On a du mal à manger la partie. Là, comme ça, t'en as deux.
- Speaker #1
Franchement, je suis trop contente.
- Speaker #0
Avec plaisir.
- Speaker #1
Génial.
- Speaker #0
Si t'aimes le chocolat, tu vas te mettre bien.
- Speaker #1
J'aime trop le chocolat, t'es fou. Partage pas. Non, non, non. C'est tout pour moi, là.
- Speaker #0
C'est tout pour toi, voilà.
- Speaker #1
Merci beaucoup.
- Speaker #0
Sandra, merci infiniment pour ton temps, pour les locaux.
- Speaker #1
Merci à toi, franchement, avec plaisir.
- Speaker #0
Et bonne suite, chef combini, je ne sais pas, on verra, on monte.
- Speaker #1
Écoute.
- Speaker #0
On vit les sommets.
- Speaker #1
Franchement, t'as eu deux limites.
- Speaker #0
A toutes les auditrices et les auditeurs qui sont encore là, je vous remercie infiniment pour votre écoute. C'était l'épisode 3 de la Paris Recording Week. On n'a pas encore terminé et voilà, on se voit au prochain épisode. Bye bye.
- Speaker #2
Merci d'avoir écouté. Bye bye.