- Speaker #0
Je pense que du côté des médias et du côté du journalisme, en fait, ce serait une erreur de penser d'associer uniquement l'IA ou de réduire l'IA à son côté génératif. Donc voilà, on est sur quelque chose qui est potentiellement beaucoup plus vaste et dont les impacts vont largement au-delà de créer de la copie.
- Speaker #1
Bienvenue dans Deep Media, le podcast qui décrypte les médias à l'heure du numérique. Je suis Julien Bougeaud, consultant social médias et IA générative, mais avant tout... passionné et curieux de l'univers média depuis plus de 15 ans. Dans un écosystème en perpétuelle transformation, comment les médias s'adaptent-ils ? Comment se réinventer face aux nouvelles technologies et aux géants du numérique ? Quel avenir pour l'information et ceux qui la produisent ? Si ces questions vous intriguent, alors vous êtes au bon endroit. Deep Media, c'est un temps de réflexion et d'échange avec celles et ceux qui façonnent l'avenir du secteur. À présent, place à la deuxième partie de l'interview d'Annabelle Nicou, éditoriale lead IH et IBM et consultante pour One Ifra, l'association mondiale des éditeurs de presse. Bonne écoute !
- Speaker #2
Non mais par rapport à ce contexte-là, tu sens que déjà les boards en ont pleinement pris conscience. Comment est-ce qu'ils vont, ils font évoluer en gros leur stratégie par rapport à ça ? Parce qu'effectivement, on change complètement de modèle. C'est-à-dire que sur le modèle du clic, et effectivement de la monétisation qu'on avait des plateformes, des on-médias, les fameux on-médias, eh bien là on les a plus. Et comment est-ce que tous ces boards, ils agissent, ils réagissent et ils anticipent ?
- Speaker #0
Je pense qu'il y a plusieurs approches. Il peut y avoir l'appétit ou la volonté. En fait, il y a plusieurs tableaux. Il peut y avoir la volonté d'apparaître. Je pense que certains médias peuvent être tentés d'être plus défensifs en disant « moi, je veux bloquer tous les robots qui viendraient consulter mon contenu » . Déjà, il faut savoir qu'actuellement, Bon, ça... à peu près, il n'y a personne qui arrive à le faire avec du succès parce que c'est des milliers, des milliers, des milliers de robots qui viennent chaque jour. Tu peux identifier le robot qui va s'appeler ChatGPT Bot, mais il y a la plupart des robots, on n'a aucune idée qui y sont. Donc ça, Cloudflare le documente et c'est vraiment bien fait. Donc ça, c'est un énorme enjeu d'industrie. Le problème, c'est que même si ça va complètement disparaître, après, il y a quand même l'autre question de dire pas. Moi, je ne sais pas. Personnellement, je crois, si tu as des millions d'utilisateurs qui sont sur ChangeGPT ou qui sont sur AI Overview de Google, peut-être que tu veux y être en partie. Donc, de disparaître complètement, c'est aussi prendre le risque de perdre... De disparaître tout à l'heure. Oui, de perdre ton contact avec ton audience, d'une certaine manière. Ou de plus suivre les usages. Donc, je pense que c'est cette... Cet exercice-là qui est difficile et qui me paraît quand même assez central. Et après, une autre question quand même assez majeure aussi, c'est, on le voit dans les... Et ça, c'était une des prédictions de Florent Dodance dans Reuters cette semaine. La façon dont les gens se servent au quotidien des outils d'IA, par exemple, encore une fois, de chat GPT, pour poser des questions, c'est pour répondre à des questions sur un peu lifestyle ou comment... Comment réussir ma frangitane ? Des questions un peu vraiment sur le quotidien et tout. Et comment est-ce que les producteurs de news peuvent arriver aussi là-dedans ? Parce que pour l'instant, ils sont complètement absents. Et c'est vraiment... Il y a des opportunités. Ce que je veux dire, c'est qu'il y a des opportunités et des défis dans les deux sens. Tout bloquer me paraît difficile. Je ne pense pas que la plupart des médias n'y arrivent pas. Tu ne peux pas non plus complètement ignorer le fait. phénomènes et te laisser dépouiller.
- Speaker #2
Mais c'est compliqué parce que ça engendre aussi deux phénomènes. C'est le premier, c'est une forme de désintermédiation qui est entre tes producteurs d'infos et ton public. Et puis, ça amène aussi, finalement, à une forme de dilution de ta marque média, c'est-à-dire que tu as des médias qui investissent depuis des années, voire des décennies sur la construction d'une marque média, etc., sur tout ça. Et derrière, tout est mélangé avec, par exemple, peut-être un obscur blog qui traîne sur le web. Et tes infos hyper qualitatives qui ont été faites par des journalistes, etc., sont diluées avec ça. Et donc, il y a aussi cette notion-là qui doit vachement questionner. C'est compliqué quand même pour le modèle économique à venir de se dire comment est-ce qu'on va investir dans un média dont finalement on n'aura pas forcément connaissance, ou en tout cas dont le public n'aura pas forcément connaissance à l'avenir.
- Speaker #0
Oui, c'est une bonne question. Et si on regarde, je pense, au niveau des sources qui sont le plus utilisées dans les réponses d'IA, ça va être des grands médias. Même le côté diversité est quand même quelque chose qui questionne. Après, je pense que quand je parle ici au niveau des joueurs technologiques, il y a un gros appétit pour tout ce qui va être aussi local. tout ce qui va être spécialisé. Donc, je pense que l'ère 2010 a amené quand même beaucoup de... L'ère du trafic ou de la recherche du trafic a amené beaucoup d'uniformisation. C'est-à-dire, je me souviens d'une période où, si Paris Hilton faisait quelque chose, tout le monde... Peu importe le média, il fallait que tout le monde l'ait parce qu'on allait attraper du trafic par Google. Je me date un peu, mais ça date d'il y a longtemps, mais c'était quand même une réalité. Je pense qu'aujourd'hui, on invite quand même un peu plus à la différenciation. Par exemple... Flexity avec qui j'échange assez souvent, eux, quand ils constatent leurs utilisateurs sont très intéressés par des questions financières ou par des questions ultra précises, c'est sûr d'aller chercher du contenu de qualité, quel qu'il soit, qu'il soit au niveau du contenu fait par des grandes entreprises ou des grandes banques ou des universités ou par des médias qui sont hyper spécialisés, c'est sûr que ça va être intéressant versus avoir 300 sources qui vont toutes dire la même chose, mais qui ne le savent pas. où l'information va être assez basique finalement.
- Speaker #2
Oui, c'est ça, il y a une livraison personnalisée de l'info. Chacun veut vraiment son info qui nous correspond bien. Et est-ce que, par exemple, pareil, si on regarde un petit peu de manière générale, est-ce que l'une des solutions, ça ne serait pas finalement de passer des accords avec les grands acteurs pour de la distribution, c'est-à-dire de la mention de l'apparition dans les résultats, et finalement de développer en interne des bons petits cerveaux et des bons petits techniciens qui vont avec l'open source ? rapatrier un petit peu le savoir et monter les outils qui vont correspondre à chaque entreprise, parce que ce n'est pas l'une des pays.
- Speaker #0
En effet, mais je pense que la difficulté aussi, c'est que qui passe des accords ? C'est les gros. Donc ça, je pense que pour beaucoup de titres médias, c'est une difficulté. Mais en effet, la capacité, en fait, je pense qu'une erreur qui me paraît assez grande, c'est de de... de ne pas investir dans des ressources à l'interne. Parce que quand je parle à plusieurs acteurs de joueurs technologiques ici, il y en a beaucoup, notamment InFactory ou Miso.ai, qui vraiment encouragent les médias à comprendre la valeur de leur contenu. De dire, il faut arrêter de penser, parce qu'on a souvent entendu dans les médias, le contenu n'a pas de valeur. Voilà. et mes deux voir ce contenu-là comme du data et de dire que les compagnies médiatiques ont accès à de l'information en temps réel, vérifiée, produisent cette information-là et ça, ça a une grande valeur. Et les archives ont aussi une grande valeur. Donc comment tu peux valoriser tout ça ? Je pense qu'il y a beaucoup de créativité qui pourrait être explorée et beaucoup de choses qui sont à faire plutôt que de dire voilà tout ou le combat est perdu d'avance. En effet, l'open source permet aussi de développer beaucoup de choses. Tu n'as pas besoin uniquement, par exemple, d'avoir un accord avec OpenAI pour faire quelque chose qui va être intéressant. Au contraire.
- Speaker #2
C'est intéressant ton discours parce que c'est plein d'opportunités et notamment aussi pour des médias, on parle du local, etc. C'est vrai que les opportunités pour des structures locales... Il y a beaucoup d'opportunités quand même avec l'intelligence artificielle pour l'accessibilité, pour de la diffusion beaucoup plus importante, pour de la personnalisation de contenu. Donc, ils n'auraient pas les capacités initiales.
- Speaker #0
Oui, il y a eu l'apparition l'année dernière. Je ne sais pas, je vais être curieuse de voir concrètement ce que ça donne pour les médias. Mais du modèle de communication de protocoles, les MCP, c'est Anthropique qui a lancé ça. Maintenant, c'est Anthropique qui l'a donné à Linux. Donc, c'est complètement open source. c'est un standard qui est adopté en fait par beaucoup d'entreprises et que beaucoup de gens dans les médias voient de manière hyper positive comme une façon aussi de régler plusieurs problèmes mais aussi d'apparaître intelligemment par exemple dans Claude ou dans Tchadjipiti, donc en contrôlant au niveau du média aussi ce que tu veux donner, comment tu veux apparaître mais de ne pas tout donner donc voilà d'être quand même dans un usage. actuelle ou dans un musée qui suit les tendances mais sans abandonner complètement. Donc je pense que comment les MCP vont évoluer ou vont être adoptés en fait par l'industrie, ça je pense que c'est quelque chose qui va être à suivre cette année.
- Speaker #2
Et bien c'est super parce que tu m'as fait une super passe décisive, c'était le sujet que je voulais aborder par la suite effectivement, c'est MCP, donc si on redéfinit rapidement à MCP, on va faire une analogie qui va peut-être parler un peu plus à ceux qui nous écoutent, ça on va dire c'est les API. qu'on va plutôt mettre dans le domaine de l'intelligence artificielle. C'est un petit peu ça pour pouvoir reconnecter les systèmes un petit peu entre eux, si on le voit de manière assez généraliste. Toi, par rapport à ce que tu me disais dans ta réponse précédente, toi, tu considères déjà que c'est quelque chose qui est... assez mature ou c'est encore quelque chose qui est en découverte, ce principe d'MCP ?
- Speaker #0
Je pense que c'est... Au niveau industriel, encore une fois, justement, je parle à la fondation Linux cet après-midi, parce que je pense que quand tout ça a été développé, ce n'est pas avec les médias en tête, évidemment. L'important, c'est de dire, par exemple, je suis sur le chat GPT, je m'apprête à faire une transaction. Comment le... l'agent de ChatGPT va parler à l'agent de ma banque. Et ça, c'est vrai que c'est complètement le far-west. Et je pense que chaque grande entreprise ou chaque industrie est en train de découvrir développer des agents. C'est vraiment chouette, mais il faut que les agents soient capables de parler, de prendre des décisions entre eux et qu'il y ait une norme. Donc, ce désir-là vient vraiment de l'industrie. Est-ce que c'est Euh... mature et adoptée complètement comme un standard. Je pense qu'il y a beaucoup d'intérêt et le move de données anthropiques, OpenAI participe en fait et je pense que c'est un des seuls projets sur lesquels OpenAI est présent au sein de la fondation Linux. C'est quand même un signal assez fort mais il y a d'autres produits. Pour l'instant, ce n'est pas clair. Est-ce que ça va être le HTTP de l'intelligence artificielle ? Je pense que c'est l'ambition. Ce n'est pas encore clair. Google avait lancé A2A, IBM avait lancé SCP aussi. Donc, il y a plusieurs... Il peut y avoir plusieurs protocoles ou plusieurs modèles qui vont naître. Du côté des médias, je dirais qu'il y a un intérêt. Je ne sais pas si je dirais que c'est complètement mature. Mais clairement, il y a une curiosité, notamment du côté des startups qui travaillent avec des médias, mais qui sont technologiques. Donc, pour tout ce qui va être paiement, pour tout ce qui va être justement faire le triage des robots, des acteurs, je pense que... Voilà, et après sur les formats aussi, c'est l'autre chose que je vois. Mais je n'ai pas vu, et arrête-moi si je me trompe, je n'ai pas vu pour l'instant quelque chose qui est très structurant au niveau de l'industrie. Je pense que c'est accueilli comme il y a un intérêt, parce qu'il y a besoin d'un standard, il y a besoin de protocoles, mais concrètement, qu'est-ce que ça donne ? Je pense que là, il y a la question. n'est pas réglé.
- Speaker #2
Non, pour l'instant, en tout cas, dans ce que je vois dans les médias, il n'y a pas forcément de choses qui sont mises en place à ce niveau-là. Peut-être que du côté de la Chine, il y aurait peut-être davantage de choses où ils pourraient davantage être déjà en avance là-dedans parce que notamment quand on pense à les systèmes de micropayments, etc., qui peuvent être intégrés dans une chaîne média, eux sont peut-être un peu plus en avance à ce niveau-là. Et d'ailleurs, si on revient un petit peu sur ce côté LCP et ce côté agent par rapport au média, toi, comment est-ce que tu t'imagines ? Alors, tu as peut-être déjà un petit peu répondu à la question, mais si on peut peut-être approfondir un petit peu ce que ces standards, pour toi, ça va davantage représenter une opportunité de reprendre la main ou plutôt un risque d'alignement forcé un petit peu par rapport à ces outils-là, quand il y aura un standard qui sera mis en place et quand ça sera, on va dire, massivement utilisé ?
- Speaker #0
Moi, je le vois plutôt de manière positive. Alignement forcé et... C'est intéressant de le voir comme ça. Je pense que c'est un alignement dans la conversation. Il faut un standard, quel qu'il soit. Peut-être que ça ne va pas être celui-là, mais il faut qu'il y ait un standard au niveau global, au niveau industrie. Je pense que ça, ça me paraît plutôt positif, mais je suis peut-être... Je suis peut-être naïve. Peut-être que ce ne sera pas MCP. Peut-être que ça va être un autre. On ne sait pas. Mais après, au niveau interne et au niveau déploiement, au niveau infrastructure dans un média et déploiement de ton stack technologique et de comment les agents que tu construis vont fonctionner. Encore une fois, je ne suis pas ingénieur. Ma connaissance technique est limitée. Je ne vois pas de contradiction entre avoir ta flotte euh qui peut être construite finalement sur mesure pour chaque groupe et un standard.
- Speaker #2
D'accord. En tout cas, ce n'était pas la question de cristal, mais c'était pour avoir un petit peu ton avis là-dedans. Et donc, même après, si on prolonge un petit peu ce côté entre, effectivement, ces outils techniques qui vont peut-être un petit peu structurer, devenir... de l'industrie de manière générale, on est un peu plus focus médias, mais la vision peut un peu se mettre sur les deux. Est-ce que toi, tu penses que ça va être des médias à l'avenir ? Est-ce que ces médias vont davantage produire ? Ma question est peut-être un petit peu tendue, mais est-ce que tu penses que les médias vont plutôt produire autant pour des machines que pour des humains, ou plutôt pour l'un ou plutôt pour l'autre ?
- Speaker #0
En fait, c'est ça qui est intéressant. C'est que le... Coucou ! soit heureux de ça ou qu'on soit malheureux de ça, clairement, l'Internet est de moins en moins humain. C'est-à-dire qu'il y a toujours autant d'humains sur l'Internet, mais il y a de plus en plus de robots, de machines, d'agents. Et c'est quelque chose, si je me base sur ce qui est discuté ici, c'est quelque chose qui va être en accélération, en fait, et notamment... je ne fais pas une compagnie qui entraîne des robots. En fait, la conscience, ce n'est pas une conscience, mais l'accès à l'information pour tout ce qui va être robot physique. Donc ça, si on arrive en effet à développer des modèles de robots qui vont être adoptés dans les maisons, ce n'est pas complètement futuriste, mais ce n'est pas complètement gagné. En tout cas, c'est un des paris qui est fait par pas mal de joueurs ici. Bon, tu peux imaginer aussi... C'est un des cas, mais ça va être exponentiel. Les voitures autonomes sont une autre illustration. Tu peux imaginer qu'elles ont besoin d'un accès en temps réel à de l'information d'une manière ou d'une autre. Donc, Internet moins humain, je pense que ça, c'est sûr. Donc, la capacité, en fait, finalement, à faire de l'information ou à produire de l'information qui peut être utile, monétisable et valorisable dans les deux cas, je pense qu'elle est intéressante. Et c'est là où nous revient la question de la société de presse qui me paraît aussi. travailler en fait dans cette direction-là. Donc, où la forme de ton information, ce n'est pas uniquement un texte de 500 mots qui va être écrit une fois pour toutes et qui va être statique, en fait. Et c'est là où je pense que beaucoup de médias... Tu parlais de France Télévisions. Je n'ai aucune idée de ce que fait France Télévisions, je vais être honnête. Mais tu peux imaginer que c'est une opportunité qui est quand même énorme. au niveau de la somme d'informations, ou l'AFP, au niveau de la somme d'informations dont ils disposent, en fait, d'informations vérifiées en temps réel.
- Speaker #2
Donc, effectivement, à ma question suivante, je pense que j'ai déjà un début de réponse. Je dis que l'enjeu devient moins éditorial qu'architectural.
- Speaker #0
Oui, c'est marrant, je pense que... Oui, j'ai envie de dire, d'une certaine manière, oui, et ça rejoint un petit peu l'idée qu'il y a... on pousse, enfin, que l'IA comme infrastructure, en fait, c'est toujours que de dire, ben voilà, saupoudrer de l'intelligence artificielle pour faire des summaries en haut de ton article ou ce genre de choses, c'est d'aller beaucoup plus loin. Et encore une fois, les gens les plus excitants sur le domaine dans ce sur quoi ils travaillent, ça va vraiment toucher à ça. Et je trouve que c'est là où il y a une opportunité plutôt qu'un défi. En fait, tu vois, il y a quelqu'un qui me disait, le cofondateur de MISO, qui est quelqu'un qui est vraiment hétère intéressant sur tout le côté comment l'IA peut être intégrée dans les médias et comment l'information circule. Lui, il disait vraiment, on essaie vraiment de saupoudrer l'IA sur le dernier truc qui a fonctionné, donc par exemple les réseaux sociaux, les recherches. Si tu le regardes en disant on va rentrer dans un monde qui est complètement nouveau au niveau de l'information où finalement rien de ce qui existe ne va plus... persister de la même manière, ça ouvre aussi beaucoup d'opportunités, ou ça ouvre la porte à beaucoup d'imagination pour réimaginer, plutôt que de dire je vais aller coller de l'IA, ou l'IA va seulement apparaître quand je fais une recherche, et puis que je tape moi-même ma question. Beaucoup de gens voient ça comme une phase, et je ne sais pas toi comment tu le vois, mais comme une phase qui est complètement intermédiaire, en fait. Et la question aussi qui peut changer beaucoup de choses, c'est une fois qu'on va avoir une plateforme, forme du hardware natif fait pour cette nouvelle technologie, ça peut être complètement différent.
- Speaker #2
C'est intéressant parce qu'on évoque pas mal d'aspects techniques. Finalement, on se rend compte que jusqu'à présent, on avait une image de l'IA où c'était quelque chose où c'était un peu limite magique. En tout cas, tel qu'on nous le voit en marketing, on nous dit que l'IA, c'est magique. Plus on prend le long jet d'an et plus le temps passe, plus on se rend compte que c'est extrêmement technique, c'est extrêmement architectural comme on le disait. ça va être très processisé et finalement, on va pouvoir s'en sortir peut-être, mais avec une forte technicité, ce qu'on n'imaginait peut-être pas forcément avant. Et finalement, ça va redéfinir, ça va être très cadré par rapport à ce que j'ai eu le mérite.
- Speaker #0
Oui, mais encore une fois, je n'ai pas de capacité de fondation technique dans mon parcours, mais je pense que tout ce que Yann Lequin explique aussi, je trouve que c'est intéressant. Et quand tu parles avec des gens qui travaillent en IA ou qui travaillent en technologie, Oui, les LLM, c'est cool, mais en fait, le champ est beaucoup plus à la fois plus vaste et beaucoup plus complexe. Et l'IA générative est un des titres qui est intéressant. qui me plaît bien. Mais je pense que du côté des médias, du côté du journalisme, en fait, ce serait une erreur d'associer uniquement l'IA ou de réduire l'IA à son côté génératif. Donc voilà, on est sur quelque chose qui est potentiellement beaucoup plus vaste et dont les impacts vont largement au-delà de créer de la copie gratuite.
- Speaker #2
C'est plus structurant. Ça va vraiment toucher à l'infrastructure même des médias, alors que l'IA générative touche vraiment à la partie énergée de l'iceberg. C'est d'ailleurs pour ça que... ça hystérise autant de personnes parce que c'est là où ça rentre en contact avec un petit peu tout le monde.
- Speaker #1
C'est la fin de la deuxième partie de cette interview de Deep Media avec Annabelle Nicou. Je vous donne rendez-vous prochainement pour la suite et fin de cet échange où l'on va continuer d'explorer le futur des médias à l'heure du numérique. En attendant, pour ne pas manquer les prochains épisodes, abonnez-vous à ce podcast et mettez les commentaires et étoiles adéquates. Et attendez ! car DeepMedia, c'est désormais le newsletter mensuel pour poursuivre l'exploration de la transformation digitale des médias. Je vous mets le lien d'inscription en description d'épisode. DeepMedia est un podcast autoproduit par FollowMeConseil, agence de formation et conseil stratégique spécialisé en IA générative et social media. A très bientôt !