- Speaker #0
Bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur ce podcast Do You Care, des conseils et des solutions pour prendre soin de votre santé. Je suis Julie Albinck, créatrice de Do You Care et j'accueille à ce micro des professionnels de santé et des experts pour nous aider à mieux comprendre certaines pathologies ou certains troubles qui peuvent avoir un impact sur notre santé et notre bien-être. Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Do You Care, le média qui vous informe et vous accompagne pour prendre soin de votre santé au quotidien. Aujourd'hui, nous abordons un sujet essentiel, l'activité physique, un pilier fondamental de la santé, bien trop souvent négligé dans nos modes de vie modernes. Pour en parler, j'ai le plaisir de recevoir le professeur François Carré, cardiologue et médecin du sport, professeur émérite en physiologie cardiovasculaire à l'Université de Rennes. Il est l'un des plus fervents défenseurs de l'activité physique en France. Il œuvre depuis plus de 40 ans à sensibiliser le grand public et les professionnels de santé au danger de la sédentarité qu'il qualifie d'addiction à la chaise et milite pour une société où bouger redevient la norme. Son expertise mêle rigueur scientifique, engagement de terrain et un vrai talent de vulgarisateur pour rendre la science accessible au plus grand nombre. Bonjour professeur François Carré.
- Speaker #1
Bonjour.
- Speaker #0
Merci d'être au micro de Do You Care aujourd'hui. Professeur, dans un premier temps, pouvez-vous nous raconter ce qui vous a amené à vous tourner vers la cardiologie et peut-être un peu plus spécialement aussi vers le sport ?
- Speaker #1
Alors ce qui m'a amené, c'est que d'abord moi je suis passionné de sport depuis que je suis tout petit, pour rien vous cacher, le journal L'Équipe, mon premier numéro, j'ai dû l'acheter, j'avais 11 ans, donc je ne vous donne pas mon âge, mais ça fait plus de 60 ans maintenant déjà, donc je lis L'Équipe régulièrement, et c'est vrai que pour moi le sport... sport a toujours fait partie de ma vie. Ma famille n'était pas plus sportive que ça, c'est comme ça. Je ne sais pas pourquoi. Je ne suis pas un addict au sport. Je peux très bien m'interrompre pendant quelques jours ou quelques semaines si mon emploi du temps me l'impose. Mais je me sens mieux quand je fais du sport et ça fait partie de ma vie. La cardiologie, c'est trouver que dans ma famille, j'ai eu des problèmes cardio-acres chez des membres de ma famille, certains proches. Et c'est ça qui m'a peut-être poussé, quand j'ai fait médecine, vers la cardiologie. Et... J'ai eu l'occasion à ce moment-là de me rendre compte que l'activité physique avait un rôle essentiel. Je vous rassure tout de suite, ce ne sont pas mes études en France, puisqu'en France, on ne parle absolument pas de la prévention en général dans nos études de médecine. Rien n'a changé, même s'il y a quelques petits saupoudrages comme d'habitude, et en particulier sur l'activité physique. C'est-à-dire que tout ce que je raconte, tout ce que je dis sur l'activité physique, je l'ai trouvé dans d'autres pays, dans d'autres études. Alors, ça change un tout petit peu en France, puisque la preuve, c'est que vous me faites l'honneur de parler avec vous. Avant, il y a quelques années, personne ne m'écoutait, donc ça a changé. Mais voilà, en quelques mots.
- Speaker #0
Et qu'est-ce qui vous a poussé à faire vraiment la lutte contre la sédentarité, la promotion de l'activité physique, un axe fort de votre carrière ? Est-ce qu'il y a eu des moments clés, des rencontres qui ont forgé cet engagement ?
- Speaker #1
des moments clés, des rencontres pas vraiment. Je pourrais parler de quelques patients qui m'ont montré qu'en fait, on ne disait pas que des bêtises. Je ne disais pas que des bêtises avec mon service en associant toujours l'activité physique aux médicaments. Je précise tout de suite que pour moi, l'activité physique n'est pas une médecine alternative. Ça ne remplace pas les médicaments. J'ai toujours prescrit des médicaments. Mais comme les études l'ont montré, comme j'ai observé, si j'associe médicaments et activités physiques, les médicaments marchent mieux. Par exemple, l'exemple le plus typique, c'est qu'aujourd'hui, dans les cancers, quand on associe l'activité physique au traitement, on diminue la mortalité, on diminue le risque de récidive. Tous les cancérologues, qui sont quand même des gens qui font un métier très difficile, le savent, et pour qu'ils se battent pour l'activité physique, ça veut dire que c'est vrai que c'est très important et essentiel. Donc je dirais que c'est ça qui m'a formé, mais ce qui m'a surtout affolé, ce qui m'affole actuellement, c'est le manque de conscience, de prise de conscience de la population. Alors oui, on me dit toujours, oui mais François, il faut parler des bienfaits, il faut parler etc. Non, parce qu'en fait, en réfléchissant, moi je parle des bienfaits bien évidemment, mais en réfléchissant, la personne aujourd'hui qui me dit que l'activité physique c'est bon pour la santé, pour elle c'est un petit plus. Ce qu'elle n'a pas assimilé, c'est que c'est très dangereux de ne pas faire d'activité physique, de ne pas bouger et d'être trop sédentaire. Et par exemple, c'est comme le tabac. Il a fallu que les gens comprennent que c'était dangereux de fumer. C'était dangereux quand on fume. qu'on risquait plus de développement, puisque un patient sur deux qui fume va mourir à cause du tabac. Mais au début, tout le monde fumait. Et même si on leur disait que c'était mieux de ne pas fumer, ça ne sert à rien. Donc je crois vraiment qu'il faut prendre conscience. Et là, je parle aux parents qui ne se rendent pas compte de la santé de leurs enfants. Donc comme je suis médecin, j'ai considéré que si je n'intervenais pas, c'était non-assistance à personne en danger. Et c'est pour ça que j'ai décidé de prendre mon bâton de pèlerin et d'aller parler à droite à gauche. Voilà.
- Speaker #0
D'accord. Et justement, quel est l'état des lieux aujourd'hui en France concernant la sédentarité ? Je crois qu'il y a... Un classement qui a établi que la France se classait à la 119e sur 146 pays au niveau de la pratique d'activité physique et sportive chez les plus jeunes en 2020. Est-ce que c'est quelque chose que vous constatez justement une dégradation, quelque chose qui s'empire sur ces thématiques-là ?
- Speaker #1
Oui, effectivement, la France a été classée en 2020 par l'Organisation mondiale de la santé, 119ème sur 146 sur le respect des recommandations, par les 11 à 17 ans, c'est-à-dire une heure d'activité physique par jour. Vous remarquerez que je ne vais pas vous parler de sport, je vais vous parler d'activité physique, je vais vous parler de bouger, en réalité. Et donc, ce chiffre-là, effectivement, est pas bon. Nous avons un peu le bonnet d'âne. Bon, ce n'est pas grave, on a le bonnet d'âne dans tous les classements aussi, en mathématiques, et puis en lecture et en écriture, donc on a l'habitude.
- Speaker #0
Et est-ce que c'est lié, justement, ça ?
- Speaker #1
Alors oui, on pourra en reparler, oui, c'est vraiment lié. J'ai l'habitude de dire que l'activité physique, ça rime avec la mathématique. Donc déjà, il faut peut-être quand même s'en rappeler un petit peu de temps en temps et il faudrait que l'éducation nationale s'en rappelle. Donc en fait, on ne bouge pas assez et plus le temps passe, moins on bouge. Aujourd'hui, si on parle de la sédentarité, c'est-à-dire le temps passé assis ou allongé où on a très peu de dépenses énergétiques pendant le temps éveillé, aujourd'hui, il faut savoir qu'un enfant de 7 ans, est assis 50% de son temps journalier. Hors sommeil, bien évidemment. Un enfant de 15 ans, un adolescent de 14-15 ans est assis 75%. C'est-à-dire qu'il passe son temps assis. En plus, nos enfants ne vont pas assez dehors. Ils ne sont pas exposés à la lumière extérieure. Et c'est ça qui favorise le développement des myopies. Je ne sais pas si les auditeurs le savent, mais qu'ils prennent le temps de regarder autour d'eux le nombre d'opticiens, de boutiques d'optiques qu'il y a actuellement. Ça a été multiplié par je ne sais pas combien. Pourquoi ? Parce qu'il y a de plus en plus d'enfants myopes. À cause de quoi ? à cause, en grande partie, du manque d'exposition à la lumière naturelle qui va avec l'activité physique en réalité. Donc ça, on le sait, c'est de pire en pire. Et puis on a surtout nos enfants qui ont une baisse de leur capacité physique. Et la capacité physique, c'est le capital santé. Ça, très peu de gens le savent. La personne, plus elle monte d'escalier ou de marche en 5 minutes, meilleure est sa santé. Peu m'importe qu'elle ait eu un infarctus, un cancer, peu m'importe. Si elle monte beaucoup de marche en 5 minutes, elle a une bonne capacité physique, donc un bon capital santé. Or, le seul souci qu'il y a, et c'est ça ce que la population ne veut pas entendre, il n'y a qu'à voir le nombre de personnes qui osent monter un escalator, voire le descendre, ça montre bien que la personne n'en prend pas conscience, et bien c'est que pour gagner des marches, pour améliorer mon capital de santé, je dois bouger. Aucun médicament, aucun aliment n'augmentera le nombre de marches si je ne prends pas l'habitude de me lever et de bouger. C'est comme ça, nous sommes génétiquement programmés pour bouger.
- Speaker #0
Et quels sont les risques concrètement justement de ne pas assez bouger ? Est-ce qu'en termes de les premiers signes, les maladies, qu'est-ce que ça implique ?
- Speaker #1
Alors, si on ne suit pas les recommandations, parce que je vous ai parlé de la sédentarité, le temps trop assis ou allongé, il y a aussi l'inactivité physique. C'est autre chose. L'inactivité physique, c'est quand je ne respecte pas les recommandations. Ces recommandations, elles sont d'environ, enfin elles ne sont pas d'environ, pour les adultes, c'est 30 minutes par jour, chaque jour. Et pour les enfants, c'est une heure d'activité physique. Une heure d'activité physique. Je rappelle juste, pour ceux qui m'écoutent, que 30 minutes d'activité physique par jour, c'est 2% de mon temps éveillé en moyenne. Le temps passé par le français moyen actuellement pour scroller sur son téléphone, c'est 7% de sa journée. Donc franchement, est-ce que ça ne vaut pas la peine de diminuer un petit peu le temps de scrollage, vu que je pense que ça n'apporte pas grand-chose sur le plan intellectuel en plus, par 2% de bouger ? Vous me direz, on pourrait scroller en marchant. Oui, mais on risque quand même de taper dans un poteau ou dans les personnes que l'on croise. Donc, c'est un petit peu dangereux comme activité physique, donc je ne la recommanderais pas. Et donc, en fin de compte, on se retrouve devant ce temps d'inactivité physique qui est insuffisant. Les enfants, je rappelle bien que ce n'est pas une heure de sport par jour. C'est bouger, être dehors pendant une heure. Je rappelle gentiment qu'aujourd'hui, les prisonniers passent une heure par jour dehors. 30 minutes de promenade le matin, 30 minutes de promenade le midi. Eh bien, nos enfants ne le font pas.
- Speaker #0
Et vous distinguez, justement, sport et activité physique. Ce n'est pas la même chose ?
- Speaker #1
Absolument. Alors, en fait, on ne peut pas distinguer. Il faut distinguer les deux. Mais l'activité physique, c'est le chapeau. Tous les sports sont des activités physiques. L'activité physique, c'est contracter ses muscles pour augmenter sa dépense énergétique, c'est-à-dire bouger. sous Vénchèse. pousser une poussette, faire du ménage, marcher pour aller au boulot le matin plutôt que de me garer devant mon bureau, voire dans mon bureau si je pouvais, etc. Ça, c'est de l'activité physique. Donc c'est pour ça que c'est sidérant de voir que la population n'arrive pas à faire cette activité physique. C'est fou de penser que plus de 50% des trajets en voiture sont pris pour faire moins de 2 km, alors qu'on est dans un monde où nous souffrons du réchauffement climatique. Donc même tout ça, la population ne le prend pas dans sa tête. Et c'est ça qui est dommage.
- Speaker #0
Et comment vous expliquez justement cette sidération et que les gens ne se rendent pas compte ? Est-ce que c'est un peu comme devant le réchauffement climatique, on se dit ça ne va pas nous arriver, ça ne nous impacte pas ? Est-ce qu'il y a vraiment des changements au niveau de la société, au niveau, j'imagine, éducation, des choses qu'il faudrait impulser ? Comment on pourrait... Finalement, tout le monde a conscience que l'activité physique est bonne pour la santé. Quand on dit ça, oui, ça fait du bien de bouger, mais on n'arrive pas à le mettre forcément en place au quotidien, à le faire régulièrement. Qu'est-ce qu'on peut faire ?
- Speaker #1
Vous avez raison. Si vous saviez les discussions de marchands de tapis que j'ai avec mes patients, pour qu'ils soient là à me dire, mais 20 minutes, ça ne suffirait pas, monsieur Carré, etc. Incroyable. C'est un raisonnement. Franchement, je n'arrive pas à comprendre comment... On peut se dire que 6 fois 5 minutes de marche ou de bouger dans la journée, c'est trop dur. En fin de compte, il y avait un très bon livre qui s'appelle « Le syndrome du paresseux » qui a été écrit par Boris Cheval, un spécialiste en neurosciences, avec un enseignant d'activité physique adaptée, je ne me souviens plus du nom de son collègue, ce n'est pas bien, mais c'est comme ça, qui a bien expliqué. Ça s'appelle « Le syndrome du paresseux » . En réalité, notre cerveau nous rend paresseux. Pourquoi il nous rend paresseux ? Ça, c'est les explications qu'on donne. C'est nous qui le créons. C'est simplement que le cerveau a besoin de beaucoup d'énergie pour fonctionner, même si c'est une petite masse, comme organe, qui est fait essentiellement de graisse en plus, il n'y a pas du tout de muscles dans le cerveau, eh bien, il a besoin de beaucoup d'énergie parce qu'il n'arrête pas de fonctionner. Donc, brûler de l'énergie pour faire autre chose, ça le perturbe, entre guillemets, et donc il a plutôt tendance à nous dire de ne pas faire. Nos ancêtres, ils n'avaient pas le choix. S'ils voulaient manger, il fallait qu'ils bougent. Aujourd'hui, ce n'est pas le cas. si je veux manger, je peux téléphoner de chez moi ou prendre mon internet et on vient me libérer. à la porte de chez moi, ce que j'ai à manger. Donc ça, c'est la société. Mais la société n'apporte pas que des bonnes choses. Et nous avons le droit d'avoir une réflexion. Ça va être exactement le problème avec l'intelligence artificielle. L'intelligence artificielle, je n'en ai pas peur, si on garde un esprit critique, si on sait. Et sinon, il y a des gens qui vont vraiment aller vers des grands soucis. Donc en fait, il faut, et j'en reviens à ce que je vous ai dit, les gens ne nous croient pas. Je repense aux nutritionnistes qui me disent, notre grand problème, c'est que comment faire comprendre aux gens que ce qui est bon au goût n'est pas bon pour la santé. Et bien les gens, quand ils s'asseillent sur une chaise ou sur un canapé, ils n'ont toujours pas compris qu'ils se trompent en pensant que ça les repose. Ne pas bouger, oui ça me repose puisque je ne fais rien. Et dès que je me relève du canapé ou de la chaise, j'ai aussi mal aux jambes qu'avant, je suis aussi fatigué, voire plus. En fin de compte, rester assis et coucher dans mon canapé en temps éveillé, ça me fatigue. La preuve, c'est que quand je me lève, je vais avoir mal. Et encore, vous avez une preuve encore plus forte. Les adolescents, quelle est leur phrase favorite ? Quand je dis phrase, excusez-moi, ça s'appelle flemme. Donc, rester couché ou avachi dans son canapé, ça ne repose pas, puisqu'ils sont fatigués. C'est eux qui nous le disent. Donc, c'est exactement comme pour le tabac ou la malbouffe, puisque je ne vous parle pas de la malbouffe, mais c'est aussi une catastrophe. Tout ça, ça va ensemble. Donc, en fin de compte... On pense que c'est du progrès. Oui, c'est indispensable. Je ne veux pas revenir au temps de mon grand-père où il fallait mettre des sabots pour marcher parce qu'il n'y avait pas de voiture. Pas du tout. Mais je fais attention à ma santé en lui donnant 2% de mon temps journalier pour qu'elle soit de bonne qualité.
- Speaker #0
Et est-ce que justement dans votre pratique, vous voyez vos patients quand ils arrivent justement à mettre ça en pratique ? Et j'imagine qu'ils arrivent à mesurer le bénéfice. Est-ce qu'ils vous font des retours là-dessus encourageants, une fois qu'on arrive à en faire un rituel et à l'installer comme une habitude ?
- Speaker #1
Tous les patients qui m'ont écouté m'ont dit que, dommage que je ne l'ai pas fait plus tôt. Alors j'ai un exemple très simple, ce n'est pas moi, donc c'est pour ça que je le donne. C'est une collègue chirurgienne de chirurgie de cancer digestif chez les personnes âgées. On avait parlé beaucoup. Et elle m'a dit, écoute, je vais essayer, je vais dire à mes patients maintenant, comme j'ai à peu près un mois de délai pour les opérer, trois semaines, un mois, de marcher 15 minutes par jour avant que je les opère. Si les personnes qui l'écoutent vont rester à l'hôpital après avoir été opérées trois jours. Les personnes qui ne l'écoutent pas restent six jours.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Dans le même cancer, opérée par la même personne, avec le même soin. Il reste trois jours de plus parce qu'ils n'ont pas marché 15 minutes, trois fois cinq minutes dans la journée. Donc, ça montre que c'est incroyable. Et les gens se trouvent moins essoufflés, moins fatigués, font plus de choses, rencontrent des gens. Donc, c'est tout bénéfice. C'est les trois piliers de la santé qui sont le bien-être physique, mental et social qu'ils vont retrouver en faisant 15 minutes par jour. Les 30 minutes, on les a conseillées parce que c'est ce qui est le plus efficace au total, mais 15 minutes, c'est mieux que zéro.
- Speaker #0
Oui. Est-ce qu'il y a une activité physique qui est mieux qu'une autre ? Vous avez parlé de marcher, de bouger. Est-ce qu'il vaut mieux juste marcher, un peu courir, faire du vélo ?
- Speaker #1
Alors, il n'y a pas d'activité physique meilleure que les autres. On parle toujours de la marche parce que c'est la plus simple. On n'a pas besoin de s'habiller et puis c'est ce qu'on utilise le plus facilement. En fait, ce qui marche, ce qui est efficace, c'est du cardio. et du renforcement musculaire. Donc, par exemple, le vélo, c'est très bien. Parce que, pour sourire un peu, j'ai beaucoup de gens qui me disent « Oui, mais le vélo, ce n'est pas bon parce que c'est un sport assis, on est assis. » Je dis non, vous ne comprenez pas qu'en fin de compte, vous contractez vos muscles quand même. Par exemple, pour rien vous cacher, sous mon bureau, chez moi, j'ai un bureau, j'ai un pédalier. Je pédale en travaillant. Donc, je fais des mouvements, c'est ce que j'appelle la sédentarité en bougeant. C'est possible. Donc ça, faut-il encore que je me dise que c'est bon pour ma santé. Je reviens à la marche. En fin de compte, si vous faites du cardio, c'est vrai, le shopping, la visite des musées, ce n'est pas la meilleure méthode et plus efficace pour ma santé. C'est mieux que rester assis. Mais le mieux, c'est de marcher un petit peu vite, comme vous l'avez dit. C'est-à-dire que je suis un peu essoufflé, comme pour aller à un rendez-vous. Mais je pourrais marcher pendant très longtemps. Je peux parler avec les gens autour de moi, en m'arrêtant un petit peu pour reprendre de temps en temps ma respiration. Et puis, le renforcement musculaire, il n'y a pas plus simple. C'est l'escalier. monter et descendre les escaliers quand je vois des gens qui prennent l'ascenseur pour descendre un étage, des gens de 20 ans, je ne comprends pas. Ça fait partie de mon incompréhension. Comme je dis toujours, je n'arrive pas à comprendre que les gens ne montent pas l'escalier roulant, alors que quand ils ne marchent pas, ils le montent. C'est fou quand même. Et pareil pour le descendre. Descendre, c'est très dangereux de descendre un escalier roulant. Je pense que c'est pour ça qu'ils ne le descendent pas. Sinon, je ne vois pas la raison.
- Speaker #0
Vous avez parlé, vous avez noté les bienfaits de l'activité physique sur la santé en général, mais surtout également sur la santé physique et sur la santé mentale. Et je voulais juste faire une parenthèse d'une expérience personnelle, parce que vous avez parlé en début d'échange sur le système français. Et alors moi, quand j'étais plus jeune, je n'étais pas très sportive, j'étais assez malade, j'avais des bronchites asthmatiformes. Et ma mère, croyant me bien faire, d'ailleurs, souvent me faisait des dispenses pour ne pas aller à la piscine, pour ne pas être plus malade. Et puis, j'ai fait du sport juste au collège et au lycée. Après, j'ai fait un cursus dans des classes préparatoires. Alors là, le sport était complètement inexistant. Au contraire, il fallait juste avoir une tête bien faite, mais surtout pas bouger. Et ensuite, j'ai fait un cursus universitaire en France. Et donc là, pareil, un cursus académique, mais pas de sport. Et les garçons se débrouillaient, il y avait une équipe de foot et de rugby. Mais pour les filles, on ne foutait rien. Et puis après j'ai eu la chance, je suis partie étudier en Angleterre dans le cas des échanges Erasmus. Et donc je suis arrivée à l'université en Angleterre, donc j'avais cours le lundi, le mardi. Et le mercredi j'avais cours de 8h à 10h. Et à 10h la journée s'arrêtait. Et en fait la journée était consacrée au club sportif. Et donc là il y avait le club de foot, de rubis, pour les filles et pour les garçons, de voler, de hockey sur gazon, toutes sortes d'activités physiques. et en fait là moi j'avais jamais fait trop de sport en dehors, je me suis dit mais qu'est-ce que je vais faire le mercredi, je vais pas rester toute la journée dans ma chambre toute seule ou aller travailler toute seule à la bibliothèque et heureusement je m'étais fait une copine brésilienne, elle m'a dit ah mais moi je joue au volet viens on va jouer au volet et en fait ça a été une révélation pour moi parce que je suis pas du tout devenue une grande joueuse de volet mais par contre tous les mercredis après-midi on partait aux quatre coins de l'Angleterre, on jouait contre l'université de Liverpool, de Northampton J'avais un t-shirt avec le blason de l'université avec mon prénom dessus, donc j'étais super fière. Et le soir, on rentrait sur le campus, il y avait la soirée des clubs sportifs, et donc on faisait la fête. Et en termes de socialement et d'intégration, dans un pays où je ne connaissais personne, où je ne connaissais pas la vie ni l'université, pour moi ça a participé à être une des meilleures années universitaires. et vraiment en termes... Et en plus, j'ai bien réussi aussi mon année académique complètement. Donc, ça a été un vrai déclencheur en tout cas. Et c'est vrai qu'en France, on ne retrouve pas ce côté où le sport est un peu au cœur de l'enseignement et des études.
- Speaker #1
Non, mais vous avez entièrement raison. Votre exemple est typique. En France, de toute façon, quoi que me disent les ministres de l'éducation nationale que j'ai rencontrés, que je rencontre régulièrement, ils ne croient... Alors, ce n'est pas les ministres que je rencontre, c'est dans les ministères, bien évidemment. De toute façon, quand on sait que la dernière ministre, la ministre actuelle, a dit qu'elle ne connaissait rien à l'éducation nationale, ce n'est pas la peine que j'aille discuter avec elle. Eh bien, en fin de compte, ils n'y croient pas. Quand ils me parlent de l'activité physique, c'est faux. Ce sont des menteurs, je le dis. Ils le savent, je leur ai déjà dit. Donc, de toute façon, quand on me dit qu'on croit à l'activité physique, on a mis en place les 30 minutes d'activité physique quotidienne à l'école primaire.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
C'est battu grâce aux Jeux Olympiques de Paris 2024 et à Tony Estanguet. On a pu le faire passer, cette phase-chose-là. C'est obligatoire. Eh bien, à la fin de l'année dernière, en 2024, il y avait 42 % des écoles qui le faisaient. C'est ce que m'a dit l'Éducation nationale. Et ils m'ont dit qu'ils étaient contents. Parce qu'ils pensaient que j'en aurais moins. Alors que c'est obligatoire. Quand on rajoute une heure de mathématiques, je peux vous assurer que toutes les écoles le font. Mais pas l'activité physique. C'est une perte de temps. Alors que moi, je vais parler dans les écoles, même vous parliez tout à l'heure des classes préparatoires. J'ai eu l'occasion d'aller au lycée Jansé qui s'occupe de classes préparatoires pour les personnes boursières ou étrangères qui préparent les classes préparatoires en France. Et je leur ai dit, assez révisé, bougez. 20 minutes trois fois par semaine, ça ne va absolument pas. perturber vos révisions. J'ai fait le concours de médecine, je sais ce que c'est. Eh bien, grâce à ces 3 fois 20 minutes, vous aurez un corps en meilleure santé et vous apprendrez mieux et vous retiendrez plus. Donc, c'est exactement ce que vous avez dit. En fin de compte, vous avez tout développé avec le bien-être social, le bien-être physique, le bien-être scolaire, mais ça, notre pays n'y croit pas. D'ailleurs, les parents, combien de parents, quand ils rentrent, disent à ses enfants, vous avez bien travaillé aujourd'hui ? Vous avez bien bougé ? Aucun, aucun. Donc, Ils ont raté leur job de parents. Parce qu'il faut leur dire aussi, vous avez bien bougé pour montrer que c'est important de bouger.
- Speaker #0
Et alors, pour ne pas être trop négatif, est-ce que vous pensez que quand même les choses vont dans le bon sens ? Et que justement, en sixième, je crois qu'il y a une évaluation de la capacité physique des enfants qui va être mise en place à la rentrée prochaine. Il y a eu l'élan quand même de Paris 2024 où on a parlé beaucoup de sport. Est-ce que même si c'est lent et un peu mou, est-ce que ça se met en place ? Vous êtes un peu défié.
- Speaker #1
Non, je crois que non. Je crois que rien ne se met en place. Excusez-moi, mais les tests physiques, Mme Born les a annoncés. Immédiatement, les syndicats sont intervenus. Et je peux le dire parce que je parle avec eux. Je n'ai aucun problème. On discute, on essaye d'avancer ensemble. Et qu'est-ce qu'il en est sorti ? Ce sera pour les professeurs volontaires et les élèves volontaires. Alors là, je ne vous dis pas combien il y en a qui vont les faire, les tests. Déjà, de toute façon, on est dans un pays où tout le monde doit être volontaire pour faire. Il n'y a que pour s'arrêter un feu rouge où là, on n'a pas le choix. Par contre, le reste, si je n'ai pas envie, je ne fais pas. Ça aussi, ça fait partie des choses que j'ai du mal à comprendre. Ceci expliquant peut-être cela dans d'autres domaines. Peu importe. Donc, en tout cas, là-dessus, je ne crois pas que ça va changer. Nous avons, et là, je regrette, vous savez, les chaînes d'information de 24 sur 24, ce n'est pas trop mon truc, mais sur leur bandeau, moi, je n'ai pas vu qu'il y avait un milliard d'obèses dans le monde actuellement. On attendait ça en 2030. En 2023, 23, c'était les chiffres, on a un milliard. On attend. en 2050, 60% des adultes obèses. 6 sur 10. Je ne parle pas de surpoids. Et un enfant sur 3. Voilà ce que nous promet l'OMS. Donc, il va bien falloir qu'on fasse quelque chose. Et il y a des tas de pays qui font. Je peux vous dire que la Suède fait. Tous les pays d'Europe du Nord font. Vous avez parlé de l'Angleterre. Bon, l'Angleterre, avec l'alimentation déséquilibrée, ils ont quand même encore des problèmes. Mais nous, pas. Nous, pas. Regardez les 30 minutes. On n'est pas capable de dire que tout le monde doit les faire. Et on sanctionne les professeurs qui ne le font pas. Non, pas du tout. Donc, je pense que non. Alors que c'est dommage, parce que pour vous donner la note optimiste, je suis optimiste, sinon on ne serait pas en train de parler. Il y a longtemps que je serais parti pour aller courir sur mes sentiers préférés, avoir une bélie en mer, puisque j'ai la chance d'avoir une femme béloise. Donc, il y a bien longtemps que j'aurais arrêté. Mais surtout qu'on avait montré dans une étude qui s'appelle « Inverser les courbes en 2022 » , alors qu'il y avait une diminution très importante de la capacité physique, capitale santé de nos collégiens de 11 ans. Puisqu'en 1987, les collégiens couraient à 11 km heure pendant 6 minutes. Aujourd'hui, ils courent à 9,7. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, un collégien de 11 ans n'est pas capable de suivre un homme de 60 ans à 65 ans actif. Je parle en moyenne. Tous les collégiens qui font du sport en dehors de l'école et tout sont capables de les suivre. Mais tous les autres ne le sont pas capables. Donc, c'est-à-dire qu'ils ont un capital santé de quelqu'un de 60 ans. C'est quand même ça que je sens.
- Speaker #0
Ça fait peur, oui.
- Speaker #1
Par contre, on a fait faire... On a réparti les collégiens, il y en avait 9000 en deux groupes. Un groupe qui a fait 10 minutes de fractionnés, vite, lent, vite, dans le cours d'éducation physique et sportive, deux fois par semaine. Ça fait donc 20 minutes par semaine pendant 4 semaines, 80 minutes. Et les autres ont fait le cours d'éducation physique sportif classique. Eh bien, on a rattrapé 44% du retard entre 2022 et 1987.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
En 80 minutes. Donc, ça veut dire que si tous les professeurs d'éducation physique et sportive mettaient, non pas à chaque cours, mais un cours sur 3 ou sur 4 du fractionné, il augmenterait la capacité physique. Donc, il améliorerait le capital santé. Et donc, il y aurait des meilleurs résultats scolaires. à la fin de l'année, peut-être qu'il n'y aurait pas 30% des enfants qui ne savent pas lire, pas écrire, pas compter, comme on en a actuellement. Ce n'est pas moi qui le dis, c'est l'éducation nationale. Donc, on a les moyens. Les parents ont les moyens. Les parents peuvent décider de dire à leur enfant, viens, on va jouer dehors. Viens, on va se balader. Non, on ne va pas prendre la voiture. Attends, tu as vu, c'est à 500 mètres, le café ou le magasin de jouets, etc. Ou le magasin de disques, ou la FNAC, tout ce que vous voulez, peu importe. Ça c'est un changement. Pourquoi est-ce qu'il y a quelques écoles qui ferment les portes, pardon, qui ferment les rues quand c'est l'heure de la rentrée et de la sortie, des écoles primaires ? Eh bien, je sais, nous, à Rennes, on en a. Pourquoi quelques ? Parce qu'il y a trop d'embouteillages. Ce n'est pas pour les enfants, pas du tout. C'est pour les automobilistes. Donc, en fait, c'est très bien, moi, ça, mais pourquoi on ne le met pas dans toutes les écoles primaires ? Les enfants feraient 300 mètres le matin, 300 mètres ou 400 mètres l'après-midi. Ils auront au moins 800 mètres. et les parents offraient le double le double effet parents, mais non donc vous voyez la solution elle est là mais nos décideurs ne nous croient pas parce que tout simplement je peux être président de la république ou présidente et dire j'en ai assez que nos enfants aient des maladies de vieux, nos enfants à 15 ans développent du diabète de type 2 ce diabète c'était l'homme de 50 ans nos enfants vont faire un infarctus à 30 ans Puisqu'aujourd'hui, la première cause d'arrêt cardiaque avant 30 ans, c'est l'infarctus. Avant, c'était 45 ans. Maintenant, c'est 30 ans. Tout ça, ce sont des chiffres qu'on donne, qui sont scientifiquement prouvés. Personne ne peut les nier. Aucune réaction. Comme quand on vous annonce le nombre d'obèses que je vous ai dit. Je ne sais pas, mais en tant que médecin, je m'affole. Si un enfant sur trois est obèse, ceci dit, pour le problème des retraites, tout va être réglé. Comme ça, il n'y aura pas de problème. on aura peu besoin de parler des 64 ans Parce que là aussi, ceux qui nous disent qu'il y aura des centenaires par millier, ce n'est pas vrai. Ils partent. Ils oublient tout simplement qu'un centenaire aujourd'hui avait 20 ans il y a 80 ans. Mais il faut dire qu'il bougeait. Comparé à nos gamins, il bougeait. Donc nos enfants, nos gamins actuels ne feront pas des centenaires. Ça, ce n'est pas vrai. Par contre, ce qui est vrai, pour rester quand même très objectif, c'est qu'à tout moment, je peux tout changer. Si je me mets à bouger à 50 ans, je peux regagner mon capital santé. C'est à moi de faire. C'est pour ça que c'est dommage. Parce que le réchauffement climatique, ce n'est pas si simple, en fin de compte. Malgré tous les efforts qu'on va faire, est-ce qu'on pourra faire derrière tous les efforts indispensables vu tout ce que ça impose ? Alors que là, c'est rien. Me lever plus et bouger 30 minutes par jour si je suis adulte, et une heure par jour.
- Speaker #0
Oui, c'est des mesures simples qui ne sont pas coûteuses et que tout le monde peut faire à son échelle.
- Speaker #1
Et puis en plus, ça change la vie des gens. Je peux vous dire... Regardez, vous me parliez tout à l'heure, je reviens à votre exemple. Aujourd'hui, les trois phrases de nos enfants, je vous ai dit flemme, je dép, pour je déprime, trois, je m'ennuie. Eh bien, vous l'aviez la réponse avec ce que vous faisiez en Angleterre. Vous ne vous ennuyez plus, vous aviez des amis, et puis vous ne déprimiez plus. D'abord, un enfant de 11 ans, il ne déprimait pas, il y a 15 ans, ça ne déprimait pas, et puis vous n'étiez pas fatigué. Donc, ils ont la réponse. Et en fait, comme je dis, je ne me moque pas d'eux parce que les adolescents, je ne sais pas comment je serais si j'avais 16 ans aujourd'hui. Je suis tout à fait conscient. C'est eux qui nous disent qu'ils ne vont pas bien. Et nous, les parents, on ne réagit pas. Ça ne perturbe pas des parents d'avoir un enfant qui est dépressif à 11 ans. Ça perturbe qui quand on entend des suicides à 14 ans ? Alors oui, on va me parler du harcèlement, etc. Mais il n'y a pas que ça. Eh bien, vous l'entendez à la radio. Est-ce que vous voyez des actions fortes ? Non ? Eh bien, c'est tout. J'ai tout dit quand je dis ça.
- Speaker #0
Bon, donc on retient quand même qu'on peut commencer… Ah, on peut tout changer. Qu'on peut tout changer, que tout est... à portée de main et qu'on peut commencer n'importe quand. Rien n'est perdu.
- Speaker #1
Mais réveillez-vous, réveillez-vous, levez-vous, bougez. Et les parents, surtout les parents, réveillez-vous. C'est de vous que ça dépend. Montrez l'exemple. Un enfant qui ne marche pas sera un adulte qui ne marchera pas. Un enfant à qui vous apprenez pas à dire s'il te plaît, merci, bonjour, au revoir, ne va pas l'apprendre à 20 ans. C'est tout. c'est pareil pour marcher un enfant qu'on met dans la poussette à 5 ans n'a rien à faire dans une poussette à 5 ans
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
Bon, merci pour cet élan. On va essayer de mettre en pratique. Et peut-être pour finir, je voulais vous poser une question plus personnelle, parce que des fois, on dit que les coordonnées sont les plus mal chaussées. Est-ce que vous, vous arrivez à avoir une activité physique régulière ? Est-ce que j'imagine que votre carrière, durant votre carrière, ça n'a pas toujours été facile peut-être d'avoir du temps ? Est-ce que c'est quelque chose que vous êtes arrivé à mettre en place ?
- Speaker #0
Oui, alors moi, au début, la question ne se posait pas parce que Moi, on allait au lycée en marchant. C'était cette époque-là. C'était une belle époque. Belle époque, en réalité. On était avec des copains, des copines, et puis on bavardait pendant tout le trajet et tout. On ne s'en est même pas compte qu'on marchait. Donc ça, c'était avant. Quand j'ai dû m'occuper de ma carrière, que j'ai pris conscience que je devais faire ces 30 minutes, j'ai dit, de toute façon, c'est simple. Ma journée dure 23h30 à partir d'aujourd'hui. Donc j'ai 30 minutes de prise. Tout le reste, je dois le mettre dans 23h30. Parce que de toute façon, ça c'est immuable. Alors comment j'ai fait ? Je me gare à un kilomètre de mon hôpital, je marche 10 minutes le matin, 10 minutes le soir, et je marche 10 minutes après déjeuner le midi, j'ai fait mes 30 minutes. Et quand j'ai du temps, je rajoutais du sport, que j'essayais de rajouter, en particulier le week-end et tout. Mais j'avais au minimum mes 30 minutes. Donc ça, tout le monde peut le faire. Je ne crois pas que je sois superman, et ça, je le fais depuis toujours. Alors pour finir, je dois rappeler quand même que bien bouger, c'est indispensable, c'est vital. Mais il faut associer ça au bien manger. Donc, moins manger et mieux manger. Et troisièmement, maintenant, bien dormir. C'est les trois choses qui sont indispensables. Or, ça tombe bien parce que quand je bouge plus, je mange mieux et je dors mieux. Donc, j'ai les trois choses qui vont intervenir.
- Speaker #1
C'est un cercle vertueux.
- Speaker #0
Voilà, exactement.
- Speaker #1
Écoutez, merci beaucoup, professeur Paré. Merci infiniment et à bientôt.
- Speaker #0
À bientôt, au revoir.
- Speaker #1
Merci à vous tous pour votre écoute. Si vous avez aimé ce podcast, n'hésitez pas à vous abonner sur votre plateforme préférée pour suivre les prochains épisodes. Si vous pensez qu'il peut être utile à quelqu'un, n'hésitez pas à le partager autour de vous et rejoignez la communauté d'Ouyoucare sur les réseaux sociaux, en particulier Instagram et Facebook, pour trouver d'autres conseils et solutions pour prendre soin de votre santé. A bientôt !