- Speaker #0
Il y a ce que l'on dit du diabète, et puis, il y a ce que l'on vit.
- Speaker #1
Plongez au travers d'histoires inspirantes, de patients et de professionnels de santé au micro de Diabète et Confidence.
- Speaker #0
Une nouvelle écoute proposée par Dino Santé et présentée par notre diététicienne nutritionniste Fiona Bertrand.
- Speaker #1
Chaque histoire compte. Pour ne manquer aucun témoignage et faire grandir cet espace d'écoute, abonnez-vous.
- Speaker #2
Et parlez-en autour de vous.
- Speaker #0
Bonjour et bienvenue pour ce nouvel épisode de Diabète et Confidence. Aujourd'hui, on a un programme passionnant. Nous allons explorer le sujet des vacances et des voyages lorsque l'on vit avec un diabète. Pour en parler, on accueille dans nos studios Quentin, patient vivant avec un diabète de type 1, et Vanessa, infirmière chez un prestataire de santé à domicile, qui vont nous parler de leurs expériences. Embarquez avec nous, ça s'annonce captivant. Nous vous souhaitons un agréable épisode en notre compagnie. Bonjour Quentin !
- Speaker #3
Bonjour.
- Speaker #0
Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation.
- Speaker #3
C'est avec plaisir.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux te présenter un petit peu pour nos auditeurs ?
- Speaker #3
Oui, alors je m'appelle Quentin, j'ai 26 ans, je vis avec un diabète depuis 7 ans, diabète de type 1, et je suis équipé aujourd'hui d'une boucle fermée, ce qui est quand même assez fantastique dans ma vie de tous les jours.
- Speaker #0
Merci beaucoup. Et Vanessa, je te laisse te présenter aussi.
- Speaker #2
Moi je suis Vanessa, je suis infirmière pour un prestataire de santé à domicile, et je suis heureuse de pouvoir participer. participer à ce podcast.
- Speaker #0
Quentin, est-ce que tu peux nous expliquer ce qui t'a amené à voyager et quel voyage tu as déjà fait ?
- Speaker #3
Je suis un grand amoureux de voyage depuis petit. J'ai la chance d'énormément voyager grâce à la profession de ma maman qui est hôtesse de l'air. Je reviens d'un tour du monde. Alors, ce n'est pas réellement un tour du monde, c'est plus une étoile du monde du fait que mon voyage a été rythmé par des retours par la France. Donc, je partais à une destination. Par exemple, j'allais en Australie. J'ai fait tout mon voyage en Australie. Je revenais ensuite à Paris et je repartais sur une autre destination. Ça, ça a été possible grâce à la fonction de ma maman. Mais je sais que la gestion d'un tour du monde avec son diabète n'est pas pareil pour plusieurs personnes. Comme aussi, je sais qu'on peut prendre un stock plus important d'insuline à voir avec son diabétologue ou avec son médecin pour pouvoir prendre du stock pour partir en vacances. J'ai aussi eu la chance de faire plusieurs types de voyages, que ce soit des voyages à la plage ou des voyages à la montagne. J'ai par exemple escaladé, escaladé c'est un bien grand mot, j'ai fait le trek sur le mont Fuji, le volcan emblématique du Japon. Ça c'est une gestion du diabète aussi qui est particulière. D'un point de vue glycémie, je mets mon dispositif médical. en mode sport ou en mode mon débit basal est réduit, je suis vraiment dans une gestion de mon diabète plus sportif, quitte à se resucrer parce que je fais un effort qui est plus important que vraiment regarder à la loupe exactement ma glycémie. Je suis plus dans un esprit sportif lors de mes voyages à la montagne que mes voyages à la plage. Et à la plage, je fais aussi des sports nautiques divers comme le kitesurf et le surf.
- Speaker #0
Donc quand même un état de surveillance parce que tu fais beaucoup d'activités physiques, mais tu ne te limites pas justement dans tes activités.
- Speaker #3
Tout à fait, exactement. J'essaie toujours de faire du sport sur chacun de mes voyages. Pendant mes voyages, pas que pendant mon tour du monde, mais surtout aussi pendant mes vacances, que ce soit aussi en France ou en Europe, ça m'arrive même de la randonnée. Je suis ouvert à plein de types de sports différents, donc j'essaie toujours de combiner sport, vacances et diabète.
- Speaker #0
J'imagine que ça nécessite une importante organisation. Comment tu organises tes voyages par rapport à ton traitement, par rapport aux activités que tu pratiques ?
- Speaker #3
Alors, je fais vraiment la distinction entre vacances et voyages. Ce n'est pas la même pression. Quand je fais des vacances, que je reste sur le territoire français, il y a toujours mon prestataire qui m'accompagne et la facilité aussi d'avoir accès à mon traitement. Alors qu'en voyage, je pars à l'autre bout du monde. un peu coupé de son prestataire et des professionnels de santé, mais du coup c'est une gestion qui est complètement différente. Par exemple, lorsque je vais partir un mois en Asie, je vais prévoir le nombre de jours où je pars par rapport à mon diabète, que ce soit pour m'injecter de l'insuline ou l'insuline directement. Je vais prévoir la durée de validité du dispositif médical et ensuite je vais quand même prendre toujours du rab. Toujours avoir en plus parce que... Je crois que c'est vraiment le maître mot de ces vacances, c'est anticiper et ne pas arriver en cours de matériel et être dans un cadre d'urgence. Ce n'est vraiment pas le but.
- Speaker #2
Je suis tout à fait d'accord avec Quentin. En effet, je trouve que ce terme de différencier vacances et voyages est vraiment important. On pourrait assimiler les vacances sur le territoire national et on n'a pas du tout les mêmes contraintes dans la gestion de son matériel, de son diabète, quand on va partir en effet. en France ou à l'étranger. Par rapport à la France, c'est vrai qu'on a toujours accès à notre insuline, à une pharmacie, à notre prise en charge de santé. Notre prestataire est présent aussi pour pouvoir assurer les dépannages techniques de pompes ou de consommables. Donc, il y a une part de sérénité, où que l'on soit chez soi ou en vacances sur un autre site en France, la prise en charge reste la même que ce soit du PSAD ou médical. Pour l'étranger, on a plus de contraintes, en effet. Donc, il y a beaucoup plus d'anticipation, je dirais. Mais nous, en tant que prestataire, on est là également pour accompagner le patient dans ces moments-là. Ce que dit Quentin, c'est vraiment les recommandations qu'on va donner aux patients. Planifier le nombre de changements de consommables qu'on peut avoir besoin à l'étranger. En prendre une bonne quantité de sécurité pour faire face à des décollements, des dysfonctionnements techniques, des choses comme ça. Il y a aussi l'aspect, en effet, de l'ordonnance avec la pharmacie. Il faut savoir que quand on va faire un séjour d'un mois à l'étranger, on peut en effet partir avec notre dotation d'insuline par exemple, mais si on va partir plus longtemps qu'un mois, il faut anticiper pour que le diabétologue puisse noter sur la prescription médicale qu'il faut faire une dotation supérieure à un mois pour pouvoir partir avec sa quantité d'insuline. Après, on peut aussi donner des conseils aux familles, aux patients, sur quand on part dans un pays en effet européen, la possibilité... de partir avec la carte européenne d'assurance maladie. Et on accompagne également sur les modalités du voyage. Ça veut dire séjour en avion, quand on arrive dans un aéroport, on passe un contrôle. On est porteur d'un dispositif médical. On se doit d'avoir des papiers administratifs. Il y a deux papiers administratifs les plus importants. C'est d'avoir une attestation du diabétologue qui dit qu'on est diabétique. C'est une attestation qui est faite pour un an. et avoir aussi le certificat de porteur de pompe ou de porteur de capteur avec soi. Comme je dis aux patients, quand on arrive au moment du contrôle, ne jamais mettre la pompe dans le bac où on surveille avec les rayons X. On va au-delà du contrôle, on s'approche du portique, on sort nos papiers et on montre les papiers et on dit qu'on est porteur du pompe. Par contre, là, on peut passer du portique de sécurité, mais pas le bac à rayons X. Une fois qu'on a fourni nos deux... justificatif. On rentre dans l'avion sans aucun souci. Une recommandation au niveau du matériel, c'est de ne pas mettre la totalité du matériel que ce soit en soute ou en bagage à main. Toujours pas lié à une éventualité d'avoir une perte de bagage temporaire. Donc, on va dispatcher notre matériel, que ce soit entre la soute et notre bagage à main, pour pouvoir bénéficier toujours du matériel si jamais il arrivait un malheur de perte de bagage.
- Speaker #3
Je vais rebondir sur ce que tu viens de dire. Il m'est déjà arrivé de perdre une... Enfin... Pas moi, mais du coup la compagnie aérienne a perdu mon bagage soute. Heureusement que j'avais prévu un maximum de consommables ou d'insuline directement dans mon bagage cabine, ce qui a permis d'éviter un problème pour moi, pour ma gestion de diabète. Donc c'est quelque chose que je fais systématiquement, c'est prendre le maximum. Alors je sais que tout de suite le sac va prendre beaucoup de place, mais sauf erreur de ma part, avec accord des compagnies aériennes au préalable. on peut avoir accès, nous étant diabétiques, à un petit sac supplémentaire, mais juste et uniquement juste pour tout ce qui est lié à la gestion de notre diabète. C'est-à-dire que si je peux avoir un sac à dos avec mon ordinateur, et à côté un petit sac à dos avec uniquement tout ce qui est lié à ma santé, qui ne me sera pas facturé. Alors, toujours bien se rapprocher des compagnies aériennes en amont pour bien vérifier ces points-ci. Et aussi, par rapport au contrôle, moi, systématiquement, je passe avec mes ordonnances et aussi les attestations en quoi je porte une pompe à insuline. Et c'est toujours été n'importe où dans le monde, très bien accueilli, très compris. N'importe où, tout le monde connaît ces dispositifs médicaux. Donc, il n'y a aucun souci et ne pas se sentir mal par rapport à ça. Ils ont l'habitude.
- Speaker #2
C'était dans le cadre d'une astreinte. On a été contactés par les parents d'un patient qui était parti à l'étranger, qui venait d'arriver à sa destination. Et à l'aéroport, il s'est rendu compte qu'il y a eu la perte de son bagage. Il avait mis la totalité de son matériel dans son bagage en soute. De ce fait, il se retrouvait sans sa pompe secondaire, sans cathéter et réservoir, donc sans consommable avec lui. Les parents nous ont contactés en disant Merci. qu'est-ce qu'on peut faire face à cette situation. Et on leur a proposé de les dépanner en consommables. On a été livrés le jour même chez les parents. Et les parents ont réalisé une réexpédition vers l'adresse de leur fils. Il les a eus en 4-5 jours. Et il a pu en effet poursuivre son séjour avec son dispositif médical, donc sa pompe et ses consommables, avec très peu de temps repassé au stylo dans l'attente d'être livré. Donc c'est vrai que chaque patient peut faire son propre tour du monde à sa manière. Et nous, on peut l'accompagner. Et on essaye de répondre à chaque problématique quand c'est possible.
- Speaker #0
Quand tu es parti comme ça en tour du monde, ou en étoile du monde comme tu l'appelles, est-ce qu'il y a justement des assurances à prévoir, des documents spécifiques ?
- Speaker #3
Systématiquement, quand je pars en voyage, et non pas en vacances, mais quand je pars en voyage, je préviens mon équipe médicale, mon prestataire de santé. ma famille, mais aussi je préviens toujours mes assurances. Je regarde, est-ce que je suis toujours bien couvert lorsque je pars à l'autre bout du monde, s'il faut être rapatrié ou pour X ou Y problèmes. Est-ce que je suis bien couvert par rapport à mon diabète ou même si c'est par rapport à la gestion de mon matériel de manière générale. Est-ce qu'il y a des assurances qui sont prises en charge ? Et dans le cas où ce n'est pas prise en charge pour tel type de destination, je prends systématiquement une assurance pour des grands voyages. Par exemple, là, je pense à l'Indonésie. où les frais médicaux peuvent coûter très cher si on n'a pas d'assurance. Moi, j'ai pris une assurance personnelle en plus, qui ne m'a coûté pas très cher, pour m'éviter tout problème. Et le but n'étant pas de l'utiliser, mais le but... C'est d'être assuré. Exactement, être assuré au maximum.
- Speaker #0
Justement aussi, par rapport à l'avion, et aux différents pays aussi où tu as pu voyager, est-ce que par rapport à l'insuline, même à la pompe, au capteur, je dirais au niveau des gestions de température, Est-ce que tu as des petites astuces à nous donner ? Comment on fait dans l'avion par rapport à la soute ? Est-ce qu'il y a des choses à mettre ou à ne pas mettre ? Et après, dans tes voyages, les pays chauds, les pays froids, est-ce qu'il y a des choses à respecter par rapport à ça ?
- Speaker #3
Alors, c'est vrai que lorsqu'on voyage, on n'a jamais un petit réfrigérateur avec nous. Oui,
- Speaker #2
c'est vrai qu'il y en a.
- Speaker #3
Un peu compliqué.
- Speaker #0
Un peu l'eau ratransportée.
- Speaker #3
L'eau ratransportée. Donc, c'était une astuce que Madiabéto m'avait donnée. C'est prendre une petite gourde isotherme. Ou aussi, on peut trouver des petites pochettes possibles en pharmacie, tout ce qui est pour les référés gérés, tout ce qui est vaccins. Moi, ce que j'ai l'habitude, je mets ce qui doit rester au frais là-dedans. Et je mets un glaçon. Alors, il ne faut pas que ça soit trop froid non plus. Mais je fais en sorte à ce que ça reste frais. J'expose systématiquement, alors que ce soit un pays chaud. ou un pays froid, jamais mon insuline, ce qui est sensible directement au contact, par exemple si je suis à la plage pendant plusieurs jours, je prends vraiment le cas où par exemple j'étais en Australie au milieu du désert, je ne vais jamais laisser mon insuline en plein soleil pendant plusieurs jours. Systématiquement, je vais essayer de toujours trouver de l'ombre, de réduire au maximum l'impact du soleil sur mes consommables et sur mon insuline, tout comme le froid. Le froid, je ne veux pas que mon insuline gèle. Du coup, je ne l'ai jamais à l'air libre pendant plusieurs jours ou pendant plusieurs heures, tout ce qui est insuline. Donc, je la protège, que ce soit au milieu de mes vêtements, que ce soit un endroit un peu confiné et au maximum au frais. Donc, la petite gourde ou la petite pochette, lors des voyages, ça ne prend pas énormément de place. Et même si après, on retrouve un réfrigérateur, on remet au réfrigérateur et je peux boire dans ma gourde. Et comme ça, au moins,
- Speaker #0
on gagne de l'utilisation.
- Speaker #3
Exactement, c'est des petits tips à avoir comme ça.
- Speaker #2
La seule chose qu'on conseille aux patients sur les endroits plutôt chauds, c'est de surveiller sa glycémie. Ne pas hésiter de remplacer son réservoir tous les deux jours dans des chaleurs très très importantes pour ne pas nuire à l'efficacité de l'insuline.
- Speaker #3
Quand je pars en vacances, et après Vanessa pourra confirmer ou infirmer ce que je suis en train de dire, mais... Une insuline par exemple qui n'est pas laissée à température ambiante, et je ne parle pas en plein soleil ou en plein froid, peut être consommée sous les 30 jours. Donc en soi, si je sais que pendant un mois, je vais consommer la totalité de mon insuline, je ne suis pas obligé de la garder systématiquement, obligatoirement, au froid, au frais. Je sais que ça m'est déjà arrivé en plein milieu du désert, encore une fois en Australie. je n'ai plus de quoi avoir quelque chose de frais donc c'était la température ambiante, je savais que c'était celle-ci qui allait passer au plus vite.
- Speaker #0
Oui donc il y a une organisation à prévoir, du matériel à prévoir et au final ça se fait bien d'après ce que tu nous dis et d'après ton tour du monde j'imagine que c'est pas toujours parfait.
- Speaker #3
Alors j'étais au Japon et là, catastrophe, je ne trouve plus mon insuline, plus rien dans mon sac à dos. je fais hola, qu'est-ce qu'il se passe ? ça va être compliqué, je suis un peu loin il y a le décalage horaire je m'affole, je contacte je ne sais plus si c'était mon prestataire de santé ou ma diabétologue qui a fait le nécessaire de me refaire une ordonnance traduite en anglais où je pouvais aller récupérer de l'insuline directement dans une pharmacie au Japon, heureusement et ça je reviendrai dessus j'ai retrouvé, j'avais en fait bougé ma petite pochette d'un sac A à un sac B Donc plus de peur que de mal, j'ai retrouvé, je n'ai pas été chercher de l'insuline au Japon, et après c'est international, je reviens dessus, mais la molécule d'insuline, que ce soit française, américaine ou même japonaise, ça reste de l'insuline. C'est la même ? C'est la même, c'est la même. Après, il faut bien faire attention à quel type d'insuline on utilise, mais ça après c'est propre à chacun, et ça c'est à voir avec les professionnels de santé. Mais en tout cas, ma diabétologue n'avait pas vu de contradiction à ce que j'avais récupéré de l'insuline au Japon. C'est pour ça aussi que je veux bien rebondir, c'est bien être organisé. Mine de rien, moi je sais que j'avais l'habitude de laisser dans ce sac-ci. Par automatisme, j'ai été chercher dans mon sac où était mon insuline. Elle n'y était pas parce que ça avait été bougé en rangeant les affaires. Plus de peur que de mal, tout va bien. Mais voilà, il ne faut vraiment pas se limiter dans ces voyages. C'est un explorateur qui vous le parle. Ne pas se limiter, diabète et voyage. Vraiment pas.
- Speaker #0
Tu as souligné deux points importants où je voudrais rebondir dessus. Tu as parlé justement de ce qu'on a parlé ordonnance tout à l'heure, mais là tu disais, elle me l'a faite en anglais l'ordonnance. Est-ce que c'est important justement d'avoir peut-être une ordonnance et des certificats traduits en anglais quand tu voyages comme ça dans le monde entier comme toi tu as pu faire ?
- Speaker #3
Pour moi, je trouve que c'est important, ça reste la langue universelle. Ce n'est pas forcément obligatoire, le mot insuline reste transparent. partout dans le monde.
- Speaker #0
Je crois qu'il perd un E, mais oui, c'est ça.
- Speaker #3
Ça reste très compréhensible partout dans le monde, le mot insuline. Et on comprend qu'on est diabétique, on peut mimer, on peut l'expliquer avec nos dispositifs médicaux. On arrive à se faire comprendre, mine de rien. Après, si je fais la demande auprès de mon prestataire...
- Speaker #2
Nous, en tant que prestataire, les attestations qu'on délivre sont en français et anglais systématiquement. Et c'est vrai que l'insuline, comme tout autre médicament, de toute manière, Merci. à ce qu'on appelle une DCI, une dénomination commune internationale, pour se faire comprendre pour n'importe quel produit pharmaceutique dans n'importe quel pays.
- Speaker #0
Et la deuxième chose sur laquelle je voulais rebondir, c'est que tu as parlé de décalage horaire. On peut reparler de ça, je pense que c'est important pour tous les diabétiques qui nous écoutent et qui vont voyager. Alors,
- Speaker #3
moi aujourd'hui, je n'ai plus ce problème de décalage horaire, du fait que je sois en boucle fermée. donc systématiquement ça va vraiment réguler minute par minute vraiment au débit qu'il y a besoin par rapport à mes besoins toutefois ça m'est déjà arrivé quand je fais des sports nautiques et j'en reviens là dessus ou par exemple avoir mon dispositif médical par rapport à faire du kitesurf avoir un harnais qui va me serrer la poitrine pendant plusieurs heures si j'en fais vraiment journée sur journée pendant une semaine je repasse à mon chemin de remplacement c'est à dire que je passe d'un D'une pompe à insuline, je repasse à mes stylos directement pré-injectables. C'est re-ingestion et quand il y a du décaillage horaire, alors ça, il faut vraiment voir avec son professionnel de santé qui vous dira mieux ce qui est adapté à vous. Mais moi, je sais que systématiquement, je reprenais mon heure française, que je l'appliquais directement. Je gardais en fait mon train de vie et mes habitudes. Juste le delta, quand il fallait, je palliais ce problème-là avec mes propres insulines rapides. Mais après, ça, c'est propre à chacun. Et rapprochez-vous plutôt de votre professionnel de santé pour en discuter avec.
- Speaker #2
Moi je voulais rebondir, en effet, c'est vrai qu'on a les personnes vivant avec un diabète qui ont la possibilité d'avoir différents traitements. On peut rencontrer les personnes qui sont sous multi-injection, les personnes qui sont sous pompe ou sous boucle fermée. C'est vrai que la gestion du décalage horaire est différente selon son traitement. Donc l'importance vraiment est de se référer à son protocole médical et à ses référents médicaux afin de pouvoir adapter ce décalage horaire par rapport au traitement. On ne va pas avoir les mêmes recommandations. Tout est gérable, il faut juste prendre l'information auprès de son professionnel de santé en amont, avec différentes propositions de protocoles en fonction du traitement du patient.
- Speaker #3
Et aussi un autre point que j'ai oublié d'évoquer, c'est aussi toujours prévoir, lorsqu'on voyage, son schéma de remplacement. Moi je sais qu'aujourd'hui je suis équipé d'une pompe, mais pour x ou y raisons, il y a une défaillance du système ou même une casse de ma part. Il y a des prêts de pompe qui se font aussi en amont. Par exemple, avoir un double exemplaire de son matériel lors d'un voyage pour pallier à imaginons s'il y a un problème et aussi prévoir systématiquement un schéma de remplacement. Mon dispositif ne fonctionne plus, il faut que je puisse être autonome pour pouvoir gérer mon diabète même si la première solution ne fonctionne plus. Moi, dans mon cas, c'est des stylos, je passe de ma pompe à mes stylos. Ce qui demande à avoir des aiguilles, à avoir tout le matériel nécessaire pour pallier. et pour bien s'injecter l'insuline à ce moment-ci.
- Speaker #2
Notre rôle en tant que prestataire, c'est vraiment d'accompagner le patient à préparer son séjour. On peut définir deux cas particuliers, le séjour en France, comme on avait dit au départ, et dans les dom-toms, et le séjour à l'étranger. Ce qu'il y a de toute manière en commun avec ces deux situations-là, c'est qu'on va l'aider à préparer ce qu'on peut appeler sa trousse de secours, qui va être avec des bandettes glycémiques. des bandes d'aide pour réaliser la recherche d'acétone, un schéma de remplacement valide et connu, de ce que parlait justement Quentin avec les aiguilles pour la mise en place. Nous, on va checker tout ça, c'est vrai, avec les familles, être sûr que les produits sont en bonne validité et l'utilisation connue et le protocole connu. On aide aussi à la préparation du matériel pompe en quantité suffisante avec le matériel capteur. Et on rappelle, pour les séjours en France et dans les dames d'automne, que de toute manière le prestataire est présent et que le patient peut contacter l'astreinte et il sera pris en charge sur une défaillance technique avec un dépannage pompe, comme s'il était à son domicile. Pour le séjour à l'étranger, la plupart du temps, de toute manière on accompagne également à la préparation de la trousse de secours qui ne change pas, ça reste obligatoire. La seule petite différence, c'est qu'en effet, on ne va pas pouvoir assurer le dépannage du dispositif technique si on rencontre un souci. Cependant, le patient peut contacter quand même l'astreinte du prestataire, minutes. ne pourront pas le dépanner.
- Speaker #3
Tout à fait. Et toujours le numéro, comme Vanessa vient de le souligner, il y a toujours un numéro d'astreinte, que ce soit dans la nuit, tard ou dans la journée. Je sais que je serai toujours écouté et on pourra toujours répondre à mes questions. Donc ça, c'est quand même hyper important. Tout comme le suivi de mes glycémies à distance avec des applications connectées. Il y a toujours un œil, je sais qu'il y a toujours un œil quelque part sur moi, n'importe où dans le monde. Parce que c'est rigolo, parce qu'on peut voyager, on peut manger de la nourriture différente, les valeurs glycémiques c'est complètement différent. J'ai l'habitude d'un type de repas et le type de cuisine change complètement d'un pays à un autre. Donc il faut adapter, discuter avec les personnes qui nous entourent et je sais que je suis toujours hyper bien encadré et surveillé. Donc il n'y a pas de pression à avoir là-dessus pour partir.
- Speaker #0
De très bonnes informations, tout ça. Donc, on voit qu'au niveau matériel et traitement, on est bien encadrés. Justement, tu parlais de l'alimentation. Je voulais rebondir là-dessus. Est-ce que tu as eu des anecdotes particulières sur l'alimentation et aussi par rapport au resucrage ? Est-ce que tu as réussi à te resucrer partout dans le monde ? J'imagine que oui, mais comment ? J'imagine que c'est un petit peu différent quand on se trouve en Europe, en Amérique ou en Asie ou en Australie, d'ailleurs.
- Speaker #3
raconte-nous un peu tout ça c'est vrai que la nourriture est quand même bien différente d'un pays à un autre d'une région à une autre on a l'habitude, nous français et européens de gâteaux très sucrés par exemple avoir accès à des gâteaux sucrés en plein milieu d'un trek dans la forêt en Amazonie c'est pas du tout du tout du tout pareil donc après d'un point de vue nourriture ça va vraiment être Un peu, moi je parle à tâtons, on fait ce qu'on a l'habitude, moi je pèse mes aliments à l'œil pour connaître leurs valeurs glycémiques, mais il y a des aliments que je ne connais pas, donc je suis en mode bon, on va essayer un certain nombre d'unités à injecter. Et s'il faut rattraper, je rattraperai. Ou s'il faut trouver quelque chose, un petit truc sucré à côté, ailleurs dans un petit gashop, je ferai mes petites implettes pour trouver de quoi me resucrer. Mais c'est vrai que quand on ne connaît pas la nourriture, c'est assez compliqué de se dire, bon ben là, ça vaut tant d'unité, c'est assez tant de glucides. Donc j'ai tendance à me dire, je fais un peu moins et je rattraperai trois heures après si je vois que je suis toujours au niveau glycémie. C'est vraiment au feeling. Et c'est toujours compliqué quand on découvre une culture et un pays d'être parfait. On sort de ses habitudes, on sort de sa zone de confort. Donc il faut aussi accepter que ça soit un peu moins régulier que ce qu'on a l'habitude d'avoir. Mais toujours bien géré.
- Speaker #2
C'est vrai que les aliments changent, les manières de cuire aussi changent. Donc tout ça a une variabilité glycémique au niveau des glucides. Et c'est vrai que c'est la clé de toute manière et la surveillance glycémique. Faire attention à sa glycémie et pouvoir adapter et appliquer son protocole.
- Speaker #3
Là, on vient de parler des hyperglycémies ou des glycémies qui augmentent par rapport à la nourriture. J'ai aussi le cas inverse. Lorsque j'étais en Afrique, au contraire, les aliments qui sont beaucoup moins transformés m'ont permis de me rendre compte que ma glycémie a augmenté en fait très peu. Il faut vraiment s'habituer à ce que l'on mange. On est en mode découverte, donc que ce soit un plat où la glycémie va monter ou la glycémie va descendre, il faut juste vraiment essayer de jauger au mieux. En Afrique, j'étais assez surpris. de me rendre compte que je pouvais manger avec des injections qui étaient moindres. Et pour moi, ça se passait très bien parce que la nourriture était beaucoup moins transformée que ce que j'avais pu voir aux Etats-Unis ou même en Australie ou n'importe.
- Speaker #0
Oui, c'est l'avantage de faire un tour du monde. On voit l'influence de l'alimentation ultra transformée justement sur la glycémie. Est-ce que tu as des conseils à donner à des gens qui voudraient se lancer dans des voyages ou qui ont des craintes par rapport au voyage ? Qu'est-ce que tu leur dirais ?
- Speaker #3
Je leur conseillerais de bien préparer, en discuter autour de soi, que ce soit à ses proches, à ses amis et aussi à une équipe médicale, de parler de ce projet-là. Alors c'est avant tout un projet perso. Lorsque je pars en voyage, ça émane de moi, c'est un projet personnel. Mais je sais que j'ai toujours mes proches qui seront toujours là pour répondre à mes questions. Mes professionnels de santé, si j'ai la moindre question, je leur pose systématiquement « Ah ben voilà, je compte partir dans telle région du monde, qu'est-ce que vous pensez ? » On discute, on prend le temps. C'est des gens toujours très bienveillants de prendre le temps de répondre à l'ensemble de nos questions. Et moi, le seul mot que je dirais, c'est ne pas hésiter, ne pas se restreindre. Ça reste des vacances, ça reste un voyage. Étant diabétique, c'est une gestion particulière, mais ce n'est pas impossible. Moi, j'ai pu voyager pendant un an aux quatre coins du monde et je ne regrette absolument pas. Mon diabète n'a jamais entaché ce tour du monde. Alors, il a fallu faire de la gestion. Encore une fois, on revient au mot, je pense que le maître mot de ce podcast. Gestion,
- Speaker #0
anticipation.
- Speaker #3
Oui, exactement, c'est les deux mots qui ressortent de ça. Mais en fait, c'est complètement possible. Donc, ne vraiment pas hésiter à partir à l'aventure.
- Speaker #0
Donc, tout est possible, juste gestion, anticipation, comme vous nous l'avez dit ça.
- Speaker #2
Là, on a eu la chance d'avoir le retour d'expérience de Quentin, vivant avec son diabète, autonome dans la gestion de son traitement. Ces cas de vacances ou de voyages peuvent arriver également. Chez des enfants qui vivent avec leur diabète et qui sont non autonomes dans la prise en charge de leur traitement, comme par exemple des voyages scolaires, des classes découvertes, des colonies. Et nous sommes là également pour accompagner, planifier et organiser la mise en place de ces séjours-là. Ce n'est pas parce qu'ils ne sont pas autonomes qu'ils ne peuvent pas participer à ces expériences de voyage. Nous sommes là pour aider les familles à mettre en place éventuellement la prise en charge d'une infirmière libérale. si cette infirmière libérale n'est pas formée ? Nous nous engageons à former cette infirmière au dispositif médical de l'enfant. Nous accompagnons également dans les informations, je dirais plus que la formation, mais informations au diabète et au dispositif médical des encadrants ou des aidants. Ça peut être aussi les grands-parents, personnes de la famille ou des personnes scolaires dans un cadre de séjour scolaire. Donc vraiment, nous sommes là pour pouvoir accompagner les familles, aider les enfants à profiter au maximum de ces expériences-là. Et tout est possible, il faut juste... de l'organisation et de la planification.
- Speaker #0
Tout à fait, il y a même des séjours, il me semble, organisés par une association vraiment spécifique aux enfants, c'est ça ?
- Speaker #2
Oui, il y a également la possibilité qui s'offre aux enfants de pouvoir participer à des séjours pendant les vacances scolaires, soit les petites vacances scolaires ou les grandes vacances, avec différentes thématiques. Ce sont des séjours organisés par l'AJD, qui est l'association d'aide aux jeunes diabétiques.
- Speaker #3
N'hésitez pas à partir et à partager aussi ces moments-là en famille. et avec vos amis. Ne vous restreignez pas et bonne vacances à tous. Voilà.
- Speaker #0
Très belle conclusion. Place au voyage. Merci.