- Speaker #0
Diète et Gourmand, le podcast. Tu vas te rendre malade, mais tu iras aller dans la con. Eh bien, salut à tous et bienvenue à Diète et Gourmand, le podcast qui parle de notre rapport à l'alimentation. Alors, pour ce premier épisode, on va parler de l'essence même du titre de ce podcast, à savoir l'importance de la gourmandise dans une alimentation équilibrée. Et oui, diété gourmande, ce n'est pas qu'un nom, c'est aussi ma propre vision de la diététique. Et ça tombe bien, puisque je ne suis pas le seul à penser que la gourmandise et le plaisir alimentaire doivent impérativement faire partie d'une alimentation équilibrée et doivent être prises en compte et intégrées dans une prise en charge. charge diététique. Aujourd'hui, je reçois une diététicienne, pardon, gastronome, porte-parole d'équilibre alimentaire gourmand. Bonjour Aurélie Marino.
- Speaker #1
Bonjour.
- Speaker #0
Alors, merci de m'accueillir dans ton cabinet pour enregistrer cet épisode aujourd'hui. Est-ce que tu veux te présenter à nos auditeurs ?
- Speaker #1
Alors, avec plaisir en tout cas dans mon cabinet. Écoute, moi je suis diététicienne, Je suis dans ce cabinet libéral depuis 16 ans. Je l'ai créé il y a 16 ans. activité principale et je suis aussi membre de l'association des chefs cuisiniers Eurotok. Je fais des actions avec des chefs cuisiniers, je fais des interventions aussi pour un service de la préfecture de police de Paris, je fais donc de la prévention, je crois que j'ai fait le tour.
- Speaker #0
c'est ça autour de la gourmandise aussi, que tu observes, avec pas mal de chefs. Alors du coup, pour toi, la gourmandise, pourquoi elle est si importante dans une alimentation équilibrée ?
- Speaker #1
Alors, la gourmandise, ça va être le goût des aliments. Donc ça paraît évident, mais c'est plus que la gourmandise. C'est tout un ensemble. Et c'est pour ça que moi, je parle plus de gastronomie, que je me définis aujourd'hui comme une diététicienne gastronome. c'est vraiment... pour l'art de déguster. Donc, tout ce qui entoure finalement l'essence dans la dégustation, dans l'acte de manger finalement.
- Speaker #0
Ok. Donc, effectivement, c'est vrai que... Alors, moi, j'emploie le terme gourmandise parce que c'est le titre de mon podcast, mais c'est aussi un petit peu pour aller à contre-courant de l'image qu'on peut avoir de la diététique. Souvent, évidemment, on va aller voir un diététicien ou une diététicienne parce qu'on a envie de perdre du poids. C'est un peu le cliché, mais qu'on subit encore beaucoup. tous les jours et on va s'attendre à des contraintes à des régimes à des à une notion de plaisir qui est pas forcément très très plaisante et du coup bah on se dit bah oui ça va être frustrant mais encore de la motivation à part du travail de la contrainte est ce que toi tu as été amené à convaincre des patients justement de sur cet aspect non mais attention l'aspect gustatif le plaisir alimentaire il est très important tu as j'imagine que tu patients au départ venez
- Speaker #1
un petit peu dans cet état d'esprit oui alors justement c'est exactement pour C'est pour ça qu'aujourd'hui, je me définis comme diététicienne gastronome, puisque nous, en tant que diététicien, alors en général, pas que les patients, mais finalement, la vision d'une majorité de personnes, on nous voit comme une personne qui ne mange que de la salade. Et en effet, il y a cette notion de frustration, de restriction. Si je vais voir la diète, je vais manger. En effet, je ne vais pas manger grand-chose. donc ça clairement c'est C'est vraiment une idée reçue qui est toujours actuelle. Donc, j'aimerais moins dire toujours quand je fais des interventions. Je donne des cours aussi, d'ailleurs. Tiens, ça me fait penser. Je donne des cours de nutrition. Et je leur dis, justement, quand je me présente et que j'explique aussi mon métier, parce que finalement, diététicien, pas tout le monde sait ce que c'est. Et finalement, peu de personnes savent c'est quoi le travail du diététicien. Donc, je leur explique qu'on est des éducateurs au goût, en fait. et on est là pour donner les conseils pour avoir une alimentation. équilibrée et donc c'est vrai que je leur explique que tout de suite que je suis diète et j'aime manger et c'est vrai que je dis toujours heureusement puisqu'on en parle toute la journée et c'est vrai que je alors on m'a déjà on m'a déjà fait des remarques là dessus mais moi je pense que si on est diététicien on aime manger et un diététicien pour moi qui n'aime pas manger c'est qu'il y a un souci. Voilà. qui sont pas d'accord avec moi mais voilà moi comme je dis j'aime bien faire des métaphores et le mécanicien tu vois il aime les belles voitures je connais pas un mécanicien qui aime pas les voitures bah nous c'est un peu pareil enfin pour moi j'estime que en tant que diète manger c'est un point de ma vie et c'est vrai que tout me ramène aux aliments alors je parle pas que de manger mais c'est des aliments c'est vrai que ça va mal en tout cas moi ouais moi ça m'attire énormément que ce soit pour mes enfants bah forcément je vais aller regarder ce qu'il y a comme livre autour de l'alimentation des choses des choses sympas en déco un peu fun dès que c'est alimentaire ça m'attire de tant plus donc non que diététicien on aime manger pour moi c'est c'est une évidence mais pour le coup en effet pas du tout pour la plupart des gens et donc il ya vraiment cet a priori malheureusement et c'est pour ça donc qu'aujourd'hui je depuis quelques années Je dis que je suis diététicienne gastronome pour que ça interpelle. Tiens, gastronome. Ah oui, tiens. Déjà, ça m'a été très bien. Il y a une autre connotation, en fait. En plus,
- Speaker #0
il y a une démarche quand même pour le patient d'aller dans un cabinet au même titre que d'aller voir un médecin. C'est ça. Un peu la même démarche physique, déjà. Donc, peut-être qu'effectivement, il y a déjà cette première barrière qui fait qu'on a l'impression qu'on va aller voir quelqu'un qui va nous délivrer un traitement. Voilà.
- Speaker #1
Pas forcément sympa,
- Speaker #0
quoi. Voilà. Donc, c'est pour ça qu'il faut appuyer là-dessus. et c'est pour ça que on se voit dans le long terme qu'on enregistre ça parce qu'il y a cette notion là qui est très très importante et on ne le dira jamais assez mais le plaisir alimentaire il est au centre d'un rééquilibrage on peut pas faire durablement parce qu'on mange tous les jours et si jamais on doit être amené à rééquilibrer c'est pour le reste de notre vie donc l'idée c'est de faire des petites actions pour lesquelles on prend plaisir sinon ça tiendra pas longtemps et on ne pourra pas le plaisir fait partie de l'équilibre alimentaire doit faire partie de l'équilibre alimentaire et c'est pour ça que c'est un grand plaisir pour moi de discuter aujourd'hui autour de ce sujet
- Speaker #1
Parce que je pense que c'est très important en effet d'en parler et de diffuser là-dessus. Nous sommes diète et nous aimons manger. Non, on ne mange pas que de la salade.
- Speaker #0
C'est passionnant de dire ce que c'est un plaisir alimentaire qui peut être vraiment différent. Peut-être même entre toi et moi, il n'y a pas les mêmes ingrédients, les mêmes recettes, les mêmes choses qui nous plaisent. Ce type de prise en charge, c'est aussi de dire on va s'adapter à ton mode de vie alimentaire. on va l'améliorer, mais on va se baser aussi sur tes propres goûts pour que ça puisse durer. temps et que ce soit efficace et du coup alors ça introduit ma question suivante c'est que du coup à introduire cette notion de inclure cette notion de gourmandise dans la prise en charge diététique concrètement ça sera du comment quand un patient vient te voir sur les premiers la première consultation comment ça se traduit ça
- Speaker #1
se traduit justement par une attention sur les sens et tout ce qui a autour donc nos cinq sens j'entends à l'essence nos cinq sens donc l'odorat la vue le goût bien évidemment enfin tout toute cette notion finalement qui est importante pour le plaisir quand on mange donc en fait tout ce qui va en découler l'exemple principal ça va être vraiment justement le l'environnement quand on prend son repas et aujourd'hui la majorité des patients vont prendre le repas très vite et en faisant autre chose téléphone ou télé principal principalement. Et donc, c'est vraiment d'appuyer sur ces points-là qui sont importants, d'éviter une distraction, parce que forcément, si tu as une distraction, ça va être compliqué de manger comme tu as besoin, tu ne vas pas porter de l'attention sur tes sens, tu risques de manger, en général, tu manges vite. Donc si tu manges vite, comment tu peux prendre plaisir de ce que tu es en train de manger, sachant que la bouchée qu'on a dans la bouche, plus elle va être mélangée avec la salive, plus on va avoir les percées. justement au niveau gustatif donc si je mange vite je mélange pas assez avec ma salive donc je vais pas avoir le plaisir comme il devrait comme j'ai pas le plaisir comme il se doit je vais inconsciemment chercher plus en quantité pour peut-être atteindre le plaisir que j'ai pas eu et puis l'attention moi j'aime bien aussi toujours faire donc des métaphores et je leur explique que manger en gardant autre chose finalement c'est comme quand tu arroses une plante tu regardes ce que tu fais pour mettre la bonne quantité d'eau. si tu regardes pas ailleurs sinon ça va être compliqué, tu risques d'en mettre trop c'est un peu la même chose regardons, portons de l'attention sur ce qu'on mange pour y prendre plaisir pour adapter à notre besoin c'est essentiel et c'est vraiment des choses que tout le monde sait, là j'apprends rien à personne finalement quand je le dis ça découle de ça découle de source ça va être soi mais voilà oui c'est ça c'est sûr C'est du bon sens, exactement. Exactement.
- Speaker #0
Donc il faut même apporter une mini-attention dessus. Et surtout, si je dois rebondir à ce que tu dis, sur cette notion de plaisir et de regarder ce qu'on mange et de préparer, mais ça renvoie aussi à des fonctions métaboliques qui sont en réponse.
- Speaker #1
Ne lâchez trop rapidement.
- Speaker #0
Et bien ça va avoir des conséquences sur la digestion, ça renvoie aussi à un futur épisode, chers auditeurs, vous entendrez sur l'alimentation et le cerveau, les vrais miens, et bien il y a des choses qui se passent, il y a des déclenchements d'hormones qui peuvent se passer, si on est déconnecté, le visuel est très important. important, il y a toujours ce fameux exemple des restaurants dans le noir, vous éteignez la lumière, on vous sert un repas et les gens, ça ne va absolument pas ce qu'ils mangent. Ils se disent qu'il faut du vin blanc, du vin rouge, il y avait même des confusions entre poisson et viande. Donc tout ça, en fait, tout est... est lié la notion de connaître de se reconnecter à son assent d'assiettes la notion d'y mettre du plaisir tout ça est lié et effectivement il faut que ça soit une activité quand même pour lequel on se met en oeuvre des choses pour pour y apporter de l'attention parce que ça c'est ça conséquence on y porte de l'attention et porter de l'attention et comme je dis tout le temps c'est porter
- Speaker #1
de l'attention sur son alimentation c'est prendre soin de soi donc on est obligé de le faire faire, personne ne peut le faire pour nous. ce petit temps pour le repas, ce n'est pas un temps perdu, parce que pour beaucoup, c'est quand même dans la journée, il y a plein de choses à faire. Oui, mais non. En fait, le petit temps qu'on va prendre justement pour manger avec plaisir et en prenant le temps, en faisant une vraie pause, ça va permettre, comme tu viens de le dire déjà, d'avoir une meilleure digestion après, donc de ne pas avoir le coup de fatigue. Et voilà, et éviter après d'être au ralenti, de faire des erreurs et donc de perdre du temps. temps qu'on prend avant, on le gagne derrière donc au final on perd le temps. Oui,
- Speaker #0
notre alimentation c'est pareil, c'est un besoin vital donc il faut y consacrer.
- Speaker #1
Et on est beaucoup plus efficace après.
- Speaker #0
Alors donc finalement, si on devait définir, on va schématiser plusieurs types de profils qui peuvent être liés à la nécessité d'aller voir une diététicienne ou un diététicien et de se dire, j'ai besoin de rééquilibrer mon alimentation. Et comment on met en parallèle cette notion de gastronomie et de gourmandise ? Déjà, on pourrait avoir une première typologie de patients qui seraient les gourmands, ceux qui mangent un petit peu en excès. Donc eux, les gourmands qui veulent, ils sont vraiment très gourmands et pour eux, la gourmandise, elle est vraiment liée à une notion de quantité. donc on est surtout sur beaucoup de repas plaisir même si tous les repas doivent être plaisir mais pour eux vraiment des repas un peu trop riche et pour lesquels il va falloir limiter un petit peu tout ça et réapprendre à prendre du plaisir avec d'autres aliments type c'est un peu le cliché mais type des légumes comme ça du coup comment tu conserves cette notion de gourmandise et de gastronomie avec eux sachant que au départ il faut un petit peu la limiter ou la réorienter on va se dire.
- Speaker #1
Bah justement en jouant sur les sens en prenant plus le temps bah en prenant plus tout ce temps sans se rendre compte, ils vont manger. moins déjà en consulter donc ça c'est naturel et puis il ya ce travail cette attention s'ils viennent me voir il ya un travail conscient et inconscient dans le quotidien finalement donc il ya cette idée justement bas voilà d'intégrer forcément des fruits et légumes c'est un travail de la personne on leur donne des outils mais on les accompagne comme je leur dis mais ceux qui font tout le boulot et donc derrière c'est un apprentissage et le goût comme je le rappelle ça évolue toute la vie pas que pendant l'enfance mais toute la vie adulte donc à 30 40 50 ans on peut très bien se mettre à consommer des éléments qu'on consommait pas avant mais il faut en effet faire ce 7 à avoir cette attention du cas et faire ce travail et pour répondre à ta quantité je me suis tourné parce que il ya la petite pensée là bas que les auditeurs ne voit pas mais que je vais lire qui est affiché dans mon cabinet c'est celle des piqûres qui dit que le sage ne choisit nullement la nourriture la plus abondantes mais la plus agréable donc en effet le plaisir ne va pas avec la quantité mais avec la qualité et en plus il faut savoir que ça c'est aussi prouvé scientifiquement c'est que le plaisir gustatif il est au maximum au début sur les premières bouchées et il va réduire après donc c'est pas une question de quantité c'est pas parce que je vais manger beaucoup que j'aurais plus de plaisir, mais pas du tout, c'est justement l'inverse et en général les gens qui mangent trop qu'est ce qui se passe à la fin ils sont pas bien voilà exactement c'est ça donc leur rappeler leur expliquer que le plaisir qu'ils recherchent et à l'inverse de leur recherche de quantité. Voilà, donc quand...
- Speaker #0
Il peut être un petit peu galvaudé parce qu'effectivement, c'est du plaisir alimentaire, ce n'est pas... Ah, mais moi je mange trop de goût, alors je suis gourmand.
- Speaker #1
C'est ça, exactement. C'est ça aussi qu'il faut un petit peu traiter avec ce type de patient.
- Speaker #0
Et encore une fois, tout ça, c'est lié dans la prise en charge diététique et de l'attente qu'on peut avoir d'un... d'un diététicien ou d'une diététicienne, parce qu'encore une fois, on va vouloir venir, mais tout ça, ça va nécessiter du temps, des échanges, parce que le professionnel qui va vous recevoir, il va avoir besoin de connaître vos goûts, se dire, tiens, on va tester ça, mais ça, j'aime pas cette recette, on va peut-être lui conseiller... par exemple d'épicer des légumes pour qu'il en mange plus mais il y a des épices qui ne plairont pas. Tout ça, ça prend un petit peu de temps donc il faut accepter aussi que ça peut être un travail un petit peu sur la longueur pour finir par aboutir à quelque chose d'efficace et de durable.
- Speaker #1
C'est un travail, c'est ça. clair, il faut le dire, c'est le patient quand souvent il me remercie, je leur dis toujours avec plaisir, mais c'est d'abord vous qu'il faut remercier parce que c'est ça, miracle c'est ça des fois c'est ce que je dis, j'ai pas de baguette magique, j'aimerais bien mais j'en ai pas et je donne les outils qui me semblent les plus appropriés, les plus adaptés au patient mais après c'est lui avec ses outils qui va faire tout le boulot C'est ça d'ailleurs,
- Speaker #0
quand on dit qu'il n'y a pas de solution. miracle, c'est pour ça que les régimes miracles et tout ce qu'on peut vous vendre sur les réseaux, les pilules, c'est pour ça que ça ne marche pas non plus, parce que ce n'est pas adapté. Allez voir un diète, c'est vraiment hyper important, parce que c'est une sera personnalisée, c'est quelqu'un qui vous est dédié et qui sera à l'écoute de vous, uniquement vous.
- Speaker #1
Et je rajouterais que le diététicien est là pour le patient, on est là pour prendre soin, on ne vend rien du tout, on n'est pas là pour vendre quelque chose. Et tous ces produits miracles, ils s'en fichent des s'en fiche des personnes, ils ne les voient pas comme des patients, mais comme des clients. Ils vendent quelque chose. Nous, en tant que diététicien, on reçoit des patients, pas des clients. Et ça, c'est la différence, il y a une grande différence.
- Speaker #0
Exactement. Alors, si on devait continuer sur un autre type de profil, à l'inverse du gourmand qui va être vraiment un épicurien et qui va manger plein de bonnes choses, on va voir la personne inverse qui, elle, a besoin de rééquilibrer son alimentation parce qu'elle ne mange pas. que des encore une fois je schématise avec eux des préparations industrielles qui se prend peut-être un petit peu fin d'engout et du coup qui va être complètement déséquilibré dans ses apports et dans ses anciens nutriments dans ses vitamines et elle il va peut-être falloir carrément la reconnecter à une notion de gourmandise et plaisir parce que ça peut être une personne pour le coup on n'a pas vraiment considère que l'alimentation c'est quelque chose de fonctionnel je mange pas si tu dois manger mais on s'inquiète pas de temps façon je considère que j'ai fait non donc ça comment tu arrives à les
- Speaker #1
connecter un petit peu à tout ça parce que préparer un petit peu des plats pas forcément toujours cuisiné mais comment tu les reconnais alors en effet il y en a bien sûr et je je les respecte complètement ce paquin c'est pas du tout non non pas du tout mais c'est juste de leur rappeler des petites choses importantes en effet des essentiels et comme tu parlais des plats industriels Moi, ce que je dis toujours, c'est que ça fait partie des produits que l'industrie a inventés, soi-disant pour apporter des bénéfices, mais qui n'en sont pas du tout, sont des leurs. Et surtout, ce que je rappelle, c'est que quand le patient achète des choses toutes prêtes, ce n'est pas lui qui a fait à manger, il est dépendant en fait, il perd sa liberté. Et ça, j'insiste là-dessus parce que vraiment, c'est en prendre conscience, c'est que quand on achète quelque chose de tout fait on est plus libre on perd une partie de notre liberté puisque finalement on est dépendant de la personne qui a fait à manger que soit industriel ou le chef ou n'importe qui mais c'est la personne c'est pas nous qui avons choisi ce qu'on a mis dedans les ingrédients la qualité la quantité les ajouts etc voilà c'est ça du sucre du sel beaucoup de gras et beaucoup d'additifs pour l'industrie forcément donc déjà c'est rappeler juste ça et ça déjà ça fait beaucoup et après en effet c'est aujourd'hui on a la chance pour le coup de pouvoir utiliser des outils comme les surgelés par exemple alors bien sûr nature, pas cuisiner mais voilà on a des outils aujourd'hui qu'on peut avoir chez soi qui vont nous permettre de faire simple, de ne pas prendre du temps et d'assurer quelque chose d'équilibré mon exemple moi je dis tout le temps manger équilibré c'est pas forcément cuisiner non plus, il n'y a pas une de cuisiner pendant une heure faire des grands plats pas du tout on peut faire très vite très simple très facile basique et c'est équilibré donc des oeufs des oeufs brouillés c'est un ratat tout le monde sait faire il ya juste à brouiller dans la poêle ça prend deux secondes justement je parlais de surgelés bas des légumes surgelés nature voilà que je fais des congés rapidement du pain ça me fait mon féculents ce qui est magique
- Speaker #0
Je vais essayer de ne pas avoir le même rapport de préparation qu'un plat surgelé en fait. Sauf que ça va être plus... Donc on va pas être bouleversé. C'est ça. On va bouleverser l'alimentation quelque part. Parce qu'on va manger quelque chose de vraiment beaucoup plus sain. Mais on reste sur quelque chose dans le type de préparation. personnes sont habitués à ça finalement c'est ça et le mode de préparation et aujourd'hui effectivement il ya beaucoup de solutions de ce type oui et moi il ya un point sur lequel j'insiste beaucoup et sur ma page instagram j'étais gourmand j'en avais déjà parlé j'avais fait des petits comparatifs ça coûte vraiment très cher préparer, on ne se rend pas compte. Le marketing de la grande distribution nous fait croire qu'avec des promos et des choses comme ça, on va gagner du temps et de l'argent. Non, à chaque fois c'est entre 60 et 70 % plus cher. Quand on compare au plat de lasagne ou au plat de pâte bolognaise, moi je m'étais amusé à faire ça. En achetant des choses brutes et justement sur des plats très très faciles à préparer, des pâtes bolognaises par exemple, alors si on simplifie la recette avec sauce tomate, steak haché et pâtes, c'est 60% moins cher, voire 70%. pour 100% moins cher qu'une pasta à poitres ou des choses comme ça. Et puis en plus,
- Speaker #1
dans ces produits-là, souvent, tu as très peu de viande, c'est plein de sauce en fait. C'est que des... Voilà.
- Speaker #0
Non, mais ça, c'est important. Effectivement, c'est important de dire que oui, cette notion de gourmandise et de plaisir, elle est complètement décorrélée d'un chef-pistot qui va passer deux heures en cuisine. Il y a des pasteleries qui font ça, ça c'est très bien. Mais on peut aussi reconnecter des gens... qui ne sont pas des cuistots et qui ne sont pas forcément des gastronomes qui n'aiment pas passer du temps derrière les casques. Ça peut s'entendre, mais on n'a pas forcément le temps. En tout cas, ce n'est pas pour ça qu'on ne peut pas inclure du plaisir. Encore une fois, il y a plein de solutions hyper faciles et hyper rapides pour ça.
- Speaker #1
Juste la petite parenthèse, on n'a pas le temps. Je dirais, on n'a pas forcément envie de prendre le temps pour ça et chacun prend le temps pour ce qu'il veut. C'est un choix perso, il n'y a pas de souci. En effet, toutes ces solutions sont là.
- Speaker #0
C'est sûr que moi je le vois aussi au quotidien parce que je travaille pour une fondation où il y a nos cuisines centrales, on livre des repas tous les jours et des personnes qui sont en foyer et tous les jours on leur entre guillemets, c'est même pas entre guillemets, c'est qu'on leur impose un repas. déjà et comme tu disais tout à l'heure alors nous c'est notre travail de diététicien maintenant c'est d'essayer de d'équilibrer le repas et d'écouter leurs leurs attentes pour inclure du plaisir mais à la base il ya quand même quelque chose que on leur sert un plat qui sont pas décidé de manger. Et au lieu de dire, comme tu disais tout à l'heure, quand on achète un plat préparé, ça va être un petit peu la même chose, si on a envie de ce type de plat, mais on n'est pas libre du tout sur la préparation qui a été faite et le résultat final. C'est ça,
- Speaker #1
reprenons notre liberté.
- Speaker #0
Exactement, ça c'est important d'appuyer là-dessus. Enfin, il y a aussi, si on devait définir aussi un troisième type, un grand type, une grande famille de patients qu'on pourrait avoir, où là, la notion de plaisir alimentaire et de gastronomie va être beaucoup plus difficile à traiter, effectivement c'est les personnes qui sont atteintes de troubles du comportement alimentaire ce qu'on appelle les TCA où là effectivement c'est une notion qui va être un peu plus on va dire entre guillemets mise de côté oui tout à fait parce qu'il y a une priorité exactement ouais complètement ouais là c'est très particulier donc là on n'est pas du tout enfin ce qu'on vient de dire c'est pas le centre de la prise en charge on va traiter avant exactement déjà ouais ouais là ça va être un petit peu plus peut-être compliqué d'induire cette notion de plaisir plus tard si exactement ouais complètement plus tard oui tout à fait donc on en parlait tout on a un petit peu évoqué mais effectivement la gourmandise basse une notion quand même assez subjective les goûts culinaires ils sont propres à chacun oui une fois oui dans l'épisode sur le cerveau où on parle on parle des gènes on a même un patrimoine une éthique du goût il ya ce
- Speaker #1
fameux exemple de la coriandre il y en a qui trouvent que oui oui il ya un gène j'ai là où on n'a pas qui ressortent et il y a un gène qui fait que ça ne s'accepte pas. mais du coup il y a quand même on peut quand même faire non non dis moi j'allais dire mais les gènes il y a quand même une question d'interrupteur même si on a le gène ou on l'a pas ça peut en fonction de notre environnement ça peut ne pas être ce à quoi on pense on s'attend et tu vois sur la coriandre moi à la base ça passe pas du tout je peux pas mais quand j'ai eu l'occasion de goûter je l'ai fait ou quand j'en ai ça s'est retrouvé dans mon plat alors que j'aimais pas mais j'ai quand même goûté tu vois je pense qu'en ayant fait ce c'est ce petit travail finalement à chaque fois je crois qu'aujourd'hui j'arrive quand même à l'intégrer way une progression donc rien
- Speaker #0
n'est perdu toute façon on dit qu'on en parle souvent pour les sur le sujet de l'alimentation des enfants mais comme tu disais tout à l'heure le goût évolue et Et il faut même des enfants, on peut même proposer... jusqu'à 10 fois avant que le groupe n'ait pas voulu.
- Speaker #1
C'est 10-15 fois.
- Speaker #0
Parce que des fois, on va vers la facilité. Non,
- Speaker #1
il ne faut pas lâcher. Vis-à-vis de nous,
- Speaker #0
mais se dire effectivement quand on veut d'équilibrer et qu'on se dit tu dois manger des légumes, j'aime pas ça, ben travaille, on va travailler pour que ça arrive. Et sur cette notion de gourmandise... subjective effectivement tu peux on parlait un peu tout à l'heure des personnes qui vont manger des plats préparés industriels et mais qui font ce qu'ils vont quand même se déclarer gourmand vis-à-vis de ces plats là où tu vas les basculer sur un gourmandise équilibré on va dire est ce que tu comment tu as Il y a de l'accompagnement, mais est-ce que tu vas inviter à faire des ateliers, à faire des choses de la préparation ? Est-ce qu'il y a des choses un peu annexes que tu organises comme ça ?
- Speaker #1
C'est des idées que j'ai, mais que je n'ai pas mis en pratique par faute de temps, justement. Mais non, ça va rester sur ce qu'on disait tout à l'heure, finalement, de leur appeler ses essentiels. Finalement, ils sont gourmands, mais ce qu'il y a dedans, ils sont dépendants. donc de reprendre la main sur ce qu'ils vont faire, si d'autant plus ils ont du plaisir, c'est chouette. Donc, les encourager dans ce sens. Et en effet, après, alors ces derniers temps, alors c'est tout est souvent dans l'alimentation. Tout est une question. Il y a beaucoup de mode. Alors, bien sûr, on est proche des régimes, des tendances et tout ça. Et c'est vrai que moi, en 16 ans, franchement, j'ai vu l'évolution. Je peux dire que je vois l'évolution des consommations, des tendances aussi. Et donc, il y a eu la mode. temps, quelques années je dirais, où est sortie toutes ces sociétés qui vous livrent en fait pour faire vos repas. Je dirais peut-être pas les noms. Ça s'est essoufflé un peu. Et puis là, j'ai l'impression que c'est en train de revenir. Ils ont dû faire du bracketing aussi, je ne sais pas. Mais c'est en train de revenir. C'est vrai que j'ai des patients qui font ça d'eux-mêmes. En fait, ils ont cette initiative de tiens, de commander de temps en temps, histoire de... Oui, bien sûr. C'est ça. C'est ça. du temps ouais aussi cuisine oui tout à fait ouais ouais voilà ça peut donc pourquoi pas monde de monde pose la question moi ce que je dis c'est pourquoi pas si ça peut varier un peu on oriente un peu ses choix bien sûr dans ce qu'on va choisir et puis surtout on ne suit pas strictement la recette on revisite il ya peut-être pas besoin d'autant d'huile ou de voilà au niveau des matières grasse peut-être que des fois on peut voilà C'est ça, exactement.
- Speaker #0
Vous pouvez faire à votre sauce,
- Speaker #1
mais faites à votre sauce.
- Speaker #0
Oui, tout à fait. C'est vrai que cette approche de la diététique et de l'inclusion de la gourmandise dans la prise en charge, ça m'a à l'encontre de tout un marketing. On en parlait tout à l'heure en introduction. La nutrition qui va prôner des régimes restrictifs, des produits miracles, des pertes de poids rapides. Comment toi, avec la vision que tu as ? Alors, c'est certes que ta définition... de diététicienne gastronome va peut-être faire un premier tri dans les personnes qui vont venir te voir en disant ah oui bah moi j'avais essayé d'autres c'est fabuleux et ça marche pas donc je vais aller voir quelqu'un qui va me reconnaître mais tu peux avoir des gens qui sont encore bah voilà moi je perds ils viennent te voir bonjour Aurélie moi je pars en vacances dans un mois je veux perdre 10 kilos sur la plage comment toi tu débunk un peu tout ça et tu débranches un peu de ces idées reçues dans la tête de tes patients.
- Speaker #1
Comment tu arrives à faire ça ? Je leur explique ce qu'on m'a dit depuis tout à l'heure et puis un peu plus en fonction de ce qu'ils vont me demander. Mais je leur explique que déjà, si on veut perdre du poids, on veut perdre du gras, pas du muscle. Donc la perte de poids, 10 kilos, comme tu viens de dire, mais 10 kilos de quoi ? Et donc, les personnes qui perdent finalement beaucoup, très rapidement, ils n'ont peut-être pas conscience que dans cette perte de poids, entre guillemets, ce n'est pas qu'une perte de masse grasse. Et malheureusement, et à coup sûr, ça ne l'est pas. si on est sur des... il y a vraiment des pertes de poids importantes très rapidement. La personne, elle va forcément perdre autre chose, et notamment du muscle. Et ça, c'est néfaste pour la santé. Donc, il ne faut pas faire n'importe quoi. Et donc, ça, c'est ce que je vais expliquer. C'est faire les choses correctement. Et si on veut perdre du poids, on veut perdre de la masse grasse. Donc, il y a certaines choses à voir, à respecter.
- Speaker #0
En plus, déjà, du poids, les gens qui viennent te voir en disant « je perds 10 kilos » , peut-être déjà ce chiffre il est pas bon parce qu'ils l'auront vu sur un magazine fort pour voir ça il est fait yo yo en deuxième et moi je veux pas de problème d'une fois direct personne en accompagnant une diète de dire bah oui en fait moi si tu veux je te l'étais perdant n'est pas problème tu viens voir pour faire perdre 10 kg en un mois on peut on peut faire en maîtrise mais mais qu'est ce qu'est ce qui va se passer derrière cela va être expliqué maintenant Mais par contre, ça t'est déjà arrivé d'avoir des gens en disant, d'avoir un blocage, de ne pas réussir à faire la bascule et du coup d'arrêter un peu la prise en charge en disant, j'ai toujours essayé, t'es encore trop dans ce mindset-là de perte de poids et de déconnexion.
- Speaker #1
Ah oui, c'est possible. Après, moi, je ne peux pas te dire. Moi, parce que c'est ça, moi, je n'impose rien, en fait. Donc, le patient, il vient me voir. À la fin de la consultation, on parle si on se revoit. Enfin, logiquement, on se revoit. Donc, on définit ensemble le rendez-vous suivant. Moi je n'impose rien comme je le dis toujours, je donne mon avis par rapport à ce que je perçois au niveau du timing. En tout cas, clairement, je ne vois pas les patients toutes les semaines. Sauf cas très très très exceptionnels, justement, comme tu disais, en cas de trouble du comportement alimentaire. C'est vraiment les seules exceptions, c'est vraiment très très rare, mais sinon non sûrement pas. Et donc, on définit les choses ensemble avec le patient. donc en effet si le patient est dans la résistance ça sert à rien d'imposer quoi que ce soit et si voilà c'est à lui de voir de son côté c'est peut-être pas le bon moment pour lui il a besoin d'un peu plus de temps et donc potentiellement oui on se revoit pas finalement et peut-être qu'il reviendra me voir plus tard mais
- Speaker #0
je vais pas te dire non ça arrive pas probablement mais il leur faut un peu plus de temps pour comprendre ça merci pour encourager un petit peu nos auditeurs sur ce sujet là tu as des teintes belles heures sont cités évidemment de mais tu as un bel exemple d'un patient sur lequel tu as vraiment réussi à... qui venait au départ avec un... Tu t'es dit, voilà, il va y avoir du boulot. Puis finalement, ça s'est déclenché assez rapidement. Ce basculement vers l'équilibre, le plaisir équilibré, la gourmandise saine. Oui.
- Speaker #1
Alors, je n'ai pas d'exemple comme ça en tête. Mais parce qu'en général, ça se passe plutôt dans le bon sens. ça se passe bien au fond tous, mais c'est vrai que je dirais peut-être je penserais plus aux patients qui ont aussi des problématiques supplémentaires et notamment peut-être de dépendance dépendance ou passé et qui ont fait ce travail-là et qui ont aussi fait un travail élémentaire et c'est vrai que je suis très admirative de tous les patients de toute famille Merci. C'est une vraie démarche, c'est un vrai boulot qu'ils font. Après, bien sûr, le patient a plus ou moins de difficultés, et donc il peut plus ou moins, d'autant plus, être fier de ce qu'il a fait. C'est le mec, des fois, quel plaisir de voir un patient qui vous dit qu'il est plus en forme, qu'il se sent vraiment mieux, qui voit tous les bénéfices dans son quotidien, dans sa vie en général, et qui aujourd'hui... Oui, je pense à un patient qui a appris à faire à manger, à prendre plaisir, à faire à manger, qui aiment ça.
- Speaker #0
qu'est-ce que c'est chouette ouais c'est vraiment chouette ah mais reconnaissement je suis comme ça non non non c'est tout le but de cet accompagnement en plus c'est une personne le diète ou la diététicienne une personne extérieure donc qui a aucun jugement sur la vie et pas la personne on ne porte que cette problématique là voire d'autres autour parce qu'il peut y avoir aussi des incidents de vie qui font que notre alimentation est devenue comme ça Mais en tout cas... Sinon, il n'y a pas de jugement, c'est que de la bienveillance, de l'accompagnement. C'est ça. Il y a plein de petites victoires aussi. Et justement, tout ce que tu disais, la personne qui va te dire « je me sens mieux, je dors mieux » , c'est en ça aussi que le poids, il faut se détacher du poids. Le poids n'est qu'un indicateur parmi beaucoup d'autres. Le sommeil, quand je rentre chez moi, j'ai des marches à monter, bizarrement, je suis moins essoufflé. En fait, notre corps, on a déjà plein de choses. Toutes ces petites victoires-là vont être aussi importantes qu'un chiffre sur une balance. qui peut en plus on enregistre en période de forte chaleur le fait de consommer de l'eau de tout ça ça peut avoir un incident sur notre poids au jour le jour donc je pense à ses rares et aux se peser car il ya chose à aller réfléchir en disant en quoi ça m'a sa vie l'incident sur la salle et 4 heures et non
- Speaker #1
mais le poids c'est une des conséquences finalement de ce qu'on mange c'est sûrement pas la première et comme je vous le dis très bien il ya en effet d'autres points qui sont liés à à l'alimentation, enfin à l'acte de manger. et qui sont très importants et que j'aborde. Ça, c'est pour moi essentiel. Bien sûr, le poisson entraînant vient me voir pour l'alimentation, mais on aborde d'autres sujets qui sont liés s'il y a besoin et qui sont très importants, comme tu viens de le dire, le sommeil. On en parle peu. J'ai l'impression que ça y est, on commence à en parler un petit peu. C'est ça, parce qu'on voit tout ce marketing de la nutrition qui est effectivement la plus claire,
- Speaker #0
la plus visible. Oui, bien sûr. possible en produit d'un complément c'est à dire ça x qui m'auront dit qu'il aurait toujours cet exemple là mais donc ça c'est très marquant qui ment de dire si on avait un produit market et qui dirait à bayes il ya plein de petites victoires vous allez voir votre sommeil ça va aller mieux tout ça c'est pas marquant c'est un acteur donc forcément ça reste sur le poids effectivement c'est déjà peut-être même un premier fait de dire Le poids c'est une chose, mais moi je vais être sûr de voir que t'as de la place pour plein d'autres raisons.
- Speaker #1
Mais c'est aussi, je dirais, dans l'autre sens aussi. C'est-à-dire que c'est les conséquences positives sur le sommeil notamment et d'autres points, mais c'est aussi, ce que je voulais dire, le fait d'aborder justement ces notions-là. C'est important, même nous, enfin, moi, dans ma pratique, je vais aborder justement la question psychique, du moral, du sommeil, comment ça se passe, le sommeil. C'est des points qui sont très importants et encore une métaphore, mais les quatre points vitaux, comme une chaise, c'est l'alimentation, l'hydratation, le sommeil et la respiration. Finalement, quand on y pense, ce sont les quatre points vitaux pour être en vie. Depuis notre naissance, ces quatre points... sont essentiels. Sans un de ces quatre points, enfin, c'est comme la chaise, s'il y en a un qui est bancale, qui ne va pas, la chaise, elle est bancale. Et donc, c'est exactement ça. Donc, c'est des points aussi importants à aborder quand on sent qu'il y a peut-être un souci. En tout cas, moi, je l'aborde et tout va ensemble. Bien sûr. Et puis, alors après, bon,
- Speaker #0
chaque cas est différent, mais on peut même avoir des cas où le poids va finalement pas bouger tant que ça parce que effectivement le corps va...
- Speaker #1
se recomposer peut-être différemment si la personne est un sport va forcément moins de mus donc finalement le chiffre ne dit pas tout mais les bénéfices sur la vie c'est ça non et puis comme tu dis des fois c'est vrai qu'il peut moi je constate puisque ici on a j'ai un impédance m donc je fais une analyse corporelle donc il ya le poids mais aussi la masse musculaire et masse grasse donc en effet de temps en temps c'est ce que je constate avec des patients que le poids finalement si on regarde juste le poids la perte elle est faible mais en fait quand on regarde l'analyse elle est complètement différente quoi il ya un vrai mieux sur la composition temporelle donc oui encore une fois le poids fait pas tout c'est ça ouais tu jouais aussi surtout sur ton point de vue tu travailles beaucoup avec des chefs cuistot
- Speaker #0
des chefs cuisiniers. Alors eux, ça va être aussi à l'inverse, comment rééquilibrer leur plat normal.
- Speaker #1
C'est très divers, c'est des actions en effet. En fait, l'idée, c'est vraiment de montrer qu'on a le même objectif finalement, la qualité dans l'assiette pour le bien-être et la santé. Ça va ensemble. On dit les mêmes choses, donc travaillons ensemble pour montrer qu'on peut, vraiment ça c'est une de mes missions que j'ai à cœur, de montrer que le plaisir et la santé ça va ensemble. Donc moi je suis diététicienne, je ne me vois pas comme une chef. même si bien sûr on sait tous faire à manger mais malgré tout voilà moi je dis toujours chacun son domaine et chacun son job et donc plutôt nous associer pour montrer qu'on est ensemble et je crois qu'on doit vraiment entendre tant que diététicien, vraiment montrer que on s'associe aux autres partenaires de l'alimentation et qu'on a tous le même but de se plaisir. Voilà, exactement. C'est pour ça que ça me paraissait pour moi évident de faire partie de l'association Eurotoc qui a pour but de promouvoir la qualité justement du produit. Quand je m'en rappelle, quand j'avais vu, c'était pareil, une évidence. On dit les mêmes choses, on veut la même chose. Il faut qu'on se soutienne mutuellement, il faut qu'on avance dans l'amour. Mais pas du tout. Oui,
- Speaker #0
oui,
- Speaker #1
mais complètement. Mais non, non. Pas du tout. Pas du tout. Oui,
- Speaker #0
oui, oui. Alors, oui, il y a une évolution,
- Speaker #1
même s'il y a encore du travail. Et en effet, après... Je... sûrement en effet des chefs qui ont un peu aussi des a priori sur nous entend que j'étais du sien il ya la diète elle va me elle va me saoulé pour être polie elle va vouloir appareil et ses a priori mais non non non on dit pas il faut pas de gras on est en fait voilà c'est ça au contraire c'est ça c'est ça mais après oui il ya de tout d'ailleurs en parlant de ça moi j'ai souvent cette anecdote,
- Speaker #0
on m'avait dit... quand tu vas commencer la diète tu verras et ça commence à se vérifier je suis sûr que toi tu l'as aussi Quand tu vas à un apéro chez les potes, ou je suis avec... Ah bah au secours ! Ah bah tiens tu fais quoi dans la vie ? Ah non mais... Je suis désolé parce que là, ce que je t'ai préparé c'est pas du tout égale.
- Speaker #1
Mais en fait...
- Speaker #0
C'est marrant ça, c'est marrant la validation du cliché.
- Speaker #1
complètement mais tu verras qu'avec les années tu n'as plus envie de dire quel métier tu fais moi j'évite de dire que je suis diète j'ai une collègue qui me disait qu'elle ne précise pas qu'elle dit qu'elle va être qu'est-ce qu'elle dit elle est Elle dit quelque chose de général en fait, elle travaille dans la santé, voilà, elle travaille dans la santé, tu dis un truc de général, parce que moi je peux pas mentir, donc c'est pas possible, mais donc bon, souvent j'évite de répondre, ou bon si je dois répondre, je réponds, mais c'est vrai que... j'ai pas envie parce qu'en fait, ou alors, en rigolant, ce que je veux dire, c'est que je travaille pas. C'est vrai que les... En fait, c'est surtout que les gens ont peur du jugement. En fait, quand t'es avec eux, ils pensent que tu vas juger ce qu'ils mangent. Alors, comme tu l'as dit tout à l'heure, On ne juge pas, mais jamais. de la vie je juge quelqu'un que ce soit un patient ou n'importe qui dans la vie je suis pas du tout dans le jugement et oui c'est ça c'est ça c'est ça exactement jamais de la vie mais même c'est vrai que ça reste un travail que tu fais toute la journée donc quand tu comptes et à une invitation à un moment détente tape en fait quand on va te demander quand on va aborder ce sujet là bah t'as un peu l'impression de travailler tu vois donc alors après c'est une passion donc t'as aucun souci mais bon voilà t'as pas envie des fois t'as envie de pas en parler de pas avoir la sensation de travailler en fait c'est surtout ça donc
- Speaker #0
ça tout le monde a un avis sur l'alimentation tout le monde a des opinions et même des fois des avis des choses donc en fait exactement
- Speaker #1
passer toute la soirée à parler de ça et tu as un brisant par bosser toute la soirée donc ouais c'est ça ah oui non mais ça depuis toujours et ça c'est toujours actuel ça je sais pas si ce que ça évolue chez pas je me dis que c'est un peu un tas sont les clichés ils sont pas là par hasard je me dis que malgré tout quand
- Speaker #0
on a on connaît tous une personne ou voir soi même on a été amené à être allé à l'hôpital et là c'est vrai que le diététicien c'est un autre pan de la diététique mais c'est aussi ce pourquoi nous on est formés Sur notre cursus BTS, il va être très thérapeutique, très hôpital. Effectivement, quand on se fait hospitaliser et qu'il y a des contraintes, où il y a des choses à modifier en urgence dans l'alimentation, là, le diète va venir en blouse blanche à la chambre d'hôpital en disant, à partir de maintenant, c'est le menu, on va te retirer ça et ça, parce que là, ça va te mettre en danger. Forcément, il y a cette image-là qui est entretenue. Et le côté libéral, recevoir des gens en cabine et les accompagner pour des problématiques qui, eux, qui n'étaient pas forcément...
- Speaker #1
je suis dans le monde c'est ça non et puis il ya aussi et puis et puis et puis parce qu'il ya aussi le fait que la diététique faut quand même rappeler que c'est une science récente comparé comparativement aux autres sciences donc finalement il ya eu beaucoup d'évolution ces derniers temps moi ce que j'ai tout le temps mais il ya vingt ans je disais pas certaines choses je disais des pardon l'inverse jeu il ya maintenant je disais des choses que je dis pas aujourd'hui en fait que que je ne dis plus, qu'on ne dit plus. Donc, ça évolue. En effet, il y a 40-50 ans, les recommandations, le sang féculent, pas de féculents, c'est resté en fait. Il y a plein de choses comme ça qui sont restées finalement et qui sont dues en effet à des événements passés. Mais il faut que ça évolue, il faut laisser le temps. Il faut que nous justement, on ait ce discours de plus en plus, qu'on l'affirme, qu'on n'en fasse pas.
- Speaker #0
c'est clair c'est bien aussi au thème de l'épisode et de notre vision encore une fois de la gastronomie et de la diététique des gourmandistes, c'est que culturellement, nous, en France, et je pense même que c'est une approche assez européenne, de se dire, je vais voir un médecin, je vais voir un diététicien ou un spécialiste quand j'ai un problème. Plutôt que de se dire, j'ai une approche préventive de la médecine, du soin, du bien-être et tout ça, ça, on ne l'a pas encore. C'est pas préventif. On se conditionne à aller voir quelqu'un qui va dire, bon, là, forcément, je vais être un mauvais élève parce que si je suis amené Merci. aller voir une diète, c'est que je n'ai pas fait un bon travail sur mon alimentation, il va falloir corriger des choses. Il y a toute une approche comme ça qui fait qu'aussi, forcément, on traîne une image comme ça, parce que c'est important et c'est pour ça que c'est politique, j'allais dire, de défendre la gastronomie et le goût alimentaire de par notre métier parce que ça peut vraiment...
- Speaker #1
C'est pour ça que ça me paraît évident de bosser avec les chefs. Complètement. Non, mais il y a aussi cette notion de prévention, comme tu dis. Il faut faire plus de prévention Mais qu'on soit clair, il y en a très peu parce que le budget n'est pas alloué à notre domaine. On pense que l'alimentation c'est un sujet d'actualité, il y a plein de choses, mais non, dans les faits, qu'on soit clair, il y a très peu d'argent alloué aux actions de prévention, malheureusement, donc il en faut plus. Il faut beaucoup plus d'actions de prévention pour diffuser justement tous ces messages. Et oui, ça c'est une vérité. Oui, oui, non mais oui, les entreprises, mais avant les entreprises, au niveau politique... L'action publique, je ne fais pas de politique, mais l'action publique, elle est quand même très faible là-dessus, on va dire. C'est un vrai sujet.
- Speaker #0
On va sur ce domaine-là de la vie éthique.
- Speaker #1
Ah bah c'est ça, c'est ça.
- Speaker #0
J'ai été quand même agréablement surpris, il y a la fille, en week-end, il n'y a pas longtemps, j'ai des amis, et la fille qui est à l'école, ma sortie, bah tiens, je vais m'interroger, parce qu'ils ont appris la pyramide alimentaire. C'est déjà un beau point parce que moi, dans ma scolarité, je n'ai jamais eu à faire un genre d'approche. J'ai quand même l'impression que ça...
- Speaker #1
Ça, c'est des profs, exactement, des maîtresses. Exactement, en fait, ils ont la possibilité, ils ont plusieurs choix et ils choisissent. Et encore une fois, attention parce que c'est encore une fois un prof ou une maîtresse ou un maître, peu importe. Et donc, son métier, c'est maîtresse ou prof. c'est pas dire donc attention aussi est ce que des fois il n'y a pas des dés d'un faux exactement qui sont pas tout à fait juste donc c'est ça le problème donc non non il ya vraiment beaucoup de choses à faire oui exactement exactement
- Speaker #0
exactement exactement un cliché mais ça permet de comprendre le fameux coach insta qui va avoir fait un super régime exactement exactement c'est pour ça que c'est vraiment
- Speaker #1
Chacun son job et c'est le diététicien qui est l'éducateur au goût qui doit intervenir en association avec d'autres professionnels. Moi, j'ai monté mon asso d'ailleurs. Je n'ai pas cité, mais j'ai mon association d'éducation au goût à l'éveil nutritionnel pour enfants et adultes. Donc, justement, j'avais fait des interventions. Il y en avait plusieurs pour faire vraiment un diplôme et à la fin, vraiment la maîtresse. et ça c'est chouette parce que elle c'est rond compte justement tout ce que en tant que diète j'apportais qu'elle ne savait pas tout ce que ça va apporter et elle l'a dit ah bah oui mais en fait voilà ça c'est important non mais c'était important que ce soit vous en tant que diète qui intervenait que elle elle n'avait pas les capacités de faire ça donc c'est vraiment s'associer en fait être main dans la main dans la même direction La maîtresse, le maître avec le diète, ou le diète avec le chef, on doit vraiment s'associer tous ensemble, on veut tous la même chose, et clairement oui, si tu parles d'éducation à l'alimentation et à la cuisine, Bien évidemment, c'est une évidence pour moi que ça devrait être à l'école. On apprend à lire, à écrire, à compter. On doit apprendre à manger, c'est la base. On apprend à bouger. Non, mais alors ça, c'est un truc que je me suis dit aussi, tu vois. On les emmène, ils font du sport. Ah oui, là encore, j'avais la réunion. pour ma dernière... Alors, il y aura des activités, sport, natation, c'est très très bien. Et pourquoi il n'y a pas d'autres activités ? Cuisine, des sorties, alors sorties au cinéma, pourquoi on ne les amène pas au restaurant ? Tu vois, pourquoi ? Non, mais il y a plein de choses à faire, il faut qu'on y passe.
- Speaker #0
En plus, on a un côté activité culture. Ben oui. Rien que sur le sport, parce que le sport, c'est important, c'est vital pour la santé.
- Speaker #1
Ben, ça va, mec, c'est ça. Ou euh...
- Speaker #0
non mais c'est ça
- Speaker #1
Donc, on s'arrête à des domaines alors qu'on pourrait faire d'autres choses.
- Speaker #0
et une approche pluridisciplinaire aussi en disant que chacun a sa spécialité. Ça, c'est important aussi. Moi, j'insiste beaucoup. D'ailleurs, pareil, je vais avoir un épisode qui parle de prise en charge et de la notion d'autodétermination dans la prise en charge. C'est aussi, en tant que patient, de savoir identifier ce que j'appelle des red flags, des signaux d'alerte en se disant peut-être que la personne que je vais voir, ça ne convient pas. Parce que, encore une fois, si on vient voir une personne indiette pour un sujet alimentaire, si derrière, forcément, il peut y avoir des sujets psy, des sujets au testé, Moi je serais très ouvert en tout cas sur le test de vitose, de l'opéthologie, tout ça. Mais ça, il faut aller voir quelqu'un d'autre. C'est ça. Par contre, on n'est pas des psys, on n'est pas... C'est ça. Par contre, il faut que tout le monde aille main dans la main. Il faut pas que ce soit... Je pense qu'il y a beaucoup de passion. aussi beaucoup dans mon entourage en disant j'ai été voir un diète ça va marcher du coup j'allais voir un psy mais ça a pas marché non plus donc je vais voir un sophrologue mais ça n'a pas marché alors que tout ça c'est que des pièces du puzzle qui doivent être ensemble et c'est ça
- Speaker #1
Moi, je les conseille, les patients, quand il y a besoin, je leur dis, je les invite à aller consulter le psychologue, le sophrologue, l'hypnose, j'ai que des bons retours. Oui, complètement, oui. Ah ben oui.
- Speaker #0
Ça aurait été un épisode qui est tout à sa fin. C'est beaucoup pour tout cet échange.
- Speaker #1
Avec grand plaisir.
- Speaker #0
On dit que c'est une gastronomie, encore une fois. En plus, on n'en a pas parlé, mais on a quand même la chance d'évoluer, d'être dans un pays, la France, qui a une culture gastronomique super forte. on a quand même des choix tous les touristes étrangers quand je me balade à Paris et que j'ai eu l'occasion de parler avec des touristes étrangers quand je vous leur pose la question est-ce que tu aimes Paris la première chose c'est que Paris c'est très beau et on mange super bien donc profitons de ça on
- Speaker #1
devrait être un exemple d'éducation à l'alimentation bien légèrement c'est un match une pioche de McDo par exemple ça peut être une source de plaisir tous ces fast food tous ces snacks rapides là qui s'ouvre il y en a partout maintenant c'est vrai que oui c'est un vrai problème dans notre pays de la gastronomie quoi le marché
- Speaker #0
du livre pour enfants oui 60% enfin je croyais un chiffre était vraiment qu'il est quasiment la moitié c'est des livres de cadeaux mcdonald sur le marché du livre pour enfants Ah bon ? D'accord. ça veut dire que ça donne un accès à la lecture,
- Speaker #1
mais ça veut dire qu'en termes de volume,
- Speaker #0
ça représente quand même beaucoup.
- Speaker #1
C'est là que tu vois que c'est quand même hyper...
- Speaker #0
Ah oui, c'est dingue.
- Speaker #1
Puis sans parler de tous les problèmes de santé, il y a quand même un Français sur deux qui est encore pas au bain, c'est quand même incroyable. En France, un pays comme le Nôtre,
- Speaker #0
c'est quand même...
- Speaker #1
Bah oui, donc il y a vraiment beaucoup de choses là. Il y a des gens qui battent pour ça, pour amener des choses, et notamment je pense à Guillaume Gomez, qui est vraiment un chef l'ancien chef de l'Elysée qui se bat justement pour ça depuis très longtemps et il va y arriver mais il y a plein de gens qui se battent pour ça et il faut que derrière en effet ça suive et c'est pas évident pas toujours évident. Ah bah c'est ça, c'est ça c'est ça.
- Speaker #0
avant de terminer l'épisode moi j'aime bien on va faire notre petite rubrique à bittel pour en apprendre un peu plus sur ton rapport à toi, à l'alimentation. Au quotidien, comment ça se traduit ? Donc déjà, si tu devais définir ton rapport à l'alimentation en un seul mot, tu choisirais lequel ?
- Speaker #1
Plaisir. Je ne vais pas réfléchir.
- Speaker #0
Moi, je m'attendais à plaisir gastronome ou pourment. En tout cas, ce qui était le cas aujourd'hui. Et alors, la question un petit peu bateau, mais qui est sympa parce qu'il y a peut-être un petit peu des fois il ya un peu de culture derrière son plat préféré
- Speaker #1
je peux pas ah non je peux pas j'ai jamais su répondre à cette question impossible donc non je peux pas j'aime tout je peux pas te répondre je peux pas j'aime tout il fait très très chaud ah bah alors si je me lève tu me dirais oui voilà c'est ça exactement complètement alors oui tiens un exemple j'aime tout Merci. Je ne peux pas répondre à cette question, mais en ce moment, oui, ce que je vais apprécier, on va dire, c'est très simple. En fait, c'est vraiment des crudités, des tomates avec un peu de fruits dedans, tomates, pêche, basilic, de la burrata, du bon pain, une bonne huile d'olive. Ah ouais, tu vois, ça, c'est des choses très simples. Attends-tu parce qu'on n'aura pas beaucoup. Exactement. Ah bah, c'est ça.
- Speaker #0
Exactement. Exactement. bon sens mais il ya quand même la nature qu'on doit suivre il ya une saisonnalité donc si on va apprécier les produits autant le bon sens hier voilà le bon sens tout ça faut se référer aux anciennes choses des fois ça gagne en facilité et alors la personne qui cuisine le mieux au monde mais bon je pense que plusieurs mais où est ce que tu as alors on m'a déjà répondu je veux pas faire classement mais il ya aussi un il ya aussi une notion totalement sublime
- Speaker #1
subjectives là-dedans.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Ah ouais, mais tu vois, en fait, c'est rigolo parce que quand tu me dis ça et que tu précises ça, je n'étais pas du tout sur les chefs et j'étais plus sur la notion sentimentale. Donc en fait, plus... Voilà, c'est ce que j'allais te dire. En fait, ma grand-mère qui n'est plus là, mais qui était vraiment un modèle d'art de cuisiner, donc je dirais mon papa. Mais, bah ouais, voilà. Après les chefs, il y en a plein de super, mais là on va associer plus la notion de... Ah bah bien sûr !
- Speaker #0
Alors ça c'est dur parce que là je vois une diète aujourd'hui Donc cette question là m'intéresse Un comportement alimentaire inavouable en société Un truc que tu ferais Un plaisir que tu pourrais avoir Mais qui est un peu qui ne serait pas à mettre dans les livres de la diététique mais justement pour parler pour se dire bah oui on a tous des petits désirs des fois il n'y a pas de chose à avoir un bol de vinaigrette et de pain je sauce tu vois j'adore ça pour moi c'est pas inavouable en fait si c'était inavouable si c'était inavouable on prend le cas de tu vas dans un apéro chez des potes la personne elle te dira jamais si tu dis que tu es diététicienne elle te dira jamais ce petit truc là par exemple le coup du pain vinaigre
- Speaker #1
quand on parlait tout à l'heure il ya un peu une honte on va être jugé on va sentir jugé alors en fait le truc c'est que ouais pour moi c'est compliqué parce que pour le coup j'ai rien d'inavouable et c'est ce que dit tout le temps c'est tous les conseils que je donne je les applique donc ça me prend pour moi c'est une évidence je peux pas donner les conseils que j'applique pas et donc je suis la première à dire en effet il n'y a aucun souci à consommer des biscuits donc si c'est ça ce que tu appelles inavouable de dire on mange des bonbons oui j'aime les bonbons.
- Speaker #0
j'aime le bon sens qui va faire une association bizarre et toi tu peux être un du plaisir de nantes non je ne vois pas ah ouais ok je cherche un attend je cherche mais non
- Speaker #1
non non tu vois c'est plutôt justement même mes proches Pour le coup, je vais te dire, même avec mes proches dans ma famille, quand justement il y a un repas et que je vais prendre plaisir, tu vois, je vois mon affiche avec de la chantilly. La chantilly, c'est un truc que j'adore. Allez, voilà. on va dire que c'est ça mon truc tu vois la chantilly j'adore ça moi je vais m'en mettre mais je vais pas en mettre une petite piste nette je vais prendre plaisir, je vais m'en mettre je vais me faire plaisir je peux avoir de proche la réflexion ah si ta patiente te voyait tu vois c'est pour ça que je pense c'est tellement naturel et en fait il n'y a pas de soucis avec ça c'est ce que je dis mais il n'y a pas de soucis aucun
- Speaker #0
problème plein de personnes ont des comportements alimentaires Merci. qu'ils estiment inapportable.
- Speaker #1
Ah ouais, d'accord, ok. Alors que toi,
- Speaker #0
ton travail, le quotidien, c'est de démonter ça.
- Speaker #1
Ouais, ouais, ouais. C'est tellement évident que... C'est ça. C'est ça que... Ouais. Mais tu vois, c'est pour ça que j'ai mis les affiches sur la chantilly, le chocolat, le pain, les pâtes, tu vois, pour... Aussi, visuellement, ça impacte l'inconscient du patient. C'est chouette, c'est gai, on aime manger. Voilà.
- Speaker #0
Ça répond à la question d'après, qui était l'aliment intime, selon toi,
- Speaker #1
on peut dire que c'est la chantilly, Oui, la Ausha. c'est clair, je te dis, le chocolat, j'adore le chocolat. Mais voilà, après, c'est vrai que, pour le coup, oui, c'est vrai qu'aujourd'hui, ça va être, je vais chercher la qualité, quoi. Et c'est vrai, je rigole aussi, mais souvent, les femmes, elles ont cette, il y a cette image des femmes qui vont faire, tu vois, les magasins, là, c'est les soldes, justement. Donc, il y a ce, comment on dit, ce préjugé, la femme qui va faire un magasin, qui ressort avec plein de sacs de fringues. tu vois, moi ce serait plutôt d'aller non mais clairement c'est ça mais des fois je me suis vue moi-même rigoler parce que j'étais passée à la boulangerie que j'aime bien tu vois là-bas et j'ai fait mon plein parce que j'y passe pas souvent pour le congé après je vais me j'ai été me chercher du bon chocolat ouais non c'est pas les mêmes noms de si mais voilà c'est vraiment ouais c'est vraiment ça mon plaisir La qualité, donc pour le coup, ce que je voulais dire, c'est que pour le coup, je vais chercher la qualité. Ça, c'est vrai qu'aujourd'hui, après, c'est le palais qui est venu aussi. Quand tu travailles ton palais comme ça, volontairement ou involontairement, forcément, tu as après, tu sens. sens qu'il n'y a pas d'arômes ou que tu sens les arômes, tu sais, dans le chocolat où c'est passé, où ça a pris l'air, où tu vois qu'il est vieux, que c'est plein de sucre, qu'il n'y a pas vraiment des arômes du cacao. Donc ça, non, je ne vais pas apprécier. Donc clairement, non. C'est vraiment la qualité. Oui,
- Speaker #0
c'est vraiment... Sur le produit plaisir, je pense que c'est ça aussi qui a fait que notre alimentation s'est peu à peu déséquilibrée. Il y a le sujet de la viande aussi, de se dire, la viande, avant, nos grands-parents en mangeaient beaucoup moins parce que c'était cher. La qualité est plus chère. Tout à l'heure,
- Speaker #1
on partait sur ça,
- Speaker #0
ça ne coûte pas cher de manger équilibré. Mais consacrez-vous à un petit budget pour vous dire, sur les aliments plaisir, plutôt que de manger de la mauvaise qualité, beaucoup,
- Speaker #1
tout le temps et très souvent,
- Speaker #0
se dire je m'accorde un vrai plaisir moi j'adore le pain collage de m'acheter un bon chocolat, mais quand il est cher, je ne vais pas en acheter tous les jours.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Par contre, le jour où je vais le manger, ce petit morceau de chocolat d'un super chocolatier, je vais vraiment l'apprécier. Là, je vais pouvoir, plutôt que d'un truc pas bon, ou même un peu insipide...
- Speaker #1
Ah non, mais aucun intérêt, en fait. Aucun intérêt. Ça, c'est une question de géopatien. Est-ce que ça vaut le coup ? Ah non, ça ne vaut pas le coup. Et donc... Moins, mais mieux.
- Speaker #0
C'est ça. et justement bon ça on en a parlé parce que ça faisait partie du sujet mais la personne qui dit moi je suis pas du tout gourmand envie de dire quoi au début quand il va paraître et dans un apéro et la personne se dire voilà alimentation est ce que tu as un petit jugement la pression non non non te dire que tu es culturel moi j'ai l'impression que ça me j'en veux dire parce que j'ai l'impression que tu manques un truc quand même.
- Speaker #1
Parce que moi, tu ne me préalables plus. Non, moi, j'ai... Non, moi, je vais... Non, non, j'ai absolument pas de jugement, pas de... Voilà, c'est chacun... chacun... ses choix, ses priorités. Après, je peux peut-être... Moi, j'ai plus hâte à me poser la question. Il y a quand même ce lien de... aussi la gourmandise, l'appétit, on va dire, tu vois. c'est quand même lié aussi à l'appétit de la vie donc ça peut être aussi une personne qui a pas d'appétit peu d'envie parce que peut-être elle va pas très bien dans sa vie je vais plus être dans le questionnement comme ça mais dans le jugement pas du tout mais après Attention, je dis ça, mais il y en a qui vont... Attention, ceux qui écoutent. C'est ça, et qui... Oui, c'est clair.
- Speaker #0
Je ne sais pas, je vais lui dire, d'a priori, je me disais, surtout si c'est un proche, quelqu'un avec qui je m'entends bien, et que j'aurais tendance à vouloir dire, viens, on va se créer des moments de convivialité autour de ça. Mon but, ça ne va pas être de te convertir ou de se dire, on va essayer d'en mettre un petit peu, tu vas voir, il y a plein de trucs. C'est un peu comme si un pote voulait te faire découvrir une série ou un film qu'il a vu, il faut absolument que tu le vois,
- Speaker #1
ouais mais en fait finalement oui quand tu dis ça je me rends compte que je le fais inconsciemment c'est à dire en achetant et en offrant ces produits là en fait tu reçois avec ces produits là tu ou tu leur offre tu leur offres ça donc quelque part tu les tu
- Speaker #0
leur lance un pain non pas possible moi je n'en avais rien ouais on va lui glisser on va lui glisser quand même deux trois trucs plaisir comme tu dis On va lui faire un bon truc de qualité et peut-être qu'il va approcher sur un truc de clair, ça va être sympa. Là,
- Speaker #1
on va éclairer,
- Speaker #0
allumer deux, trois lumières, ça pourrait être cool. Et alors sur le sujet aussi de la politisation de l'alimentation, on a tous, il y a des sources, c'est un peu cette polémique qu'a vu Sandrine Rousseau quand elle a parlé du barbecue, c'est un truc de masculin. Ça, pour moi, ça m'a... Et toi, t'en as pensé quoi de tout ça ?
- Speaker #1
Bon alors là, tu me tentes à être dans le jugement là. Non mais je dirais restons polis le problème c'est que certains se servent de sujet pour leur action politique il y a beaucoup de faux là-dedans il n'y a pas de tous ces politiques malheureusement on ressent quand même que pour beaucoup ils ne sont pas sincères et authentiques on va dire et vont se servir de sujet pour... pour leur égo et leur activité politique professionnelle, on va dire. Voilà, je répondrai comme ça. Et c'était quoi la question, le bar de cul ?
- Speaker #0
C'est le président qui avait dit, on va à la bar de cul. N'importe quoi. Malade fade.
- Speaker #1
Non, mais n'importe quoi.
- Speaker #0
En plus, c'était un débat avec L214, alors forcément...
- Speaker #1
Non, mais là, en fait, on va dans les extrêmes, c'est ça le problème.
- Speaker #0
Le biais, c'est un vieux truc de marketing. Oui. Et du coup la pause Oui, oui, oui. Oui,
- Speaker #1
oui, oui. C'est ça,
- Speaker #0
c'est ça. Mais complètement. Oui, oui, c'est ça. Non, mais c'est ça. Ça a de l'impact,
- Speaker #1
on parlait tout à l'heure de prévention de politique.
- Speaker #0
Moi j'ai...
- Speaker #1
Ah oui c'est très problématique.
- Speaker #0
On parlait tout à l'heure de recevoir des... de faire des dîners entre amis, des apéros. Quand t'es confronté à des gens qui sont végétariens ou véganes... Oui.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Mais complètement. Exactement.
- Speaker #1
Ah mais je suis complètement...
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
C'est ça, mais moi je suis complètement d'accord, chacun ses choix, on respecte chacun, mais que chacun respecte aussi les autres, et ça va dans les deux sens en fait, et c'est vrai que malheureusement, ça ne va pas toujours dans les deux sens, comme tu le dis toi, tu respectes tout le monde, ceux qui ne mangent pas, mais malheureusement, ceux qui sont dans les extrêmes, et c'est ça le problème, c'est les extrêmes, et comme je dis toujours, quel que soit le sujet, quel que soit le domaine, dès qu'on va dans les extrêmes, ça ne va jamais, et à un moment donné, ça ne va pas le faire, il faut toujours rester dans l'équilibre. Je n'ai pas dit ce mot, mais c'est pour moi un mot essentiel, c'est l'équilibre. On parle d'équilibre alimentaire, mais tu regardes tous les domaines de la vie, de la nature, tout doit être à l'équilibre pour fonctionner correctement. Notre corps doit être à l'équilibre, la nature doit être à l'équilibre, tout doit être à l'équilibre. Donc, visons l'équilibre. Et ces discours-là, ce sont des discours extrémistes et qui ne peuvent pas amener à un équilibre. Ah oui, mais complètement. Ah mais oui.
- Speaker #0
c'est horrible. Et justement, en plus, c'est un moment de stratégie de sa part, parce que rien ne l'empêche de viser dans son futur électorat ses fameux mal-alpha. Un politique, il a quand même l'ambition de plaire au plus grand nombre.
- Speaker #1
Ah oui, mais là,
- Speaker #0
pas du tout.
- Speaker #1
Non, pas du tout. Pas du tout.
- Speaker #0
Petite question aussi, est-ce que tu as un objet culturel qui parle d'alimentation Alléluia.
- Speaker #1
truc auquel tu tiens ça peut être un livre un film une série un tableau une chanson marque dans le temps on a assez dur ça là comme ça je sais pas trop te dire alors après bien sûr ça va être un les livres et j'aime pas je suis fan de livres donc j'en ai plein j'en ai plusieurs en même temps voilà donc tout ce qui va à trait sur Justement, la gastronomie, les anciens menus à l'époque, les histoires aussi des anciens chefs. les les tout ce qui est sur l'essence aussi beaucoup sur l'odorat c'est quelque chose qui me fascine aussi beaucoup l'odorat puisque ça va être le goût finalement donc ça m'intéresse beaucoup après comme je te dis c'est En fait, c'est difficile pour moi de te dire puisque finalement, ça fait partie tellement de mon quotidien. Tu vois, comme je te dis, dans le choix, oui, c'est ça. Dans une boutique, je vais tout de suite approcher si je vois des choses liées à l'aliment en déco ou une odeur. Les livres sur l'essence ou sur l'alimentation, ça m'attire naturellement. Tout est forcément... Après dans les films, je ne vois pas, il y a des films... Oui,
- Speaker #0
je me souviens, moi je me souviens de ma enfance. Mais que je ne sais pas, en plus je pense que les femmes de Louis de Funès ne diront pas que c'est d'ailleurs... et moi la petite, parce que tu me fais penser aux émissions après avec maïté vraiment chouette ouais ouais ouais d'ailleurs un souvenir d'enfance avec ma grand mère je disais clairement là pour le coup c'est facile pour moi
- Speaker #1
c'est direct, c'est ma grand-mère que je voyais qu'une fois par an, parce qu'elle habitait à l'autre bout de la France. Les vacances, c'était aller voir la famille. Et donc, forcément, aller voir ma grand-mère. Et quand on est arrivé chez ma grand-mère d'origine italienne, pareil, c'est vraiment cette générosité par l'alimentation. Je t'aime alors je te donne à manger. Donc vraiment, je me rappelle la voir faire à manger. On allait partout dans la cuisine. Et puis, bien évidemment, elle savait, il y avait un truc. C'était le poulpe qu'elle faisait, qui restera toujours vraiment un plat, un des plats quand même. Ah ouais, le poulpe, et tu vois pourtant qu'il est le poulpe. Pour beaucoup de gens, je pense que ce n'est pas forcément quelque chose qui est intégré gustativement. Moi, j'ai grandi avec ça finalement en mon enfance. Il y en avait tout le temps chez ma grand-mère. C'est quelque chose que j'adore et que je mangeais pareil une fois en arrière chez elle. Donc, oui, voilà, c'est ça. Elle le savait, elle me le faisait. Et puis, plein d'autres choses. Oui, bien sûr. Ah oui, oui, tout à fait. Oui, complètement. Tu parlais un petit peu tout à l'heure quand tu disais que les études évoluent sur le sujet.
- Speaker #0
Est-ce que tu avais une croyance à l'image ? que tu as pu avoir et tu as appris finalement que c'était vraiment...
- Speaker #1
Alors je dirais pas que j'avais des croyances mais plutôt j'avais, je peux te dire que j'avais en réfléchissant souvenirs à ce qui se disait à l'époque quand j'étais enfant justement donc il y a quand même un peu longtemps et donc ce souvenir par exemple sur le pain tu vois, j'ai ce souvenir qu'il y avait cette idée de la mie, il ne faut pas manger la mie parce qu'elle fait gros. grossir. Et c'est un truc que je pense que des gens pensent encore aujourd'hui même. Mais tu vois, c'est plus des idées qu'on pouvait entendre à l'époque, il y a très longtemps. Et donc, est-ce que tu appelles ça une croyance ? En tout cas, j'ai l'impression que ça... Non, j'ai... Après, moi... Après, moi, je pense que c'est vrai que ce que je me suis déjà dit, en y pensant, mais j'ai eu de la chance quand même d'être dans une famille justement où on faisait à manger mon père faisait manger où il y avait tout ce qu'il fallait on va dire sur la table et légumes et tout ça donc c'est vrai que il y avait une attention aussi donc finalement je me rends compte aujourd'hui tu vois après coup même des petits tips ce que je peux donner je sais plus j'ai pas d'exemple mais des fois ça me fait ça me fait un oui tiens ma mère faisait ça déjà c'est rigolo mais aujourd'hui je donne conseil alors tu vas me demander un exemple j'ai pas savoir tout mais voilà ouais ouais mais tu vois comme quoi il ya des choses qui restent et tout ça l'enfance c'est important et c'est ce que je dis c'est qu'en tant que parents on est les éducateurs nous en tant que parents de nos enfants un enfant on lui apprend volontairement luisant tu fais ça tu fais comme ça blablabla mais aussi en faisant c'est à dire que l'enfant il est dans le mimétisme donc il nous voit faire Donc ils nous regardent et moi je me suis amusée à voir mes enfants. Moi je me souviens, ma première, j'étais vachement attentive à table et je la voyais qu'ils nous regardaient. Et tu regardes ton enfant, il te regarde, il voit comment tu fais, il fait pareil en fait. Donc... Ouais. Ouais.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Ah bah ouais, tu m'étonnes. Ah bah oui. Ah bah ça c'est clair. Ah oui, c'est vrai.
- Speaker #0
avec moi je le mettais sur sa tour quand j'ai préparé ce repas donc vous voyez, il avait tout de suite un petit couteau en plastique il mettait un petit couteau de tête et il adorait ça et tout ça c'est une coche ouette et par contre à l'inverse, ne vous mettez pas une pression trop importante non plus encore une fois c'est dans le bon sens parce qu'il y en a qui ont envie de compter les calories pour leurs enfants il y a des gens qui ont beaucoup de pression aussi de bien faire, de mal faire c'est aussi du bon sens Merci. c'est ça parce que toi t'as pas mal fait les choses que l'enfant va pas les légumes culpabilité aussi à une espèce de pression sociale aux accompagnements c'est devenu un sujet aussi un temps de dire dans toute cette prévention c'est là aussi où la prévention n'est pas toujours facile parce qu'on fait de la prévention mais faut pas culpabiliser ça refait que jean qui leur soit un peu comme ça donc ça c'est bienveillant mais c'est ça faut Il faut être dans l'équipe,
- Speaker #1
il ne faut pas être dans l'intro. quel qu'il soit, être dans l'équilibre, faire les choses. De toute façon, c'est vrai que quand même, ce que je vois, c'est quand les adultes deviennent parents, il y a quand même beaucoup, instinctivement, naturellement, qui vont du coup, ça va les amener à avoir plus d'attention sur ce qu'ils mangent. Ça, je reçois pas mal des patients et en effet, qui vont être attentifs à la qualité aussi. Ils vont aller voilà, exactement. Mais ouais, il ne faut pas se mettre de pression, on peut du tout
- Speaker #0
c'est ça voilà on est tous différents on va piquer les mêmes choses on va manger de la même façon le corps va peut-être pas l'absorber pareil les parents tout ça ça peut être différent mais en tout cas on mange on se fait plaisir et c'est pour notre santé hyper important bah écoute Aurélie merci beaucoup l'épisode touche à sa fin merci vraiment beaucoup pour ton accueil et ta disponibilité
- Speaker #1
Est-ce que tu as une chose à mettre en avant ?
- Speaker #0
Est-ce que tu as une action ? Est-ce que tu as quelque chose ?
- Speaker #1
J'ai toujours eu des actions. prévention avec l'assaut et là bas j'en ai fait une à les passer j'en suis quand même ouais c'était vraiment très chouette c'est une action alors là c'est un dîner justement que j'ai fait avec des super chefs au grand coeur vraiment Géniaux Michel Roth, Thierry Marx, Kathleen Angoulven. J'ai été vraiment bien aidée de nombreuses personnes, Elisabeth aussi, de partenaires généreux. Et c'est vrai que c'était un dîner caritatif. bénévoles pour les blessés de la police et donc c'était justement pour leur apporter un hommage par justement un acte alimentaire et donc un repas et avec cette notion de prendre soin et parce que nourrir c'est prendre soin donc c'est une façon de prendre soin du physique et du psychique donc pour des blessés voilà donc c'est quelque chose qui me tenait énormément à coeur, qui a nécessité plus d'une heure eu un an de travail et grâce à tous vraiment on a réussi on a mis ce dîner au mois de mai c'était vraiment un super souvenir c'était vraiment génial alors c'était dans une salle des fêtes qui était réduite donc c'était une soixantaine de convives mais vraiment génial c'était un projet qui me tenait à cœur et voilà comme quoi faire les choses avec le cœur et le plaisir encore une fois le plaisir quel que soit le domaine On y arrive toujours. Mais par contre, je dois dire aussi, vraiment, on se rend compte aussi, moi, en faisant ce type d'action ou d'autres, je peux dire que c'est un vrai bonheur de voir la générosité de tous, la gentillesse et l'ouverture de justement tous ces acteurs de l'alimentation, que ce soit les chefs, les artisans de bouche, les... les maraîchers, les chocolatiers, les artisans boulangers. Vraiment, ils ont tous une... Il y a vraiment la générosité. Vraiment, tu vois, tous ces acteurs d'alimentation, tu te rends compte, il y a vraiment un... Ils sont vraiment... En tout cas, moi, tous ceux avec qui j'ai été en contact, vraiment c'est un vrai bonheur de se rendre compte compte qu'ils ont tous à cœur justement de participer dans des actions de prévention pour faire le bien, pour apporter le bien manger, ben voilà, il faut le savoir. Et finalement, je me dis justement, tu vois, c'est eux les plus généreux, ils se donnent beaucoup de leur temps, que ce soit les chefs, de leurs produits, les commerçants, partenaires, ça leur coûte vraiment, ils le font avec le cœur, sans aucun... enfin, naturellement, sans se poser de questions, c'est eux qui donnent le plus alors que je me dis punaise bah il bosse beaucoup tu vois il paye beaucoup aussi de taxes et tout et en fait c'est eux qui donnent le plus et ouais ah non mais c'est un vrai bonheur mais tu vois ça mais quand même tu dis mince quoi au niveau politique il y a des choses à faire et ouais oui et puis c'est surtout que ceux qui ont les moyens qui qui pourrait faire le fond de pâte. alors que eux qui bossent et tout ils sont généreux.
- Speaker #0
C'est une envie qui va décider de changer de fin de ligne. Pour se dire, peut-être que ça va être plus simple si je choisis ça. Mais derrière il va rebosser pour refaire des recettes de pain, pour avoir un produit qualitatif. Il va peut-être un peu renier sur ses marges aussi. Tout ça on ne s'en rend pas forcément compte. Les faits artistes c'est des vraies actions politiques invisibles. C'est de la santé publique,
- Speaker #1
c'est de la prévention. C'est ça. à l'oeuvre il faut le faire il faut les mettre à l'honneur et je pense que nous en tant que diète justement on est aussi acteur pour diffuser la qualité où la trouver vers qui aller moi clairement ici je suis à nos gens les villes et métro enfin voilà je je sais conseiller de telle artisan ah bah oui allez il ya un boulanger sur nos gens avec qui fait un super pain à l'ancienne au levain et tout ça on bat les patients qui ont des gros problèmes digestifs Merci. je les envoie là-bas, il n'y a plus de soucis. Ou un autre sur le PERREU. Ah bah oui, c'est clair. Le bon chocolat. Voilà, donc c'est diffuser aussi les infos de la qualité. Mais en tout cas, j'en profite pour les remercier. Je ne sais pas s'ils l'entendront, mais vraiment, c'est un vrai bonheur. Franchement, c'est un vrai bonheur de voir finalement, quelque part, c'est un acte d'amour. Et toutes ces personnes, ce qu'elles font quand tu vas les voir pour t'aider, pour toutes tes actions, c'est trop chouette. Et ça profite tellement aux gens, tu vois, les blessés. Enfin voilà, j'ai eu un retour d'un blessé. Ah mais c'est le meilleur cadeau. quoi de voilà ça l'a beaucoup impacté ça l'a aidé les enfants aussi quand tu vas enfin quand tu vois quand il te il te à la fin là j'ai fait une action aussi ils viennent ils te font des câlins quoi tu vois quand tu les revois ils viennent te voir, ils disent merci, ils te reparle. Enfin, c'est un vrai bonheur, quoi. C'est le meilleur cadeau.
- Speaker #0
C'est pas une fois de plus ou pas. Finalement, c'est quoi ? C'est très basique. Quand je dis très basique, dans l'idée, c'est de dire on va leur faire un très bon repas. Rien de, tu vois, quand tu vois l'impact positif que ça peut avoir, ben voilà, ça doit en dire long sur tout le monde. On doit prendre conscience de ça et se dire même, moi, je prends soin de moi et je fais attention à ça. Je regarde cet événement, mais c'est en lumière parce qu'il y a En plus, tu rassembles plein de compétences, plein de visions communes. Tu mets tout ça ensemble, ça en fait un truc vraiment chouette. Mais voilà, c'est de se dire aussi, même individuellement, on peut se faire du bien. Donc, c'est encore un peu... Voilà, l'épisode touche à sa fin. Merci beaucoup Aurélie.
- Speaker #1
Avec plaisir, merci.
- Speaker #0
Merci à tous les auditeurs. À très vite pour un nouvel épisode de Diète et Gourmand, le podcast. Merci beaucoup.
- Speaker #1
Au revoir. Ciao, ciao.
- Speaker #0
Voilà. Diété Gourmand, le podcast. ...