- Speaker #0
les décisions réversibles, je les prends même pas comme une décision, je dis vas-y on y va on fait ça et on avance pas. Attendre ça te sert si t'arrives si tu sais que tu vas avoir des informations différentes qui vont arriver et qui vont nourrir ta décision. Si ta décision enfin si t'as toutes les informations en main en instant T, attendre ça va pas t'aider ça va pas t'aider, tu vas pouvoir tu peux réfléchir très fort maintenant, avoir la même information demain, réfléchir très fort, t'auras la même conclusion. Le côté statique et de ne pas prendre la décision est souvent pire que prendre une mauvaise décision. Alors calme-toi, ce n'est toujours pas le bon Kevin, c'est l'autre Kevin dont on parle, donc tout va bien.
- Speaker #1
Ici Donatien, je voudrais vous passer un petit mot avant de commencer cet épisode. Quand j'ai lancé ce podcast il y a déjà plusieurs années, j'étais développeur web. Depuis, mon parcours a évolué et après plusieurs expériences entre la tech, le produit, l'humain et même le business, J'ai constaté que ma zone de génie, c'était de mettre de l'ordre dans le chaos. En 2025, je me suis formé au coaching avec une approche basée sur les neurosciences. Et grâce à ça, j'ai appris comment on peut reprogrammer son cerveau grâce à la plasticité cérébrale. Aujourd'hui, je suis toujours dans la tech, mais désormais, je mets mes compétences au service de cet écosystème en accompagnant des leaders tech et produits à naviguer le changement et l'incertitude sans se cramer. que ce soit géré humainement et stratégiquement l'arrivée de l'IA, construire une culture d'équipe qui respecte l'humain autant que la performance ou bâtir un leadership cohérent avec vos valeurs, pas juste avec les attentes du marché. Donc si vous êtes leader tech ou produit confronté à des transformations majeures et que vous aimeriez les naviguer avec plus de clarté et d'intention, je peux peut-être vous aider. Si ça vous parle, vous trouverez un lien dans les notes de cet épisode pour qu'on en discute. Your attention please. Qu'est-ce qui fait un bon développeur ? Pas les compétences techniques. Enfin, pas seulement les compétences techniques. Un bon développeur ou une bonne développeuse, c'est quelqu'un qui a une compréhension globale de son métier et de l'écosystème dans lequel il gravite. Une vision produit et des compétences humaines, tout ça pour lui permettre de faire des choix éclairés au quotidien et de se sentir bien là où il ou elle est. Moi, c'est Donatien, je suis développeur web, et comme vous, je cherche les récits des retours d'expériences inspirants qui feront de nous des développeurs éclairés. Dans Développeurs Expériences, je vous emmène donc à la rencontre de développeurs expérimentés et autres leaders de la tech pour qu'ils nous partagent leurs histoires, leurs expériences, leurs apprentissages, les bons et moins bons moments sur leur parcours, pour nous permettre de monter plus vite en compétences et nous aider à construire notre propre vision. Ton rôle, en fait, c'est surtout de donner clairement la vision et l'objectif et bien la faire infuser. Et ensuite, une fois que c'est fait, finalement, les gens sont assez autonomes pour l'exécuter.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Ok. On a parlé un peu de décision. Moi, j'aimerais qu'on s'attarde sur une question sur laquelle tu m'as dit que toi-même, tu avais passé du temps, qui était comment accélérer la prise de décision. Tu m'avais dit, mon rôle, ce n'est pas d'exécuter, mais d'aller trouver là où il y a un truc qui bloque pour que l'exécution déroule. Quand est-ce que toi, tu as basculé vers cette lecture de ton métier ? Et comment, pourquoi ?
- Speaker #0
Quand est-ce que j'ai basculé vers ce truc-là ? J'ai vraiment eu une révélation c'était quand c'était au début de l'année, fin d'année dernière, au moment où Claude a commencé à être vraiment efficace par rapport à ce qu'on avait avant, et je me suis rendu compte que en dev c'était déjà hyper efficace, mais qu'en fait on pouvait récolter et condenser et résumer de l'information de manière ultra efficace et que du coup ça pouvait me faire gagner un temps monstrueux pour savoir ce sur quoi les gens travaillaient. Ce truc dont on vient de parler de ce n'est pas tant ce qu'ils font que ce sur quoi ils travaillent qui est important. Claude m'a permis de le faire de manière systématique où tous les jours j'ai mon petit résumé de qu'ils travaillent sur quoi et qu'est-ce qui s'est passé hier et qu'est-ce qui est censé se passer aujourd'hui. Et ça, ça m'a fait me dire déjà globalement, je peux aller voir les gens là où il y a des choses qui sont plus importantes que d'autres, ou là où il y a des risques plus importants que d'autres. Et ça m'a fait gagner du temps en one-one puisque je n'ai plus besoin de demander à mes managers, et machin, ils travaillent sur quoi, et machin, ils travaillent sur quoi. Je ne le faisais pas vraiment, mais en tout cas, c'est toute une partie où je n'ai pas besoin de le faire, puisque je le sais. Et du coup, ça m'a fait prendre un peu de recul sur, ok, en fait, avant, je passais beaucoup de temps Merci. à récolter de l'information et à dire ok, tout va bien, maintenant j'ai cette information. Donc, OK, tout va bien. Et qu'est-ce que je fais ? Et donc, qu'est-ce que je fais ? Mon objectif, c'est que l'entreprise aille le plus vite possible vers des cieux extraordinaires. Et donc, comment est-ce qu'on fait pour aller le plus vite possible ? Il faut que j'aille chercher tous les petits grains de sable dans les rouages et que je les enlève pour qu'on avance. Et donc, il y a deux choses qui sont assez différentes. Tu as un truc qui peut être juste de l'organisation du travail et donc essayer d'aider ton équipe à mieux s'organiser pour travailler mieux. mais ça, c'est du travail un peu de tous les jours, c'est de la culture, ça prend du temps, etc. Et il y a un autre truc qui est, il y a plein de sujets qui sont en attente, parce qu'ils sont en attente de quelqu'un du business, de quelqu'un d'un client, de je ne sais pas quoi, pour dire, on fait A ou B. Et en fait, ils attendent de savoir si on fait A ou B, et en attendant, le sujet est stuck, et l'équipe va faire autre chose. et du coup savoir qu'il y a un choix entre A ou B quelque part, ça me permet d'aller tout de suite dessus et dire soit on n'est pas capable de décider et dans ce cas là t'as un civil qui arrive et qui dit on va aller voir la bonne personne pour prendre la décision tout de suite et ça accélère la décision soit tu dis bon ben on n'est pas capable de prendre la décision tout de suite mais c'est pas grave on prend le risque, on fait A et on y va et c'est la limite de la subsidiarité justement qu'on avait tout à l'heure où c'est Merci. Quand tu arrives à... La personne a une décision à prendre, mais elle n'est pas capable de la prendre, et elle attend le niveau de dessus ou un niveau latéral pour prendre la décision, et du coup, tu la détectes de manière automatique et tu vas dessus pour accélérer le truc. C'est un peu ce qui s'est passé.
- Speaker #1
Ok. Est-ce que... Alors, on va venir sur la partie comment tu l'as un peu implémentée sur l'IA après, mais moi, je me dis, l'IA, ça reste un outil. Donc, shit in, shit out. Donc, ça veut dire que pour pouvoir accélérer ce framework de décision avec l'IA, Tu avais déjà le framework au départ ?
- Speaker #0
Pas tant que ça. Parce que, en fait, ce que ça a fait principalement, ce que ça a fait, c'est que ça me permet de lire des messages que je ne lis pas d'habitude. Et donc de choper des signaux faibles que je ne pouvais pas voir d'avant. Et donc aller sur des décisions que j'aurais laissées pendant longtemps sans aller dessus. et qui auraient fini par sortir et on dirait probablement eu de la bonne décision à la fin mais je sais pas si tu gagnes 15 jours parce que tu gagnes 15 allers-retours en mettant en disant en fait ce truc là est bon ok Jean-Michel et Micheline vous allez dans la même salle vous vous parlez, on prend la décision et ok c'est bon on y va et on avance quoi et c'est ce truc là que j'ai réussi à pas mal compresser grâce à cette récolte d'informations systématiques et qui est que de l'information qui est publique dans Slack ou quasiment publique dans Slack
- Speaker #1
ou dans Notion ou dans principalement Swacky Notion ok est-ce que alors est-ce que c'est peut-être plutôt l'accélération comme tu disais de à la fois la quantité d'informations que tu peux récolter et puis enfin de ce que j'entends d'ailleurs juste ça qui t'a peut-être poussé à trouver une autre manière de décider une manière plus rapide plus efficace j'ai envie de savoir est-ce qu'il y a eu un basculement tu vois sur la manière de décider n'a pas trop changé Merci.
- Speaker #0
C'est simplement la quantité de trucs et la vitesse à laquelle je le détecte qui a changé.
- Speaker #1
Ok, mais alors de base, toi, comment tu décides quand tu dois décider ? Et qu'est-ce qui fait que maintenant,
- Speaker #0
tu as le décide plus vite ? Tu as un peu un truc de... Il y a deux types de décisions. Il y a des décisions qui sont réversibles et d'autres qui sont irréversibles. Et donc, des décisions réversibles... Les décisions, on va traiter les décisions irréversibles, qui sont du coup celles où... quand t'as choisi, c'est fini, t'as mis le doigt dans l'engrenage et faut aller jusqu'au bout. Et celle-là, il faut prendre le temps de les prendre, il faut bien réfléchir dessus, il faut poser le pour et le contre, il faut écrire des documents, il faut en discuter avec des gens et celle-là, ça, j'ai rien changé sur ma manière de faire. En revanche, les décisions qui sont réversibles, toutes celles où tu peux tester un truc et si ça marche pas, tu le débranches et tu le jettes, je décide de manière assez bourrine de... tester le plus de trucs possible pour essayer de m'en jeter le plus vite possible et d'avancer. Et en fait, tout ce qu'on s'est dit avant, c'est que je pense que je prends plus de décisions réversibles parce que de temps en temps, tu tombes sur des équipes qui ont l'impression que la décision est réversible, qui du coup, tergiversent, font des documents, font des dessins, font des trucs pendant longtemps, discutent, font des réunions, des trucs et t'as l'air. En fait, on a assez d'informations pour prendre la décision maintenant. En fait, c'est ça. Ce qui est important, c'est réussir le plus vite possible avec les informations qu'on a à prendre une décision. Mais attendre, ça te sert si tu sais que tu vas avoir des informations différentes qui vont arriver et qui vont nourrir ta décision. Si tu as toutes les informations en main en instant T, attendre, ça ne va pas t'aider. Tu peux réfléchir très fort maintenant, avoir la même information demain, réfléchir très fort, tu auras la même conclusion. Et si tu sais que tu as la moitié de l'information, mais que quoi qu'il arrive, tu auras... toujours que la moitié de l'information, c'est pas grave, tu décides maintenant, tu sais que t'as une chance sûre de te tromper, mais au moins, t'avances et tu restes pas dans une situation un peu molle où tu fais rien.
- Speaker #1
Est-ce qu'il y a un seuil d'information qui est nécessaire quand même pour pouvoir prendre la décision et en deçà de ce seuil on se dit, on peut pas trancher ?
- Speaker #0
C'est une bonne question. J'ai jamais théorisé exactement quel était le pourcentage exact et le volume de ce que c'est que de l'information, c'est pas facile à quantifier, mais Merci. Si, parfois, je pense qu'il y a des trucs où tu te dis... Mais je pense que si tu te dis j'ai pas assez d'informations, je peux pas décider, c'est que tu sais que t'en auras. Là,
- Speaker #1
j'ai trop d'inconnus, par exemple, si je disais ça.
- Speaker #0
Mais si t'as trop d'inconnus, si tu te dis je prends pas de décision parce que j'ai trop d'inconnus, c'est que tu t'attends à avoir moins d'inconnus plus tard.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Parce que si tu sais que t'auras toujours autant d'inconnus, ça sert pas à grand-chose d'attendre. Et c'est ça ce que j'essaye de pousser. dans les équipes, c'est de dire si tu sais que tu n'auras pas plus d'informations, attends pas, tranche et vas-y. C'est l'équivalent de, tu fais un recrutement, tu as fait tous les entretiens, donc toutes les informations qu'il faut, parce que tu sais qu'il n'y a pas d'autre tour derrière, et tu attends une semaine avant de prendre ta décision. En fait, ça ne sert à rien de prendre la tout de suite, parce que tu fais juste pour arrêter un mec qui attend une réponse, alors que tu es capable de prendre ta décision tout de suite, donc fais-le tout de suite. En revanche, s'il reste des entretiens, va jusqu'au bout et ne prends pas la décision tout de suite. Sauf si tu sais qu'il est nul.
- Speaker #1
Du coup, là, tu as déjà suffisamment d'informations. Exactement,
- Speaker #0
tu n'as pas besoin de plus.
- Speaker #1
Tu m'as dit « décision réversible, décision irréversible » . Comment est-ce qu'on se fait pour savoir qu'une action est vraiment réversible ou irréversible ? Est-ce que parfois, on ne peut pas être un petit peu flouté par « je crois qu'elle est réversible et elle ne l'est pas » ou inversement ?
- Speaker #0
Si, mais ce n'est pas grave. si tu croyais qu'elle était réversible et qu'elle l'est pas c'est un peu plus grave quand même si tu prends la mauvaise décision parce que si elle est irréversible et que t'as pris la bonne c'est pas grave parce que t'es allé dans le bon sens en fait je pense qu'il y a très peu d'actions vraiment irréversibles la plupart du temps et même de temps en temps il y a des trucs où on se dit notamment je pense on parle beaucoup de people dans cette discussion mais des questions de euh... remplacer quelqu'un, promouvoir quelqu'un, sortir quelqu'un, on se dit souvent « Ah, je ne suis pas sûr » , et on laisse traîner le truc en se disant « Et en fait, la situation est très souvent... » Enfin, je n'ai regretté aucune des actions de Vipol, alors que pour le coup, c'est le plus irréversible qu'il soit, quoi. À part un recrutement où tu peux virer quelqu'un, toutes les autres, si tu promouves quelqu'un, si tu décides de pas le promouvoir et que du coup, ça crée une tension, si tu... si tu veux dire quelqu'un, tout ça c'est complètement irréversible et je n'ai jamais eu de regret sur ces trucs là parce que oui c'est irréversible mais c'est pas parce que c'est irréversible que ça crée quelque chose de grave, les conséquences peuvent être la plupart du temps assez positives, ça se passe bien et on avance et en fait le côté statique et de ne pas prendre la décision est souvent pire que prendre une mauvaise décision j'ai l'impression en tout cas
- Speaker #1
Ce qui, d'ailleurs, ne pas prendre de décision est une décision. Oui,
- Speaker #0
c'est vrai.
- Speaker #1
Du coup, le process pour les décisions irréversibles, il diffère de celui des décisions réversibles pour toi ?
- Speaker #0
Et si oui, comment ? Il devrait.
- Speaker #1
Parce que tu m'as dit, je prends les décisions réversibles un peu comme un bourrin. Donc, je me dis, j'espère que les irréversibles sont un peu différentes.
- Speaker #0
Ouais, non. En fait, les décisions réversibles, je les prends. Même pas comme une décision, on dit vas-y, on y va, on fait ça et on avance. Et en revanche, et après, pour les autres décisions qui sont des décisions importantes et qu'on doit... Enfin plutôt les décisions plus grosses et qu'on doit documenter un peu, ben en fait je me documente, on écrit des documents, soit des TAD pour la partie technique, soit en fait tu fais des comptes de rendu d'entretien pour recruter, soit tu fais des 360 pour faire des promotions. pour les sujets. Sur Fleshy, est-ce qu'il y a d'autres types de décisions qu'on peut prendre sur des sujets business ? C'est toujours étayé. C'est souvent le fait de faire un business case de combien ça nous coûte, qu'est-ce que ça nous rapporte, qu'est-ce que tu estimes comme croissance de ton chiffre d'affaires si tu décides de faire ça ou ça. Et c'est comme ça que tu prends ta décision. Mais tu as que de faire des hypothèses et de travailler là-dessus.
- Speaker #1
Sur les décisions, la manière dont on les dessine, c'est un peu, on prend une décision, on est d'accord en avance. Parfois, on n'est pas tous d'accord. Comment on fait quand c'est comme ça ?
- Speaker #0
Il y a plusieurs solutions. Mais à la fin, c'est moi qui ai raison. En fait, en vrai, j'essaye quand même vachement. Mon objectif, c'est de laisser prendre la décision que je veux aussi, comme je le disais. Et du coup, le plus clair, je vais parler de décision technique. La manière dont on travaille, c'est que... On a ce qu'on a appelé la Cortec, qui est une équipe des plus seniors, des devs, qui vont discuter de comment, de quelle archi on va choisir, qu'est-ce qu'on va faire comme pattern, je ne sais rien. On discute tous ensemble. Ça peut être hyper animé, assez intense. Les gens ne sont pas d'accord sur des trucs hyper importants. Est-ce qu'il faut du React sans Next ou est-ce qu'il faut mettre Next ? C'est très important de se taper dessus pour savoir ce qu'il faut faire. non mais en fait c'est cool je me moque mais c'est rigolo et à la fin la décision elle appartient au responsable du périmètre qui va être en charge de maintenir ça jusqu'à la fin des temps parce qu'en fait la personne qui il faut que les personnes qui travaillent sur le sujet soient d'accord pour la décision qui est prise parce que sinon ça marche pas et il faut simplement que la personne qui décide à la fin justifie son truc. Parce que tu vois, si on a une grande discussion un peu animée sur un truc et que finalement la personne qui décide, décide de faire un truc qui n'a rien à voir avec ce dont on a discuté, là je veux peut-être dire, tu te fous un peu de la gueule du monde mais sinon en fait la plupart du temps on finit par être d'accord. On finit par être d'accord parce que Au bout d'un moment, celui qui connaît le plus le sujet dit « En fait, c'est comme ça que je pense qu'il faut faire. » Et tous les autres disent « Oui, t'as raison, on y va. » Et comme c'est celui qui connaît le plus le sujet qui est souvent responsable de ce boulot, ça fait que ça fonctionne et qu'il n'y a pas besoin d'intervenir.
- Speaker #1
Donc il y a aussi une part d'intelligence humaine finalement. Enfin, d'intelligence collective. Oui,
- Speaker #0
absolument. Et t'as des trucs qui ressortent de temps en temps dans la discussion. « Ah oui, je n'en ai pas du tout pensé à ça, t'as raison. » Et qui sortent de la discussion. Et en fait, on pourrait se dire, si tu laisses la personne décider, pourquoi est-ce que tu fais la discussion ? Tu peux la décider dès le début. Mais il y a deux choses qui sont importantes, c'est qu'il y a des choses qu'il n'a pas vues et qui vont sortir de la discussion. Et c'est important que l'ensemble du collectif soit aligné avec la décision à la fin. Ils peuvent être pas d'accord et dire, je suis pas d'accord, mais une fois que la décision est prise, ils suivent la décision qui est prise. Et oui, c'est plus facile à faire si tu as eu l'occasion d'en discuter, même si à la fin, tu n'es toujours pas d'accord, que si on te dit, non, écoute, c'est comme ça, et tu fermes ta gueule.
- Speaker #1
Ce qui, je trouve, fait vachement écho à la valeur d'humilité. C'est-à-dire que, justement, je ne vais pas prendre la décision tout seul en me disant que c'est tout, mais je vais arriver avec une supposition qui, je pense, est la bonne, mais je vais avoir l'humilité d'en parler avec les autres pour voir si il y a des trucs que je n'ai pas vus.
- Speaker #0
Oui, absolument. Et c'est important.
- Speaker #1
Donc, du coup, dans cette affaire, l'IA, toi, tu t'en sers pour accélérer un peu ? là peut-être même beaucoup ma prise de décision concrètement ça se manifeste comment ? déjà peut-être d'où est-ce que ça t'est venu de te dire tiens je vais pas juste accélérer les lignes de code mais des trucs qui sont qui semblent très humains et presque même un peu tabou de se dire je vais déléguer des décisions un peu à l'IA c'est peut-être pas elle qui prend la décision d'où est-ce que ça t'est venu cette idée ?
- Speaker #0
c'est un article que j'ai lu je sais plus mais il y a longtemps qui expliquait que Merci. C'était bien mignon d'accélérer la vitesse à laquelle on produit du code, mais que ça n'a jamais été problème. Et que si tu décides de faire plus vite, ta boîte va plus vite. Et je trouvais que c'était intéressant. Et c'est une des premières utilisations de Claude que j'ai faite à ce moment-là, c'est de lui demander d'aller faire un benchmark, d'aller me chercher tous les articles qui parlaient de ce sujet-là, d'une manière ou d'une autre. Donc j'ai lu une trentaine d'articles qui expliquaient un peu ce truc-là. Et ça m'a... Ça m'a vachement marqué de me dire, en fait, c'est vrai, on reste stuck souvent parce qu'on n'a pas la... on n'est pas assez rapide dans la manière dont on décide et on fait des allers-retours, on laisse des trucs en plan, on envoie un message Slack, on attend que quelqu'un réponde et on se dit ça on voit peut-être qu'il va répondre, on va voir tous les deux le jour, tu ne lui as pas répondu, est-ce que j'envoie un message pour le relancer ? Et en fait pendant ce temps-là, tu as tes concurrents qui ont peut-être eux déjà pris la décision qui fait qu'ils sont devant toi ou pendant ce temps-là tu as juste une opportunité business qui est en train de mourir parce que tu ne l'as pas saisi. Et je me dis en fait c'est sûr que c'est vrai et que c'est cette partie-là de l'usine, si on parle un peu en termes Lean, qu'il faut accélérer. Le lead time entre une décision stratégique et un moment où c'est implémenté, c'est une chose, mais le lead time entre t'as une idée et t'as pris la décision existe aussi. Donc, il faut compresser ça. C'est ce que j'ai essayé de faire. Ce que je disais tout à l'heure, c'est que ma manière de le faire, c'est que j'ai des routines qui tournent toutes les nuits et qui font différentes choses mais qui vont écouter en fait j'ai essayé de brancher tous les outils que j'utilise au quotidien sur mon cloud pour avoir centralisé toute la connaissance auquel j'avais accès et donc c'est pas tout ce que je lis parce que j'ai pas la capacité de tout lire mais c'est tout ce que j'ai le droit de lire dans l'entreprise ce qui fait beaucoup de choses et donc tous les jours il prend tout ça il le Merci. compresse pour essayer de me faire un petit résumé de ce qui s'est passé dans la journée et le lendemain matin, il me fait un petit programme de tout ce qui est censé se passer dans la journée qui va arriver, de quels sont les sujets qu'il a repérés qui pouvaient être problématiques et où est-ce que il y a potentiellement besoin de mon intervention pour prendre une décision. Et après, au fur et à mesure du temps, j'essaie de rajouter des nouvelles choses, notamment essayer d'observer la concurrence. de regarder s'il y a des nouvelles choses qui sortent, d'observer un peu la conjoncture économique. C'est une partie qui ne marche pas encore très bien parce que j'essaie de voir s'il y a un espèce de radar sur ce qui se passe dans le monde qui va pouvoir influencer les taux. Comme ça, ça change tellement vite avec les décisions d'un monsieur orange aux Etats-Unis qui fait des trucs qui font qu'après on a du pétrole qui coûte une fortune et des taux qui montent très vite. Du coup, c'est pas simple de savoir à quel sauce on sera mangé demain. mais c'est un truc que j'essaie de faire en tout cas, d'essayer de prendre le plus de signaux possible pour faire un résumé et dire peut-être qu'il y a un sujet sur lequel il faut que j'aille creuser là ou là. Et après, je te disais tout à l'heure que je m'étais mis une routine d'organisation avec des tâches et des rétro-cladding. Et du coup, Claude va aussi regarder mon agenda, regarder les réunions que j'ai et me caler les actions que j'ai à faire. en me disant de telle heure à telle heure il faut absolument que tu travailles là-dessus parce qu'après tu seras en retard et ça m'aide à me pousser à faire les choses qui sont importantes et pas traiter que les gens tout le monde.
- Speaker #1
Et comment est-ce que dans tout ça tu fais pour garder ton alentivité, c'est-à-dire rester l'humain qui décide à la fin ?
- Speaker #0
En fait il ne décide pas grand-chose. Il me fait des résumés, il me pousse des trucs, mais c'est plutôt... C'est plutôt toujours... C'est moi qui fais les décisions à la fin. Un peu comme quand tu utilises un code code, il te fait ton code, il t'écrit plus vite, mais c'est quand même toi qui dois décider ce sur quoi tu dois travailler. C'est toi qui décides d'envoyer en prod à la fin. En tout cas, c'est comme ça qu'on utilise chez nous. Je n'ai pas délégué la partie décision. Et même au contraire, ça a plutôt décuplé mon inventivité. Parce que comme t'as le temps de faire beaucoup plus de choses, parce qu'il y a plein de trucs, récupérer de l'information, c'est un truc qui prend un temps fou, lire tous tes slacks, lire tous tes mails, discuter avec les gens pour savoir ce sur quoi ils travaillent, c'est une partie importante de notre job de patron. Et du coup, le fait de gagner du temps là-dessus, ça fait que ça me redonne du temps pour faire d'autres choses. Et en plus de ça... Oui. avoir un code-code qui te permet de coder très vite des trucs, ça permet aussi de refaire plein de codes. Et du coup, je fais plutôt beaucoup plus de choses qu'avant.
- Speaker #1
Ok. Ici Donatien, je fais une brève interruption dans votre écoute pour vous communiquer une info importante. Ce que vous écoutez actuellement est un extrait de la conversation complète que j'ai eue avec mon invité. Ici, on parle d'un sujet précis, tandis que dans la version intégrale, on parle aussi du... parcours de mon invité, des défis rencontrés au moment clé de sa carrière, des compétences impliquées et surtout des apprentissages avec lesquels vous aussi, vous pouvez repartir. Je sais que vous mourrez d'envie d'en savoir plus, alors retenez la date, l'épisode complet sort la semaine prochaine. Voilà, maintenant vous savez tout, je vous retiens pas plus longtemps, bonne fin d'écoute et à la semaine prochaine ! Sur le fait de prendre une niap... pour récupérer toute l'information et te la synthétiser est-ce qu'il y a eu des moments où il y a eu des trous dans la raquette et où la manière dont ça a été synthétisé t'a fait passer à côté de quelque chose ou mal l'interpréter ?
- Speaker #0
Je suis peut-être passé à côté de trucs parce que ça je sais pas, parce que je l'ai pas récupéré mais en fait plutôt quoi qu'il arrive c'est mieux qu'avant, puisqu'avant j'avais rien pour faire ça et en revanche là où il l'avait vachement mal, j'ai un peu corrigé depuis, c'est qu'il avait tendance à confondre les gens Et donc, notamment, on a eu un sujet RH avec une personne de l'équipe commerciale qui avait le même prénom qu'un gars de mon équipe. Et du coup, pendant des semaines, il a eu des hallucinations où il expliquait que le gars de mon équipe était vraiment schizophrène parce qu'il était en procédure de licenciement et qu'en même temps, il continuait à être le seul à tenir sur le bout de bras. toute une partie de la stack et il dit genre calme-toi ça n'est toujours pas le bon Kevin c'est l'autre Kevin dont on parle donc c'est tout va bien et ça c'était assez ça c'est des trucs qui arrivent souvent et de temps en temps ils sur-interprètent certains messages et notamment les blagues qu'on prend assez mal et de temps en temps t'as tu vois t'as une alerte qui pop dans Slack et t'as un dev qui répond en disant ah je suis au bout du rouleau j'en peux plus de ce truc Et après, pendant plusieurs semaines, tu peux avoir des messages disant « Attention, surveille tel dev, il est vraiment... On ne peut pas très bien se monter. » Non, ne t'inquiète pas, tout va bien.
- Speaker #1
Mais c'est intéressant ça, parce que toi, comment est-ce que tu fais pour voir que c'est info positif ?
- Speaker #0
Je lui demande de sourcer tout ce qu'il me raconte.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Et en fait, la manière dont je fonctionne, c'est que j'ai différentes routines successives qui condensent les informations et qui lient aux sources... d'origine. Donc à la fin, j'ai mon petit résumé de quelques lignes qui lient vers des résumés un peu plus larges qui eux-mêmes lient vers les sources exactes. Et donc si j'ai un truc de Jean-Michel en burnout, je lui dis attends, Jean-Michel en burnout, vas-y, va voir la source. Tu cliques, tu cliques, et t'es genre ok, il a fait une blague dans un slack, tout va bien. Et c'est comme ça que je fais. Et donc ça m'arrive souvent d'aller vérifier des trucs un peu profondément.
- Speaker #1
Je reviens juste sur la partie de prendre des décisions rapidement. Question qui m'est venue. Si tu prends plein de petites décisions, comment tu t'assures de toujours aller dans la bonne direction et pas de prendre plein de directions dans des sens différents ? Parce que si tu décides d'aller d'abord au nord, puis à l'ouest, puis au sud, puis à l'est, en fait, t'es revenu au point de départ.
- Speaker #2
Je ne sais pas.
- Speaker #1
Ce que j'ai vu, c'est à moi aussi. On dit qu'il faut prendre des décisions vite, ok, mais de prendre plein de décisions et en fait, tous les trois mois, justement. La direction, elle change, la vision change et tu perds les gens à cause de ça.
- Speaker #0
En fait, ce que je fais le plus, c'est... Je ne sais pas si je prends toutes les décisions ou si je pousse les gens à les prendre. Et donc, en fait, t'as un truc de... On a une vision globale de la direction dans laquelle va l'entreprise. Et là-dedans, on a des grands streams qui sont les choses sur lesquelles les gens travaillent. Et là-dedans, chacun prend ce que je disais, ta responsabilité de prendre tes petites décisions. Et donc, tout ça va dans la même direction. Et en fait, ce que je viens faire pour aider, c'est plutôt, au milieu de ce truc-là, débloquer une décision qui est plus petite, mais qui s'intègre toujours dans ce framework plus large, qui va normalement dans la même direction. Après, je ne sais pas si c'est... Je ne pense pas que ce soit bulletproof, mais... Je n'ai pas eu trop de retours pour l'instant des équipes qui disaient « Ah, on va dans tous les sens, je ne sais pas où est-ce qu'on va, je ne sais pas ce qu'on fait. » J'ai plutôt eu des trucs de « j'ai envie d'aller plus vite » , donc c'est plutôt rassurant.
- Speaker #1
Merci encore à mon invité pour cette discussion. J'espère que vous en avez appris au moins autant que moi. Je suis d'ailleurs sûr que certains passages de cette discussion vous ont fait songer à d'autres sujets ou même à d'autres personnes. Alors partagez-leur cet épisode avec un petit message du genre « Hey, j'ai écouté ce podcast et ça m'a fait penser à toi. » Au-delà d'être une de mes petites techniques de réseautage que je vous partage là, comme ça c'est cadeau, c'est aussi une bonne manière de montrer aux gens que vous pensez toujours à eux. aussi partagez publiquement cet épisode sur un channel de veille de votre discord ou du slack de votre boîte par exemple parce que c'est en faisant passer ces bonnes idées qu'on améliorera notre developer experience à tous, c'était Donatien je vous dis à très vite pour un prochain épisode merci d'avoir écouté, ciao