Speaker #0Bienvenue, vous écoutez Départ en soins. Un mardi sur deux, je vous partage des clés et des expériences pour comprendre, éviter ou dépasser le burn-out, qu'il soit professionnel ou parental. Je suis Chanez, sophrologue et accompagnante du burn-out. Après avoir moi-même connu l'épuisement, j'ai appris à écouter mes besoins, à redéfinir mes priorités et à reconstruire un équilibre plus juste. Aujourd'hui, j'accompagne les parents. Toutes celles et ceux qui se sentent dépassés, ainsi que les organisations vers un quotidien plus respirable. Si vous cherchez à éviter l'épuisement, à en sortir ou à retrouver de la place pour vous entre vie pro et vie perso, alors vous êtes au bon endroit. Vous êtes prêts ? Prenez une grande inspiration, relâchez les épaules et c'est parti pour l'épisode du jour. Est-ce que vous avez déjà eu l'impression que votre tête était comme un ordinateur surchargé avec mille fenêtres ouvertes en même temps ? Cette sensation, vous savez, où les notifications, les tâches, les obligations, les échéances et les pensées se bousculent dans tous les sens, où vos épaules sont crispées, votre nuque est crispée, le ventre est serré, enfin tout s'accélère. Et parfois c'est vraiment un stress qu'on traîne depuis des jours, des semaines. voire même des mois ou des années pour certaines personnes. Aujourd'hui, on va vraiment parler de stress, mais du trop-plein du stress. Comment le comprendre, le gérer et le réduire avec des outils accessibles et concrets que vous pourrez appliquer dès l'écoute de cet épisode pour retrouver de la sérénité, du calme et de la clarté, surtout dans votre mental. Alors déjà, comprendre la mécanique du stress pour pouvoir arrêter le cercle vicieux. C'est toujours important de comprendre le fonctionnement des choses pour pouvoir ensuite enrayer le mécanisme. A la base, le stress, c'est vraiment un mécanisme de survie. Ça nous prépare à réagir face au danger. Notre corps se met en alerte. On a tous les sens qui sont affûtés, notre énergie qui augmente. Et ça, c'est un mode combat ou fuite. Alors sans ce stress, évidemment, nos ancêtres n'auraient pas survécu face aux animaux ou aux situations dangereuses. Donc en soi, ce stress-là est nécessaire. à notre survie. Mais ce qui se passe, c'est que dans notre vie moderne, ce même système se déclenche pour un peu tout et n'importe quoi. Souvent pour des situations qui ne sont pas du tout vitales. Alors ça peut être un email avec un enjeu urgent et qui nous met justement sous stress. Et vous savez comme moi qu'aujourd'hui, les notifications ce n'est pas du tout ce qui manque sur Terre. Ça peut être aussi un embouteillage, une échéance qui approche. Et là, il peut devenir vraiment 1 Trop envahissant. Le stress, ça arrive toujours pour une raison, il y a toujours quelque chose qui se passe avant. Et pour mieux savoir comment on le diminue, comment on le gère, il faut d'abord décomposer les choses. Pour que le stress apparaisse, il se passe trois choses avant, il y a trois temps. D'abord, il y a une situation qui déclenche. Donc ça peut être un email urgent du travail, un enfant qui pleure, un rendez-vous médical à préparer, un événement auquel on se prépare. Il y a une situation précise qui déclenche ça. C'est ce qu'on appelle le déclencheur. Et ensuite, à cette situation-là, il faut bien y porter une attention, sinon elle n'existe pas. Donc il y a une attention qui est portée sur cette situation, parce que si on ne remarque pas le danger, il n'y a pas de stress. Un peu comme un animal dangereux qu'on ne verrait pas, il n'y a pas de réaction. On n'y porte pas attention, et d'ailleurs on ne le perçoit même pas. Ce qui nous amène à notre troisième temps, c'est qu'ensuite il y a une perception du danger ou de la difficulté. Et là, on se dit, je ne vais jamais y arriver, et si tout part en catastrophe, et si je n'y arrive pas, et si je rate. Donc, on a d'abord une situation, un email urgent par exemple qui arrive. Ensuite, on porte attention à cette situation, sinon elle n'existerait pas. On la voit, on l'entend, on en prend conscience. Et ensuite, il y a une perception, il y a une histoire qu'on se raconte par rapport à cette situation, qui vient et le stress, et qui vient... pour activer, déclencher le système nerveux. Là, ce qui va se passer, c'est que le cœur souvent s'accélère, il y a une contraction des muscles, ça fait tourner nos pensées à toute vitesse, évidemment dans un sens qu'on n'aimerait pas, tout ce que vous connaissez bien. Et donc ça, c'est l'activation corporelle. C'est la partie émergée de l'iceberg. Mais en dessous, évidemment, il y a tout ce qu'on vient de découvrir. Donc il s'est quand même passé trois choses. Il y a d'abord une situation. On y porte attention et ensuite on se raconte quelque chose. À court terme... Évidemment que ça peut être utile selon les situations de stressé. À un moment, si on se met à traverser la route sans avoir conscience de rien du tout, évidemment qu'il faut un peu de stress quand même pour rester vivant et en vie et en sécurité. Mais si cette activation-là reste trop longtemps, et surtout si elle est très souvent déclenchée, par exemple avec les notifications qui s'enchaînent, avec un enjeu qui est urgent, ça peut provoquer des tensions corporelles. des douleurs qui vont s'installer, qui vont faire de plus en plus mal. Ça peut être aussi de l'irritabilité, qui va en plus derrière nous donner de la culpabilité, donc double peine, de l'impatience. Ça peut être aussi du mal à se concentrer, on est sur une chose et puis ensuite on va sur autre chose. Alors on oublie. Et puis quand on a tout ça en arrière-plan, on peut avoir envie de fuir et de faire autre chose, de contrer ces sensations de malaise. Et là, on peut avoir des comportements qu'on n'aimerait pas avoir. Des comportements impulsifs, voire même addictifs, qu'on n'arrive pas trop à arrêter. Donc il y a tout plein de choses qui peuvent se mettre en place suite à cette situation, cette perception. Il y a plusieurs choses en fait pour aller mieux. D'abord, l'étape numéro une, ça va être de prévenir le stress en se connaissant mieux. C'est-à-dire qu'avant que le stress apparaisse, on peut déjà comprendre et... identifier où le stress se manifeste, comment il se manifeste chez nous. Est-ce qu'on a plutôt des tensions dans la nuque, la mâchoire qui se serre, des maux de tête qui apparaissent ? Pour ça, pour mieux identifier tout ce qui se passe à un niveau physique, je vous ai mis en description le lien vers un audio que j'ai préparé pour vous, qui dure 10 minutes, il me semble, et qui vous permet de faire l'exercice en direct, donc tranquillement chez vous, pour vraiment comprendre comprendre tous les indicateurs de stress à un niveau physique. Les indicateurs de stress peuvent être corporels, comme vous le verrez avec cet audio, ou ils peuvent être aussi relationnels. Quand on est plus stressé, selon les personnes, on peut être plus ou moins impatient, plus ou moins irritable avec tout le monde. On conflit même avec ses proches parce que tout nous dépasse, on est débordé. Et donc on réagit plus vivement qu'habituellement. Ça peut être aussi des indicateurs cognitifs, c'est-à-dire qu'on peut avoir des pensées qui tournent en boucle, une sensation d'être dépassée. Alors souvent, il y a des phrases typiques qu'on se répète. Ça m'énerve, c'est toujours comme ça. Ou alors, j'y arriverai jamais, comment je vais faire ? Plein de petites phrases comme ça qui peuvent tourner en boucle. Ça, ça sera vos indicateurs de stress cognitifs. Et puis, comme je le disais, il peut aussi avoir des indicateurs de stress comportementaux. Là, c'est-à-dire... qu'on peut se mettre par exemple à grignoter, à manger plus ou alors à moins manger. On peut avoir des gestes plus brusques, une agitation ou au contraire avoir tendance à beaucoup dormir. Enfin, il y a beaucoup de comportements qui peuvent découler de tout ce stress. Donc l'étape numéro une, c'est déjà de faire le point pour mieux se comprendre qu'est-ce qui se passe en moi quand je suis stressée, comment ça se manifeste dans mon corps, dans mes relations, au niveau de ma tête et dans mes comportements. Ensuite, étape numéro 2, c'est de comprendre pour pouvoir exprimer son stress. Parce que le stress, ça ne disparaît pas seul. Tant qu'on n'a pas identifié en tout cas ce qui le déclenche et ce qui l'alimente, c'est-à-dire le cercle infernal. Ce que j'ai en tête comme image, c'est un iceberg. Vous savez, il y a toute une partie qu'on ne voit pas. C'est toutes les tensions accumulées sur les heures, les jours qui ont précédé, qui nous ont bien fait monter en pression. alors ça peut être une journée chargé avec des petites contrariétés qui s'additionnent. Et puis à un moment donné, ça explose. Et donc ça fait partie de cette deuxième étape-là, c'est de comprendre souvent tout le stress qui est latent. Et puis on peut aussi identifier une situation précise, parce que parfois c'est vraiment un comportement, une situation qui nous stresse, sans forcément de stress latent derrière. Alors par rapport à ça, ce qu'on peut faire déjà, c'est de réorganiser ces situations-là. si on le peut. Parfois on ne le peut pas et parfois on le peut, c'est juste qu'on n'a pas forcément mis en place des choses pour faire bouger la dynamique. Donc ça, c'est des choses qu'on voit en accompagnement individualisé, notamment dans les cas d'épuisement, où on vient co-créer un plan d'action à partir de pistes et de méthodes adaptées à votre situation. Donc on peut par exemple déléguer certaines choses, anticiper... planifier même des pauses, enfin il y a plein de choses à faire. En tout cas, l'idée à ce moment-là, quand on a identifié la situation, c'est que si on peut agir dessus, on le fait. Et parfois, avec sa propre perception, on n'a pas forcément de recul pour avoir assez d'idées sur comment on peut changer les choses. Ensuite, quand la situation est là et qu'on ne peut pas la changer en tant que telle, mais qu'elle est déclenchée par une relation. Là, dans ce cas-là, on peut apprendre à s'exprimer avec plus d'efficacité. Alors évidemment, dans une relation, on n'est pas seul à pouvoir tout changer de la dynamique, mais en tout cas, à son niveau, peut-être que là, on va pouvoir faire quelques changements. Souvent, il y a un cercle vicieux qui se met en place, c'est-à-dire qu'on est stressé, alors soit on communique... pas et dans ces cas-là, il y a des tensions qui s'accumulent avec des conflits qui vont bientôt arriver et parfois même des choses qu'on remet à plus tard ou alors parfois on communique et puis ça explose et c'est le même résultat, il y a des tensions avec des conflits et tout ce qu'on peut imaginer. Concrètement, dans ce cercle vicieux-là de la communication infernale, ça peut être, on s'exprime quand ça nous vient, sans trop réfléchir puis on dit des choses comme Tu fais jamais attention à ça, alors on crie, on s'énerve, et puis parfois on explose, voire même on devient violent. Ça peut aussi, dans ce cercle-là infernal, d'accuser l'autre, sans forcément en être conscient, parfois c'est simplement la façon de parler qu'on a, et le souci c'est que c'est le tu qui tue. Donc c'est par exemple, de toute façon tu t'en fous, tu fais jamais rien, enfin ce genre de choses de tu qui tue. Et là, la personne en face se met sur la défensive, évidemment. Et là, ça va augmenter le stress, le conflit et tout ce qui s'ensuit. On peut aussi généraliser. De toute façon, c'est toujours comme ça ici. Personne ne m'aide jamais. Voilà, bon là, évidemment, il y a beaucoup de frustration qui s'ensuit. On peut aussi beaucoup juger, moraliser ou même mettre des ultimatums quand on ne sait plus trop comment faire. de dire que c'est maintenant et pas autrement. Et là, évidemment que ça amplifie le tout, même si ce n'est pas notre intention du départ, même si parfois on aurait bien envie de se venger et de mettre la pression à l'autre. Mais en tout cas, c'est vraiment un cercle qui vient renforcer tout le stress. Et donc là, pour arrêter d'auto-alimenter tout ce stress autour de ça, ce qu'on peut faire, c'est de mettre en place un cercle vertueux, en tout cas de commencer à le... à le mettre en place, déjà en identifiant la source du stress et comment ça se manifeste chez nous. Et puis ensuite, il y a des façons de communiquer efficacement, qu'on apprend avec le temps. Alors ça, ce n'est pas à la mode en 2026, je le dis souvent, mais les choses qui prennent du temps ne sont pas à la mode aujourd'hui. Et pourtant, c'est ce qui tient sur le long terme. Donc ça prend du temps d'apprendre à communiquer autrement. souvent c'est un chemin, c'est un peu comme on apprend à marcher, on fait d'abord un pas et puis on tombe et puis on réessaye. Et ça dure comme ça un petit moment, voire un long moment, mais en tout cas ça permet de s'exprimer comme on veut, sans culpabilité, avec beaucoup plus de paix intérieure et puis en réduisant toutes les tensions. Donc pour ce type de communication-là, j'en parle dans mon épisode « Comment diminuer sa charge mentale » que vous pourrez retrouver sur ce podcast. En tout cas, sachez que la communication, c'est vraiment une clé pour diminuer son stress quand la situation stressante se passe dans une relation. Ensuite, troisième étape, ça va être d'agir sur le corps et sur l'attention. C'est-à-dire qu'il y a plein de situations où on ne peut pas compter sur l'extérieur pour aller mieux. Et parfois, on ne peut pas agir non plus sur ce qui nous stresse parce que ça nous dépasse, parce qu'on n'a pas le contrôle sur les choses. Et là, dans cette situation-là, la sophrologie... Ça va venir agir sur notre attention et sur notre perception des choses en rééduquant notre attention à remarquer le positif, à réduire tous les biais de négativité qu'on a naturellement. On a l'habitude de se concentrer sur les choses négatives pour nous protéger. Et donc là, avec la sophrologie, ça va être de rééduquer toute son attention. Au lieu de se focaliser sur tout ce qui ne va pas, on va venir se concentrer sur le positif. Et puis au niveau du corps, quand le stress est déjà installé, ce qu'on va pouvoir faire aussi avec des séances de sophrologie, que ce soit en groupe sur Genève, en ligne ou même en accompagnement individuel, c'est qu'on va venir relâcher les muscles, respirer profondément et libérer toutes ces tensions qui peuvent être physiques, mentales. Pour libérer ces tensions, c'est complètement possible d'intégrer des moments réguliers dans son quotidien. par exemple une fois par semaine, un peu comme une hygiène de vie qu'on intègre pour aller mieux en anticipation. Si vous avez envie d'une activité douce pour souffler, étirer vos muscles, profiter d'une relaxation profonde pour récupérer, avec tous les bienfaits que ça apporte pour faire face au stress du quotidien. vous pouvez rejoindre un de mes groupes de sophrologie à Genève ou en ligne. Et vous pouvez aussi, bien sûr, échanger avec moi en réservant un appel, des couvertes pour un accompagnement individuel. Et puis, pour les personnes qui veulent comprendre aussi comment se manifeste un leurre stress, pour pouvoir adapter aussi les séances de sophrologie, si vous avez envie d'en faire, vous pouvez télécharger le guide audio dont je vous parlais en début de podcast. pour pouvoir déjà mieux vous comprendre dans vos manifestations de stress. Je vous remercie d'avoir écouté cet épisode, et je vous dis à très bientôt pour un nouvel épisode sur les parents-soins.