Speaker #0Mon métier de cardiologue libéral non interventionnel, ça veut dire déjà que je travaille en ville. Je ne travaille pas à l'hôpital, mais par contre, j'essaie de coordonner la santé de mes patients avec l'hôpital de... de ville, l'hôpital de Fréjus en l'occurrence, et les cliniques privées aux alentours, notamment la clinique des Lauriers, la clinique Arnaud-Soc, l'institut Arnaud-Soc, parce qu'eux ont les plateaux pour pouvoir réaliser des... interventions ou des opérations un peu plus loin. Et donc du coup, non interventionnel, ça veut dire que je ne fais pas ces opérations, je ne suis pas coronarographiste, je ne suis plus rythmologue et je réalise des consultations et des épreuves d'efforts majoritairement pour pouvoir dépister, diagnostiquer et traiter les pathologies cardiovasculaires. Globalement, le patient vient me voir et je suis l'acteur, je suis le chef d'orchestre de sa santé cardiovasculaire. Et dans un premier temps, mon rôle, c'est de savoir si son cœur va bien, s'il n'y a pas de pathologie cardiaque. Et après, dans un second temps, si jamais il y a une pathologie cardiaque, mon rôle c'est donc de la diagnostiquer et de la traiter pour enfin la suivre. suivre sur le long cours et d'introduire les traitements efficaces ou les traitements adéquats pour améliorer la pathologie et la santé cardiovasculaire. Et après, par contre, si jamais son cœur est normal, et c'est donc la majorité de mon métier, c'est d'évaluer le risque cardiovasculaire et donc du coup la probabilité d'avoir un événement cardiovasculaire type infarctus du myocarde ou crise cardiaque ou accident vasculaire cérébrale, dans les années qui viennent. Et c'est ça la grande difficulté de mon métier, mais aussi ce qui me passionne, c'est un métier de probabilité, et donc du coup je dois bien évaluer les risques cardiovasculaires, les facteurs de risque, les antécédents et les symptômes de mes patients, pour pouvoir juger des diagnostics, juger des examens complémentaires et juger des traitements préventifs ou curatifs. pour, et ça c'est le principal but, diminuer la probabilité d'avoir un événement cardiovasculaire. Donc ce que j'ai résumé, c'est globalement la prévention cardiovasculaire. Aujourd'hui, 2026, il y a un vrai shift qui se fait avec la prise en charge des patients. Majoritairement, ma formation c'était d'apprendre à guérir les pathologies cardiaques. Et là, mon rôle se transforme. avec la prévention et donc du coup prévenir l'arrivée des pathologies cardiaques. C'est une autre manière de traiter, c'est une autre manière de prendre en charge les patients. Mais c'est cette manière qui me passionne et c'est surtout la manière qui va révolutionner, je pense, la médecine dans les pays occidentaux et en France. Ma journée type, c'est la journée que j'ai construite, que j'ai choisie, et ça me permet d'exercer mon métier dans les conditions que j'ai vues et que j'ai rêvées globalement. Ma journée type c'est le matin, consultation et l'après-midi, souvent épreuve d'effort. J'ai la chance de travailler en équipe. Je ne suis pas le seul cardiologue, j'ai une équipe... de maintenant 4 cardiologues, j'ai une équipe de maintenant 3 secrétaires et j'ai une équipe aussi de 2 infirmières qui permettent de coordonner et de prendre en charge le patient de manière globale et de manière holistique. Globalement, je ne peux pas tout faire tout seul et donc ma journée type, c'est le matin, je consulte. Donc du coup, les patients viennent me voir pour dépister, diagnostiquer. ou traiter leur pathologie. La majeure partie du temps, les patients n'ont pas de pathologie cardiaque, ils n'ont pas ou peu de symptômes, et mon rôle, c'est de réaliser un interrogatoire, un examen clinique, et parfois des examens complémentaires, pour savoir si leur cœur est normal ou leur cœur est pathologique, et potentiellement introduire un traitement. réaliser des examens complémentaires pour aller plus loin dans la prise en charge. Ça, ça se fait à travers de différents appareils. Donc là, vous avez mon stéthoscope pour l'examen clinique, vous avez ma parole pour l'interrogatoire, et surtout, vous avez l'électrocardiogramme, l'échographie cardiaque. qui permettent d'aller plus loin dans le diagnostic et dans le dépistage des pathologies cardiaques. Et ça, globalement, je le fais sur toute une matinée, pendant 3 à 5 heures d'affilée, sur des consultations qui durent... de un quart d'heure à 30 minutes quand c'est des cas complexes, voire plus. Globalement, le but de ces consultations, c'est que le patient sorte de mon bureau, de mon cabinet de consultation, sans avoir de questions et en ayant un diagnostic précis sur son état cardiovasculaire et sur la suite de la prise en charge. Globalement, la majorité de mes patients sortent. avec l'information que leur cœur va bien. Mais par contre, parfois et même souvent, leur risque cardiovasculaire est soit modéré, soit élevé, et justifie soit des examens complémentaires, soit l'introduction d'emblée de traitements, notamment pour traiter l'hypertension artérielle, pour traiter l'hypercholestérolémie, ou pour traiter des pathologies cardiaques. Ça c'est ma matinée, après bien sûr je mange et l'après-midi je réalise majoritairement des épreuves d'effort. Et donc du coup, à quoi servent les épreuves d'effort et surtout, qu'est-ce que c'est ? Les épreuves d'effort c'est un examen ambulatoire non-invasif où on fait du vélo comme un vélo d'appartement sous surveillance électrocardiographique et parfois sous surveillance écologique. échographiques pour voir comment le cœur se contracte, et parfois aussi sur un autre type d'épreuve d'effort, donc la VO2max, avec l'étude des échanges gazeux. Mais majoritairement, le but d'une épreuve d'effort, c'est de faire monter son rythme cardiaque à une fréquence maximale ou une fréquence seuil permettant d'évaluer le risque d'avoir des lésions coronaires significatives. Il y a plusieurs choses. Il y a l'électrocardiogramme. où il y a parfois des anomalies qui apparaissent, et il y a l'échographie cardiaque où il y a des troubles de la cinétique, donc du coup la contraction cardiaque qui se modifie et qui permet d'évaluer la probabilité d'avoir des lésions corénaires proximales. Dans le cas des échanges gazeux, c'est tout un autre registre. Ça permet d'évaluer la consommation d'oxygène et de dioxyde de carbone. Et ça permet d'évaluer ce qu'on appelle la VO2max. Et donc du coup, la quantité maximale d'oxygène utilisée par tout le système cardiovasculaire et musculaire au pic d'un effort maximal. Donc ça je le fais sur une après-midi, il y en a globalement entre 4 et 7 en fonction du planning. Et mes journées commencent globalement de 8h30 à 9h et finissent entre 16h30 et 17h. Comme je vous l'ai dit, j'ai la chance de travailler en équipe et il y a toute une partie dont je ne m'occupe pas personnellement. Mais par contre, mes collègues vont réaliser des examens complémentaires. dans ce que j'appelle des appareillages type mesures ambulatoires de la pression artérielle pour diagnostiquer une hypertension artérielle ou des haltères ocg pour analyser le rythme cardiaque sur plusieurs jours ou des polygraphies ventilatoires pour analyser le sommeil à domicile du patient. Et ça, mon rôle, moi, c'est d'analyser à postériori, une fois que les examens ont été posés et ont été analysés, pour que je puisse avoir, en tout cas, puisse donner mon expertise sur la question. Et après, il y a aussi mes collègues secrétaires, vraiment sans qui je ne pourrais pas faire mon métier de rêve, et sans qui mon métier ne pourrait pas être réalisé de manière optimale qui prend en charge le patient sur tout le côté administratif, sur tout le côté comptable et surtout sur les petites questions du quotidien pour réaliser la prise de rendez-vous. réaliser la petite de rendez-vous pour donner les traitements, donner les ordonnances, donner les comptes rendus et toutes ces petites choses qui permettent d'optimiser la prise en charge du patient. Donc en vrai, ce que je mets en avant, c'est vraiment le travail d'équipe. Parce que beaucoup de personnes pensent qu'il y a le médecin et les autres. Et ce n'est pas du tout ce que je prône. Le but dans un cabinet médical, dans une clinique, dans un hôpital, c'est le fait que le patient soit bien pris en charge et qu'il sorte en meilleure santé que quand il est venu. Et ça, effectivement, il y a le médecin, mais il y a aussi et surtout toute l'équipe à côté, toute l'équipe paramédicale avec les infirmières, avec les secrétaires, avec les kinés, avec les coachs. Parce qu'il y a une chose que je ne vous ai pas dit, c'est que dans le cabinet médical dans lequel j'exerce, il y a tout un panchant réadaptation cardiaque, avec la possibilité pour les patients qui ont soit une insuffisance cardiaque, soit eu un infarctus ou un risque cardiovasculaire. de réapprendre à leur cœur et leur corps à faire un effort. Et donc du coup, il y a tout un programme de réadaptation, avec de l'éducation thérapeutique, avec du réentraînement à l'effort, et avec une prise en charge diététique, une prise en charge psychologique. et une prise en charge paramédicale et kinésithérapeutique. Voilà mes journées, elles sont très remplies, et c'est cool, vraiment.