Speaker #0Aujourd'hui, j'aimerais qu'on prenne le temps de parler de ce mot qu'on utilise souvent. Et pas toujours pour dire la même chose. c'est l'ambivalence. Je pense qu'il mérite vraiment qu'on s'y attarde, surtout si c'est la première fois que tu nous écoutes et que tu es en pleine hésitation sur le fait de construire une famille ou de rester childfree. Ce qui me donne envie d'enregistrer cet épisode et qu'il en soit maintenant une référence, c'est que, en fait, quand vous nous contactez pour vous accompagner, pour faire partie du programme Motherhood, vous arrivez avec votre mission très claires dans la tête, trouvez La réponse, là vraiment en majuscule. Est-ce que je veux des enfants ou pas ? Est-ce que je vais retraiter ? Et en fait, vous êtes assez déçus parce qu'on vous dit direct que, déjà, on ne va pas décider à votre place, et que c'est bien plus complexe que de savoir si vous voulez des enfants ou pas. Il y a plein d'autres questions derrière, plein d'autres enjeux. Et pour ajouter une couche, vous voudriez aussi. Avoir cette exploration rapidement, avoir une réponse très vite pour couper court à vos ruminations, etc. Et là, on vient un petit peu de nouveau casser l'ambiance parce qu'on vous dit que cette réflexion-là, elle est à explorer d'une façon profonde et non pas comme une urgence. On fait comprendre que, en fait, l'ambivalence, cette question, est un processus. Je t'invite d'ailleurs à noter direct que, voilà, tu peux retenir ça, c'est la question des enfants est un processus. Donc, on peut revenir déjà sur un truc, c'est que la question, on se la pose mal dès le départ. Et même nous, on se l'est mal posée il y a des années de ça, maintenant, il y a plus de dix ans, quand on était face à cette question, que ce soit moi ou que ce soit Amy. Ce n'est pas que tu te trompes vraiment dans la question, bien évidemment c'est de savoir si tu veux avoir le rôle de mère, avoir des enfants, vivre cette expérience-là, ou si tu veux vivre l'expérience d'être child-free et voilà. Mais en fait c'est le « ou » qu'il y a au milieu, tu vois, même là dans la façon dont je viens de l'utiliser, c'est « je veux des enfants ou pas » . Et c'est ce « ou » qui fait soi-disant tout le boulot. qui ne reflète pas du tout ce que tu es en train de vivre dans cette ambivalence. Et donc là, on va explorer ensemble ce « où » , ce qu'il vient de dire, et qu'est-ce qu'il y a derrière, en fait. Pour ça, je vais commencer par une image. Et je parie qu'elle va te parler. Franchement, je pense qu'on l'a tous un peu vécu dans notre enfance. Et pour le coup, je t'invite même à repenser à toi petite et d'imaginer. Ce moment où t'as été invitée pour la première fois à dormir chez une copine, à faire une soirée pyjama, et de revoir un peu comment t'as vécu cette annonce-là. Par exemple, je pense que pour la majorité des enfants, et moi ça a été le cas, eh ben c'est la folie. Genre t'es surexcitée, t'as trop hâte que ça arrive, c'est le truc le plus ouf qui t'arrive à cet âge-là, et en même temps, tu commences à... à te projeter dans tout ce que tu vas faire. Genre, vous allez manger le tas de bonbons, vivre les choses qui sont d'habitude interdites, parler toute la nuit, et tout le reste. Et en fait, petit à petit, toujours si tu imagines cet enfant ou toi, si tu t'en souviens, eh bien, tu commences à poser des questions à tes parents, quand même. Mais tu viendras me chercher le soir. Et là, on te répond que non. Bah non, puisque tu restes dormir là-bas, ce sera le lendemain matin. Ah oui, mais t'arriveras à quelle heure du coup ? Et à ce moment-là, l'excitation, elle est toujours là. T'as toujours envie d'aller à cette soirée pyjama, mais en même temps, la peur, elle débarque. Parce que c'est nouveau pour toi et que c'est de l'inconnu. Il y a l'incertitude, parce que c'est des repères dont tu manques encore, tu l'as jamais vécu cette expérience-là. Cet enfant, que ce soit toi ou un autre enfant, eh bien il ressent les deux à la fois. L'enthousiasme et, j'insiste sur le et, la peur. C'est pas l'un ou l'autre, c'est les deux simultanément. C'est ça exactement l'ambivalence. Et on l'a tous vécu. Ça peut être autre chose, tu vois, tu pouvais être super excitée d'être en vacances d'été et en même temps, tu te disais mince, je verrais plus mes amis. Donc un peu triste aussi. Et tout ça, c'était déjà bien avant que la question de la maternité ne se pose pour toi. Alors pourquoi est-ce qu'on a autant de mal à la reconnaître, cette ambivalence, quand elle se présente comme ça dans notre vie d'adulte ? Pourquoi on a tant de mal à lui laisser de la place, à lui accorder un rôle qui peut être bénéfique ? Là, je pense à une femme qu'on a accompagnée. Elle est arrivée avec sa mission très claire, on la reprend, trouver la réponse. Est-ce qu'elle voulait des enfants, oui ou non ? Alors, elle était arrivée avec ses listes de pour et contre, elle avait écouté mais une tonne de podcasts, comme le d'autres, et elle avait analysé vraiment ses désirs, ses peurs, ses projets, elle avait vraiment tout passé au crible. Et malgré tout ça, ben, tout... toute cette rigueur, tout ce travail, elle se retrouvait toujours quand même au même endroit, avec tout ce qu'elle avait posé sur le papier. Mais en fait, c'est parce que cette question-là, ce n'est pas quelque chose qu'on peut mettre sur le papier. Encore une fois, comme je te disais au tout début, cette décision, c'est un processus. Il évolue sans cesse, mais avec des étapes. Et ce qu'on a découvert ensemble, dans son accompagnement, c'est que le « ou » qu'elle... à amener à chaque fois dans sa question, est-ce que je veux des enfants ou pas ? Est-ce que je vais me sentir bien en étant mère ou est-ce que je vais complètement regretter ma liberté ? Révéler qu'en maintenant cette binarité, parce que ça en est bien une avec ce « ou » , elle restait dans la lutte. Vraiment, la lutte, le combat, il faut que je combatte cette ambivalence. Il faut absolument qu'il y ait une émotion qui gagne sur l'autre, qui est Une décision qui gagne sur l'autre. Et c'était vraiment soit l'un, soit l'autre, quoi. Et c'est ce qui l'a figée dans la situation. Cette lutte-là interne, sans permettre aucun dépassement, puisqu'elle ne voulait pas l'entendre. Elle ne voulait pas la ressentir, elle l'a fui. Sauf que, eh bien, être ambivalente, c'est ressentir de. possibilités en même temps, deux chemins en même temps et qui nous paraissent contradictoires. Dans cette question par rapport à la maternité qui nous intéresse, je peux percevoir le chemin vers la maternité. Ça m'attire parce que je vois tout ce qu'il pourrait y avoir comme plaisir, comme curiosité, découvrir un nouvel être et voilà, j'ai l'envie de voir ce que ça donnerait cette vie-là. Et puis l'autre chemin, le deuxième chemin, vers cette vie sans enfant, elle m'intéresse aussi, elle t'intéresse aussi. Ça t'attire par la liberté que ça représente, des projets possibles. Peut-être bien que ça t'apparaît comme un champ un peu plus ouvert, tu vois, émotionnellement. Parce que aussi, mine de rien, c'est ce que tu connais un peu plus aujourd'hui. Ces deux chemins-là, eh ben... Elles sont, ils sont clairement réelles. Et tous les deux ont du sens pour toi. C'est pour ça que tu te questionnes. Donc quelle que soit la partie de toi qui vivra la vie que tu auras décidé de mener, quelle que soit ta décision, l'autre partie sera déçue. L'une ne vivra pas l'enthousiasme de découvrir pour la première fois les yeux de ton enfant. L'autre n'aura pas la liberté de partir à la rage sur un coup de tête en week-end là-bas, parce qu'en choisissant d'avoir un enfant, un week-end, ça se prévoit un peu plus ou ça demande un peu plus d'organisation. Donc voilà, dans les deux situations, quel que soit le chemin que tu aurais choisi, l'une aurait été déçue. La maternité, elle peut être la chose la plus libératrice et la plus contraignante. Merveilleuse. et terrible, épanouissante et représenter un sentiment de perte. On peut être heureuse et triste, comblée et vide, connectée et complètement perdue. Tout ça vraiment à la fois. Et ces sentiments difficiles, ils sont souvent tabous. Mais ils sont cruciaux vraiment. On veut les mettre de côté, au lieu de les explorer. Alors que c'est justement en les examinant, en les vivant, qu'on peut vraiment se comprendre. C'est déjà soi-même et comprendre notre désir. Donc, quand tu négliges... Toute l'amplitude des sentiments que tu vis dans ce questionnement, c'est comme si tu passais à côté d'une partie entière de ce que ça signifie être en chemin vers toi, vers ton épanouissement, vers ce qui te correspond le mieux. Et c'est aussi de préciser quand même qu'on ne prend pas une décision qu'avec la tête. On a justement aussi besoin de ces émotions, de ressentir. On va y revenir un petit peu après. Je prends aussi le temps de revenir sur le fait que quand tu es ambivalente, tu n'es pas indécise. Moi, j'ai beaucoup de mal avec ce mot indécise parce que je trouve qu'il a une connotation très négative. Ça voudrait dire que tu hésites entre deux options qui ont finalement peu d'importance. C'est comme si là tu étais indécise entre le bleu et le vert. Non, là c'est bien au-delà quand même. Tu ressens deux désirs vrais en même temps, des émotions contradictoires en même temps. Et on va aussi dissiper autre chose, parce qu'on l'entend de la même façon assez souvent, c'est que l'ambivalence, ça serait quelque chose de négatif. Comme tu l'as compris par rapport à tout ce que je t'ai énoncé auparavant. Ça serait comme si cette ambivalence, elle viendrait dire qu'il y a un signe de quelque chose qui cloche chez toi. Vous êtes nombreuses à nous dire que vous vous sentez complètement anormale, que... Les autres, elles savent décider comme ça, sans se poser de questions, c'est venu naturellement, alors c'est forcément qu'il y a un truc bizarre, quoi. Et ce que c'est en train de dire, c'est que ressentir des choses contradictoires, ça voudrait dire qu'on est anormal, qu'on devrait déjà savoir. Et non, non, vraiment. Avoir des sentiments contradictoires face à la maternité, c'est tout à fait normal. c'est franchement Le signe que t'es pleinement connecté à ce que tu vis, à ce que tu as envie de choisir, à ce que tu as envie de donner comme coloration à ta vie et que tu prends pas les choses à la légère. Souvent ce qui va vraiment bloquer derrière c'est autre chose et ça c'est aussi ce que vous nous énoncez souvent, votre première peur, la peur du regret. Et cette obsession qui est liée de prendre... La bonne décision. Comme s'il y avait une bonne décision, comme s'il y avait une réponse juste quelque part, un bon chemin et un mauvais. Tu vois, on retrouve cette binarité. Et la réalité, en fait, elle est carrément plus nuancée que ça. Certains jours, ta décision, elle sera exactement ce que tu avais imaginé. Et d'autres jours, pas du tout. Les deux. Et penser comme ça en noir et blanc, soit c'est parfait, soit c'est une erreur, c'est ce qui aggrave ton indécision cette fois-ci. Ça te place dans une position impossible, à attendre là une certitude qui arrivera jamais. Et la psychothérapeute Margot Lowy, qui est américaine il me semble, elle est chercheuse aussi, elle a travaillé pendant des années. sur l'ambivalence maternelle. Et elle raconte une conversation qu'elle a eue avec une jeune femme qu'elle suivait et qui cherchait, elle aussi, sa réponse précise, mais là, qui était sur le regret. Est-ce que je vais regretter si j'ai des enfants ? Et la réponse de Margot Lowy l'a un peu prise de court, comme elle le raconte dans son article de Psychologie Today, parce que sa réponse était, ben, ouais, probablement les deux. Probablement que... Vous allez regretter d'avoir des enfants. Probablement que vous allez adorer. Ça va être joyeux et triste à la fois. Ça va être plein de gratitude et en même temps plein de deuil. Ça va être c'est la plus belle chose de ma vie. Et mais qu'est-ce que j'ai fait là ? Quelle que soit la décision, là encore, c'est normal de ressentir des choses complètement contradictoires. C'est vraiment l'idée de se réconcilier avec ça. Et c'est pas une réponse facile à entendre quand on cherche une garantie, mais au moins c'est une réponse honnête et je crois que quelque part, tu le sais déjà toi aussi quoi. Je vais te donner un autre exemple. L'une d'entre vous, pour ne pas dire plusieurs d'entre vous quand même, nous ont envoyé un message et en fait, elles étaient enceintes. Et en nous demandant si elles n'avaient pas fait une grosse erreur ou si elles n'allaient pas le regretter. Elles sentaient super mal et voilà, on pouvait lire toute l'angoisse qu'elles ressentent et même l'apathie qu'en fait. Et vraiment merci si vous écoutez les filles cet épisode, de nous avoir partagé ça, et toutes vos vulnérabilités. Et quand vous vous demandez s'il est encore temps de réagir, avec parfois peut-être l'idée d'avoir encore accès à l'avortement, et bien en fait, est-ce que ça, ça va faire de vous une mauvaise mère ? Et non, non, là aussi, pareil, on en parle peu, très très peu, c'est aussi... tabou et alors que c'est normal même enceinte, une fois que la décision est prise le doute il est toujours là l'ambivalence elle disparaît pas avec ton test de grossesse positif en fait ça ne dit rien sur la mère que tu seras, c'est juste que t'es honnête avec ce que tu ressens cette peur et en même temps peut-être la joie d'avoir découvert ce résultat positif, tu peux être complètement pétrifié et en même temps te dire que tu as envie de voir Ce que ça va donner. C'est peut-être super ce qui t'arrive. Et ça, ben voilà, encore de nouveau, on ne l'a pas assez normalisé. Donc si vous ressentez ça, faites-vous accompagner au sens accompagner et trouver une personne d'écoute en fait. À qui vous pouvez nommer toutes ces émotions. Et donc ça nous fait venir à cette idée que ben, il y a peut-être deux formes d'ambivalence. Au sens où... On va pas les opposer, mais pour montrer comment elles se répondent. Parce que c'est d'ailleurs assez drôle, c'est que quand on utilise le terme ambivalence avec Amy, on a parfois envie d'utiliser le terme ambivalence maternelle pour que ça soit plus précis. Et en réalité, en fait, on a peur que ça prête à confusion et que vous pensiez qu'on s'adresse aux mères, qui ont, voilà, des femmes qui ont déjà des enfants. Et là... Quand on parle d'ambivalence face à la décision de devenir mère, est-ce que je veux le devenir avec ces deux chemins, ces deux attraits, ces deux ensembles de peur ? Eh bien, il faut aussi savoir que, bah oui, ce terme d'ambivalence maternelle, il existe aussi, de la même façon pour désigner ce que vivent les femmes qui sont déjà mères. Ce mélange d'amour profond et d'envie de tout plaquer. Des moments... d'exaltation, de grâce, et d'autres où les mères se demandent ce qu'elles ont bien pu faire. Pourquoi elles ont choisi ça ? La mère qui rêve d'une vie légère, sans horaires de crèche, et la femme sans enfant, qui a choisi cette vie-là, et qui en même temps l'a le cœur serré en regardant son amie jouer avec sa petite fille. Et en fait, aucune des deux ne s'est trompée. Aucune des deux ne devrait se sentir coupable de ce qu'elle ressent. Et là où ces deux ambivalences se touchent, c'est que parfois de voir des mères vivre ça, cette intensité, la contradictoire, comment quelque chose peut être à la fois si merveilleux et si difficile, ça peut alimenter le doute de celles qui hésitent encore. C'est un peu comme si on pouvait le prendre comme une mise en garde, voilà où tu vas mettre les pieds. Mais non, c'est la preuve que l'ambivalence est là tout au long de la vie. Elle ne disparaît pas après la décision, elle va changer de forme, évoluer, et voilà. C'est ça en fait, c'est important à entendre. Peu importe ce que tu décideras, il y aura des moments de doute. Et c'est pas la preuve que tu t'es trompée. C'est juste que t'es pas un robot, t'es pas encore un robot, t'es pas une IA, t'es humaine. Et aussi, tout le monde n'a pas besoin de devenir mère. Si tu choisis de l'être, tu peux accepter que ça ne sera pas toujours merveilleux, c'est normal. Si tu choisis de ne pas l'être, ce chemin-là, il aura aussi ses nuances, ses joies, ses deuils. Voilà, aucun des chemins n'est parfait. Aucun. C'est des chemins humains. Ce qu'il y a quand on a pris une décision, ce qu'on peut comprendre, ce qu'on partage avec Amy... comme réflexion et aussi lorsque vous nous refaites des petits messages des mois après l'accompagnement, c'est qu'à un moment donné, vous faites le choix de s'abandonner. S'abandonner au sens, j'aime pas trop ce terme, donc c'est pour ça que j'ai dit s'abandonner, le lâcher prise. Accepter que cette expérience là, elle m'échappe un peu, que je peux pas la contrôler entièrement. Que vouloir tout maîtriser, l'émotion, la décision, le résultat, c'est peut-être là que ça coince le plus en fait. Parce que les décisions qu'on prend, elles viennent autant du cœur que de la tête. On a vraiment ce truc en Occident de la rationalité. On décide par la réflexion, par le pour, le contre. On pèse tout avec la tête. Et que cette part du cœur, en fait, on a tendance à la minimiser. Les émotions, c'est pas bien. À se dire, oui, mais c'est pas rationnel. Alors que, vraiment, c'est précisément là, en fait. C'est la... La composition, vraiment le fait que tu peux à la fois te baser sur tes émotions, ton cœur et aussi ta tête, pour que la décision elle se prenne avec les deux. Et ça sera beaucoup plus profond et plus juste pour toi. Charles Pépin il a cette formule là que j'aime beaucoup, qui est choisir c'est savoir avant d'agir. Décider. C'est agir avant de savoir. Bon, je te la répète encore parce que, comme je l'aime. Choisir, c'est savoir avant d'agir. Décider, c'est agir avant de savoir. Quand t'as tout analysé, tout retourné dans tous les sens, et que tu hésites encore, c'est que tu n'es plus dans le choix rationnel. Tu es dans une décision. Et une décision, ça ne demande pas. pas de la certitude absolue. Tu l'auras jamais ta certitude absolue. Ça demande du courage en fait. La décision c'est du courage. Le choix c'est du calcul. Donc l'objectif c'est pas d'atteindre ta réponse à 100%. C'est de viser une décision qui sera suffisamment bonne pour toi. Une qui te correspond aujourd'hui, la personne que tu es aujourd'hui. Une que t'as envie d'habiter. Et pour y arriver, on ne peut pas seulement penser. On a besoin de ressentir. C'est vraiment, je vais te prendre un exemple qu'on fait dans le programme, c'est que là maintenant, je t'invite à essayer. Quand tu t'imagines avec un enfant, peu importe l'âge, peu importe le contexte, juste, voilà, prends le temps de ressentir. Et qu'est-ce que ça fait dans ton corps ? Comme ressenti. Dans ta poitrine. Dans ton ventre. Et tu peux aussi faire l'autre chemin. Quand tu t'imagines dans, allez, dix ans, ou même demain, t'as pris la décision d'une vie sans enfant. Qu'est-ce que ça fait ? Pas qu'est-ce que tu penses, hein ! Mais qu'est-ce que ça te fait ressentir, là, de nouveau ? Dans le ventre, dans le... corps, dans ta poitrine, qu'est-ce que tu ressens ? Et c'est pour cette raison-là que dans notre programme Motherhood, à chaque étape, on intègre des temps de reconnexion. La reconnexion aux émotions, au ressenti physique, pour que tu ne sois pas uniquement dans ta tête, sinon tu n'aurais plus besoin de nous là. Mais bien dans ta tête, ton corps, ton cœur, parce que c'est là que tu trouva Ta réponse. Même des réponses multiples. Donc, l'ambivalence dans tout ça, elle n'est pas un obstacle à ta décision. Elle est la condition dans laquelle tu décides. On peut rester ambivalente et décider quand même. Et c'est peut-être le truc que tu as le plus besoin de retenir de tout cet épisode. Bon, pour t'aider à aller plus loin dans cette ambivalence... eh bien, on a créé un quiz qui est quel profil d'ambivalente es-tu ? Parce qu'on a pu observer, essayer de donner des pistes de profil, et on ne vit pas l'ambivalence de la même façon, on peut être hyper rationnel, on peut être coupé de nos ressentis, on peut avoir les prémices d'un désir, mais on hésite à le saisir vraiment. Voilà, donc... Tu peux t'amuser là en lien de cet épisode à retrouver ce quiz et comme ça dans le prochain épisode on va s'y plonger, on va décortiquer chaque profil, ce qu'il dit et comment avancer depuis là où tu en es. Ça te prendra 5 minutes. Voilà. Et si cet épisode t'a parlé, partage-le. Vraiment, il y a sûrement une femme autour de toi qui tourne aussi en boucle avec cette question-là. On est bien plus nombreuses que tu ne le penses. Et qui va avoir aussi besoin d'entendre ce qu'elle vit. Parce qu'elle vit un nom, et ce nom, c'est l'ambivalence. Allez, à très vite.