Speaker #0Devenir mère ou pas, c'est pour t'aider à y voir plus clair et surtout à te rappeler que c'est toi qui décides. Tu as le droit de devenir mère ou pas. Hello à toutes ! Alors c'est à mon tour, ça y est, c'est à moi de faire ce nouvel épisode dans ma tête et dans mon ventre. Alors je te parle de sujets de désir, âge et pression du temps, comme si j'envoyais un vocal à une copine. L'idée c'est vraiment de pouvoir te laisser mes pensées, mes réflexions, de partager un peu ce qui se passe pour moi aussi dans ma tête et dans mes tripes. Alors ça m'aiderait énormément si tu pouvais... Prendre un temps là juste pour me peut-être répondre tout simplement qu'est-ce que tu as trouvé de cet épisode, comment est-ce que tu l'as trouvé. Si tu peux aussi nous laisser des étoiles sur la plateforme d'écoute, partager ça à une Amy, ça nous aiderait énormément. Donc merci, merci beaucoup. Pour ce deuxième épisode, j'ai envie de te parler du coup de le désir, l'âge et la pression du temps. Parce qu'en fait il y a des questions qui ne reviennent pas par hasard et aujourd'hui j'ai 42 ans, je le vois bien quand je vois mes mains avec les petites rides. Et en fait, je me suis rendu compte que j'avais toujours cette pression d'avoir des enfants ou pas avoir d'enfants, alors quand bien même que j'ai choisi de ne pas en avoir. Et que depuis toute petite, j'avais une espèce de rapport au temps qui était très linéaire et comme si j'avais imaginé dans ma tête pouvoir me dire, ben voilà, il y a un rythme à tenir. Je te donne un exemple. Moi, je me suis séparée de mon premier compagnon en 25 ans et je m'étais dit, ben 27 ans, 28 ans. J'ai retrouvé quelqu'un, deux, trois ans, ça devrait être suffisant pour trouver quelqu'un. Je me marie, parce qu'à l'époque, je ne réfléchissais pas trop à ces questions-là. Et puis ensuite, j'ai fait mon premier enfant à 30 ans, et puis le deuxième à 32 ou 33, et puis éventuellement un troisième après. Ce n'est pas ce qui s'est passé, bien sûr, mais je me demande en fait d'où venaient ces réflexions sur à 25 ans, j'ai le droit d'être comme ça, à 27 ans, il faut que je sois déjà maquée. Et à 30 ans, potentiellement, c'est le moment où tu as ton premier enfant. Je ne sais pas toi si ça te parle, mais aujourd'hui, quand je m'entends te partager ça, je me dis mais d'où viennent ces réflexions en fait ? Je sais qu'il y a une partie qui venait de mes copines, de me dire, ben voilà, elle, c'est un peu ce qui s'est passé pour elle. Mais il y a aussi des choses qui viennent de moi, de ce que j'ai pu voir autour de moi, de ma famille. Et donc, ben voilà, c'est la première chose que j'avais envie de partager avec toi, c'est cette idée-là. d'où viennent un peu toi tes réflexions autour de l'âge, autour du temps, est-ce que tu es capable de les identifier. La deuxième chose, c'est du coup en préparant cet épisode, j'en ai parlé avec mon compagnon et en fait, il est six années plus jeune que moi et tu vois ce qu'on disait ce matin dans la voiture, c'est en fait, il m'a dit que oui, l'impression de l'âge par rapport aux hommes et aux femmes, sans no disclaimer, est vraiment complètement inégalitaire. lui il est vraiment Il pourrait complètement avoir des enfants encore aujourd'hui. Mais finalement, quand on s'est rencontrés, pour lui, ça a joué. Le fait que je sois plus âgée et donc qu'il se retrouve moins confronté à cette question. Donc pas d'avoir des enfants, parce que lui souhaitait ne pas en avoir. Et donc, mine de rien, ça a joué. Donc voilà, c'est vrai que moi, dans ma représentation du couple, je partais avec l'idée que le couple hétéro devait être quelqu'un de plus âgé. Donc ça aussi pose question sur comment est-ce qu'on se met la pression. pour trouver quelqu'un, potentiellement quelqu'un de plus âgé. Donc voilà, même question, même question pour toi. Et ensuite, il y a toutes les questions autour du regret et cette idée de si je pousse un peu cette idée, je pourrais toujours changer plus tard. En fait, tant que la possibilité existe d'avoir un enfant, tu vois, à 42 ans, je ne suis pas encore ménopausée, potentiellement quelque chose reste ouvert à l'intérieur. Et en plus, je ne sais pas quand je serai ménopausée. Donc c'est comme s'il y avait une pression à... avoir la possibilité d'avoir un enfant, mais je ne sais pas quand cette fenêtre va se terminer. Et du coup, ça ne nous permet pas d'investir pleinement cette liberté. En tout cas, moi, je ne le sens pas du tout comme ça. Je serais hyper curieuse de savoir comment toi, tu le sens de ton côté. Il y a aussi la réflexion de ce que ça vient toucher en fait, la peur de perdre la possibilité de choisir. Et ce que j'ai observé souvent, c'est qu'on confond un peu la peur et le désir. Le désir d'enfant, donc j'ai envie ou je n'ai pas envie d'avoir un enfant, et la peur de ne pas pouvoir décider plus tard. Donc il y a quelque chose qui est assez viscéra dans le désir. Et puis il y a autre chose, un peu le spectre de la peur, qui vient un peu nous hanter, enfin me hanter. Je ne sais pas comment c'est de ton côté, je serais curieuse que tu m'en parles. Et quand la porte commence à se refermer, Même symboliquement, le cerveau réagit très très fort, il anticipe le regret, pas parce qu'il sait ce qu'il veut, parce qu'en fait il déteste perdre des options. Il y a beaucoup de femmes qui se disent, moi je veux un enfant. Il y a d'autres femmes qui se disent, je ne veux pas regretter, donc je vais faire un enfant. Et donc en fait, ce regret, il vient tout de suite se lier au désir. Parce qu'en fait, décider pour éviter un regret anticipé, ce n'est pas nécessairement la même chose que décider à partir d'un vrai désir. Ben voilà, c'est à ça que ça me fait réfléchir et du coup je te... J'ai envie de te renvoyer à la question, comment est-ce que toi tu distingues ces deux éléments-là ? Le troisième élément que ça vient toucher pour moi, c'est aussi cette norme du bon moment. Tu vois, je te partageais mon 25, 27, 30 ans, 42. Et en fait, mine de rien, l'horloge sociale, elle est super normative, elle est souvent très culpabilisante. Moi, je m'étais dit, en fait, je ne pourrais pas avoir un enfant après 40 ans. Psychologiquement, ce n'est pas possible. Encore une fois, je ne sais pas d'où ça vient. Et puis, il y a l'horloge biologique qui est réelle. Quand je parle d'horloge pléiologique, c'est vraiment jusqu'à quand, toi, tu peux physiquement, physiologiquement avoir un enfant. Donc, tu vois, moi, à 42 ans, je ne suis pas encore ménopausée. Donc, je pourrais. Et en fait, ce qu'on me renvoie finalement, c'est qu'on ne me demande pas vraiment si je veux un enfant. Mais on me renvoie plutôt l'idée que je devrais le savoir. Et ça, c'est un jugement qui, je trouve, qui crée vraiment une grosse pression. Parce qu'en fait, le doute devient suspect. Et le fait de ne pas savoir si on veut ou pas un enfant, ce qui était mon cas jusqu'à mes 38 ans à peu près. devient un défaut, devient un manque de maturité. Voilà, t'es pas assez adulte, tu devrais savoir si tu veux des enfants ou si tu veux pas d'enfants. Et ça, c'est vraiment le regard social qui parle. Donc voilà. Et le dernier point qui me venait, c'était aussi cette idée de différence entre l'urgence et la liberté. On est dans une société qui nous pousse toujours plus à aller plus vite, à décider en fait dans une bonne temporalité, je mets des guillemets quand je dis ça. Il y a une certaine loyauté à ce qu'on attend d'une femme à un certain âge. Il y a des cadres qu'il faut garder. Et on apprend aussi à décider vite, à ne pas rater d'occasion, à profiter avant que ça s'arrête. Alors que décider dans l'urgence ou décider pour ne pas regretter, en fait, ce n'est pas décider librement. C'est plutôt essayer de calmer une angoisse. Voilà mes réflexions autour de ce sujet-là. Je serais hyper curieuse de savoir, toi, ce que ça t'évoque. Moi, c'était vraiment autour de la pression. de comment est-ce que ça me vient ces échelles d'âge en fait à 25, 27, 30, même 35 ou 37 tu vois quand j'ai décidé et que j'ai fait ma préservation ovocitaire à 40 et à 42, est-ce que toi tu as une échelle un peu similaire, est-ce qu'il y a quelque chose qui te vient comme ça ? C'est vraiment pas l'idée de te dire ce qu'il faut faire. Faire un enfant, on peut en faire, bien sûr. Mon idée, c'est pas non plus de te rassurer en disant qu'il n'est jamais trop tard, parce que malheureusement, c'est pas vrai. Mais c'est plus aussi de t'inviter à essayer de sortir de... de l'équation qu'on peut faire de manière rationnelle pour cette question intime qui ne nous aide pas beaucoup. Mais c'est vraiment plus pour t'aider à distinguer ce qui se passe à l'intérieur de toi. Voilà. Donc plutôt que la question qui soit est-ce que le temps presse, mais plutôt qu'est-ce que le temps est en train de faire à ma liberté de désirer ou de non désirer ? Est-ce que ce que je ressens ça ressemble à un désir qui émerge ou à la peur humaine de perdre la liberté de choisir ? Et s'il y a les deux, comment est-ce que ces deux sont en lien ? Comment est-ce qu'ils se parlent ? Eh bien écoute, on arrive à la fin de cet épisode. je serais hyper Super curieuse que tu me dises comment ça s'est joué pour toi, comment ça se joue pour toi. Qu'est-ce que tu en as passé ? On a aussi énormément besoin de toi pour pousser de poste ce podcast, ce nouveau format. Donc on t'invite à mettre 5 étoiles sur ta plateforme de podcast préférée. Je te parle aussi de la maison, c'est notre groupe WhatsApp qui renvoie à toutes les femmes qui sont dans cette question du désir ou du non-désir d'enfant. Donc tu peux complètement venir échanger avec d'autres femmes sur ce sujet-là. Voilà, et si tu penses que c'est le bon moment pour toi, tu peux nous envoyer un petit mail à bonjouratdevenirmèreoupa.com. Comme ça, tu pourras avoir les infos et bien sûr, c'est tout dans le descriptif du podcast. Voilà, et bien écoute, la prochaine fois, c'est Laurie qui va te partager un peu ses réflexions sur le thème du moment. A mon avis, un commentaire, on serait vraiment curieux de savoir comment est-ce que cette question résonne avec toi. Parce que l'idée, c'est vraiment de se sentir moins seule sur ces questions-là et pouvoir créer une communauté d'entraide. On a vraiment besoin de toi pour aider à faire vivre ce podcast. Voilà, merci beaucoup. Ciao. Cet épisode t'a plu ? On l'espère si t'es arrivé jusque-là. Et il t'a en plus donné l'élan de passer à l'action ? Alors rejoins la prochaine session de l'accompagnement collectif Motherhood pour passer de la confusion à la clarté.