Speaker #1Salut, c'est Laurie. Avant de commencer, je veux te dire un mot, juste ce que tu vas entendre là aujourd'hui. C'est notre nouveau format de ce podcast avec Emmy qu'on a appelé Dans ma tête et mon ventre. On va t'y parler comme si on envoyait un vocal à une amie, on est assez expertes là-dedans avec Emmy. Et l'idée elle est simple, c'est qu'on va prendre une question, Celle qu'on ouvre d'ailleurs sur Instagram tous les 15 jours. Et on va suivre le fil de nos pensées, nos émotions, nos connaissances sur ce qui se passe à l'intérieur de nous et aussi de vous. Puisqu'on va partager aussi des histoires qui font écho à vos parcours que vous nous partagez dans nos accompagnements. La prochaine fois, ça sera Emmy au micro. Parce qu'on va inverser tous les 15 jours dans l'idée qu'autour de la question du désir ou non de devenir mère, il y a autant de nuances que de femmes. Si tu pouvais déjà laisser des étoiles sur ta plateforme d'écoute, partager l'épisode à une amie ou à un ami, ton partenaire, ta partenaire, ça serait trop cool. Ça nous aide énormément à faire connaître ce podcast, nos épisodes et notre travail.
Maintenant que c'est posé, pour ce premier épisode, j'ai eu envie de commencer là où beaucoup de choses se jouent. Le couple, la famille, la loyauté et ce moment où... La question du désir d'enfant ne parle plus seulement de la maternité, mais bel et bien de relation. Si aujourd'hui tu te demandes si tu veux un enfant, il est possible que tu ne sois pas en train de te poser une question sur la maternité en tant que telle, mais sur la relation dans laquelle tu es. Je dis ça parce que je l'ai vécu moi-même et parce que je vois à quel point ça fait écho avec une confusion qui revient régulièrement. chez les femmes qu'on accompagne dans notre programme. D'ailleurs, petite précision avant la suite, quand je parle de relation, j'entends le couple, la relation amoureuse, mais aussi si t'es célibataire, ne coupe pas ce podcast, je parle de relation familiale ou encore amicale. La loyauté, elle se joue vraiment partout. Pour t'expliquer tout ça, je vais te donner un exemple à partir de mon histoire. Parce que c'est plus facile pour moi que de te raconter celle d'une autre femme et aussi parce que aujourd'hui j'ai plus de recul pour comprendre ce que j'étais en train de jouer, d'activer dans mon couple à l'époque. Précision, ce couple n'existe plus. Voilà, je te parlerai d'une ancienne relation. Et je veux bien que tu me dises en commentaire ou par message sur Instagram si ça te parle. Moi, tu le sais peut-être déjà, je ne voulais pas d'enfant pendant très longtemps. Mais dans mon histoire, il y a eu un moment où j'ai rencontré un homme qui avait une magnifique histoire, qui était déjà papa. Ça a marqué... un tournant. Un soir, je me souviens très bien, on était dans la chambre de chez les beaux-parents et mon conjoint de l'époque me dit au moment de se coucher qu'il aimerait qu'on ait un enfant ensemble. Je lui ai répondu « Oh là là, pas maintenant, j'ai un voyage de prévu à Bali, peut-être après » . Ce à quoi il m'a répondu « Ah ouais, t'es vraiment pas prêt, toi » . Voilà. Lui, il est en train de me proposer d'avoir un enfant, de me dire... clairement pour moi, dans ma tête, chouette. Il estime que je ferai une bonne mère. Et moi, je réponds plus tard. Je répondais pas à non, je répondais pas à je la mets, mais juste plus tard. Et ce plus tard, je m'en souviens très bien. C'était sincère parce que là encore, ça venait vraiment me toucher et commencer à ouvrir quelque chose pour moi, me dire, waouh, on vit vraiment quelque chose de fort pour qu'il me demande de devenir la mère de son enfant, sachant qu'il avait déjà une petite fille. C'était aussi stratégique pour moi ce plus tard parce que ça me permettait de rester dans cette très belle relation sans avoir à trancher quelque chose que je ne sentais pas encore dans mon ventre et dans ma tête. Je pense que tu vois bien comment on peut laisser les choses sous le tapis. Et la dynamique, elle s'est déplacée. Mon conjoint a commencé à se fermer sur la question, à ne plus trop vouloir en parler. Et là, clairement, ça a fait bouger quelque chose en moi. Pas forcément mon désir d'enfant, mais plus un mode d'insécurité, une inquiétude qui venait vraiment de plus en plus profonde. C'est la peur que cette question d'avoir ou pas un enfant nous éloigne. Et la peur que si lui n'en voulait plus, que pour lui c'est niet, j'ouvre plus la question. Moi, je n'ai plus le droit de rentrer dans mon processus qui s'est ouvert. Et clairement aussi la peur de me retrouver sans lui, sans la relation et à 30 ans sans possibilité d'enfant. Ce qui est troublant, c'est aussi qu'à ce moment-là, j'aurais pu me dire que je voulais vraiment, vraiment à chaque fois je revenais au truc de... Et c'est plus clair aujourd'hui encore une fois, c'était surtout que je ne voulais pas le perdre lui. Je voulais pas nous perdre, je voulais pas perdre notre relation. Mon plus tard, ça me permettait, voire mon je ne sais pas, ça me permettait de ne pas faire bouger l'équilibre, de ne pas créer la rupture que je redoutais. En parlant de ça, ça me fait penser à une autre configuration que toi tu vis peut-être ou que, en tout cas, vous nous partagez hyper régulièrement, c'est que vous savez pas tous les deux quand vous êtes en couple. Vous êtes deux à vous dire timidement... je ne sais pas si je veux un enfant. » Et là, c'est comme un contrat tacite, une zone de sécurité entre vous, la zone tampon quoi. Sauf que dans cette situation-là, c'est pareil. C'est que dès que l'un commence à bouger intérieurement, même très subtilement, il ne va pas toujours oser le dire à son partenaire. « Tiens, j'évolue sur la question. Tiens, au fait, j'ai repensé à ça. » Ça serait risqué de rompre l'équilibre qui s'est mis en place entre vous. Ça serait peut-être forcer l'autre à se positionner ou révéler un décalage qui faisait peur jusque là. Petit à petit, le silence autour de cette question, ça devient une forme de position. Vous ne parlez pas pour ne pas déséquilibrer, vous attendez, mais ça devient touchy. Forcément, à un moment donné, il y a un mur. Pour illustrer ça, c'est intéressant que je vous partage un concept en psychologie plutôt systémique. Tu me diras en commentaire si ça te parle. C'est vraiment utile pour comprendre ce qui se joue C'est ce que le psychiatre Paul Watzlawick appelait la polarisation. La polarisation, pour l'expliquer, c'est utiliser l'image de deux personnes sur un bateau. Donc imaginons une tempête si une des personnes penche d'un côté. L'autre va se positionner de l'autre côté du bateau pour le faire pencher de l'autre et éviter que le bateau ne chavire. Donc trouver un équilibre, comme si on voulait que le bateau soit droit en permanence. l'une des deux personnes va se déplacer, plus l'autre va compenser. À force de vouloir maintenir cet équilibre, chacun et chacune des personnes sur ce bateau se retrouve coincé dans une position à tenir qui n'est plus vraiment choisie, puisqu'elle est imposée, non pas par l'autre, mais par le système qu'elles ont mis en place. Alors du coup, c'est la même chose pour des personnes comme toi, comme moi par le passé. On a mis en place ce système-là, comme sur ce bateau. Quand je regarde vraiment... mon histoire de couple que je te relatais juste avant avec cette image-là de polarisation, cette image du bateau, beaucoup de choses deviennent plus claires. Est-ce que ça te fait pareil pour toi ?
Speaker #1j'ai pas avancé vers une position parce que je la désirais profondément mais parce que je sentais que mon conjoint, lui, s'éloignait. Donc j'allais pencher encore plus. Je me taisais carrément. Pas parce que... j'avais rien à dire sur le sujet, mais parce que je pensais que dire mon ressenti aurait mis en danger notre équilibre et non notre lien qui était très très précieux pour moi. Maintenant avec le recul, c'est ma perception des choses, on parle plus vraiment de désir là, on parle de loyauté, de ce qu'on est prêt à faire, à déplacer chez nous pour que le lien avec l'autre tienne. Et là je t'ai pris l'exemple du couple, mais ça pourrait aussi jouer avec ta mère, avec ton père c'est la loyauté familiale par exemple. Aussi, le corps il peut réagir. Par exemple, tu peux le ressentir comme si ton corps quand t'es en lien avec l'autre personne, qu'il y a une petite vigilance constante qui s'installe ou une fatigue comme si une partie de toi était toujours en train de surveiller le fameux bateau là et de vérifier est-ce qu'on penche pas trop là ? Ni d'un côté ni de l'autre. Voilà pour en finir avec cette métaphore. Et fermer la parenthèse de mon histoire, c'était vraiment pour que tu puisses avoir un exemple très concret. Ce que j'aimerais que tu retiennes de cet épisode, c'est cette phrase-là. Parfois, on ne doute pas de notre désir. On doute parce qu'on essaie de ne perdre personne, que ce soit ton partenaire, un membre de ta famille, ton cercle d'amis et surtout toi-même. La loyauté, la fidélité que tu peux avoir envers toi-même qui tu es. Je ne vais pas te dire quoi faire avec tout ça, car ce n'est pas le rôle de cet espace. Si tu veux explorer un espace pour y voir plus clair, pour sortir de toute cette confusion, il y a notre programme (M)otherhood. La prochaine fois que la question revient « est-ce que je veux un enfant ou pas ? » , tu peux te demander sans chercher une conclusion parce que c'est bien plus complexe que ça, mais juste faire un pas de côté, un petit stop et te poser la question « qu'est-ce que j'essaye de maintenir là maintenant, exactement, quand je suis en train de me poser la question. Auprès de qui je cherche à être loyale ? Est-ce que là, si je suis fidèle à moi-même, s'il n'y a aucune perte de lien possible, je répondrai quoi à cette question maintenant ? Je te pose ces questions-là parce que parfois juste se déplacer un peu dans la pièce, ça permet de créer un peu plus d'air. C'était la toute première de ce nouveau format, ça serait top ! que tu me dises en commentaire si ça t'a plu. Surtout mets des étoiles s'il te plaît. Tu peux aussi me partager sur Insta les sujets que t'aimerais qu'on aborde avec Amy. C'est comme ça qu'on construit ce nouveau format et tout ce qu'on fait, nous on le fait pour vous. Donc c'est génial si tu nous fais des retours. Merci encore d'ailleurs aux filles qui sont dans notre groupe WhatsApp, La Maison. C'est un groupe qui réunit 70 femmes et qui nous ont fait des retours précieux. Si tu veux rejoindre ce groupe, envoie-nous un message sur Instagram. Notre Insta, c'est devenir mère ou pas avec des underscores entre les mots. Ce groupe, on partage nos histoires, nos réflexions. On essaye d'avancer ensemble. Tout à l'heure, je te parlais de l'accompagnement. C'est la seule session qu'on va faire cette année et il ne reste que trois places. Cet accompagnement-là, c'est pour t'aider à prendre la décision qui est juste et bonne pour toi de devenir mère ou pas. Ça commence le 29 janvier pour toi. trois mois. Si tu sens que c'est le moment pour toi, fais-nous signe sur Instagram, sur notre mail bonjour arrobase devenirmèreoupa.com. De toute façon on prend toujours un petit temps d'appel avec toi pour voir si c'est vraiment là où tu en es et si ça peut te correspondre. Et de toute façon je te remets les infos dans le descriptif de l'épisode. Là ça y est, je crois que je peux encore une fois, s'il te plaît, laisse-nous un avis et un commentaire. C'est vraiment ce qui permet de faire connaître ce podcast à des femmes qui auraient comme toi besoin d'entendre ces mots. À bientôt !