- Speaker #0
Bienvenue dans DeepMedia, le podcast qui décrypte les médias à l'heure du numérique. Je suis Julien Bougeot, consultant social media et IA générative, mais avant tout passionné et curieux de l'univers média depuis plus de 15 ans. Dans un écosystème en perpétuelle transformation, comment les médias s'adaptent-ils ? Comment se réinventer face aux nouvelles technologies et aux géants du numérique ? Quel avenir pour l'information et ceux qui la produisent ? Si ces questions vous intriguent, alors vous êtes au bon endroit. DeepMedia, c'est un temps de réflexion et d'échange avec celles et ceux qui façonnent l'avenir du secteur. Aujourd'hui... je vous propose un épisode spécial consacré à la 8ème édition du Festival Médias en Scène qui s'est déroulé le 15 janvier dernier. Une journée riche en échanges, en réflexions pour imaginer, comprendre et décrypter le paysage médiatique actuel et futur. Afin de vous proposer une version synthétique des échanges avec un focus sur les sujets numériques, digitaux ainsi que ceux liés à l'IA générative, je vous propose un résumé des échanges générés grâce à la fonctionnalité Résumé Audio de Google Notebook LM. A présent, je vous laisse découvrir cet épisode. et je passe la parole à mes deux co-animateurs. Bonne écoute !
- Speaker #1
Bonjour et bienvenue. Aujourd'hui, on va plonger dans les coulisses de médias en scène, le grand rendez-vous où tout le secteur des médias se regarde un peu dans le miroir.
- Speaker #2
Bonjour !
- Speaker #1
On a épluché les débats, les conférences pour essayer de répondre à une question qui planait un peu partout.
- Speaker #2
Oui, cette impression que les médias sont pris dans un étau impossible.
- Speaker #1
C'est ça. D'un côté, des audiences qui s'éparpillent sur mille plateformes et de l'autre, une intelligence artificielle qui menace de tout dévorer. La mission du jour, c'est de voir s'il y a une issue.
- Speaker #2
Ce qui est frappant dans toutes les sources, c'est que tout le monde semble d'accord sur une chose. On vit un moment aussi bouleversant que l'arrivée d'Internet il y a 20 ans.
- Speaker #1
Une sorte d'urgence.
- Speaker #2
Exactement. Une prise de conscience que les modèles traditionnels sont en train d'exploser et qu'il faut tout réinventer et le faire maintenant.
- Speaker #1
Alors, commençons par le premier côté de cet étau. Cette fameuse fragmentation des audiences. On le voit bien, le contenu est partout. Sur YouTube, TikTok...
- Speaker #2
C'est ce que les professionnels appellent l'hyperdistribution.
- Speaker #1
Et ça pose une question toute simple. Si on est partout, qui paie la note à la fin ?
- Speaker #2
C'est exactement ça. C'est la tension centrale qui a animé tous les débats. La question n'est plus comment atteindre les gens, mais plutôt comment on finance l'information et la création de qualité dans ce nouvel ordre.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #2
Comme le disait en intervenant, Le pire piège, c'est d'être présent à des endroits où il y a une consommation massive, mais absolument aucune monétisation.
- Speaker #1
On travaille pour la gloire en fait.
- Speaker #2
Ou plutôt pour la gloire des plateformes.
- Speaker #1
Et face à ce casse-tête, ce qui est intéressant, c'est qu'il n'y a pas de solution miracle. Les sources montrent des stratégies qui sont aux antipodes les unes des autres.
- Speaker #2
C'est ça qui est passionnant. On voit se dessiner trois grandes philosophies. La première, on pourrait l'appeler la stratégie de la forte S. L'exemple type, c'est Radio-Canada.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #2
Eux, ils ont dit stop à l'hyperdistribution. Ils ont tout rapatrié sur leur propre application Radio-Canada Audio pour garder le contrôle total de la relation avec leur public.
- Speaker #1
Mais c'est un pari incroyablement risqué, non ? En se coupant des plateformes, est-ce qu'ils ne risquent pas de devenir invisibles pour toute une génération qui ne viendra jamais télécharger leur application ?
- Speaker #2
C'est le risque. Mais pour eux, il est calculé. Leur représentante a utilisé une image très parlante, elle a dit C'est plus difficile de rentrer le dentifrice dans le tube une fois qu'il est sorti.
- Speaker #1
Je vois l'idée.
- Speaker #2
Pour eux, avoir laissé les GAFAM distribuer leur contenu était une erreur stratégique. Et le blocage de leurs articles par méta au Canada, ça a été l'électrochoc qui a validé leur choix.
- Speaker #1
Ils préfèrent une audience plus petite mais maîtrisée.
- Speaker #2
Voilà. Plutôt qu'une audience immense mais volatile et non monétisable, sur laquelle ils n'ont aucun contrôle. C'est une question de souveraineté.
- Speaker #1
D'accord. Donc la forteresse d'un côté, et à l'opposé complet... J'imagine qu'on trouve ceux qui se disent qu'il faut être absolument partout, tout le temps.
- Speaker #2
Exactement. C'est la deuxième stratégie, celle de l'omniprésence. Elle est incarnée par des groupes comme CMA Média avec BFM RMC.
- Speaker #1
Et leur philosophie c'est quoi ?
- Speaker #2
C'est dingue. Les audiens en sont particuliers les jeunes, sont sur Youtube, sur Twitch, sur les réseaux. Alors allons-y, ils mettent leur contenu en replay sur Youtube, ils font des émissions sur Twitch, ils s'associent avec des acteurs comme Brut.
- Speaker #1
Ils acceptent de perdre une partie du contrôle.
- Speaker #2
Oui, pour aller chercher l'audience là où elle est.
- Speaker #1
Ce qui nous amène à une troisième voie, un peu entre les deux.
- Speaker #2
Celle d'Arte.
- Speaker #1
Oui, celle d'Arte exactement. Comment est-ce qu'ils se positionnent eux ?
- Speaker #2
Eux ils appellent ça l'omni-découvrabilité. C'est subtil. L'idée ce n'est pas de distribuer eux-mêmes leur contenu partout.
- Speaker #1
Non.
- Speaker #2
C'est de construire une marque éditoriale tellement forte, tellement unique, que les autres plateformes voudront la distribuer et la mettre en avant.
- Speaker #1
Ah c'est malin.
- Speaker #2
Ils se disent « on est trop petit pour gagner la bataille de la distribution face aux géants américains » . Alors concentrons toutes nos forces sur ce qu'on fait de mieux, des contenus inimitables. C'est la stratégie de la marque forte.
- Speaker #1
On voit bien que derrière ces choix, il y a cette angoisse de la dépendance. Surtout pour les médias de service public.
- Speaker #2
Absolument. Ils ont cette mission d'intérêt général et ils ne peuvent pas se permettre de disparaître si une plateforme change son algorithme.
- Speaker #1
C'est ce concept de souveraineté numérique.
- Speaker #2
C'est ça. Et la solution qui a été mise en avant, c'est la collaboration. L'exemple qui a marqué les esprits est celui de la Belgique.
- Speaker #1
Ah oui, ben…
- Speaker #2
Là-bas, les médias publics se sont alliés pour créer une plateforme de streaming unique. Et le résultat, c'est qu'elle est devenue leader sur son marché national, devant Netflix et les autres.
- Speaker #1
La preuve que l'union peut faire la force.
- Speaker #2
Carrément.
- Speaker #1
Mais il n'y a pas que le modèle économique qui est en crise. Il y a aussi la confiance. Un paradoxe a été soulevé. Les gens réclament plus d'infos sur le climat.
- Speaker #2
Mais en même temps, la consommation de ces infos baisse et la défiance augmente. On parle de backlash écologique.
- Speaker #1
Comment on l'explique ?
- Speaker #2
C'est la partie émergée d'un iceberg bien plus gros. La polarisation de la société. Tous les intervenants le soulignaient. Les algorithmes des réseaux sociaux sont conçus pour récompenser non pas la nuance ou la vérité,
- Speaker #1
mais ce qui fait réagir.
- Speaker #2
Voilà, c'est l'économie de l'attention. Le clash, l'indignation, l'émotion. Et cet environnement est toxique pour le journalisme basé sur les faits.
- Speaker #1
D'accord, on voit le diagnostic. Mais est-ce qu'on est juste condamné à subir ça ? Est-ce que des pistes ont été évoquées ?
- Speaker #2
Oui, et c'est là que ça devient intéressant. Certains misent sur des formats lents qui prennent le contre-pied de l'instantanéité. D'autres expérimentent avec des labels de certification, du fact-checking beaucoup plus visible.
- Speaker #1
L'idée c'est de recréer des espaces de confiance.
- Speaker #2
C'est ça, réaffirmer la valeur d'une information vérifiée et contextualisée. La bataille est loin d'être gagnée mais personne n'a baissé les bras.
- Speaker #1
Toutes ces stratégies, cette lutte pour la confiance, c'est une partie de la réponse. Mais le vrai game changer, la technologie qui peut soit souver les médias, soit les achever, c'est l'intelligence artificielle.
- Speaker #2
Clairement. On est sortis de la phase de gadget ou d'expérimentation. Les sources montrent que 2025 marque le début de l'industrialisation de l'IA dans les rédactions.
- Speaker #1
Et le message principal, c'est quoi ?
- Speaker #2
Le message martelé par tous les médias, c'est que l'objectif n'est pas de remplacer les journalistes. C'est de les...
- Speaker #1
Augmenter.
- Speaker #2
Augmenter les journalistes. Ça sonne un peu comme un slogan en marketing. Concrètement, ça veut dire quoi ? Donnez-moi un exemple qui n'est pas juste la transcription automatique d'une interview.
- Speaker #1
D'accord. Prenons Le Parisien. Ils utilisent l'IA pour générer en quelques minutes des articles sur les résultats d'une élection ou sur les prix de l'immobilier. Et ce, pour des milliers de communes d'Ile-de-France. Un travail qu'aucun humain ne pourrait faire.
- Speaker #2
Et c'est validé par un journaliste derrière j'imagine ?
- Speaker #1
Bien sûr, chaque article est relu et validé. Ou encore cet exemple d'un journal belge, L'Avenir, qui a automatisé la rédaction d'un article hebdomadaire sur les randonnées de la région.
- Speaker #2
Et le bilan ? Ça a libéré au jourmier entier de travail à un journaliste. qui a pu se consacrer à une enquête de fond.
- Speaker #1
Ah oui, là on voit le gain. C'est de l'automatisation de tâches à faible valeur ajoutée pour libérer du temps pour du vrai journalisme. Et pour les archives, j'imagine que le potentiel est énorme.
- Speaker #2
C'est une mine d'or qui s'ouvre quoi. Ouest France par exemple est assise sur 100 millions de contenus numérisés. L'IA leur permet de naviguer dans cette masse, de faire des liens, de retrouver des histoires oubliées.
- Speaker #1
C'est vertigineux.
- Speaker #2
Complètement.
- Speaker #1
D'accord, ça c'est pour les coulisses. Mais pour le public, est-ce qu'on va vraiment sentir la différence ? Ou est-ce que ce sont surtout des gains de productivité en interne ?
- Speaker #2
On commence à avoir des services très concrets. Prenez le monde in English. Ce projet de traduction de leurs meilleurs articles en anglais n'a été possible économiquement que grâce à l'IA. Et le paradoxe, c'est que ça a permis de créer dix vrais emplois de journalistes anglophones pour la relecture et l'édition.
- Speaker #1
C'est un contre-exemple intéressant face à la peur de la destruction d'emplois. Et dans l'audio, il y avait ce projet un peu futuriste.
- Speaker #2
Le projet RMC BFM Drive. entièrement personnalisés.
- Speaker #1
C'est-à-dire ?
- Speaker #2
Un algorithme choisit des podcasts selon vos goûts et pour recréer l'expérience d'une vraie radio, ce sont les voix clonées des animateurs vedettes qui font les lancements et les transitions.
- Speaker #1
Waouh ! Technologiquement, c'est impressionnant, mais il n'y a pas un côté un peu étrange, un peu creepy, entendre une voix clonée me présenter un podcast ?
- Speaker #2
Si, bien sûr, c'est toute la question. On est à la frontière entre l'hyperpersonnalisation et une forme de valet de l'étrange. C'est une expérimentation.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #2
Mais le domaine qui avance le plus vite, c'est l'accès conversationnel. Les fameux chatbots.
- Speaker #1
Et qu'est-ce qu'ils en ont appris avec ces tests ?
- Speaker #2
L'enseignement majeur est totalement contre-intuitif. Le plus grand défi, ce n'est pas d'apprendre à Lia à répondre. C'est de lui apprendre à ne pas répondre quand elle ne sait pas.
- Speaker #1
Attendez, c'est fascinant ça. Donc la chose la plus difficile à lui enseigner, c'est l'humilité. C'est l'inverse de la façon dont ces modèles sont conçus.
- Speaker #2
Exactement. Ils sont faits pour toujours avoir l'air sûr d'eux et leur apprendre à dire « je ne sais pas » . C'est crucial pour éviter les hallucinations et pour protéger ce que les médias ont de plus précieux, la crédibilité de leurs marques.
- Speaker #1
On a parlé de l'IA comme outil, mais il y a une autre dimension, plus créative, plus déroutante, presque philosophique. C'est quand l'IA ne fait pas qu'assister, mais qu'elle se met à créer.
- Speaker #2
C'est là qu'on touche au cœur du réacteur. L'artiste Marion Carré a proposé une métaphore géniale pour y penser, le paradoxe du tapis roulant.
- Speaker #1
Le tapis roulant ?
- Speaker #2
Oui. Pour elle, l'IA peut être un tapis roulant qui nous emmène tous, sans effort, vers la standardisation, l'homogénéisation culturelle, où tout finit par se ressembler.
- Speaker #1
Ou alors ?
- Speaker #2
Ou alors, elle peut être un tapis de course, un outil qui demande un effort, qui crée une friction, mais qui au final augmente nos propres capacités.
- Speaker #1
J'adore l'image. concrètement un tapis de course, ça ressemblera quoi ?
- Speaker #2
Un exemple incroyable a été présenté les chansons impossibles de l'artiste Benoît Carré. Il a pris une chanson du groupe de rap PNL et la fait chanter par Dalida.
- Speaker #1
Comment c'est possible ?
- Speaker #2
La technique est la clé. Ce n'est pas l'IA qui a tout généré. C'est Benoît Carré lui-même qui a chanté le morceau avec son intention, son émotion d'artiste humain.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #2
Et ensuite... Lya a simplement remplacé son timbre de voix par celui cloné de Dalida.
- Speaker #1
Ah, la nuance est énorme. Ce n'est pas Lya qui chante, c'est une émotion humaine qui est revêtue d'une autre voix.
- Speaker #2
Précisément, c'est une collaboration, pas une substitution. Le résultat est une fiction alternative, une œuvre troublante et émouvante.
- Speaker #1
Mais il y a le revers de la médaille j'imagine ?
- Speaker #2
Bien sûr ! Marion Carré, l'artiste de la métaphore, a mené une autre expérience. Elle a utilisé une vieille IA, GPT-2, pour créer de fausses archives de tabloïds des années 50. Puis elle a mélangé le vrai et le faux et a demandé au public de faire le tri.
- Speaker #1
Et personne n'a réussi, je parie.
- Speaker #2
C'est pire que ça. Non seulement ils étaient incapables de distinguer, mais le simple fait de savoir qu'une IA pouvait être impliquée a semé un doute généralisé.
- Speaker #1
C'est-à-dire ?
- Speaker #2
Les gens se sont mis à douter de toutes les archives, y compris les plus authentiques. Ça montre que le vrai danger, ce n'est pas seulement de croire à un mensonge. C'est de ne plus arriver à croire en quoi que ce soit.
- Speaker #1
C'est une érosion de notre rapport à la réalité ?
- Speaker #2
Fondamentale.
- Speaker #1
Ce qui nous ramène à la question qui fâche, la question économique. Toutes ces IA, elles sont entraînées sur des quantités astronomiques de données, notamment les contenus produits par les médias.
- Speaker #2
C'est le conflit central. Le mot qui revenait dans toutes les bouches à Médias Sans Seine, c'est pillage. Les modèles d'IA ont absorbé des décennies de travail journalistique, le plus souvent sans autorisation et sans aucune rémunération.
- Speaker #1
Et le rapport de force est-il ? Il parle à l'info en se contentant de résumer les articles.
- Speaker #2
Et en siphonnant au passage tout le trafic et les revenus. C'est un risque existentiel, oui. La survie des médias dépendent de leur capacité à négocier, si possible collectivement, pour faire valoir leurs droits.
- Speaker #1
Alors si on reprend notre question de départ. Les médias sont-ils coincés dans cet étau impossible ? D'un côté, on a vu qu'il n'y a pas de recette magique pour la distribution.
- Speaker #2
Mais des stratégies audacieuses qui se testent, de la forteresse à l'omniprésence.
- Speaker #1
Et de l'autre, on a cette IA qui est une technologie à double tranchant.
- Speaker #2
Un outil formidable d'efficacité et de créativité, mais aussi une menace fondamentale pour les modèles économiques et pour la notion même d'authenticité.
- Speaker #1
Au fond, on en revient toujours au même enjeu.
- Speaker #2
Exactement. Comment garder le contrôle de sa destinée ? et la confiance de son public quand des forces aussi puissantes bouleversent tout l'écosystème.
- Speaker #1
C'est un sacré défi.
- Speaker #2
Ce qui laisse une dernière pensée en suspens. Les sources nous parlent à la fois d'un futur avec des contenus liquides, infiniment personnalisés, comme cette radio sur mesure, et en même temps elles nous alertent sur le risque d'une homogénéisation culturelle massive, ce fameux tapis roulant.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #2
La question qui reste ouverte est donc celle-ci. Est-ce que l'IA va nous offrir une information et une culture à notre image, infiniment riches et diverses ? Ou est-ce qu'elle va subtilement nous enfermer dans une seule et même version du monde, façonnée en silence par les biais de ces algorithmes ?
- Speaker #0
Merci d'avoir écouté ce récap de la 8e édition du festival Médias en scène, généré avec Google Notebook LM. Je suis preneur de tous vos retours à propos de ce format. Je vous donne rendez-vous prochainement pour de nouvelles interviews inédites où l'on va continuer d'explorer le futur des médias à l'heure du numérique. En attendant, pour ne pas manquer les prochains épisodes, abonnez-vous à ce podcast et mettez les commentaires à l'étoile adéquate. DeepMedia est un podcast autoproduit par FollowMeConseil, agence de formation et conseils stratégiques spécialisée en IA générative et social media. A très bientôt !