- Speaker #0
Musique Musique Musique Musique Salut,
- Speaker #1
moi c'est Léa et moi c'est Noémie, bienvenue dans Déséquilibré, le podcast aligné Ici on parle respiration, pilates bien-être, équilibre, sans pression, ni injonction. Allez viens, on se met bien. Et n'oublie pas abonne-toi et like l'épisode sur ta plateforme préférée. Musique Musique Musique Et bonjour tout le monde ! Salut ! On est trop contente de vous retrouver pour ce deuxième épisode de podcast. Et aujourd'hui, on va parler du corps, ce grand oublié du 21e siècle. Effectivement, on a trop tendance à le mettre de côté alors qu'en fait, sans lui, on n'existe pas. Ouais. Tout simplement. C'est vrai que le corps, c'est devenu finalement plus un outil, un truc qu'il faut gérer, optimiser dans le quotidien. Mais on a tendance à oublier qu'on l'aide. C'est quand même un peu notre véhicule du quotidien.
- Speaker #0
Voilà. Sauf que contrairement à une voiture, oui, on va pouvoir changer certaines pièces en cours de route.
- Speaker #1
Mais voilà, qui veut aller loin ménage sa monture. Oh !
- Speaker #0
Expression d'encore.
- Speaker #1
Exactement. Complètement. Non, mais c'est vrai, on a tendance finalement, quelquefois, à se trimballer ce corps, finalement, alors que c'est quand même le véhicule du quotidien. C'est ça. On s'en rend compte quand ça ne va pas, d'ailleurs. Oui. Quand vraiment, on a mal et que c'est handicapant.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Mais par contre, quand ça va à peu près bien, on vit avec et puis on a tendance à lui en demander beaucoup.
- Speaker #0
On lui en demande beaucoup, on le juge beaucoup, on le voit comme un poids, en fait. Ouais, comme tu as dit au début, comme un truc à gérer en plus sur notre to-do list, quoi. Alors que, enfin, c'est bon. Il est temps de repenser le corps comme, voilà, comme notre maison, en fait. On apporte du soin à notre maison, on fait le ménage tout le temps, on va même aller sous les tapis, etc. On va aller faire la poussière dans les coins, changer un peu la déco de temps en temps. Et en fait, notre corps, nous, on ne le fait pas, quoi.
- Speaker #1
Ouais, C'est vrai que... C'est vraiment devenu finalement un embarras ou une contrainte pour beaucoup de gens. Et souvent, on a tendance à revenir aux fondamentaux, soit quand il y a eu un pépin, un vrai problème, ou alors quand carrément le corps a commencé à dire non, stop, on arrête. On tire sur la corde, on tire sur la corde et puis il arrive un jour où le corps il dit bah non en fait t'as trop tiré là, la corde elle pète.
- Speaker #0
Elle éclate en mille morceaux. Je sais pas si toi tu l'as vécu, moi je l'ai vécu personnellement du coup après 18 ans d'hôtellerie-restauration où le corps il a quand même ramassé quoi, porté des gros plateaux, des caisses de coca, des fûts de bière, faire des journées de fou, des semaines de dingue. Et en fait, à toujours mettre de côté le truc, ben non, mais là, j'avais pas le temps d'aller chez l'ostéo, j'avais pas le temps d'aller faire ci, j'avais pas le temps d'aller faire ça. Et puis un jour, en fait, ça m'a juste explosée au visage, et j'ai pas eu le choix que d'arrêter, de repenser quasiment toute ma vie, et de reprendre des vraies bases, en fait, pour mon bien-être physique, et du coup, forcément émotionnel, mais vraiment la base physique au quotidien.
- Speaker #1
Oui, et puis là, tu viens de le pointer du doigt. C'est-à-dire que, alors toi, tu étais dans un métier où physiquement, c'était compliqué déjà. Ça demandait quand même de mettre du jus dans le quotidien. Mais même sur des métiers qui ne sont pas forcément physiques, métiers qui sont purement mentaux, entre guillemets, on a aussi tendance, évidemment, il y a des répercussions sur le corps. Déjà la première des répercussions dont on parle beaucoup c'est la sédentarité. Notre corps n'est pas fait pour être sédentaire, mais on a aussi évidemment tout le côté psychologique, émotionnel, qui pèse et qui finalement va avoir des impacts sur le corps qui ne sont pas négligeables. Et quand on cumule la partie physique et la partie émotionnelle et psychologique, alors là c'est un combo explosif. la fatigue dans le quotidien d'ailleurs on en parlait juste avant de commencer l'enregistrement de ce podcast c'est même rentrer dans le langage quotidien quelque part les expressions type j'en ai plein le dos,
- Speaker #0
ça me prend la tête j'ai la boule au ventre j'ai une boule dans la gorge c'est à couper le souffle il y en a 15 000 en fait quand on y réfléchit, si vous en trouvez d'autres n'hésitez pas parce que là spontanément comme ça il m'en manque quelques unes Mais ouais, il y en a 15 000, et en fait, ça montre vraiment que ne pas mettre des mots, en fait, sur nos mots M-A-U-X, après, ça vient se cristalliser dans le corps, et pour autant, est-ce qu'on vient l'écouter à ce moment-là ? Pas tout le temps. Si on en est juste au stade de l'expression, on va dire, j'en ai plein d'eau, j'en ai plein d'eau. OK, c'est dit, j'en ai plein d'eau. Et puis derrière, qu'est-ce qu'on en fait ? Pas grand-chose. Alors que c'est intéressant, du coup, de venir se dire, en fait, pourquoi ? pourquoi j'en ai plein d'autres, qu'est-ce qui se passe à ce moment-là qui fait que je ressens que j'en ai plein d'autres ? Et puis après, venir du coup, soit libérée par les mots MOTS, soit libérée par le corps.
- Speaker #1
C'est très paradoxal, en fait, ce qui se passe en ce moment, je trouve, parce que d'un côté, on est un petit peu dans... Il y a quand même une conscience qui s'installe de s'écouter. On parle du burn-out, on n'en parlait pas il y a 20 ans et 30 ans de ça. On parle de tout ça, on met l'emphase sur la santé mentale, on met l'emphase sur beaucoup de choses. Et à côté de ça, on est aussi, paradoxalement, de moins en moins connectés à notre corps et de moins en moins dans l'écoute, ou pour des raisons qui ne sont pas forcément les meilleures. Ça fera l'objet d'ailleurs d'un prochain podcast sur l'utilisation, enfin la surperformance. imposé au corps et ce que ça génère mais c'est vrai que on est dans une société où on commence enfin à parler de santé mentale on commence enfin à parler de bernard houdon commence enfin à se dire que non c'est pas juste un problème de bonne femme qui a des problèmes dans sa vie que c'est un vrai sujet c'est une vraie maladie qu'on y avait des vrais impacts à prendre en compte que c'est pas rien, mais à côté de ça... Moi, je le vois, j'ai monté mon entreprise pendant six mois, je n'ai pas été malade.
- Speaker #0
Tu n'as pas le temps.
- Speaker #1
Je n'ai pas le temps d'être malade. On se conditionne à se dire non, en fait là, je n'ai pas le temps. Là, ça doit tourner, ça doit avancer. Donc, tu as mal au dos, oui, ça attendra. Je n'ai pas le temps d'aller chez l'ostéopathe. Tu es fatigué, ça attendra. Et en fait, le corps, il passe en mode survie et puis tu tiens bon parce qu'en fait, tu tiens bon. Et puis il y a un matin où tu te lèves et ça grince dans le bas du dos, j'ai mal au niveau des épaules, je suis comme ça, le moindre truc, le téléphone sonne, tac, on a les épaules qui se contractent. Ou alors on parle d'un sujet, on sent qu'on commence à plus respirer, qu'on ferme notre premier épisode sur la respiration, on l'impacte directement sur le corps. C'est clair. Et c'est des choses qu'on ne prend plus. Pas assez le temps d'écouter dans le quotidien.
- Speaker #0
C'est ça. On en parle beaucoup, donc c'est déjà un point positif. Pour autant, le passage à l'action, on n'y est pas encore. Et ça ne va pas tarder. Encore une fois, il ne faut pas que ça rajoute un truc sur une to-do liste entre 22h et 22h30 où on est déjà au bout du rôle. Ce n'est quand même pas l'objectif non plus. Mais de l'intégrer petit à petit dans des quotidiens. Et voilà, si c'est trois minutes, c'est trois minutes. Je prends trois minutes pour me poser, pour respirer un petit peu, pour faire redescendre la pression. ça va le permettre. Du coup, d'avoir moins de migraines, d'avoir moins mal au dos, d'avoir... Enfin, ça permet plein de choses. La liste, évidemment, n'est pas exhaustive. Mais juste de prendre une minute, trois minutes, on est dans quelque chose qui reste gérable. On passe pas dans le mode j'ai pas le temps. Parce qu'en fait, trois minutes dans une journée, c'est quoi ? C'est pas grand-chose. Même si tu vas aux toilettes, tu vas faire pipi, tu peux prendre 30 secondes pour respirer. Je pense que ça se fait en même temps. J'ai jamais essayé. Ça peut être un défi pour la prochaine fois. Dans ta voiture.
- Speaker #1
Dans la voiture,
- Speaker #0
dans les bouchons. Dans les transports en commun. C'est vrai qu'on n'en a pas beaucoup ici. Mais pour ce camp-là, c'est l'endroit rêvé pour se prendre 3 minutes pour se poser. Tu seras malentendue.
- Speaker #1
Non, mais c'est vrai qu'il y a vraiment... Un petit peu cette course après le temps, on n'a jamais eu aussi peu de temps ressenti que ces dernières années. Je pense qu'il y a quelques années, on prenait peut-être aussi plus le temps de vivre. Et du moins, on avait moins de bruit dans ce que j'appelle le bruit dans le système. C'est-à-dire que là, aujourd'hui, on a deux secondes de libre. Souvent, on sort le téléphone. Il y a une espèce de... de déconnexion aussi qui se fait via le numérique. Alors, il ne s'agit pas de diaboliser les technologies, le numérique ou pas, parce que je veux dire, on est bien content d'avoir notamment le numérique pour enregistrer ce podcast. Oui,
- Speaker #0
puis on est en 2026 en fait. Et puis il faut vivre avec son temps. Il faut rester dans son époque.
- Speaker #1
Exactement. Par contre, il y a quand même un vrai sujet de ce numérique qui prend de l'espace et qui prend de la bande passante. On est entrés dans l'expression d'ailleurs. Bravo. Et qui du coup, quelque part, nous coupe un petit peu du reste.
- Speaker #0
C'est ça, c'est être connecté, mais en même temps, ça nous déconnecte complètement.
- Speaker #1
Exactement. D'ailleurs, on le voit aussi avec tous les métiers qui ont commencé à arriver avec finalement beaucoup de travail devant un écran, devant nos claviers, etc. et où on se retrouve finalement avec... d'une sédentarité de plus en plus importante, un corps qui ne bouge pas, et puis qui a tendance à se tasser. Alors qu'avant, on avait des métiers qui étaient, pour 90% de la population, très physiques. C'est clair. Voilà, on rougeait. On avait aussi moins mal, peut-être. Ou différemment.
- Speaker #0
Différemment, je pense. Je ne suis pas sûre qu'on avait moins mal.
- Speaker #1
On n'avait pas mal de sédentarité. On avait mal d'autres choses. Mais là, en plus,
- Speaker #0
tu parles de la sur... connectivité du coup le téléphone ça amène aussi d'autres tensions physiques parce qu'on n'est pas fait pour être comme ça tu fais le test 3 secondes sans ton téléphone c'est insoutenable en fait juste le téléphone ça fait que ça nous libère plein d'hormones,
- Speaker #1
d'endorphines etc donc en fait on se sent bien mais bon il y a d'autres moyens d'aller chercher ces hormones d'ailleurs on en reparlera parce qu'on a prévu justement un épisode de podcast sur le fait de se reconnecter au mouvement et c'est vrai qu'il y a tout un système neurochimique qui se met en place et en fait on retrouve les mêmes hormones du bonheur en scrollant sur TikTok qu'en allant faire son sport et c'est super intéressant à voir mais ça C'est le pour et l'autre fois. Trop de choses. Donc oui, cette déconnexion numérique qui va aussi avec une espèce d'anesthésie émotionnelle de quelque part, finalement, de moins s'écouter, de moins être conscient de ce qui se passe dans notre corps au moment où on vit les choses. D'ailleurs, quand on a fait le podcast sur la respiration où je te disais, c'est marrant maintenant que tu parles. de comment on respire. Moi, je suis en train d'essayer de me demander comment je respire. Et puis, limite, ça me bloque parce que du coup, je n'ai pas… Voilà. Et souvent, c'est exactement la même chose. Pour l'anecdote, tu vois, moi, pendant des années, je stockais d'un point de vue émotionnel dans la journée. Dès que j'avais une grosse frustration qui arrivait, j'étais dans un métier où je ne pouvais pas forcément exprimer ça. Non, pardon. Pas du tout un problème d'entreprise ou quoi, mais j'avais un métier qui demandait à rester très stoïque, très en contrôle toute la journée, etc. Donc, dans la journée, tout allait bien. Et en fin de journée, j'avais une migraine infernale, impossible à gérer. Et du moment où j'ai commencé à conscientiser ça et à me dire, en fait, d'où ça vient, j'ai compris que ça venait de ces frustrations-là que je stockais. Au moment où la frustration arrivait, je prenais conscience, ok. Là Noémie, ça t'énerve, il y a une injustice folle. Ok, ça te gonfle. Tu commences à arrêter de respirer, tu crispes, tu serres les dents, tu as le dos qui fait ça, les épaules qui remontent. Tu as plein de mécanismes qui se mettent en marche à ce moment-là. Et puis du coup, du moment où j'ai commencé à prendre conscience de ça, j'ai commencé à respirer. En fait, je n'ai plus de migraine le soir. il y a quand même un signal absolument génialissime du corps qui te dit, là, tu t'es mise mal, t'as stocké. Il va falloir que ça ressorte au bout d'un moment. On somatise, on prend, et puis au bout d'un moment, ça pète.
- Speaker #0
Exactement. Et si ça ne pète pas, c'est peut-être même pire, c'est que ça va venir se cristalliser dans le corps, et c'est là qu'on peut développer, puisque ce n'est pas heureusement systématique, mais on peut développer des maladies. pas mal de choses le corps c'est comme le système sanguin comme le système lymphatique c'est des choses qui circulent en permanence et les émotions elles circulent aussi à l'intérieur de nous alors évidemment en un peu plus imaginaire mais n'empêche qu'elles circulent comme tu l'as si bien démontré une émotion elle vient aussi s'exprimer dans notre corps on peut avoir le rythme cardiaque qui s'accélère, les épaules qui remontent être un peu plus contracté Et en fait, si on ne laisse pas circuler pleinement cette chose, ça vient se cristalliser et après, ça peut devenir vraiment problématique. Et ça non plus, on ne le dit pas assez. Quand on est petit, on a tendance à nous dire « c'est bon, arrête de pleurer, c'est rien » . Ben non, en fait, ce n'est pas rien. D'un point de vue d'enfant, ce qui vient de se passer, ce n'est peut-être pas rien. C'est l'exemple qui me vient en tête spontanément, mais il y en a plein d'autres dans notre vie d'adulte ou pareil. Ok, j'ai une émotion qui monte, j'ai envie de péter un câble ou j'ai envie de pleurer un bon coup. Sauf que je suis en société, je ne peux pas me le permettre parce que ce n'est pas accepté d'un point de vue collectif encore. Et du coup, si on a le moyen de venir l'exprimer derrière, c'est trop bien. Comme tu l'as fait, du coup, on trouve chacun une manière de faire circuler les choses. Si on n'a pas le moyen, si on ne se l'autorise pas, si on ne prend pas le temps, après, il peut y avoir des conséquences qui sont un peu moins sympas.
- Speaker #1
D'ailleurs, et on en reviendra aussi sur le sujet de la connexion au corps et au mouvement, on le voit aussi beaucoup par exemple avec les gens qui sortent du travail et qui disent « Ah non mais voilà, moi je vais aller faire du sport, j'ai besoin de me défouler, je vais faire la boxe, j'ai besoin de taper dans des trucs, je vais aller courir, ça va me vider l'esprit. » Enfin, se vider l'esprit littéralement, c'est-à-dire qu'on va faire du sport, on va se remettre en mouvement pour évacuer finalement ce qu'on a stocké dans la journée. Et quelque part, c'est un petit peu qu'on sent au fond de soi ce besoin de faire sortir quelque chose qu'on a stocké et qu'on ne devrait pas garder en soi ad vitam aeternam.
- Speaker #0
C'est ça. Et si on ne fait pas de sport, on est un peu coincé du coup. Pour les personnes non sportives comme moi par exemple, qui ne suis pas très sportive, là ça ne se voit pas parce que je viens en pilote deux fois par semaine depuis quatre mois, mais en vrai à la base je ne suis pas du tout sportive. mon sport avant c'était de porter des plateaux et courir sur une terrasse ça m'allait très bien ça me suffisait largement mais en vrai pour les personnes qui sont pas sportives il y a plein de pratiques somatiques qu'on peut mettre qu'on peut mettre en place ou faire de temps en temps quand on en ressent le besoin qui prennent littéralement trois minutes et qui peuvent faire un bien fou quoi J'y pense pour peut-être la fin de la séance en pratique on n'en avait pas parlé avant ça m'est venu Fait comme chez toi mais il y a des trucs vraiment quand on parle de body shaking ou On va se mettre debout en fait et on va pouvoir vraiment, là je ne le fais pas debout, mais on peut le faire aussi avec les pieds et venir du coup permettre au corps de faire circuler des énergies qu'on a stockées toute la journée. Et ça c'est un truc tout bête, mais en fait quand on sent que ça monte ou quoi, venir se détendre un peu, bouger dans tous les sens, on met de la musique à fond si on a envie, pourquoi pas, ça permet vraiment de ressortir les trucs. Ah ouais !
- Speaker #1
Tu le vois même, tu sais, moi j'ai fait des allers-retours en voiture pendant des années pour le travail, où je passais du temps dans la voiture, je mettais la musique à fond et je chantais à tue-tête, parce que c'était un peu le... Finalement, quand tu chantes comme ça à tue-tête, c'est aussi un moyen de respirer, de tout sortir, etc. Et c'est vrai que ça fait un bien fou, parce que tu relâches finalement toute l'attention que tu as apportée dans ta journée. Et ça va aussi avec autre chose, et c'est vrai que j'y pense là maintenant. Je me souviens qu'il y a quelques années, dans une société particulièrement patriarcale, dès qu'une femme commençait à parler un peu d'émotion, etc., c'était une hystérique, tout de suite c'était... Et là, ça a commencé à rentrer un peu plus dans les mœurs, avec un côté... Alors il ne s'agit pas d'aller taper sur ces messieurs, pas du tout, parce que de toute façon, on est quand même conditionnés. par des générations, et des générations qui ont fonctionné toutes sur le même schéma et qui font que c'est très dur de sortir de ces modes-là. On a quand même expliqué aux garçons qu'il ne faut pas pleurer parce que ce ne sont pas des filles. Ne fais pas ta fillette. Que la nana qui dit ce qu'elle pense, elle est hystérique. Que le bonhomme est viril et qu'il a mal nulle part et qu'il ne va pas montrer ses émotions, il encaisse. Et au final, tout ça, ça participe à beaucoup de choses. Je veux dire, à ces messieurs qui sont tout aussi mal que ces dames, mais qui en plus ne peuvent pas le montrer, et qui finissent par littéralement péter un câble. Péter un câble, on tire sur la corde, on pète un câble. Littéralement, c'est le mot. Et tu vois, avec le recul, pour avoir bossé dans des grosses sociétés, finalement ça fait beaucoup de bien aussi de ramener un petit peu de femmes dans les comités de direction etc parce que nous finalement on bénéficie un petit peu de ce statut de boite et une fille tu as le droit de pleurer tu as le droit un peu plus de montrer tes émotions et donc on a fait évoluer aussi un petit peu doucement ce côté bas tu étais un homme mais tu as le droit de le dire quand ça va pas tu as le droit de sortir un peu tout ça voilà autre que d'aller faire de la boxe et taper dans un sac parce que c'est viril mais c'est pas forcément ce qui te convient à toi dans le perso
- Speaker #0
L'idée, c'est de trouver ce qui nous convient. Fille ou garçon, on a le droit d'aller taper dans un sac de boxe. Fille ou garçon, on a le droit de pleurer un bon coup. De crier dans un coussin, ça marche très bien aussi. De réveiller des pages entières en mettant toute notre colère dedans,
- Speaker #1
ça marche aussi très bien. De chanter du Cénidion dans la voiture, ça marche aussi très bien. Ou autre chose, les lacs du Connemara. Par exemple, on n'a pas fait bien mieux que les lacs de Connemara. Je suis désolée. J'ai des références. Si vous avez d'autres rêves de chanteurs, partagez, partagez. Dites-nous quelles sont vos meilleures musiques pour chanter et tout relâcher. Non, mais c'est vrai. Tu rentres chez toi, tu mets la musique à fond, tu sautes dans tous les sens, tu chantes. En fait, c'est des mécanismes qu'on fait potentiellement en mode blague, etc. Mais qui permettent au corps de libérer toute cette énergie accumulée. finalement le corps c'est un petit peu comme un volcan on a une chambre magmatique qui gonfle, qui gonfle, qui gonfle qui accumule et puis il arrive un moment où le bouchon il saute il y a tout qui pète et l'idée c'est vraiment d'éviter à tout prix ce moment là finalement en délestant tranquillement au fur et à mesure alors il y a, je pense qu'il y a deux niveaux de contrôle dans l'histoire il y a le premier niveau qui est je sens que je monte en pression je vais essayer de me calmer de contrôle. Et puis, il y a le niveau ultime du Bouddha en haute-saint-montagne, pour reprendre ton expression favorite, qui consiste à déjà ne pas prendre. Il y a un peu ce contrôle de « ok, je laisse passer le fameux lâcher-prise » . Ça, franchement, ça peut faire un épisode entier. Peut-être même trois ou quatre, parce que vraiment,
- Speaker #0
c'est un sujet de fou qui n'est pas si facile que ça.
- Speaker #1
Personnellement, je ne le maîtrise pas. Tu sais,
- Speaker #0
tu vas te faire masser et on te dit laisse aller. La première fois qu'on m'a dit ça, j'étais là super, je fais comment en fait ? C'est quoi le mode d'emploi pour laisser aller ? Je ne sais pas laisser aller.
- Speaker #1
Moi, un massage, on pose les mains sur le dos,
- Speaker #0
ça fait direct.
- Speaker #1
Ce n'est pas si facile que ça de laisser aller et de lâcher prise.
- Speaker #0
Et en fait, je vais sortir une autre image. C'est... Quand on tient la corde à tout prix, qu'elle est ultra tendue et qu'on la tient vraiment très très fort sur une situation, peu importe laquelle, la corde, au bout d'un moment, elle va faire très très mal à la main. Pas que au bras, mais vraiment à la main. Et en fait, se rendre compte que de la lâcher un tout petit peu, la desserrer, desserrer notre main sans lâcher complètement la corde, en fait, on lâche prise. Mais du coup, ça ne nous fait plus mal. Et pour autant, on tient toujours la corde.
- Speaker #1
Mais finalement, ce qui demande quasi le plus d'énergie, c'est de réussir à lâcher un tout. petit chouïa quoi une fois que ça s'est fait après oui et non parce qu'en fait si tu tiens sur la durée vraiment comme ça c'est ça qui va demander le plus oui mais c'est vrai que ça demande un petit moment tu te prends conscience c'est ça c'est entre la prise de conscience et le fait d'y arriver à
- Speaker #0
pétard ouais le pas il est passé que ça ouais il ya plein de trucs à c'est un sujet je me régale d'avancé et partager like et on saura que vous avez envie d'entendre
- Speaker #1
épisode sur le lâcher-pris. Ou cette dizaine d'épisodes sur le lâcher-pris, ça peut être. Non, parce qu'il y a quand même énormément de choses. Et c'est vrai que tout ça a un impact extrêmement fort sur notre relation au corps. Quand on commence à somatiser, quand on commence à tout garder en soi, etc., on a un corps qui commence à faire mal, qui commence à se crisper. On le sent, on est raide. Et donc, on vient un petit peu « Ah, on est mal, on a mal au dos, machin. Le corps n'est plus notre allié, ça devient notre ennemi. Ça devient le fardeau. Et là, on rentre dans un cercle ultra vicieux de toujours mal au dos, toujours un peu de travers, avoir un peu de travers. Alors ça, c'est pareil, c'est une expression extraordinaire. Oui, mais tu as toujours un peu de travers. Oui, je veux dire, au moment où qu'est-ce que je fais ? Je te demande pardon. Donc ça, ça fait partie des choses qui sont quand même, qui sont aussi rentrées dans le quotidien. Et c'est vrai qu'il y a un moment où il faut réussir à sortir de ce cercle vicieux.
- Speaker #0
Oui, prendre un peu de recul.
- Speaker #1
Prendre, voilà. et accepter et peut-être qu'en s'écoutant un peu plus dans le quotidien alors il ne s'agit pas de passer de tout va bien à tout va mal et je suis une victime et je me fais pleurer machin machin, mais s'écouter consciemment,
- Speaker #0
factuellement pour pouvoir faire ce qu'il faut et puis ne pas oublier qu'en fait même anatomiquement parlant le cerveau va commander des gestes au corps, ok super mais en fait le corps il envoie aussi Merci. énormément d'informations et d'ordres au cerveau. Et ça, on s'en rend beaucoup moins compte parce que déjà, on ne nous l'a pas tous appris, en fait, clairement. Mais le corps commande énormément de choses solo. Et sans qu'on ait besoin de les conscientiser et refaire un pont corps-esprit qui fonctionne bien dans les deux sens, je pense que c'est vraiment la clé.
- Speaker #1
Oui, ce que tu disais tout à l'heure, il se passe une situation. Je sens que j'ai ma respiration qui devient plus rapide, mon diaphragme qui se contracte, mes épaules qui se tendent. En fait, je prends conscience de ça. Je sais qu'il y a quelque chose dans ce qui est en train de se passer qui ne me va pas, qui ne me convient pas. Alors après, est-ce qu'on peut faire quelque chose ? ou pas, ça dépend aussi beaucoup des situations il y a des moments dans la vie où juste c'est inconfortable, on peut pas faire autrement et il faut faire avec mais par contre le fait de le conscientiser on peut quand même avoir des mécanismes en gestion de la respiration il y a plein de choses, il y a des points d'acupression il y a beaucoup de choses qui font que on va pouvoir quand même aider à passer un petit peu ce moment au lieu de la fameuse expression serre les dents ça va passer parce que serrer les dents c'est pas une solution l'idée en fait c'est quand il y a une grosse vague qui arrive de ne pas se noyer dedans mais de surfer dessus avec élégance ou pas mais au moins on a la tête hors de l'eau alors là j'ai des mèmes qui me viennent sur surfer sur la vague si la fille qui fait le montage de la vidéo est motivée pour mettre ce fameux kayak qui descend la rivière pour suivre le flot de la vie c'est moi la fille donc je rajoute ça maintenant voilà du coup on s'était dit que pour finir ce petit épisode qui devait être petit mais qui doit pas être si petit on s'était dit 20 minutes sur les épisodes et c'était impossible de tenir 20 minutes on avait deux choses un premier petit exercice pour le quotidien Oui. Et une question qu'on vous propose de vous poser. On commence peut-être avec le petit exercice sympathique.
- Speaker #0
En fait, c'est tout simple. Toujours dans l'optique de le corps nous parle en permanence, mais on l'oublie un petit peu trop souvent. Une des premières choses pour se reconnecter à notre corps, c'est que notre corps va venir nous alerter sur des situations qui ne sont pas bonnes pour nous. Il le fait tout le temps. Ça peut même être au supermarché. Je pense qu'on prend un paquet de cookies et puis une banane. Le corps ne réagit pas de la même manière. Et vous pourrez faire le test. même pour des livres, c'est vraiment impressionnant, juste au niveau de votre respiration. Vous pensez à une situation, à un objet, à un truc à manger, peu importe. Et vous observez, en fermant les yeux si c'est plus facile pour vous, vous observez juste si votre respiration elle se sert ou au contraire si elle reste ample. Quand vous posez la question est-ce que ça c'est bon pour moi ? Et ça ne loup jamais en fait.
- Speaker #1
Plutôt cookie ou banane ? Voilà.
- Speaker #0
Bon, moi, le cœur, il va me dire des trucs pas ouf. Mais vraiment, j'avais fait le test une fois dans un supermarché. J'hésitais entre deux trucs. Ce n'est pas aussi tranché que le cookie ou le banana. Mais vraiment, il y a un truc qui se fait. Le corps nous dit, OK, ça, en fait, effectivement, c'est de ça que tu as besoin à ce moment-là. Donc, faites le test chez vous. Commentez surtout, puisque ça m'intéresse vachement de voir si ça marche ou pas de votre côté. Moi, je sais que ça marche à fond. voilà est ce que ça c'est vraiment un truc qui est bon pour moi ce moment là et vous regardez si ça se sert là cherchez pas faut pas y aller si au contraire la respiration elle reste calme et ample là il n'y a pas de souci bon bah écoutez dites nous si ça marche pour vous ou pas ça
- Speaker #1
peut ne pas marcher la première fois oui aussi parce qu'on n'a pas l'habitude donc le corps va peut-être pas avoir une réaction parce que il ya quand même faut aussi se le dire ce moment d'acceptation entre le cerveau et le corps. Le corps parle au cerveau, il faut que le cerveau soit prêt à écouter ce qui se passe. Quand ça fait des années que le cerveau n'écoute pas du tout ce qui se passe dans le corps, en fait le corps réagit peut-être moins aussi, ou il donne des signes que le cerveau ne va peut-être pas comprendre tout de suite.
- Speaker #0
plus faible.
- Speaker #1
Voilà, donc au début peut-être que vous allez vous dire, bah moi cookie banane, j'ai pris les deux parce que j'arrivais pas à me décider.
- Speaker #0
Et c'est ok aussi.
- Speaker #1
On n'est pas toujours obligé de choisir. Faites-vous plaisir.
- Speaker #0
Effectivement, le corps, les premières fois où on re-rentre en contact avec lui, il dit, tu fais quoi là ?
- Speaker #1
Toi tu me parles en fait aujourd'hui,
- Speaker #0
ça fait 10 ans que tu me donnes pas l'heure. Ok. Ok, d'accord. Laisse-moi réfléchir un peu quand même, je reviens vers toi plus tard.
- Speaker #1
Exactement,
- Speaker #0
ouais.
- Speaker #1
Est-ce que c'est une blague ? Non,
- Speaker #0
mais clairement.
- Speaker #1
Repasse demain, si tu mets un peu de bonne volonté un petit peu au quotidien, je commencerai à plus te parler et à donner des signes qui sont un petit peu plus musclés.
- Speaker #0
Ça va s'affiner au fur et à mesure du temps et la perception sera plus facile.
- Speaker #1
Ça me fait penser à la chair de poule. C'est pareil, dans cette catégorie de trucs. Alors, la chair de poule, souvent, on le voit.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai, c'est plus perceptible. Oui, un peu plus perceptible, mais c'est pareil, cette catégorie-là. C'est un mot qui fait de la connectique au fur et à mesure, tu sais. C'est pour ça que ça ne dure jamais que 20 minutes. Ah non, mais totalement décousu, totalement décousu. C'est parfait. Pour finir, en dehors de ce petit test à faire chez vous, au supermarché, il y a aussi autre chose qui... C'est une question que vous pouvez vous poser en fin de journée. Si vous êtes adepte du journaling, du bullet journal, si vous écrivez, ou bref, quand vous êtes dans votre lit le soir ou quoi, c'est de se poser aussi la question de est-ce qu'aujourd'hui mon corps m'a parlé et est-ce que je l'ai écouté ? Parce que déjà, un, est-ce que mon corps m'a parlé ? Non. Bizarre, étonnant, peu probable. Donc peut-être qu'il a parlé, mais qu'on ne l'a pas entendu. Voilà. Probable. Et s'il a parlé, est-ce qu'on l'a écouté ? Ah ouais, mon corps, il m'a parlé. J'ai les lombaires qui grincent. Je prends cet exemple bizarrement en ce moment. Ouais, c'est bizarre. Parce que moi, mes lombaires me parlent beaucoup en ce moment. Est-ce que je les écoute ? Parce que quand le corps, on commence à écouter ce qu'il nous dit, enfin, qu'on commence à entendre ce qu'il nous dit, après, il y a un choix qui s'opère.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Et quelque part, c'est là... qu'on reprend un peu le contrôle. Est-ce que je fais le choix de réagir ou de faire comme s'il ne s'était rien passé ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et ça, c'est la deuxième étape.
- Speaker #1
Voilà, ça, ce sera la prochaine fois.
- Speaker #0
Exactement. Oui, et puis on a pas mal d'autres sujets qui émergent à partir de cet épisode de podcast. Donc, surtout, vous likez, vous commentez, vous partagez et vous êtes au rendez-vous pour le prochain épisode dans pas longtemps. Exactement. Voilà. On vous fait plein de bisous. Prenez soin de vous. Écoutez-vous. Et à tout bientôt.