Speaker #0Bienvenue, vous écoutez Départ en Soi. Un mardi sur deux, je vous partage des clés et des expériences pour comprendre, éviter ou dépasser le burn-out, qu'il soit professionnel ou parental. Je suis Chanez, sophrologue et accompagnante du burn-out. Après avoir moi-même connu l'épuisement, j'ai appris à écouter mes besoins, à redéfinir mes priorités et à reconstruire un équilibre plus juste. Aujourd'hui, j'accompagne les parents. toutes celles et ceux qui se sentent dépassés, ainsi que les organisations vers un quotidien plus respirable. Si vous cherchez à éviter l'épuisement, à en sortir ou à retrouver de la place pour vous entre vie pro et vie perso, alors vous êtes au bon endroit. Vous êtes prêts ? Prenez une grande inspiration, relâchez les épaules et c'est parti pour l'épisode du jour. Si vous vous demandez en ce moment... Est-ce que ce que je vis, c'est normal ou est-ce que j'ai besoin d'aide ? C'est exactement de ça dont on va parler dans l'épisode d'aujourd'hui. Parce qu'il y a des périodes où être parent, oui, c'est simplement fatigant, voire très fatigant. Et puis, il y a autre chose, d'autres situations, avec quelque chose de plus profond, de beaucoup plus lourd au quotidien et surtout une fatigue qui ne passe pas. Un quotidien qui finit par devenir finalement très difficile à porter. Et oui, il y a une fatigue que tous les parents connaissent. Et puis il y a aussi celle où vous vous réveillez déjà fatigué, même après une nuit correcte, votre corps ne récupère plus vraiment et surtout ça dure. Les jours passent, les semaines aussi, parfois même les mois, et vous continuez à fonctionner en mode survie, un peu comme si votre énergie ne revenait jamais complètement. Alors concrètement ce que ça donne, le matin, la journée commence, et déjà il y a tout un tas de choses à faire, le fameux verbe faire. avec les tâches, les rendez-vous, les obligations. Et vous savez déjà plus par où commencer avec cette sensation d'être sous l'eau, débordée, avec parfois pour certaines personnes une forme d'angoisse diffuse, permanente, alors pas forcément une crise, mais vraiment une tension intérieure, plutôt latente et surtout constante. Et là, être parent, dans cette situation, ça devient vite une accumulation de rôles. Alors dans votre quotidien, vous enchaînez les casquettes. Parents, organisatrices, organisateurs, infirmiers, infirmières, chauffeurs, gestionnaires. Et souvent, tout repose sur vous. Alors déléguer, c'est compliqué. Lâchez prise aussi et à la fin de la journée, il ne reste plus beaucoup d'espace tout simplement pour vous. Et petit à petit, dans ce genre de situation, ou même depuis un moment déjà, vous êtes vraiment un fleur de peau. Une remarque, ça peut vraiment suffire à vous toucher profondément ou alors à déclencher une réaction que vous ne comprenez pas toujours vous-même d'ailleurs. Et avec vos enfants, vous pouvez vous sentir vite dépassé et puis s'ensuit une culpabilité encore. Et c'est ce fameux cercle infernal, ce cercle vicieux qui vous épuise encore plus, qui s'enclenche. Et il y a aussi quelque chose de plus délicat à reconnaître, parce que c'est tabou, honteux, c'est qu'au fond, il y a beaucoup moins d'élan, moins de plaisir, voire plus du tout en tant que parent, moins de disponibilité aussi pour ses proches. Et vous pouvez faire les choses parce qu'il faut les faire. Mais à l'intérieur, il y a vraiment quelque chose qui s'est éteint, alors temporairement ou de façon plus durable selon les personnes. Et ça, ça peut être vraiment très déstabilisant. Et en plus, comme on a souvent de la honte quand on ressent ça, on le garde pour soi. Et donc c'est le principe même de la honte. On n'extériorise pas, on n'en parle pas et finalement on se sent encore plus différente des autres parents. Isolé avec ce fameux cercle infernal qui continue. Et il y a aussi un paradoxe. Alors vous pouvez vous sentir mieux ailleurs, au travail par exemple, ou alors tout simplement seul. Ou simplement loin de la maison, du quotidien et de la routine. Et rentrer devient lourd. bizarrement vous pouvez même repousser ce moment avec ce besoin très profond de souffler, de s'éloigner, de retrouver du silence, de l'espace, de la liberté. Vraiment cette envie de fuir qui apparaît souvent. Pourtant tout peut sembler aller, vous tenez, vous gérez, vous assurez, mais à l'intérieur c'est vraiment complètement autre chose. Vous pouvez pleurer facilement, alors parfois souvent, parfois tous les jours, et pour tenir, parfois vous compensez. Alors vous pouvez peut-être manger plus, grignoter... Vous buvez un peu plus ou alors vous consultez encore plus votre téléphone, tout simplement pour chercher des moyens pour tenir coûte que coûte, pas par plaisir mais vraiment pour continuer à avancer dans ce quotidien. Alors la question ici que vous pouvez vous poser c'est à quel moment consulter ? Ça fait déjà un certain temps que je vis tout ça. Consulter c'est important quand la fatigue ne diminue pas, en tout cas plus malgré le repos. Quand on a un sentiment d'être dépassé, qui est quasiment tous les jours, ou en tout cas qui est très souvent, une relation avec les enfants qui devient vraiment difficile à vivre, où on sent qu'on s'éloigne émotionnellement, si vous ne ressentez plus de plaisir dans votre rôle de parent, ou que vous ne vous reconnaissez plus vous-même. Alors il n'est pas nécessaire d'attendre d'aller encore plus mal, ça c'est une partie des symptômes. Il y a beaucoup de parents qui attendent en se disant « ça va passer, je vais tenir encore un peu » . Ce qui se passe dans le burn-out parental ou dans l'épuisement parental, selon là où on en est, c'est que l'attente, ça a l'effet inverse. C'est-à-dire que ça va renforcer l'isolement, la culpabilité, la honte, et ça va renforcer l'épuisement parce qu'on met tout un tas d'énergie dans ces choses-là. Et le premier pas, c'est déjà de ne plus rester seul avec ça. Oser en parler, oser être entendu. Être accompagné s'il le faut pour aller plus vite pour sortir de cette situation. Pas pour être corrigé, mais vraiment pour être soutenu. L'idée, ce n'est pas d'apporter des astuces en plus pour être un meilleur parent. C'est vraiment d'être soutenu et de retrouver un équilibre dans sa vie et dans ses ressources. Parce que c'est vraiment difficile à vivre quand on a l'impression d'avoir perdu sa liberté. Alors consulter, oui, c'est une première étape. Ensuite, c'est vraiment reconstruire. progressivement, de comprendre ce qui épuise et de retrouver des ressources, ses propres ressources, parce qu'on a chacun les nôtres et très souvent on ne les connaît pas, on n'a pas assez expérimenté pour les connaître. Alors il y a des approches qui aident énormément, je pense à la sophrologie qui aide à relâcher toutes les tensions corporelles, ce n'est pas ce qui manque dans cette situation dont on vient de parler aujourd'hui, ce n'est pas forcément juste une phase. Et si vous vous posez la question « est-ce que je dois consulter ? » , c'est déjà un premier pas qui est important. Et si vous ressentez le besoin d'avancer sur cette situation, d'aller de l'avant, vous pouvez faire un premier pas simple aujourd'hui. Je propose un appel découvert de 20 minutes pour faire le point sur ce que vous vivez et voir ensemble, si vous voulez avancer avec moi, quel type d'accompagnement pourrait être adapté pour vous. C'est un échange sans engagement qui permet d'y voir plus clair sur votre situation. Et ensuite, si ça vous parle, je propose un accompagnement individuel et des séances de sophrologie qui se passent en groupe, soit en ligne, soit à Genève. Je mets le lien pour l'appel découverte gratuit dans la description et vous pouvez retrouver toutes les informations sur mon site internet départ-en-soi.ch Et en attendant, je vous dis à très bientôt ! pour le prochain épisode sur Départ en Soi.