- Speaker #0
Bonjour et bienvenue sur Des Racines et des Herbes, le podcast pour parler plantes. Dans cette série, nous partons à la rencontre d'hommes et de femmes qui ont mis le végétal au cœur de leur existence. Ils sont naturopathes, herboristes, producteurs, transformateurs, et nous les accueillons à notre table pour qu'ils nous partagent leur quotidien. Au travers de nos discussions, vous découvrirez des métiers méconnus, des savoirs ancestraux, et apprendrez à faire connaissance avec la nature qui vous entoure. Pour ce nouveau numéro du mois de septembre, je suis en compagnie de ma comparse naturopathe Laurine. Est-ce que ça va Laurine ?
- Speaker #1
Ça va et toi ?
- Speaker #0
Ça va super, un petit peu mal le gorge mais bon c'est la rentrée. Est-ce que tu peux te présenter pour les personnes qui ne te connaîtraient pas ?
- Speaker #1
Oui, je m'appelle Laurine Gauthier, comme tu viens de le dire je suis naturopathe, je suis aussi réflexologue et praticienne en massage à Saint-Barthélemy-d'Anjou et je suis aussi intervenante animatrice autour des thématiques de la naturopathie en entreprise, dans les collectivités. un peu dans différents types d'endroits. Et toi, qu'est-ce que tu fais ?
- Speaker #0
Moi, c'est l'entreprise Nature Ancestral. Moi, c'est Frédéric Michonnet. Je suis installé sur Beaufort-en-Anjou. Et j'interviens, du coup, pareil, en entreprise pour apprendre à utiliser les plantes sauvages. Donc, je fais de la formation particulière, entreprise et professionnelle sur l'usage des plantes en cuisine, en arboristerie, etc. En parallèle de ça, je fais de la cuillère de plantes. Donc, pas de production. C'est vraiment l'idée de proposer des... plantes sauvages pour les particuliers, mais aussi les entreprises, les restaurants, etc.
- Speaker #1
Ok, super. Donc dans notre dernier épisode, on a partagé avec vous notre trousse de secours de l'été. Un peu nos petits trucs pour partir en voyage au naturel et avoir tout ça dans sa poche. Pour ce nouvel épisode, on souhaitait vous faire découvrir une paysanne productrice du Ménéloir, Eva Boitelot. Elle est floricultrice, je trouve ce mot très joli, cueilleuse et son entreprise s'appelle Les Jardins d'Eva. Bonjour Eva, tu peux te nous présenter ?
- Speaker #2
Bonjour, alors oui, moi je suis productrice de fleurs coupées, principalement fraîches, à destination, vente surtout professionnelle aux fleuristes, aussi productrice de fleurs comestibles, plantes aromatiques et jeunes pousses. Et donc là, je vends principalement au restaurant et je fais aussi un peu de vente aux particuliers par le biais de, soit sur réservation ou par le biais d'une NAMA. et drive fermé. Voilà. Je suis installée sur la commune de Valangeau qui est à côté de Chemillé. Depuis 2022, pour faire une présentation rapide de l'installation, j'ai un terrain en location de 5000 m². Je cultive au total environ 900 m². D'accord. Dont 120 m² sous serre. Tunnel froid. Voilà.
- Speaker #0
Pas chauffé.
- Speaker #2
Non. Et sous cette serre, j'ai un espace de 18 mètres carrés où c'est la pépinière. La plupart de mes plantes partent de la graine. Je fais beaucoup de semis.
- Speaker #0
Tu fais le travail complet en gros.
- Speaker #2
Oui, à part tout ce qui est plantes à bulbes bien sûr. Achat des bulbes et plantation des bulbes.
- Speaker #1
Et du coup, pourquoi les jardins d'Eva ?
- Speaker #2
Le jardin d'Eva. Le jardin. Déjà oui parce que je voulais que mon prénom soit présent dans le nom de mon entreprise. Parce que oui j'avais en fait en tête, je voulais que les gens se souviennent quand on parle de moi, de l'entreprise, qu'on dise toujours Eva et ses herbes, qui est toujours mon prénom parce que j'ai un exemple d'une fille qui est installée sur ma commune qui fait des petits fruits et en fait on ne donne jamais le nom de son entreprise. mais que son prénom c'est toujours Armelle et les confitures d'Armelle quoi par exemple. Et moi voilà j'avais ça ça me plaisait j'avais envie que qu'on m'identifie les fleurs d'Eva ou les fleurs comestibles, les herbes d'Eva.
- Speaker #1
Ouais donc tu as fait une petite liste et tu t'es dit tu as fait voter tous tes amis et le jardin d'Eva est ressorti.
- Speaker #2
Je n'ai même pas fait voter non. J'ai commencé à demander à droite à gauche Puis en fait c'était encore plus compliqué de faire un choix Et aussi parce que Je voulais que ce soit un nom Vu que c'est pas un lieu où je sais que je vais rester définitivement En m'installant là-bas Je savais que j'allais déménager un jour Et du coup que je puisse utiliser ce nom d'entreprise Sur un autre endroit Dans un autre endroit Sur un autre lieu d'installation Voilà C'est surtout pour ça
- Speaker #1
D'accord Et du coup, c'est quoi ton parcours ? D'où tu viens ? Tu n'as pas toujours fait ce métier parce que tu dis que tu as commencé en 2022 ?
- Speaker #2
Oui, c'est une reconversion en fait. Moi, j'ai commencé, j'ai passé des diplômes, une formation plutôt dans le milieu artistique. Mais une fois que j'ai eu ces diplômes, je suis partie vite travailler. Et en fait, je suis allée à l'université de Paris. Je voulais voyager en même temps, donc j'ai fait des saisons. Et l'été, c'était beaucoup de saisons agricoles. L'hiver, c'était plutôt des saisons en hôtellerie. Et en fait, je me suis très vite aperçue que ce qui me plaisait, c'était travailler en saisons agricoles parce que toujours à l'extérieur et au contact du végétal. Et donc, petit à petit, ça fait bien au moins 10-12 ans que ça a commencé à venir en tête.
- Speaker #1
À germer.
- Speaker #2
Voilà, ça commençait à germer. Et en fait, je me suis vite aperçue aussi que j'avais envie de connaître les plantes que j'avais autour de moi, partout où j'allais, quand je me baladais. Je voulais savoir ce que c'était et j'étais curieuse en fait. Et donc, j'ai commencé à chercher dans les bouquins. J'ai fait des stages, rencontré des gens qui connaissaient. Donc, je partais en balade avec eux, je leur demandais de m'apprendre. Et j'ai très vite retenu en fait. et le fait de tout de suite savoir que Cette plante-là, par exemple, s'appelle le plantain. Elle peut servir, on peut l'utiliser pour telle ou telle chose. J'ai trouvé ça incroyable que ce soit médicinal, que ce soit comestible. Au bout d'un moment, je me suis dit, on doit bien pouvoir faire quelque chose avec ça. Peut-être qu'il y a des gens qui en vivent, peut-être qu'il y a des formations. J'ai cherché, j'ai trouvé des formations, plutôt dans les plantes médicinales. Je me suis orientée vers ça au début. D'accord. J'ai fait une formation. T'as fait une formation où ? J'ai fait le CSPAM au Frennes, à Angers. J'ai tenté, en fait, la première année. J'avais pas assez de connaissances de base en agronomie, biologie végétale. Donc ils m'ont demandé peut-être d'un peu plus me former avant d'entrer dans ça. Parce que ça, c'est une spécialisation. Et du coup, je t'ai écoutée, j'ai très bien fait. Donc en fait, je suis allée faire un BPREA, une formation. Technicien agricole, c'est l'équivalent du PPRE pour être responsable d'exploitation agricole. D'accord. Où là, j'ai vu toute la gestion d'une entreprise agricole, agronomie, biologie végétale. C'était assez complet. Et suite à ça, j'ai fait une deuxième année. Et c'était un an, du coup,
- Speaker #1
la première formation ?
- Speaker #2
Oui. C'est ça. Un an. Et j'ai enchaîné tout de suite après. L'année d'après, j'ai fait la spécialisation en pharmatique et médicinale. Voilà. Parce que je n'avais pas vu assez de production végétale, pas du tout de plantes médicinales dans la formation générale. Et puis aussi, mon objectif, c'était de faire un maximum de stages, d'aller rencontrer des personnes installées, avoir plusieurs retours. Je trouve ça très important et c'est comme ça qu'on apprend le mieux, je trouve. Et suite à ça, j'avais toujours ce projet de m'installer. mais moi j'ai besoin de me former je sais comment je fonctionne j'avais besoin de ce temps de formation de me renseigner, de travailler de faire des stages avant de me lancer à mon compte j'étais pas sereine avec l'idée de créer une entreprise tout de suite du coup t'avais fait la formation tu l'as fait en quelle année ? j'ai fait en
- Speaker #1
2020 d'accord donc t'as fait 2 ans de stage de... Un an et demi de stage avant de créer ton entreprise.
- Speaker #2
Deux ans. J'ai fait ça et après j'ai travaillé à la fin de ces deux années de formation, j'ai travaillé pendant un an autour des plans pénitentiaires. J'ai travaillé à l'ITEPMEI, l'institut de recherche surchemillé. J'ai fait une saison là-bas. Et après, pour mon installation, j'ai trouvé le lieu, le foncier. Et j'ai fait appel à la SIAP. C'est la coopérative d'installation en agriculture paysanne qui propose différentes façons de nous accompagner. Donc, ils proposent le stage paysan créatif qui dure un an. Donc, moi, j'ai fait ça. Et en fait, si on a notre foncier, on sait où on peut s'installer. On peut commencer notre installation tout en étant... On est dans cette formation, on a une journée de formation une fois tous les deux mois, je crois, ou une fois par mois. Et on a des paysans référents, donc un paysan référent territoire, un paysan référent technique. Et donc moi, je me suis installée en 2022, donc j'ai commencé en novembre 2021 le stage paysan créatif. J'ai commencé à mettre en place mes outils de production. Et j'avais ces référents qui m'ont beaucoup aidée sur la première année où, en fait, j'allais... régulièrement chez eux, tout en mettant en place... En fait, c'était un modèle, un exemple. Ça m'aidait pour savoir ce qu'il fallait que je fasse à telle période de l'année.
- Speaker #1
Et du coup, c'était un modèle qui fond l'activité que tu fais aujourd'hui ?
- Speaker #2
Oui. OK.
- Speaker #1
Et toi, quand tu as fait ces formations, tu te disais, c'est ça que je veux faire ? Des fleurs coupées, des fleurs comestibles ou c'est au fur et à mesure que ça s'est un peu affiné ?
- Speaker #2
Alors au tout début c'était je veux m'installer faire des plantes médicinales, plantes à tisane et en fait pendant le CESPAM j'ai fait d'autres stages parce que je voulais aussi profiter de cette période là pour voir, faire des stages, voir d'autres productions. Et donc je suis allée dans une ferme qui fait que de la fleur comestible, que des plantes fraîches vente aux restaurateurs en Bretagne. et en fait ça a été un déclic je me suis dit ah oui mais en fait ça me correspond beaucoup plus les thylames ça va bien mais ça c'est mieux que ça ouais travailler avec le frais j'avais de moins en moins de patience pour la transformation le temps de transformation moi ce qui me plaît c'est être dehors production c'est planter c'est les semis et le temps de transformation je prends moins de plaisir Merci. Et aussi, le lieu que j'ai trouvé pour m'installer ne prêtait pas vraiment à mettre en place un labo de transfo, un séchoir, c'était plus compliqué.
- Speaker #1
Oui, il y a des normes à respecter, il faut avoir de la place, un bâtiment...
- Speaker #2
Voilà. J'avais pas tout ça. Pas la possibilité de mettre ça en place chez moi non plus. Donc voilà, c'était plus simple.
- Speaker #0
Et puis surtout, tu disais que t'avais la volonté de potentiellement bouger derrière, donc transporter ça derrière, c'était...
- Speaker #2
Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Et tu parlais des voyages que tu as pu faire. C'était des voyages en France du coup ?
- Speaker #2
Oui,
- Speaker #0
surtout en France. Parce que du coup j'imagine que tu as dû voir des plantes, enfin par rapport à là où tu étais, même en Bretagne, tu as dû voir des végétaux un peu différents ?
- Speaker #2
Un peu, mais pas beaucoup plus. Après j'étais surtout dans les lieux... enfin c'était beaucoup de la production, très peu de cueillette sauvage. J'ai fait un peu aussi, parce que c'est en complément, et moi je propose aussi l'hiver la cueillette sauvage de plantes comestibles. Mais... Mais pas beaucoup plus, en fait.
- Speaker #0
Ok, donc en fait, même dans ton voyage, ça t'a servi quand même dans ton installation derrière. T'as pu avoir des plantes que tu croisais potentiellement. Oui,
- Speaker #2
oui, oui. Oui, j'ai profité de ces temps où je travaillais, je faisais des saisons et je partais un peu partout en France, où j'allais, plus le projet avançait, plus c'était de plus en plus mûr dans ma tête, plus j'allais facilement vers... rencontrer, contacter des personnes déjà installées. Et donc je suis allée voir en Auvergne, je suis allée voir dans les Pyrénées et autres régions des personnes installées à leur compte, surtout que principalement en plantes médicinales par contre. Et voir un peu leur installation, et c'est vrai que moi je me suis aperçue que c'était... Je prenais en compte que j'allais pas m'installer avec le même climat non plus. Oui, c'est ça. Même en Bretagne, c'est pas quand même...
- Speaker #0
Oui, oui, tout le monde climat. Oui, même en fonction de l'endroit en Bretagne.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #0
Et t'as trouvé quand même assez facilement, c'était assez simple de pouvoir échanger avec eux ? Oui,
- Speaker #2
complètement.
- Speaker #1
Ah ouais, ouais. Le temps d'une demi-journée. C'est un milieu où les gens sont quand même ouverts au partage.
- Speaker #0
Ouais, globalement.
- Speaker #1
En majorité.
- Speaker #2
On est tous passionnés. Donc c'est toujours un plaisir de changer et transmettre ces connaissances.
- Speaker #0
C'est vrai qu'on ne le voit pas forcément, mais il y a des milieux qui sont justement des milieux de passion où c'est plus compliqué de rentrer. Ah oui ? Ouais, ouais. Dans mon ancienne activité, je sais que c'était un peu compliqué. dans les parcs animaliers notamment. Donc c'est important aussi de signifier qu'on est des gens un peu ouverts.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #2
complètement.
- Speaker #0
Et du coup, est-ce que tu peux revenir un peu sur, là on a vu ton parcours, tes clients, du coup, comment ça se passe ? C'est donc un peu de restaurant, tu parlais de fleuristes, comment tu gères ça ? Est-ce que c'est dans le Ménéloir ? Oui,
- Speaker #2
alors c'est que Ménéloir. En fait, j'ai les deux activités, deux ateliers différents, mais j'essaie de... Ça, c'est même pas... Je regroupe parce que je ne peux pas me permettre de faire des livraisons tous les jours. Donc, c'est une livraison. J'ai ciblé tout de suite la ville d'Angers, principalement. Je travaille avec quelques restaurants qui sont autour de mon domicile, mais la plupart des clients, c'est Angers.
- Speaker #1
Et c'est toi pour les restos, c'est toi qui les a contactés ? Oui. Tu as fait du démarchage de resto en disant, je fais de la fleur comestible, ça vous intéresse ? C'est ça.
- Speaker #2
Ok. Au début, je ne savais pas trop comment faire et j'appelais ou j'envoyais des mails, mais pas forcément de retour. Ils sont très occupés. Ouais. Donc, voilà, j'ai pris mes échantillons, j'ai imprimé mes mercuriales, une liste des plantes que je peux proposer à l'année. Et puis, je suis allée les voir au moment où ils sont dans leur cuisine. Donc ils n'ont pas forcément toujours le temps de recevoir, mais en général...
- Speaker #1
Ils prennent un barquet de fleurs pour la mettre sur leur pain et après ils se disent, ah c'est peut-être...
- Speaker #2
Voilà, c'est ça, ils prennent la carte, le contact, puis moi je leur envoie après par mail ce que je peux proposer. Et puis voilà, après ils sont intéressés ou ils ne sont pas intéressés quoi. Ou ils ont déjà des fournisseurs.
- Speaker #1
Ouais c'est ça, pour parler juste de tes clients restaurateurs, il y a beaucoup de gens qui font le même métier que toi dans le coin ?
- Speaker #2
On n'est pas nombreux, mais oui. Après je ne connais pas tout le monde je pense. Je connais, oui oui, quelqu'un qui est sur Mazet. Et oui, on travaille avec les mêmes restaurants d'ailleurs. Et souvent, on complète. On se complète en fait. Il y a des choses que... Et je sais qu'on a un client en commun où il y a une période où moi, je ne vais pas avoir certaines plantes ou lui va avoir. Donc ça tombe très bien. Et comme ça, il peut en avoir sur une longue période. Donc c'est super. Parce qu'on n'a pas du tout le même climat, je pense aussi. On n'a pas la même terre. Mais après, je ne connais pas trop. Mais oui, je pense qu'après, il y a beaucoup de maraîchers qui complètent, qui font une petite gamme aussi d'aromatiques et de fleurs comestibles. C'est vrai que je connais plus les personnes installées en fleurs coupées pour les fleuristes, où là, on est tout un réseau, on est en contact. Tout parce qu'on est surtout des femmes, en fait. Mais après, en comestibles, pas vraiment. Pas vraiment.
- Speaker #1
Du coup, les fleuristes, c'est des fleuristes, j'allais dire, sans citer de nom, ce n'est pas des fleuristes qui ont des gros noms, qui eux, je pense, achètent des fleurs qui viennent de loin. Les fleuristes qui sont tes clients aujourd'hui, ça va être des gens qui sont sensibles au local, ou qui en font la pub, ou pas forcément.
- Speaker #2
Oui, communiquent dessus aussi. Et après, elles se fournissent à différents... Enfin, elles ont énormément de fournisseurs. Elles ne prennent pas forcément qu'eux. en local parce que ça dépend des demandes des besoins mais des fois il y a besoin d'une grosse quantité et on n'est pas capable nous les productrices en local de fournir non plus mais oui ça va être des boutiques en centre-ville indépendantes je pense qu'on peut dire comme ça qui sont sensibles et qui aiment bien prendre une partie de leurs fleurs chez les productrices du coin et là on est par exemple cette année on était quand même Je serais chez certaines boutiques, je pense au moins 4 fermes florales du Ménéloir à fournir sur la semaine. Minimum 4, je pense. Parce qu'on commence à être de plus en plus nombreuses. Et il y a beaucoup de fleuristes, il y a besoin de beaucoup de fleurs, il y a des événements tous les week-ends.
- Speaker #1
Ouais, du coup c'est ça qui est intéressant, c'est super.
- Speaker #2
Du coup, on peut se relocaliser.
- Speaker #1
Ouais, c'est ça. Et puis la demande, elle augmente beaucoup chez les fleuristes.
- Speaker #0
Et puis tu dois avoir une saisonnalité aussi, genre les mariages, où tu as plus de demandes aussi.
- Speaker #2
Oui, plein été, la saison estivale, jusqu'à septembre, début octobre, il y a des mariages tous les week-ends.
- Speaker #0
Et du coup, toi, est-ce que tu es plutôt dans l'idée d'avoir une gamme que tu proposes, ou est-ce que tu as aussi des demandes de floristes ou même de restaurateurs qui vont te dire, tiens, moi ça m'intéresserait que tu fasses ça ?
- Speaker #2
Les deux. En fait, j'ai commencé sans vraiment savoir ce qui pouvait être intéressant. Donc j'ai choisi, j'ai mis des variétés en place la première année. Après, très vite, on s'aperçoit. Ah non, ça, ce n'est pas une bonne idée. On sélectionne pendant l'année, mais ce qui est un peu compliqué, c'est qu'il faut attendre un an.
- Speaker #1
Et quand tu dis que ce n'est pas une bonne idée, pourquoi ? Parce qu'elles sont galères à conserver, galères à produire ?
- Speaker #2
C'est surtout sur la taille de la tige. Il y a certaines variétés qui sont trop courtes. C'est compliqué. On peut l'utiliser par exemple pour les événements, mais le but c'est quand même de pouvoir l'accueillir aussi pour mettre en boutique. Sinon, on ne peut pas trop la valoriser. Et pas bonne tenue en vase. Ça, c'est les deux principaux critères. Il faut une certaine longueur de tige et une tenue en vase.
- Speaker #0
Et ça, tu ne peux pas le savoir avant de le faire en fait.
- Speaker #2
Si, il y a des livres, il y a des formations.
- Speaker #1
Au début, tu as fait des choses aussi en essayant.
- Speaker #2
C'est ça. Au début, j'ai testé. Et puis, en fait, tous les ans, on sélectionne. Et puis après, c'est aussi des sélections par rapport aux couleurs, à la forme de la fleur. Il faut qu'on ait des fleurs assez grosses, importantes. Les fleurs principales, quoi. En fait, pour pouvoir composer, il faut qu'on ait de la grosse fleur. ce qu'on appelle les fleurettes, les petites fleurs de forme on va dire fleur ronde ou des fleurs plus des hampes florales en épis par exemple avoir différentes formes pour varier Pour pouvoir composer, c'est quand même un peu plus joli. Aussi des fleurs, par exemple la camomille, j'ai la camomille double, ou le gypsophile, qui sont des petites fleurs. C'est plein de petites fleurs, c'est assez léger, donc ça c'est joli aussi.
- Speaker #1
Ouais, pour aérer dans un bouquet. Ok, du coup, les fleurs comestibles, les fleuristes. Tu parlais aussi de micropousses tout à l'heure, du coup tu peux expliquer ce que c'est ?
- Speaker #2
Alors je prends des jeunes pousses. Des jeunes pousses. Et ça c'est l'hiver pour compléter la gamme, pour pouvoir... Je proposais toujours quelque chose au restaurant. D'accord. Je fais tout ce qui...
- Speaker #1
Ce n'est pas des graines germées, du coup, est-ce que tu peux expliquer ce que c'est ?
- Speaker #2
Ça pousse en pleine terre. C'est les jeunes pousses qu'on utilise dans les mesquins.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #2
En fait, ça va être roquettes, pourpillées d'hiver, cressons, moutardes, différentes variétés de moutardes, différentes variétés de mizuna. Et après, voilà, je propose ça.
- Speaker #0
Avec des japonaises.
- Speaker #2
Oui. Et je complète avec des plantes comestibles sauvages.
- Speaker #1
Ok. Merci.
- Speaker #2
Nouvelle de Vénus, Petite Oseille, des choses comme ça, pour compléter la gamme.
- Speaker #0
Que tu fais du coup peut-être sur ton exploitation ?
- Speaker #2
Une partie est présente sur le lieu, sur mon foncier, et autres, non, après j'ai 3-4 variétés que j'accueille sur des sites protégés qui sont tout près. de ma ferme, de mon jardin. J'évite de faire trop de trajets non plus.
- Speaker #0
Mais est-ce que tu as quand même pas mal de trajets au final avec ta... ta semaine elle est quand même chargée par la livraison, toutes ces choses-là.
- Speaker #2
Après je fais une livraison par semaine. Pas plus.
- Speaker #0
Restaurant et fleuriste en même temps ? Oui,
- Speaker #2
je regroupe tout le monde en même temps.
- Speaker #0
Tu arrives à gérer les deux ? Oui.
- Speaker #2
Et là, juste à cette période-là, en septembre, c'est la fin de saison d'été, j'ai tous les dahlias, j'ai pas mal de fleurs. Donc là, de temps en temps, je reviens en fin de semaine pour les fleuristes, pour leurs fleurs du week-end ou pour les événements. et moi ça me permet en fait les fleurs m'ont le temps de refleurir je cueille le lundi matin le vendredi j'ai de nouveau des belles fleurs donc si c'est pour un mois ou deux faire deux livraisons par semaine oui ça
- Speaker #1
ça se gère et du coup est-ce qu'il y a vraiment un début de saison tu travailles toute l'année ? oui quand pour toi la saison ?
- Speaker #2
vraiment oui je travaille toute l'année mais c'est quand même beaucoup plus calme l'hiver et on se lance moi à chaque fois je sais que je me dis ça commence mi-février à faire les premiers semis Et puis, en fait, c'est surtout avril, où là, la vraie saison, où c'est intense. Voilà, ça arrive en avril, quoi.
- Speaker #1
Intense, ça veut dire que tu travailles tous les jours ? Comment ça se passe ?
- Speaker #2
Oui, après, j'arrive à me prendre des week-ends, je me l'impose quand même. Ouais, c'est important. Sinon, je ne pourrais pas faire ce travail-là. Voilà, donc j'impose... Des fois, je m'arrête, quoi. Tant pis, c'est pas fait, mais c'est pas grave, ça attendra lundi. Et voilà. ça après la période avril enfin printemps C'est vrai que c'est compliqué de prendre des week-ends quand même, parce qu'il y a tout à implanter. Préparer le sol, tout planter. Donc, c'est un peu plus chargé. Et puis, après, il y a la période automne. Là, bientôt, ça va arriver aussi. Donc, tout nettoyer le champ et planter tous les bulbes qui vont fleurer au printemps prochain. OK.
- Speaker #1
Donc,
- Speaker #2
c'est une grosse période aussi.
- Speaker #1
Parce qu'il y a des saisons pour planter, des saisons pour semer, des saisons... Et tu as combien de fleurs différentes ? Enfin, plantes différentes ?
- Speaker #2
Je n'ai pas compté cette année, mais l'année dernière, je sais que... Je dirais 80.
- Speaker #0
Tout confondu, du coup ?
- Speaker #2
Tout confondu.
- Speaker #0
Ouais, ok. C'est pas mal, déjà.
- Speaker #2
Oui. Mais entre 60 et 80, on va dire ça. Parce que j'ai réduit un peu, quand même. Ok.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #2
Après, je compte des fois, ça va être des variétés où je vais avoir 1 mètre carré pour des comestibles. J'ai pas besoin de plus, quoi.
- Speaker #0
Oui, oui.
- Speaker #2
Donc voilà, c'est tout petit. J'ai pas beaucoup de plans, en fait, de cette variété-là. Je la compte quand même,
- Speaker #1
mais voilà. Et ce que tu disais tout à l'heure, c'est que la majorité des... plantes que tu fais sont des plantes à semer, c'est pas des annuelles ? Des vivaces, pardon.
- Speaker #2
J'en ai quelques-unes. Par exemple, j'ai des narciss, des bulles que j'ai plantées l'automne dernier qui vont revenir là. Ça, ça reste en terre. Après, il faut, au bout de un certain temps, les sortir pour les diviser quand même, sinon ça s'épuise. Les dahlias aussi, mais ça, moi, je les sors de terre tous les ans quand même, parce que j'ai un sol qui peut pas... Enfin, sinon, ça moisit. Il est trop humide.
- Speaker #1
D'accord. donc là j'ai entre 600 et 700 d'Alias tu les sors et tu les mets dans ta serre il faut que je les stocke au garage un endroit pas trop humide donc tu les mets moi j'y connais rien je fais juste du potager à mon On est chez elle, donc c'est pour ça que je pose plein de questions. Du coup, tu les sors, tu les mets en pot et tu les stockes dans ton garage ?
- Speaker #2
Je les sors, je les nettoie. Après, on a tous et toutes des façons un peu différentes de conserver. Moi, je les nettoie parce que c'est de la terre argileuse, assez lourde. Donc, je passe un coup de jet d'eau dessus. Je les mets à un endroit où il fait assez chaud pour les faire sécher pendant une journée ou deux. Et après, je les stocke dans des cagettes, en bois comme ça, dans le garage.
- Speaker #1
Et tu les remets après ?
- Speaker #2
Et je les remets au printemps. Et en fait, quand je les replante, il y a des bourgeons qui sont sortis. Comme ça, je vois quel dahlia est encore bon. Et après, c'est bien au bout de deux ans ou trois ans, les diviser. Il y a plusieurs méthodes. On dit, je crois que c'est à l'anglaise ou à l'américaine, on coupe, on fait un tubercule, c'est des tubercules. On fait des... On les... Eux, ils les séparent en faisant par tubercule. Moi, je ne fais pas comme ça. Je prends la souche entière, je la sépare en deux.
- Speaker #1
Tu coupes dans le fromage et puis voilà.
- Speaker #0
Je coupe la pomme en deux, c'est la technique française.
- Speaker #1
Et du coup, comment tu t'organises dans toute cette période-là ? Ton quotidien, c'est quoi un peu ?
- Speaker #2
Alors mon quotidien, ma semaine de travail, en général j'ai souvent la même organisation. Le lundi, je reçois les commandes jusqu'au dimanche soir. J'envoie ma mercuriale en fait fin de semaine, vendredi soir ou samedi jusqu'à lundi.
- Speaker #1
Du coup ta mercuriale c'est ton catalogue de plantes, c'est ton menu.
- Speaker #2
C'est ça, pour les chefs, pour les restaurants. Ils peuvent commander jusqu'au dimanche soir. Moi, je reçois les commandes. Lundi matin, c'est cueillette. Je cueille pour les chefs et je cueille pour les fleuristes. Après, les fleuristes avec lesquels je travaille, on a fait un roulement, c'est un système de panier, un panier à 100 euros. Moi, j'ai tant de tiges. Et voilà, je leur mets. Après, elles me disent, là, je préférais avoir un peu moins de Dahlia parce qu'ils tiennent moins bien dans ma boutique. Donc voilà, peut-être un peu plus cette couleur-là. On réajuste comme ça. Voilà, je compose ces paniers. Donc le lundi matin, c'est cueillette pour les fleuristes, pour les chefs. L'après-midi, je nettoie parce que je rince, je nettoie tous les comestibles, tout ce que je cueille pour les chefs. Je les conditionne dans des boîtes par variété, mettre le nom. Je prépare les commandes, quoi.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #2
Tout ça au frais.
- Speaker #1
Ça se garde au frigo, du coup ? Oui. Tu as un frigo, une chambre froide ? Un frigo.
- Speaker #2
Oui. Dans le garage, exprès pour ça. les cueillettes fleurissent les fleurs elles sont gardées dans la cave au frais à l'abri de la lumière et le mardi matin c'est livraison je fais la tournée sur Angers le mardi après midi j'ai une nouvelle cueillette pour un autre restaurant que je livre à côté de chez moi le mercredi matin et une autre fleuriste aussi mercredi après à partir de si mercredi après midi et jeudi matin c'est préparation des commandes pour le drive fermier Merci.
- Speaker #0
pour les particuliers là du coup ?
- Speaker #2
oui du coup le dry fermé c'est un truc local où les gens font des commandes font un dry comme dans un supermarché classique c'est ça sur le Choletet c'est sur le bassin Choletet ok et là tu sais quoi plutôt de la fleur coupée enfin de la fleur commissive alors je propose des mix en fait pour les particuliers avec ce que j'ai en aromatique et en fleur commissive voilà des boîtes je prépare tout mélangé quoi ok et après je propose des bouquets de fleurs je propose des bottes aromatiques et des plants aussi des plantes donc là par exemple j'ai des vivaces il faut que je fasse le tri je prépare tout ça j'ai pas fait encore mais ça va être la période de planter des vivaces donc j'ai quelques vivaces à proposer en vente que je fais toujours en plus et au printemps je peux proposer des plantes de fleurs d'annuel ou d'aromatique et du coup je prépare tout ça j'ai mes commandes le mardi soir donc mercredi après midi et jeudi matin, préparation de ces commandes-là. Et après, entre tout ça, il y a aussi des commandes particulières, des réservations, des fois de bouquets.
- Speaker #0
Que tu peux faire aussi en plus.
- Speaker #2
Que je fais, voilà, à la demande. Et voilà. Après, la production. Il faut du temps de production.
- Speaker #1
Entre tout ça, il faut que tu sois sur ton terrain.
- Speaker #2
C'est ça.
- Speaker #0
Et du coup, tu es toute seule pour faire ça ?
- Speaker #2
Oui. Oui. Je suis toute seule et là, cette année, avec un été comme on a eu, où je ne suis pas bien équipée pour l'irrigation, c'était des très grosses semaines. D'où ce projet qui est là. C'est assez urgent de s'installer à deux.
- Speaker #1
Parce que du coup, là, cet été, comment tu fais quand tu as besoin d'arroser ? Tu le fais à la main ? Oui.
- Speaker #2
J'ai une source d'eau. J'ai la possibilité de faire ma serre et équiper les gouttes à gouttes. Donc ça, j'ai juste à ouvrir une vanne. Mais par contre, en extérieur, c'est un tuyau d'eau. Oui.
- Speaker #0
Ah oui, avec une seule source, du coup.
- Speaker #2
Oui. Oui. Donc c'est un peu long.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #2
Du coup, c'est repartir sur un nouveau terrain avec des superbes petites productions.
- Speaker #1
Et donc là, c'est quoi ton projet ? Tu t'associes... Si tu as le droit d'en parler. Tu t'associes avec quelqu'un pour déménager. Du coup, tu vas déménager où ?
- Speaker #2
Du côté d'un grande sur Loire. Le foncier qu'on a revu est à Chantosser sur Loire, exactement.
- Speaker #1
Quand tu dis le foncier, c'est le terrain ? Oui. C'est ça.
- Speaker #2
Oui. En fait, son activité, c'est les fleurs d'Ariane. Elle ne fait que la fleur coupée. Elle est sur la commune de Saint-Sigismond. C'est collé à un grande. Elle s'est installée et elle s'est toujours dit, depuis le début, qu'elle ne voulait pas monter cette activité toute seule.
- Speaker #1
Et ça fait longtemps qu'elle a son activité ?
- Speaker #2
Elle a commencé un an après moi.
- Speaker #0
Ok, voilà.
- Speaker #2
Et du coup l'idée c'est de rassembler les deux fermes ensemble, garder les mêmes activités quoi, mais voilà, rassembler tout, mettre en commande du coup tout le matériel, mais partir sur des nouvelles bases, des bonnes bases, enfin des bons outils de production quoi, parce que là...
- Speaker #1
Vous vous épuisez parce que vous n'avez pas forcément les moyens de... De faire tout comme vous aimeriez faire, c'est ça ?
- Speaker #2
Oui, c'est ça. Et investir toute seule, chacune de notre côté, au final ça revient quand même un peu plus cher. On n'a pas trop la possibilité de porter ça financièrement chacune de notre côté. Et puis c'est surtout de... on sait que s'installer à deux c'est aussi devoir avoir deux revenus mais on partage la charge on peut se reposer sur l'une ou sur l'autre on peut être dans l'échange quand on a des doutes l'autre est là et on peut poser la question tout de suite ce qu'on fait aujourd'hui mais par téléphone c'est pas dans le quotidien là vous serez ensemble sur le terrain et puis pour les grosses périodes où par exemple il y a tous les bulbes là au printemps il faut tout planter par exemple les dahlias c'est long à planter faire ça à deux c'est ça qui est beaucoup plus sympa et puis potentiellement peut-être prendre des week-ends des petites dames. des vacances surtout elle elle vend beaucoup particuliers en fait elle a développé en commençant que comme ça elle est sur le marché de Chalonne le soir le matin samedi matin un grand le vendredi matin et maintenant depuis cette année elle développe elle vend aussi un peu aux fleuristes et l'idée aussi elle c'est qu'on puisse tourner sur les marchés on garderait ces marchés là pour qu'elle puisse aussi avoir des week-ends entiers parce que du coup elle elle a zéro week-end du fait des marchés sur la saison d'été en tout cas Voilà. Et puis partir en vacances, en été. Elle n'a jamais fait, encore depuis qu'elle a installé. Moi, je me permets. Mais c'est pas facile, c'est stressant. Il faut toujours trouver quelqu'un qui puisse venir.
- Speaker #1
Oui, parce que ça, des étés comme là, on a eu, il fait chaud, il faut qu'il y ait quelqu'un qui vienne arroser,
- Speaker #2
c'est clair.
- Speaker #1
Il faut avoir des bons copains.
- Speaker #0
Et qui s'y connaissent.
- Speaker #1
Et qui s'y connaissent. C'est pas une papine à côté qui va venir arroser ton jardin.
- Speaker #0
T'as beau avoir un bon pote, s'il fait tout cramer, bon.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #1
Ça peut faire des tensions, effectivement.
- Speaker #0
Est-ce que toi, dans ton activité, tu es au contact des restaurants, tu parlais un peu des particuliers, est-ce que tu as eu des difficultés à te positionner ? sont fréquentes d'avoir des plantes comme ça comestibles un peu nouvelles est ce que c'est quelque chose qui est courant en fait en france ou dans notre secteur non c'est pas courant les particuliers c'est pour ça au début moi j'avais
- Speaker #2
dit non je me tourne pas du tout vers les particuliers parce que c'est beaucoup plus compliqué à développer et non non les gens connaissent pas alors après il y a des personnes qui sont très curieuses et intriguées et du coup veulent tester mais c'est un tout petit pourcentage très peu très peu de personnes non c'est moi je développe vraiment avec les restaurants les chefs qui sont... Et encore pas tous les chefs, il y a des chefs qui, en fait, sont pas sensibles.
- Speaker #0
vraiment sensibles à ça mais qu'ils connaissent quand même oui ils connaissent mais qu'ils ne travaillent pas de cette manière là C'est plutôt une restauration gastronomique, des choses comme ça, peut-être plus ?
- Speaker #2
Oui, plus souvent quand même. C'est une restauration gastronomique étoilée même, qui sont plus facilement habituées. Et puis ça a un certain coût aussi quand même. Donc voilà, on ne peut pas forcément se permettre. Et puis oui, c'est ça, c'est des sensibilités quoi. C'est des habitudes de travail. Parce qu'il y a certains chefs, même gastros, qui connaissent, mais même s'ils sont gastros, ce n'est pas leur façon de travailler.
- Speaker #0
Oui, ça ne va pas être leur type de produit, leur façon de présenter, etc. Oui. Et tu as remarqué, en travaillant un peu dans différents endroits de France, qu'il y avait des coins où c'était peut-être plus facile, ou pas forcément à ce moment-là, tout n'était peut-être pas forcément.
- Speaker #2
Sur la côte. c'est quand même beaucoup plus touristique et c'est plus facile ça je ne m'étais pas trop posé cette question au début quand je me suis installée et au bout de la première année je me suis dit oui effectivement c'est touristique Angers mais c'est pas aussi touristique que là où je me suis formée Havane en Quai de la Ville et puis ça dépend des moyens des gens, des portes monnaies forcément et du coup on reste une petite ville On est en campagne quand même. Mais c'est pour ça que moi, je fais les deux ateliers. C'est que ça, c'est quelque chose qui me passionne, qui m'intéresse beaucoup. Donc vraiment, je voulais proposer ça. Moi, c'est un plaisir tous les ans de découvrir de nouvelles variétés, de goûter de nouvelles variétés. Je cherche toujours à un peu... Innover. Innover, voilà. Parce que c'est par passion. Après, je fais aussi de la fleur à côté parce que je sais que ça me plaît aussi. Ça m'intéresse beaucoup. Mais je sais que c'est quelque chose où il y a de la demande.
- Speaker #1
Il faut bien vouillir la marmite un peu. Enfin, un truc qui soit plus...
- Speaker #0
T'as une stabilité financière derrière.
- Speaker #1
Ouais,
- Speaker #2
c'est ça.
- Speaker #1
Et du coup, c'est quoi la période que tu préfères ?
- Speaker #2
La période que je préfère ? Au printemps, quand je vois les premières fleurs... Alors c'est stressant parce que je sais qu'il y a beaucoup de travail, beaucoup de choses à mettre en place, et je suis tout le temps en retard. Mais quand je vois les fleurs qui poussent... Non, en fait, je sais la meilleure période. les semis de février quand je sème beaucoup de variétés et je les vois toutes sortir et là j'adore le côté maman qui voit ses enfants grandir j'adore ce moment là, je passe tous les jours pour regarder, mais non,
- Speaker #1
il faut attendre encore quelques jours et du coup comme tu disais c'est stressant aussi parce que les aléas de la météo et climatique sont importants Et ça, par exemple, entre l'année dernière où il n'a fait que pleuvoir, si je ne me trompe pas, et cette année où il a fait très chaud ?
- Speaker #2
Au final, je me suis dit, tout l'été, ce n'était pas si dérangeant qu'il pleuve tout le temps.
- Speaker #0
L'année dernière,
- Speaker #1
oui.
- Speaker #0
Même si ton terrain a tendance à se gorger un peu.
- Speaker #2
Oui, mais j'ai réussi quand même à faire une très belle saison l'année dernière, au final. Oui, j'ai commencé ma saison tard parce que je ne pouvais pas travailler mon sol. Il était trempé. Mais les plantes avaient suffisamment d'eau et pas trop non plus. C'est ce que j'allais dire.
- Speaker #1
Comme tu disais que des fois ça moisi, il n'y avait pas trop d'eau non plus.
- Speaker #2
Non, ça allait. Certaines variétés, mais ça ne va pas. Ce n'était pas une grosse quantité non plus. Et non, j'ai réussi à avoir quand même des belles fleurs. Et puis là, cette année, en fait, et puis je n'avais pas ce rythme de travail l'année dernière. J'étais beaucoup plus... J'ai moins senti passer la saison, quoi.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #2
Donc là, cette année, je suis très fatiguée. Parce que j'ai fait des journées, des très grosses journées sans pause parce que, ben voilà, il faisait 35 degrés choix. Il fallait y aller tous les jours. Donc je préfère...
- Speaker #1
Y aller tous les jours pour cueillir, du coup...
- Speaker #2
Pour arroser.
- Speaker #1
Et du coup, même en journée, t'arroses...
- Speaker #2
Oui, ça peut m'arriver. Mais c'est surtout ce qui est dans la pépinière. Tout ce qui est en plein, en godet. J'ai toujours des plantes qui sont... en plaques alvéolées ou en godets ça fallait que je le fasse au moins 3 fois dans la journée de toute façon pour arroser parce qu'autrement ça sèche ça va sécher très très vite avec le vent donc j'ai mis en place des systèmes des coupelles en fait pour mettre certaines plaques alvéolées ou godets dedans que je remplissais d'eau comme ça j'étais un peu plus tranquille voilà, il faut s'adapter On va chercher de nouvelles techniques.
- Speaker #1
Mais bientôt, ce sera deux. Ce sera deux cerveaux pour innover.
- Speaker #2
Et puis, c'est ce qu'on s'est dit. En fait, on a nos expériences. On ne s'installe pas forcément toutes les deux. Ce n'est pas une installation où c'est toutes les deux nos premières années. On a chacune nos expériences. On a aussi nos débouchés déjà en place, qui ne sont pas suffisants. Il va falloir qu'on développe plus. Mais on ne part pas de rien. nos galères en fait.
- Speaker #1
Le bagage derrière.
- Speaker #2
Voilà, et qu'on sait qu'aujourd'hui, on repart sur un nouveau truc. Clairement, ça, l'irrigation, on met un billet dedans, c'est sûr. La serre, c'est sûr, on sait, il y en a besoin, et une bonne serre de qualité. Du coup, on perdra moins de temps, moins d'énergie, c'est ça.
- Speaker #0
Du confort, et puis de tenir dans le temps aussi, parce que c'est un métier qui est difficile quand même.
- Speaker #2
Oui. Et si on n'est pas bien équipé,
- Speaker #0
au départ... Oui, tu te flingues.
- Speaker #1
Tu t'épuises, en fait.
- Speaker #2
Ben, on ne tient pas longtemps,
- Speaker #1
oui. Et du coup, est-ce qu'aujourd'hui, tu arrives à en vivre de ton activité ? Est-ce que tu as fait quelque chose pour toi pour te différencier, pour pouvoir mieux en vivre que peut-être quelqu'un d'autre ?
- Speaker #2
Alors là, oui, j'arrive à en vivre. Après, j'ai... Enfin, aujourd'hui, j'en vis bien, mais parce que... Alors, c'est ça, dans mon parcours, je n'ai pas... Je ne sais pas aller jusqu'au bout. J'ai fait avec la SIAP le stage paysan créatif, mais après je suis rentrée en portage d'activités. C'est l'accompagnement aussi que propose la SIAP pour prêter de l'argent. Ils mettent à disposition une enveloppe financière. Je suis accompagnée juridiquement. J'ai une comptable de la SIAP. Moi, j'ai fait ce choix-là. Du coup, j'ai fait les trois ans de portage chez eux. Donc, je n'ai rien à moi aujourd'hui, en fait. J'ai le numéro de serré, c'est la SIAP, c'est pas mon numéro de serré. Tous les investissements, c'est pour l'instant encore à la SIAP. Et quand je vais sortir de la coopérative, je rembourserai. Et là, même aujourd'hui, je suis passée en salarié associé. J'ai une fiche de paie, en fait, tous les mois. J'ai les mêmes droits qu'un salarié. Je cotise, j'appelle l'emploi pour la retraite.
- Speaker #1
Ça veut dire que c'est une fiche de paie fixe ou genre l'été où il y a plus de...
- Speaker #2
Et bien là, en fait, vu que moi j'ai fait mon activité pendant deux ans, j'ai rien touché, j'ai juste fait l'activité, j'ai cumulé. Ok. Et une bonne trésorerie, j'étais en bénéfice dès la deuxième année. Et j'ai fait même deux ans et demi, trois ans je pense, avant d'être salariée associée. Et donc là, il faut que maintenant, ils me rétribuent ce que j'ai cumulé, tous les bénéfices que j'ai fait. Et donc on a fixé une rétribution, c'est fixe, c'est la même. Jusqu'à la fin de l'année, au moins. Puis après, on va refaire un dossier, repasser en commission, pour revoir la rétribution de l'année prochaine, qui va changer. Donc là, j'ai une bonne rétribution, parce que je récupère tout ce que j'ai cumulé. Ouais. Voilà. Et là, l'objectif, c'était, j'ai fait un prévisionnel, de faire un certain chiffre d'affaires pour que ma rétribution ne se modifie pas beaucoup pour les années qui suivent.
- Speaker #1
Et du coup, avec cette histoire d'installation et tout, vous resterez dans ce système-là ?
- Speaker #2
On est en train de réfléchir à ça, soit on demande pour une année si c'est possible de continuer pour pouvoir investir au début, et le temps de faire le parcours des JIA, enfin tout ça c'est des choses qui se calculent.
- Speaker #1
C'est quoi les JIA ?
- Speaker #2
C'est la dotation jeune agriculteur, qu'on a le droit toutes les deux, on a la capacité agricole,
- Speaker #1
elle est jeune,
- Speaker #2
et on a moins de 40 ans, c'est ça. Et du coup... Du coup, on a le droit à cette dotation et ça nous aiderait soit pour... Après, on l'utilise comme on veut. C'est soit pour nous rémunérer la première année, soit pour investir.
- Speaker #1
Irrigation, lacère...
- Speaker #0
Par exemple.
- Speaker #2
Et ça, en fait, c'est que c'est lourd avant de pouvoir faire tout le parcours. Pas avant fin 2026. Mais on aimerait s'installer au printemps 2026.
- Speaker #1
Oui. Comme vous avez un travail saisonnier, il y a un moment où tu ne peux pas t'installer au milieu de l'été. Non. C'est pas possible tout ça.
- Speaker #2
C'est ça.
- Speaker #0
On va arriver à la fin de la partie présentation, questions, réponses. On va passer à la partie recommandations et conseils. Tu parlais tout à l'heure dans tes voyages que tu avais eu des ouvrages qui t'avaient accompagné un petit peu. Est-ce que tu aurais, toi, des livres ou œuvres ou autres qui t'auraient marqué et que tu aimerais bien recommander à nos auditeurs auditrices ?
- Speaker #1
Est-ce que tu as un livre de chevet ? Le premier livre que tu as acheté quand tu étais curieuse des plantes ?
- Speaker #2
Alors oui, mais du coup plus dans les plantes médicinales, plantes sauvages, c'était surtout... Après, dans le milieu de la plante médicinale de la bristorie, c'est des livres de Thierry Tevenin que j'ai achetés. C'était ma référence au début. Après, pour la fleur coupée, c'est des livres de Flora Mama que je conseille, qui sont très intéressants. Et en comestible, après, moi j'ai surtout appris dans le stage. Ce n'était pas forcément les livres qui m'ont beaucoup aidée. C'était sur le terrain. Et puis j'avais besoin de ça pour... Je ne pouvais pas me permettre, moi je me suis toujours dit, soit parce que j'ai lu dans un livre que ça c'est comestible, j'avais besoin de le faire avec quelqu'un qui travaillait déjà, on allait livrer le restaurant la veille, je savais que cette plante-là...
- Speaker #1
C'était sûr, tu l'avais vue en vrai.
- Speaker #2
Voilà.
- Speaker #0
Et les gens qui sortaient du restaurant étaient en vie.
- Speaker #2
Voilà. Ça c'est toutes les personnes que je rencontre ou qui viennent en stage dans... Chez moi, sur le jardin, je leur dis ça à chaque fois. Vraiment, s'ils voulaient commencer à faire de la cuillette sauvage, moi c'est un conseil, je ne me vois pas faire ça toute seule de mon côté, être accompagnée, être avec quelqu'un qui fait ça depuis déjà longtemps, qui fournit déjà des gens, des restaurants ou des particuliers.
- Speaker #1
Être sûre de ses connaissances. Oui.
- Speaker #0
Parce que l'accident est très vite arrivé.
- Speaker #1
Est-ce que tu as une plante coup de cœur, une plante du moment ? C'est quoi ta fleur ?
- Speaker #2
Là en ce moment oui, c'est le dahlia. C'est la fleur du moment.
- Speaker #1
C'est la fleur du moment, mais est-ce que tu en as une autre qui est coup de cœur en disant celle-ci c'est ma fleur ?
- Speaker #2
Moi j'adore la capucine. Parce qu'elle est la feuille de capucine.
- Speaker #0
Elle est très belle,
- Speaker #2
j'aime beaucoup. Et que j'aimerais intégrer, en fait mon logo était normalement un logo provisoire. Ça fait trois ans que je l'ai. Mais je voudrais des fleurs que je dessine, ou ma soeur qui dessine très très bien, qu'elle dessine. Pour moi, mais j'ai toujours laissé ça en sans veille pour l'instant. Et je veux absolument des feuilles de capucines. Ok.
- Speaker #1
Je trouve ça très beau. Sur le nouveau logo ?
- Speaker #2
Oui. Ce sera ça ? Faut que je parle à Ariane.
- Speaker #0
Mais parce qu'il y aura un logo, comment ?
- Speaker #1
Oui. Ah oui, c'est ça, il va falloir refaire tout ça.
- Speaker #2
Un nouveau nom,
- Speaker #1
nouveau logo. Bah c'est ça, mais tu pourras placer ta petite feuille de capucines. Oui. Chacun sa feuille, chacun sa fleur. En screm.
- Speaker #2
Tous les ans je découvre une nouvelle fleur, je pense à la fleur coupée. Je fais des nouvelles variétés tous les ans et tous les ans je découvre une nouvelle variété. Là c'est cette année. Moi, je dis ageratum. Je pense qu'il y en a qui disent ageratum. C'est la première année que j'en fais. Et j'en ai fait au printemps, mais des tiges assez courtes, donc déçues. Mais je me suis dit, c'est pas grave, je vais en ressemer, je vais voir. Et là, je commence tout juste à en cueillir depuis la semaine dernière. Et j'ai des immenses tiges. Et c'est un violet flash parmeux. Alors, je ne suis pas violette non plus, d'habitude. Mais là, c'est un coup de cœur pour moi, cette année.
- Speaker #0
ça s'apparente à quoi en termes de forme
- Speaker #2
de fleurs compliquées à décréer c'est pas une ombre belle c'est pas une ampe florale c'est pas une composée ça ressemble à quelque chose qui serait plus qui
- Speaker #0
pourrait être plus parlant pour nos éditeurs et auditrice ?
- Speaker #2
Peut-être... C'est plein de petites fleurs. On a la camomille d'eau, par exemple, c'est plein de petites fleurs. C'est un peu ça, mais en plus serré. Et couleur violet...
- Speaker #1
Violet flèche.
- Speaker #0
De toute façon, vous irez voir.
- Speaker #1
C'est sûr. Et j'ai juste une petite question, en plus, à glisser à la fin. Tes semences, tu les achètes où ? Est-ce que quand on est en fleurs coupées, est-ce que tu fais... Est-ce qu'il y a des labels bio ou pas ?
- Speaker #2
Oui, alors fleurs coupées c'est compliqué, mais de moins en moins, parce qu'il y a de plus en plus de semenciers. Des personnes qui s'installent en semences de fleurs bio. Donc là, on arrive quand même à trouver pas mal de variétés en bio aujourd'hui. Et après, moi, j'ai plein de fournisseurs différents. Par exemple, là, en local, il y a Germinance, il y a les semences de l'ombelle. Après, il y a un autre, mais ce n'est pas un local, mais Fred Burdin qui, lui, propose pas mal de semences de fleurs bio. Elles sont très intéressantes et un très beau taux de germination. qui est important. après c'est en bulbe c'est plus compliqué je prends des dahlias chez Ernestio c'est non traité après récolte mais c'est pas bio et tout ce qui est bulbe, tulipe, narciss c'est de Hollande on n'en a pas ici on ne sait pas trop et après oui, semences les vivaces, j'essaye de faire au maximum de vivaces que je peux semener moi-même Oui. Merci. Sinon, si j'achète des plants, ça va être les pépinières du coin, qui ne sont pas en bio, non traitées en plant, mais ça dépend desquelles.
- Speaker #1
Toi, après, tu n'en mets pas forcément des entrants, non ? Des entrants. Dans des choses, tu ne traites pas tes cultures ?
- Speaker #2
Ah non, pas du tout. Moi, je suis certifiée bio.
- Speaker #1
Toi, tu es certifiée bio. Oui, mais après, quand tu achètes une semence, elle va pousser. Après, même si elle a eu peut-être un truc avant, si elle ne pousse avec rien.
- Speaker #0
Maintenant, on l'appelle. Tu accueilles des charges aussi.
- Speaker #2
Oui, c'est autorisé. Mais on passe nos temps à faire des dérogations. Parce qu'on a du mal à trouver. En ce moment, ça va quand même. Il y a Sainte-Marthe aussi. On trouve pas mal de variétés intéressantes. Un bio. Après, moi, je prends toujours un peu chez Bomo. Parce qu'ils ont un catalogue de plein de variétés. Je suis plus en plus déçue parce que ça ne gère pas très bien. Et sinon, il y a Voltz.
- Speaker #1
Il y a beaucoup de choses en local déjà. Oui, plus ou moins en local. Parce que là, moi je ne connais pas forcément, mais là tu me dis Volt, je sais que sur la route, j'ai déjà vu une pancarte et tout. C'était ma petite question de fin. Et toi, est-ce que tu as une petite question de fin ?
- Speaker #0
Non, globalement, on a fait un peu le tour du sujet. Sauf si tu avais des choses à aborder, que tu aurais aimé.
- Speaker #2
préciser,
- Speaker #1
partager un petit conseil s'il y a quelqu'un qui veut s'installer oui,
- Speaker #2
je dis toujours la même chose, il faut faire des stages il faut aller sur le terrain après forcément, j'en parlais avec une fille qui était en stage il n'y a pas longtemps qui me posait la question aussi qui hésite, elle est tout prête à s'installer dans le bord atlantique et pour faire la même chose comestible et fleur coupée Et en fait, elle se posait beaucoup de questions, elle se disait, je n'ai pas l'impression que je sois prête, ah mais j'ai l'impression que j'ai encore pas mal de choses à savoir. Elle a fait une semaine de stage, elle m'a demandé, je ne pourrais pas revenir parce que j'ai l'impression que j'ai encore des choses. Et il serait qu'on a conclu toutes les deux, elle-même m'a dit, mais en fait, j'apprends aussi directement en m'installant, c'est là que je vais avoir pas mal de réponses à mes questions. Oui.
- Speaker #1
Oui, elle aura des galères et des réponses, et elle cherchera par rapport aux problématiques qu'elle aura.
- Speaker #0
Parce que tu ne peux pas tout savoir à l'avance, de toute façon.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #2
Et puis moi, je me suis aperçue, quand je me suis installée, oui, j'ai appris plein de choses en formation, mais en fait, je ne les maîtrisais plus vraiment une fois que je me suis installée. J'avais un peu oublié certaines choses. D'autres choses sont revenues. Mais en fait, je me suis dit, oui, là, j'ai appris bien plus facilement. Le pratiquant directement, j'étais face aux problèmes. Et du coup, j'ai dû me plonger dans les ressources que j'ai eues ou chercher sur Internet la solution. Et je me suis dit, oui, effectivement, j'ai dû voir ça en cours,
- Speaker #1
mais c'est un peu décapé.
- Speaker #2
Et je me suis dit, oui, c'est le meilleur moyen d'apprendre, c'est en étant face aux problèmes. C'est plus concret, mais il faut avoir des bases quand même.
- Speaker #0
Oui, avoir un socle sur lequel tu peux t'appuyer.
- Speaker #2
Oui, je trouve que c'est important. Ça marche. Un exemple d'une copine qui, on a fait le CESPAM ensemble, qui, elle, n'avait aucune formation de base. agricole et connaît, c'est pas du tout le milieu agricole. Et elle m'en a parlé il n'y a pas longtemps, elle a témoigné, elle est installée, elle fait des plantes médicinales à la chef sur ça. Et elle m'a dit, je m'aperçois quand même que ça lui a manqué d'avoir ces bases-là. Elle a mis plus de temps, elle a dit que c'est au bout de 5 ou 6 ans qu'elle est installée, que ça y est, maintenant elle conduit l'éculture correctement, elle sait exactement comment ça fonctionne. Enfin, il y a toujours des doutes, toujours des erreurs, tous les ans, mais... Elle met beaucoup moins d'énergie et galère beaucoup moins. Elle m'a dit, mais j'ai quand même mis tout ce temps. Alors que si j'avais eu ses connaissances en m'installant, j'aurais perdu moins de temps.
- Speaker #0
Que toi, tu as pu acquérir avec ta formation de maman.
- Speaker #2
Elle le comparait et j'ai trouvé ça intéressant son témoignage. Elle m'a dit, je vois la différence quand même. Et elle me contacter souvent pour me demander. Elle m'a dit, tu as quand même des connaissances de base que moi je n'ai pas. pour moi. Tu sais, c'est pas compliqué. Mais non, non, elle a dit non, non. En ayant fait autant de stages, elle avait été plus sûre, plus rassurée de me demander que de faire elle-même.
- Speaker #0
Ok, d'accord.
- Speaker #2
Oui, j'avais un peu plus de connaissances. Donc oui, c'est important quand même de faire quelques périodes de stages avant.
- Speaker #0
je trouve que c'est pas mal super ce sera la conclusion formez-vous sur le terrain oui ça marche on va te on va te remercier Eva d'être venue témoigner et puis partager ton expérience ouais merci beaucoup dans ce podcast merci à vous avec plaisir on remercie également nos auditeurs et auditrices de nous avoir écoutés pour ce numéro du mois de de septembre le petit numéro de la rentrée
- Speaker #1
Et on n'hésite pas, du coup, à liker, à partager, à s'abonner. Et on se retrouve le mois prochain pour un petit épisode thématique.
- Speaker #0
C'est ça. On vous dévoilera le sujet dans les prochaines semaines. On va vous souhaiter une belle journée, puis on vous dit à la prochaine.
- Speaker #1
À bientôt.
- Speaker #0
À bientôt.
- Speaker #2
Au revoir. À bientôt.